Étrange paradoxe, pour la Justice, d’exiger tout de l’extérieur et rien de ceux qui la pratiquent et la servent !
Depuis la stupéfaction indignée suscitée par le crime commis sur la jeune Lyhanna, tout y passe : les rapports d’inspection comme les pires élucubrations. Chaque politique qui a découvert sur le tard les manques du système judiciaire est d’autant plus péremptoire qu’il les a longtemps ignorés. Certains focalisent sur les moyens, d’autres sur la responsabilité et les carences de quelques magistrats.
Comme si l’on était obligé de choisir et qu’en attendant l’augmentation des moyens matériels et humains, on n’était pas tenu d’agir et de continuer à traiter l’immensité des retards qui désespèrent les citoyens.
Une fois que tout aura été mis à plat, qu’on aura ressassé que le système était « à bout de souffle » et qu’il convenait d’inventer de nouvelles pratiques, quand tous les pessimismes et défaitismes auront été épuisés, lorsqu’on aura sanctionné (un peu) et que gendarmerie et justice seront à nouveau sauves et tranquilles, continuera-t-on comme avant ?
À quoi sert un syndicalisme judiciaire qui se voudrait digne et ne dévoyerait pas sa mission, comme l’exige David Lisnard (Le Nouvel Obs), si, par exemple, il ne réagit pas vigoureusement aux propos choquants d’Erik Tegnér s’en prenant aux juges qui l’ont légitimement condamné ?
À quoi sert une tribune, même de 800 magistrats sans affiliation syndicale (paraît-il), qui se contente d’enfiler de nobles banalités en prétendant penser mieux que les autres, mais sans apporter rien de plus qu’une triste morosité et des considérations ne faisant en rien avancer le débat ni la découverte de solutions (Le Monde) ?

On me le pardonnera, mais moi qui n’ai jamais surestimé les péremptoires et les « il n’y a qu’à » de la dernière heure, et qui ai toujours détesté le corporatisme judiciaire cherchant son salut partout sauf chez le citoyen, je voudrais faire un sort à la remarquable analyse de Jean-Éric Schoettl, qui propose « une série de mesures concrètes pour améliorer notre système judiciaire ».
On peut ne pas toutes les valider, mais aucune n’est indifférente et, en lisant ce texte très éclairant, lorsque enfin le grand changement de 2027 sera d’actualité, je me suis dit qu’une droite intelligente et courageuse ferait bien de songer à cet homme pour la place Vendôme. C’est de loin ce que j’ai trouvé de plus global, de plus structuré et de plus argumenté, sans la moindre aigreur ni polémique, sur la Justice. Les illusions étant faites pour être dissipées, aucun vertige des grandeurs ne m’a atteint et je ne gage pas que je serai écouté.
Mais comment se tenir ? Qu’accomplir, pour la magistrature, dans les travaux et les missions que son splendide métier lui assigne, même si, à force d’invoquer crises et mal-être au quotidien, on a totalement perdu de vue l’honneur d’être procureur ou juge et l’obligation de n’avoir qu’une boussole, celle du citoyen ?
Et si les magistrats, en effet, y mettaient du leur ? On ne me croira pas sur parole, mais, dans les fonctions privilégiées que j’ai exercées, j’ai pratiqué ce que je recommande aujourd’hui : l’écoute et l’efficacité. J’ai tenté de ne jamais laisser l’humanisme orphelin de la moindre effectivité. J’ai désiré que la rentabilité – qui n’est pas un gros mot – des tâches judiciaires ne soit pas dénuée du respect d’autrui.
La Justice, au sens noble, c’est d’abord une politesse sociale et démocratique. Une morale concrète, une éthique et un service public. On oublie trop ce dernier.
Pour que les magistrats deviennent moins préoccupés par eux-mêmes que par le peuple, il faut qu’à leur tête ils aient de grands chefs. Notre système ne permet pas de bien les identifier : on veut des aventuriers intrépides et on a trop souvent des épiciers soumis.
Écrire dans le désert, cela a du charme, mais je ne voudrais pas que cela durât trop longtemps !
« Étrange paradoxe, pour la Justice, d’exiger tout de l’extérieur et rien de ceux qui la pratiquent et la servent ! » (PB)
Ce n’est un mystère pour personne d’apprendre que les Français ont des remontrances à formuler à l’encontre de ce qui en principe devrait être la justice, du fait du comportement indigne de certains magistrats mais aussi parfois historiquement de la Chancellerie.
Le fait que certains magistrats aient semble-t-il tendance à passer leurs nerfs sur des justiciables parfois marqués « extrême droite » par une cible placée abusivement dans leur dos par les hommes du Régime n’arrange pas les choses, mais puisque les victimes de ce procédé injuste ne peuvent rien y faire et pour cause, n’appartiendrait-il pas au reste des magistrats sérieux de désapprouver publiquement certains comportements inacceptables de la part de leurs collègues politisés, dans le mauvais sens du terme, qui salissent la réputation de l’ensemble de la profession ?
En d’autres termes, n’appartiendrait-il pas à la profession de s’occuper de ses brebis galeuses pour éviter les effets d’une colère sourde qui monte?
« Une morale concrète, une éthique et un service public. On oublie trop ce dernier. » (PB)
Sauf que pour plusieurs de ces « services publics », nous avons souvent la possibilité de les fuir, eux et les remugles de bolchevisme dont leur syndicalisme est infesté, en trouvant des solutions alternatives.
Mais comment faire pour trouver sur le marché une justice normale, comme celles dont jouissent les vrais pays démocratiques ?
@ Giuseppe le 28 juin 2026
« Mais quelle poilade ! Mais non, les Japonais font comme nous ! »
Justement non, les Japonais ne font pas comme nous !
Vous-même reconnaissez que plus de 90 % des foyers sont équipés (« Au Japon, entre 91 % et plus de 95 % des foyers sont équipés de climatisation. 91 % selon les données internationales comparatives » – Giuseppe) ; les trains climatisés fonctionnent, les hôpitaux et les bâtiments publics sont équipés…
Il est donc inutile de jouer les caïds de bac à sable quand on est aussi ridiculement à côté de la plaque.
Pour répondre sur les climatiseurs à mon nom, il est sûr que le Japon ne va pas s’équiper d’IA de marque « Giuseppe » ; artificielle, à la rigueur, ça le ferait, mais intelligente, certainement pas !
https://www.animapro.fr/actualites/france-non-climatisee-japon-etonnement-presse-canicule.html
« À quoi sert un syndicalisme judiciaire qui se voudrait digne et ne dévoyerait pas sa mission, comme l’exige David Lisnard (Le Nouvel Obs), si, par exemple, il ne réagit pas vigoureusement aux propos choquants d’Erik Tegnér s’en prenant aux juges qui l’ont légitimement condamné ? » (PB)
J’ignore quels ont été ces « propos choquants » tenus par Erik Tegnér, mais le fait d’avoir, selon la maxime de Péguy, tenu à « dire ce qu’il avait vu » aurait-il été interprété comme une agression verbale ?
Mais, pour comprendre ce qui se passe désormais, il faut reconnaître que la justice actuelle, ou du moins une partie d’entre elle, n’est plus celle des années cinquante, avec une indépendance qui s’appliquait alors aussi tant bien que mal au domaine politique.
Mais ceci a changé du tout au tout quand un membre de la société civile, qu’il soit journaliste (*) ou Français lambda, est parfois amené à contredire un magistrat-militant s’aventurant sur un domaine politique qui n’est en principe pas le sien, en usant alors de son privilège pour couper court à ce qui devrait être un désaccord de façon léonine en interdisant toute discussion, éventuellement sous la menace.
Bref, dans ce cas de figure de l’irruption du militantisme judiciaire dans la sphère civile, ne sommes-nous pas obligés de reconnaître que les dés sont pipés et que l’équilibre entre les divers constituants de la société a été rompu ?
(*) La presse représente également un contre-pouvoir et ses représentants n’ont normalement pas à être maltraités ou soumis à des pressions quand ils produisent des éléments de preuves indiscutables.
J’en remets une couche tellement nous sommes en retard par rapport à nos voisins.
https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrites/j-ai-peur-les-larmes-aux-yeux-olivia-ruiz-%C3%A9voque-l-affaire-patrick-bruel/ar-AA26JcvN?ocid=msedgntp&pc=ACTS&cvid=6a4189746f514205b1c46fea2d0d06f4&ei=31
« Mais très vite, la chanteuse a exprimé un sentiment de frustration face au système judiciaire français. Elle a alors évoqué plus largement les affaires liées à la pédocriminalité : « Chaque jour qui passe nous prouve à quel point ni les femmes ni les enfants ne sont protégés dans notre pays. J’ai peur pour mon fils, j’ai peur pour les enfants de mon amie, j’ai peur pour les vôtres. J’ai peur et j’ai perdu confiance en mon pays. »
« Et si les magistrats y mettaient du leur ? » (PB)
L’Espagne a adopté en 2004 la Ley Orgánica de Medidas de Protección Integral contra la Violencia de Género, l’une des lois les plus avancées d’Europe.
Elle prévoit donc des tribunaux spécialisés pour les violences faites aux femmes, des procureurs spécialisés, des ordonnances de protection délivrées en quelques heures… Pas huit jours pour faire Toulouse-Auch.
Pour les détails l’IA fera le reste.
Pourquoi la France est en retard ? Comme le disait Michel-Édouard Leclerc, au début on ferme les centrales nucléaires, en cours de route on ferme une centrale nucléaire et à la fin, en avant toute pour les centrales nucléaires.
Une petite dernière, les portiques des Bonnets rouges de Ségo, grande visionnaire devant l’éternel, qui nous ont coûté près de 2 MILLIARDS! pour finir à la ferraille.
Et des comme cela elles existent à la pelle. Pour cela j’entendais en Espagne les mots qui revenaient souvent, « somos jodidos! ». Depuis c’est plutôt rarissime, sans doute pour se rappeler les mauvais jours.
@ sylvain le 28 juin 2026
Antoine Dupont… Son patronyme, sa classe, sa médaille d’or olympique et toutes ses victoires internationales… Bref, là, vous avez pris un coup Allah tête !
Allez, un coup à sa santé… Allah régalade !
J’entends aujourd’hui tous les politiques qui veulent climatiser la France. C’est la plus grande rigolade du moment, et en plus on n’a pas un rond. Je conseille donc de déplacer les citoyens sur les hauteurs de nos montagnes, à la fraîche de nos rivières.
Rions un peu plus :
Environ 25 % des ménages français disposent d’une climatisation (donnée 2020-2026).
Au Japon, entre 91 % et plus de 95 % des foyers sont équipés de climatisation. 91 % selon les données internationales comparatives.
Et l’on découvre maintenant l’ampleur du projet… Ils sont impayables, ces politiques !
Cela me rappelle les cols roulés de Grand Dadais Le Maire, pour baisser la consommation de chauffage.
Je l’écris : nous sommes sur le chemin de l’Espagne de la peseta, quand nous allions acheter les Chupa Chups de l’autre côté du tunnel d’Aragnouet-Bielsa, alors qu’il était en train d’être percé côté espagnol. Nous étions « riches » à cette époque. Maintenant, ils viennent faire leurs courses de notre côté.
Et l’on se posera la même question dans dix ans : « Comment ? Nous n’avons pas de climatiseurs dans les maisons de retraite !? »
Fabuleux, ils sont, les politiques ! Ils nous font les poches et, en plus, pas un kopeck dans les caisses.
Dans dix ans, ce sera encore pire et la Cour des comptes, qui vient de sortir un rapport, n’aura pas beaucoup de boulot : juste une photocopieuse et changer les dates.
@Jérôme le 27 juin
« Le neuneuisme bat son plein. »
Jérôme, jusqu’au printemps prochain, il faut rester poli et courtois avec la Macronie, ses grands prêtres et son bas-clergé. Celui-ci doit être d’autant plus dorloté qu’il sait qu’il perdra un être cher, que le deuil est inévitable et que, contrairement aux « élites » qu’il vénère, il n’a aucun espoir de trouver un autre job… Vous voyez bien qu’à la moindre tracasserie, il se rebelle, s’étouffe et exige des excuses…
De plus, il est évident qu’Achille-le-sachant est un cador ès-IA. Outre la ligne directe avec l’Elysée, qui l’alimente en éléments de langage et en fadaises, il possède le 06 de tous les patrons de la Silicon Valley… for sure ! Ne vous mesurez pas à un géant de la high tech ! Il pourrait vous en coûter ! L’IA, demain, régnera sur les tribunaux et saura vous retrouver ! Si Achille le dit, c’est que c’est vrai…
@ revnonausujai le 28 juin 2026
« Vous êtes victime d’un site merdique de propagande escrolo, remplacer la clim par une serviette humide, tu parles !
Même France Intox admet que le Japon est super équipé ! »
Mais quelle poilade ! Mais non, les Japonais font comme nous !
Et heureusement ils ne l’ont pas baptisé de la marque « revnonausujai », cela aurait de la gueule « aircon revnonausujai ».
Le climatiseur en japonais se dit « aircon » (prononcer éakon).
https://www.kanpai.fr/voyage-japon/guide-climatiseurs-japonais
Cadeau, livré avec le mode d’emploi ! L’eau fraîche des montagnes des Pyrénées contre un aircon japonais… Enfin, japonais… Pas besoin d’aller aussi loin, on a les mêmes en France. Mais quelle poilade ! Que dis-je, à côté ! Je taquine bien sûr, vous l’avez compris.
Le « bon peuple » a fait sa religion : sa confiance dans la justice n’a jamais été inébranlable, à preuve cette expression assez ancienne : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. »
L’affaire est entendue.
Il ne croit aucune mesure, décidée après la dernière cagade, capable d’améliorer une institution sclérosée, une maison close. À quand la lupara dans chaque foyer ? Parce qu’il faudra bien se défendre !!!
@ Achille le 28 juin 2026 (@ Giuseppe)
« Quatrième titre consécutif pour Toulouse. Plus la victoire a été dure à atteindre, plus elle est belle ! 👍 »
Ben ouais, Dupont va pouvoir se reconsacrer à la lutte contre le RN, comme la dernière fois, avec une trentaine de crétins sportifs au QI de bulot, sur ordre de la cruche macronienne Oudéa-Castéra. Va-t-il transformer l’essai cette fois ?
Dupont, le sauveur de la France face au RN, le pire danger raciste, fasciste, xénophobe, islamophobe qui se profile à l’horizon… Ça aurait de la gueule à la (Allah) Une du Midi Olympique.
Conseil d’État, Conseil constitutionnel et travail des Assemblées
Dans son ouvrage sur Napoléon III (Grasset, 1990), Philippe Séguin se montre très réservé sur le pouvoir qu’exercent les membres de ces institutions sur les législateurs élus.
Page 152, il y a cette phrase, qui est sans appel :
« Une erreur peut toujours être commise par une majorité parlementaire ; il n’y a là rien de dramatique lorsqu’une autre majorité peut la corriger. »
Et, dans le même paragraphe, sous-entendu : l’intervention de ces Conseils « n’est ni plus ni moins qu’une disposition scélérate empêchant la libre expression du suffrage universel ».
Et la dernière couche, page 182 :
« Cette turpitude (…) un mythe empoisonnant, dévastateur… »
Plus loin :
« Le Conseil d’État (…) peut apparaître comme une atteinte aux prérogatives d’une Assemblée parlementaire. »
@ Giuseppe le 28 juin 2026
Quatrième titre consécutif pour Toulouse. Plus la victoire a été dure à atteindre, plus elle est belle ! 👍
Dans le JDD du 28 juin : « Le nouveau Mur des cons, responsable du désordre dans la magistrature, refait surface », entraînant 1 800 juges (de l’ultra-gauche, LFistes ?) promettant une rébellion contre Gérald Darmanin pour échapper aux sanctions.
Quand on voit que ce sont les mêmes juges qui jugent des délinquants, souvent multirécidivistes, parfois déjà condamnés à neuf reprises, et qui sortent du tribunal avec une simple tape sur les doigts, il ne faut pas s’étonner ensuite que la France connaisse l’un des plus forts taux d’insécurité et de criminalité au sein de l’UE.
Ce n’est pas la table qu’il faut renverser, mais écarter tous ceux qui sont défaillants et nuisibles à la France. Voilà une économie substantielle réalisée et des parasites en moins.
La France est une Nation indivisible, pas une boîte à bordel.
@ Jérôme le 27 juin 2026
Tout à fait entre nous, si vous aviez quelques griefs à émettre concernant ma conception de l’IA — ce que je peux parfaitement concevoir, les débats sont faits pour ça — vous pouviez le faire en vous adressant directement à moi, et non en faux-cul. Simple question de savoir-vivre. Mais aussi sans utiliser des termes puant la fatuité et le mépris, qui n’ont jamais été une preuve d’intelligence.
Ceci d’autant que vos connaissances en matière d’IA me paraissent très sommaires. Tout démontre que vous avez dû les glaner dans des revues de vulgarisation à deux balles, à moins que ce soit, ce qui serait pire, sur les réseaux sociaux, qui n’ont jamais été des sources très fiables.
Ceci étant, je vous souhaite une bonne journée. 🙂
@ Guiseppe 28 juin
« pas de clim au Japon »
Vous êtes victime d’un site merdique de propagande escrolo, remplacer la clim par une serviette humide, tu parles !
Même France Intox admet que le Japon est super équipé !
https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/vrai-ou-faux-au-japon-les-transports-hopitaux-et-bureaux-sont-ils-vraiment-tous-climatises_8052995.html
@ Serge HIREL le 27 juin 2026
« Un monde judiciaire parfait… sans intelligence humaine, sans émotion et sans recours… De la technocratie, rien que de la technocratie… Le rêve, for sure ! »
On voit actuellement ce que donne « l’intelligence humaine » dans certains procès qui font la une des médias.
Je prendrais juste deux exemples :
1 – Le, ou plutôt les procès de Nicolas Sarkozy, qui durent depuis quatorze ans. Les enquêteurs n’hésitant pas à utiliser des procédés contestables, voire illégaux, pour essayer de trouver une preuve.
Procès éminemment politisé et donc totalement en contradiction avec ce qu’un citoyen, fût-il un ancien président de la République, est en droit d’attendre de la Justice.
2 – L’affaire Patrick Bruel, se rapportant à des faits remontant à 1995, est revenue au premier plan après les prises de parole de Flavie Flament et depuis, a été récupérée par des mouvements féministes anti-mâles blancs. D’autres plaintes se sont ajoutées au dossier, dont on ne sait toujours pas si elles sont avérées ou bien si elles sont l’objet d’une cabale contre le chanteur, accusé de viol. Ces personnes vont même jusqu’à semer le trouble lors des représentations du chanteur, qui a été obligé d’interrompre ses spectacles.
Voilà où mène l’intelligence humaine lorsqu’elle ne s’appuie pas sur des éléments factuels, mais sur des opinions politiques ou sur des ressentiments purement idéologiques.
On ne sait plus vraiment qui sont les victimes : celles qui prétendent l’être ou bien l’accusé, jeté en pâture à l’opinion publique.
Une Justice parfaitement neutre, qui s’appuierait sur les faits avérés et les textes de loi, aurait le mérite d’être plus efficace et surtout plus crédible. Elle éviterait ces comportements déplacés, ces posts haineux sur les réseaux sociaux. Il est où, le mal ?
Qu’on le veuille ou non, et même si cela fait bondir certains esprits frileux, viscéralement réfractaires à tout changement dans leur petite vie bien rangée, l’IA va progressivement occuper une place de plus en plus importante dans notre vie de tous les jours.
Il va falloir s’y faire. Eh oui !
@ Achille le 27 juin 2026
Comme l’a dit ce soir Antoine Dupont, « l’étau se resserre », en fait il reconnaît qu’en plus du talent il faut y « mettre la tête », ils ont souffert les Toulousains, mais le courage et l’abnégation sont toujours récompensés. Ils ont été secoués, ébranlés même par moments, mais jamais ils n’ont baissé les bras.
J’ai entendu encore par les politiques qu’il fallait revoir toute la « politique des climatiseurs » aussi, ils ne sont plus crédibles, depuis le temps que j’entends cela… Vaste programme pour un pays sans le sou.
Bon, bon… IA et des courageux, cela devrait faciliter bien des mondes et bousculer comme j’ai lu ici cette noblesse de robe et ses rentes.
En attendant, ne pas oublier de boire, eau claire des sources des Pyrénées, bien fraîche, les Japonais n’ont pas de clim, et ont aussi leur méthode.😑
« À quoi sert un syndicalisme judiciaire qui se voudrait digne et ne dévoyerait pas sa mission, comme l’exige David Lisnard (Le Nouvel Obs), si, par exemple, il ne réagit pas vigoureusement aux propos choquants d’Erik Tegnér s’en prenant aux juges qui l’ont légitimement condamné ? » (PB)
Au fait, et si nous permettions à Erik Tegnér de raconter les choses telles qu’il les a vécues et non pas telles que d’autres les ont imaginées ?
https://youtu.be/BfcJl2H0wJA
Le système met en place la censure pour empêcher toute critique d’un juge.
Ce n’est pas seulement la Justice.
Je crois que la République a failli en reconstituant, tout simplement, une noblesse de robe, non pas en vendant, comme sous l’Ancien Régime, des charges qui devenaient héréditaires, mais par des cursus et des filières qui ont créé, au fil des années, une sorte d’entre-soi ne supportant tout simplement ni un droit de regard, ni une demande d’explications, bref, un certain contrôle de bon aloi dans une société qui se prétend démocratique.
L’irresponsabilité de cette nouvelle noblesse de robe (justice, haute administration, finances, politique) choque, à tout le moins, le vulgum pecus.
Voici encore, Monsieur Bilger, un billet que j’apprécie tout particulièrement et dont je partage la conclusion : « La Justice, au sens noble, c’est d’abord une politesse sociale et démocratique. Une morale concrète, une éthique et un service public. On oublie trop ce dernier.
Pour que les magistrats deviennent moins préoccupés par eux-mêmes que par le peuple, il faut qu’à leur tête ils aient de grands chefs. Notre système ne permet pas de bien les identifier : on veut des aventuriers intrépides et on a trop souvent des épiciers soumis. »
J’ai aussi apprécié le commentaire de Fremaux Christian, le 26 juin 2026, qui, au fond, est une invitation à rappeler aux magistrats la lettre et l’esprit de notre Constitution dans sa rédaction de 1958 et sa modification du mode d’élection du président de la République, ainsi que le préambule constitué par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
En revanche, Monsieur Bilger, il me semble que votre phrase : « À quoi sert un syndicalisme judiciaire qui se voudrait digne et ne dévoierait pas sa mission, comme l’exige David Lisnard, si, par exemple, il ne réagit pas vigoureusement aux propos choquants d’Erik Tegnér s’en prenant aux juges qui l’ont légitimement condamné ? » est une forme de défense pro domo d’un magistrat, par ailleurs connu pour ses opinions militantes.
L’utilisation des dispositions de la loi « Paty » pour condamner Erik Tegnér est grosse d’abus à venir contre la liberté d’expression, dont pourtant les magistrats doivent être les garants, sous peine d’une forme de retour à l’Ancien Régime…
Le neuneuisme bat son plein. L’IA serait la formule magique pour dire là, il y a viol, là il n’y a pas. Il faut être un peu limité ou croire toutes les fadaises qui se racontent sur le sujet pour le penser.
L’IA pourra, si elle est bien alimentée, parler de forme. De fond, certainement pas. Enquêter et juger par l’IA… Faut-il être stupide, ou inculte, ou les deux, pour penser que ce que les Français interprètent comme de l’intelligence puisse le faire ? Ce domaine, la justice, n’est pas des mathématiques. Et même… Il fut un temps où ChatGPT, quand on lui demandait la liste des nombres premiers pairs, régurgitait… une liste. Il n’y en a qu’un.
L’IA peut être une aide. Une Une solution, certainement pas… Il n’y a aucune intelligence, juste l’apprentissage de ce qu’on a conçu pour être appris. On peut tout à fait enseigner à une IA que la Terre est plate et que Macron est un démocrate, c’est dire.
Confier à l’IA le soin de savoir si tel ou telle est coupable de ce dont on l’accuse, qu’est-ce qu’il ne faut pas lire !
@ Achille le 26 juin
« [L’IA], voilà un auxiliaire juridique capable (…) de donner la sanction correspondant au crime ou au délit du prévenu, sans contestation. »
« Depuis la stupéfaction indignée suscitée par le crime commis sur la jeune Lyhanna, tout y passe : les rapports d’inspection comme les pires élucubrations. » (PB)
La vôtre décroche le pompon…
La sanction étant déterminée par l’IA et donc prononcée par elle — « au nom du peuple », bien sûr —, les salles de tribunal et les magistrats du parquet et du siège ne seraient plus nécessaires. Les avocats de la défense et de la partie civile plaideraient en pianotant sur un ordinateur connecté à l’incontestable IA… avec, de ce fait, aucune chance de succès… Et personne ne pourrait crier à l’erreur judiciaire, devenue naturellement impossible…
Un monde judiciaire parfait… sans intelligence humaine, sans émotion et sans recours… De la technocratie, rien que de la technocratie… Le rêve, for sure !
Votre « élucubration » m’incite surtout à redoubler d’efforts pour que la moindre trace de macronie disparaisse au printemps prochain… afin d’éviter le début du commencement d’un tel cauchemar.
En résumé, y a du boulot !
Je ne suis pas juriste. Bâtir et peaufiner un plan pour récurer les fonds de casseroles, c’est facile ; le plus dur, et il faudra du courage, sera de faire péter tout ce qui ne va pas.
Ne pas tergiverser comme pour les retraites, pendant des mois, des années.
Bien sûr, il faudra d’emblée des chefs, le Jefe, des numéros un et des citoyens solides ; un bureau des méthodes, donc, avec des professionnels de la justice convaincus.
Je l’ai souvent écrit ici : on ne construit pas la tour Eiffel seulement avec de bons sentiments, ni avec des pleurnicheuses, ni avec des gazelles. Il faut une architecture de bâtisseurs, structurée, et un corps de citoyens.
Il ne faut pas non plus une colonie de personnes dans cette structure qui dirigera, suivra et, enfin, désengorgera. Des mains dans le béton, la truelle à la main, le marteau à banches aussi… et en avant !
Surtout pas des profils à la Jacques Attali, écarté de la BERD en 1993, mélange de conflits politiques, de critiques sur sa gestion et d’un contexte géopolitique très tendu, ni à la Alain Minc : des inutiles, des bavards, des losers qui se voulaient des phénix, toujours les mêmes têtes à commenter tout et son contraire.
Et ça, c’est compréhensible. On voit où on en est.
Du courage… pour enfin éviter de parcourir Toulouse-Auch en deux heures… et non en huit jours, et éviter ces massacres d’enfants, ainsi que les autres.
« Et si les magistrats y mettaient du leur ? »
Quoi ??
Le « leur », c’est quoi exactement ?
Ils pourraient donner du sirop contre la toux à un mort ??
@ Fremaux christian le 26 juin 2026
Et quelle réforme serait, selon vous, la plus pertinente ?
@ Achille le 26 juin 2026
Une fois correctement entraînée, l’IA va être un exploitant redoutable.
J’avais ouvert un compte d’exploitation dans Pappers afin d’analyser les données comptables d’une soi-disant performance annoncée ; en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle m’a listé toutes les subventions et débusqué la fausse impression de résultat exceptionnel. Elle lisait en même temps que moi la page ouverte.
Et quant à l’avocat qui passait ses week-ends à monter et penser sa plaidoirie, en deux heures il avait tout bouclé, expliquait-il.
Redoutable !
Je pense que l’IA constitue une véritable révolution dans nombre de domaines : le judiciaire, bien sûr, mais aussi le médical, la technologie, la finance…
Elle va complètement remettre en cause les méthodes de travail. Mais cela ne se fera pas sans protestations de certaines professions qui avaient un peu trop tendance à pantoufler… et dont nous voyons aujourd’hui les conséquences.
Wait and see !
Eh ben moi, je suis scotché par cette IA ! Je me régale avec toute l’histoire du rugby : les joueurs, les matchs… Je suis même remonté jusqu’à Bergougnan, à la préhistoire du Stade toulousain, appelé à l’époque « la Vierge rouge ».
« Comme si l’on était obligé de choisir et qu’en attendant l’augmentation des moyens matériels et humains, on n’était pas tenu d’agir et de continuer à traiter l’immensité des retards qui désespèrent les citoyens. » (PB)
Un nouvel outil qui va permettre à nos juges de traiter l’immensité des retards qui désespèrent les citoyens est, je pense, l’IA.
Voilà un auxiliaire juridique capable d’analyser toutes les données d’un dossier en une fraction de seconde, de se référer aux textes de loi idoines et de donner la sanction correspondant au crime ou au délit du prévenu, sans contestation.
En plus, cet être virtuel hypercompétent ne se laisse pas détourner par des considérations politiques susceptibles d’altérer son jugement.
Bref, les 70 000 plaintes pour viol, pédophilie et violences sexuelles que le parquet doit examiner, à la demande du Premier ministre, pourraient être traitées dans les meilleurs délais.
Enfin une justice expéditive, efficace et non politisée !
@ Achille le 26 Juin 2026 :
« Bref, les 70 000 plaintes pour viol, pédophilie et violences sexuelles que le parquet doit examiner, à la demande du Premier ministre, pourraient être traitées dans les meilleurs délais.
Enfin une justice expéditive, efficace et non politisée ! »
Je suis aplati de rire ce matin, vous le faites exprès ? un coup de canicule mal placé ? Merci de m’avoir mis en joie, j’en informe mes copains, du RN bien entendu, le seul parti efficace, expéditif et non politisé, faut pas mollir.
Ravi de vous avoir amusé. Vous aussi vous me faites rire de temps en temps. Encore que parfois vous êtes limite. Mais une fois qu’on vous connaît ça passe ! 🙂
Je partage le commentaire éclairé et nuancé de M. Bilger, qui a montré, pendant sa carrière, les qualités que tout magistrat devrait avoir.
Désigner ces boucs émissaires ne changera rien. Que les responsabilités personnelles soient établies. Mais on ne fera pas l’économie d’une réforme d’une institution fondamentale de l’État de droit, du sens de la justice, par et pour le peuple, qui veut de l’ordre, de l’autorité justes et de la responsabilité, pendant de l’indépendance.
Christian Frémaux, avocat honoraire.
Nous élisons des représentants qui sont chargés d’édicter, de voter des lois.
La machine judiciaire se charge de les faire appliquer. Et il me paraît très sain que la machine judiciaire soit indépendante de ceux qui proposent et votent les lois. Qu’elle soit en charge de faire respecter le droit. Le fameux État de droit.
Le fait d’être indépendante du pouvoir dans ses décisions ne signifie pas qu’elle soit irresponsable. Elle se doit d’appliquer la loi. Si elle ne le fait pas, il faut la sanctionner. L’indépendance de la justice n’a rien à voir avec les erreurs et l’absence de sanctions. C’est de volonté qu’il manque.
Et si certaines décisions paraissent inappropriées, mais que la loi les autorise, il ne faut pas s’en prendre aux juges, mais aux lois, à ceux qui les font mal. Qui laissent trop de latitude.
Les politiques pondent des absurdités pour mieux reprocher à ceux en charge de les appliquer d’être fautifs.
Quant à élire nos représentants judiciaires, non. C’est absurde. Là où l’électeur est de gauche alors… de droite alors…
Nous manquons de personnel. Sur les 44 pays comparables en termes de justice, nous sommes 42es, me semble-t-il, en nombre de personnels. Manque d’argent, oui, argent mal utilisé, c’est très possible, comme dans les hôpitaux, où l’on doit payer des tripotées d’administratifs à faire de la stat, compter les stylos…
Le manque de moyens est voulu. Il s’agit de convaincre, et si j’en juge par ce que je lis sur ce blog, ça fonctionne, le péquin moyen qu’il faut s’affranchir des règles de droit pour s’autoriser à faire de la justice l’expression de la volonté administrative de l’exécutif. C’est du totalitarisme masqué.
Les règles, les lois, si elles sont dysfonctionnelles, nulles, on révoque ceux qui les ont imaginées et votées ; on ne laisse pas ces pingouins de députés, sénateurs et autres ministricules transformer notre pays pour en faire une cité à leur botte.
On simplifie. Une perpétuité réelle, des peines inévitables… pas de dérogation. Un viol, on coupe le service trois pièces et on prend perpète…
Pour terminer, il faut se répéter. Quid des 120 enfants qui disparaissent tous les jours en France ? De l’enquête Epstein ? De Jack Lang ? De Cohn-Bendit ? Notre élite protégerait-elle les pédos ? Tout ce tralala autour de la mort de cette petite est indécent.
À l’occasion d’un précédent billet sur ce sujet, j’avais écrit les lignes suivantes, que j’avais renoncé à soumettre. Comme je vois que nous nous rejoignons, et bien que ce soit un peu à contretemps, je le fais aujourd’hui…
« Ce dont la France a besoin, c’est d’une véritable révolution. Dans toute la sphère publique, la responsabilité doit devenir un principe, une règle, un honneur ; et la faute, lorsqu’elle est établie, doit entraîner les sanctions adéquates. » (PB)
Certes. Je pense que tout le monde est d’accord avec ça (je ne parle pas forcément des premiers concernés…). Mais pourquoi vous arrêtez-vous là ? Votre passion pour l’analyse psychologique suggère qu’il suffirait d’espérer quelque sursaut de la volonté, ou, au mieux, d’améliorer le recrutement.
Tout cela est nécessaire, bien sûr, mais la seule façon de changer les choses consiste à changer les incitations. Le cadre institutionnel. Les règles juridiques de fonctionnement du corps.
C’est là-dessus que votre expertise serait souhaitable. D’autres, comme Georges Fenech, que vous ne semblez pas apprécier, ont fait des propositions. Aux yeux du néophyte, elles ne sont pas absurdes. Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, suggère ceci :
« Il faudrait permettre à un Conseil supérieur de la magistrature rénové (ou à une cour de discipline spéciale ouverte aux citoyens, comme le préconise Bruno Retailleau), saisi par les chefs de juridiction ou par les justiciables au travers de filtres appropriés, de connaître des manquements graves à l’office du juge et des atteintes manifestes au devoir d’impartialité dans la manière de juger, qui bénéficient aujourd’hui d’une immunité choquante. »
Comme pour les retraites ou l’immigration, on a besoin sur ce sujet de propositions concrètes, de mesures sur lesquelles on puisse débattre.