Boualem Sansal immortel : il le vaut bien…

Même si je n’ai rencontré Boualem Sansal (BS) que durant deux jours, à l’occasion d’un colloque organisé par Arnaud Benedetti et La Revue parlementaire, il me semble l’avoir connu depuis toujours. Mes échanges avec lui ont été empreints d’une telle densité, d’intelligence et de profondeur amplifiées par son extrême courtoisie et sa grande gentillesse, que j’ai davantage appris sur lui et par lui « que si j’avais – eu – mille ans », pour m’abriter derrière le génial Baudelaire.

On devinera alors aisément pourquoi son élection royale à l’Académie française a comblé l’admirateur et le lecteur que je suis. Mais, au fond, bien davantage encore.

À ceux qui pourraient mégoter en regrettant que ce ne soit pas l’écrivain – ou pas seulement – qui ait été couronné, mais le militant de la cause française et le prisonnier intrépide, je répliquerais qu’il s’agit au contraire d’une formidable chance pour l’Académie française : celle de sortir un peu des livres pour entrer dans les vertus, de fuir les hommages abstraits et les considérations sans risque, afin de se consacrer à une personnalité d’une absolue plénitude morale et intellectuelle.

BS va projeter dans l’Académie française, où j’ai un ami cher, cette rareté qu’est un authentique héroïsme littéraire. C’est une chose de se répandre médiatiquement, dans des émissions cultivant un entre-soi de luxe ; c’en est une autre de prendre les mots au tragique, d’avoir risqué sa peau et sa vie, de n’être pas seulement un dialecticien de salon ou en chambre, mais une lumière face à laquelle l’ensemble des talents et des réputations devraient s’incliner.

Le corps et sa résistance de BS ont été mis à l’épreuve, pas seulement ses concepts.

L’Académie française, en l’accueillant triomphalement, s’honore elle-même, regagne, si besoin était, l’estime de beaucoup de ceux qui, par ignorance ou par sarcasme, la moquaient, et va donner à ses combats les plus légitimes pour la défense de la langue française une ampleur inégalée.

Parce que BS leur fera comprendre que ce n’est pas qu’une affaire de mots.

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Voir les Commentaires (34)
  1. @ duvent le 3 février
    @ Mary Preudhomme le 3 février

    Bon, Boualem Sansal a 80 ans. Son éditeur l’a dit, son avocat également, Le Monde le confirme… et il paraît impossible qu’il ait obtenu un diplôme d’ingénieur de Télécom Paris en 1965, à l’âge de 16 ans (voir l’onglet « Discussion » de sa fiche Wikipédia).

    Cela ne change rien au bien-fondé de son élection à l’Académie française… d’autant plus que cette règle des 75 ans a été édictée par les Immortels eux-mêmes le 30 septembre 2015. Soit plus de 380 ans après la création de cette institution, dont le fondateur, le cardinal de Richelieu, n’avait pas cru nécessaire d’établir cette barrière. Selon Hélène Carrère d’Encausse, alors secrétaire perpétuelle, il s’agissait d’« équilibrer la pyramide des âges » au sein de l’Académie et de rendre plus facile l’entrée de femmes sous la Coupole… Elles étaient cinq en 2015… Elles sont sept aujourd’hui… L’Académie prend son temps pour atteindre la parité…

    À noter que Boualem Sansal n’est pas le premier à enfreindre ce point contestable du règlement de la docte assemblée. En 2021, l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa a été élu à 85 ans… et nul ne s’en est ému.

    Quant à vos dénonciations d’une honteuse tricherie du nouvel Académicien, qui se serait rajeuni, d’autres, dont son éditeur Antoine Gallimard, n’y voient qu’une « coquetterie ». Voilà une explication que devrait aisément comprendre la gent féminine… qui n’a jamais été avare de cette tricherie… non… de cette coquetterie. Holà ! Un tel propos est désormais sexiste et va me valoir l’opprobre générale des féministes… mais j’assume de prendre ce risque, parce que Boualem Sansal le vaut bien…

  2. Il est étrange de voir que lorsque Mary Preud’homme relève un manquement dans le comportement de l’illustre haut fonctionnaire algérien devenu académicien, un silence profond — qui ressemble étrangement à une désapprobation teintée de censure — constitue la seule réponse…

    Il serait beau de voir qu’en France il faille encore passer par les fourches caudines de l’opinion, cette opinion qui sert bassement des intérêts qui ne sont pas ceux de la France…

    Il serait bon que l’on nous dise la raison de cet abaissement de l’exigence morale, car il n’est pas acceptable — ou plutôt, je n’accepte pas — que, pour satisfaire la médiocrité, les manquements à la vertu soient portés aux nues.

    Qu’il faille désormais ignorer la vérité, choisir par défaut, trahir par compromission, oublier l’éthique, et que chacun cherche à se prévaloir de lois non écrites pour justifier ce qui n’est qu’une abjection pure et simple, voilà le signe d’une déliquescence sans retour…

    Mais il importe peu que les lois morales soient foulées aux pieds, que la justice se couche, que l’intérêt général s’efface : une loi supérieure viendra tout remettre en ordre, et cette loi sera sans remède ni pitié… LEX OBLIVIONIS !

  3. L’élection de Boualem Sansal par tous les membres de l’Académie française, sans exception, est évidemment très politique. Je serais curieux de savoir combien d’Immortels connaissent directement l’œuvre de cet écrivain, combien de livres ont effectivement été lus.

    M. Sansal a été plébiscité parce qu’il a suscité la sympathie, une forme de reconnaissance et même de pitié. Une petite entorse au règlement de l’Académie a été balayée avec entrain ; l’âge du binational a été escamoté par une pirouette de prestidigitateur. Trois fois rien, cela ne fait rien, n’est-ce pas ? Et puis le cas de figure est tellement singulier : c’est de l’art, pas du cochon.

    Cette élection est censée irriter le pouvoir algérien, alors que celui-ci considère qu’il s’agit d’une affaire franco-française. Les membres de la diaspora algérienne sont traités comme des traîtres par un pouvoir qui ne reconnaît qu’une seule langue officielle, l’arabe algérien.

    Le régime islamo-communiste des Chabounis déteste la France et la langue française, qui joue pourtant un rôle important dans de nombreux domaines. La langue de Molière y est qualifiée de LFE, Langue Française Étrangère. Elle est interdite dans les écoles publiques, alors même que le français est, par la force des choses, largement utilisé dans le pays.

    Les Chabounis jonglent une fois de plus avec les contradictions. Pour eux, la destruction est inscrite en lettres d’or dans un cercle de feu. La rentabilité n’est en rien un paramètre de leur économie sclérosée. Ils rêvent d’éradiquer la langue française, comme ils ont réussi à expurger certains dialectes autrefois parlés en Algérie, par exemple le chapourlao de la région d’Oran.

    Le chapourlao était ma langue maternelle. Elle n’existe plus. La nostalgie n’est absolument pas ma motivation, car j’ai eu la chance de rester en vie, de passer à autre chose, d’embrasser de nouveaux langages, de nouvelles cultures, et donc de grandir.

    Autant de choses incompréhensibles pour le pouvoir socialiste, dont la décroissance, au nom d’idéaux fumeux, constitue la marque de fabrique.

  4. @ Mary Preud’homme le 3 février 2026

    Alors là, je vais vous faire une révélation : je lis tout le monde, et quand je ne réagis pas à ce qu’écrit notre hôte, je le fais souvent à l’alchimie des commentateurs. Il se peut aussi, j’imagine, que je voie traîner une idée quelque part et ne me rappelle plus d’où elle vient, et y réagisse…
    Il me semble qu’il n’est guère possible d’astreindre un esprit qui va de l’avant à noter toutes les traces de sa progression. Ce qui pourrait déclencher une culpabilité chez moi serait d’avoir cru inventer quelque idée que je n’aurais fait que récolter chez un autre : le plagiat, même inconscient, me paraît un crime littéraire capital.

    Il y a diverses autres choses qui ne sont pas belles, comme se servir de son talent pour de mauvaises causes, comme Louis-Ferdinand Céline dans Bagatelles pour un massacre, ou bien, moins grave mais tout de même, montrer de la mauvaise foi dans des débats qui devraient être une recherche collective de la vérité.

    J’ai écrit — et je vous assure que je le pense — que prescrire un âge maximum à l’Académie française est idiot, mauvais pour les candidats et, à plus long terme, pour l’Académie. Si monsieur Boualem Sansal avait dit la vérité, lui fermant la porte d’un endroit où il rêvait d’entrer et qui est fait pour des gens de sa trempe, j’aurais trouvé cela sublime — mais sublime, on ne l’est pas tous les jours.
    Il me semble qu’il vaut mieux l’être pour tenter de démocratiser une dictature, voire peut-être dans son œuvre, que je n’ai pas lue, que pour se plier à une règle sordide. Quand quelqu’un est grand par ce qui compte et simplement humain pour le reste, il y a lieu de faire semblant de ne pas voir qu’il a rejoint les Immortels par quelque chemin de traverse.

  5. Mary Preud'homme

    @ Lodi

    Il est vrai que vous ne vous adressiez pas à moi, bien que vous ayez réagi (un peu de franchise, Monsieur) suite à l’une de mes remarques concernant la limite d’âge des candidats au fauteuil prestigieux des quarante membres de l’Académie française.
    Et comme déjà écrit, le seul problème soulevé dans le présent sujet était uniquement de savoir dans quelle mesure on pouvait faire confiance à une personne n’hésitant pas à contourner un règlement s’appliquant à tous, et dans ce cas tricher (ou mentir) sur son âge pour obtenir une faveur.

    Mais peut-être que pour vous ce genre d’entourloupe c’est peanuts ! Triste mentalité et lamentable exemple pour notre jeunesse !

  6. @ Mary Preud’homme le 2 février 2026

    Je ne m’adressais pas à vous, mais à tout le monde. Comme je l’ai déjà dit, je suis contre le fait d’écarter des gens pas plus dangereux ou incapables que les autres — en l’occurrence, les vieux ! Et pour les pauvres vieux, et dans l’intérêt de l’Académie…

    Eh oui, il ne faut sélectionner que sur des critères élitistes : tel est un grand écrivain, tel autre un promoteur de notre langue, de notre pays ou de nos valeurs, ou encore un cocktail miraculeux de tout cela.

    Certains pensent que monsieur Sansal réunit les trois qualités évoquées plus haut ; une seule, à vrai dire, le qualifierait déjà de mon point de vue… Si je ne suis pas intervenu directement sur le cas de monsieur Sansal, c’est parce que je le connais assez mal : d’abord pour ne rien avoir lu de lui, ensuite pour ne pas avoir suivi spécialement ses luttes. Mais il semble être un écrivain reconnu, qui a combattu pour la liberté du malheureux peuple algérien, pour la langue française et pour d’autres causes honorables ; je n’ai donc rien contre son entrée à l’Académie.

    Il y sera à la fois honoré et utile et, on peut l’espérer, protégé de la tentation de retourner en Algérie.

    Bien sûr, il est beau d’être courageux, et il a peut-être été utile au peuple algérien de se dévouer pour lui ; mais à présent, il me semble qu’il ne peut plus faire davantage par une nouvelle tentative et qu’au contraire il doit se consacrer à son œuvre, ou, s’il le veut vraiment, à son rôle d’intellectuel critique du pouvoir et passeur de cultures, de ce côté de la Méditerranée.

  7. Mary Preud'homme

    @ Serge HIREL
    @ Lodi

    C’est quoi, ces réflexions à la noix qualifiant de ridicules les règles de candidature au prestigieux fauteuil de l’Académie française ?
    Sans compter que, par ce jugement à l’emporte-pièce, destiné uniquement à dénaturer mon propos, vous avez pris bien soin de ne pas répondre sur le fond, à savoir ce que l’on pourrait penser d’une personne prête à mentir sur son âge afin de se qualifier pour obtenir un avantage quelconque ou prétendre à un poste ou à une situation honorifique.

  8. @ duvent le 1er février
    « Qu’est-ce que c’est que ce texte affecté, hypocrite et mielleux ? À qui le destinez-vous ? Pas à moi, c’est certain… »

    En réponse à mon commentaire qui vous était adressé (si, si…), je m’attendais à recevoir une douce brise… Mais, comme d’hab’, vous avez préféré souffler l’ouragan… qui détruit, qui ravage… mais qui, finalement, se meurt en rafales que plus personne ne craint. Bon vent, duvent… D’autres vents, plus agréables, m’attendent. Je me permets de vous faire partager l’un d’eux…
    https://www.youtube.com/watch?v=64kmPHOQJRg

  9. Je pense que la règle selon laquelle on ne peut élire quelqu’un au-delà d’un certain âge est stupide : il est évident qu’on ne nommerait pas un gâteux. De plus, cela envoie un signal d’exclusion à des personnes âgées déjà bien assez infériorisées comme cela. Enfin, je pense que, si l’on voulait instaurer une limite d’âge — à quoi je m’oppose — il faudrait la repousser au rythme des progrès de la science, si l’on voulait donner à la chose un caractère qui fasse un tant soit peu sens ; sauf que l’Académie française légifère, en quelque sorte, sur le beau langage, mais pas sur l’avancement de la médecine.

    D’autre part, je n’aurais rien contre le fait que l’Académie s’ouvre à des jeunes plus brillants que la lame des épées de leur uniforme. Il faut chercher l’excellence partout, de même que l’écrivain ne recule devant rien pour perfectionner son œuvre.

  10. Mary Preud'homme

    @ Serge HIREL

    Tricher sur son âge n’est certainement pas un signe de franchise, d’autant plus pour obtenir certains avantages.
    Notre nouvel immortel est né le 10 mars 1944 et non le 15 octobre 1949. Ce qu’a affirmé son éditeur, précisant que Boualem Sansal se serait rajeuni de cinq ans par coquetterie ! Il est vrai qu’une fois devenu immortel, les années n’ont plus d’importance.
    BS aurait aussi raconté que dans son bled de Theniet El Had, l’état civil n’existait pas et que son père ne l’aurait déclaré que cinq ans et demi plus tard. Pile poil l’année de sa mort ?

  11. @ Serge HIREL le 1er février 2026

    Qu’est-ce que c’est que ce texte affecté, hypocrite et mielleux ?
    À qui le destinez-vous ? Pas à moi, c’est certain…

    Monsieur Hirel, vous vous entichez du premier fantoche qui passe, au prétexte imbécile que vous seriez aimé, ou que le français aurait trouvé une plume, ou qu’un héros décati vous paraît irrésistible ; mais enfin, tout le monde n’est pas gâteux…

    Que vous trouviez des héros à votre mesure, libre à vous ; que vous m’engagiez à tomber en pâmoison devant une vieille hase scrofuleuse, ça, c’est un peu fort, mais aussi excessivement repoussant.

    Dès lors, je vous invite à revoir en quoi consiste un héros, puis, armé de ce patron que vous trouverez aisément dans les ouvrages classiques (et vous avez le choix…), posez-le en équilibre sur votre hase tremblante et dites-moi ce que votre toise révèle.

    Si vous êtes le porte-voix, alors il faudra bien vous y faire : la vôtre ne porte pas bien loin !

    Voici mon compliment !

  12. @ Achille le 1er février
    « Je ne pensais pas que [Boualem Sansal] irait jusqu’à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence ! »

    Faut-il vous rappeler que la bande d’arrêt d’urgence est réservée aux ambulances ?
    Faut-il vous rappeler qu’il est interdit de tirer sur une ambulance ?
    Faut-il vous faire découvrir que votre commentaire est, de ce fait, en dehors des clous ?
    Mais il est vrai que la macronie, pour survivre encore quelques mois, ne s’embarrasse pas des règles de bonne conduite…

  13. @ Mary Preudhomme le 31 janvier
    « Une élection éminemment politique (…) »

    Et alors ? La défense de notre langue, de notre culture, de nos mœurs, de notre civilisation n’est-elle pas une affaire essentiellement politique ?… Et pour quelle raison obscure, l’Académie française ne pourrait-elle pas y participer ? N’a-t-elle pas été fondée par le cardinal de Richelieu, l’un des meilleurs politiciens de notre histoire, pour « contribuer à titre non lucratif au perfectionnement et au rayonnement des lettres » ? N’est-ce pas là une mission politique, au sens le plus noble du terme ?

    Quant à votre allégation sur l’âge truqué du capitaine, elle est d’un ridicule achevé… tout comme cette clause des 75 ans introduite voici une quinzaine d’années dans le règlement de l’Académie française, probablement pour éliminer deux ou trois candidatures qui ne plaisaient pas, mais qui, néanmoins, ne pouvaient pas faire l’objet d’un refus officiel, qui aurait fait scandale dans le petit monde des écrivains en renom. Aujourd’hui, par exemple, elle empêche FOG (77 ans) de prétendre à l’habit vert… À chacun de juger si, dans ce cas, cette barrière est une honte ou un bienfait…

  14. @ Achille le 1er février
    « Boualem Sansal semble entretenir des relations très amicales avec Philippe de Villiers. »

    Eh bien oui, il peut arriver que deux écrivains soient amis, que deux Français s’entendent, que deux caractères trempés se reconnaissent… et que tous deux partagent un certain nombre d’idées sur l’avenir de notre pays, en particulier sur le fait qu’il est indispensable que la macronie disparaisse pour qu’il retrouve le chemin de sa puissance…

  15. @ duvent le 1er février
    « Une flagornerie vous suffit pour venir nous vendre un fantoche »

    Il est dommage que vous souffliez la tempête en tous sens… Que vous affaliez les voiles d’un esquif qui arbore le pire pavillon misogyne n’est que juste et salutaire… et si le marin peu courtois est jeté à l’eau par votre vague de courroux, il n’est pas nécessaire de le sauver…

    Mais pourquoi vous en prenez-vous aussi à l’écrivain francophone revenu des ténèbres algériennes, qui chante son amour de la France, de notre langue, de notre culture ? Pourquoi, au contraire, ne pas l’accueillir avec joie, d’autant plus qu’il est un peu seul à tenir ce discours parmi ceux qui, aujourd’hui, franchissent la Méditerranée pour se trouver « un confortable terrier »… qu’ils occupent en bousculant les autochtones, voire en les trucidant ?

    Certes, son langage n’est pas celui du Français ancien élève de notre sacro-sainte Éducation nationale, mais il correspond parfaitement à son plumage d’écrivain qui aime les belles phrases, à son caractère pacifique et affable, à son rôle de passerelle entre deux cultures, entre deux civilisations qui, aujourd’hui, se côtoient sans trop s’entendre…

    Allez, faites un petit effort, envoyez-lui un compliment sous forme d’alizé… ou même de sirocco, qui lui rappellera sa prime jeunesse dans l’Ouarsenis, son adolescence dans le quartier Belcourt à Alger et ses premières amours du français qui l’ont conduit jusqu’au quai Conti.

    Juste un petit effort pour dire à Boualem Sansal que nous l’aimons autant qu’il nous aime…

  16. @ Ellen le 1er février 2026
    « Auriez-vous préféré que BS soit à gauche, ou à l’extrême islamo-gauchiste, proche de LFI ? Ou de LR, qui se cherche toujours sans jamais trouver la bonne sortie pour s’imposer intelligemment ? »

    Je ne me serais pas particulièrement formalisé si Boualem Sansal avait été de droite dure, mais je ne pensais pas qu’il irait jusqu’à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence ! 😊

  17. @ Xavier NEBOUT le 31 janvier
    « Nous avons un grand historien qui devrait être à l’Académie (…). Il s’agit de Bernard Plouvier »

    Plouvier est un sinistre complotiste qui penche fortement vers l’extrême droite, la vraie, celle qui admire le fascisme, le vrai. Il est dommage qu’il parvienne à passer entre les gouttes, en particulier en se disant membre – depuis 1980 – de l’Académie des Sciences de New York. Cette association, qui réunit des savants, des chercheurs et des étudiants du monde entier, quelle que soit leur discipline, bénéficie d’une excellente réputation, qu’elle mérite. Mais elle présente un grave défaut : y adhère qui veut, moyennant le paiement d’une adhésion (135 dollars US par an). Ce qui permet à des gougnafiers de se faire une carte de visite ronflante à peu de frais…
    « L’historien » Plouvier en est membre en qualité de… médecin.

    Par ailleurs, votre méchante critique sur la gabegie financière qui régnerait à l’Académie française relève d’une méconnaissance crasse de cette institution. L’État paie 114 euros par mois à chaque académicien (ils sont quarante). Les quatre les plus âgés et les quatre les plus anciens touchent le double et les onze membres de la Commission du Dictionnaire reçoivent entre 120 et 228 euros par séance. Au total, aucun académicien ne perçoit plus de 3 180 euros par an. Soit au total une dépense pour l’État de moins de 130 000 euros (à comparer avec le salaire annuel brut de l’époustouflante Delphine Ernotte – 400 000 euros).

    Cependant, pour être complet, il faut s’intéresser au budget de l’Institut de France, qui, sur le plan financier, chapeaute les cinq Académies installées au sein du palais de l’Institut de France, quai de Conti (Académie française, Académie des inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des beaux-arts, Académie des sciences morales et politiques). Chaque année, l’État verse à cette institution environ 15 millions d’euros, soit 20 % de son budget annuel, dont les recettes proviennent essentiellement de la gestion des 18 propriétés historiques qu’elle administre au nom de l’État, et de ses fondations, alimentées par des dons et des legs.

    Outre les indemnités accordées aux académiciens (environ 500 au total), cet apport de l’État permet de payer les salaires des fonctionnaires attachés au palais du quai de Conti et une part des travaux de restauration de celui-ci. Une dépense à comparer par exemple aux 50 millions d’euros accordés à l’Arcom et aux 3,4 milliards d’euros dont bénéficie l’ADEME, dont les 1 300 fonctionnaires ne tarderont plus à nous apprendre à lacer nos chaussures écologiquement…

    Bon à savoir enfin : le coût de l’habit vert et de l’épée que tout académicien doit porter – environ 35 000 euros – est à sa charge…

  18. @ Tipaza le 1er février 2026
    « De même que l’ignorance grammaticale ne saurait rendre un cheval malheureux, la folie ne fait point le malheur de la femme, puisqu’elle est conforme à sa nature. »

    Parfaitement, et donc ?

    Vous-même, équipé comme il se doit (c’est une présomption hâtive, hasardeuse et complètement folle…), devez sans doute votre acuité et votre grande intelligence à votre genre, ce qui fait que moi, et d’autres déséquilibrées à qui la nature, encore plus folle, a confié l’espèce, devrions ramper devant tant de gloriole et de finesse…

    Mais oui, ma foi, pourquoi pas, et donc je vais vous en donner des sujets d’être satisfait !

    Ici, vous écrivez ceci :

    « Il est beau, il est bon, il est grand que Boualem Sansal ait dit :
    “La France m’a tout donné : une langue qui pense, une littérature qui éclaire, une civilisation où la liberté s’apprend dans la beauté et la durée.” »

    Je dis que vous ne valez pas grand-chose et que l’on achète à peu de frais votre acquiescement.
    Une flagornerie vous suffit pour venir nous vendre un fantoche, donc le mérite illusoire repose sur une expérience héroïque acquise dans son pays à lui… qui n’est pas la France.

    Choisir sa vie, Monsieur Tipaza, ce n’est pas chercher un confortable terrier… et ce n’est pas non plus utiliser des haines recuites pour se draper dans un parangon de vertus qui fleure la fange.

    Votre niveau d’héroïsme laisse à désirer, mais il est conforme à votre niveau de courage.

    Par ailleurs, votre héros de la dernière minute ne ressemble pas à celui de la vingt-cinquième heure…

    Tant de mauvaise foi laisse voir ce qui dépasse, et ce qui dépasse me fait penser à Rabelais.

    Ne se distinguent que des torche-culs, tant et si bien que nous ne savons plus qui est le torche-cul de l’autre.

    Je précise, pour les âmes sensibles, qu’il n’est pas nécessaire de hurler à l’outrage : « torche-culs » est beaucoup moins offensant que bien des théories fumeuses dont le seul but est de nuire durablement à la raison…

  19. @ duvent le 1er février 2026

    Connaissez-vous ces deux citations ?

    « Souvent femme varie, bien fol est qui s’y fie » ?
    Ce n’est pas d’Érasme, mais cela aurait pu l’être : elle a été énoncée à peu près à la même époque.

    En revanche, cette citation est bien d’Érasme, dans Éloge de la folie :
    « De même que l’ignorance grammaticale ne saurait rendre un cheval malheureux, la folie ne fait point le malheur de la femme, puisqu’elle est conforme à sa nature. »

    Il est beau, il est bon, il est grand que Boualem Sansal ait dit :
    « La France m’a tout donné : une langue qui pense, une littérature qui éclaire, une civilisation où la liberté s’apprend dans la beauté et la durée. »

    Cette seule déclaration mérite l’entrée au panthéon des Immortels — les vrais, ceux qui ont eu le courage de choisir leur vie.

  20. « L’Académie française, en accueillant triomphalement [Boualem Sansal], s’honore elle-même » (PB)

    Non seulement elle s’honore, mais elle met aussi une belle paire de claques à trois personnages qui ont en commun d’avoir maltraité le nouvel Académicien :

    Tebboune, qui l’a pris en otage pour sauver sa dictature, dont la rue algérienne ne veut plus, en ranimant la haine de la France et la « rente coloniale », laquelle permet au FLN, depuis 1962, de se maintenir au pouvoir ;

    Macron, qui n’a jamais pris la mesure de l’affront ainsi fait à la France et a laissé un intellectuel français croupir pendant près d’un an dans les geôles d’Alger, alors qu’il fallait tout entreprendre pour l’en faire sortir immédiatement ;

    Barrot, qui est allé jusqu’à faire le voyage d’Alger pour se mettre à plat ventre devant « la momie » — et mettre la France à plat ventre devant son ennemi —, est rentré bredouille, mais content de lui, comme si sa mission avait été un succès.

    En accueillant triomphalement BS, l’Académie a aussi participé au rapprochement futur de la France et de l’Algérie, qui deviendra une réalité lorsque, tant à Paris qu’à Alger, de nouveaux dirigeants auront la sagesse de ne plus tenter d’écrire une impossible histoire commune de l’indépendance algérienne et de se tourner vers l’avenir, en évitant à tout jamais d’utiliser le passé pour opposer les deux peuples.

    L’histoire personnelle de Boualem Sansal dit mieux que toute autre que ce rapprochement n’est pas une utopie. Dans la liste des Immortels, son nom figurera flanqué des drapeaux français et algérien côte à côte, parce qu’il aime autant son pays d’origine, qu’il a servi, que son pays d’adoption, qu’il vénère. Pourquoi cette singularité devrait-elle le rester ? D’ailleurs, il n’est pas tout à fait exact qu’elle le soit…

    Au sein de l’Académie, BS n’est pas le premier à illustrer pleinement cette double culture. Algérienne elle aussi, Assia Djebar, qui avait obtenu la nationalité française en 1967, a siégé quai Conti de 2005 jusqu’à sa mort en 2015. Elle aussi a su marier ses deux cultures, les aimer également, grâce à la langue française, qu’à l’époque les maîtres d’Alger n’avaient pas encore osé chasser du quotidien de leurs concitoyens.

    Oui, à plus ou moins longue échéance, d’abord grâce à leurs liens culturels, grâce à leurs intellectuels, francophones ou non, Paris et Alger peuvent retrouver le chemin d’un dialogue constructif, d’autant plus que des millions de familles possèdent des attaches sur les deux rives de la Méditerranée…

    Mais il faut pour cela que, loin d’accepter de leur être soumis pour expier des péchés d’un autre temps, les dirigeants français aident le peuple algérien à se débarrasser de despotes décatis qui, par la peur, le contraignent à leur obéir et qui, aux rêves de grandeur qu’offraient l’indépendance obtenue face à la France et les ressources naturelles du pays, ont préféré le conduire vers le tiers-mondisme et la pauvreté.

    Encore faut-il aussi que la France — qui doit donc être ferme vis-à-vis d’eux — ne se tire plus une seule balle dans le pied après celle qu’elle s’est infligée en permettant — en soutenant ? en organisant ? — la honteuse équipée de Mme Royal, le jour même où Boualem Sansal entrait à l’Académie. Que faire de cette mémé intenable ?

    Même les manchots ne méritent pas qu’on l’envoie en exil chez eux… Une idée me vient : l’enfermer dans le placard à balais de l’Élysée. Cela devrait la satisfaire… Elle n’a pas abandonné son rêve de s’installer au Château et adore cirer les pompes présidentielles… Mais, il est vrai, quand ce sont des babouches…

    Conseil au futur président : ne pas ouvrir le placard malgré ses cris… et même en perdre les clés, la dame étant capable de tenter de présider un Conseil des ministres…

  21. Achille, mais où est le problème à être à droite de la droite française, en défendant notre pays comme le font Philippe de Villiers et son frère, le général Pierre de Villiers, contre les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur ?
    Auriez-vous préféré que BS soit à gauche, ou à l’extrême islamo-gauchiste, proche de LFI ? Ou de LR, qui se cherche toujours sans jamais trouver la bonne sortie pour s’imposer intelligemment ?
    Réfléchissez une seconde…

    1. Vous n’imaginiez pas un gamelard opportuniste…
      Il ne faut pas se fier à la rumeur : tel est grand, tel est beau, tel est bon…
      Prenez Pascal Praud, un avorton doublé d’un imbécile, porté aux nues par de sordides manipulateurs…

      Alors, si vous m’en croyez, revenez à l’essentiel !
      Érasme nous a décrit la Folie, et elle est belle à voir…
      Brueghel, dans Les Douze Péchés, nous décille ; il vous suffit de raisonner librement…
      https://historia-arte.com/obras/doce-proverbios

    2. hameau dans les nuages

      Allons bon, voilà autre chose… Le respect des cultures, qu’elles soient berbère, kabyle ou française, cela ne va pas non plus ?

  22. Je prends le pari que, dans moins de dix-huit mois, Ségolène Royal va candidater à l’Académie française. Peut-être que, si elle y entre — ce qui n’est pas du domaine de l’impossible, vu le nivellement par le bas de la société française —, elle fera entrer le mot bravitude dans le dictionnaire.
    Cette femme est une calamité. Mais comme elle est de gôche, on ne dira rien et on continuera à la subventionner.

    1. Avant que la coupole du quai Conti ne s’effondre de honte en apercevant l’habit vert orné de symboles islamiques de l’ex-Impératrice des manchots et son cimeterre marchandé au marché aux puces d’Alger, il faut que la Commission du Dictionnaire de l’Académie prenne le temps d’étudier ces deux définitions :

      Bravitude : attitude de la femme politique qui, pour séduire successivement deux électorats opposés, fait le grand écart en se déguisant d’abord en Marianne amoureuse des conscrits, puis en se transformant en Fatima, fille soumise de harem…

      Décrépitude : état de la femme politique qui s’adonne à la bravitude…

  23. Mary Preud'homme

    Une élection éminemment politique, en même temps que discutable, eu égard à l’âge de ce nouvel immortel, soupçonné d’avoir triché sur son âge réel (par coquetterie, nous dit-on), à moins que ce ne soit pour être dans les clous — et censé avoir moins de 75 ans — au moment où il aurait postulé au fauteuil de J.-D. Bredin, devenu vacant en septembre 2021 ?

  24. « L’Académie française, en l’accueillant triomphalement, s’honore elle-même […] et va donner à ses combats les plus légitimes pour la défense de la langue française une ampleur inégalée. » (PB)

    Monsieur Sansal est effectivement devenu pleinement Français par sa confrontation avec notre si belle langue, qu’il a faite sienne. Comme je l’ai souvent écrit ici, on est Français d’abord par l’esprit, par le mode de pensée qui répond à la logique de notre langue, et aussi par la culture acquise à la lecture de nos écrivains depuis des siècles. Y compris par la lecture de La Princesse de Clèves, n’en déplaise à monsieur Sarkozy… En un mot, il a fait sienne la culture française, y compris ses principes constitutionnels fondamentaux.

    L’on peut comparer son attitude face au pouvoir en place à Alger à celle de madame Royal à Alger, qui accepte de s’exprimer en français derrière un pupitre aux mentions en arabe et en anglais, le français ayant été exclu par la législation algérienne !

    La notice que lui réserve Wikipédia est fort instructive sur l’évolution mouvante de ses idées. Elle exprimait, en 2007, « sa nostalgie du service militaire », prônait la mise en place de « lieux d’encadrement à dimension militaire », faisait part de son souhait que tous les Français disposent d’un drapeau de la France chez eux, ou soulignait son attachement à La Marseillaise ; ce qui lui avait valu de dures critiques de l’extrême gauche et des écologistes. Elle en est venue, en 2026, à adopter les éléments de langage de cette même frange politique. En clair, un discours de « l’anti-France », notamment cultivé par les caciques du pouvoir algérien, en premier lieu par monsieur Tebboune…

    Monsieur Sansal serait en mesure de réconcilier l’Algérie et la France, ce qui n’est certainement pas le cas de madame Royal, qui a bu le calice jusqu’à la lie pour se faire bien voir du régime algérien.

  25. « Boualem Sansal immortel : il le vaut bien… » (PB)

    Et pendant ce temps-là, la Pintade du Poitou, qui arrive toujours à trouver un employeur, va se vautrer vers un régime rigoriste religieusement, qui doit bien rigoler de voir cette représentante d’on ne sait pas de quoi, qui raconte aussi n’importe quoi.
    Elle s’en rend compte, mais sa soif d’exister encore un peu, sa soif de paraître importante — alors que plus personne ne veut d’elle — la fait dévisser dans des abîmes de bêtise crasse, pourvu que l’on parle d’elle.
    C’est affligeant, à l’image de ce qu’elle est. Elle se pense encore influente ; on peut se demander comment personne, encore, ne lui ait fait comprendre qu’elle n’est plus rien et qu’en plus elle ne sert plus à rien.

  26. Xavier NEBOUT

    Marchons-nous sur la tête ?

    Le héros du jour est un ancien haut fonctionnaire algérien venu en France à 54 ans, et qui a été naturalisé français à 76 ans dans l’espoir que sa nouvelle nationalité lui permettrait de revoir sa patrie sans être inquiété par le pouvoir algérien.

    Quant à l’Académie, payée par le contribuable pour établir un dictionnaire qui ne vaut d’ailleurs pas grand-chose, faute d’approfondir les étymologies, voilà qu’elle devient une maison de retraite du « bon plaisir » de la République.

    Nous avons un grand historien qui devrait être à l’Académie, mais comme il a le grand défaut de dire la vérité, c’est à celle de New York qu’il siège. Il s’agit de Bernard Plouvier, un Français qu’il est interdit de connaître en France. https://www.decitre.fr/auteur/20035482/plouvier+dr+bernard

    1. D’accord avec vous. Normalement il y a le Conseil économique et social pour garer les mérites de la République. En plus ça paye bien.

  27. hameau dans les nuages

    Je suis bien d’accord avec vous. BS et AA ne sont pas devenus de simples Français de papier. Reste l’énorme majorité, notamment parmi les nouveaux arrivants, qui viennent avec l’appui d’associations subventionnées pour profiter des avantages sociaux.
    C’est ainsi que se profile le « grand remplacement », nourri par une haine de la France entretenue par des sbires comme Mélenchon, qui lui aussi aurait dû rester au Maroc, puisque, à l’entendre, c’était le paradis :
    https://image.over-blog.com/6NFn0mUfcoUYlVFTGATKAR0FWIw=/filters:no_upscale()/image%2F0672679%2F20260130%2Fob_b9d0fc_nique-la-france-2.jfif

  28. À part Régis Debray et lui, je ne sais pas s’il existe d’autres académiciens ayant connu la prison. Je ne parle pas de l’enfermement dans un camp de prisonniers, mais des geôles d’une dictature, du type de celle expérimentée par Boualem Sansal.

    De plus, la comparaison avec Debray paraît audacieuse, puisqu’il a pris fait et cause pour Che Guevara, un révolutionnaire qui a assassiné et torturé nombre de ses opposants, comme cela a été avéré par la suite.

    BS a risqué sa peau non pas dans un contexte révolutionnaire ou guerrier, mais en tant qu’écrivain portant haut la littérature de langue française, et puni pour avoir dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas sur son pays d’origine.

    Pour terminer sur une note beaucoup plus amère, j’ai eu honte du comportement de Ségolène Royal, se vautrant dans l’abjection en se montrant à Alger avec Tebboune et sa clique.

    Il faudrait peut-être leur signaler que la « madone de Poitou-Charentes » ne représente plus qu’elle-même — ce qui est déjà insupportable !

  29. Je n’ai pas lu de livres de Boualem Sansal, mais je tâcherai de combler rapidement cette lacune.

    Il est clair que le fait d’avoir passé un an dans les geôles du président Abdelmadjid Tebboune a favorisé son élection, mais qu’importe. Il mérite bien d’entrer à l’Académie française, n’en déplaise au pouvoir algérien en place.

    À noter qu’en ce moment, Ségolène Royal est en Algérie, où elle s’est entretenue avec le président Tebboune. Elle lui a demandé l’autorisation de rencontrer le journaliste Christophe Gleizes, détenu depuis un an et demi.

    Réussira-t-elle à obtenir la libération de celui-ci ?
    Voilà qui lui permettrait de retrouver une aura bien ternie depuis quelques années.
    Mais je doute que cela favorise un rapprochement entre l’Algérie et la France…

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