La police enfin respectée !

Il est difficile de s’opposer aux banalités tellement convenues et communément admises au nom de l’humanisme et de l’État de droit que les contester relève de la provocation.

Le 7 juillet a été votée une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre (FDO). On l’attendait, on l’espérait depuis longtemps mais, comme c’était prévisible, elle a été vigoureusement contestée par l’opposition de gauche et d’extrême gauche, des syndicats, des magistrats, des avocats, des militants des droits humains et certains médias, dont Libération, Le Monde et Mediapart notamment.

Rien que de très normal de la part de ce camp-là, compte tenu de son hostilité structurelle et idéologique à l’égard des FDO, même si la collusion d’une partie de la magistrature avec cette dérive est, à mon sens, la plus choquante.

Tous ces contempteurs compulsifs ont invoqué l’État de droit, selon leur conception, et ont dénoncé une loi qui manifestait pourtant enfin, concrètement, le respect dû à la police, à l’institution qu’elle incarne et aux services humains et républicains qu’elle rend.

Parce qu’en réalité, ces adversaires de la loi — sans aller jusqu’au propos haineux et fou de Jean-Luc Mélenchon : « La police tue » — s’accordaient sur le fait que la police devait être traitée, socialement, humainement et législativement, sur le même plan que ceux auxquels elle faisait face, qu’elle interpellait avec mille difficultés et dont les rebellions et les résistances, loin d’être stigmatisées, étaient au contraire légitimées. Comme si la police était présumée coupable chaque fois qu’un arbitrage s’imposait entre elle et les voyous auxquels elle avait affaire et qui, de plus en plus, prennent à son encontre des initiatives dangereusement agressives, voire mortelles.

Cette perversion de l’État de droit a fini par brouiller les rôles et les responsabilités. Songeons à la multiplication des refus d’obtempérer, qui ne suscitent ni l’indignation ni le soutien aux forces de l’ordre qu’ils devraient susciter. Avec la présomption de légitime défense accordée à la police, l’État de droit retombe enfin sur ses pieds et revient à la normalité : il rétablit une distinction et une hiérarchie légitimes entre ceux qui veillent au respect de la loi et protègent notre sécurité, et ceux qui la violent en commettant crimes et délits.

Cette nouvelle configuration législative aura pour conséquence non pas de laisser les FDO s’abandonner systématiquement au pire, mais, au contraire, de leur permettre d’agir pleinement dans le cadre de leur mission. Jusqu’au vote de cette loi, elles n’osaient pas toujours user de la plénitude de la force légitime qui leur était dévolue, craignant d’être systématiquement désavouées et sanctionnées. Elles pourront dorénavant, face à la multitude des situations extrêmes, singulières ou collectives, qu’elles ont à subir au quotidien, exercer pleinement leurs prérogatives.

Il n’est donc pas provocateur d’avancer que, dans une société bien organisée, c’était la non-présomption de légitime défense qui constituait l’anomalie. Et l’on ne saurait approuver cette affirmation, dans la ligne délétère qui prévalait jusqu’alors, de l’Observatoire de la sûreté, selon lequel « une loi qui ne cherche pas le meilleur équilibre entre la vie de tous est immorale ».

C’est oublier que, dans la réalité, cet équilibre est sans cesse rompu, mais au détriment des FDO, contraintes de justifier même les actes les plus conformes à leur mission. Elles sont présumées coupables par leur service d’inspection, par les magistrats syndiqués, par les politiciens qui crachent sur ce bras républicain, par des citoyens défavorablement influencés mais qui les applaudissent dès qu’ils ont besoin d’elles.

De la même manière que la tragédie de Lyhanna et les rapports qu’elle a motivés ont démontré qu’un contrôle permanent devait être mis en place sur les pratiques judiciaires afin d’en vérifier la vigilance, la fiabilité et l’efficacité, la présomption de légitime défense autorisera, en retour, une rigueur exemplaire et rapide à l’encontre des violences clairement illégitimes et inexcusables perpétrées par de rares fonctionnaires dévoyés.

On ne changera pas aisément un État de droit enkysté dans un humanisme et une vision étrangement complaisants avec le Mal, soupçonné ou trop réel.

Mais qu’on accepte au moins qu’il puisse en exister un autre, fondé sur le Bien et sa sauvegarde.

Article précédent

Pourquoi Marine Le Pen est à part...

Article suivant

Trop des Dieux quand ils gagnent !

Voir les Commentaires (24)
  1. Robert Marchenoir

    @ Clafoutis – le 23 juillet 2026

    Cher Monsieur de la Tarte (si vous me permettez cette familiarité), le billet de blog auquel vous renvoyez est certes « intéressant », mais probablement pas pour les raisons que vous suggérez.

    Il est publié sur un site d’extrême gauche, par un homme au nom arabe, qui se plaint que son fils ait été tué par la police, et se dresse en conséquence contre la présomption de légitime défense la concernant.

    Cela ne veut pas forcément dire qu’il nous mène en bateau (même des Arabes gauchistes peuvent avoir raison de temps à autre), mais cela signifie, pour le moins, qu’il faut y regarder de plus près avant de se prononcer sur la pertinence et l’utilité de ses propos.

    Premier indice qui aurait dû vous alerter : cet article est très bien écrit. Surtout pour un Arabe. Mais même s’il avait été écrit par un Français, il s’agit là d’un signal de péril majeur. Monsieur Momo met les violons. Monsieur Momo sait comment pincer la corde sensible. Tactique éculée des gauchistes pour dissimuler leurs mensonges. Invitation pressante à vérifier les faits allégués.

    Or, justement, Monsieur Momo contourne allègrement les faits pertinents. Il n’en dit rien. À le lire, son fils « a été tué d’une balle » par un policier. Comme ça, parce que tout le monde sait bien que la police française tue des Arabes sans raison, au hasard, dans la rue, parce que c’est très amusant. Rien sur le contexte. Rien sur ce qui s’est passé avant. Rien sur ce qui s’est passé après. Rien sur les personnes présentes, les circonstances…

    Le fiston était-il à pied, à cheval, en voiture ? On l’ignore. Était-il en train de traduire en araméen Prolegomena zu einer jeden künftigen Metaphysik, d’Emmanuel Kant ? Était-il plutôt en train de redécorer de façon festive et décoloniale un fourgon de police ? Mystère et boule de gomme.

    On ne sait même pas dans quelle ville les faits se sont passés !

    Monsieur Momo est « le père d’un fils tué ». Torrents de larmes, maintenant, je vous prie.

    Cet article est intéressant, en effet, mais dans le but de comprendre comment la propagande gauchiste infecte les médias et manipule les foules pour arriver à imposer ses vues.

    Je le dis d’autant plus volontiers qu’à l’égard de cette notion de la légitime défense présumée pour les policiers, j’ai exprimé ici, une fois de plus, mes réticences. Raison de plus pour mettre Monsieur Momo au pied du mur.

  2. @ Ciceron 19 juillet 2026
    « Présenté par ses partisans comme un juste retour au respect de l’institution policière, ce texte de loi constitue en réalité une régression juridique majeure et un signal délétère envoyé à la société.
    […] Le cœur de notre État de droit repose sur un équilibre fragile : l’État détient le « monopole de la violence physique légitime », mais l’usage de cette force est lourdement encadré, précisément parce qu’elle est létale ou potentiellement destructrice. Jusqu’à ce jour, la légitime défense obéissait aux principes universels de nécessité et de proportionnalité. En inversant la charge de la preuve par le mécanisme de la présomption, le législateur crée un privilège juridictionnel exorbitant. »

    Je comprends fort bien votre argumentation quant à l’utilisation de la notion de légitime défense en matière d’usage des armes par la police et la gendarmerie nationales. De fait, le problème est d’une manière générale de savoir, non pas si le policier ou le gendarme était en état de légitime défense (ce cas peut effectivement se présenter, notamment lorsque le policier ou le gendarme est directement menacé par une personne armée ou par un véhicule fonçant sur lui), mais bel et bien si son usage des armes répond aux critères déjà fixés par la loi en cette matière, le code de la Sécurité intérieure en l’espèce.

    D’évidence, le texte adopté par l’Assemblée nationale (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17t0328_texte-adopte-seance) ne me semble pas répondre au fond à son objet réel avec son intitulé : « Proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale, visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions le 7 juillet 2026, T.A. n° 328. » Elle n’évoque qu’une modification du code de la Sécurité intérieure et non du code pénal en matière de légitime défense.

    Le Point a fait paraître un excellent article qui évoque la « présomption d’un usage légitime » de l’arme (https://www.lepoint.fr/societe/presomption-dusage-legitime-des-armes-ce-que-le-texte-vote-changerait-pour-les-policiers-NXAZRI3RMNAL7BQ4IAOMGP6L6Q/ ) plutôt que celle de légitime défense. Cet article fournit par ailleurs des liens vers d’autres articles fort intéressants à lire.

    La proposition de loi a été transmise en première lecture au Sénat le 7 juillet. Il convient d’attendre ce que ce dernier, avec sa sagesse coutumière et son analyse juridique plus pointue que celle de l’Assemblée nationale, modifiera.

  3. hameau dans les nuages

    @ Michel Deluré le 20 juillet 2026

    Fort avec les faibles, faible avec les forts. L’expérience du Covid, avec le comportement complètement dingue de la maréchaussée, et, encore dernièrement, avec la dermatose estivale chez certains éleveurs, traquée avec des blindés Centaure, me fait douter de leur action en cas de guerre civile ethnique… Venir dans les cours de ferme pour demander s’il subsiste « le vieux fusil » du père ou du grand-père me fait douter de la priorité qu’ils vont choisir…

  4. Michel Deluré

    Si l’objectif recherché par cette loi est de faire que la police soit enfin mieux respectée – ce qui est un objectif plus que louable – on peut alors exprimer un certain scepticisme.
    Comment espérer qu’elle modifie notamment le comportement d’individus qui se moquent en fait éperdument de nos lois et pour lesquels la seule loi qui vaille est en fait la LEUR ?
    Que pèse cette « présomption de légitime défense » de la police en des circonstances bien précises, en regard de cette arme de dissuasion que constitue le déclenchement d’émeutes et la mise à sac de l’espace public et que détiennent ces délinquants ?

  5. Robert Marchenoir

    @ Ellen – le 19 juillet 2026

    Vous avez eu la bonne idée de publier un lien vers le rapport de janvier dernier de la commission des lois de l’Assemblée nationale au sujet de la présomption de légitime défense.

    Je n’ai fait que le parcourir. Sans me prononcer sur son ensemble, j’y relève les énormités suivantes, prononcées par le rapporteur de la loi, le député Les Républicains Ian Boucard.

    « Beaucoup ont fait une très mauvaise comparaison entre notre situation et celle des États-Unis. Personne n’aspire à avoir ici une police comme la leur. »

    Ben si. Justement. Si seulement on pouvait avoir une police comme celle des États-Unis, on aurait déjà fait un immense progrès. Bien qu’elle soit bourrée de défauts, elle est globalement bien plus juste et démocratique que la nôtre. En particulier, son usage du feu en légitime défense est bien plus fréquent, plus admis par la justice et appliqué de façon bien plus maîtrisée, sage et professionnelle que chez nous.

    Cela n’exclut pas, naturellement, l’existence de nombreuses bavures (dont la mort de George Floyd ne fait pas partie, au passage : elle est l’exact équivalent de la mort d’Adama Traoré). Mais le résultat est globalement positif, comme disait le philosophe Georges Marchais.

    En particulier, la « présomption de légitime défense » est largement en vigueur aux États-Unis, pour les policiers comme pour les citoyens, d’ailleurs. Elle n’a pas besoin d’être inscrite dans la loi, car elle est admise par la justice. J’ai cité ici, par le passé, différents incidents où tel citoyen n’a même pas été mis en garde à vue après avoir abattu son agresseur – ne parlons pas des années de prison qu’il se serait ramassées en France dans une situation similaire. Alors, la police, vous pensez…

    « La police américaine n’est pas efficace : il y a plus de violence aux États-Unis qu’en France, notamment plus de morts par arme à feu, ce qui n’est sans doute pas sans lien avec le fait que les armes à feu sont autorisées là-bas et non ici. »

    Heureusement que ce député est « de droite »… Il faut être un sacré gauchiste mental pour sauter du fait « il y a plus de morts par arme à feu aux États-Unis qu’en France » au jugement « c’est la faute de la police, ça prouve qu’elle n’est pas efficace ».

    Le fait qu’il y ait « plus de morts par arme à feu aux États-Unis qu’en France » est directement lié à la présence de 14 % de Noirs au sein de la population, groupe humain massivement plus criminel que la moyenne des Américains, choyé par la législation et l’idéologie « anti-raciste » en vigueur. Si l’on fait abstraction des crimes commis par les Noirs, les États-Unis ne sont pas plus violents que l’Europe (*).

    Ces crimes sont massivement commis à l’aide d’armes à feu illégalement détenues, tandis que le véritable arsenal de pistolets et de fusils détenu légalement par les Blancs (plus d’une arme par personne au niveau du pays) est à l’origine d’un nombre infime de crimes – et à l’origine d’un nombre très important, mais jamais mis en avant, de crimes empêchés par la simple présentation de l’arme, et plus rarement par son usage.

    Tous ces faits sont aisément vérifiables dans les statistiques officielles.

    C’est, bien évidemment, les États-Unis et leur prétendu « Far West » que les politiciens français devraient imiter, s’ils avaient véritablement le souci de la sécurité publique, de la vie des policiers et de la liberté laissée à ceux-ci de faire usage de la force mortelle en légitime défense lorsque c’est juste et nécessaire.

    Mais… de Gaulle, naturellement. Le gaullisme tue, c’est une vérité objective. De même que « l’anti-racisme » tue, l’écologisme tue, le gauchisme tue…
    ______

    (*) D’où la nécessité absolue de bloquer l’immigration de masse, et notamment celle en provenance d’Afrique Noire. Il n’y a pas 14 % de Noirs en France, malgré les fantasmes de Bali-Balo va-t’en vélo et ses petits copains. Les estimations vont de 4 % à 7 %. Le jour où nous serions à 14 % de Noirs, nous ne pourrions évidemment plus faire des gorges chaudes de ces abrutis d’Américains qui sont si violents, alors que nous, non.

  6. Il est des victoires législatives qui sonnent comme des renoncements démocratiques. Le vote, le 7 juillet dernier, de la loi instaurant une « présomption de légitime défense » pour les forces de l’ordre est de celles-là. Présenté par ses partisans comme un juste retour au respect de l’institution policière, ce texte de loi constitue en réalité une régression juridique majeure et un signal délétère envoyé à la société.

    Vouloir protéger ceux qui nous protègent est un impératif que personne ne conteste. Les refus d’obtempérer se multiplient, la violence d’une frange de la délinquance est une réalité crue, et le quotidien des policiers et gendarmes est d’une exigence absolue. Mais y répondre par l’émotion législative et le démantèlement de nos principes fondamentaux est une erreur historique.

    Le cœur de notre État de droit repose sur un équilibre fragile : l’État détient le « monopole de la violence physique légitime », mais l’usage de cette force est lourdement encadré, précisément parce qu’elle est létale ou potentiellement destructrice. Jusqu’à ce jour, la légitime défense obéissait aux principes universels de nécessité et de proportionnalité. En inversant la charge de la preuve par le mécanisme de la présomption, le législateur crée un privilège juridictionnel exorbitant.

    Dire cela, ce n’est pas faire preuve d’un « humanisme complaisant » ou d’une « hostilité idéologique » envers la police. C’est rappeler une évidence démocratique : dans une République, aucun citoyen, fût-il en uniforme, ne devrait voir ses actes présumés conformes avant même qu’une enquête indépendante n’ait pu en établir les faits.

    Ce texte flatte un dangereux réflexe corporatiste en désignant des coupables idéaux : les magistrats, les avocats et les instances de contrôle, accusés à tort d’une prétendue complicité avec le crime. En opposant de manière simpliste le « Bien » et le « Mal », les promoteurs de cette loi oublient que la justice n’a pas pour rôle de choisir un camp, mais de dire le droit de manière impartiale. Instaurer cette présomption, c’est désavouer publiquement le travail des magistrats et des services d’inspection, alors même que le drame récent de la jeune Lyhanna a cruellement rappelé la nécessité absolue d’une vigilance et d’un contrôle accrus des procédures.

    Contrairement à ce que soutiennent ses défenseurs, cette loi ne va pas pacifier le terrain. En donnant le sentiment — même erroné — que l’usage des armes bénéficie désormais d’un blanc-seing législatif, elle risque d’accroître les tensions professionnelles et citoyennes. L’immense majorité des policiers qui exercent leur métier avec une rigueur exemplaire n’a pas besoin d’une immunité de principe pour agir ; elle a besoin de moyens, de formation et de considération. À l’inverse, cette loi offre un bouclier juridique inespéré aux rares fonctionnaires dévoyés, rendant le contrôle a posteriori d’autant plus difficile et tardif.

    Une société bien organisée n’est pas celle qui sacrifie l’égalité devant la loi sur l’autel de la sécurité. En prétendant faire retomber l’État de droit sur ses pieds, cette loi le fait vaciller. L’Observatoire de la sûreté avait raison : un droit qui renonce à chercher le meilleur équilibre pour préserver la vie de tous perd sa boussole morale. On ne défend pas la République en affaiblissant ses principes.

  7. @ Patrice Charoulet le 19 juillet 2026
    « Quand on m’a demandé mes papiers, lors d’un contrôle routier, j’ai toujours dit ceci : « Bonjour, Monsieur le fonctionnaire de police ». »

    C’est un peu pompeux, vous ne trouvez pas ? Vous avez dû bien les faire rire.
    « Bonjour Monsieur » ou « Bonjour Madame » suffit.

  8. Qui a proposé cette loi pour la sécurité et la survie de notre pays ?
    La proposition de « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre et la gendarmerie nationale » vient initialement de l’extrême droite RN. Cette proposition de loi, en ce sens, a ensuite été déposée par le député LR Éric Pauget, le mercredi 14 janvier 2026, et votée à la majorité le 30 juin 2026.
    Éric Pauget, député d’Antibes, est soutenu par Éric Ciotti, Bruno Retailleau et bien d’autres, tous soucieux de remettre de l’ordre et d’assurer plus de sécurité.
    Voici ce que dit le rapport sur le fond :

    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_lois/l17b2342_rapport-fond

    Le texte propose d’insérer, après l’article 122-6 du Code pénal déjà existant, un nouvel article 122-6-1 instituant une « présomption de légitime défense » au bénéfice des policiers nationaux et municipaux, ainsi que des militaires de la gendarmerie nationale, lorsqu’ils font usage de leur arme dans les conditions prévues par le Code de la sécurité intérieure. Autrement dit, l’objet du dispositif n’est pas d’élargir les hypothèses légales d’usage des armes : il vise à tirer, sur le terrain probatoire et procédural, les conséquences du fait que l’agent a agi dans un cadre déjà défini par la loi.

  9. Conseil anti-bavures pour les policiers :

    Si vous voyez un cassos masqué, en survêt, capuche, cagoule, pantalon pingouin, à la (Allah) démarche chaloupée, c’est un saisonnier :
    La hache dans sa main ? C’est pour tailler les vignes.
    Le masque ? C’est contre la poussière.
    Capuche et cagoule ? C’est contre la pluie et le vent.
    Et s’il est brun, c’est qu’il est bronzé à force de travailler dur dehors.
    Si vous le voyez s’approcher de vous, ce n’est pas pour vous agresser, mais pour vous demander le chemin pour rejoindre son chantier.

    Ne voyez pas le mal partout, les assos-cassos gauchistes vous surveillent.
    Ben voyons, comme dirait Zemmour.

  10. Patrice Charoulet

    L’un de vos commentateurs me taxe régulièrement de gauchisme ou de communisme. Ces accusations me semblent assez inadéquates.
    Pour ce qui est de la police et de la gendarmerie, ma conduite a toujours été la suivante.
    Je n’ai jamais voulu participer à une seule manifestation de ma vie, considérant que le contentement ou le mécontentement peuvent s’exprimer lors des élections, qui sont nombreuses.
    De ma vie, je n’ai jamais insulté un seul policier ou un seul gendarme. Je n’aurais pas eu l’idée saugrenue de leur lancer des pierres.
    Quand on m’a demandé mes papiers, lors d’un contrôle routier, j’ai toujours dit ceci : « Bonjour, Monsieur le fonctionnaire de police ».
    J’estime que les policiers et les gendarmes ne sont pas assez payés pour les services qu’ils nous rendent.
    Des gens me parlent de « violences policières ». L’expression me surprend. Je ne puis en témoigner.
    J’ai vivement désapprouvé les « Gilets jaunes », du premier jour au dernier.
    Ce que je viens de dire permet-il de penser que je sois un dangereux communiste ou un dangereux gauchiste ?

  11. Avocat en retraite, et de droite, je suis pourtant opposé fermement à cette présomption de légitime défense.

    La légitime défense est constituée par un ensemble de circonstances qui ne sauraient être présumées en droit.
    Il faut une attaque ou une agression (ici contre un membre des forces de l’ordre), avec un risque pour l’intégrité physique de la personne visée, et une réponse proportionnée, soit un tir neutralisant ou mortel.
    Or ce ne sont que des circonstances factuelles qu’une présomption ne peut pas réunir.
    Prenons un exemple : un policier utilise son arme et tue un homme.
    La présomption doit-elle s’appliquer ?
    Oui, il suffira que le policier explique que l’homme l’a menacé ou attaqué avec un couteau, mais que ce dernier avait un complice qui s’est enfui avec l’arme.

    Tout cela est incohérent.

  12. Les transgresseurs peuvent nous accabler de leur délire à rallonge, quand il s’agit de faire respecter la loi, il est nécessaire de la respecter.

  13. En France, pays eldorado pour racailles gauchistes, la parole d’un policier n’a pas plus de poids que celle d’un djeun qui a plusieurs mentions à son casier judiciaire. C’est ça, le droit français.
    Droit gauchiste : un droit aux délits, aux actes de délinquance et au crime ; en voilà du droit vomi gauchiste.

    C’est de la justice, ça ? Du droit ? Allons donc ! Que la police applique le vrai droit, celui de faire régner l’ordre, de faire cesser les casses, incendies, agressions par tous les moyens, même les plus brutaux. C’est ça, le vrai droit, celui de la sécurité face à la barbarie sauvage des antifanazis extrêmes gauchistes, tolérée par la macronie et ses complices gauchistes PS, PCF, EELV, LFI, HamaSS.

    Quand tous ces députés de gauche délinquants, hors-la-loi, et leurs alliés de la justice gauchiste, SM mur des cons de l’ignoble Évelyne Sire-Marin, soutiennent des émeutiers, appellent à la révolte, insultent et harcèlent la police, ces derniers ont le droit non seulement de se défendre, mais de riposter sans modération ; ils seront soutenus par tous les citoyens républicains civiques de ce pays.

    J’ai souvenir d’un G20 à Gênes, où des gauchistes, se croyant en France, donc intouchables, se sont fait refaire le portrait par la police de Berlusconi, que j’ai applaudie des mains et des pieds.

    Voilà le genre de police qu’il nous faut, mais ce n’est qu’un rêve. La France s’enorgueillit d’être le pays des droits des racailles, des gauchistes violents, haineux. Résultat : un chaos impossible à maîtriser, des records de crimes, de viols, de vols, de cambriolages, de mineurs délinquants intouchables…

    France, pays du droit… au chaos.

  14. Il était temps, enfin, une très bonne chose de faite pour défendre les forces de l’ordre, leur sécurité et celle de tous les Français qui n’en peuvent plus.
    Mélenchon, lui qui se prend pour « c’est moi la République », avec sa bande de disjonctés d’extrême gauche préférant protéger la racaille encapuchonnée ultra-violente saccageant tout sur son passage, a tout intérêt à filer droit.

  15. Robert Marchenoir

    Cher Philippe Bilger, pour moi, cet article est une occasion manquée. J’attendais, en effet, qu’un spécialiste du droit m’explique de façon simple le contenu de cette loi, ses conséquences et, en l’occurrence, pourquoi il estime qu’elle est positive.

    Or, après avoir relu votre article plusieurs fois, je n’y trouve rien de tel. Seulement l’affirmation que la loi est bonne, alors que la précédente ne l’était pas. Seulement l’affirmation que grâce à elle, la police serait enfin respectée.

    Mais on s’en tape, que la police soit respectée. Le « respé », c’est une notion de gauche, une notion évanescente et indéfinissable, une notion qui relève de l’émotion et non de la raison. Par conséquent, une notion absolument étrangère au droit.

    Récemment, l’honorable gauchiste de droite Serge Hirel avouait, dans ces colonnes, qu’il était opposé à l’immigration de masse, tout comme moi. Néanmoins, avait-il tenu à préciser juste avant, moi j’étais un salopard « raciste », car je ne « respectais » pas les immigrés de race allogène (autrement dit les immigrés tout court), tandis que lui dégoulinait de « respect » à leur égard, bien qu’il soit résolu à leur claquer la porte au nez en les rejetant à la mer. On voit mal en quoi il les « respecte » plus que moi ce faisant, en dehors de l’affirmation péremptoire qui est la sienne à ce sujet.

    Le tripotage est manifeste : en politique, le « respé » est une monstrueuse hypocrisie essentiellement destinée à revendiquer la supériorité morale de celui qui s’en prévaut, sans qu’il soit jamais possible de mesurer ce fameux « respé », ou son absence.

    La même remarque prévaut d’un point de vue de droite. À droite (contrairement à ce qui se passe chez ces abrutis de gauchos), on aime la police, la police c’est bien, donc il faut la « respecter ».

    Alors en fait, non. Il y a trois objectifs désirables dans la définition juridique de la légitime défense pour les forces de l’ordre : 1) qu’elle permette à la police d’assurer l’ordre et la sécurité, 2) qu’elle permette à la police d’aboutir à ce résultat sans dommage pour sa santé et encore moins pour sa vie, et que les honnêtes gens alentour ne risquent, eux non plus, ni pour leur santé ni pour leur vie, 3) que la force éventuellement nécessaire à l’encontre des délinquants, pour parvenir à ce but, n’excède pas ce qui est nécessaire ; autrement dit, qu’aucun mal excessif et injuste ne survienne ce faisant (ce qui n’exclut pas l’usage de la force mortelle dans certains cas).

    Si et seulement si ces objectifs sont atteints, alors la police pourrait, effectivement, être respectée. En ce sens qu’elle ne serait pas dans la situation où elle se trouve aujourd’hui, où en effet, une large part de la population immigrée et délinquante non seulement n’est pas impressionnée par l’autorité de la police, mais où elle tente activement, à la moindre occasion, de faire du mal aux policiers, voire de les tuer sans la moindre provocation de leur part.

    Notez que cette définition du mot respect est très différente de la définition gauchiste, humaniste voire chrétienne. Il y a le respect au sens moral, religieux, et puis il y a le respect qui veut dire, en fait, une saine peur de la force publique légitime, qui incite au respect de la loi. Employer le mot respect dans cette affaire, c’est susciter l’amalgame ; et comme c’est la mentalité de gauche qui domine en France, toute confusion de ce type profite immanquablement à cette dernière, et non à la droite.

    J’irais plus loin : même si une loi sur la légitime défense donnait une forte prééminence aux policiers par rapport aux citoyens, même si, dans les faits, ses dispositions conduisaient à un usage excessif de l’arme à feu avec une issue mortelle fréquente dans des circonstances fortement contestables, il se pourrait fort bien que les délinquants immigrés n’en soient nullement conduits à « respecter » la police, en ce sens qu’ils continueraient, néanmoins, à mener contre elle, sans la moindre peur, ce qui est, clairement et d’ores et déjà, une guerre civile ethnique menée contre les Blancs. (Les puristes récusent le terme de guerre civile, au sens où il s’agit avant tout d’une invasion étrangère.)

    En fait, quelle que soit la latitude laissée en termes de légitime défense aux policiers, il y a tout lieu de penser que c’est ce qui se produira, à moins que, simultanément, ne soient prises des mesures en vue de bloquer l’immigration de masse, de renvoyer chez eux (ou ailleurs) suffisamment d’immigrés indésirables, de réprimer sévèrement la délinquance au niveau des tribunaux, et de prendre des mesures ostensiblement répressives et dissuasives envers l’islam, faisant comprendre aux musulmans du monde entier que leur religion est indésirable en France.

    Mais revenons, pour l’instant, à la seule loi récemment votée concernant la légitime défense exercée par les membres de forces de l’ordre.

    Pour ma part, j’ai expliqué depuis longtemps, ici, pourquoi j’étais contre la présomption de légitime défense. Ce que cela veut dire en français (pas en langage politicard ou en jargon juridique) est très clair : un policier ayant tué une personne au cours d’une mission de sécurité est de ce fait même supposé avoir réagi à une tentative d’attentat contre sa vie ou celle des autres, et l’avoir fait de façon juste. (Voire d’avoir agi dans des circonstances où la loi n’exige même pas que la vie de qui que ce soit ait été mise en danger pour mettre en oeuvre la force mortelle.)

    Ce serait aux autres (proches des victimes, etc.) de prouver que ce n’était pas le cas.

    Il n’y a pas besoin d’être magistrat pour se rendre compte qu’il s’agirait effectivement (comme le disent les gauchistes) d’un permis de tuer pour la police. Il ne manque pas de cas, en France, où des policiers font manifestement un usage excessif et vindicatif de la force ; et il ne manque pas de cas, dans l’histoire et à travers le monde, où des gouvernements entiers ont donné ce genre d’instructions à leur police – d’où le terme de régimes policiers.

    Au passage, j’aimerais bien qu’on m’indique dans quels pays démocratiques étrangers ce genre de présomption est en vigueur ; comme toujours, le nombrilisme français (gaulliste) fait comme si la France était le seul pays ayant jamais existé.

    Alors certes, j’ai lu pléthore d’articles, écouté des tripotées d’émissions où l’on m’a expliqué : mais padutou, t’es con comme un balai, la loi ne change pratiquement rien, il y aura toujours une enquête sur l’homicide commis en légitime défense, le procureur peut toujours faire ce qu’il veut, en fait c’est essentiellement une mesure symbolique.

    Du coup, j’ai légèrement l’impression qu’on se paye ma tête. Soit c’est effectivement une mesure symbolique, qui ne change pas grand’chose sur le fond, qui est essentiellement destinée à passer la main dans le dos aux flics et aux gendarmes pour leur dire qu’on les aime bien, alors qu’ils sont, dans les faits, fortement restreints dans leurs possibilités de légitime défense, soit ce n’est pas une mesure symbolique, elle a des effets concrets qui changent notablement le rapport de force, et alors pourquoi prétend-on le contraire ?

    Donc je repose la question : quelle est la signification concrète de la loi ? Qu’est-ce qu’elle change réellement, dans les faits ? Pourquoi, et comment ?

    Je veux bien qu’on me démontre par A + B que ce n’est pas un permis de tuer, que cela n’est pas susceptible de déchaîner l’instinct de violence arbitraire au sein de la police, mais encore faudrait-il que quelqu’un s’en charge. Dire : dormez bien, on s’occupe de tout, la police est de droite donc elle est dans le camp du Bien, ça ne va pas suffire. L’histoire regorge d’exemples qui le montrent.

    Une fois de plus : toute loi doit être aisément compréhensible par le bulot moyen. Surtout celle qui est susceptible de le faire passer de vie à trépas.

    Le bulot moyen, il comprend, par exemple, une loi qui dirait (ce qui a longtemps été le cas chez nous, et l’est encore ailleurs) : le policier a le même droit à la légitime défense que le bulot moyen. La seule différence, c’est que ce dernier n’a pas le droit au port d’armes. Et encore : dans la glorieuse Amérique, le bulot moyen a lui aussi le droit au port d’armes, ce qui aide grandement à la compréhension instinctive du truc.

    Le bulot moyen, il peut comprendre, aussi, une loi qui dirait (et c’est déjà le cas, chez nous, avec les ajouts législatifs des dernières années) : les forces de l’ordre ont les mêmes droits à la légitime défense que le bulot moyen, plus un certain nombre de droits dont ne bénéficie pas cet abruti.

    Par exemple, si Macron descend sur la place des Fêtes de Saint-Jean-de-Cuculles, trace un immense cercle à la craie jaune sur le pavé, et dit aux glorieux flics de la doulce France éternelle : défendez-moi ce cercle jusqu’à la mort (des autres), il en va de l’honneur du pays, alors le gendarme Cruchot aura le droit de buter au Famas le citoyen désarmé et à poil qui prétendrait pénétrer dans le cercle sacré de Macron (que de Gaulle l’ait en sa sainte garde).

    Ça se discute, on peut être contre, mais au moins c’est clair.

    En revanche, lancer des mots en l’air en attendant qu’ils retombent, comme « présomption » ou « respect », c’est une façon pourrie de faire des lois. Surtout quand on vous dit avant (lorsque c’était Jean-Marie Le Pen qui réclamait cette « présomption »), que c’est un truc de gros fachos qui ramènerait Hitler sur les Champs-Élysées, et qu’on vous dit maintenant : meuh non, ça change rien, c’est juste pour faire plaisir aux flics, ils sont tellement bêtes qu’il ne se rendront même pas compte qu’on les mène en bateau.

  16. Je suis partagé, cher hôte. L’expression « présomption de légitime défense » ne me semble pas heureuse. Elle laisse entendre qu’il est nécessaire de protéger la police. C’est une erreur. Il faut simplement lui permettre d’exercer correctement son métier. Pour cela, ce n’est pas de présomption de légitime défense dont il faut parler, mais plutôt de modification du périmètre de celle-ci.

    Si un policier n’a pas le droit de sortir son arme quand on lui jette des pavés sur la tête, que va changer cette loi s’il sort son arme pour tirer sur le malfaisant ? Rien. Il aura, présomption ou pas, contrevenu à ce qui lui est autorisé et risquera une condamnation. Par contre, si vous faites rentrer dans le périmètre de ce qui est considéré comme de la légitime défense ce type d’acte, la question ne se posera pas.

    Il est normal de considérer les faits quand il y a usage d’une arme. De la part de l’honnête citoyen, il n’y a pas de présomption de culpabilité qu’il serait nécessaire de combattre par une présomption de je ne sais quoi. Croyez-vous que cette loi changera quoi que ce soit de la part de ceux qui, par principe, conchient la police ? C’est d’autant plus normal de regarder les faits qu’il arrive que la police dérape. Votre trouble obsessionnel, parfois, à défendre l’indéfendable, comme bien d’autres, peut faire penser aux opposants à cette loi que c’est, de la part de ceux qui l’approuvent, un pas vers un laisser-aller dangereux. Je ne vois pas comment on peut défendre les brutes qui ont tabassé M. Zecler, ont commis des faux en écriture et menti sur toute la ligne.

    De même pour Théo, la loi devrait autoriser les policiers à coller une bonne droite à ce type de récalcitrant, mais certainement pas à le dénuder et lui coller une matraque dans l’anus.

    Permettre aux policiers de faire ce pour quoi ils sont employés. Pleinement. Il faut faire bouger la loi, oui, mais pas dans ce sens. Il n’y a pas de raison d’absoudre par principe, et si c’était dit comme ça, j’approuverais, pas plus que de condamner.

  17. Avis aux gauchos !

    À force de vomir sur la police dès le moindre tartinage de museau, vous allez finir par l’avoir, la police que vous méritez.
    Réfléchissez ! Quelles peuvent être les motivations du policier ?

    Ce n’est pas le fric, pas la reconnaissance de la population, pas les avantages qui fondent comme neige au soleil, pas la sécurité de l’emploi.
    Un flic est suspendu dès le moindre doute. Il n’a pas droit à la présomption d’innocence, lui !
    Contrairement à nos hommes politiques, il doit avoir un casier vierge, lui !
    À la moindre erreur, il est responsable pénalement, lui !
    Depuis dix ans, son pouvoir d’achat diminue, lui !
    Depuis qu’il met des voyous au trou, il les voit ressortir en rigolant, lui !

    Alors, j’invite ces hommes et ces femmes policiers à faire, du bras et du doigt, un grand geste vers la population française qui les méprise, à laisser s’instaurer des zones de non-droit.
    Que les citoyens s’habituent à serrer les fesses devant la racaille et, bientôt, nos élus en tête viendront leur demander à genoux de bien vouloir faire le ménage !
    À bon entendeur, salut !

  18. https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/harc%C3%A8lement-moral-atteinte-%C3%A0-la-probit%C3%A9-l-%C3%A9lue-centriste-christine-herzog-exclue-temporairement-du-s%C3%A9nat/ar-AA288cu8?ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=6a5b4dc35e7a4d4ab1c2a460cb6a3c6c&ei=41

    Mais que fait la police !? C’est une boutade, bien sûr. Quelle image putride de ces élus sans cesse rattrapés par le maillot qu’ils mouillent surtout pour leur peau. Elle devrait dégager d’elle-même, sans doute. Quand on voit tous ces rentiers en arriver à cette sanction, cela doit être très grave. Gégé, l’inamovible sénateur vissé sur son fauteuil, qui nous a coûté les yeux de la tête, doit se dire aussi que les rats sont dans le fromage chez lui. Pourtant, ils sont bien logés, bien nourris et bien blanchis dans ce salon doré aux tentures feutrées.

    Décidément, on ne les arrête plus, certains ! Ce n’est plus la main dans le pot de confiture, c’est encore pire, et en toute quiétude, pour une peine marginale. Une caissière aurait pris la porte et l’opprobre en même temps. Tristes sires ! Et dire qu’ils combattent MLP, qui a encore devant elle des jours plus beaux : ils lui déroulent, sous nos yeux, le tapis le plus soyeux depuis des décennies.

    Allez, qui sera le suivant ?! Parce qu’il y en aura un, c’est sûr.

  19. « Le 7 juillet a été votée une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre » (PB)

    Sous un système politique « normal » cela va de soi, sinon le risque de sombrer dans la tyrannie est important.

    En effet n’oublions pas que, principalement du côté de la gauche et si le régime futur venait à être marqué davantage en ce sens, certains fonctionnaires, qu’ils soient magistrats ou parfois aussi certains membres des FDO (*), pourraient alors être parfois tentés d’abuser avec une extrême mauvaise foi (un marqueur de la gauche) de leur position d’autorité pour réduire la population au silence, de pair éventuellement avec la myriade de lois liberticides promulguées par la gauche depuis les années 1990 tendant à faire de la France une image de l’ex-URSS, afin de réduire voire interdire la liberté d’expression sous des prétextes fallacieux.

    Par exemple, la façon selon laquelle la réaction récente d’Erik Tegnér a été globalement interprétée (sans approuver nécessairement sa mise en cause éventuelle de tel ou tel magistrat ou autre personne ou groupe) est inquiétante et peut laisser présager à l’avenir l’instauration d’une forme de tyrannie judiciaire, plus grave encore qu’elle ne l’est déjà actuellement.

    (*) Certains abus en ce sens avaient été constatés à l’occasion de certaines manifestations informelles menées en parallèle de celles de la « Manif pour tous », à telle enseigne que même certains commissaires de police ont été amenés à les dénoncer.

  20. Voici, Monsieur Bilger, un billet bienvenu car il remet les pendules à l’heure.

    Il ne faut pas oublier que l’extrême gauche en particulier veut faire des membres des forces de l’ordre des citoyens ordinaires soumis à la seule légitime défense ordinaire. Or la législation en matière d’usage des armes est parfaitement établie et claire : les policiers et militaires de la gendarmerie dans l’exercice de leurs fonctions ne sont pas des citoyens ordinaires et sont en charge de faire appliquer les lois, par la contrainte si nécessaire et, dans certains cas bien spécifiés, avec l’usage des armes.

    L’on doit d’abord se référer au code de la sécurité intérieure qui, en son article L.211-9 (https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000025505155) prévoit notamment :
    « Il est procédé à ces sommations suivant des modalités propres à informer les personnes participant à l’attroupement de l’obligation de se disperser sans délai.
    Toutefois, les représentants de la force publique appelés en vue de dissiper un attroupement peuvent faire directement usage de la force si des violences ou voies de fait sont exercées contre eux ou s’ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu’ils occupent. »

    Ensuite, il convient de se reporter à l’article L.435-1 du même code qui est plus précis (https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000034107970) en définissant le cadre général d’usage des armes : « Dans l’exercice de leurs fonctions et revêtus de leur uniforme ou des insignes extérieurs et apparents de leur qualité, les agents de la police nationale et les militaires de la gendarmerie nationale peuvent, outre les cas mentionnés à l’article L. 211-9, faire usage de leurs armes en cas d’absolue nécessité et de manière strictement proportionnée », mais aussi en prévoyant cinq cas limitatifs.

    Enfin la recherche sur Internet conduit à un document commun police-gendarmerie nationales :
    « Instruction relative à l’usage et l’emploi des armes de force intermédiaire dans les services de la police nationale et les unités de la gendarmerie nationale » de juillet et août 2017 qui précise ces conditions.

    Par voie de conséquence, le traitement par certains magistrats, le plus souvent membres du Syndicat de la magistrature, des policiers et gendarmes qui ont fait usage de leurs armes en les plaçant systématiquement en garde à vue comme des citoyens ordinaires soumis à la seule légitime défense obéit à des pratiques qui n’entrent pas dans le cadre strict de la loi. Et donc la loi du 7 juillet qui institue une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre me paraît, certes indispensable pour supprimer ces pratiques excessives, mais surtout redondante du fait même de l’idéologie de certains praticiens du droit.

  21. La fable de la Police et du Gueulard :

    Un gueulard, ça gueule lorsque la police ne fait rien et ça gueule lorsque la police fait quelque chose.
    De toute façon, ça n’ira jamais, car un gueulard, s’il ne peut pas gueuler, il manque un truc à son bonheur…
    Donc, gueulez bien, braves gens, gueulez pour ça aujourd’hui ; demain, vous gueulerez pour autre chose.
    J’ai dit « gueulez », pas « dégueulez », quoique ça y ressemble.

    À plus !

  22. « Le 7 juillet a été votée une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre » (PB)

    On ne peut, évidemment, que se réjouir que cette loi ait été adoptée par l’Assemblée nationale, malgré les protestations des élus de l’extrême gauche, plus prompts à défendre les « petits anges » que les policiers, qu’ils accusent de tous les maux.

    À noter par contre que le projet de loi visant à instaurer une peine de réclusion à perpétuité pour les auteurs de viols en série sur des mineurs de 15 ans, a été rejetée.

    Il est vrai que pour voter ce projet de loi, il n’y avait que 80 députés sur les 577 qu’est censé compter l’hémicycle.
    Aurore Bergé a annoncé que le gouvernement allait faire procéder à une seconde délibération. Je pense donc qu’un nouveau vote aura lieu lorsque nos représentants de la nation seront rentrés de vacances, c’est-à-dire pas avant septembre, bien sûr !
    Ceci étant, même si le projet venait à être voté, il ne faut pas oublier le Conseil constitutionnel qui est bien capable de le déclarer inconstitutionnel…

Laisser un Commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *