Assez régulièrement, je résiste à la tentation d’écrire un nouveau billet sur Jean-Jacques Goldman (JJG), ses rares propos publics, ses actions caritatives discrètes, l’aura inaltérable qui le maintient au premier rang de l’affection populaire. Je me rends compte qu’un blog ne doit pas être seulement un moyen d’exprimer son enthousiasme personnel, mais aussi une occasion de le dépasser pour susciter une réflexion plus générale.
Cette belle opportunité m’a été offerte par le message manuscrit que JJG a adressé, au soir du 11 novembre, en sa qualité d’ambassadeur du Bleuet de France.
« Pas de paix sans gardien, ni de liberté sans soldat. Nous avons peut-être eu tendance à l’oublier, mais l’actualité nous le rappelle dramatiquement chaque jour. Il me semblait important de montrer notre reconnaissance envers nos armées, leurs blessés, et plus généralement envers toutes les forces de sécurité qui nous protègent au quotidien. »
Il se dit « heureux et fier » d’être l’ambassadeur de cette association, qui apporte son soutien aux anciens combattants, aux veuves de guerre, aux pupilles de la Nation, aux militaires blessés lors des missions de maintien de la paix, ainsi qu’aux victimes du terrorisme.
Dans un monde où la normalité et la décence prévaudraient, il ne serait même pas nécessaire de s’attarder sur ces évidences adressées à tous les Français. JJG serait sans doute le premier à juger excessive l’attention portée à son message de cœur, de solidarité et de reconnaissance envers tous ceux – et toutes les institutions – qui défendent notre société et veillent, autant que possible, à la tranquillité et à l’intégrité de nos existences.

Mais nous savons bien, pour le subir au quotidien, que le principe, dans le monde intellectuel, artistique et même sportif, est inverse, qui ne manque jamais une occasion de pourfendre ce que JJG honore.
Que ce soit à l’égard de nos armées ou de nos forces de l’ordre, on ne compte plus les dénonciations ineptes, injustes ou mensongères. J’ai encore en mémoire la sottise de Kylian Mbappé à la suite de la mort de Nahel, ainsi que les tribunes, pétitions et mises en demeure qui, presque toutes, poursuivent le même dessein : s’en prendre à nos organes de sauvegarde, qu’ils œuvrent à l’intérieur ou à l’extérieur. Et, malheureusement, je ne peux pas exclure de cette responsabilité collective le président de la République lui-même, qui, à plusieurs reprises, s’est cru autorisé à préjuger, toujours dans le même sens.
Dans ce climat où, dans tant de secteurs, le registre est devenu celui de la haine – au détriment de la courtoisie, qui devrait au moins, dans la forme, civiliser les contestations et les contradictions, même les plus vives – la sérénité et la rectitude que distille le message de JJG font du bien.
Elles constituent, en effet, un véritable havre de paix et ne font qu’amplifier mon admiration pour une personnalité qui, tout au long de sa carrière comme dans sa vie d’après, n’a jamais proféré la moindre stupidité ni cédé à la moindre facilité démagogique.
Nous n’aurons plus jamais, de sa part, d’autres retours que ceux que l’éthique démocratique lui prescrit, que la vérité et la justice lui dictent. Nous nous en contenterons.
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Dans une conversation à plusieurs, on parle d’un absent. Je m’informe : « Il est sourd ? »
Quelqu’un me corrige : « Il est appareillé. »
Le mot « sourd » n’est pas convenable ? Je l’ignorais. Je ne recommencerai pas.
Un ancien professeur de français devrait comprendre qu’on appareille les malentendants, pas les sourds ! Et hélas, la correction n’est pas parfaite… Ceci dit, il y a des progrès, et je pense qu’on pourra rendre les sourds entendants, un jour.
En attendant, plutôt que de parler dans le dos du malentendant ou de l’appeler appareillé, on peut améliorer sa communication avec lui !
« Dix conseils pour communiquer avec une personne ayant une déficience auditive
Ces conseils sont inspirés des stratégies de communication à utiliser par l’entourage proposées par Audition Québec.
Attirez l’attention de la personne malentendante avant de prendre la parole en prononçant son nom ou en l’effleurant légèrement ;
Placez-vous face à la personne pour qu’elle puisse voir votre visage. Maintenez ce contact visuel tout au long de la communication ;
Assurez-vous que votre visage soit suffisamment éclairé et évitez de porter vos mains devant votre bouche. L’expression faciale est importante pour transmettre les émotions. Si vous et/ou votre proche portez un masque, voici des stratégies utiles :
Parlez distinctement sans exagérer l’articulation, en évitant de parler trop vite ou trop fort ;
Quand vous êtes en groupe, exprimez-vous à tour de rôle sans couper la parole ;
Évitez de parler à la place de votre proche ;
Employez un vocabulaire simple et des phrases courtes ;
Assurez-vous que la personne malentendante a compris vos propos. Si besoin est, utilisez d’autres termes ou changez la forme de la phrase;
Pour transmettre des informations telles que des coordonnées, des termes techniques ou médicaux, utilisez l’écrit ;
En présence d’un interprète en langue des signes, adressez-vous directement à votre proche. »
N’est-il pas courant dans un grand port de pêche qu’on appareille séance tenante vers le large ?
Notamment pour la pêche aux sons du matin, si doux dans leur invariabilité du dimanche matin, si familiers des jours de la semaine laborieuse, « que nous apporte la rue », comme l’écrit Proust dans l’un des meilleurs passages de « La Prisonnière », dans une tournure de phrase inouïe que chercheront à dupliquer, avec beaucoup de sueur, les surréalistes, surtout leurs deux immenses armateurs, Aragon et Breton, dans l’excellence d’une prose souvent à voile et à vapeur.
« L’ouïe, ce sens délicieux », dont les sourds captent les vibrations fines, jusqu’à la plus fine racine des mots.
« Il n’y a point de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre » nous dit Molière dans « L’amour médecin » de la langue.
La chasse aux euphémismes, courageuse sur le papier, ne fait hélas souvent que sonner – et résonner – l’âme des précieux ridicules du bel aujourd’hui, ces messieurs trop tranquilles, en forme de cloche, avachis aux terrasses de cafés, pourtant lecteurs assidus de Pessoa (faut bien donner un genre à son oreille).
Aux actes manqués, et recommencés, de notre surdité envers les autres, au voile de brume toujours appareillant, tchin.
L’être humain est toujours appareillé : chaussures, montres, portables, que sais-je encore ? Certains, en leur faiblesse, le sont plus que d’autres. Hardi, entre la moquerie infligée aux malheureux et l’interdit de dire qu’un chat est un chat, qui rend tout le monde infirme en son langage, voguons sur les mots !
Mais vous avez raison, rien n’est plus poétique que d’appareiller, ou du moins de rêver de prendre la mer.
« Jean-Jacques Goldman : un havre de paix… » (PB)
Cette expression évoquerait peut-être plutôt le silence monastique, animé seulement de la montée du chant grégorien vers le Ciel, en permettant à l’âme et même au corps de trouver la paix intérieure…
Mais à chacun de voir.
En revanche, si la musique est supposée adoucir les mœurs, ne pourrait-on pas se demander si, au contraire, certains rythmes violents ne perturberaient et ne déstabiliseraient pas l’esprit en y semant une forme de chaos, démontrant donc a contrario qu’ils ne sont en rien de la musique ? Pensons, par exemple, au genre « rock » et à sa variante « metal ».
Et là, il est curieux de constater que personne n’ait fait le rapprochement : est-ce le seul fait du hasard qu’au Bataclan, un orchestre spécialisé dans ce genre de tintamarre se soit lui-même intitulé « Eagles of Death Metal », revendiquant en quelque sorte un patronage satanique par cet appel à la mort, qui a alors été répandue à profusion ?
« Et là, il est curieux de constater que personne n’ait fait le rapprochement : est-ce le seul fait du hasard qu’au Bataclan, un orchestre spécialisé dans ce genre de tintamarre se soit lui-même intitulé « Eagles of Death Metal », revendiquant en quelque sorte un patronage satanique par cet appel à la mort, qui a alors été répandue à profusion ? »
Non seulement ce n’est pas curieux, non seulement c’est effectivement un hasard, mais pléthore de sots et de pervers ont déjà fait le rapprochement que vous faites. Je dis pervers, car nul ne peut se prétendre ignorant des motifs des assassins, tellement l’information à ce sujet a été diffusée et confirmée par d’innombrables sources.
Les auteurs eux-mêmes les ont martelés. Pendant le massacre, en affirmant qu’ils tuaient des Français parce que leur armée était intervenue au Moyen-Orient : une inversion accusatoire qui omettait les innombrables agressions préalables de l’islam envers l’Occident en général, et la France en particulier.
Après le massacre, lorsque Salah Abdeslam a employé la même justification lors de son procès, mettant en cause la participation de la France à la coalition internationale en Syrie et en Irak. De façon évidemment mensongère, puisque cette intervention avait eu lieu en août 2014, soit après le premier attentat de l’État islamique en Europe, perpétré en mai de la même année à Bruxelles.
Avant le massacre, lorsqu’un commando masqué de foulards palestiniens s’est lui-même filmé en train d’intimider les vigiles du Bataclan, en 2008, menaçant sa direction de représailles à moins que la salle de spectacles ne cesse d’accueillir un gala de soutien au Magav, une unité de gardes-frontières israélienne : « Ils sont contre l’islam », dit le chef du commando.
Ce fait avait été abondamment rapporté par la presse au lendemain de l’attentat. La vidéo de l’événement vient de réapparaître : elle est fort instructive.
Notez le caractère manifestement préparé de la tirade du chef de la bande, ainsi que son français soigné. Il a l’accent arabe, mais il maîtrise bien mieux notre langue que beaucoup de ses congénères. Cela suggère qu’il s’agissait d’un militant islamiste de haut niveau.
Notez également l’argument classique consistant à dire que nous, nous sommes gentils, nous nous contentons de vous avertir, mais si vous refusez de comprendre, nous ne serons plus en mesure de contrôler la violence des « kartchés » qui voudront se venger.
C’est l’argument ancestral de la CGT et des communistes : on voit l’islamo-gauchisme culturel en pleine action.
Trois ans plus tard, en 2011, l’organisation Armée de l’Islam, interrogée par les services secrets français, déclarait avoir planifié un attentat contre le Bataclan parce que ses propriétaires étaient juifs.
Et en effet, la salle de spectacles était aux mains de Juifs depuis 40 ans, lorsqu’elle a été vendue deux mois avant l’attentat. Elle organisait souvent des événements de soutien à Israël.
Absolument aucun des terroristes ou de leurs sympathisants musulmans n’a mis en cause le prétendu « hard rock satanique » où vous affectez de voir une cause du massacre.
Certes, la musique est interdite par l’islam rigoriste, mais c’est toute la musique qui est « haram », pas particulièrement le rock, le metal ou je ne sais quelle musique « infernale ».
D’ailleurs les militants de France Action Palestine qui ont interrompu, le 6 novembre, un concert à la Philharmonie de Paris en allumant des fumigènes (dont un homme fiché S) ne s’en sont pas pris au « hard rock métalleux et satanique ». Ils ont saboté
le concerto pour piano n°5 de Beethoven et la 5e symphonie de Tchaïkovski.
En revanche, ils n’ont pas fait mystère de vouloir, ainsi, s’en prendre à l’orchestre philharmonique d’Israël qui jouait ce soir-là.
il n’y a pas l’ombre d’un doute sur les motifs de l’attentat du Bataclan, pas plus que sur ceux de tous les autres attentats islamistes : c’est la religion musulmane, et la guerre génocidaire ethno-religieuse qu’elle ordonne contre les non musulmans ; et tout particulièrement contre les Juifs et les chrétiens. Ça fait 1 400 ans que ça dure. Le rock n’a rien à voir avec ça !
En revanche, votre assertion mensongère est ignoble, car elle aboutit à imputer aux victimes la responsabilité de leur massacre. Comme souvent au sein de votre courant de pensée, les prétendus « patriotes » sont les plus empressés à la trahison.
Le groupe qui jouait au concert du Bataclan était américain, donc il fallait à tout prix que vous nous jouiez l’air du « ils l’ont bien cherché ». Eux, et leurs spectateurs. Insinuation parfaitement méprisable, car elle rejoint exactement l’inversion accusatoire brandie par les assassins en guise de justification.
Je vous signale à tout hasard que le chanteur des Eagles of Death Metal vient d’annoncer son intention de demander la nationalité française. Car il se sent chez lui en France. Il aime ce pays et ses habitants. Il est reconnaissant aux hommes politiques français de l’avoir réconforté, contrairement à leurs homologues américains qui n’ont montré que de l’indifférence, dit-il.
Bon, évidemment ça ne va pas dans le sens de votre propagande, car les deux politiciens qu’il a remerciés sont Emmanuel Macron et Anne Hidalgo. Peut-être pourrez-vous vous consoler en considérant qu’il a regretté le silence de Barack Obama.
Le mot « death » dans le nom des Eagles of Death Metal, de même que le folklore satanique du heavy metal, c’est une blague. C’est de l’humour. L’humour, trait civilisationnel spécifique à l’Occident, auquel les bigots musulmans sont complètement étanches.
Comme souvent, sous prétexte de lutter contre l’islam, certains finissent par en adopter les pires travers. C’est évidemment aller à l’encontre du but recherché.
Comme on vient de le voir, le massacre du Bataclan est, très clairement, un attentat antisémite en même temps qu’un attentat anti-français. Il est l’illustration exacte du proverbe musulman : après les gens du samedi, nous nous occuperons des gens du dimanche. Contrairement à ce que pensent certains insensés, ce n’est pas en luttant contre les Juifs (variantes : les sionistes, Israël…) qu’on pacifiera les musulmans totalitaires. Bien au contraire.
À l’heure où l’on commémore les victimes des attentats islamistes, quiconque entonne la détestable petite musique antisémite tue ces dernières une deuxième fois. Quant à l’anti-américanisme, il n’est bien souvent qu’une variante de l’antisémitisme, comme la lecture des propos d’Hitler le montre clairement.
C’est pas les mêmes valeurs… Pour en rire une lichette :
https://www.facebook.com/philippot.f/videos/%EF%B8%8F-mais-voyez-%C3%A7a-g%C3%A9rard-larcher-s%C3%A9nerve-tout-rouge-quand-on-lui-sugg%C3%A8re-de-suppri/1406135807313821/
« Pas de paix sans gardien, ni de liberté sans soldat. »
Je ne suis pas bien sûr que cette phrase puisse être inscrite au fronton d’un « havre de paix ». Elle entend que celle-ci ne peut qu’être armée… et justifie dès lors les agissements des va-t’en-guerre qui préparent à nouveau « la Der des Ders », sans rien dire du carnage qu’elle provoquerait dans les deux camps, mille fois pire que ceux qui ont bouleversé le XXe siècle.
Il est vrai que, contrairement aux paroles de notre hymne national, celles de cette chanson un peu banale, dont la Fondation du Bleuet de France a voulu faire un symbole de son action, n’expriment pas la haine. Mais elles ordonnent néanmoins la vigilance à l’égard tout autant d’amis que d’adversaires, ainsi soupçonnés d’être prêts à nous priver de la paix et de notre liberté.
On est bien loin de l’Hymne à la Joie européen, dont le texte dit au contraire que « tous les hommes sont des frères quand la joie unit les cœurs ».
On est bien loin de l’objectif réussi du mouvement européen, qui, quatre-vingts ans après la fin du conflit le plus rude qui ait jamais opposé tous les peuples du Vieux Continent, les a unis dans un « havre de paix » où les armes ne les retournent plus les uns contre les autres (même si les va-t’en-guerre et de trop nombreux dirigeants politiques tentent de faire croire que le conflit russo-ukrainien est une guerre européenne, alors qu’elle trouve son origine dans le tracé contesté des frontières de deux républiques de l’ex-URSS).
Quant au Bleuet de France, en devenant, en 2022, la Fondation du Bleuet de France, il me semble qu’il a perdu en partie ce qui avait été à l’origine de sa création : exprimer la solidarité du peuple de France avec tous ceux qui, militaires ou civils, avaient donné leur sang pour sauver « la Patrie » — disait-on alors —, leur rendre hommage et dire l’espoir que leur sacrifice — la mort ou le handicap — était le tribut à payer pour que « Plus jamais ça ! » reste vrai.
Aujourd’hui, médiatiquement, l’action de la Fondation apparaît d’abord financière : le secours pécuniaire aux blessés, aux pupilles de la Nation, aux victimes du terrorisme — et je le regrette.
Parce que c’est à l’État, et à lui seul, de les prendre en charge, puisque c’est lui, et lui seul, par les choix plus ou moins judicieux des politiques qui le dirigent, qui est responsable de leurs souffrances et de leurs malheurs.
Parce que quémander, tendre une sébile pour leur offrir un pécule dérisoire — un peu plus d’un million d’euros par an pour 32 000 victimes — est indigne.
Parce que, comme en matière de justice, même s’il accorde des crédits aux diverses institutions qui se préoccupent de ces victimes, l’État — c’est-à-dire l’exécutif et le Parlement — ne fait pas d’elles sa priorité absolue. Qui croira que, dans ses folles dépenses, il ne peut pas trouver quelques dizaines, quelques centaines de millions pour leur apporter toute l’aide qu’elles sont en droit de réclamer ?
Parce qu’il me semble que la Fondation du Bleuet de France devrait avant tout se consacrer à organiser un rempart moral protégeant la paix et notre liberté, se comporter tout à la fois en gardien de la mémoire des « patriotes » d’autrefois et en autorité refusant le retour de la guerre. Le port du « Bleuet » redeviendrait alors un geste citoyen d’union des Français, bien plus que la simple preuve d’un don autorisant à marcher la tête haute.
Reste Jean-Jacques Goldman. Notre hôte le croit bon. Je le crois malin. En se faufilant depuis des années dans le « charity business », il a trouvé le cercle naturellement vertueux qui lui assure la notoriété malgré son absence, l’admiration malgré son mépris pour les médias et, last but not least, des revenus confortables via la Sacem sans avoir à faire des tournées harassantes.
Compositeur renommé, il est aussi habile en marketing… En avril, une petite chanson offerte (1) au célèbre « Bleuet de France »… Elle passe inaperçue… Nouvelle tentative de lancement le 14 juillet, à la fin du défilé… Nouveau bide… Et nous voici le 11 novembre… Pourquoi pas, pour tenter un dernier coup, une « Lettre aux Français » ?… Qu’il ne soit pas légitime pour les conseiller ne lui vient même pas à l’esprit…
En tout cas, Goldman est plus malin que ce pauvre Souchon, qui vient de se prendre deux fois les pieds dans le tapis en exprimant tranquillement sa haine du Rassemblement national. Il a trouvé le moyen, dans un même entretien, de qualifier de « cons » les 11 millions de Français qui ont voté pour Marine Le Pen et de dire qu’il partirait en Suisse si le RN prenait le pouvoir. Les limiers de Bercy sont déjà à ses trousses.
(1) Il est indiqué que JJG a abandonné ses droits au profit du « Bleuet », mais il n’est pas précisé si la Fondation en possède l’entièreté ou si elle ne profite que de l’usufruit pour une durée déterminée… En tout cas, sur son site, elle vend le produit — pardon, l’œuvre — sans en diffuser ni une image ni un son. Mais on trouve aisément la supposée rengaine sur YouTube.
Lors de réunions entre parents et amis, ces vingt dernières années, combien de fois avons-nous interprété à pleine voix, toutes générations confondues, ce chant empreint de nostalgie, d’amitié, de tendresse et de beaux souvenirs partagés !
Véritable hymne à l’espérance, il nous faisait à chaque fois vibrer, tout en communiquant pieusement nos émotions aux plus jeunes, l’un ou l’autre se mettant au piano ou à la guitare pour nous accompagner…
Authentiques moments de partage, de bonheur et de paix !
Dommage que certains ne sachent pas (ou plus) goûter avec délice ces joies simples mais entières, autour d’une musique ou d’un chant qui rassemble et apaise !
En communion de pensée avec nos chers disparus, en premier lieu ceux de toutes les guerres qui ont donné leur sang et sacrifié leur jeunesse pour que vive la France, rêvant chaque nuit, dans la boue, le froid glacial ou le fracas assourdissant des armes, de paix, de concorde et de la douceur d’un foyer !
Ainsi que le relatait jadis l’un de mes grands-oncles, grave blessé de guerre et s’estimant néanmoins chanceux d’être revenu de l’enfer de Verdun !
https://youtu.be/AMfZxfeK5lE?si=9EGcBNlFP8BSWSpz
La haine, vaste sujet, encore plus que l’amour, parce qu’à l’usage on s’aperçoit que chez certains il dure plus longtemps.
Essayons de faire comme Descartes :
« …diviser chacune des difficultés que j’examinerais, en autant de parcelles qu’il se pourrait, et qu’il serait requis pour les mieux résoudre ».
Et donc je distinguerai deux sortes de haine ; la haine de soi et la haine des autres, pourquoi pas, si je reviens à ma comparaison avec l’amour, l’amour de soi, s’appelle le narcissisme, la haine de soi n’a pas de nom, à ma connaissance.
La haine de soi est un mal-être qui est projeté sur les autres et qui fait que ce que l’on devrait aimer le plus, est le plus haï.
C’est ainsi que la haine de soi chez certains politiques entraîne la haine de la société dans laquelle ils vivent et sans laquelle ils ne pourraient pas vivre.
Révolutionnaires souvent, parce que c’est l’attitude la plus confortable pour projeter son mal-être sur les autres proches, ils n’ont de but que la destruction, espérant ainsi se débarrasser de leur haine de soi puisqu’ils l’imaginent associée à la projection sur autrui.
La haine des autres est différente. Elle peut être inexplicable et relever d’un vice de personnalité, elle peut au contraire être parfaitement humaine, naturelle et même salvatrice lorsqu’il s’agit de se défendre…
« Contre nous de la tyrannie, L’étendard sanglant est levé (bis) Entendez-vous dans les campagnes Mugir ces féroces soldats ? Ils viennent jusque dans vos bras, Égorger vos fils, vos compagnes ! », comme le dit si bien notre hymne national.
Cette haine de l’égorgeur chantée à tue-tête est parfois oubliée des bien-pensants dont on se demande ce qu’ils diraient le jour où, décapités, ils seront victimes de leur bien-pensance.
Ils nous feront des commentaires sans queue ni tête… as usual !
« Ils viennent jusque dans vos bras, Égorger vos fils, vos compagnes ! », comme le dit si bien notre hymne national. »
Quoi de plus actuel ?
Lola, Philippine, Thomas et bien d’autres…
Massacrés sous les ricanements des collaborateurs et des négationnistes de la vraie gauche.
La paix, vous avez dit la paix, alors que la Frannnnce pleure les victimes de l’islamisme ?
Et pourquoi la Frannnnce oublie-t-elle de dire que ces attaques ont été menées en représailles aux milliers de morts civils qu’elle a concouru à causer en Syrie avec nos bombardements anti-islamiques ?
Et pourquoi les merdias divers, tous aussi avariés les uns que les autres ne cessent de battre le tambour contre l’islamisme pour ne pas dire l’islam, en oubliant de dire qu’on ne se bat contre une spiritualité qu’avec une autre spiritualité ?
Alors on voit des jeunes filles avec un voile sur la tête. Épouvantable ! Là où l’on se marre, c’est qu’il y a moins d’un siècle, chez nous, une femme convenable ne se promenait pas « en cheveux ».
Et puis nous avons nos héros chevaleresques, comme celui qui se bat ici sabre au clair sous un faux nom !
Amusant : il ne semble pas prôner le retour du christianisme, pour faire face à l’islam avec le faux nez « islamisme » qu’on lui colle…
Pourtant, il n’y aura ni paix extérieure ni intérieure, pas même dans les pensées, tant que nous n’aurons pas retrouvé le christianisme, et pas celui des charlots à la Vatican II comme nous en avons un ici, mais celui du XIIe siècle, celui des monastères aujourd’hui claquemurés dans le silence.
Alors, nous n’avons pas fini de la pleurer la paix.
Soyez clair : vous appelez à la Xe croisade ! Près de mille ans après la IXe… Charles Martel, au secours ! Marseille est occupée, Paris est déjà prise. Il nous reste Lourdes, Chartres et peut-être quelques monastères reculés… Vite, vite : des prières, des neuvaines, des processions et de la dévotion… contre leurs kalachnikovs, leurs camions-béliers et leurs longs couteaux !
Restons sérieux. L’islamisme vit au Moyen Âge, combat comme au Moyen Âge, veut prendre le pouvoir comme au Moyen Âge. Pour quelle raison le monde du XXIe siècle devrait-il oublier dix siècles de civilisation pour l’affronter ?
Un djihadiste d’aujourd’hui n’est pas un ennemi qui combat pour défendre sa foi : ce n’est qu’un terroriste qu’il faut éliminer. Point.
En 2018, le journal Le Monde, arbitre des élégances de gauche, accusait Patrick Jardin, dont la fille avait été assassinée au Bataclan, d’être « sur le chemin de la haine ».
De même qu’être « raciste », en novlangue, veut dire s’opposer à l’immigration de masse, être « haineux » veut dire ne pas diaboliser l’extrême droite – voire se contenter de réclamer que l’on mette fin aux causes des attentats. Autrement dit, faire preuve de bon sens, d’humanité et de justice. C’est manifeste à la lecture de l’article.
Non seulement ils veulent maintenir un flot incessant d’envahisseurs meurtriers, mais en plus ils nous insultent si on ne leur baise pas les pieds.
Au passage, cela rappelle beaucoup les mécanismes de l’antisémitisme : les Juifs sont pernicieux, la preuve : quand on les persécute, ils ont parfois le culot de regimber au lieu de subir en silence.
Vous avez raison.
Mais la novlangue dont vous parlez est beaucoup plus subtile et riche que vous ne l’affirmez.
Vous y trouverez des antiennes psalmodiées jusqu’à plus soif qui vous trottent après dans la tête comme si elles étaient des vérités. Ce qu’elles ne sont évidemment pas.
Par exemple, si vous ne prenez pas le parti inconditionnellement de Sion, c’est nécessairement que vous êtes antisémite. Ou cette autre qui est à peu près tout aussi fausse qui consiste à affirmer que l’Occident prend la couleur du blanc.
J’ai su jadis ce que signifiait très exactement le mot de chrétienté. Aujourd’hui, on lui substitue le mot évanescent d’Occident. J’ignore complètement à quoi il se réfère tant l’on y range de choses disparates qui n’ont entre elles qu’un lien fort lâche.
On vous assènera aussi des vérités indiscutables. Tenez, je vous prends au mot avec une affirmation sortie directement de votre propre bouche. Les États-Unis seraient le pays de la liberté ; ou encore qu’ils seraient mieux que nos alliés, nos amis. À titre privé, je serai terriblement peiné d’avoir de tels amis. J’attends bien plus de l’amitié.
On entend aussi le président se plaindre des réseaux sociaux. Comme si lui aussi n’avait pas bénéficié plus qu’il n’était raisonnable et juste de la faveur inconditionnelle des médias traditionnels.
De même, vous entendrez beaucoup parler de judéo-christianisme chez les « dissidents » de droite, comme si ces deux religions que tout oppose avaient d’innombrables points communs. Je veux bien que Jésus en qualité de juif natif ait été circoncis mais la communauté d’identité s’arrête à peu près là.
La liste est sans fin, dans tous les domaines – la science même en est tout entière contaminée – tellement que l’on peut se persuader que la nature foncière de l’homme est de croire à peu près n’importe quoi du moment que beaucoup de gens le disent. Plus jeune, j’ignorais que la répétition faisait des vérités. Je suis bien aujourd’hui forcé de l’admettre.
Jadis Flaubert s’était amusé à répertorier les bêtises de son temps. Richard Millet plus près de nous s’est amusé récemment à produire un ouvrage sur les lieux communs du nôtre. Sa compilation est délicieuse.
En règle générale, le mensonge ou la bêtise – les deux sont souvent équivalents – rentrent par les oreilles et ressortent par la bouche sans même que l’esprit ait eu le temps de l’examiner.
Descartes, reviens, ils sont devenus fous à lier !
Je dis cela comme jeu de mots facile. Il y a beaucoup à dire aussi sur le cher illusionniste. Il a pris soin de ne pas révéler ses tours et mettre sous la lumière son arrière-boutique.
« Vous y trouverez des antiennes psalmodiées jusqu’à plus soif qui vous trottent après dans la tête comme si elles étaient des vérités. »
Immédiatement après cette phrase, c’est vous qui psalmodiez des antiennes péremptoires comme si elles étaient des vérités, sans fournir un seul argument à leur appui.
« Par exemple, si vous ne prenez pas le parti inconditionnellement de Sion, c’est nécessairement que vous êtes antisémite. »
Mensonge éhonté des antisémites, dont vous faites partie. Assertion scandaleuse le 14 novembre 2025, comme elle aurait été scandaleuse le 14 novembre 1939.
Vous prenez systématiquement parti contre les Juifs. Vous êtes donc bien un antisémite. La preuve :
« De même, vous entendrez beaucoup parler de judéo-christianisme chez les « dissidents » de droite, comme si ces deux religions que tout oppose avaient d’innombrables points communs. Je veux bien que Jésus en qualité de juif natif ait été circoncis mais la communauté d’identité s’arrête à peu près là. »
On ne sait ce qui l’emporte, de votre ignorance ou de votre culot. Vous n’êtes pas chrétien. Vous êtes un imposteur du christianisme, tout comme le clergé russe.
« J’ai su jadis ce que signifiait très exactement le mot de chrétienté. Aujourd’hui, on lui substitue le mot évanescent d’Occident. J’ignore complètement à quoi il se réfère tant l’on y range de choses disparates qui n’ont entre elles qu’un lien fort lâche. »
Menteur invétéré. Ethnomasochiste posant au patriote décadent. Si vous êtes ignorant, taisez-vous donc et commencez par apprendre. Lisez une centaine de livres sur le sujet, ce n’est pas ce qui manque.
C’est vous qui êtes le moteur du petit remplacement. C’est vous qui vous vantez d’être un ignorant alors que vous devriez ramper sous le tapis de ce fait. On se demande si vous n’êtes pas un troll missionné par les Russes, tellement vous oeuvrez au nihilisme et à la démoralisation des Français. Prenez donc exemple sur Boualem Sansal, qui n’est même pas Français d’origine et qui vient de dire : nous vaincrons. Nous, les Occidentaux.
« Les États-Unis seraient le pays de la liberté. »
Ils le sont très certainement par rapport à nous. Pas sous la dictature de Trump, certes, mais Trump mourra bientôt.
« Ou encore qu’ils seraient mieux que nos alliés, nos amis. »
Ils le sont bien entendu. Naturellement pas sous la dictature de Trump, que je ne vous ai pas beaucoup entendu condamner.
« À titre privé, je serai terriblement peiné d’avoir de tels amis. J’attends bien plus de l’amitié. »
On s’en tape, de votre titre privé. L’amitié entre nations, ça n’a rien à voir avec vos potes. Vous êtes un bébé, ou une grande personne ?
Une fois de plus, ce n’est qu’un jet continu d’affirmations péremptoires dépourvues de tout argument, sous votre plume. Vous êtes un Néron qui pince la cithare en jouissant de l’incendie.
Il n’y a pas plus détestable que la posture précieuse et perverse qui est la vôtre. Si vous haïssez la vie à ce point, retirez-vous dans un hermitage et bouclez-la. Il y a des jeunes qui n’ont pas du tout envie de se suicider, figurez-vous. Et des vieux qui font leur devoir en tentant de leur transmettre l’expérience qui est la leur.
Le faux prophète que vous êtes semble avoir oublié l’importance que le christianisme attache à l’espérance. Et l’amour que les Juifs ont de la vie, au passage. Pas étonnant que vous soyez antisémite.
Vous oeuvrez à une culture de mort, comme les musulmans et les poutinistes. Mine de rien, vous nous instillez le poison de l’idéologie d’Alexandre Douguine.
Nous commémorons en ce moment les attentats du Bataclan, et dans votre longue pleurnicherie ciselée au cordeau, il n’y a pas un mot, un seul, contre les musulmans, les islamistes ou même simplement les terroristes musulmans.
En revanche, les Juifs en prennent pour leur grade, l’Occident aussi et les États-Unis, n’en parlons pas. Vous êtes un ennemi de la France. Sous votre défroque de réactionnaire, vous vous employez à noyauter ce blog afin de démoraliser les Français. Vous êtes une mesure active à vous tout seul.
Vous êtes si prévisible.
Je vous remercie très cordialement d’avoir ajouté à mes exemples les vôtres, afin d’appuyer plus encore mon propos.
Voyez-vous, Monsieur, je ne crois pas à ce que vous dites, non pas parce qu’à la place je croirais autre chose, tout aussi infondée, mais parce que je l’ai examiné scrupuleusement et que — j’en ai le vif regret — je ne parviens pas du tout aux mêmes conclusions.
Je l’avoue : je me fie difficilement. Vous conviendrez avec moi qu’au moins l’un de nous deux se trompe, voire les deux.
S’il m’était possible d’agréer à votre fil discursif, je me rangerais sans souci à vos arguments. Ils mettent en lumière tel aspect et jettent dans l’ombre tel autre. Vous dites que la raison seule les fonde.
Vous savez comme moi que le cœur a ses raisons que la raison ignore. Votre cœur est trop colérique pour être juste : la passion le submerge. Il serait intéressant de faire la généalogie de vos pensées. Certainement prennent-elles leur source dans un passé tu, personnel ou familial. Vous ou les vôtres avez dû beaucoup souffrir, tant vous explosez furieusement de haine.
Décidément, notre époque de laïcs, d’athées, d’agnostiques, de sceptiques, de scientifiques impénitents, est autant religieuse qu’au cours des temps obscurs du Moyen Âge (encore un mythe), et l’homme, sur ce point, n’a guère fait de progrès.
Il croit toujours autant les autorités du moment. Peut-il vraiment faire autrement ?
Ouh là ! Vous habillez Jean sans terre pour l’hiver ! Il est vrai qu’il annonce une vague de froid la semaine prochaine.
Vous aussi, vous faites dans l’amalgame en parlant des juifs. Mais lesquels ? Les extrémistes derrière Netanyahou, lequel a beaucoup de soucis, notamment avec la députée annonçant qu’il était au courant pour le 7 octobre et aurait laissé faire…
Parlez au nom de juifs, mais pas des juifs, premières victimes, comme le sont en ce moment les Ukrainiens, ayant abandonné leur sort à un corrompu qui, en étant élu, devait soi-disant combattre la corruption.
Vous pouvez y aller pour me répondre : j’ai mis la veste et le béret. 🙂
@ Jean sans terre
« Vous êtes si prévisible. »
C’est que je suis cohérent, et dans le vrai. La vérité ne change pas. Le mensonge, en revanche, va et vient.
Un jour vous vous prétendez anti-libéral et anti-matérialiste, le jour suivant vous vous vantez de pouvoir vivre sans travail ni pension de retraite en raison de vos talents financiers.
Un jour vous reprochez aux autres d’être « matérialistes », vous assurez être supérieur au commun des mortels par votre prodigieuse « spiritualité », tout comme l’agent immobilier Xavier Nebout (une profession totalement détachée des biens matériels, comme chacun sait) ; et le lendemain, vous révélez que vous êtes tellement attaché aux biens matériels, que vous avez patiemment accumulé au fil des ans un joli portefeuille financier vous permettant de vivre de vos rentes.
Mais c’est le monde autour de vous qui est décadent et matérialiste, bien sûr !
Votre deux poids, deux mesures est aussi éclatant que celui de ces intellectuels de gauche qui se flattent de mépriser l’argent, mais vivent bien plus confortablement que les « prolétaires » qu’ils prétendent défendre.
« Voyez-vous, Monsieur, je ne crois pas à ce que vous dites. »
Votre suffisance n’a d’égale que votre inanité. On s’en tape, de ce que vous « croyez ». Vous êtes comme ces gauchistes auxquels on peut présenter tous les faits et les arguments du monde, qu’ils penseront vous avoir rivé votre clou en répliquant : « Je ne suis pas convaincu ».
Vous parlez comme si vous étiez le roi de France et le petit Jésus réunis. Ce dont je parle n’est pas affaire de « croyance ». Il s’agit de faits, il s’agit d’histoire et d’économie. Ces choses-là se discutent à l’aide des principes de la raison, elles nécessitent des faits vérifiables, des sources et des arguments.
Vous, vous pérorez à l’infini en vous réclamant de vos « croyances ». C’est bien ce que je dis : vous êtes un sectaire narcissique, replié sur vous-même, étanche à toute raison. Vous secrétez une substance textuelle qui peut, de loin, faire illusion ; mais dès qu’on se rapproche, elle s’avère n’être qu’un verbiage chatoyant dépourvu de la moindre signification.
Vous êtes un assassin de la littérature. Et de la politique. Et de la religion.
Même dans le domaine dont vous prétendez être le champion, celui du catholicisme, vous énoncez de prodigieuses âneries qui témoignent de votre profonde ignorance. Je reproduis à nouveau cette perle qui est la vôtre et que vous vous gardez bien de justifier – et pour cause :
« Vous entendrez beaucoup parler de judéo-christianisme chez les « dissidents » de droite, comme si ces deux religions que tout oppose avaient d’innombrables points communs. Je veux bien que Jésus en qualité de juif natif ait été circoncis mais la communauté d’identité s’arrête à peu près là. »
Évidemment, on ne saura rien de ce « tout » qui opposerait le judaïsme et le christianisme. L’assènement péremptoire est censé remplacer le devoir d’explication.
Vous arrive-t-il d’aller à la messe, Monsieur le plus catholique que les autres ? Tous les dimanches, on récite la Bible juive à l’église et l’on y célèbre « Israël ». Littéralement. Non seulement Jésus, mais les Apôtres et les premiers chrétiens étaient juifs. C’est dans les synagogues qu’ils allaient prêcher après la mort de Jésus. Pendant fort longtemps, ils allaient à la synagogue le samedi et à l’église le dimanche.
Vous voulez parler théologie ? Très bien, alors parlons théologie. Nostra Aetate, promulguée en 1965 par Paul VI :
La religion juive
« Scrutant le mystère de l’Église, le saint Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d’Abraham. »
« L’Église du Christ, en effet, reconnaît que les prémices de sa foi et de son élection se trouvent, selon le mystère divin du salut, chez les patriarches, Moïse et les prophètes. Elle confesse que tous les fidèles du Christ, fils d’Abraham selon la foi, sont inclus dans la vocation de ce patriarche, et que le salut de l’Église est mystérieusement préfiguré dans la sortie du peuple élu hors de la terre de servitude. »
« C’est pourquoi l’Église ne peut oublier qu’elle a reçu la révélation de l’Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans sa miséricorde indicible, a daigné conclure l’antique Alliance, et qu’elle se nourrit de la racine de l’olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l’olivier sauvage que sont les Gentils. L’Église croit, en effet, que le Christ, notre paix, a réconcilié les Juifs et les Gentils par sa croix et en lui-même, des deux, a fait un seul. »
Ce à quoi vous ne pouvez répondre, si vous vous prétendez catholique : moi ch’crois pas.
Il va falloir que vous bossiez, au grand minimum. Sérieusement.
Mais vous ne bossez pas. Vous êtes un tricheur. Vous plongez la main dans le tiroir à farces et attrapes gauchistes :
« Votre cœur est trop colérique pour être juste : la passion le submerge. Il serait intéressant de faire la généalogie de vos pensées. Certainement prennent-elles leur source dans un passé tu, personnel ou familial. Vous ou les vôtres avez dû beaucoup souffrir, tant vous explosez furieusement de haine. »
Mais bien sûr : la psychanalyse de comptoir, maintenant. Dans deux secondes, vous allez nous dire : « Vous n’aurez pas ma haine ».
Pas un seul fait, pas un seul argument dans votre réponse. Aucune défense de votre mise en accusation des « sionistes ». Aucune démonstration de votre assertion selon laquelle les États-Unis ne seraient pas le pays de la liberté. Aucune explication de votre assertion imbécile selon laquelle l’Occident n’existerait pas. Et aucune justification de votre affirmation grotesque selon laquelle le judaïsme n’aurait rien à voir avec le christianisme, hormis la circoncision de Jésus.
Lorsque vous n’avez plus d’argument, vous vous réfugiez dans l’attaque personnelle. Votre interlocuteur est sûrement un détraqué, il a dû subir quelque traumatisme, vous vous demandez avec componction « d’où il parle », comme n’importe quel gauchiste des années 60.
Non seulement l’insinuation est stupide et malveillante, mais en plus elle est ignoble. Prenons donc un Juif dont les ancêtres auraient péri dans les camps, et qui serait révulsé par votre diffamation de « Sion », comme vous dites. Vous allez lui dire : « Votre cœur est trop colérique pour être juste : la passion le submerge. Il serait intéressant de faire la généalogie de vos pensées. Certainement prennent-elles leur source dans un passé tu, personnel ou familial. » ?
Les parents des mitraillés du Bataclan, vous allez leur dire, aussi : « Votre cœur est trop colérique pour être juste : la passion le submerge. Il serait intéressant de faire la généalogie de vos pensées. » ?
Vous êtes un provocateur, un troll, un semeur de division et un démoralisateur professionnel. Vous débitez les attaques les plus abominables sous le verbe le plus enjôleur, et puis vous faites mine de vous offusquer de la colère qu’elles déclenchent.
Vous venez de nous dire, à nous Français, blancs, occidentaux, chrétiens héritiers du judaïsme, que nous n’existions pas. Vous seriez payé par les Frères musulmans ou par le Kremlin que vous n’agiriez pas autrement.
Je dois être bizarre. Les chansons de Jean-Jacques Goldman m’ont toujours paru être une soupe insipide, difficilement digeste. À force de les avoir trop entendues, j’en ai conçu un dégoût irrémédiable.
Dernièrement, sur les réseaux sociaux, on pouvait voir le témoignage d’un vieux soldat anglais de la Seconde Guerre mondiale. Ce que dit Goldman des gardiens de la civilisation est d’une banalité confondante. Il faut lui reconnaître ce mérite, ils sont rares, ceux qui le disent, même si l’on devine aisément le motif pour lequel il le dit.
Qu’il est pénible que l’histoire se soit figée dans les discussions françaises il y a quatre-vingts ans de cela. Voici donc ce que disait ce vieux soldat. C’est à fendre le cœur. Pourtant, je crois que, dans son dépit, le vieil homme disait vrai. En tout cas, cela m’a infiniment plus saisi que les banalités sans saveur de Goldman.
https://x.com/BFMTV/status/1986850395004526662
et là
https://x.com/F_Desouche/status/1986814642098688057
Pour être bizarre, vous êtes bizarre, et même très bizarre, aucun doute là-dessus.
En ce qui me concerne, je ne me lasse pas d’écouter les chansons de J.-J. Goldman, notamment celles-ci :
« Né en 17 à Leidenstadt »,
« La Chanson des Restos »,
« Comme toi »,
« Pour que tu m’aimes encore ».
Mais en fait, je les aime toutes.
On se demande ce qui n’est pas « insipide » chez vous : peut-être les flonflons des bals musette ou les fanfares militaires ? 🙂
Détrompez vous, Achille, j’aime énormément de choses et de personnes. Peut-être sont-elles un peu moins communes et plus rares ?
Ces chansons que vous citez sont d’un convenu qui m’indispose. Il n’y a là rien de bien original qui puisse encore m’émouvoir. Peut-être y reconnaît-on les bons sentiments par lesquels ensemble l’on se flatte. Passons. Vous savez bien que je n’apprécie guère l’air du temps.
Je me présente au monde de la plus rustre façon. Mon jugement est sévère et dur. Il déplaît presque toujours beaucoup, tellement que je devrais plutôt me taire et me retrancher en mon intérieur. Cela n’a rien d’étonnant. Il pique. Mais ne doutez pas que je ne me pique encore plus fort. Je n’ai point toutefois d’acrimonie. Je ne ressens de haine à l’égard de personne, si ce n’est une d’humeur, spontanée, qui se dissipe aussitôt être montée au cœur. Je sais trop pourquoi les gens et le monde sont tels et que très peu d’entre eux sont assez puissants pour être autrement. Ce qui n’empêche pas qu’il soit nécessaire de châtier sévèrement ses ennemis. La chose est certaine mais il faut le faire sans passion, l’âme sûre et hautaine, rassérénée par son bon droit (duvent m’approuverait).
Ah, vous vous méprenez encore. Je n’aime pas les fanfares militaires. Je les ai trop entendues ! Le rythme du pas militaire est une discipline épuisante et abrutissante – il faut bien en convenir. Comme le disait, dans un grand éclat de rire, le maréchal de Lattre de Tassigny – j’ai retenu la leçon : « cheveux courts, idées courtes ». Je trouve que trop d’hommes ont une coupe trop rase. Il y a d’ailleurs bien trop de chauves. Ce devrait être une explication.
J’ai toujours apprécié J.-J. Goldman, aussi bien le chanteur, dont les textes des chansons sont magnifiques, que l’homme lui-même, cofondateur des Enfoirés avec Coluche.
Je comprends parfaitement qu’il soit, depuis une bonne dizaine d’années, la personnalité préférée des Français.
Rien à voir avec ces artistes de la gauche caviar qui jouent les grands humanistes dans les médias, s’apitoyant sur la misère des classes laborieuses, mais que l’on retrouve dans les palaces et les restaurants huppés de Paris.
Plaindre les pauvres, d’accord, mais vivre comme eux, surtout pas !
Dans la vie, il y a un temps pour tout. JJG a su trouver la paix en se retirant du monde du spectacle, très prenant, pour profiter de la vie et vivre heureux au calme.
Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres.
« Les projets que forme le cœur dépendent de l’homme, Mais la réponse que donne la bouche vient de l’Éternel. »(Proverbes16, 1)
https://www.youtube.com/watch?v=6Jf9kNCDP8g&list=RD6Jf9kNCDP8g
Vive la France, et son pacte vingt fois séculaire avec la liberté du monde.
« Vive la France, et son pacte vingt fois séculaire avec la liberté du monde. »
La France a deux mille ans ? Il y a eu un « pacte avec la liberté du monde » en l’an 1 ? Votre connaissance de l’histoire laisse autant à désirer que celle de la théologie chrétienne. Entre Nebout et vous, nous avons deux belles turbines à inventer n’importe quoi sur absolument tout.
Renvoi d’une turbine à l’envoyeur :
https://x.com/Gaullisme_Fr/status/1872735309517209881
Encore une lacune historique qui ne va pas arranger les affaires du général chez notre toutologue !
Bravo. Vous venez de confirmer deux choses : a) que vous raisonnez comme une casserole, b) que le général de Gaulle était un sombre abruti, ne reculant devant aucun mensonge pour faire reluire sa gloriole et sa vanité (et celles des Français par la même occasion).
Je remarque deux sottises grosses comme vous dans votre commentaire, et tout ce que vous trouvez à me répondre, c’est que de Gaulle l’a dit. Ben, devinez quoi : le « général » peut avoir menti. Je remarque aussi que vous êtes incapable de penser par vous-même. Seul le copier-coller à partir de grandes marques semble à votre portée.
Mais soit. Démasquons l’escroquerie gaulliste une fois de plus. De Gaulle, nous rappelez-vous, a dit en 1941 : « Il existe un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde ».
Vingt fois un siècle, ça fait deux mille ans. Comme il n’y a aucune raison particulière pour que de Gaulle ait fait allusion à l’année 40 avant Jésus-Christ, il voulait à l’évidence dire a) que ce pacte datait de la naissance de la France, b) que cette naissance coïncidait avec l’an 1 de notre ère, donc avec la date de naissance conventionnelle (mais fausse) de Jésus.
Première énorme sottise. Ça peut être effectivement commode pour des curetons laïcs de suggérer que l’avènement du Christ et celui de la France furent simultanés, histoire de bien brosser le chauvinisme dans le sens du poil, mais aucun historien ne soutient que la France est née en l’an 1. Il y a bien des dates que l’on peut retenir à cet effet, et naturellement aucune n’est pleinement satisfaisante, le processus ayant été progressif, mais la fourchette communément admise va de 500 à 1 200.
Si vous n’êtes pas d’accord avec cela, il vous incombe de citer l’événement historique survenu aux alentours de l’année 1 qui aurait donné naissance à la France.
Deuxième énorme sottise : « la liberté du monde » n’étant ni une personne morale ni une personne physique, et « la grandeur de la France » étant un machin vaporeux qui n’existe pas, s’il y a eu « pacte », il ne peut avoir été signé qu’entre la France et « le monde ».
Merci, donc, de bien vouloir nous montrer un scan du papelard, avec les signatures des chefs d’État et la date (aux alentours de l’an 1, donc).
Si vous poussez la mauvaise foi, comme le général de Gaulle, jusqu’à prétendre que nan, nan, en fait il s’agissait d’une façon de parler, c’est juste que la plupart du pays du monde reconnaissaient, vers l’an 1 (voire 500 ans plus tard, si vous y tenez), qu’ils ne pouvaient être « libres » à moins que la France ne fût « grande » (whatever that may mean, puisque cette phrase immortelle est censée avoir été prononcée en Angleterre), merci, à nouveau, de bien vouloir étayer cette assertion à l’aide de faits historiques incontestables et datés.
Une fois que vous les aurez trouvés (phrase totalement hypothétique, bien entendu), vous leur juxtaposerez tous les faits historiques connus tendant à montrer le contraire, à savoir que tel ou tel pays du monde commençait à en avoir plein le dos de la « grandeur » de la France, de ses conquêtes, de son militarisme et de sa prétention.
Puis vous ferez la moyenne, et vous viendrez nous dire si « le général de Gaulle » était un historien lucide et profond ou s’il se f… simplement de notre g… (j’emploie là un vocabulaire de caserne que le « général » lui-même affectionnait).
Quand on pense que les Français se gargarisent encore de cette insondable sottise, toujours inscrite au pied de la croix de Lorraine à Colombey-les-Deux-Églises, à l’heure même où ils soutiennent leurs députés qui empilent de nouvelles dépenses à qui mieux-mieux dans l’un des pays les plus endettés du monde, on se dit que ce dont la France a besoin, c’est beaucoup moins de « grandeur » et beaucoup plus de réalisme, de modestie et de sens de l’effort. Sans lesquels il n’est pas de liberté.
Ah, il me semblait bien qu’il faudrait répondre aux accusations de l’ignorance.
Donc, 500 ans après l’an 1, effectivement, Clovis :
« Pour moi, l’histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la Préhistoire gallo-romaine et gauloise. L’élément décisif pour moi, c’est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l’histoire de France à partir de l’accession d’un roi chrétien qui porte le nom des Francs. »
https://x.com/Gaullisme_Fr/status/1841544570208723361
« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France… Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur. »
De Gaulle, Mémoires de guerre
On peut évidemment nier les racines chrétiennes du pays pour justifier son suprémacisme, on rejoint les pantouflards dénoncés par celui qui reconnut qu’il n’y avait plus moyen pour le pays de dominer au nom de la liberté de justice prônée par le Christ, et que l’effort nécessaire à la grandeur de la France passait par cette prise de conscience :
« Nous, nous sommes ce pays-là. C’est conforme au génie de la France. Nous n’en sommes plus à la domination et à vouloir l’établir. Mais nous sommes le peuple fait pour rétablir, aider la coopération internationale. C’est ça notre ambition nationale aujourd’hui. Et faute de cela nous n’en aurions aucune. Mais il nous en faut une. Et celle-là nous l’avons. Elle est pour le bien de l’homme. Elle est pour l’avenir de l’humanité. Et il n’y a que la France qui puisse jouer ce jeu-là. Il n’y a que la France qui le joue. »
https://fresques.ina.fr/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00111/entretien-avec-michel-droit-deuxieme-partie.html
Voilà qui rejoint notre discussion précédente, et la définition fondamentalement chrétienne de l’exercice de la liberté, quand la grandeur, et ici nous nous rejoignons, n’est plus à la domination mais à la réconciliation.
Réconciliation qui demande, comme vous le soulignez avec de Gaulle, je vous cite : « réalisme, modestie et sens de l’effort. Sans lesquels il n’est pas de liberté ».
Souvenir éternel et paix à leurs âmes !
« Le registre est devenu celui de la haine – au détriment de la courtoisie. » (PB)
S’il le faut absolument, j’accepte de faire un effort pour enrober de courtoisie ma haine du nazisme (entre autres).
À ce sujet, il est instructif de « relire » (comme disent les cuistres) un texte insuffisamment connu :
« Que l’on comprenne bien notre geste : nous ne faisons pas oeuvre de haine ni même d’hostilité ; nous donnons simplement au public français un document que, contrairement à l’opinion du Führer, nous jugeons indispensable qu’il possède. […] »
« Cela parce que Hitler a jusqu’ici obstinément refusé de laisser publier en français Mein Kampf (Mon combat), le livre qui, répandu en Allemagne à plus d’un million d’exemplaires, a eu sur l’orientation soudaine de tout un peuple une influence telle, qu’il faut, pour en retrouver l’analogue, remonter au Coran. […] »
« D’autres objections viseront certainement la liberté que nous prenons de publier un ouvrage sans l’agrément de son auteur. Pour ceci, il nous a semblé que le cas d’espèce planait bien au-dessus des conventions commerciales ordinaires […]. »
« Au surplus – et c’est à son honneur – Hitler n’est pas un homme d’argent ; il n’a pas écrit son livre pour battre monnaie. S’il s’oppose à sa diffusion en France, c’est parce qu’il y voit des inconvénients pour sa politique. Et c’est justement pourquoi nous y voyons des avantages. Il nous excusera de nous les assurer à l’aide d’un petit coup de force – qui est bien, au surplus, dans la manière allemande […]. »
Il s’agit bien de la préface de l’éditeur à la traduction pirate de Mein Kampf publiée par Les Éditions latines en 1934, grâce à l’aide financière de la Ligue internationale contre l’antisémitisme. Initiative qui valut à l’éditeur d’être traîné devant la justice française par « Monsieur Hitler » lui-même, comme manque tout juste de le désigner l’auteur de ce texte, à l’instar des journalistes qui donnent du « Monsieur Poutine » long comme le bras au nain sanguinaire du Kremlin aujourd’hui, même lorsqu’ils sont anti-poutinistes.
On remarquera l’exquise courtoisie du préfacier de Mon combat. Les gants beurre frais sont de sortie. La langue est parfaite, les égards irréprochables. On va même jusqu’à reconnaître à l’intéressé des qualités qui sont « tout à son honneur ».
Quelqu’un écrirait sur ce ton au sujet d’Hitler aujourd’hui qu’il serait certainement accusé de néo-nazisme. Or, l’auteur de ces lignes non seulement représentait un groupe d’adversaires résolus du nouveau chancelier allemand, lesquels cherchaient éperdument à éveiller à la menace hitlérienne des Français trop insouciants, mais il écrivait avant l’invasion, donc prenait des risques sans commune mesure avec les « anti-fascistes » d’aujourd’hui.
Aucun historien du nazisme, aussi peu militant et professionnel soit-il, ne s’aviserait d’une telle « courtoisie » de nos jours.
Faut-il donc être courtois envers l’islam, les « islamistes » et les musulmans aujourd’hui ? Faut-il l’être à l’égard du communisme et des communistes, de fait sinon auto-proclamés ?
La courtoisie s’oppose-t-elle à la haine, n’est-elle qu’une façon de l’envelopper ? Ne faut-il pas haïr le nazisme, aussi bien que l’islam et le communisme ?
Ces questions sont d’autant plus aiguës que le préfacier de 1934 traçait un parallèle entre Mein Kampf et le Coran, montrant qu’à l’époque, le moindre Français un tant soit peu cultivé considérait bien évidemment ce dernier comme le manuel d’une religion barbare et haïssable.
De même que lorsque Jules Monnerot, publiant en 1949 sa Sociologie du communisme, écrivait que ce dernier était l’islam du XXe siècle, non seulement c’était une incrimination gravissime pour le communisme mais cela reposait sur l’évidence partagée par la plupart que l’islam était une abomination.
En 2025, l’envahisseur musulman a largement commencé à massacrer le peuple français, ce qui n’était pas le cas des Allemands lorsque l’édition française de Mein Kampf avait paru en 1934. Quant aux méfaits des communistes dans notre pays et ailleurs, est-il vraiment besoin de les souligner ? L’heure est-elle encore aux ronds-de-jambe propulsés par un français Grand siècle ? Ne retardent-ils pas les tâches bien plus urgentes qui nous appellent ?
Allons enfants de la Patrie ? Mais, Monsieur Bilger, il n’y a plus de patrie !
Au village, les enfants de l’école ont chanté la Marseillaise devant le monument aux morts où il est gravé : « Ne pas subir ». Alors que l’on ne fait que ça.
De derrière le portail de la demeure de mes défunts parents, je regardais la scène. De voir toutes ces jolies frimousses qui allaient peut-être devenir de futurs soldats pour une cause qui n’est plus celle de défendre notre pays, j’en étais malade.
Philippe Bilger est plus inspiré par quelques lignes de Jean-Jacques Goldman que par les livres d’Éric Zemmour et de Jordan Bardella. Comme je le comprends.