À lire certains échos relatifs à la campagne présidentielle de 2027, on avait eu l’impression – et cette préférence pouvait aisément se justifier au regard d’Emmanuel Macron – que le seul des anciens Premiers ministres qui trouvait grâce à ses yeux était Jean Castex et qu’il n’aurait pas été hostile à une candidature de ce dernier pour lui succéder.
Mais cette période semble révolue. Pourquoi ?
Le président paraît préoccupé par un double objectif.
À quelque neuf mois de l’échéance politique, pour lui finale, comment donner à son double quinquennat une marque d’identité et de singularité qui en résumerait l’esprit ? Comment faire une mythologie de cette histoire au long cours qui a mêlé des débuts réussis à des crises multiples et à des erreurs graves ? Comment remettre du lustre à une personnalité qui, trop souvent, a été honteusement dépréciée, pour ne pas dire violemment vilipendée ? Ce ne sera pas une mince affaire pour cette fin de règne !

Autre chose, à l’évidence, est inscrite dans la psychologie d’EM et l’irrite au plus haut point : le reproche qui lui est de plus en plus adressé d’avoir manqué à son engagement de ne jamais laisser le RN accéder au pouvoir. La faiblesse de son argumentation sur ce plan est étonnante. Il se contente de souligner qu’il a vaincu à deux reprises Marine Le Pen, comme si cela excluait qu’au cours de ses dix années de présidence, il ait donné trop de gages au laxisme et trop peu à la fermeté de l’État et à l’autorité régalienne ! Quels que soient les méandres de son intelligence et de sa capacité à s’absoudre, il lui sera malaisé de s’exonérer de la moindre responsabilité dans cette considérable avancée du RN (Le Parisien).
Pourquoi a-t-il abandonné Jean Castex à son sort de président de la SNCF ? Parce que celui-ci lui aurait dit qu’il n’était pas intéressé par 2027 ? Comme si certaines dénégations ne valaient pas une acceptation déguisée !
Au sein de l’univers macroniste, et bien au-delà, les voix citoyennes sont nombreuses qui laisseraient volontiers de côté Édouard Philippe et Gabriel Attal pour se consacrer à la promotion de Jean Castex, qui est une sorte de Georges Pompidou, ayant sans doute des appétences moins somptuaires et des curiosités artistiques moins élitistes, mais une même passion pour la France profonde et le bonheur des Français.
Le président prétend ne pas vouloir se mêler de ce futur capital, désormais si proche. Mais est-il si peu attaché à voir défendu son passé et honoré son présent qu’il soit prêt à ne pas se battre, dans son camp, pour le meilleur et pour l’avenir ?
@ Giuseppe le 1er août
Chacun se souvient que, ministre de l’Agriculture, Le Maire ne savait pas combien de mètres carrés contient un hectare… Est-ce parce qu’on parle beaucoup d’hectares ces jours-ci qu’il est sorti du bois ? En tout cas, en ce qui le concerne, il est déjà cramé… et c’est bien ainsi !
@ Giuseppe le 1 août 2026
Pourquoi seulement le Sud-Ouest ? Vous pensez qu’à Haguenau ou à Roscoff, ils n’ont pas la capacité de jauger le personnage ?
Même en Suisse, ils savent son peu de valeur !
« https://www.ladepeche.fr/2026/07/26/presidentielle-2027-il-est-temps-de-construire-une-autre-france-bruno-le-maire-tente-de-se-lancer-dans-la-course-a-lelysee-13484721.php »
Tout le Sud-Ouest est plié de rire ! C’est quoi cette galéjade ?
Il hante les couloirs soyeux des ministères depuis des lustres, la dette ? C’est pas sa faute, un énarque de haut vol qui ne sait même pas compter. Par contre, un champion du monde pour charger les autres, et en plus même pas le courage de démissionner… Le fumet des gamelles tellement odorant, la fonction tellement douce, jamais cruelle, il adore. Il lance un ballon, sans doute aspire-t-il à revenir, quel que soit le poste, ne pas se faire oublier, c’est 4X4 tout-terrain, il est un fossoyeur aussi, il sait faire, la dette en témoigne. Le pognon des Français ce n’est pas le sien, je suis sûr que le sien est à l’abri et bien géré. Fuera !
@ Antoine MARQUET le 31 juillet 2026
Dame Barbut ne vaut pas un clou, je ne suis même pas sûr qu’elle soit consciente de l’effet insane de son comportement.
Continuez à touiller le brouet, il en sortira peut-être un génie.
Aujourd’hui, c’est un billet sur Castex. Demain, ce sera Attal. Après-demain, Philippe. Puis Retailleau, et ainsi de suite… Cela va-t-il durer jusqu’au printemps ?
Tout cela relève de la politique politicienne, celle qui dégoûte chaque jour un peu plus les électeurs.
Il faut dire que de la vraie politique — celle de l’action plutôt que des intentions —, cela fait belle lurette que nous n’en avons plus vu, sauf peut-être lorsqu’il s’est agi de planter le pays. Pour cela, en revanche, nous avons des champions.
@ Antoine MARQUET le 31 juillet 2026
« …elle s’est fait sottement photographier au bord de sa piscine et que voit-on sur le mur derrière elle ? le moteur d’un climatiseur ! »
Koaaa ?
Une piscine ?!!!
Un climatiseur pour aggraver son cas ?!!!
Notez, greffier.
Castex ? Charisme ? Zéro. Il avait été nommé. Être élu, autre affaire.
@ Antoine MARQUET le 31 juillet 2026
« …elle s’est fait sottement photographier au bord de sa piscine et que voit-on sur le mur derrière elle ? le moteur d’un climatiseur ! »
Koaaa?
Une piscine ?!!!
Un climatiseur pour aggraver son cas ?!!!
Notez, greffier.
Non, sérieux, Castex ?
Cet individu est à jeter aux oubliettes, au pain et à l’eau. Lui qui, pour une meilleure gestion, a supprimé des lits d’hôpital ? Lui qui préconisait la trottinette électrique pour faire 40 km à l’aller et autant au retour afin d’aller travailler à Perpignan ? Bien sûr, sans oublier l’inénarrable : « café debout, café assis »…
Castex, la France profonde ? Vous voulez parler du gouffre de Padirac ?
J’espère, monsieur Bilger, que vous avez fait de l’humour au second degré dans ce dernier billet. Cela a marché : je l’ai pris au premier degré et ma tension a bondi.
A FUERA !
Si la France n’était pas, en tous domaines, dans l’état de décrépitude que l’on sait, dû essentiellement au « surdoué » encore au pouvoir, Jean Castex aurait probablement été un excellent candidat à la succession de celui-ci.
Haut fonctionnaire de qualité, organisé et ferme – avec ce qu’il faut de bonhomie pour ne pas paraître « énarque » -, il affiche une carrière exemplaire et réussie… avec toutefois un sérieux bémol lors de la « guerre » contre la Covid. Il a alors fait preuve d’une trop grande déférence vis-à-vis du « généralissime » qui s’était inventé un « ennemi »…
Aujourd’hui, pour se redresser, la France a besoin d’un président ressemblant à Georges Pompidou, à la fois stratège politique, homme d’action déterminé et surtout visionnaire. Surtout visionnaire parce que, dans un monde en pleine mutation, à la fois géopolitique, technique et civilisationnelle, l’objectif n’est pas à cinq ou dix ans, mais à bien plus long terme. Parce que toute erreur de cap du nouveau président entraînera aussitôt une rechute, voire la fin du rêve de la « France éternelle ».
Le passage de Jean Castex à Matignon a démontré qu’il sait gérer, manœuvrer, convaincre, mais aussi qu’il manque de cette hauteur de vue que doit posséder un homme d’État. On se souvient que certains de ses ministres – les poids lourds – étaient en ligne directe avec l’Élysée, faisant de lui pas même un double d’Alexis Kohler, alors secrétaire général de la Présidence.
Une autre insuffisance, et non des moindres, réside dans son manque de pratique – sa méconnaissance ? – en matière de relations internationales, qu’elles soient diplomatiques ou économiques. Peut-on l’imaginer discuter d’égal à égal avec Trump, avec Poutine, avec Xi Jinping ? Est-il capable de dire non à von der Leyen, de remettre Zelensky à sa place, de rompre avec Tebboune ? Peut-on lui confier le bouton nucléaire ? Se poser ces questions, c’est déjà douter de lui…
Par ailleurs, Jean Castex possède-t-il un réseau, un carnet d’adresses, des relations de haut vol dans tous les milieux que, président de la République, il aurait à piloter ? Sa carrière d’élu se résume en deux mots : maire (de Prades – 6 000 habitants) et conseiller départemental et régional de base…
Enfin, la principale question : l’actuel président de la SNCF, qui s’accommode de la virulence des syndicats gauchistes du rail, a-t-il la niaque indispensable au « premier des Français », nécessaire aussi à tout candidat à ce poste ? Il n’en a jamais donné l’impression.
Notre problème est que, si l’on s’interroge de la même façon à propos des personnalités déjà en lice ou sur le point d’entrer dans l’arène, aucune n’est capable de cocher toutes les cases. Il faudra donc nous contenter du moins pire… Probablement de la moins pire… en espérant que, telle Giorgia Meloni, elle devienne excellente.
« Comment remettre du lustre à une personnalité qui, trop souvent, a été honteusement dépréciée, pour ne pas dire violemment vilipendée ? » (PB)
Dépréciation à laquelle, cher Philippe, vous avez quelque peu participé…
« Pourquoi a-t-il abandonné Jean Castex à son sort de président de la SNCF ? Parce que celui-ci lui aurait dit qu’il n’était pas intéressé par 2027 ? Comme si certaines dénégations ne valaient pas une acceptation déguisée ! » (PB)
Je ne pense pas que JC ait été « poussé » à la présidence de la SNCF ! C’est son choix et franchement, comme sinécure, on a connu plus pépère. J’ai un certain respect pour cet homme qui est allé, entre autres, se frotter aux syndicats ringards de la SNCF plutôt qu’accepter une quelconque présidence bien pénarde d’un établissement public qui ne sert à rien !
Nous sommes tous des « Castex »
Tout comme Castex, les Français sont dopés à la fonction publique.
Tout le monde sait que c’est néfaste à la (allah) vitalité d’un pays, que cela pèse lourdement sur la compétitivité des entreprises et contribue à l’endettement.
Mais comme près d’un Français sur deux en dépend, ce n’est pas demain la veille que l’on prendra le taureau par les cornes dans ce pays.
Il est clair que les Français préfèrent attendre que le bateau coule pour réagir.
Les rats ont déjà dévoré les provisions dans la cale, et maintenant ils s’attaquent à la coque.
Vous reprendrez bien du Castex ?
https://www.gala.fr/politique/monique-barbut-demissionne-ce-cruel-surnom-dont-la-ministre-a-herite-en-raison-de-sa-villa-dans-le-sud-de-la-france-20260722
On en rigole, je n’en rigole pas.
Et ce type de personnage nous ferait monter au front ? Il n’en existe pas un seul pour lequel je me sacrifierais.
J’ai relu la réponse de Boris Vian à Faber quand Le Déserteur a été interdit d’ondes. Le sacrifice mérite des chefs à la hauteur : l’exemplarité !
Les lumières du siège étaient déjà allumées dès 7 h du matin ; souvent, il les éteignait après tout le monde. Les retours de chantiers imposaient une deuxième journée ; souvent, il était 20 h, parfois plus — nous étions heureux —, et le lendemain, rien de changé.
L’exemplarité, l’abnégation… Il est décédé il y a peu. Un courage hors du commun… Nous sommes gouvernés par des gazelles.
Je ne sais pas si Castex est de cette trempe, un politique lui aussi, énarque il me semble… Pas suffisant.
Il était parti à Londres, lui que j’ai connu, un des premiers, jeunes tout neufs embauchés ; il nous chaperonnait… Tu parles de gonfleurs d’hélices aujourd’hui !
C’est trop tard… J’ai gardé des réflexes de cette époque…
Le pays est en lambeaux, le travail n’est plus une priorité. Je sais qu’il est des métiers difficiles… Castex est un pantouflard comme les autres. Il n’a vécu que de mandats, un fonctionnaire comme un autre. Et cette année, 5 % de déficit encore ; il faut bien payer Castex et les autres. Tu parles d’un « moine-soldat » ! Lecornu aurait dû se barrer, et alors ? Il a changé quoi ? Toujours autant de pauvres et toujours plus de dettes… On aurait pris la porte.
Dame Barbut est bête ! Farouchement opposée à l’air conditionné (selon elle cela n’éviterait pas les feux de forêt (!)) elle s’est fait sottement photographier au bord de sa piscine et que voit-on sur le mur derrière elle ? le moteur d’un climatiseur !
Et si c’était « Castex qui avait oublié Macron » ?
Il est bien plus heureux à son poste de PDG de la SNCF, dont le mandat a été renouvelé jusqu’à la fin de 2030, que s’il devait prendre le pouvoir à l’Élysée, si toutefois il était élu. D’ailleurs, il avait bien précisé en 2022 qu’il quittait la politique pour de bon. Il devait certainement être écœuré d’être sous la botte d’Emmanuel Macron.
C’est un homme très sage et bien plus compétent que tout ce bataillon de candidats actuels qui s’écharpent pour prendre le pouvoir. JC n’a pas envie de tomber dans ce magma bouillonnant laissé par Emmanuel Macron.
Castex, plus fins, mieux lubrifiés. Pour que le plaisir dure plus longtemps.
Latex pas Castex !
Jean Castex connaît la situation désastreuse du pays aussi bien que le savait François Bayrou, et surtout que la succession d’Emmanuel Macron convoque à son succès un sacrifice impossible. Il a de gros défis à relever avec la SNCF et, sans doute, préférera-t-il œuvrer dans le monde réel que dans celui du mensonge et de la prestidigitation, véritable liant du politique.
Castex est au départ un élu local, les pieds sur terre ; tout l’inverse d’Emmanuel Macron, qui est un yuppie converti à la politique par la recherche du pouvoir.
Le problème reste quand même qu’Emmanuel Macron ne laissera rien de significatif à l’Histoire, alors qu’il a bénéficié de deux mandats. Il saura certes rebondir dans un fromage international depuis qu’il s’est découvert une vocation de leader de l’Occident global, où il pourra déployer son aisance dialectique remarquable. Mais on en restera aux mots !
Des autres noms cités, aucun ne fait le poids face au défi qui les attend, surtout pas le Havrais.
C’est un récital, ce double quinquennat, avec des recrutements non pas hasardeux mais circonscrits à la médiocrité, à l’incompétence et, au mieux, à la roublardise, pour ne pas faire d’ombre à sa majesté du Faubourg-Saint-Honoré.
Qui aurait misé sur la réussite d’Attal, le minot, à Borne, la préfète, à Castex, qui recommandait de boire son café debout plutôt qu’assis pendant le Covid ?
Seul Édouard Philippe fit mine d’exister et Macron, ne le supportant pas, lui montra la porte.
Tout ce petit monde à la médiocre réputation veut à tout prix continuer de mettre en pratique le principe de Peter !
Au reste, Castex, quand il était PM, connaissant ses limites, savait qu’il n’était que le directeur de cabinet du sous-commandant Macron. Un pâle exécutant, sympathique au demeurant et suffisamment intelligent pour se contenter de la seuneuceufeu !
De Castex, je me souviens de cet épisode hallucinant : il voulait faire vacciner Sheila avec l’AstraZeneca.
On connaît les vide-maisons, les vide-greniers ; je pense aux vide-cerveaux. Certains en possèdent qui sont bien trop… « encombrés ».
Sinon, son bilan est le même que celui de tous les autres : 3 600 milliards de dette, dans une indifférence nationale.
Il est vrai que Jean Castex se démarque des autres prétendants à la fonction suprême. Ces derniers font preuve d’une agitation proche de la frénésie à neuf mois de la compétition finale. Et personnellement je n’aime pas les agités.
À noter que Jean Castex a renoncé de lui-même aux privilèges octroyés aux anciens Premiers ministres (voiture avec chauffeur, secrétariat et tout le tintouin) dès qu’il a cessé sa fonction, ce qui n’est pas le cas des autres PM qui ont dû se résigner à se conformer à la directive de Sébastien Lecornu à ce sujet (*).
Cela dénote un état d’esprit plutôt positif et un comportement assez proche de celui de Georges Pompidou qui avait bien compris qu’il ne fallait pas « emmerder les Français ».
Jean Castex fait partie des candidats pour qui je pourrais voter en avril prochain, dans le cas où il présenterait sa candidature. Sinon j’apprécie également l’attitude de Sébastien Lecornu qui, dans la tempête qui secoue notre pays, parvient, malgré tout, à tenir la barre du navire France. Mais il n’a toujours pas indiqué qu’il se présenterait.
En tout état de cause, je ne suis pas du tout persuadé que le second tour de l’élection présidentielle de 2027 se réduira à un duel entre Marine Le Pen et J-L Mélenchon.
Et heureusement !
(*) À l’exception toutefois d’Édith Cresson qui 34 ans après son passage à Matignon qui a duré moins d’un an, continue à bénéficier d’une dérogation exceptionnelle vu son grand âge.
Ben oui, on a beau être de la gauche « authentique », on aime bien bénéficier de la générosité de l’État.
À la fin d’un double quinquennat, la popularité d’un président s’est presque toujours usée au point de devenir un handicap plutôt qu’un atout. Dans ces conditions, si Emmanuel Macron venait à recommander Jean Castex, même discrètement, ce serait le meilleur moyen de couler sa candidature.