Pourquoi Edwy Plenel nie-t-il le racisme anti-Blancs ?

À la fin de l’instruction à Valence, pour les onze mis en examen, à la suite de la tragédie criminelle et de la mort de Thomas Perotto, âgé de seize ans, les juges ont ajouté la circonstance aggravante de racisme anti-Blancs. Quoique tardif, cet élément à charge était indiscutable à la suite de certains propos proférés par les agresseurs. (Mediapart, JDD)

Le plus intéressant est d’observer les réactions de quelques contempteurs du racisme, sauf quand il est anti-Blancs.

Ainsi, Edwy Plenel (EP), sur X, si gêné aux entournures, se surpasse dans son idéologie négationniste en mettant en cause cette notion de « racisme anti-Blancs », qui serait « venue de l’extrême droite… », qui serait « très contestée » et aurait été reprise par la justice.

Je lui ai demandé ingénument si la vérité n’avait pas sa faveur.

Pourquoi un tel embarras de sa part, alors que, dans son rôle d’investigation, Mediapart, quand les faits existent et que leur réalité est univoque, les reconnaît pour tels et ne cherche pas à biaiser en recherchant désespérément les moyens de prouver que ce qui est n’est pas ?

EP donne systématiquement, avec son équipe, des leçons d’humanisme et est notamment animé par une hostilité systématique envers la police, comme si cette dernière était toujours coupable et les malfaisants et voyous qui s’en prennent à elle, évidemment blancs comme neige.

Faut-il considérer — ce serait une terrible désillusion — qu’EP ne combat pas tous les racismes mais ne se soucie obsessionnellement que de celui qui viserait les musulmans et les Africains, en propageant l’idée perverse que les Français détesteraient ces deux communautés ? L’expérience et les réactions de notre pays ont démontré le contraire.

Qu’Edwy Plenel soit ainsi conduit à une argumentation qui paraît empêtrée parce que le racisme anti-Blancs ne correspond pas à ses schémas de pensée, à son idéologie, est un signe infiniment négatif.

Il n’oserait pas non plus, je suppose, laisser entendre que ceux qui dénoncent le racisme anti-Blancs sont, pour autant, incapables de vitupérer contre tous les autres racismes ainsi que le terrifiant antisémitisme qui s’accroît.

En réalité — et il est triste de devoir énoncer une telle évidence morale et civique —, tous les racismes sont à combattre, ces abjections qui réduisent l’autre à une caractéristique dont il n’est ni responsable ni coupable.

Mais qu’EP se rassure : s’il est vilipendé par beaucoup, ce n’est pas parce qu’il est blanc, mais en raison du fait qu’il pense trop souvent faux et que l’équité médiatique, en matière régalienne, lui est étrangère.

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Voir les Commentaires (50)
  1. Monsieur Bilger, vous vous demandez pourquoi Edwy Plenel nie le racisme anti-Blancs ?

    Ne cherchez pas : Plenel est raciste anti-Blancs, tout comme son semblable Mélenchon et son socle pourri, LFI.

    À eux deux, ils font la honte de la France. Je souhaite qu’on les renvoie en exil, le plus loin possible de notre pays. Sur l’île de Queimada Grande, au Brésil, appelée aussi l’île la plus dangereuse du monde, avec ses centaines de milliers de vipères parmi les plus dangereuses qui soient. Ce serait génial de les y envoyer, dans ce repaire de prédateurs venimeux, au milieu de leurs congénères.

    Comme ils disent, la Terre appartient à tout le monde et les migrants, même illégaux, sont les bienvenus en France et en Europe. OK, il faut dans ce cas leur envoyer des squatteurs pour occuper leur logement gratis. Et pas question qu’ils les fichent dehors sans autorisation préfectorale et sans décision du juge. Sinon, c’est 75 000 euros d’amende et trois ans de prison. Le délai d’attente est de deux à trois ans pour libérer le logement, une fois la décision rendue par le juge.

  2. michel.delure@orange.fr

    @ Ciceron 02/08/2026
    « Enquêter sur les puissants n’est pas du harcèlement : c’est la mission première de la presse. »

    Lorsque ces enquêtes deviennent récurrentes et qu’elles prennent une tournure partiale et ostensiblement orientée, ignorant souvent délibérément de traiter certains aspects du sujet, alors oui, cela relève du harcèlement.

  3. Il y a des billets dont la véhémence masque difficilement la faiblesse de l’argumentation. La charge de @Serge Hirel contre Edwy Plenel, Mediapart et Le Monde en est un cas d’école : sous couvert de pourfendre la « bien-pensance », elle s’abîme dans ses propres paradoxes.
    En ouvrant sur le cliché « Trotskiste un jour… » et en usant de termes comme « militantisme enragé » ou « récits vérolés », l’auteur choisit l’insulte plutôt que le débat. Faute de pouvoir démonter les faits ou les enquêtes, il s’en prend aux personnes.

    L’auteur affirme respecter la liberté d’expression, mais réclame immédiatement le boycott de Mediapart (« Ne pas le citer est le meilleur moyen de le combattre »). Prôner l’éviction d’un média parce qu’il dérange n’a rien de démocratique : c’est le refus assumé du pluralisme.

    Présenter Bernard Arnault — première fortune mondiale — en victime d’un journalisme « mesquin », ou reprocher au Monde d’informer sur Xénia Fedorova (ex-RT France), relève d’un contresens absolu. Enquêter sur les puissants n’est pas du harcèlement : c’est la mission première de la presse.

    En résumé : énervé et manichéen, ce texte relève du règlement de comptes idéologique. À force d’user de formules théâtrales pour clouer ses adversaires au pilori, l’auteur ne démontre rien : il s’enferme simplement dans sa propre bulle d’opinion.

  4. Mary Preud'homme

    @ sylvain le 29 juillet 2026 (@ Mary Preud’homme)
    « …en fasse une jaunisse » (MP)
    « Jaunisse » ? Mais c’est raciiiiste anti-Jaunes ! » (s)

    Quel rapport aurait cette expression dont tout le monde connaît le sens avec les Asiatiques ?
    Des « Jaunes » selon vous ?! Encore une démonstation de votre colorisme compulsif et grossier dont vous nous abreuvez à longueur de temps.

  5. Serge HIREL

    Plenel… Trotskiste un jour… Trotskiste toujours…

    C’est faire un bien trop grand honneur à cet individu que de lui consacrer un billet sur JaS… et surtout sur ce sujet du racisme anti-Blancs, dont la négation tient du militantisme enragé.

    Liberté d’expression oblige, il n’est pas pour autant question de le museler… Mais rien n’oblige à faire de la place à Mediapart dans les médias qui ne partagent en rien son parti pris pour l’extrême gauche, déguisé sous l’appellation d’« investigation ». Ne pas le citer est le meilleur moyen de le combattre.

    Le Monde, qui adore matraquer ses adversaires en difficulté, a fait l’erreur, cette semaine, de consacrer une pleine page à Xénia Fedorova. Nombre de ses lecteurs, peu enclins à regarder CNews, à écouter Europe 1 ou à lire Le JDNews, ont ainsi découvert son existence… Peut-être ont-ils pris le temps de se forger leur propre opinion sur elle… et de nuancer beaucoup les accusations portées à son encontre.

    Le Monde n’a ainsi rien appris du camouflet que lui avait infligé Bernard Arnault la semaine précédente. À un « reportage » en six épisodes de deux pages chacun, où pleuvaient sarcasmes, insultes et récits vérolés, l’homme le plus riche de France avait répondu d’un simple « Merci »… Et… fort marri de cette pirouette, le donneur de leçons du camp du Bien, voyant son soufflet s’effondrer sous les rires, s’en était allé contempler les flammes de l’enfer… aquitain.

  6. @ caroff

    Impressionnant : réussir à caser Castro, Chavez et Maduro dans un débat sur l’antiracisme en France, il fallait oser. Si vous avez de vrais arguments sur le texte plutôt que des étiquettes périmées, je vous écoute.

  7. Michel Deluré

    @ Exilé 30/07/2026
    « Alors, comment ce qui en 1885 était un devoir républicain impératif s’est-il transformé brutalement en un délit un siècle plus tard… »

    Peut-être justement parce que plus d’un siècle s’est écoulé, que le monde et les connaissances ont évolué et que la thèse de Jules Ferry était alors, comme vous le soulignez, contestable.

    En 2019, par exemple, s’est tenu à Iéna un congrès de zoologistes et de biologistes de l’évolution qui, au regard des découvertes novatrices de la biologie moléculaire, a conclu ses travaux par ce message : « Le concept de race est le résultat du racisme et non sa prémisse. »

    S’appuyant sur une base scientifique constituée de faits biologiques et anthropologiques, les travaux de ce congrès ont débouché sur la conclusion que la notion d’« ethno-pluralisme » ne correspond à rien et qu’il n’existe pas de différences claires et nettes entre les ethnies.

    Mais, quoi qu’il en soit, que l’on soit tenant de la thèse du monogénisme ou de celle du polygénisme, cela change-t-il fondamentalement quelque chose au caractère éminemment condamnable, sur le plan moral, du racisme, qui est en fait le rejet de la différence, la non-acceptation de l’autre ?

  8. @ Marc Ghinsberg le 28 juillet 2026
    « Cependant, il me semble utile de préciser le sens du mot “racisme”. Historiquement et conceptuellement, le racisme repose sur la croyance que les êtres humains se divisent en races biologiques distinctes selon la couleur de peau (ou d’autres traits physiques) (…)»

    Vous avez entièrement raison.
    Quand Michel Rocard a commencé son discours de présentation à l’Assemblée de la loi réprimant le racisme par la phrase « Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit », il a commis au moins deux erreurs.

    La première est qu’il n’a pas défini d’emblée avec précision le terme  « racisme » et ce à quoi il renvoie, de façon univoque, claire, nette, précise, avec son étendue et surtout ses limites, y compris pour évoquer ce qu’il n’est pas en dépit des apparences, alors que dans le langage courant et hélas même devant la justice, il permet actuellement de désigner tout et n’importe quoi au nom de multiples dérives, associations, réductions et interprétations plus ou moins spécieuses, le plus souvent « à la tête du client » dans un contexte plus ou moins stalinien.

    Or : « Une loi claire, un droit clair, c’est une garantie de sécurité juridique, d’efficacité de l’action publique et d’égalité de traitement. Si un texte de loi ou de décret est imprécis, les administrations, les élus locaux, qui vont avoir à l’appliquer risquent de traiter les citoyens de manière inégalitaire. »
    https://www.conseil-etat.fr/publications-colloques/rapports-d-activite/2020/une-loi-claire-c-est-une-garantie-de-securite-pour-tous

    La seconde, quelque peu surréaliste, est qu’il a lancé sa harangue de la tribune même du haut de laquelle Jules Ferry, icône de la République, a pourtant défendu avec force l’opinion suivante  en 1885 :
    «« Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… (Rumeurs sur plusieurs bancs à l’extrême gauche.)»
    « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. » »

    Donc, bien que l’opinion contestable de Jules Ferry ait été attaquée en son temps, il peut alors être considéré d’une certaine manière comme le père du « racisme républicain », au nom de l’universalisme du même nom…
    Alors, comment ce qui en 1885 était un devoir républicain impératif s’est-il transformé brutalement en un délit un siècle plus tard, après une criminalisation, au passage, de la liberté d’expression ?
    Et comment ne pas comprendre que les Français soient déboussolés face à une politique aussi incohérente en la matière au fil des ans ?

  9. Avec l’intervenant « Ciceron », le blog a enfin un spécimen mélenchoniste tout à fait caricatural.
    Bienvenue à la pensée profonde de l’universalisme à la Castro, Chavez et Maduro !

  10. michel.delure@orange.fr

    @ Achille 29/07/2026
    « Je ne pense pas, toutefois, que l’on puisse faire un rapprochement avec le racisme, qui est d’une autre nature. »

    Le racisme, éminemment condamnable moralement, est avant tout, comme pour les faits que j’invoquais, une non-acceptation de la différence. On n’accepte pas l’autre parce qu’il est différent, quelle que soit la nature de cette différence, oubliant au passage que, par symétrie, chacun est différent de l’autre, que chacun est en fait l’étranger de l’autre. Et ceci me paraît valable à l’intérieur même de chaque groupe social.

  11. @ Ellen
    « certaines populations qui nous traitent de kouffar (en arabe) et de mécréants (en français). Vous voyez de qui je parle ? »

    Heuuu… non, ji rin vu, ji rin entendou, ji li joure, missié li jouges di SOS Ouacisme.

  12. Ciceron a retrouvé ses amis de la gauche radicale. Il va nous faire une jaunisse si on le contredit. Une médaille l’attend de la part de LFI et d’Edwy Plenel.
    Peu importe, on voit bien la minorité ravageuse qui s’en défend dans le vide.

  13. @ sylvain le 29 juillet 2026

    En plus, les Jaunes, toujours très calmes, sont très bosseurs et rapides dans leurs tâches. On ne les voit pas à la CAF demander nos sous, comme certaines populations qui nous traitent de kouffar (en arabe) et de mécréants (en français). Vous voyez de qui je parle ?

  14. @ Ciceron le 29 juillet 2026
    « L’engagement d’Edwy Plenel s’inscrit dans un universalisme exigeant : celui qui combat toutes les oppressions sans céder aux paniques morales ni aux amalgames identitaires. Accuser de « pensée fausse » celui qui rappelle ces nuances indispensables, c’est préférer le choc des slogans à la complexité du réel. »

    Vraiment ? Faut-il vous rappeler les positions d’Edwy Plenel dans plusieurs affaires particulièrement sulfureuses ?
    C’est cela que vous appelez « un universalisme exigeant » ?

  15. Edwy Plenel, journaliste d’ultragauche, a obtenu 450 000 euros après avoir fait du rentre-dedans à la direction du journal Le Monde en 2005, en menaçant de publier la grille confidentielle des salaires du comité de direction.

    Une partie de ce capital, obtenu sous cette contrainte, lui a servi de fonds pour cofonder le site d’information indépendant Mediapart en 2007. Son salaire mensuel y était de 7 500 euros.

    À son départ de Mediapart en 2019, il a vendu ses actions de son journal pour 2 900 000 euros. À la retraite depuis 2019, il continue de toucher de l’argent du journal pour, soi-disant, des services rendus en tant qu’observateur et conseiller.

    Et c’est ce type qui critique les bourgeois ? Fichtre !!

  16. @ Michel Deluré le 29 juillet 2026
    « Ce n’est plus alors du racisme, mais cela y ressemble fort et participe du même état d’esprit. »

    Certes, la haute société a toujours eu une attitude plutôt condescendante envers la classe laborieuse, mais, depuis la Ve République, l’ascenseur social permet désormais aux personnes méritantes, de toutes conditions sociales, d’accéder à des postes importants.

    Je pense notamment à des personnalités comme Éric Dupond-Moretti et Henri Guaino, fils de femmes de ménage, ou encore Rachida Dati, fille d’ouvrier maçon, qui ont accédé à des postes importants en politique, sans oublier Michel Onfray, fils, lui aussi, d’un ouvrier agricole et d’une femme de ménage, devenu un philosophe populaire (un brin populiste toutefois).

    Ce n’était pas du tout le cas sous la IIIe République, où les postes à haute responsabilité étaient exclusivement réservés à la haute bourgeoisie.

    Cela a bousculé le petit monde de la politique d’aujourd’hui, où l’on peut constater que des personnes à la culture très limitée occupent des postes d’élus (notamment à LFI), ce qui était inenvisageable il y a encore une cinquantaine d’années.

    Je ne pense pas, toutefois, que l’on puisse faire un rapprochement avec le racisme, qui est d’une autre nature.

  17. @ Mary Preud’homme le 29 juillet 2026
    « …en fasse une jaunisse »

    « Jaunisse » ? Mais c’est raciiiiste anti-Jaunes !
    Il y en a beaucoup chez nous, mais on ne les entend pas, on ne les voit pas, ils ne bougent pas, ne donnent pas de coups de couteau, ne tabassent pas à dix contre un, ne violent pas, ne cassent pas, n’incendient pas, ne refusent pas d’obtempérer, ne tuent pas de prêtres, n’écrasent pas des foules de badauds sur une plage, ne posent pas de bombes, ne tirent pas sur les policiers avec des mortiers, ne menacent pas les juges… Rien à redire, nada, le calme plat.

    C’est insupportaaaable pour un gauchiste islamiste, et surtout pour Plenel, qui risque de les accuser d’être d’extrême droite tant ils sont de parfaits citoyens, civiques, exemplaires, respectueux de leur pays d’accueil, tout comme les gens du RN, les seuls qui aiment leur pays : la France, la vraie, blanche, chrétienne, de droite, face aux dégénérés gauchiasses qui en ont fait un enfer raciste anti-Blancs.

  18. Réduire les prises de position d’Edwy Plenel à du « déni » ou à une « idéologie » relève d’une méprise fondamentale — ou d’une instrumentalisation politique. Ce qui est reproché au fondateur de Mediapart, ce n’est pas de fermer les yeux sur des violences ou des insultes intolérables, mais de refuser la confusion conceptuelle et la récupération politique.

    Pour comprendre sa posture, il faut rappeler deux distinctions essentielles que ses contradicteurs feignent trop souvent d’ignorer.

    Personne ne nie — et certainement pas un journaliste d’investigation exigeant — qu’un individu puisse subir des insultes, de la haine ou de la violence en raison de sa couleur de peau, quelle qu’elle soit. Tout acte de haine est condamnable et doit être puni par la loi. Mais le rôle des sciences sociales et d’un débat public rigoureux est de nommer précisément les phénomènes.

    Le racisme n’est pas seulement une somme d’hostilités individuelles : c’est un rapport de domination historique, social et institutionnel qui produit des discriminations structurelles à l’embauche, au logement ou face aux forces de l’ordre. Analyser ces structures n’est pas hiérarchiser les souffrances, c’est utiliser les bons outils d’analyse pour combattre l’injustice là où elle s’exerce de manière systémique.

    S’inquiéter de la banalisation de l’expression « racisme anti-Blancs », ce n’est pas nier la réalité d’un crime ou d’un drame, c’est interroger l’origine politique de ce concept. Historiquement théorisé et porté par l’extrême droite pour inverser les rôles entre dominants et dominés, ce terme vise trop souvent à créer une équivalence trompeuse et à diluer la lutte contre les discriminations réelles subies par les minorités. Refuser cette rhétorique, c’est faire preuve de vigilance démocratique.

    Reprocher à Edwy Plenel et à Mediapart une « hostilité envers la police » est une caricature grossière. Documenter les bavures, les dérives institutionnelles ou les manquements au sein de l’appareil d’État n’est pas attaquer la police : c’est rappeler aux institutions publiques leur devoir d’exemplarité. C’est précisément parce qu’on défend la République et l’État de droit qu’on exige une police irréprochable et un journalisme qui ne détourne pas le regard.

    L’engagement d’Edwy Plenel s’inscrit dans un universalisme exigeant : celui qui combat toutes les oppressions sans céder aux paniques morales ni aux amalgames identitaires. Accuser de « pensée fausse » celui qui rappelle ces nuances indispensables, c’est préférer le choc des slogans à la complexité du réel.

  19. Il faut aussi remonter à 1984 et la création de SOS Racisme par la gauche au pouvoir via Julien Dray et Harlem Désir pour s’attirer les votes des immigrés régularisés puis naturalisés en masse sans préalable de leur assimilation. Son actuel président, Dominique Sopo, est bien entendu dans l’idéologie wokiste actuelle qui nie le racisme anti-Blancs. L’on est ainsi passé de l’assimilation républicaine à l’intégration « inclusive » prônée par le conseiller d’État Thierry Tuot sous le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

    On en revient à la « théorie critique de la race », d’origine US, appliquée à nos sociétés européennes et en l’espèce française. Or, institutionnellement, depuis notamment la IIIe République et sa colonisation voulue par une partie de la gauche et hors période de l’État français, jamais la République n’a manifesté le moindre racisme vis-à-vis des peuples de ses colonies. Comme le souligne Exilé 29 juillet 2026, l’Algérie n’était pas considérée comme une colonie mais comme des départements français (trois initialement, quinze en 1962) tandis que le Maroc et la Tunisie étaient des protectorats et non des colonies. Ce qui bien entendu n’exclut pas que des individus européens dans ces colonies aient pu être racistes. Et l’Assemblée nationale était à l’époque bien plus « diverse » qu’à présent. Il suffit de se rappeler le bachaga Boualam, député français revêtu de sa tenue traditionnelle… Ou encore de Léopold Sédar Senghor.

    Personne ne peut nier que des Blancs puissent être racistes, mais c’est loin d’être la majorité des Français leucodermes. À l’inverse, n’est-il pas arrivé, ce qui se disait dans ma jeunesse, que des Noirs aient traité les blancs de « bananes écorchées » ?
    De la même manière, lorsque le Recteur de la Grande mosquée de Paris s’interroge sur le sens du banquet du Canon français qui, mettant du cochon au menu, considère qu’il exclut une partie des Français (musulmans en l’espèce), sous-entendant qu’il serait ainsi raciste, il se moque du monde. Surtout lorsque l’on considère comment son pays a rejeté dès son indépendance tout ce qui n’est pas musulman ou d’origine maghrébine et comment il traite les chrétiens.

    Il suffit encore de se rappeler comment les Afro-Américains ont considéré leur accueil par les Français en 1917 ou 1944 en France : ils ont été surpris par l’absence de ségrégation raciale qu’ils subissaient dans leur pays…
    Par ailleurs, tout connaisseur des mœurs africaines sait que le racisme entre ethnies existe : la lecture des ouvrages de Bernard Lugan, excellent connaisseur de l’Afrique, est particulièrement instructive sur ce plan. Et cela se retrouve en Amérique (du Nord comme latine) où la ségrégation entre Noirs existe aussi sur la base de leurs origines ethniques africaines…

    D’évidence, tout être humain, passé sa prime enfance, perçoit les différences entre lui et les autres, d’abord vis-à-vis des personnes qu’il côtoie dans sa société et qui lui ressemblent, puis des personnes qui ne correspondent pas à son type humain génétique.
    C’est donc la seule éducation qui est à même de susciter le respect de l’Autre, quelle que soit sa couleur et son origine. Mais l’universalisme à la française n’est plus enseigné…

  20. Mais que fait la police politique des racistes anti-Blancs d’Edwy Plenel ?
    Au ski, en hiver (vivement le froid !), je constate des faits épouvantablement choquants qui ne sont jamais dénoncés par les polices des mœurs et des cultures nouvelles qui gouvernent le pays. J’ai dressé la liste de ce qui cloche dans ces stations de sports d’hiver :

    Que des Blancs de souche,
    pas de non-Blancs.
    Que des restaurants typiquement français,
    pas de kebabs, pas de halal, pas de couscoussiers.
    Que des chalets bien savoyards,
    pas de HLM narcos, pas de zones interdites aux non-Noirs.
    Une petite chapelle chrétienne,
    pas de mosquée salafiste,
    pas de prières de rue sur les pistes de ski comme place Clichy.
    Des queues aux tire-fesses,
    pas de files devant des guichets CAF, RSA, CMU, aides, allocations, décor manquant cruellement pour la photo.
    Des voitures flambant neuves dans les parkings en bas des pistes,
    pas de voitures flambant tout court dans les zones des « teucies » du « Saint-Denikistan ».
    Des gendarmes et des pompiers sauveteurs accueillants, souriants avec les touristes,
    pas de caillassage de ces mêmes keufs et « piépoms » dans les « racaillistans » des califats du 9-3…
    Pas de prisons remplies à 99,99 % de non-Blancs.

    C’est une honte ! Qu’attendent les SOS Racisme pour porter plainte pour discrimination et provocation à la haine raciale ?
    Qu’attend-on pour virer tous ces Blancs gênants, comme l’a fait le service public gauchiste en le « recoloriant » par des « djeuns issus de la diversité des cités de la Franchouie » ?

    Partout, le Blanc domine, tout est désespérément blanc, même la neige !
    Il faut y mettre un terme !
    Ce scandâââle ne peut plus durer !

  21. Mary Preud'homme

    Ainsi donc les blancos et autres leucodermes n’auraient plus le monopole du racisme ?
    Tout fout le camp !
    Et comme on comprend que le petit moustachu pervers qui avait vécu jusqu’alors de cette rente de situation lucrative en terme de renommée d’un racisme uniquement à sens unique, en fasse une jaunisse !

  22. « Faut-il considérer — ce serait une terrible désillusion — qu’EP ne combat pas tous les racismes mais ne se soucie obsessionnellement que de celui qui viserait les musulmans et les Africains, en propageant l’idée perverse que les Français détesteraient ces deux communautés ? L’expérience et les réactions de notre pays ont démontré le contraire. » (PB)

    Il faut comprendre que l’idéologie dite « antiraciste » a été montée de toutes pièces par la gauche pour tenter de masquer les échecs flagrants de l’assimilation des masses issues de l’immigration à l’occasion du funeste « regroupement familial », sous le prétexte d’un rejet qui incomberait uniquement aux Français, en dépit de la montagne de sollicitude et d’avantages dont ont bénéficié les nouveaux arrivants, loin d’en être reconnaissants.

    Depuis, nous avons vécu, de gré ou de force, dans un « vivre-ensemble » supposé merveilleux s’il n’était pas menacé par une extrême droite fantasmée, dont l’épouvantail a été agité dans le cimetière de Carpentras par le ministre de l’Intérieur en personne, après un scandaleux montage politico-médiatique, selon un système reposant sur la dénonciation, à temps et à contretemps, d’un racisme qui relèverait exclusivement des Franco-Français.

    Or, le fait de reconnaître en partie la responsabilité de l’immigration pour la myriade d’agressions individuelles de Français au couteau, marqueur culturel et religieux spécifique, risque de ternir le nouveau roman national forgé par la gauche sur deux points :

    – Le premier est la montée de l’insécurité, transformée en « sentiment d’insécurité » par la gauche, à l’encontre des faits objectifs qui sont soit niés, soit camouflés en actes de « déséquilibrés », pour tenter de masquer leur mobile haineux anti-Français.
    – Le second est la négation du racisme anti-Français, susceptible de démolir la théorie fumeuse d’un racisme « systémique » dont seules les populations « racisées » seraient les victimes, du fait du passé colonial de la France. (*)

    Notons tout de même que cette notion de racisme « systémique » nous a été imposée en dehors du cadre de la loi initiale, condamnant le racisme en général, à la suite de bricolages, pour ne pas dire de magouilles, entre universitaires et hommes de loi, sans validation par le Peuple souverain.

    (*) Il est quand même curieux de constater que, par exemple, la Suède, dont le passé colonial se réduit à celui de l’île de Saint-Barthélemy, rétrocédée depuis à la France, est également victime d’une immigration particulièrement virulente à son encontre, en dépit d’une générosité dépassant pourtant en naïveté (pour ne pas dire plus) celle de la France.
    Ce qui prouve que partout les mêmes causes – à savoir principalement la bêtise des dirigeants gangrenés par l’idéologie – produisent les mêmes effets.
    N’oublions pas non plus que la « colonisation » – terme qui ne s’appliquait normalement pas à l’Algérie – est terminée depuis plus de soixante ans, mais que les jeunes générations continuent de l’invoquer pour alimenter leur rôle de victimes perpétuelles…

  23. michel.delure@orange.fr

    @ Achille 26/07/2026
    « Le second émane plutôt du sentiment de supériorité que les Blancs ont toujours affiché face aux gens de couleur. »

    Ce phénomène ne se rencontre pas uniquement, me semble-t-il, entre Blancs et hommes de couleur, mais, au sein même de notre société, entre Blancs appartenant à des groupes dominants et Blancs constituant des groupes dominés.

    Ce n’est plus alors du racisme, mais cela y ressemble fort et participe du même état d’esprit.

  24. À Mediapart, on se complaît dans la fiente paparassive ; tous les ans, en période de vacances, ils en profitent pour changer d’ambiance et prendre leurs vacances au bord d’une mare à purin, après leur année de travail dans leur fosse septique.

    On confond septique et sceptique chez Mediapart, et l’on pense que le purin est un fluide purificateur. Ils confondent déodorant et malodorant !

    Merdiapart serait sans doute plus approprié que Mediapart !

    Il faut bien qu’Edwy Plenel gagne sa vie ; copiant les gamins du Bangladesh, il va chercher ses moyens de survie dans les dépotoirs.

  25. @ duvent
    « Il est bon de chercher, de découvrir, de partager ; c’est un signe qui dit : là-bas, tout n’est pas perdu… »

    Un État failli ; quand la solidarité s’active à ce point dans notre pays, c’est que l’on ressemble de plus en plus à ce que je décris comme un pays émergent… Je sais, je me répète.

    Pays de misère en devenir ; le logement ? C’est pareil – je connais parfaitement le sujet -, le régalien est à la rue, et le moine-soldat Lecornu est un piètre flambeau.

    Ils sont tous nuls depuis des décennies, et ils en sont devenus détestables ; aujourd’hui, reniés et détestés par beaucoup : Sarkozy, Hollande, Macron… J’en oublie sans doute.

    C’est bien d’encenser des pompiers, d’en parler nuit et jour sur pratiquement toutes les chaînes – avec un peu de mercantilisme des médias et le voyeurisme qui va avec -, c’est mieux si on avait eu du pognon, non pas pour passer des commandes de Canadair – c’est déjà fait -, mais pour l’avoir anticipé depuis que l’on nous bassine, depuis des décennies, avec le réchauffement climatique : je ne descends plus jusqu’à ma voiture à skis par la route empruntée par les coureurs du Tour de France depuis plus de trente ans !! La neige fond et remonte de plus en plus haut ; elle n’est plus sur les pentes du Tourmalet, et les politiques ont acheté des canons à neige !!

    Des canons à neige… Quelle horreur ! Et de là, je viens de lire le dessin de la une de Charlie Hebdo ; il est l’exacte image de ce que notre beau pays est en devenir.

    Et, pour me faire plaisir, j’ai bien aimé la phrase du début. C’était la fin de quelques remarques : les médias sont gentils, complaisants, superficiels ; au fond, ils butinent, et ça, les gouvernants le savent. Le résultat est là : 3 600 milliards de dette, des nuls à tous les coins de rue, 10 000 000 de pauvres et, pour arranger le tableau, la nature qui s’en mêle en mettant le feu partout, comme pour rappeler à tous ces pusillanimes qu’ils n’ont strictement rien fait !

    Je vous parlerais bien de mon aventure pour la fibre, mais ce n’est pas le moment ; ma leste coiffeuse doit me couper les cheveux et elle a le dernier mot.

  26. La somme des procédures de l’État de droit a remplacé la Justice.

    La première fois que j’ai lu Le Château de Franz Kafka, je n’avais pas saisi le concept de cette œuvre prophétique. Maintenant, c’est différent, car la lumière fut !

    En 2026, les décisions de justice ne satisfont plus guère de monde.

    Les familles des victimes ont perdu un proche, un bien précieux, la santé, et parfois les trois en même temps.

    La magistrature se plaint d’ingratitude, d’ingérences, de manque de moyens ; elle est fière de travailler au mieux.

    Les criminels ne sont pas contents non plus parce que, de toute façon, ce n’est jamais de leur faute.

    Le racisme est une notion à géométrie variable. Certains vont même jusqu’à affirmer qu’il n’existe pas puisque les races n’existent pas. C’est une idée de gauche, du camp du bien. Alors, ils remplacent les races par les ethnies ou les caractéristiques de l’ADN et se congratulent d’avoir raison.
    Admettons que le racisme anti-Blancs n’existe pas, mais alors comment qualifier les auteurs d’énormités qui ont défrayé la chronique ces dernières années ?

    France Télévisions a été condamnée pour avoir licencié des animateurs au motif que l’audiovisuel public comptait trop de Blancs de plus de 50 ans.

    Mme Saint-Cricq a été interrogée en commission parlementaire sur ses écrits diffamatoires à l’égard des hommes blancs. Je ne les mentionnerai pas ici, par égard pour la modératrice du blog.

    Les hommes blancs disparaissent peu à peu de l’équipe de France de football. Disons que ce n’est pas du racisme anti-Blancs, mais comment qualifier le fait qu’on leur pourrit la vie dans les vestiaires ? Je me suis lassé de les voir courir sur le terrain sans qu’on leur passe le ballon. Eux aussi en ont marre, alors ils quittent le football.

    J’ai répondu à la question par le pourquoi, et aussi par le comment.

  27. @ Achille
    « Eh oui, même en y mettant les formes, il arrive un moment où toute discussion devient inutile. »

    Ça, c’est bien vrai !
    Mais l’avantage avec vous est que ce moment arrive au départ, ce qui présente un avantage à la fois mathématique et physique… En réthorique cela porte un nom, mais évitons une discussion inutile !

  28. @ Marc Ghinsberg le 29 juillet 2026
    « Nos lectures divergent trop pour que le dialogue progresse. Je m’arrête ici, sans rancune et sans dernier mot. »

    Par deux fois, vous m’avez indiqué, lors de nos échanges, que vous préfériez mettre un terme à notre discussion.
    Je trouve que c’est vraiment aimable de votre part… et moyennement subtil.
    Permettez-moi de souligner ceci :

    Il n’est pas confortable d’échanger avec ceux qui ne sont pas de votre avis.

    L’échange entre gens de bonne compagnie ne vise pas la convergence, mais la découverte de ce que notre aveuglement nous dissimule.

    Le progrès vient des confrontations.

    Le dialogue ne vise pas l’adhésion convenue, mais conduit la pensée vers l’inattendu.

    La clôture de l’échange ressemble à l’échange lui-même.

    La stérilité est un fruit amer que récolte l’erreur.

    La rancune relève de la sentimentalité, pas de la raison.

    Le dernier mot ne s’écrit pas pour celui qui cherche la vérité, parce qu’il n’existe pas…

    Il est bon de chercher, de découvrir, de partager ; c’est un signe qui dit : là-bas, tout n’est pas perdu…

    1. Marc Ghinsberg

      Je partage volontiers l’idée que l’échange gagne en richesse lorsqu’il demeure une exploration et non une polémique. C’est précisément pour cela que je préfère m’arrêter ici : certaines formules peu amènes, aussi brillantes soient-elles, finissent par peser davantage que les idées qu’elles sont censées porter.
      J’ai malheureusement passé l’âge de ce genre de joutes. Restons-en là, sans rancune, et avec le respect dû à toute recherche sincère.

  29. Il est nécessaire de laisser le dernier mot à ceux qui ont la capacité européenne de l’aveu de la faute, quand l’anthropophagie du ressentiment gagne les médias(part).

    Prendra-t-on conscience que nous avons évangélisé le monde en exportant des canons, avec pour conséquence le nihilisme qui enferme le message chrétien dans la schizophrénie du miles christianus, quand il n’est plus possible de servir l’aigle et la croix ?

    On comprendrait alors la blessure jamais refermée de notre civilisation, avec Jean XXIII :

    « Nous nous rendons compte que le signe de Caïn est gravé sur nos fronts. (…) Pardonne-nous d’avoir faussement attaché une malédiction à leur nom de Juifs. »

    Tucker Carlson et Nick Fuentes font l’économie de cette connaissance, et il est temps, pour les Européens, comme le prône Sloterdijk, de continuer à avouer leurs errances, se confrontant à l’analyse girardienne des mécanismes du bouc émissaire et des conflits dus à la jalousie, laissant ouvert sur le bureau le grand livre de nos iniquités :

    « Car l’heure actuelle n’est pas seulement celle des prédateurs, c’est aussi celle des psychiatres politiques qui devront guérir tous ces fous qui croient que la meilleure façon de se mettre en sécurité face à l’autre consiste à annoncer la destruction mutuelle assurée. »
    https://www.lepoint.fr/debats/dans-son-nouveau-livre-peter-sloterdijk-nous-eclaire-sur-les-tentations-imperiales-en-vogue-3Q2VVPTLTVAENFNJ2VAQYONZEI/

  30. Mieux que les feux de forêt en Gironde, cette hallucinante nouvelle, ce matin :

    D’ailleurs, Edwy Plenel sera d’accord avec moi : le super gag aux infos, c’est le verdict concernant l’islamiste terroriste qui a poignardé les trois femmes : il n’était pas dans son état normal, donc ça concerne la psychiatrie. Encore une fois, c’est Allah, le vrai coupable, qui a guidé son bras et qui ne serait pas présent au moment du procès.

    Heureux terroristes islamistes qui ont fait de la France un pays très compréhensif et soumis à leurs crimes sanguinaires : « C’est pas mouâ, c’est Allah, m’sieur l’juge. »

    Tous ceux qui seraient offusqués par cette info seraient catalogués « racistes, fascistes, xénophobes ». Ben voyons… Zemmour, taisez-vous !

  31. @ Marc Ghinsberg le 29 juillet 2026

    Eh oui, même en y mettant les formes, il arrive un moment où toute discussion devient inutile.

  32. Cher hôte,

    Edwy Plenel ne mérite aucune considération.
    Sous le pseudonyme trotskiste de Joseph Krasny, il approuva le massacre perpétré par le FPLP lors des Jeux olympiques de Munich.
    Avec Le Monde, journal qu’il a considérablement affaibli, il mena une campagne ignoble contre Dominique Baudis.
    Enfin, ses accointances avec le « prédicateur » islamiste Tariq Ramadan suffisent à définir le personnage.
    Et son côté Tartuffe, typique de l’homme de gauche, en croisade contre les riches… les autres.

    Mediapart : cession de ses parts en 2019. La vente de ses participations dans le journal numérique lui aurait rapporté, selon la presse, une somme estimée à 2,9 millions d’euros.

  33. Je pense qu’on repousse l’idée que des gens puissent inférioriser des Blancs, et pas seulement leur en vouloir, par manque d’habitude, surévaluation des non-Blancs et vanité, du type : « on serait au-dessus de ça ». Mais dire que « c’est celui qui le dit qui y est » est basique ; dire que celui qui vous infériorise l’est, par exemple, en intelligence, me semble basique.

    Et puis, il y a des précédents. Les Romains ont fini conquis par les Barbares ; les lois des vainqueurs, et sûrement davantage leurs pratiques, faisaient des gens sous le joug des êtres dont la vie avait moins de valeur que celle des conquérants.

    Cela, c’était le rapport de force le plus commun, le plus évident, le plus basique.

    Il y a aussi le prestige. Tel pays nordique, n’ayant pas colonisé des peuples autrefois estimés de race inférieure, dont les immigrés viennent en Occident, n’en subira pas moins le ressentiment et l’infériorisation dévolus aux anciens colonisateurs.

    Incise ironique sur la nature humaine : les gens vous en veulent plus de votre prestige que de vos torts. Et je le prouve ! Les musulmans ne plaignent quasiment pas les Ouïghours, qui sont bien plus mis de côté que les musulmans ne le sont ici, et par leur propre faute, vu la propension des immigrés de cette sorte à rendre le mal pour le bien. Ils sont bien plus victimes que les Palestiniens, car ce que ces derniers subissent vient de leur attaque contre Israël, et non d’une volonté d’asservir les non-Han, touchant aussi les Tibétains, dont on ne parle plus parce qu’ils ne nous nuisent jamais et qu’il y a une désastreuse propension à préférer les pires, pour diverses raisons dans lesquelles je ne rentrerai pas.

    À propos de prestige, les Juifs n’avaient jamais fait de mal aux chrétiens et aux musulmans, qui n’ont pas arrêté de leur nuire pour le crime d’être plus prestigieux. Il fallait donc les rabaisser et les diaboliser pour les mettre à leur pitoyable niveau. La religion juive n’a pas besoin de ses dérivés ; par contre, chrétiens et musulmans s’en nourrissent. Or, dites-moi : qui se nourrit d’une chose qu’il ne lui faut pas détruire pour continuer à le faire tout en lui nuisant n’est-il pas un parasite ? Si. Donc, plus les filiales nuisent à la maison mère, plus les monothéistes que nous voyons accumulent de culpabilité, donc de ressentiment contre les Juifs. C’est pourquoi tant de gens ont parlé de génocide à Gaza, quand il s’agit, pour moi, d’une opération militaire avec un aspect de déplacement de population, ce qui est assez grave comme ça pour ne pas avoir besoin d’en rajouter. Il faut, encore une fois, égaliser les choses avec les Juifs, non en se mettant à leur niveau par la culture, vu que, par contre, en religion, le rapport ne peut changer : les uns sont premiers, les autres seconds et dépendants.

    Quand on ne veut pas être un hôte indésirable, on reste chez soi, on garde l’antique paganisme. Que voulez-vous que je vous dise ? Et on ne perd rien, bien au contraire… À l’époque, chacun croyait bien ce qu’il voulait ; on parlait moins de liberté ou de vivre avec l’autre, on le faisait, tout simplement. Bien sûr, vu que les religions ont toujours un caractère liberticide, quoique moins qu’après, ce n’était pas parfait ; mais le moindre mal ne l’a jamais été, pas plus que la démocratie, le marché et l’application des droits de l’homme.

    Amusant, vous savez ce que sont chrétiens et musulmans ? Des dérobeurs qui, en commettant leur méfait, se sont volés eux-mêmes !

    Cela fait qu’ils en veulent à leurs victimes : d’abord en tant que dépendants, ensuite parce que l’on en veut aux gens d’avoir été l’occasion de mal se comporter. Comme aussi les hommes abusant des femmes : « Ses vêtements étaient trop courts », « elle n’était pas voilée » et autres calembredaines.

    Bref, c’est moins pour le tort qu’on leur a infligé que les gens nous en veulent que pour notre prestige. On ne doit pas plus le nier que nier nos torts, en sachant cela ou enivrés par notre prestige. Il y a ceux qui croient que notre vanité réclame de cacher la poussière sous le tapis… Erreur ! Nous avons, par exemple, pratiqué l’esclavage, comme presque tout le monde, avec une force proportionnelle à notre puissance, mais nous devrions être fiers de l’avoir aboli… Trop de repentance est paresseux ; qu’est-ce que cela coûte de demander pardon, une fois qu’on a commencé ? Si nous étions aussi libérateurs que nos illustres ancêtres, nous lutterions contre l’esclavage qui se pratique encore dans des coins sordides du monde ; si nous étions aussi lucides qu’eux, voyant que les immigrés musulmans innovent en nous rendant le mal pour le bien, nous leur fermerions la porte au nez.

    Le mal est le mal ; on ne doit pas s’en laisser contaminer. La complaisance est un signe certain de perdition. L’espoir attentiste est un leurre : comme je l’ai déjà dit, les mauvais se nourrissent de leur mal, en voulant à leurs victimes de leurs errements ; toujours, c’est une force irrésistible qui a arraché les victimes à leurs chaînes, aussi bien les Nordistes en Amérique que les Alliés en Europe.

    Le racisme, les divers totalitarismes sont modernes ; pardon pour ceux qui croient que tout va vers le mieux. Et rien ne passe jamais ; on n’est pas dans un mythe où les héros exterminent les monstres ; non, au mieux, les meilleurs réduisent le territoire du mal.

    Il y a des romans et des films pour se sentir bien… Le monde n’est pas ainsi ; ce n’est pas la faute du critique, mais de l’auteur, ou des auteurs, s’il y en a. Avec leur sale caractère, je doute qu’ils remboursent votre billet.

  34. @ Marc Ghinsberg
    « Admettons votre thèse : nous sommes tous des racistes médiocres en puissance… »

    Ma thèse n’est pas que : « …nous sommes tous des racistes médiocres en puissance… »
    Ça, c’est votre thèse ; dans la mienne, il n’y a pas « en puissance ».

    Votre résumé ignore mon propos, puisque vous y voyez qu’il est égal de souffrir de constipation, de mauvaise haleine ou de racisme. Je n’ai pas vu que ces deux malédictions conduisaient aux mêmes saloperies, mais il n’est pas impossible qu’un homme constipé, ayant mauvaise haleine, puisse trouver sa place au KKK…

    Brillant ?

    Oui, il existe une parenté entre une insulte et des mesures ; ces deux actions imbéciles ne voient pas l’autre. L’autre n’est pas un alter ego, c’est un étrange étranger, et cet étranger n’éveille que la peur et le mépris. Le soleil peut éblouir, mais il ne peut expliquer.

    Je note que vous avez trouvé un refuge aux intellectuels, qui sont nuancés.

    C’est bien ! Et cette extraordinaire capacité, en dehors de faire un fonds de commerce de cette question, qu’apporte-t-elle, dans la chaleur de la nuit ?

    Je vous pose la question, mais vous êtes naïf, semble-t-il, et les réponses des naïfs sont des culs-de-sac où ils reposent leur pensée.

    « Admettons votre thèse : nous sommes tous des racistes médiocres en puissance, et seuls quelques élus (intelligents, raisonnables, courageux ; vous en faites sans doute partie, n’est-ce pas ?) s’en extraient. »

    Vous vous égarez, et c’est ennuyeux.

    Les personnes intelligentes, raisonnables et courageuses ne sont pas « élues » ; elles sont seulement intelligentes, raisonnables et courageuses, assez pour ne pas se réfugier dans les groupes, les tas, les troupeaux de moutons, pour la raison évidente que homo homini lupus…

    « C’est peut-être juste de la bêtise de ma part… ou alors un tout petit sursaut de civilisation.
    À vous de choisir. »

    Vous avez déjà choisi !

    1. Marc Ghinsberg

      Nos lectures divergent trop pour que le dialogue progresse. Je m’arrête ici, sans rancune et sans dernier mot.

  35. Edwy Plenel n’a jamais été une référence morale, avec son tropisme anticolonialiste.
    C’est un agitateur qui fait feu de tout bois tant qu’il entre dans le poêle. Il fait partie de ces gens si convenus dans leurs idées qu’on les précède toujours dans leurs écrits.

    Je ne le lis plus depuis très longtemps, depuis l’époque du Matin de Paris, je crois.

    Comme bien d’autres curés de la gauche, il est inintéressant et Monsieur Bilger lui fait trop d’honneur.

  36. Je ne suis pas dans la tête de ceux qui insultent les Blancs, mais les gens rendent ce qu’eux-mêmes, ou leurs ancêtres, ont reçu. Donc, s’ils ont été infériorisés, ils infériorisent à leur tour.

    Bien sûr, il faut aider toutes les victimes d’actes transgressifs avec impartialité, comme on le fait pour le vol, le viol ou le meurtre.

    L’immunité ? Il n’y a que la nature des choses qui puisse la donner. Ainsi, si un fantôme venait tuer son bourreau, on serait bien en peine de le placer derrière les barreaux !

  37. Rien d’étonnant… Edwy Plenel était à l’origine trotskiste, à l’extrême gauche. Depuis quelques années, il a ouvert son parapluie à gauche et soutient LFI et Jean-Luc Mélenchon, adepte de la nouvelle France créolisée et de l’écriture inclusive. Et pourquoi pas une France des primates, tant qu’on y est ?

    Il n’est pas étonnant qu’Edwy Plenel nie le racisme anti-Blanc et entretienne le trouble dans l’esprit des Français. Il lui faut bien une couverture idéale pour paraître plus fréquentable auprès de Jean-Luc Mélenchon, le « C’est moi la République », qui comptabilise ses électeurs, même s’ils viennent d’un panier de crabes avariés et non comestibles.

    On ne peut rêver pire avenir que celui que nous préparent tous ces menteurs de la gauche bancale.

    Si l’on ne veut pas que la France soit martyrisée plus qu’elle ne l’est déjà, alors il faut leur barrer la route, et c’est maintenant !

    Pour cela, il faut que toutes les droites deviennent plus intelligentes et s’unissent.

  38. Son travail s’apparente à celui d’un chien de troupeau : rassembler ceux qu’il considère comme les « damnés de la terre » pour s’en faire le héraut, en leur appliquant au passage sa propre dialectique calimériste.

    Mais, en toile de fond, n’y a-t-il pas une faille profonde du personnage remontant à son enfance ? Il l’a raconté à la radio, chez Laure Adler, je crois. Sa voix n’était que tristesse et colère, et peut-être pleurait-il. Voir, à ce sujet, les engagements de son père, Alain Plenel.

    En synthèse, Edwy Plenel n’est-il pas plutôt révolté par les institutions qui se font sans lui [et sans nous, pour beaucoup] ?

  39. Pourquoi ne pas simplifier et dire qu’il y a, chez une partie de la population d’origine maghrébine, une volonté de détruire la France et les Français ? Une forme de revanche sur la colonisation, à propos de laquelle Macron a mis beaucoup d’huile sur le feu.

    LFI tente d’en faire la récupération politique, et cela fonctionne… jusqu’au jour où Mélenchon sera la première victime de ces gens.

  40. Le racisme anti-Blancs repose sur des réactions différentes de celles du racisme que je dirais « ordinaire ».

    Le premier repose sur un sentiment de frustration accumulé au cours des siècles par la domination des Blancs, qui ont relégué les gens de couleur à des tâches subalternes, allant même jusqu’à l’esclavage.

    Le second émane plutôt du sentiment de supériorité que les Blancs ont toujours affiché face aux gens de couleur.

    Nombre de penseurs et même de scientifiques célèbres des XIXe et XXe siècles n’hésitaient pas à démontrer que la race blanche était la race supérieure (*), allant même jusqu’à ériger cette conviction en doctrine. Exemple : le nazisme.

    Il est bien évident qu’avec la mixité sociale générée par une migration incontrôlée, le racisme anti-Blancs s’est développé de façon exponentielle, encouragé par certains partis, notamment LFI, qui exploite cette situation pour s’emparer du pouvoir.

    Le côte-à-côte est en train de se transformer en face-à-face, ainsi que l’avait fort bien observé Gérard Collomb. Jusqu’où cela ira-t-il ?

    Cette situation peut expliquer la forte montée du Front national et des partis d’extrême droite.

    Bref, rien de vraiment rassurant !

    (*) Notamment sur le plan intellectuel, car, sur le plan physiologique, les Noirs ont démontré qu’ils avaient des capacités supérieures, ce que l’on peut constater notamment en athlétisme et aussi dans le football.

  41. Patrice Charoulet

    Je m’apprêtais à vous répondre. Or, je viens de lire les lignes de Marc Ghinsberg. J’y souscris.
    On ne peut mieux dire.

  42. @ Marc Ghinsberg
    « Mais appeler cela “racisme anti-Blancs” au sens strict risque de confondre deux choses distinctes : d’un côté la haine et les agressions individuelles ou de groupe, de l’autre une doctrine de hiérarchie raciale biologisante. Cette confusion peut servir à relativiser le racisme historique ou systémique subi par d’autres, ou au contraire à nier la haine qui frappe des Blancs. Dans les deux cas, on perd en clarté. »

    Où voulez-vous en venir ?

    Le racisme est naturel à l’homme, et vouloir à toute force le distinguer est non seulement peu crédible, mais aussi nuisible à la compréhension du monde.

    Chaque homme porte en lui le rejet de ce qui ne lui est pas semblable, et Lapalisse n’aurait pas été contre cette explication, très complexe comme on peut s’en douter…

    Qu’il soit ensuite construit, ce racisme, d’une manière politique, économique, sociale, culturelle ou à la mords-moi-le-nœud, ne change rien au fait que tous les hommes sont racistes et demeurent égaux en saloperies commises, car, pour qu’ils dépassent ce programme sélectif, naturel et trivial, il leur faut de l’intelligence, de la raison et du courage, qualités rares et précieuses…

    Dès lors, la prétendue confusion que vous soulignez n’est pas conforme au réel, et le réel est beaucoup plus dégoûtant…

    Le racisme anti-ceci ou anti-cela n’a pas tellement besoin de carburant, il se génère et se nourrit de sa volonté de détruire ce qui lui fait peur, et la peur vit dans l’obscurité de l’ignorance et de la bêtise, qui sont les qualités les mieux partagées…

    Il n’y a pas de racisme plus ou moins raciste, plus ou moins légitime, plus ou moins compréhensible, il y a des hommes médiocres qui n’atteindront jamais un certain degré de civilisation, et, ô surprise, ils sont de toutes les couleurs, de toutes les nations, de toutes les religions, des hommes racistes, quoi !

    1. Marc Ghinsberg

      Ah, chère duvent,

      Donc, si je résume (avec mon pauvre cerveau qui n’a peut-être pas encore atteint le degré de civilisation requis) : le racisme, c’est comme la constipation ou la mauvaise haleine, tout le monde en a un peu, on naît avec, et c’est égalitaire dans la saloperie. Brillant.

      On peut donc ranger tranquillement dans le même tiroir le type qui crie « Sale Blanc ! » en plantant un ado à Crépol et le théoricien du XIXᵉ siècle qui mesurait les crânes pour prouver que les Noirs étaient des sous-hommes. Même nature, même mépris, même fond de sauce.

      Moi qui croyais naïvement qu’il existait une petite différence entre « j’ai peur de celui qui ne me ressemble pas » et « j’ai une doctrine complète qui dit que ta peau te condamne à l’infériorité congénitale et justifie que je te domine », je vois que j’étais dans l’erreur.

      Tout est naturel, tout est trivial, tout se vaut. La nuance, c’est pour les intellectuels qui n’ont pas le courage de regarder le réel en face… Un réel qui, je le note au passage, vous dégoûte tellement que vous le peignez en noir absolu. Bon, soit.

      Admettons votre thèse : nous sommes tous des racistes médiocres en puissance, et seuls quelques élus (intelligents, raisonnables, courageux ; vous en faites sans doute partie, n’est-ce pas ?) s’en extraient.

      Dans ce cas, pourquoi s’énerver quand on ose encore distinguer une haine de banlieue d’une idéologie de race ? C’est peut-être juste de la bêtise de ma part… ou alors un tout petit sursaut de civilisation.

      À vous de choisir.

    2. « Chaque homme porte en lui le rejet de ce qui ne lui est pas semblable, et Lapalisse n’aurait pas été contre cette explication, très complexe comme on peut s’en douter… »

      J’approuve !

      J’ai été frappé de constater que les Africains du Nord se sentaient supérieurs aux Africains subsahariens en raison de leur couleur de peau. J’ai été témoin de commentaires racistes de leur part, notamment en Algérie.

      N’oublions pas que la traite a concerné, pour une large part, le monde musulman (traite orientale), dans des proportions moins connues que celles de la traite atlantique.

      Depuis la loi Taubira de 2001, la traite atlantique, à laquelle a largement participé la France, est considérée comme un « crime contre l’humanité ». Le texte se concentre sur la traite pratiquée par les Européens et n’évoque pas les autres formes d’esclavage, notamment celle pratiquée par les musulmans…

      Mais reconnaître toutes les formes de racisme donne de l’urticaire à Plenel, en ce qu’elles contredisent le récit fantasmé des « sales Blancs » opprimant les opprimés.

      P.-S. Une secrétaire travaillant à La Défense, qui empruntait chaque jour la ligne A du RER, avait le malheur d’être une femme blanche, aux cheveux blonds et aux yeux verts. Chaque jour, elle était insultée de « sale Blanche » par des gens de couleur (comme on dit). Pour autant, elle se refusait à mettre dans le même panier ces ordures avec le reste de cette piètre humanité.

  43. Marc Ghinsberg

    Ce billet a le grand mérite de rappeler que toutes les formes de haine fondées sur l’origine ou la couleur de peau doivent être combattues sans exception. La décision des juges d’instruction dans l’affaire de Crépol, en retenant la circonstance aggravante, force à regarder en face des propos et des actes qui ciblent explicitement des personnes parce qu’elles sont blanches. Refuser de les nommer sous prétexte qu’ils ne cadreraient pas avec un schéma idéologique est effectivement problématique.

    Cependant, il me semble utile de préciser le sens du mot “racisme”. Historiquement et conceptuellement, le racisme repose sur la croyance que les êtres humains se divisent en races biologiques distinctes selon la couleur de peau (ou d’autres traits physiques), que ces races déterminent des caractéristiques physiques et psychologiques spécifiques, et que ces différences fondent une hiérarchie d’inégalités : races “supérieures” et “inférieures”, avec la “race blanche” placée au sommet de la pyramide. C’est cette théorie, qui a justifié l’esclavage, la colonisation, les lois ségrégationnistes ou le nazisme, qui définit le racisme dans son acception classique.

    Or, ceux qui crient “sales Blancs”, “sale gwer” ou “on va planter du blanc” expriment-ils réellement cette croyance en une infériorité congénitale de la “race blanche” ? Je ne le pense pas. Dans la très grande majorité des cas, ces propos relèvent plutôt d’une haine politique, sociale ou identitaire : le Blanc est perçu comme l’exploiteur, le colonialiste, le raciste structurel, le dominant historique, le symbole d’un système à abattre. C’est une hostilité dirigée contre un groupe dominant (ou perçu comme tel), souvent teintée de ressentiment postcolonial, de communautarisme ou de pure violence, mais pas d’une idéologie racialiste qui placerait les Blancs au bas d’une échelle biologique.

    On peut donc parler, dans certains cas, de haine anti-Blancs (ou de xénophobie, de violence raciale, d’injures à caractère racial), phénomènes réels, condamnable et qui doivent être sanctionnés comme tels.

    Mais appeler cela “racisme anti-Blancs” au sens strict risque de confondre deux choses distinctes : d’un côté la haine et les agressions individuelles ou de groupe, de l’autre une doctrine de hiérarchie raciale biologisante. Cette confusion peut servir à relativiser le racisme historique ou systémique subi par d’autres, ou au contraire à nier la haine qui frappe des Blancs. Dans les deux cas, on perd en clarté.

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