À partir de quand le regrettera-t-on ?

On peut tenir les deux bouts d’une chaîne. À la fois valider un constat sans complaisance sur l’état de la France quand le président Emmanuel Macron aura quitté ses responsabilités et savoir, sans le moindre doute, qu’un jour il sera regretté.

Sur le premier plan, on peut adhérer à la critique de ses deux quinquennats, formulée aussi bien, par exemple, par Bruno Retailleau et David Lisnard que par ses soutiens de l’origine, dont certains l’ont abandonné et d’autres ont mêlé réserve et vague fidélité à son égard.

Soutenir qu’« élu sur la promesse de transformer la France, il achève son second quinquennat sans majorité, désavoué par l’opinion et rattrapé par la dette » n’est pas faux (JDD). On pourrait d’ailleurs ajouter au tableau le fait que, devenu président pour rassembler, il pourrait peut-être laisser notre pays entre les mains du Rassemblement national, dans un climat politique et social au bord de la rupture.

On a également le droit, à quelque neuf mois de l’élection du mois de mai 2027, de juger très préoccupante la manière dont les partis classiques, contrairement aux extrémismes, appréhendent le futur.

Quelle déperdition chez Les Républicains, où Bruno Retailleau, brillamment légitimé comme président, a dû voir David Lisnard et sa Nouvelle Énergie s’en aller, alors que, probablement, il s’agit là des deux personnalités les plus remarquables de la droite !

Quel dommage — et la gauche intéresse aussi le citoyen que je suis — de relever qu’à fleurets mouchetés, François Hollande et Raphaël Glucksmann se livrent une lutte d’influence qui ne fera pas gagner le second mais risque de faire perdre le premier, tellement utile pourtant, en politicien d’expérience, dans sa détestation de Jean-Luc Mélenchon !

Pourtant, je ne sais dans quel délai, après que de l’eau aura coulé sous les ponts républicains, à un moment de notre Histoire, comme il est de règle pour tous nos anciens présidents, Emmanuel Macron sera, lui aussi, considéré avec nostalgie. Et j’entends déjà des citoyens murmurer que c’était mieux avant, que Macron, après tout, n’était pas si mal…

Il convient de mettre Charles de Gaulle à part, lui qui apparaît de plus en plus comme le héros politique et moral d’un monde où la politique est devenue incurablement médiocre et, surtout, dépourvue de la moindre éthique.

Mais qu’on songe à Jacques Chirac qui, pour sympathique qu’il ait été et après avoir fait exploiter jusqu’à l’os son attitude anti-américaine sur l’Irak, a pris quelques décisions, positives ou négatives, désastreuses : le principe de précaution, le refus des racines chrétiennes notamment. La conséquence en est que beaucoup d’ espaces publics portent son nom et qu’on pourrait en tirer cette règle nationale : moins on en a fait comme président, en vantant l’immobilisme comme une sagesse, plus on sera illustre post mortem !

Emmanuel Macron, dans ces conditions, a toutes ses chances et il me paraît évident — et équitable — qu’un jour on lui rende hommage, avec cette douceur du souvenir, ce temps écoulé qui donne à toutes les personnalités de pouvoir le lustre incomparable de n’être plus présentes.

Dans sa pratique du pouvoir, le président n’a jamais laissé au citoyen la distance nécessaire pour considérer sereinement ses actes, ses réussites ou ses abstentions. Omniprésent, dominant, intervenant dans les détails comme dans les grandes affaires, il a comme empêché, par sa présence même, que l’on puisse prendre la juste mesure de ses forces et de ses faiblesses.

Jacques Chardonne a écrit « que l’être aimé est trop près ». On pourrait soutenir qu’Emmanuel Macron a été, lui aussi, trop près de nous, alors même qu’on dénonçait son arrogance. Il faudra donc attendre que la distance et le temps fassent leur œuvre.

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  1. Mary Preud'homme

    Ceux qui l’ont élu et réélu, puis ensuite rejeté, seront les mêmes à le regretter.
    Hélas, la France en crève de ces girouettes malléables et versatiles à souhait !
    Et ce cirque promet de se répéter encore et encore, jusqu’à l’effondrement final, vu l’état de léthargie de ce pays, soumis à une propagande féroce continuelle, et gouverné par des incapables et des prétentieux sans scrupules qui ont avant tout « une certaine idée d’eux-mêmes » !

  2. Le rituel d’expiation, mon cher Jérôme, ne fonctionne plus, même quand vous dénoncez les « mondialo-européano-macrono-traîtres », vos étrangers à vous, autant dire vos boucs émissaires, eux aussi parfaitement inaptes à résoudre la crise d’indifférenciation mimétique : elle fait de vous un inquisiteur de plus, un indifférencié supplémentaire qui se joint aux clameurs de haro que vous dénoncez pourtant avec lucidité.

    Vous regretterez alors, quand vous aurez assez pris conscience du phénomène, de ne pas avoir entendu la parole présidentielle qui, dès 2017, prônait l’indépendance stratégique européenne, échouant à faire prendre conscience aux Français que leur identité ne peut plus s’exprimer en termes de domination, mais de réconciliation, après le désastre colonial.

    Il ne s’agit pas ici d’exonérer les puissants de la faute commune, mais de s’apercevoir que l’apocalypse en cours est une révélation de la nature des humains.

    L’Occident devrait se rendre compte que les désirs de puissance ne savent pas borner leur domination, ce qui provoque leur chute, comme le démontre le slogan MAGA : on ne redevient grand que quand on s’aperçoit de sa faiblesse.

    Il est donc temps pour Israël de virer Netanyahou s’il tient à la démocratie, comme à l’Amérique d’entendre les raisons européennes qu’elle s’escrime à affaiblir, comme à l’Europe d’enfin entendre le président français, quand les Français s’apercevront de ce dont ils sont les dépositaires : la liberté démocratique et les conditions de l’indépendance stratégique.

    Comme le disait René Girard à Peter Robinson et comme il pourrait le répéter à Thiel actuellement, il nous reste à devenir réellement chrétiens, réellement incroyants en la violence, pour défendre avec tous les moyens à disposition ce que la parole, comme le démontre Macron, démontre : elle est le seul outil à même de décrire notre réalité de persécuteurs.

    Cela le concerne comme cela concerne chacun d’entre nous qui accepterait d’être renseigné sur sa propre nature, pour offrir alors sa vie, sans aucune rétribution sacrée, à en incarner la vérité salvifique, celle qui s’exprime dans nos relations intimes comme collectives et indique la voie escarpée de la justice au service du souverain bien : la paix.

    Le projet dépasse infiniment l’idole présidentielle.

    Il nous invite personnellement à maîtriser nos pulsions mortifères pour choisir de ne plus croire en la violence, reconnaissant la toute-puissance de celui qui détruit tout ce qui est fondé sur le mensonge et que la France a pour mission de servir, quand elle aura reconnu qu’elle en est la fille aînée, ce Père qui s’est exprimé en offrant son Fils à la croix de notre vice commun universel, indiquant le chemin d’un modèle qui n’est plus pensé à notre image, laissant la vieille notion fantasmée définitivement abandonnée, car elle n’existe pas.

    Il nous est loisible, en toute liberté, de choisir rationnellement de suivre cette voie, puisque désormais nous savons l’identifier en nous identifiant, puisque désormais nous savons la nommer avec certitude avec tous les prophètes et tous les poètes et tous les écrivains, pour nous y engager totalement avec joie et confiance et en dépit de tout, cher Jérôme, certains de notre espérance en sa plus complète réalité, quand nous revendiquerions d’être ses enfants et proclamerions au plus haut notre chant glorieux : les enfants de la France sont les enfants de l’amour.

  3. Totalitaire, menteur fiscal — il a fait l’objet d’une rectification, pour rester gentil —, méprisant, incompétent, entouré de mis en examen, un Clayderman de la finance, un peuplophobe… Je ne regrette aucun président, alors celui-là : des œufs et des tomates pourris pour son départ.

    Il faudra se pencher sur la destination du pognon qu’on refile à Zelensky. Ça me fait furieusement penser à la période Elf Gabon.

    Et une fois qu’il sera parti, j’espère qu’on l’inculpera pour la gestion Covid, les liens Pfizer, l’affaire Alstom…

    Pegasus, je reste persuadé que c’est lui qui s’en servait. Une fois l’affaire éventée, il fallait en faire une victime pour noyer le poisson.

    Les lois liberticides. Les violences orchestrées contre les Gilets jaunes…

    Le regretter, mille fois non.

  4. @ Achille le 12 août 2026
    « Et certainement pas les partis extrémistes. »

    Ah ! Vous ne savez dire que ça, sans que nous puissions savoir en quoi ledit extrémisme consisterait exactement selon vous.
    Et surtout comme si les partis abusivement dits « modérés », par exemple, n’avaient pas osé promulguer des lois ignobles véritablement de caractère extrémiste attentatoires à la vie et au respect de la personne humaine, dont on pouvait croire que seuls les nazis auraient eu le triste monopole pour toujours.

  5. Michel Deluré

    « À partir de quand le regrettera-t-on ? » (PB)

    Formuler une telle interrogation, c’est laisser poindre finalement un grand pessimisme en faisant d’ores et déjà sienne l’hypothèse qu’en 2027 le pire ne pourrait donc qu’advenir, condition indispensable pour que, à plus ou moins long terme, nous puissions alors regretter EM.

    Certes, nous ne sommes nullement à l’abri de ce pire et le démarrage de cette campagne présidentielle n’est guère de nature à dissiper le pessimisme que trop de citoyens partagent, animés qu’ils sont par ce sentiment qu’en nombre de domaines la politique n’a plus de prise et que l’État n’incarne plus l’intérêt général, n’est plus porteur d’une vision à long terme.

    Mais la France n’a-t-elle pas déjà, au cours de sa longue histoire, traversé des périodes aussi difficiles et n’a-t-elle pas chaque fois su rebondir ? Devons-nous désespérer de voir, d’une part, un candidat entrer en lice, ou déjà en lice, faire preuve de pédagogie pour présenter sans fard la situation actuelle du pays, en expliquer clairement les conséquences présentes et à venir, énoncer sans démagogie un véritable projet de redressement et, d’autre part, de voir des Français, conscients que leur intérêt propre est étroitement lié à celui du pays, être réceptifs à cette attitude et s’associer enfin à cette démarche pour en assurer le succès ?

  6. @ Serge HIREL le 12 août 2026
    « Regretter Macron ? Jamais… » et patati et patata…

    Je suis bien conscient que je n’arriverai jamais à vous convaincre que finalement Emmanuel Macron a réussi à sauver les meubles face à une crise sociale, économique, géopolitique et même culturelle qu’aucun des prétendants actuels n’aurait été capable de traiter. Et certainement pas les partis extrémistes.

    On en reparlera lorsque le RN sera aux commandes, avec un Jordan Bardella plus intéressé par les ors de l’aristocratie sicilienne ou une Marine Le Pen qui change d’avis en fonction des circonstances. Avec elle, comme disait Edgar Faure, ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ! 😊

  7. Vu la période de vaches maigres qui nous attend quand il faudra que nous cessions de vivre au-dessus de nos moyens, il est possible et même tout à fait probable que certains regrettent le temps béni où nos élus dilapidaient allègrement tout ce qui pouvait l’être en nous jouant des airs de flûte doux à l’oreille. Ceux-là mêmes qui se délectaient de leurs ritournelles se vautreront dans la nostalgie, toujours prêts à emboîter le pas aux bonimenteurs, à s’apitoyer sur eux-mêmes et à se donner en spectacle. Ces gens-là sont incorrigibles. Dommage qu’ils soient si nombreux.

  8. Sarkozy avait laissé une situation déplorable à Hollande, avec un paquet de peaux de banane : la dette, le contrat des portiques sur les routes nationales, des impôts différés et bien camouflés, et j’en passe.

    Manuel Valls, que je n’apprécie pas comme homme, a serré la vis comme il le fallait, au point que ni lui ni Hollande n’ont pu être candidats.

    Le Maire a sorti le chéquier, mais maintenant il a les solutions. Cela me rappelle les dettes de loyers…

    Macron n’a pas grandi la France, il a été un piètre président et a même réussi à nommer Bayrou Premier ministre. Ce Premier ministre a quand même fait très fort ! Et pourtant, je croyais en lui en 2007.

    Des choix de ministres contestables.
    Des Premiers ministres à n’en plus compter.
    Le pays est dans une situation des plus catastrophiques : dramatique, ruiné.
    La justice est en décrépitude.
    Le logement est en crise.
    La racaille pullule.

    Pour ceux qui pensent que le président n’y est pour rien, qu’il y a les circonstances, je dirais : certes, mais les circonstances, c’est lui qui les a créées. Ne soyons pas oublieux.

    Et pourtant, il n’y a jamais eu autant de candidats.

    Au vu de cela, je me dis que, finalement, le bilan n’est pas si mauvais !

    S’il l’était tant, les candidats iraient au casse-pipe, et pourtant il y a du monde.

    Un seul semble prévoir la catastrophe et se tient bien à l’écart.

    The winner is… Gérard Larcher.

  9. Serge HIREL

    @ Achille le 11 août

    Achille, félicitations ! Vous serez le dernier grognard sur le champ des batailles toutes perdues de votre Dieu : Trafalgar de la finance, Stalingrad de la diplomatie, Waterloo de la sécurité, Azincourt de l’immigration, Bérézina de l’économie et, finalement, Sedan du projet européen, les Français, aujourd’hui, étant moins européistes qu’ils ne l’étaient (déjà peu) à l’aube de cette décennie que le Prince avait promise merveilleuse et dont il a fait un cauchemar.

    Vous accaparant, au nom de votre foi en lui, d’une citation archi-usée de Prévert, vous souhaitez déjà que le nouveau président, qui a toutes les chances d’être une présidente, bénéficie rapidement de concerts de casseroles. Ce sera peut-être le cas, mais aucun d’eux n’atteindra le niveau sonore de celui que s’offriront les Français le jour de mai prochain où ils seront enfin débarrassés du promoteur du « en même temps », du chantre du « quoi qu’il en coûte » et de l’adversaire des « riens ».

    Regretter Macron ? Jamais… parce qu’on ne regrette jamais les années noires. Le drame, c’est qu’il ne pourra pas être oublié, les dégâts qu’il a commis n’étant réparables qu’à force de courage des Français pendant plusieurs décennies. Aucun autre de nos chefs d’État n’a meurtri à ce point notre pays. Pas même Mitterrand.

  10. @ Giuseppe le 11 août 2026
    « Nous devons beaucoup à l’école laïque, vraiment gratuite. »

    Cher Giuseppe, veuillez me permettre de me montrer surpris de ce genre d’affirmation émanant de quelqu’un qui n’est (probablement) ni un perdreau de l’année ni un idiot mais qui prend pour argent comptant, c’est le cas de le dire, ce genre de mythes et autres calembredaines émis par un État non seulement voleur mais encore menteur et qui ne fait que se moquer du monde en nous prenant pour des imbéciles.

    Voilà ce que nous coûte (au moins) cette école « vraiment gratuite » en tant que contribuables : 87,85 Md€ soit 10,2 % des dépenses.
    https://www.budget.gouv.fr/budget-etat/ministere

    Nous quittons en réalité le domaine du « gratuit » pour celui du ruineux.
    Je me souviens de la maxime favorite du grand patron d’un groupe où j’ai travaillé quelques années : « Quand c’est gratuit, je me demande qui paie. »

    Et à part cela, qu’apporte concrètement à cette école, qui n’éduque pas plus qu’elle n’instruit correctement, le fait d’être « laïque » ?

  11. Si le RN perd les élections de 2027 parce que des unions contre nature auront encore été conclues, il ne faudra plus venir pleurer sur CNews à propos de l’insécurité, de l’immigration galopante, du manque de prisons, de la justice molle, de l’antisémitisme débridé, de l’extrême gauche violente, des pillages organisés lors de manifestations au nez et à la barbe de forces de l’ordre réduites à l’impuissance, des atteintes graves à la laïcité, des refus d’obtempérer, des voitures folles conduites par des fous radicalisés, etc., etc.

  12. @ Michel Deluré le 11 août 2026
    « Toute la partition n’est certes pas à rejeter, mais l’ensemble reste d’un niveau bien trop passable pour que nous puissions ultérieurement envisager, une seule seconde, de pouvoir affirmer que « sous Macron, c’était finalement mieux ».

    Vous avez raison, avant de dire « sous Macron, c’était finalement mieux », il convient d’attendre l’élection du prochain prédisent (ou présidente) de la République.
    Là nous aurons des éléments de comparaison. Une année de mandat devrait suffire pour se forger son opinion ! 😊

  13. « Quel dommage — et la gauche intéresse aussi le citoyen que je suis — de relever qu’à fleurets mouchetés, François Hollande et Raphaël Glucksmann se livrent une lutte d’influence qui ne fera pas gagner le second mais risque de faire perdre le premier, tellement utile pourtant, en politicien d’expérience, dans sa détestation de Jean-Luc Mélenchon ! » (PB)

    C’est une plaisanterie ! François Hollande, c’est nada, rien du tout, comme l’autre, de Villepin : ça ne vaut pas un clou. Des années, des décennies pour détruire notre beau pays. J’en ai assez d’entendre ces rappels de pusillanimes : n’importe qui plutôt que de revoir ces nuls.
    Ils ont une responsabilité immense, Sarkozy et les autres. Il n’y a rien à regretter, tout est à jeter.
    Ils ont asservi le pays avec une dette colossale. On pourrait doubler le budget de l’Éducation nationale rien qu’avec la charge de la dette.

    Nous devons beaucoup à l’école laïque, vraiment gratuite. On avait besoin de reconstruire. Je vais céder mes bouquins qu’un prédécesseur de la Reconstruction m’avait offerts. Comme je vais m’en séparer, je les regarde une dernière fois : du calcul vectoriel à ses mathématiques spéciales… Un guerrier, il était, pour reconstruire ; un régalien de la reconstruction…

    L’expérience de Hollande !? Tout cela est inculte. C’est la génération Bidochon, qualifiée ainsi par Sarkozy — qui ne mérite pas mieux, lui non plus.

    Tu parles d’une équipe de destructeurs ! Assez d’entendre parler de ces batouilles qui nous ont conduits à la misère morale et intellectuelle.

  14. Il pourrait être regretté le jour où Emmanuel Macron recevra le prix Nobel de la finance et de l’économie. Vous y croyez ?

  15. Michel Deluré

    @ Achille 10/08/2026
    « Mais les circonstance ne permettaient guère de faire autrement. »

    Non, Achille, les circonstances n’ont pas été, loin s’en faut, aussi atténuantes que vous voulez bien le laisser entendre. On ne peut certes les nier ces circonstances, mais, lorsqu’un pays se trouve dans une situation financière aussi périlleuse que la nôtre, il est du devoir de ceux qui le dirigent de ne pas se résoudre à la facilité en disant qu’il n’est de toute façon « guère possible de faire autrement ». Est-ce raisonnable, quelles que soient les circonstances, de laisser entre autres déraper la dette de 98,8 % du PIB en 2017 à 117,5 % aujourd’hui, hypothéquant ainsi les marges de manoeuvre du pays, son redressement et son avenir ?

    D’autres pays, en des circonstances nullement plus favorables, ont montré qu’il existait d’autres voies que de céder à la facilité.

  16. De Gaulle croyait en la France et se méfiait de la construction européenne.
    Macron croit en l’Europe et se méfie de la France.
    Bref, ce n’est pas un président, juste un gauleiter validé par Bruxelles, l’Allemagne et Washington. Et les candidats pour l’instant déclarés à l’élection presidentielle ne valent pas mieux.

  17. Michel Deluré

    Difficile d’envisager raisonnablement d’éprouver à l’avenir un quelconque sentiment de regret lorsque l’on se retournera sur ce double quinquennat et que l’on portera alors un jugement sur l’œuvre qui nous aura été interprétée et surtout sur celui qui l’aura dirigée. Toute la partition n’est certes pas à rejeter, mais l’ensemble reste d’un niveau bien trop passable pour que nous puissions ultérieurement envisager, une seule seconde, de pouvoir affirmer que « sous Macron, c’était finalement mieux ».

    Des regrets, c’est actuellement qu’on les éprouve, au constat de la situation dans laquelle se retrouve le pays, des promesses qui n’ont pas été tenues, des choix qui n’ont pas été faits, des actions qui n’ont pas été menées, du courage qui a manqué et, finalement, du temps — une décennie ! — qui a été ainsi perdu.

  18. Le seul mérite de Macron, c’est d’avoir, avec le « macronisme », enrichi le vocabulaire d’un nouveau synonyme de l’expression « tonneau des Danaïdes ».

  19. C’est au programme macronien : l’africanisation du peuple français de vieille souche blanche.

    On n’est jamais aussi africanisé qu’on le voudrait :

    Un exemple d’« africanisation » parmi des centaines de milliers d’autres :

    Tous les jours, une jeune femme, parmi des centaines d’autres, reçoit sa « dose d’africanité », à l’insu de son plein gré, ben voyons.

    Dernièrement, une femme s’est fait violer en pleine rue, en plein jour, par un demandeur d’asile africain.

    Souhaitons qu’elle ne porte pas plainte : ce brave type n’aurait fait, dans cette logique, qu’appliquer les prétendues consignes de « l’africanitude » de Macron. En outre, la femme violée risquerait de « faire le jeu de l’extrême droite » en protestant contre son viol, qui ferait pourtant partie, selon cette même logique, du programme d’africanisation de la France par Macron : il faudrait féconder un max, partout, n’importe où, n’importe quand !

    Après les salles de shoot, des salles de viol ? Pourquoi pas ?

    Si la victime est islamo-gauchiste, elle en redemandera.

    Si elle est de droite et s’insurge, elle passera pour une raciste, fasciste d’extrême droite.

    Merci Macron.

  20. Le Général a offert à la France la Constitution qui lui permet cycliquement de guillotiner son roi, répétant le rituel menteur pour continuer à nier sa défaite et éviter la guerre civile.

    Macron est le symptôme de cette pathologie arrivée à son point de révélation démocratique, où le leader n’a plus que le verbe — celui qui est avec Dieu, celui qui est Dieu — pour tenter de faire prendre conscience aux citoyens que les résultats ne dépendent plus de celui qui s’expose avec courage, mais de ceux qui le regardent.

    Tout a été dit et tout a été dénié. Reste désormais aux peuples européens à prendre leur destin en main ou à s’offrir aux pires démagogies, pour mieux encore répéter ce qui ne protège définitivement plus des mensonges.

    Reste aux Français à enfin entendre leur président, ou à devenir tchétchènes.

  21. Julien WEINZAEPFLEN

    Il est de règle pour tous les présidents qu’on les regrette avec « la douceur du souvenir » (PB), mais Emmanuel Macron fera exception à la règle. On ne le regrettera pas parce qu’avec lui, la France a touché le fond. Le « Mozart de la finance » nous laissera plus endettés que jamais. Le président qui s’assignait pour but de retrouver le plein emploi voit la courbe du chômage s’inverser dans le mauvais sens, ironie du sort qui n’aura pas échappé à François Hollande, qui a le toupet d’aspirer à revenir au pouvoir alors que c’est lui qui nous a donné Macron et qui a livré la France aux mains de son ennemi, qui était la finance, selon ses propres dires lors du discours du Bourget.

    Pis encore, François Hollande se réjouissait d’être « le prochain président » de la République française pour guérir des fractures qu’était censé lui avoir infligées Nicolas Sarkozy, que ses adversaires dépeignaient en président clivant. Or François Hollande a offert à la France quinze ans de fracturation dont il souhaite renouveler le bail dans la mesure où la France sort plus fracturée que jamais des deux quinquennats macroniens en raison du caractère clivant et méprisant de ce président qui nous laisse pour ultimes cadeaux d’avoir fait émerger une bourgeoisie fière d’avoir perdu ses valeurs et qu’incarne à merveille Gabriel Attal, dont la dynamique de campagne est propre à effacer un Édouard Philippe dont on avait oublié qu’il était un Juppé en moins arrogant et apte à jeter les Français dans la rue comme dans la crise des Gilets jaunes, dont j’exonère trop souvent l’ancien Premier ministre, et de s’être montré, pour revenir au président et aux deux derniers cadeaux qu’il nous laisse, tellement incapable de gouverner, avec l’amateurisme dont il se déclarait fier, qu’il n’a eu de ressource, avant comme après la dissolution, que de ressusciter l’ancien monde en montrant toutes les limites d’un Michel Barnier qui n’a pas tellement démérité, mais surtout d’un François Bayrou sur qui personne, en dehors de lui-même, ne se faisait d’illusions, mais qui voulait arriver à un poste pour lequel il n’avait pas les capacités, malgré sa mégalomanie qui lui faisait croire qu’il était l’égal d’un Giscard d’Estaing et lui fait maintenant continuer à donner des leçons, ce qu’il sait faire de mieux, sans cesser à aucun moment de vouloir faire la pluie et le beau temps dans la politicaillerie française.

    Donc Emmanuel Macron est un président qui a inversé les valeurs de la France en s’appuyant sur ce que la classe politique française comptait de plus médiocre parmi ses éminences autoproclamées, ministrables à vie, indéboulonnables par principe et par abus de position dominante, non appuyées sur les compétences théoriquement inséparables de ces positions.

  22. Même si l’on tombe de Charybde en Scylla, faut-il pour cela regretter Charybde ?

    Il restera d’Emmanuel Macron le souvenir d’un illusionniste cynique chez qui le « en même temps » défaisait de la main gauche de ce que n’essayait même pas de faire la main droite.

    Ni regrets, ni remords, tout est bon à jeter chez lui.

  23. Il est une justice que les peuples rendent mal : celle du souvenir. Le temps, ce grand arrangeur, polit les angles, adoucit les colères, et finit par faire passer pour de la nostalgie ce qui n’était souvent que de la fatigue. On en vient alors à croire qu’un passé récent fut supportable, simplement parce qu’il est passé. C’est ainsi que naissent les illusions dangereuses : celles qui transforment des bilans médiocres en souvenirs presque aimables.

    On entend déjà, çà et là, cette petite musique : « on exagère, il n’était pas si mauvais ». Formule commode, paresseuse, qui dispense de regarder les chiffres et les faits. Car les faits, eux, n’ont aucune nostalgie. Ils restent froids, obstinés, presque cruels. Et lorsqu’on les aligne, ils dessinent une réalité bien moins flatteuse que les récits tardifs.

    On nous avait promis une France « transformée », modernisée, réconciliée avec elle-même. On a surtout obtenu une France plus endettée, plus fracturée, plus dépendante de mécanismes qu’elle ne maîtrise plus. La dette publique a continué sa marche lourde, dépassant des niveaux que l’on disait jadis insoutenables. Le déficit s’est installé comme une habitude. Et l’on a fini par traiter l’exception comme une norme, ce qui est toujours le premier signe d’un déclin accepté.

    On dira, bien sûr, les crises. Elles furent réelles. Mais les crises ne sont pas un alibi éternel, elles sont un révélateur. Elles montrent ce qu’un État sait faire de lui-même lorsqu’il est mis à l’épreuve. Or, à chaque secousse, la réponse fut la même : plus de dette, plus de complexité, plus de dépendance aux experts extérieurs, comme si gouverner consistait désormais à déléguer la pensée.

    Il y a dans cette époque une ironie discrète mais persistante : celle d’un pouvoir qui se voulait maître des mots et qui a fini par être prisonnier de ses propres slogans. Transformation, souveraineté, renaissance… autant de formules qui ont eu la durée d’un discours, rarement celle d’une politique. À force de nommer l’action, on a cru la faire exister.

    Et puis il y a ce malaise plus profond, presque institutionnel : celui d’un État qui consulte, externalise, s’entoure, s’appuie, jusqu’à parfois ne plus savoir très bien ce qu’il lui reste de propre. Les cabinets de conseil ne sont pas une anomalie en soi ; ils deviennent un symptôme lorsqu’ils se substituent à la capacité de l’État à se penser lui-même. On ne gouverne pas durablement un pays en lui expliquant qu’il doit d’abord acheter son intelligence.

    C’est ici que l’image de Philippe de Villiers prend sa justesse cruelle : le flûtiste du Titanic. Non pas parce que tout aurait sombré — la France ne sombre jamais tout à fait — mais parce qu’il y eut, dans le bruit des annonces et des réformes, quelque chose d’étrangement détaché de la réalité matérielle du pays. Comme si le récit suffisait à tenir lieu de gouvernail.

    On objectera que l’Histoire est injuste, qu’elle simplifie, qu’elle caricature. C’est vrai. Mais elle a aussi cette vertu redoutable : elle ne retient pas les intentions, seulement les résultats. Et les résultats, eux, ne se laissent pas séduire par les styles ni par les postures.

    Alors non, il est difficile d’imaginer que l’on regrettera un jour cette présidence. Non par esprit de polémique, mais par simple logique des choses. On ne regrette pas les périodes où l’on a vu s’accumuler les fragilités, les dépendances et les promesses non tenues. On les explique, on les analyse, parfois on les relativise. Mais on ne les idéalise pas.

    Peut-être dira-t-on, dans quelques années, que « ce n’était pas si mal ». C’est la formule classique des époques qui cherchent à se réconcilier avec elles-mêmes. Mais ce ne sera pas un hommage. Ce sera un oubli poli. Et l’oubli poli est souvent la forme la plus discrète du jugement sévère.

    Car les peuples pardonnent aux hommes, mais ils n’effacent pas les comptes. Et l’Histoire, elle, n’a jamais eu le goût des consolations.

  24. Patrice Charoulet

    Quand on va devoir subir ce qu’on va subir pendant cinq ans avec l’extrême droite au pouvoir, le président précédent n’aura pas de mal à être regretté. Par moi, j’en suis certain, mais je ne serai pas le seul.

  25. « Pourtant, je ne sais dans quel délai, après que de l’eau aura coulé sous les ponts républicains, à un moment de notre Histoire, comme il est de règle pour tous nos anciens présidents, Emmanuel Macron sera, lui aussi, considéré avec nostalgie. Et j’entends déjà des citoyens murmurer que c’était mieux avant, que Macron, après tout, n’était pas si mal…
    Il convient de mettre Charles de Gaulle à part, lui qui apparaît de plus en plus comme le héros politique et moral d’un monde où la politique est devenue incurablement médiocre et, surtout, dépourvue de la moindre éthique. » (PB)

    Votre première assertion, Monsieur Bilger, relève plus de votre intime conviction que d’une analyse critique sérieuse des deux quinquennats de monsieur Macron. Il ne me viendrait pas à l’idée de vous reprocher ce choix personnel. Il me semble cependant que la politique suivie par monsieur Macron, tant au plan national qu’au plan européen, est contestable à plus d’un titre. Et il est difficile dans le cadre d’un commentaire à ce billet de développer mon avis et les convictions sur lesquelles il se fonde.
    D’évidence, nombre de ses partisans le regretteront. Mais aussi nombre de ses soutiens initiaux ont préféré quitter le navire depuis de nombreuses années ou prendre leurs distances. Je pense en particulier à Gérard Collomb peu après le début du premier quinquennat ou à présent Jacques Attali.
    Il n’est d’ailleurs pas inintéressant de lire sa notice de France Info parue en mai 2017 (https://www.franceinfo.fr/elections/presidentielle/quand-emmanuel-macron-etait-banquier-d-affaires-un-element-prometteur-mais-sans-plus_2171646.html).

    En outre, qui peut affirmer qu’il ne sera aucunement l’objet de poursuites judiciaires, à l’instar de monsieur Sarkozy ? En effet, après avoir gouverné rênes courtes depuis son palais de l’Élysée jusqu’au dernier jour de son second mandat, il s’est fait de nombreux ennemis qui actuellement restent dans l’ombre et pourraient se réveiller une fois son immunité présidentielle disparue.
    Donc pour ma part, je resterai prudent sur les années qui suivront la fin de son dernier mandat et les regrets qu’il pourrait laisser naître, d’autant plus qu’il se dit que monsieur Macron aurait envisagé de se représenter en 2032…

    Quant à la seconde assertion relative au général de Gaulle, qualifié de « héros politique et moral », il convient de ne pas confondre morale personnelle, incontestablement irréprochable, de sa morale politique sur laquelle il y aurait beaucoup à dire.
    Ici aussi, donner des exemples détaillés d’une carrière politique entre 1940 et 1969 est impossible. Cependant, il suffit d’avoir lu les ouvrages de nombreux historiens, à commencer par Jean-Luc Barré ou Henri-Christian Giraud, pour savoir que la morale politique n’embarrassait guère le décideur qu’a été le général de Gaulle.
    En revanche son souci d’efficacité lui a fait choisir les meilleurs hommes politiques, juristes, ingénieurs et administrateurs de son temps, quelles que soient leurs orientations politiques ou philosophiques. Et sa certaine idée de la France est encore partagée par une grande majorité de citoyens français, partisans ou opposants au Général. De fait il y a une grande différence entre se qualifier de gaulliste, animé d’un esprit partisan, ou de gaullien qui reconnaît sa volonté de ne rien renier de la grandeur et de l’Histoire de la Nation et de les servir.

    Il me semble utile de citer un extrait d’un entretien de Jean-Luc Barré à Marianne qui est très éclairant :
    « Le gaullisme s’identifie pleinement à la personne et à l’action du général, cela va sans dire. Mais il n’est pas mort avec lui, même si de Gaulle se faisait peu d’illusion sur la capacité de ses successeurs à perpétuer son héritage en l’adaptant aux circonstances nouvelles de leur époque. Le gaullisme, c’est une action, et non une doctrine, mais avant tout une vision dans tous les domaines. Tous ceux qui s’interrogent aujourd’hui sur les grandes questions géopolitiques, sur les rapports de la France avec les États-Unis, la Russie ou la Chine, sur le mode de gouvernance et l’avenir de nos institutions, sur notre modèle social, sur la configuration politique actuelle dominée par les extrêmes, trouveront dans les messages du général et sa réflexion sur tous ces sujets d’utiles leçons pour l’avenir. Encore faut-il faire l’effort de les connaître et de s’en inspirer. »

  26. Je ne vois que François Hollande à regretter, pour son incroyable faculté à faire tomber la pluie…

    Quant à regretter un quelconque des derniers présidents, ou même l’éphémère commissaire au Plan, j’ai maintenant trop d’acuité pour ne pas voir à quel point leur fonction est mise en avant pour éviter que nous portions le regard et nos interrogations ailleurs.

    L’habileté suprême du maire de Pau, déplorant la dette financière sur le mode du bon « père de famille », alors que son camp et lui n’ont cessé de la creuser, avec l’autre dette de volume inconnu [la dette technique du pays], c’est carrément du grand art dans l’esbroufe.

    Pourquoi creusent-ils la dette, direz-vous ? C’est le moyen le plus sûr de faire rentrer des mannes dans l’escarcelle de ceux qui les adoubent, dont beaucoup de détenteurs de private equity qui, ne misant que sur des retours financiers à très court terme, favorisent pour cela tous les mécanismes de dette qui alimentent leurs prébendes. C’est ba-lis-ti-que. [Mécanisme des LBO, par exemple, et détartrage de ce dernier vers de petits épargnants par des supports douteux proposés par les banques.]

    Pour cela, il est aussi nécessaire :

    de faire semblant de réformer l’évasion fiscale, tout en lui ménageant des backdoors ;
    de faire rentrer dans l’Europe des pays qui présentent des atouts économiques dus à leur monnaie faible, à leurs faibles coûts du travail, en laissant le coût de l’intégration [dont la guerre] à d’autres ;
    de faire entrer en Europe de la main-d’œuvre bon marché,
    — travaillant illégalement la plupart du temps
    [travail sous alias qui ne fait sujet nulle part, pas même à très-à-gauche],
    — qu’il faut loger et soigner, ce qui fait le carnet de commandes de certains, mais de la dette pour les contribuables…

    Non, rien de rien, non, je ne regrette rien…

  27. @ Achille le 10 août 2026
    « Je ne serais pas étonné que dans quelques décennies, quelques élus de droite ou de gauche ne trouvent finalement des vertus au « macronisme » d’aujourd’hui. »

    Pas très optimiste comme prédiction… Entre nous, je préférerais croire l’inverse. Ce serait la preuve que le pays remonte la pente.

  28. Le général de Gaulle, tant décrié, est maintenant au pinacle de la popularité.
    Mais de Gaulle avait laissé une France dont il avait, avec Pinay et Rueff, rétabli l’économie et les finances.

    Par contre, Macron, avec 1 300 à 1 400 milliards de dettes, laisse à ses successeurs les potions amères qu’ils devront infliger au peuple français dans son ensemble.

    Dans le régime de mesures économiques et financières qui nous attendent TOUS pour éponger la dette macronienne, personne ne pourra y échapper.

    Je doute donc fort que Macron soit un jour regretté.

    Ironie de l’Histoire, il y eut, aux alentours de 180-160 avant J.-C., du côté de Chypre… un Ptolémée Macron qui a mal fini.

  29. Que les conseillers de l’Élysée aient manœuvré deux fois pour mettre en face d’Emmanuel Macron un candidat rejeté d’avance, qui lui assurait l’élection, ne peut masquer le fait qu’ils ont fait la courte-échelle à la patronne du RN, qui s’est retrouvée ainsi légitimée dans ses ambitions.
    À elle, aujourd’hui, de manœuvrer pour faire monter JLM dans le même but qu’on le fit contre elle. Mais je ne les crois quand même pas assez doués.
    Les gnomes des soupentes vont partir avec leurs algorithmes et laisser le champ démocratique en ruines. Il faudra passer le bull !

  30. Le programme d’islamisation, de destruction et de colonisation arabo-africaine de la France a commencé avant Macron, on est tous d’accord. Traités et pactes honteux, traîtres, ont sifflé la fin de la partie pour la France républicaine et souveraine, pour en faire une humiliante dépendance arabo-africaine islamiste.

    Macron n’a fait qu’accélérer ce processus de soumission et de collaboration avec les envahisseurs. En introduction : Fête de la musique LGBT « colorée » sur le perron de l’Élysée, tripotage de deux Antillais aux abdos luisants et aux doigts d’honneur à Macron aux Antilles, son extrême compassion pour Nahel, le délinquant multirécidiviste qui aurait pu écraser une foule de passants si un policier courageux et héroïque ne l’avait pas éliminé : voilà quelques exemples qui dessinent ce sinistre personnage.

    Formation d’une armada indestructible pour parfaire son œuvre diabolique : alliance avec les LFI-HamaSS, une justice gauchiste aux ordres, complice des délinquants arabo-africains, squatteurs intouchables, OQTF rebaptisées ORTF : « Obligation de rester sur le territoire français », Conseil « prostitutionnel », État de droit vendu, collabo des islamo-gauchistes, une liste de racailles gauchiasses payées par nos impôts (ben voyons !) : SOS Racisme, Halde, MRAP, etc., tous anti-Blancs, anti-France, anti-droite… Liste non exhaustive, à compléter !

    Crimes sanglants impunis s’ils sont commis par des individus de « la bonne couleur », trafics de drogue records, agressions, tabassages, lynchages, viols, etc., même en plein jour : l’impunité officielle à sens unique — sa mèèèère ! — a plongé le pays dans un climat de terreur irréversible.

    Merci Macron !

  31. « À partir de quand le regrettera-t-on ? » (PB)

    « Je te parie cent sous que tu le regretteras », chantait Gilbert Bécaud sur un texte de Pierre Delanoë.

    Mais de façon objective, Charles de Gaulle, en dépit de tout ce que l’on peut parfois lui reprocher, a laissé une dette publique égale à zéro, oui, incroyable mais vrai : zéro.

    En ce qui concerne M. Macron, pour l’instant, à moins de le voir remplacé par M. Mélenchon et ses acolytes comme, par exemple, la géniale madame Rousseau, voire par un faux modéré de la vraie gauche, de la fausse droite ou d’ailleurs, question regrets, c’est plutôt mal parti.

    Mais puisque dès maintenant nous entendons déjà jouer en sourdine, mais de façon insistante, une petite musique évoquant la saisie de l’épargne des Français par un État voleur ne sachant que jeter l’argent par les fenêtres, art dans lequel M. Macron excelle encore alors qu’il continue de jouir avec délectation de son pouvoir de nuisance, tout porte à croire qu’il aura probablement intérêt à s’enfuir à l’étranger dès que possible par une nuit sans lune avant l’arrivée du FMI pour tenter d’échapper à la colère populaire, tout en espérant que la prochaine direction n’émettra pas un mandat international contre lui…

  32. C’est Jacques Prévert qui a dit : « On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en partant. »
    Nous aurons l’occasion de le constater l’année prochaine avec celui ou celle qui sera amené(e) à prendre sa succession.
    Certes, Emmanuel Macron a commis quelques maladresses de langage, pris des décisions contestables, comme d’ailleurs tous ses prédécesseurs. Il laissera une dette qu’il va être très difficile de résorber sans certaines mesures draconiennes. Mais les circonstances ne permettaient guère de faire autrement.

    La solution pourrait consister, ainsi que le préconise J-L Mélenchon, à « prendre les titres de dette et les foutre au feu ! ».
    Inutile de dire que dans les six mois qui suivraient, l’inflation en France atteindrait le niveau de celle du Venezuela (524,50 % en mai 2026).

    À noter que le Général, qui fut tant décrié à la fin des années 60, au point d’avoir essuyé un « non » à son référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat en 1969, bénéficie, un demi-siècle plus tard, d’une aura exceptionnelle, au point que nombre de candidats à la présidence de la République n’hésitent pas à se réclamer du gaullisme. Y compris et surtout le RN, qui fut pourtant son pire ennemi au temps de la guerre d’Algérie.

    Je ne serais pas étonné que dans quelques décennies, quelques élus de droite ou de gauche ne trouvent finalement des vertus au « macronisme » d’aujourd’hui.
    Mais beaucoup d’entre nous ne serons plus là pour le voir. 😊

  33. Marc Ghinsberg

    Philippe Bilger, dans son billet, pousse la nostalgie jusqu’à son point extrême : il anticipe déjà le regret d’un présent qui n’est pas achevé. Il devance les « c’était mieux avant » alors que le quinquennat court encore. Sa devise, au fond, tiendrait en une formule : « ça sera mieux avant ».

    Cette posture révèle surtout le caractère structurel de l’acharnement contre les présidents en exercice. Aucun n’y échappe, pas même de Gaulle, à la fin de son second mandat. Après Mai 68, le Général était caricaturé en vieillard autoritaire, hors du temps, on lui reprochait l’immobilisme, la verticalité, le mépris des « forces vives », l’échec du référendum de 1969. Les éditorialistes d’alors n’étaient pas plus tendres avec lui que ceux d’aujourd’hui avec Macron. Et pourtant, la distance venue, ce même de Gaulle est devenu le héros moral absolu. Le phénomène n’est donc pas propre à Macron : c’est le lot commun de presque tous les occupants de l’Élysée.

    Reste la responsabilité du Peuple. C’est lui, plus que les médias ou les oppositions, qui pousse à la démagogie en exigeant des solutions simples, immédiates, indolores, et en sanctionnant ceux qui refusent de promettre l’impossible. Bayrou en offre l’exemple le plus net : depuis des années, il dénonce avec une constance rare la dette, l’immobilisme, la polarisation, l’absence de courage. Ceux qui, comme lui, refusent la démagogie sont relégués aux marges ; ceux qui la pratiquent, ou en jouent, captent l’attention et les voix. En exigeant à la fois la vérité et le confort, le peuple entretient la médiocrité qu’il dénonce ensuite.

    Nostalgie anticipée, excès critique, irresponsabilité populaire : le triangle est complet. On flagelle le président du jour avec une violence disproportionnée, on refuse les réformes nécessaires par peur du coût électoral, puis on se console par avance en se disant que « ça sera mieux avant ». Cycle stérile.

  34. Macron aura tout fait pour déconstruire la France et la rendre plus fragile en accélérant l’invasion venue d’Afrique qui n’apporte que des souffrances et une insécurité chronique au peuple de France.

    L’immigration d’origine musulmane est une ligne directrice de la politique d’Emmanuel Macron qui a été de déblayer juridiquement au maximum le terrain pour rendre impossible la maîtrise de l’immigration, pour laisser le champ libre au communautarisme musulman, et pour la criminalisation de la critique de l’islam.

    Autrement dit, pour interdire tout ce qui serait susceptible d’être réellement efficace dans la lutte contre l’islamisme…

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