Il ne suffit pas d’être passionné par la politique, l’anecdotique comme l’importante, de ne manquer aucun entretien médiatique, de lire autant que possible tous les essais qui paraissent, pour être forcément lucide dans les appréciations critiques qu’on formule dans cette matière où chaque citoyen – c’est le propre de la démocratie, sa grandeur et sa faiblesse – s’estime à la fois compétent et éclairé.
C’est à cause de cette facilité – juger sans avoir à démontrer qu’on ferait mieux – que ce billet m’a semblé nécessaire, en m’obligeant à définir « mon rêve d’entretien politique », mon idéal dans ce domaine.
D’abord, une bienveillance, quasiment manifestée par l’apparence. Rien qui, dans le visage de celui ou de celle qui questionne, constitue déjà un préjugé, affiche une partialité par un air sévère ou intimidant.
Ensuite, une voix qui articule et qu’on entend sans difficulté.
Par ailleurs, le souci de bien montrer qu’on est à sa place et qu’on ne se prend pas pour l’invité(e). Combien d’échanges sont d’emblée gangrenés, voués à l’échec, parce que le journaliste n’éprouve que l’envie narcissique de se pousser du col en oubliant son rôle, de sorte que certains sont insupportables, qui s’imaginent plus importants que ceux qu’ils interrogent.

Sur un autre plan capital, le talent de savoir parler une langue correcte, maîtrisée, et de questionner avec économie. Les interrogations doivent être courtes, claires, à la fois ouvertes et précises, pour qu’on n’ait pas ce sentiment étrange d’une inversion, les réponses étant réduites à la portion congrue et les journalistes en majesté, volubiles et omniprésents.
Pour ne pas évoquer la liste, trop longue, des défaillants dans ce registre, je voudrais au contraire saluer Caroline Roux qui, elle, a ce don de questionner « bref » et David Pujadas qui n’impose pas une éprouvante patience avant la fin de sa question !
Cette dérive est poussée au paroxysme quand le journaliste, pour imiter un modèle américain mal assimilé ou pour se « payer » l’extrême droite, ne cesse, en plus, d’interrompre la personnalité qui n’a que la ressource, découragée, de jeter l’éponge !
Outre ce qui relève de la technique, questionner, pour qu’on ne répète pas ce qui a déjà été dit, pour qu’une sorte de logique et de cohérence préside à l’entretien, afin que la culture politique du journaliste ne fasse pas écran à sa curiosité et à son ouverture, impose de l’intelligence et la seule volonté d’amplifier le savoir du citoyen. Et non de faire étalage du sien.
L’entretien politique est un genre à part qui exige des vertus intellectuelles et humaines considérables. L’exercice phare où, immédiatement, se révèlent le talent et la finesse, où la médiocrité et la partialité sont à bannir.
Mon rêve d’entretien politique ? Il est à venir.
@ sylvain
Nous sommes fous !
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/other/incendies-un-pilote-de-canadair-juge-que-l-argent-pour-d%C3%A9polluer-la-seine-aurait-%C3%A9t%C3%A9-utile/ar-AA28EXUl?ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=6a65bf9dd01d440fbb248f0620bc74eb&ei=25
J’écrivais hier que « celle-là, je l’attendais » à propos des Canadair ; je me souviens que, pour les JO, on a vu Hidalgo et Cie, en combinaison de plongée, se baigner dans la Seine… Des milliards jetés par les fenêtres, des milliards cramés, comme on a « cramé la caisse ».
Bien sûr que toutes ces insanités financières favorisent plus que jamais le retour au plus haut de Marine Le Pen. Si elle a le courage que vous lui prêtez, alors elle est là pour au moins deux quinquennats… Il faudra qu’elle me le prouve, chiffres économiques à l’appui.
Nous sommes fous, des milliards dépensés alors que nous n’avons plus un rouble vaillant. Que d’argent public jeté par-dessus bord, et aujourd’hui la question est : où sont passés les Canadair ?
Demain, il en faudra le double. Triste constat de bêtise crasse. Est-ce que je vais dire, comme les autres : « C’est la seule que l’on n’a pas essayée ? »
Je l’ai écrit, François Ecalle – plutôt de sensibilité de gauche, me semble-t-il – l’a décrit avec ses mots à lui, mais d’autres qualifient notre beau pays de pays émergent.
La France brûle et, partout, depuis longtemps, on a regardé ailleurs… La petite ville voisine de 6 800 habitants compte quatre stades, un tennis, un bassin de natation, maintenant, pour faire genre, un padel et un dojo.
Nous n’avions pas besoin de tout cela ; aujourd’hui, on se déplace pour les soins et on met tous les loisirs – dont beaucoup sont superfétatoires – devant votre paillasson.
J’oubliais… un pumptrack aussi ; c’est à la mode. Passé l’engouement du début, un an après, plus personne, ou presque, ne le fréquente. Dans quelque temps, l’herbe poussera sur le béton ; je caricature à peine. Du vélo, nous en faisions sur ce qui existait, les pentes du col d’Aspin ; du VTT sur les sentiers existants des randonneurs.
Que de gaspillages ! Nous sommes fous ! Et pendant ce temps, on invoque le Saint-Esprit pour que tombent du ciel des Canadair ; Hidalgo est partie, ce n’est pas demain qu’on la reverra tremper les pieds dans la Seine, et la forêt continuera de brûler. À vomir, partout c’est la débandade, le régalien est en lambeaux, le rideau est déchiré, les murs sont lézardés, la maison brûle, et dix millions de pauvres contemplent tout cela sans espoir, tandis que le moine-soldat Lecornu leur dit la messe. Amen !
@ Giuseppe
le 25 juillet 2026
@ Giuseppe
le 24 juillet 2026
Les deux commentaires de Giuseppe sont sublimes de vérités, prouvées, chiffrées et avérées. Mais, contrairement à lui, qui est très fâché de voir ce pays plongé dans une Bérézina sans fin, moi, je suis hyper content et j’espère même que ça va empirer.
La seule chose qui me gênera, après le futur krach économique qui nous attend, comme en 1929, c’est que je serai obligé d’aller acheter une baguette de pain avec une brouette pleine de billets de banque. Because à cause de mon arthrose, c’est ballot !
À propos de rêve, pourquoi pas une interview commune avec Caroline Roux de quelque politique préférant un vrai dialogue, exigeant, à de petits roquets aboyant après lui ?
Toujours à propos de rêve, résoudre la marée noire de problèmes qui se posent au monde en est un. Et, à propos de ces marées noires, dont le nombre s’accroît avec les guerres subies par l’Ukraine ou se déroulant autour d’Ormuz, il semble se dessiner une piste :
https://trustmyscience.com/des-tornades-de-feu-geantes-pour-nettoyer-les-marees-noires-une-experience-revele-des-resultats-prometteurs/
Nous ne sommes pas prêts pour une guerre de haute intensité ; nous ne sommes pas prêts non plus, et rien n’a été prévu, pour des incendies comme ceux qui ravagent aujourd’hui la Gironde.
Beaucoup de blabla, beaucoup de promesses, mais dès que le mur est à votre porte, c’est la catastrophe.
On en revient toujours au même constat : c’est la catastrophe au moindre accroc de la vie. Les Ukrainiens ont subi le pire ; ils étaient pourtant, sans doute, mieux préparés que nous. Les images des incendies sont terrifiantes, celles des cimetières en Ukraine sont horribles. Un cinglé est responsable de centaines de milliers de morts et de blessés.
Une fois de plus, on va entendre la messe des futures présidentielles. Nous avons toujours une guerre de retard, celle dont parlait Marc Bloch. S’il revenait aujourd’hui, il serait désespéré. Je ne parle même pas du bazar des urgences ; il faut y avoir été pour comprendre.
Lecornu raconte des salades. On emprunte toujours plus et on dépense toujours plus mal. Quelle tristesse !
Faut-il se résigner ? On ne pourra pas continuer ainsi.
Ce n’est pourtant pas faute de généraux et de politiques dans nos assemblées. Mais à quoi bon ? Ils me dégoûtent tous.
Aucun espoir que cela change. Avec quel pognon, quand l’État ressemble à cela ?
« Je n’ai plus que les os, un squelette je semble,
Décharné, dénervé, démusclé, dépulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé ;
Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble. »
C’était du vécu ; c’est toujours d’actualité. Et ce sont toujours les mêmes qui viennent nous raconter des fadaises.
Omnis potestas corrupta est.
Je l’attendais, celle-là aussi : « On aurait dû acheter des Canadair… »
Et sur les déremboursements des soins ? J’ai encore entendu une de ces minables qui nous gouvernent. Ils se ressemblent tous : à part des mesures de misère, c’est du pusillanisme, aujourd’hui comme demain.
Le courage est ce qui manque le moins ; ce sont les courageux qui manquent le plus. C’est la politique des fuyards. La Débâcle n’a servi de leçon à personne. En politique, le passé ne sert jamais.
Et ce journaliste complaisant ! Le feu, ça brûle beaucoup, ça, on le sait. Jamais il n’a mis sur le gril cette ministre qui s’embourbait dans ses explications. Car elle aussi fait partie des 3 600 milliards de dette. Tous, des misérables ! Où passe notre pognon ?
Il n’y a plus un kopeck disponible, sinon pour s’endetter toujours davantage. Les mutuelles se gavent, profitent d’un système fondé sur la dette et sont en embuscade. Elles dévorent l’argent de citoyens qui, eux, n’en ont plus.
François Ecalle tient un blog économique de très haute qualité, Fipeco. Ancien de la Cour des comptes, il est impuissant, mais il dénonce sans relâche ces mutuelles. Il suffit de voir les publicités à la télévision : chacune promet le bonheur tout en nous ponctionnant un peu plus. Elles ont tout à prendre, rien à donner.
La faute aux gouvernements successifs et à leur insanité, à leurs gabegies de toutes sortes… 3 600 milliards de dette ! Macron est bien gentil, mais avec quoi va-t-il financer un budget des armées dont nous ne possédons qu’un catalogue d’échantillons ? Trump réclame 1 500 milliards ; en face, il n’y a que les perdreaux d’élevage de l’Europe : au moindre bruissement, tous se mettent à l’abri.
Il n’y a plus un fifrelin, et pourtant tout le monde en veut davantage. Les pays nordiques y arrivent ; pourquoi pas nous ?
3 600 milliards… C’est à vomir.
Et les Villepin et compagnie voudraient nous faire croire qu’ils seraient les hommes idoines ! Ils nous prennent vraiment pour des couillons. Et ils ont raison : il suffit d’écouter leurs entretiens avec les journalistes. Si ces derniers faisaient correctement leur métier, les Villepin et compagnie auraient honte à jamais de poser le pied sur un plateau de télévision ; ils iraient se dissimuler dans un trou de souris.
Villepin président ? Mais quelle poilade ! Dans le même panier que Hollande, qui fait semblant d’y croire. Lui aussi a raison : parfois, les gens sont tellement couillons… Bon, pour Hollande, ils ne se feront sans doute pas avoir une deuxième fois. Et lui le sait aussi.
Cher Philippe,
Je comprends votre estime à l’égard de Caro ; elle partage grosso modo votre philosophie. Quant à être talentueuse…
Sur le fond, je rejoins pleinement le commentaire de Julien Weinzaepflen.
Je rejoins aussi le commentaire sur l’Espagne. Laredo… tantos recuerdos.
Nous sommes un pays de menteurs. Ceux qui dirigent, en tout premier lieu. Flattés, encouragés par une mafia journalistique qui participe au festin, main droite de Mandrake qui, pendant qu’elle amuse la galerie par ses incompétences, permet à la main gauche, les politiciens, de vous la coller profond.
Pour un bon entretien il faut être deux.
Sauf que le journaliste ne cherche que le scoop, la petite phrase, et en face l’interlocuteur politique se croit encore au grand oral de l’ex-ENA.
Nous sommes passés avec le micro dans le monde de l’oralité (rien à voir avec Freud).
Mais d’après ce site officiel : https://www.vie-publique.fr/collection-discours-publics
« La Collection des discours publics rassemble plus de 160 000 discours prononcés par les principaux acteurs de la vie publique française : discours du président de la République depuis 1974, du Premier ministre et des membres du gouvernement depuis le début des années 1980, communiqués du Conseil des ministres depuis 1974, etc. »
Soit donc une cadence de 3000 discours politiques sur tous les sujets par an.
Quand la parole fait office d’action, alors, un entretien de plus ou de moins…
Il suffirait à duvent et Jocelyne Tartarin de cesser de chasser les cons et d’acquérir la confiance nécessaire pour pulvériser la rivalité des préjugés.
Ah, si Lehman Brothers avait été Lehman Sisters :
https://fr.linkedin.com/posts/women-first_je-manque-encore-de-confiance-en-moi-activity-7451147674193448960-40px
On ne vaincra pas le sectarisme par le sectarisme, mais par l’intelligence du cœur.
À vous de jouer, mesdames !
Mon rêve d’entretien politique, celui que je mènerais si j’étais intervieweur.
Q : Qu’avez-vous fait de votre talent ?
R : J’ai fait tout mon possible.
Q : C’était un tout petit possible comparé aux grandes promesses.
R : Oui, mais il faut relativiser.
Tout le monde sait que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ; sur ce point, il n’y a pas eu tromperie.
Et puis j’ai eu contre moi tout le monde :
Ceux qui auraient voulu faire la même chose,
Ceux qui auraient voulu faire précisément le contraire,
Ceux qui n’avaient jamais rien fait, mais qui pensaient qu’ils auraient pu faire si le sort l’avait permis.
Ceux qui croyaient savoir faire, mais pas comment.
J’ai eu contre moi :
Les syndicats, le patronat, les médias d’opposition et même les autres.
Interruption du questionneur :
Q : Quels autres médias ?
R : Ben justement, il n’y en a pas, ils sont tous contre, ça ne facilite pas la communication.
Certains jours, je visitais le blog de Philippe Bilger, et quand je tombais sur les émollients commentaires d’Aliocha, je me disais :
« C’est foutu, s’ils sont tous comme lui, c’est foutu, que de temps perdu, que même Marcel ne pourrait pas retrouver. »
Mais je me relevais, je réagissais en me disant : « Je vais rebondir, je le veux, je suis maître de moi. »
François Hollande se voit président en 2027, Emmanuel Macron en 2032, pourquoi pas moi ?
Ils ont échoué, pourquoi je n’aurais pas le droit d’expérimenter et d’échouer, moi aussi !
Q : Merci, le temps imparti à l’émission est écoulé, comme vous l’avez si bien dit, ce fut du temps perdu qu’on ne retrouvera jamais.
Personne ne vous a encore flagorné ? Pourtant, vous dressez, dans votre « rêve d’entretien politique », le portrait du questionneur que vous êtes, excepté sur un point : vous débordez de bienveillance, votre langue est magnifiquement articulée, mais vos questions sont souvent un peu longues.
Ce qui rend une interview politique difficile à suivre, c’est que les journalistes ne laissent plus leurs invités aller au bout de leur propos et s’intéressent encore moins à la logique de leur pensée ; ce n’est pas à qui posera la question la plus pertinente, mais à qui interrompra de la façon la plus impertinente, en privant l’auditeur du plaisir de voir un raisonnement se poursuivre jusqu’au bout pour apprécier s’il est logique ou non.
C’est à croire que la bonne question n’est plus l’objectif du bon journaliste. Questionner n’est pas son but. Son but, c’est d’interrompre.
J’ai de la chance, j’habite un petit paradis patiemment construit, il n’est pas parfait mais je l’aime. En fait, je me suis éloigné peu à peu de tout ce, ceux, qui m’em*daient.
J’avais accumulé des livres par abonnement et par flemme de les retourner, et leur compagnie, avec celle de rares « hirsutes » qui partagent un peu cette vie, me satisfait.
Depuis ma loggia, je vois le Pic du Midi et la chaîne des Pyrénées, avec la canicule elle n’a jamais été aussi belle ; je ne la mange pas non plus. J’ai de la chance.
Je ne pense pas une seconde qu’un politique, un nouveau Président, changera quoi que ce soit, ils ne valent pas le chanvre dont on fait les cordes ; il me fait penser à un sacristain, Lecornu, son seul but, c’est de durer ; lui comme les autres adore le pouvoir, et des couillons y croient encore.
« It’s Too Late », comme la chanson de Carole King… « Mon rêve d’entretien politique ? Il est à venir », comme dit notre hôte, c’est peu un entretien… des mots, du vent… Au fait, aujourd’hui, son commentaire m’a fait sourire, c’est toujours ça de pris.
@ TARTARIN Jocelyne
Wouah ! On est déjà deux en moins de 24 h…
Bayer ou Sanofi vont s’intéresser à ce haut mal. S’ils vous contactent, dites que vous représentez, par les pouvoirs qui me sont conférés, l’Association des victimes des voix brise-tympans et autres accommodations utiles et irremplaçables (AVVBTAAUI)…
Ne vous laissez pas intimider par la dame qui viendra toquer à votre porte, elle aussi aura une voix à se taper la tête contre les murs…
Si personne, d’ici demain, ne vous contacte, c’est forcément que nous sommes observés ; dans ce cas extrême, il convient de s’en tamponner le coquillard…
Si on vous demande un numéro de portable, donnez celui de M. Bilger, il saura quoi faire…
Effacez ce commentaire avant de le lire !
Et ce type il en est où ?
https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/g%C3%A9n%C3%A9ral/jack-lang-sa-fille-val%C3%A9rie-emport%C3%A9e-par-la-maladie-en-quelques-mois-%C3%A0-47-ans-retour-sur-le-drame-qui-a-boulevers%C3%A9-sa-vie/ar-AA28sn3H?ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=6a6208dd54454fed88378fbbb60943c4&ei=47
Des infos balancées et aussitôt oubliées.
Misère de justice, pays émergent, la France l’est devenue peu à peu, et quand on est gangrené de dettes, la fin est fatale.
Bien sûr on nous raconte toujours les mêmes bobards, la France possède un patrimoine, la France a une épargne considérable etc. SAUF que ce pognon n’appartient pas à l’État !
Et puis un patrimoine ça ne se mange pas, nos voisins espagnols nous ont rattrapés, ils ont un PIB par habitant légèrement inférieur, mais la vie et la consommation courantes sont incommensurablement plus faciles, les clopes chères à l’autre couillon qui se moquait, l’essence et ses dérivés, le logement et tout le reste c’est bien moins cher.
On se gargarise en France, j’ai connu l’Espagne de Franco en culottes courtes, ils ne sont pas parfaits, mais y vivre au quotidien c’est autre chose que les factures salées de la France de l’eau, de l’électricité et du gaz, où les lignes comptables sont aussi nombreuses que les publications de Michel Onfray.
On n’a plus un rond et on fait croire à une puissance passée comme chez le Cinglé. L’Espagne a ses défauts mais ceux de sa qualité. La seule et unique matière qui vaille dans notre pays est le nucléaire.
De Almuñecar à Laredo tout est incroyablement en progrès, ils avancent, nous reculons. Nous allions en Espagne jeunes parce que tout était moins cher, bien moins cher, ils viennent désormais parce que chez nous tout est plus cher et qu’ils ont les moyens, un peu de mépris aussi.
Le PIB par habitant en France est inférieur à la moyenne européenne, les politiques ont tué depuis des décennies notre beau pays, plus personne ne bosse, une justice engluée entre les manques de moyens et les manques de bosser, travailler, aller au charbon, des montagnes d’obstacles et des mesures ubuesques : l’affaire Lyhanna en est le résumé le plus lucide, tout le reste n’est qu’excuses et arguties de défaussement. La vérité est cruelle, « celui qui dit la vérité sera exécuté ».
https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/07/16/mort-de-lyhanna-delais-manifestement-excessifs-et-manque-de-moyens-d-enquete-releve-un-deuxieme-rapport_6723807_3224.html
Il faudra du courage, je n’y crois pas une seconde, le FN/RN encore moins, et les autres non plus, ils sont blancs comme des cachets d’aspirine, ils n’ont jamais pris le soleil du matin avec le bruit des banches pour avancer. Un planning, des résultats et des pénalités, rien de nouveau sous le soleil.
La France est une usine à pauvres, quelques milliardaires, mais les murs sont lézardés, des politiques fuyards, et 10 000 000 de citoyens sous le seuil de pauvreté, pour une population de 70 000 000 d’habitants.
Pays de pleurnicheurs, je pense à mon grand-père et à son atelier, je n’ai jamais connu les 35 h y compris les salariés qui travaillaient plus et qui gagnaient plus. Le rêve ne se mange pas, il fabrique la misère et il faut choisir son camp.
Au fond je me suis rendu compte que « El que no llora no mama », pays habitué à aller à la tirette, mon grand-père ne s’est jamais plaint, immigré, je ne l’ai connu que toujours jovial et les outils à la main, avant que la succession de bosseurs ne prenne la suite, il avait 80 ans passés.
@ Robert Marchenoir
« Bien évidemment, les femmes sont encore plus détraquées que les hommes (tous les préjugés sont vrais), comme le prouvent non seulement les statistiques mais l’observation de créatures telles que Sandrine Rousseau, Ersilia Soudais, Mathilde Panot, Lucie Castets, Monique Barbut… »
Oui, ça c’est vrai !
D’ailleurs, je souffre moi-même d’une pathologie mentale dont le nom n’existe pas ou plutôt dont j’ignore le nom, et j’apprécierais vraiment beaucoup votre aide ou celle d’un suppôt de l’industrie pharmaceutique, permettez que je vous expose en peu de mots la situation :
Je ne peux plus dernièrement depuis peu environ toujours, supporter d’entendre des voix féminines et particulièrement à la radio… (dans la vie j’évite leur compagnie…)
Les effets sont : grande agitation, suivie d’énervements et de crises de nerfs, hein, forcément… qui conduisent une fois sur une à une agressivité intense, et un manque de discernement important voire dangereux.
Cet état d’après mes constats cesse dès qu’une voix virile prend la suite (voix excessivement rare…), est-ce dû à une mutation ou une ingestion de choses louches, là est la question ???
Je précise que je ne fréquente pas les médecins étant déjà servie au niveau familial, et que le dernier médicament que j’ai utilisé est du baume du tigre et une tisane de romarin.
J’aspire à ce qu’on embastille les psychiatres et autres imposteurs psyqèkchose pour atteinte à l’environnement, préjudice irréversible quant à la qualité des eaux, destruction définitive de certaines espèces expendables comme les humains et d’autres inexpendables comme les poissons par effet transitif des me*rdes prescrites et remboursées.
Il est donc vrai et vérifié que la co*nerie est désormais massive, revendiquée, flattée et qu’elle est le marqueur pour constituer ce qu’on pourrait appeler, sans vouloir être blessante, l’élite qui sert de modèle au peuple d’abrutis !
Des fois quand j’y pense, je me dépêche d’oublier, et c’est pas facile….
Votre commentaire m’a fait bien rire, car je présente les mêmes « symptômes » que ceux que vous décrivez : les voix féminines aiguës et précipitées, les voix de crécelle, m’insupportent. Quant au contenu du propos, sur le plan de la bêtise, de l’ignorance et de l’aveuglement, il n’y a aucune différence entre les hommes et les femmes, soyez-en sûr.
Quant à mettre un nom sur la pathologie dont vous souffrez, c’est celle du bon sens et du discernement, et de la solitude qui en résulte, quand ils se heurtent à la sottise et à l’arrogance des ignorants.
Mais, disait Frédéric Dard, « La chasse aux cons est un safari sans espoir. »
De façon générale, si l’on recherche l’entretien de rêve, il suffit d’écouter des interviews radiophoniques ou télévisées des années 40, 50 ou 60. Pas seulement d’hommes politiques, mais aussi de penseurs, d’écrivains, d’artistes… Bon, évidemment, pour des personnalités vivantes, ça va pas être possible. L’idiocratie a fait des pas de géant depuis.
Non seulement les gens sont de plus en plus bêtes, mais ils sont de plus en plus mabouls. Non seulement ils sont de plus en plus détraqués, mais ils en sont fiers.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une culture de la psychiatrisation s’est installée en Occident. Aux États-Unis, chaque génération est plus dépressive que la précédente. 50 % des Américains entre 18 et 35 ans ont régulièrement songé au suicide.
Une industrie de la maladie mentale s’est mise en place, avec l’invention régulière de nouvelles affections dont on se demande si elles existent réellement, ou si elles désignent simplement des bizarreries de caractère jugées bénignes auparavant.
70 % des personnes nées entre 1997 et 2012 (la « génération Z ») disent que les défis liés à la santé mentale constituent une part importante de leur identité, contre 30 % « seulement » de celles nées entre 1946 et 1964 (les « boomers »). Près d’un membre sur deux de la « génération Z » (42%) est officiellement maboul : il a été diagnostiqué comme souffrant d’un trouble mental !
En France, le nombre de psychologues explose (pendant que celui des médecins peine à redémarrer) : en 2008, ils étaient 27 000. En 2024, on en comptait 77 000 ! L’offre créant la demande, 20 % des Français avaient suivi une psychothérapie en 2013, contre 5 % seulement en 2001 (et un nombre certainement infinitésimal dans les années 50, quand les interviews de politiciens – ou de plombiers-zingueurs – ressemblaient encore à quelque chose).
Bien évidemment, les femmes sont encore plus détraquées que les hommes (tous les préjugés sont vrais), comme le prouvent non seulement les statistiques mais l’observation de créatures telles que Sandrine Rousseau, Ersilia Soudais, Mathilde Panot, Lucie Castets, Monique Barbut…
Pas étonnant que les « élites » journalistiques aient de plus en plus de mal à causer normalement avec les « élites » politiques – ou autres. Les uns et les autres sont non seulement c… comme des balais, mais fous comme des lapins (à l’instar du reste de la population, je m’empresse de le préciser). Ça n’aide pas…
Il existe en effet des journalistes qui s’écoutent parler et qui n’ont de cesse de mettre en avant leurs opinions politiques et leur dégoulinante prosternation devant les idées progressistes, forcément progressistes.
Dans ce registre, j’avais beaucoup de mal avec le duo Snégaroff/Émilie Tran Nguyen (France 5, le dimanche à 18 h 30), l’un assénant que oui, le métro parisien avait été construit par des ouvriers algériens et l’autre s’excusant d’avoir invité Finkielkraut, qui avait mis mal à l’aise les auditeurs LFIstes.
Et puis patatras, Émilie Tran Nguyen, la donneuse de leçons, se fait poisser par un flic en civil en train d’acheter de la cocaïne le 16 juin dernier.
Garde à vue et mise à pied par son employeur, Mediawan (car oui, les C dans l’air, C politique et autres C (comme c…..) sont sous-traitées à des officines gauchistes).
La version officielle : un léger malaise passager et motus et bouche cousue chez ses collègues, forcément progressistes !
Quelle belle rigolade quand ces hypocrites du service public tombent dans ces pièges !!
J’aimais bien les interviews d’Anne-Sophie Lapix à l’époque de Dimanche + sur Canal+.
La preuve de sa compétence, Macron ne veut plus en entendre parler.
Le pire que j’aie vu, c’est Edwy Plenel avec ce même « faisant fonction de président ».
Je rejoins Achille sur son avis de CNews et notamment Eliot Deval. Celui-là, il fallait le trouver. Comme lèche-bottes, pour rester correct, c’est un exemple. En entreprise, ce serait le genre de personne haïe par ses collègues tant il se comporte comme un toutou. Le gars de même pas 40 balais qui se la joue expérience de la vie. Pitoyable. Encore plus pitoyables, ceux de sa tablée qui ne connaissent que le mouvement approbateur avec leur tête de tout aussi faux jetons. Il faut croire que la soupe est bonne et puis CNews a libéré une ligne budgétaire il y a quelques mois.
« le mouvement approbateur avec leur tête de tout……. »
C’est drôle, quand je regarde le spectacle d’un meeting quelconque, je vois les mêmes mouvements approbateurs dans le public-veau, ça me rappelle les hochements de tête des vaches qui regardent passer le train et semblent compter les wagons.
Arte, Élisabeth Quin et son équipe ne sont pas visées, heureusement, je les trouve très pros.
Nivat, Salamé n’ont aucun charisme, clairement.
« Combien d’échanges sont d’emblée gangrenés, voués à l’échec, parce que le journaliste n’éprouve que l’envie narcissique de se pousser du col en oubliant son rôle, de sorte que certains sont insupportables, qui s’imaginent plus importants que ceux qu’ils interrogent. » (PB)
Je ne voudrais pas jouer les trouble-fêtes, mais il existe aussi des journalistes de CNews qui accordent plus d’importance à leurs questions qu’aux réponses de leur invité. Avec, en tête de gondole, l’ineffable Pascal Praud, incapable de poser une question sans immédiatement donner sa propre réponse, parfois avant même que l’invité n’ait eu la possibilité de s’exprimer. Tout comme, d’ailleurs, son comparse, le pathétique Eliot Deval, qui est, en plus, affublé d’un humour de garçon de bain.
À mille lieues, en effet, de la charmante Caroline Roux, dont les questions sont toutes pertinentes, avec un petit brin de provocation typiquement féminine.
Malheureusement, elle officie sur France 5, la chaîne honnie par les inconditionnels de la galaxie Bolloré.
« il existe aussi des journalistes de CNews »
Que CNews ?? LOL, ça vous gratouille ou ça vous chatouille ?
Cher Philippe,
Comme vous, je ne pèche pas par excès de modestie, et je me permets donc d’ajouter mon grain de sel à vos recommandations sur l’entretien politique.
Vous avez raison de dénoncer le narcissisme et les interruptions gratuites. Mais il existe une tension nécessaire entre le respect formel dû à l’invité et la fermeté factuelle et logique due au public.
L’interruption n’est légitime que lorsqu’elle vise à corriger un fait inexact, une contradiction ou une esquive manifeste. Elle suppose alors que le journaliste maîtrise réellement les sujets abordés, politique, économie, questions sociétales ou géopolitique, pour être intransigeant sur le factuel et refuser toute « vérité alternative ».
L’idéal n’est donc ni la bienveillance douce ni l’agressivité gratuite, mais une fermeté respectueuse : laisser parler, mais ne pas laisser dire n’importe quoi.
« Pour ne pas évoquer la liste, trop longue, des défaillants dans ce registre, je voudrais au contraire saluer Caroline Roux qui, elle, a ce don de questionner « bref » ! » (PB)
Elle me fiche le trac, elle est engoncée sur sa chaise, mal assise comme un cycliste mal posé sur son vélo. Tout transpire chez elle une apparence crispée.
Elle est aussi, comme d’autres, prête à intervenir. Bien sûr, c’est le genre actuel : finir parfois les phrases des invités, couper, pour d’autres, la parole, ou poser la question suivante sans avoir écouté la réponse ou sans la laisser se poursuivre.
Elle est d’évidence crispée, le visage souvent tendu, assise sur le rebord du siège, penchée ostensiblement en avant, le bras tendu pour passer à autre chose ou au suivant.
La pire dans le genre, c’est Anne Nivat. Je ne parle même pas de Léa Salamé. Cela doit plaire sans doute, ou permettre de gagner sa croûte à certains intervenants récurrents.
À tout prendre, le majordome Rochebin est le plus conciliant : il distribue, mais globalement il ne chasse pas la parole, sauf si, à l’oreillette, on lui dit qu’il faut accélérer quand cela peut manquer de dynamisme.
J’écoute avec plaisir les sujets traités sur T18 : un journaliste, enfin, qui tend l’oreille et qui laisse filer le débat. C’est doux, souvent intelligent et agréable comme musique.