De quelques évidences : Lyhanna…

Le président de la République a eu tort de précipiter son jugement ! Comme il l’a déjà fait trop souvent, notamment pour Nahel…

Les politiques s’indignent, de droite, de gauche, d’extrême droite, d’extrême gauche (pour elle, la police tue !). La plupart feignent de découvrir aujourd’hui ce sur quoi ils étaient demeurés longtemps indifférents, traitant la Justice comme une quantité négligeable et un univers secondaire.

Maintenant, place aux vitupérations, aux improvisations et aux multiples propositions !

Tout n’est pas à jeter.

Qui serait assez obtus pour contester la nécessité d’une augmentation des moyens, mais si peu lucide qu’il affirmerait que leur pénurie matérielle et humaine est la cause de tout ? Tant de désastres judiciaires se sont produits qui seraient demeurés les mêmes malgré une situation budgétaire différente…

Il est absurde de répéter comme un mantra que l’institution est coupable, qu’il y a une responsabilité collective. Cette banalité est une fuite, une dérive : derrière chaque tragédie, il y a forcément des responsabilités de toutes sortes, individuelles, personnelles, multiples.

Dénoncer des abstractions est trop confortable. Identifier et sanctionner, s’il y a lieu, les transgressions et les négligences clairement imputables à tel ou telle sera plus efficace et évitera un opprobre général qui n’aurait aucun sens.

La vindicte populaire, les insultes et les menaces contre le tribunal et les magistrats d’Auch sont honteuses. Il n’empêche que la magistrature, dans son ensemble, devra un jour y mettre du sien sur le plan de la réflexion collective et de ses pratiques. Trop souvent, le citoyen est oublié, et parfois même méprisé. Quoi ? Il ose s’occuper de ce qui le regarde !

Mais quand la Conférence nationale des procureurs de la République se contente de dire que « la colère est mauvaise conseillère » et qu’il faut refuser toute sanction, c’est un peu court et le triomphe d’un lamentable corporatisme !

Il faut cesser de « saturer de priorités » l’univers régalien, comme si l’on avait le droit, au prétexte du narcotrafic, des viols et des horreurs pédocriminelles, de ne pas appréhender l’immense masse de la délinquance du quotidien. Il nous faudrait, pour la France, sur le plan régalien, le Rudy Giuliani de la grande époque. Rien de ce qui est transgressif, du dérisoire au grave, ne doit nous demeurer étranger !

Si nous ne traduisons pas dans les faits les leçons que nous enseigne la tragédie, tellement évitable, de la si jeune Lyhanna, ainsi que celles que nous aurions déjà dû apprendre auparavant, le futur sera pavé des mêmes horreurs.

Les structures et les moyens ont leur importance, mais sans des politiques – fi de l’irresponsabilité illimitée ! – et des magistrats à la hauteur dans notre démocratie, nous aurons des indignations à répétition, mais jamais un authentique redressement.

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Voir les Commentaires (40)
  1. Votre billet, les deux commentaires d’Alpi également, cher hôte, me semblent on ne peut plus justes et mesurés.
    Tout n’est pas affaire de moyens, nous sommes d’accord, mais s’il en manque ça fonctionne un peu moins bien.
    Ne pas être capable de mettre en cause les erreurs individuelles est une vraie tare. Ce n’est pas l’absence de moyens qui oblige un gendarme à menacer une maman qui s’enquiert du suivi de l’enquête sur les viols qu’a subi sa fille. C’est son insuffisance.
    Mais c’est bien l’absence de moyens qui empêche d’enfermer quand c’est nécessaire, de juger rapidement quand certains ont tellement de dossiers qu’ils s’entassent jusqu’au plafond…

    Je plussoie à l’affirmation qu’il serait déjà bien de faire respecter les lois avant d’entamer l’habituel cirque médiatique de la production d’une palanquée de nouvelles à chaque malheureux événement.
    Quelques ajustements, oui. La perpétuité, la vraie, Alpi le souligne, n’existe pas. Quel est le sens d’une perpétuité nouvelle pour tel ou tel crime ? Modifions l’existant pour le rendre efficace, pas pour empiler des lignes de charabia qui servent de cache-sexe aux politiques.
    Comment faire confiance à ces décideurs pour lutter contre des actes que personne ne condamne, quand bien même ils sont connus de tous. Rappelons-nous Duhamel le donneur de leçons. Kouchner et sa marâtre savaient. Son fils… Combien d’enfants disparaissent tous les ans en France ? Plus de 100 par jour.
    Les cercles, réseaux pédophiles sont très présents.

    Par ailleurs, le mâââle blanc de plus de cinquante ans supporte mal l’évolution du regard sur sa relation à la sexualité féminine.
    On sent dans tous les propos exemple, parole contre parole, sous-entendu les femmes racontent n’importe quoi, il est bel homme, concernant P. Bruel, lu ici, célèbre, riche, pourquoi forcerait-il des femmes ? Sous-entendu, les femmes sont vénales et cèdent aux trompettes de la renommée, se vengeant après par jalousie. Lu ici, tringler de toutes jeunes filles, c’est moi qui donne l’âge, en Afrique c’est de l’humanitaire, ça les aide à vivre puisque je leur donne un petit bifton…

    Que la testostérone fasse partie du jeu, que les rapports sexuels entre personnes adultes puissent être considérés comme l’expression de la domination de l’un sur l’autre… tout ça doit se dérouler entre adultes consentants. Sinon, on range sa testo et on se met une cage de Faraday dans l’calbard.
    C’est pas gagné.

  2. @ Kardaillac le 12 juin 2026

    J’ai aimé Barcelone, y aller à plusieurs reprises, en particulier pour la curiosité et l’exploit technique de la Sagrada Familia.
    Comme chacun le sait – enfin, pour ceux qui connaissent ce pays -, en Espagne les soirées s’éternisent, on mange très tard, et il nous est arrivé, en tant que noctambules visiteurs, de constater que dès l’aube quand tout le monde, ou presque, est allé se coucher, les laveuses entrent en action et le curetage des places et rues se fait.
    C’est propre comme un sou neuf pour la nouvelle journée qui commence.

    Pour avoir arpenté cette ville en long, en large et en travers, nous étions surpris de cette organisation militaire. Fini l’époque des papiers gras et autres immondices qui étaient à même le sol. Je ne dis pas que c’est parfait, mais compte tenu du nombre de visiteurs, c’est un exploit.

    Valence, que désormais je préfère, pour son site immense où est implanté l’opéra et ses bassins, que du contemporain de toute beauté sous une propreté immaculée – j’exagère à peine.

    On nous bassine avec la promenade des Anglais à Nice, il suffit de parcourir son homologue de Valence et son surprenant bord de mer à découvrir…

    Quant à Paris et ses merveilles, aujourd’hui on retient surtout ses poubelles et ses rats.

  3. « Les structures et les moyens ont leur importance, mais sans des politiques – fi de l’irresponsabilité illimitée ! – et des magistrats à la hauteur dans notre démocratie, nous aurons des indignations à répétition, mais jamais un authentique redressement. » (PB)

    Mais M. Bilger, la situation est beaucoup plus grave que ce que le bon peuple imagine…

    Depuis des décades, les politiques, assistés de toutes sortes de clans, clubs, cliques et compagnies, gavent le peuple de toutes sortes de garbures infectes dans lesquelles ils ont jeté ce qui semblait être au centre des préoccupations, comme par exemple l’organisation de réunions afin de discuter de la précédente réunion et, bien entendu, de préparer la prochaine, laquelle consistera à réunir des experts, les meilleurs, pour mettre en place un système qui viendra à bout des différents problèmes dès qu’on les aura identifiés avec certitude, de façon à ne pas perdre un temps précieux, qui doit être impérativement utilisé pour noter sur la liste des priorités les conditions dans lesquelles les cornichons doivent être ramassés en Pologne, calibrés, lavés et mis en bocal en Allemagne, du côté où les Germains produisent du vinaigre au miel, sans quoi il va se passer un truc imprévu et grave…

    Cela fait tellement longtemps que, petit à petit, on nous enfile toutes sortes de vomissures, qu’on nous inflige toutes sortes d’humiliations, qu’on nous terrorise avec toutes sortes de sornettes, qu’on nous habitue à tellement d’absurdités qu’à la fin on trouve normal que les uns et les autres soient non seulement défaillants, incompétents, dangereux, menteurs, voleurs, paresseux, mais aussi que tout cela ne soit pas de leur faute… Non, on ne peut pas désigner à la vindicte un coupable parce que c’est un clan, un club, une clique de gens bien comme il faut.

    Et c’est ainsi qu’on les voit venir, les décodeurs, les expliqueurs, les professeurs, les démineurs ; enfin, nous avons tout ce qu’il faut pour mesurer le niveau de toxicité des saucisses en costume qui ne nous servent à rien d’autre qu’à défaire, refaire, contrôler, mesurer, calibrer les cornichons !

    Et ça, il faut l’avouer, ce n’est pas sans danger !

  4. @ Robert Marchenoir le 12 juin 2026

    Autre point soulevé par Alain Bauer : le fait que les agents de l’administration se préoccupent plus de « cocher les cases » que d’être réellement efficaces. À ce titre, ses exemples dans la transmission des dossiers comme dans l’informatique défaillante sont révélateurs d’un ministère totalement à la ramasse.

    Quant aux moyens, il se demande où passe le budget… Dans ce sens, Macron a raison quand il déclare que ce n’est pas une question de moyens puisque le problème semble se situer dans leur usage (et cela relève, là encore, de la responsabilité du ministère).

  5. Robert Marchenoir

    @ Jove – le 12 juin 2026
    « Quelques vérités clairement énoncées, entre autres sur la responsabilité de l’administration dans le désastre judiciaire qui s’étale au grand jour. »

    En fait, Alain Bauer dit exactement le contraire, dans ce long entretien qui est, en effet, très intéressant (pour une fois qu’il s’exprime sur son domaine de compétence…). Ce n’est pas la faute des magistrats, dit-il. C’est la faute des députés qui ont voté les règles gouvernant leur action.

    Autre point notable de cette intervention : nous dépensons à peu près autant que les pays comparables pour la justice, affirme Alain Bauer. Le problème, c’est qu’à moyens égaux, nous nous retrouvons avec deux fois moins de personnel.

  6. Robert Marchenoir

    Le Conseil supérieur de la magistrature, presque exclusivement composé de magistrats, n’a eu à connaître que 400 procédures disciplinaires depuis… 1958. Soit moins de 6 par an. Depuis 10 ans, seules 4 révocations ont été prononcées. En pratique, les magistrats jouissent de l’irresponsabilité.

    Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls. C’est un problème qui se retrouve à des degrés divers au sein de la fonction publique. La caste étatique se protège. C’est, il faut le préciser, en contradiction directe avec les principes de l’État de droit, lequel veut précisément que ses représentants soient logés à la même enseigne que les autres citoyens.

  7. Michel Deluré

    Qu’un événement dramatique survienne, qu’il provoque tout naturellement un choc émotionnel national, et sur-le-champ, sans prendre le moindre recul, sans se donner le temps de la réflexion, délaissant les analyses de fond, voilà que l’on érige systématiquement en cause prioritaire le sujet en question ; cause qui en chasse bien évidemment une précédente, déclarée elle aussi, parfois récemment, prioritaire, et qui sera à son tour chassée, peut-être sans tarder, par une suivante encore plus prioritaire !

    Alors oui, il est grand temps de « cesser de saturer les priorités » (PB) pour ne retenir finalement que ce qui constitue, à mes yeux, « la priorité des priorités », à savoir la réforme profonde de l’État et de son fonctionnement. Il faut que l’État se recentre sur les seules fonctions régaliennes qui sont les siennes, car c’est dans ces domaines prioritaires que se manifestent les attentes des citoyens.

    Aujourd’hui, à juste titre, les Français se déclarent insatisfaits de la Justice. Mais ont-ils conscience de la part que l’État consacre, dans son budget, à ce domaine, même s’il faut reconnaître les efforts consentis en la matière au cours des deux derniers quinquennats ? Ont-ils conscience de la situation de la Justice dans notre pays, comparée à celle de nos voisins ? Ont-ils encore conscience de ce que le budget affecté à la Justice ne représente même pas le tiers des intérêts liés à notre endettement abyssal ? Et le malheur est bien que la Justice n’est hélas pas le seul domaine à souffrir de cette situation.

    Alors se trouvera-t-il enfin, parmi la pléthore de candidats pour 2027, le courageux docteur miracle qui osera s’attaquer à cette priorité et rencontrera-t-il surtout d’aussi courageux et lucides électeurs qui accepteront de lui faire confiance ? Là est une autre histoire.

  8. https://youtu.be/HiUHrf84hBs?si=iHalr20tYMuYbBGQ

    Quelques vérités clairement énoncées, entre autres sur la responsabilité de l’administration dans le désastre judiciaire qui s’étale au grand jour.

    C’est dans ce sens que le ministre doit être dans l’œil du cyclone. Il n’y a pas de fatalité, juste une manière d’appréhender le réel pour le moins toxique.
    Bien sûr que GD n’a pas tué Lyhanna de ses propres mains, mais il en est, de par sa position, comptable.
    Qu’on ne puisse pas mettre un gendarme derrière chaque individu, c’est une évidence, mais clairement, l’administration, dont le rôle est d’abord de protéger le citoyen, a failli à sa mission.

    Quand cela se traduit concrètement par la mort d’une enfant, on touche là le fond.

  9. Quand la justice n’est plus audible et qu’un sondage récent montre son décrochage brutal avec les citoyens, c’est qu’elle est en crise profonde. La justice, et tout ce qui va avec, est moribonde dans sa tête comme dans ses actions. « Le rideau est déchiré », a dit Jérôme Fourquet.

    Dans Envoyé spécial (France 2, 11 juin) :
    Une circulaire interne demandait aux procureurs de réduire les stocks de dossiers. Cela a conduit à des classements sans suite massifs, parfois dans des affaires graves.
    Maître Richard raconte le cas d’une cliente de 77 ans dont la plainte, pourtant solide, a été classée uniquement parce qu’elle était « dans la pile depuis trop longtemps ». Elle dénonce une justice devenue « comptable » et non plus humaine.

    https://www.epochtimes.fr/circulaire-aux-procureurs-des-plaintes-classees-sans-suite-pour-reduire-les-stocks-judiciaires-3281838.html?utm_source=copilot.com

    On nous prend vraiment pour des imbéciles, des nuls, des moins que rien. Circulez, il n’y a rien à voir. Et comme le pays est sans le sou, on n’a pas fini de pleurer.

    C’est minable, tout ça. Pourtant, les pays nordiques, avec un nombre de magistrats rapporté au nombre d’habitants comparable à celui de la France, sont champions du monde en la matière.

    Qui va faire sauter tout cela ? Sylvain semble convaincu que Jordy Justice va faire tout péter ! Mettre tout cela en ordre de marche et de bataille ? Qui vivra verra…
    Mais il en faudra, des bras, pour soulever ce stock de fonte qui bloque tout.

  10. @ Robert Marchenoir le 11 juin 2026
    « La première chose qu’on nous a expliquée, c’est qu’il était absolument impossible d’imposer quoi que ce soit aux magistrats, qu’il fallait être dans la négociation permanente, qu’ils se cachent systématiquement derrière l’indépendance de la justice »

    Mais alors, s’ils sont tellement chatouilleux sur ce point, comment peuvent-ils seulement supporter d’être nommés, promus, décorés, payés et accessoirement soignés et protégés par le Régime ?

  11. Vu de Sirius, l’institution judiciaire française ressemble à une baleine morte sur la plage. Faut-il la dynamiter pour la mettre au compost ?
    On y remarque d’abord les délais extravagants de traitement des affaires, c’est peu dire, puis la relative mansuétude des jugements, assortis trop souvent de sursis, quand ce n’est pas la règle dans les condamnations de politiques.

    Il semblerait que le système soit congestionné par le défaut d’issues (prisons pleines à craquer) et par les procédures d’appel systématiques. Pour le second point, revenons au code antérieur pour les assises ; pour le premier, rouvrons des camps. Trop simple ?

    Le reste est affaire de spécialistes, comme notre hôte.

  12. @ Giuseppe 11.06.26

    Lors de mon dernier séjour à Madrid, j’avais été frappé par la propreté des rues (lavées tous les matins), par la fraîcheur des devantures et par l’achalandage des commerces : il y avait du monde dans chacun d’eux.
    Ce pays ne fait pas la leçon au monde, se recentre sur ses intérêts et, à l’occasion, appelle un chat un chat (suivez mon regard jusqu’en Israël).

    Bien sûr, il peut y avoir des ratés, mais dans l’ensemble, ça reste solide.

  13. Le vol de l’aigle :

    La France est sauvée : Bruel, chantre de la lutte anti-RN, est libéré. Il va pouvoir se réhabiliter en faisant campagne contre ces fachos racistes jusqu’en 2027. Ben voyons !
    Ce gauchiste opportuniste d’opérette s’est toujours démené comme un beau diable pour afficher sa gauchitude extrême, label nécessaire pour accéder aux plus hautes marches du podium du show-business gauchiste « nœud pap’ et queue-de-pie » ; le treillis militaire du Che ne fait plus recette, on préfère désormais le look clodo sur le tapis rouge de Cannes. Ben voyons !

    Bruel a toujours affirmé être proche des diversités multiethniques, ces richesses pour la France. La Courneuve, Bobigny, Aulnay, Saint-Denis ? Ah non, faut pas charrier tout de même ! Depuis Neuilly, c’est plus prudent, question d’odeurs surtout, comme disait Chichi. Ben voyons !

    J’ai suivi sa pathétique escapade en scoot pour rejoindre son bidonville diversitaire de Neuilly : un régal ! Tout comme Hollande, avait-il des croissants sous le bras pour sa prochaine… « amoureuse » ?

    Deux clowns vont nous régaler dans les mois à venir : Darmanul et ses 70 000 dossiers, Bruel et ses victimes « consentantes ».
    Mais il y a pire encore : le danger RN. Restez « groupir » ! MDR !

  14. « Dénoncer des abstractions est trop confortable. Identifier et sanctionner, s’il y a lieu, les transgressions et les négligences clairement imputables à tel ou telle sera plus efficace et évitera un opprobre général qui n’aurait aucun sens ». (PB)

    À propos des négligences individuelles, nous pouvons rappeler ici la manière indélicate selon laquelle la mère du jeune Elias, 14 ans, littéralement massacré à coup de machette par des voyous, a été accueillie par le magistrat à qui elle venait demander des explications à ce sujet.
    Même le ministère de la Justice avait jugé utile de produire une note à ce sujet.

    Or, ce magistrat, étant pourtant en principe un homme de loi, semblait ignorer l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :
    « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »
    Comment peut-on alors prétendre rendre la justice au nom du peuple français ?

  15. @ Serge HIREL le 11 juin 2026
    « Mais parce qu’en préambule à sa première question, il a déclaré que le ministre n’avait aucune responsabilité dans les pataquès judiciaires qui ont mis la France entière en colère. »

    Qui sait ? Pascal Praud, qui nous a habitués à des propos sans nuances, voire carrément lourdingues, faisait peut-être du second degré. Allez savoir ! Avec lui il faut s’attendre à tout : au pire et parfois au meilleur ! 😊

  16. Je pense que l’incompétence de certains magistrats, ou la façon dont d’autres cachent leurs caprices derrière l’indépendance de la Justice, va peut-être finir par la détruire.

    Quoi ? L’indépendance de la Justice ?

    Quand on va trop loin, il peut se produire une réaction allant tout aussi loin, voire plus loin encore…

    Je ne sais pas si tous les magistrats songent à défendre les victimes. Mais ils devraient tous le faire, parce que lorsqu’on laisse trop paraître qu’il arrive trop souvent que la société et les victimes sont mal défendues, on court un grand danger : celui de voir l’institution être remise en cause.
    Après tout, la Justice est au service des citoyens qui demandent justice ; ce ne sont pas les citoyens qui sont au service de la Justice.

    Une union entre les responsables politiques — qui sont eux aussi menacés de voir leurs abus dénoncés — et le peuple pourrait se former.
    Tout magistrat qui n’est pas trop enivré d’orgueil devrait avertir les autres qu’il vaut mieux réformer soi-même ses comportements ; faute de quoi, cette réforme pourrait bien être imposée de l’extérieur, de façon catastrophique pour leur vanité, voire pour l’indépendance même de la Justice.

  17. @ Patrice Charoulet

    « Serais-je-t-y assez heureuse si vous me feriez celui de me demander un service que je serais rudement satisfaisante d’vous obtempérer ? », comme dirait le sapeur Camember !

  18. Un pays qui se coltine 3 600 milliards de dette et dont la charge va bientôt tutoyer les 70 milliards ! Il ne faut pas sortir de Saint-Cyr, comme disait le défunt Cruchade, pour comprendre que le pays est pauvre et qu’il n’a plus un rouble vaillant pour soutenir le moindre pan du régalien.
    70 milliards ! Et le pire de tout, c’est qu’on nous balade, on nous fait croire qu’on va s’en sortir.

    La puissance du pognon, c’est ainsi, et l’on regardera les trains passer, et la pluie, pour nous dire que ça mouille.

    On nous ment en nous faisant croire que nous sommes un pays qui a de la ressource, c’est faux !
    La force d’un pays, c’est sa richesse. La France, c’est un PIB/habitant de 39 100 € ; pour ceux qui ont connu l’Espagne et l’Italie, c’est aujourd’hui 36 500 € et 38 900 € respectivement.

    Le seul bienfait que nous pouvons partager, c’est la misère, avec le bandeau : « Richesse : le grand déclassement ». Pays en voie de paupérisation. N’allez pas aux urgences, vous allez vous faire peur.

    Le prix moyen de l’essence en Espagne en juin 2026 est d’environ 1,51 €/L pour l’essence SP95 et 1,67 €/L pour le SP98, selon les données officielles mises à jour entre le 8 et le 11 juin 2026.
    Je ne vous parle pas, pour les fumeurs, du prix des cigarettes, réglementé et publié par le Comisionado para el Mercado de Tabacos : prix moyen d’un paquet, de 5,80 à 6,20 €.

    Quand on n’a plus de munitions, en l’occurrence la fraîche, comme on dit dans certains milieux, c’est le grand toboggan.
    La vie chez nos voisins est 30 % moins chère, minimum. Je pourrais parler aussi du logement à Alcocebre… Je vais vous faire pleurer.

    Plus un vermisseau pour nourrir une machine régalienne, et nous sommes les plus prélevés de l’OCDE !
    La machine est grippée, mal organisée, hémiplégique et surtout en redressement judiciaire, en état de commotion cérébrale.
    Investir avec quoi ? Soutenir une activité, avec quoi ? Y a plus un rond, les caisses sont vides et la misère est à hauteur de 10 000 000 de citoyens qui crèvent de tous ces gouvernants successifs qui ont cramé le peu d’imagination nécessaire pour survivre et faire vivre.

    Je revois maintenant l’Espagne de la peseta, pauvre et qui ne pouvait pas aller dans une boucherie, limpiabotas et sols en terre battue, c’était en 1970.
    Oui, c’est un autre pays ; de Madrid à Barcelone, les rues sont propres et les rats n’y sont plus.

  19. Serge HIREL

    @ Achille le 10 juin
    « Je suis entièrement d’accord avec l’édito de Pascal Praud »

    Attention les fachos ! La macronie vous écoute… et vous croit ! L’instant est historique !

    Praud, la veille au soir, avait réalisé l’entretien le plus obséquieux que je n’aie jamais écouté. Non pas parce qu’il a fait apporter du miel sur le plateau pour soigner les cordes vocales de Darmanin, qui refusaient de continuer à débiter des « j’ai tout bien fait » au kilomètre. Mais parce qu’en préambule à sa première question, il a déclaré que le ministre n’avait aucune responsabilité dans les pataquès judiciaires qui ont mis la France entière en colère.

    Ainsi « relaxé », le « prévenu », venu s’expliquer, n’avait plus qu’à dérouler benoîtement ses arguties, sachant qu’il ne courait aucun risque d’être contredit…

    Du grand journalisme ! Du très grand journalisme ! Praud, grâce à l’acharnement dont il a fait preuve pour coincer son invité, peut prétendre au prix Pulitzer !

  20. @ duvent le 11 juin 2026
    « Moi, par exemple, je suis une pure conne, possiblement hystérique, c’est certainement pour cette raison, et après un constat tout à fait anecdotique d’une impéritie répugnante, que je préfère savoir les incapables neutralisés. »

    Sans reprendre les termes que vous avez utilisés pour vous décrire, j’avais bien remarqué que vous étiez une femme de caractère. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’évite de répondre à vos posts, car je ne tiens pas particulièrement à me prendre les « avoinées » que vous adressez sans modération à Robert Marchenoir ou encore à Aliocha.

    Ceci étant, pour une fois que Pascal Praud disait quelque chose de pertinent (enfin, pour moi, c’était pertinent), on ne va quand même pas lui en faire grief.
    Il faut savoir encourager les bonnes volontés.

    Cela nous change des vociférations continuelles et quelque peu réchauffées de Gauthier Le Bret, Thomas Bonnet, Yoann Usai et Erik Tegnér, qui font du Macron-bashing du matin au soir.

    Raison, sans doute, pour laquelle CNews n’est plus « la première chaîne d’info de France », laissant la place à BFM TV.
    Ben oui, à force de radoter toujours les mêmes sarcasmes, les gens se lassent et préfèrent aller voir ailleurs.

  21. Robert Marchenoir

    À ce sujet, deux témoignages.

    L’un anonyme, provenant d’un compte X de droite libérale, mais qui semble authentique :

    « J’ai bossé sur un tout petit projet pour une délégation interrégionale du secrétariat général du ministère de la Justice. La première chose qu’on nous a expliquée, c’est qu’il était absolument impossible d’imposer quoi que ce soit aux magistrats, qu’il fallait être dans la négociation permanente, qu’ils se cachent systématiquement derrière l’indépendance de la justice, même quand ce n’est absolument pas le sujet (organisation des bâtiments, politique de consommation énergétique, installation de bornes de recharge électrique sur les parkings…) »

    « La vérité c’est qu’aujourd’hui, le politique a un pouvoir très faible sur les magistrats et que le ministre ne tient pas grand-chose. »

    « Il faut impérativement briser cette corporation de A à Z, c’est un cancer. »

    L’autre qui est également anonyme, mais dont les allégations sont parfaitement vérifiables :

    « Sur la justice et le manque de moyens qui a le dos large : parlons des chiens d’assistance judiciaire. »

    « Un chien d’assistance judiciaire, c’est un gros toutou formé pour rester calme, qui accompagne les enfants victimes pendant qu’ils racontent à un juge ou à un enquêteur les choses terribles qui leur sont arrivées. »

    « Grâce à eux, 84 % des enfants parviennent à témoigner — et donc à participer à la mise à distance et à la condamnation de leur agresseur. Sans eux, ce pourcentage tombe à 34 %. »

    « Ces chiens ne coûtent rien au tribunal : la formation est financée par l’État, le chien est remis gratuitement par Handi’Chiens. »

    « Orléans en a un, qui a accompagné 247 enfants en un an. Cahors, Strasbourg, Vannes, Nîmes aussi. »

    « Paris a refusé. Je l’ai appris par l’audition d’Éric Dupond-Moretti devant la commission d’enquête sur l’inceste, ici (il aborde le sujet à 11’28, il évoque le refus de Paris à 11’38). »

    « Le public, les justiciables, n’ont pas été informés de cette décision qui les concerne pourtant tous au premier chef — plus encore, d’ailleurs, que les juges eux-mêmes. Aucun communiqué, aucune explication, rien. »

    « Alors ma question : qui a pris cette décision ? Et quelles en sont les raisons ? »

    « Et pourquoi le ministre — qui est quand même le seul dans cette histoire à avoir un tant soit peu de légitimité démocratique — ne peut-il pas l’IMPOSER aux juridictions ? Un chef, ça doit cheffer. C’est même pour ça qu’on le paye. »

    « Et qu’on ne m’oppose pas l’indépendance de la justice : accueillir un chien n’est pas un acte de juger, c’est de l’organisation matérielle du service, rien d’autre. »

    « Si le ministre ne peut même pas contrôler ça, à quoi sert-il ? »

    « Il est incompréhensible que la mise en œuvre d’un dispositif susceptible de changer la vie d’un enfant — en lui permettant de parler, d’être cru, de voir son agresseur condamné — soit subordonnée au bon vouloir de chefs de juridiction non élus, intouchables, et dont les choix d’administration ne font l’objet d’aucune publicité. L’irresponsabilité au carré. »

    Il faut remercier l’horrible ultra-libéral d’extrême droite Elon Musk d’avoir racheté Twitter, devenu X, et d’en avoir largement éliminé l’impitoyable censure gauchiste qui y régnait sous son dirigeant précédent.

    Grâce à X, il est possible d’apprendre des choses dont les médias ne parlent pas, et que d’autres réseaux sociaux censurent.

  22. J’hallucine ! C’est quoi ce bourbier sans fin ? Quatre juges d’instruction pour entendre Patrick Bruel à la sortie de sa garde à vue ? Et pourquoi pas une dizaine pendant qu’on y est !
    Pendant ce temps, d’autres affaires urgentes se font attendre. Bon sang, mais qui est le patron des juges d’instruction ?

    Il faut tout changer, former les magistrats, mettre à jour les procédures et les lois pour qu’enfin la justice fonctionne correctement. À première vue, c’est le désordre absolu où chacun fait n’importe quoi au nom sacro-saint de l’indépendance.

    Vous devriez tous écouter un gendarme de recherches spécialisé dans ce type d’affaire, 25 ans de carrière, très professionnel et bien au fait des affaires de viols et d’assassinats.
    C’est sur Europe 1 avec Christine Kelly, enregistré il y a quatre heures : « Un ancien gendarme révèle les causes de l’échec de l’affaire Lyhanna ». Tout le monde devrait écouter ce que ce gendarme révèle en direct et ce qu’il a vécu avec un procureur qui ne voulait rien entendre. C’était dans une autre affaire criminelle concernant une femme de 22 ans, assassinée, et sa voiture brûlée pour effacer toutes traces par le coupable.
    Je suis tellement retournée par la colère que je n’arrive même plus à formuler correctement mes phrases.

    P.-S. : Certains magistrats sont compétents, mais combien sont-ils à bien faire leur travail ?

  23. Excellent billet, très (trop) mesuré. Quelques observations :

    1°) De la part du procureur, saisir, pour une affaire criminelle, une brigade de gendarmerie qui a certes fait ses preuves en contrôle routier et en sanctionnant des agriculteurs paraît surprenant.

    2°) Mais n’oublions pas la réforme du même Darmanin, qui a déglingué les puissants SRPJ pour en faire des services de police aux ordres des préfets départementaux. Donc, peut-être que le procureur n’avait pas le choix pour sa saisine.

    3°) La justice s’est mise au service de la caste dirigée par Macron : on en a eu les preuves avec les sanctions contre les Gilets jaunes, contre les agriculteurs (et ça continue).

    4°) Un financement volontairement déficient : on donne 10 milliards à l’Ukraine, qui vont partir en corruptions diverses et variées, somme qui aurait remis sur pied le fonctionnement judiciaire en doublant son budget.

    5°) Enfin, je cite : « L’existence d’une dépêche interministérielle Justice–Intérieur du 31 mai 2021, souvent référencée sous le numéro 0043/H34, relative à l’apurement des stocks de procédures non traitées dans les services de police et de gendarmerie. »

    Présentée d’abord comme une circulaire, elle serait donc en fait (pour être plus discrète ?) une « dépêche interministérielle » commune à Dupond-Moretti et Darmanin.

  24. @ Robert le 10 juin 2026
    « Toutefois, il convient de rappeler qu’une des causes de long terme en est le choix de la généralisation des 35 heures fait sous monsieur Jospin et mis en œuvre par madame Aubry… »

    En clair, il faut rappeler qu’à l’origine, cette loi était supposée s’appliquer dans le secteur privé uniquement, d’après la théorie socialiste selon laquelle le travail pouvait se découper en tranche comme un gâteau, ce qui est particulièrement idiot car ignorant le problème principal lié au poids des charges pesant sur chaque emploi supplémentaire.
    Mais la loi Aubry, complètement lunaire, n’a fait qu’aggraver les choses au final.

    Pas grave, c’est Nicolas qui paye et la France qui plonge un peu plus dans la faillite…

  25. « Il est absurde de répéter comme un mantra que l’institution est coupable, qu’il y a une responsabilité collective. Cette banalité est une fuite, une dérive : derrière chaque tragédie, il y a forcément des responsabilités de toutes sortes, individuelles, personnelles, multiples. » (PB)

    En fait, pour de nombreuses affaires de nouvelle criminalité, liée principalement depuis quelques dizaines d’années à l’irruption d’une immigration de masse non désirée dans notre vie, la responsabilité des divers acteurs, qu’ils soient politiques, administratifs, judiciaires, institutionnels et autres est partagée mais avant de pointer du doigt tel ou tel individu, il apparaît que la première réaction collective de chacun de ces groupes est le déni, donc le mensonge.

    Ainsi par exemple, ne sommes-nous pas obligés de constater que l’institution judiciaire s’obstine à dire, pour des raisons troubles, que le racisme anti-blanc ou anti-français n’existe pas, contrairement aux évidences et au vécu de millions de Français dont certains le subissent au quotidien ?

    Ce racisme n’est-il pas, souvent camouflé sous des prétextes psychiatriques, derrière la plupart des agressions physiques parfois qualifiées de « gratuites » dont sont victimes les Franco-Français de la part d’allogènes ?

    Et même, en généralisant, n’est-il pas le fondement de divers attentats tels que celui de Nice ou celui dirigé contre Charlie Hebdo ?

    Dans ce dernier cas, plus d’un million et demi de Français se sont mobilisés le dimanche 11 janvier 2015 à Paris pour protester principalement contre ce qui est une des conséquences d’une immigration hostile inassimilable mais a été ensuite récupéré après avoir été déguisé de façon scandaleuse et grotesque en manifestation « pour la liberté d’expression » !
    L’art de se moquer du monde.
    Comme si le régime français, qui n’a que le mot liberté d’expression à la bouche, n’était pourtant pas lui-même le premier à la combattre avec hargne (*) quand elle le dérange…

    Que craignaient donc les hommes du Régime (politiques, fonctionnaires, magistrats, institutionnels et leurs satellites syndicaux et autres) qui sont tous plus ou moins responsables collectivement d’avoir favorisé depuis le désastreux regroupement familial la montée d’un violent ressentiment anti-français actif ?
    Que les Français prennent des fourches pour s’en prendre à eux afin de leur dire : « ça suffit ! » ?

    (*) Même à l’étranger, des gens comme Donald Trump, qui sont d’une culture ne plaisantant pas avec la liberté d’expression, n’ont pu en certaines circonstances s’empêcher de le signifier à propos du comportement de certains magistrats.

  26. Cher Philippe, dans votre billet « L’écusson de la honte » :

    Ces procureurs traînent leurs savates quand des délinquants de gauche exercent leurs « talents » : casses, agressions, incendies, menaces…
    Mais ils sont hyper rapides contre le RN et tous les citoyens catalogués de droite. Ben voyons !

  27. Olivier Seutet

    Une formation, l’ENM, qui n’attire pas les meilleurs et peu de recrutements au tour extérieur. Une carrière de magistrat figée par l’ancienneté et mal rémunérée. Des sanctions, prononcées par le CSM, insuffisantes en nombre et en sévérité qui laissent en place jusqu’à leur retraite les mauvais et les paresseux. Un principe d’indépendance mal compris qui a coupé le lien avec les justiciables.
    Avec de tels ingrédients, comment s’étonner que la justice fonctionne mal ? Et pour pincée de sel, une minorité de médiocres est protégée par la majorité par réflexe de caste.

  28. J’ai été choqué par le corporatisme de la Conférence nationale des procureurs.
    Il y a dans cette déclaration : « la colère est mauvaise conseillère », un quelque chose qui déshumanise la justice. Alors qu’il y a mort d’une fillette, que le peuple est sous l’émotion, ladite conférence prend ses distances, avec une froideur qui ressemble beaucoup à de l’indifférence.
    Le silence aurait été plus pertinent, plus sage.

    Il est vrai que la justice doit savoir être au-dessus des émotions, mais ça, c’est la théorie.
    On n’évoque pas la théorie, si parfaite soit-elle, devant une expérience si douloureuse, ou alors c’est parce qu’on n’a rien compris à l’humain qui pleure et se lamente.

    Je le répète, il y a dans cette déclaration une distanciation vis-à-vis de l’humain qui lui donne un aspect robotique.
    Je pense que l’IA, dans ses dernières versions, se montrerait plus empathique que cette conférence.

    Avec une ironie méprisante, on pourrait dire qu’au fond ces procureurs souhaitent être jugés à la vitesse avec laquelle ils travaillent.
    Enfin, quand ils travaillent normalement, parce que quand il s’agit de poursuivre des micro-groupements identitaires qui déploient de simples pancartes anti-immigration, ces procureurs savent se montrer véloces et diligents, ou l’inverse !

  29. @ Achille
    « Ce n’est pas moi qui le dis mais Pascal Praud lui-même.

    Ah, ben ça change tout !!!
    Praud est le nec plus ultra en matière d’analyse sociétale et politique, il faut le croire, il est formé pour, c’est dans le sport qu’on apprend la complexité de la gestion de l’État, d’ailleurs, il devrait occuper ce ministère.

    Moi, par exemple, je suis une pure conne, possiblement hystérique, c’est certainement pour cette raison, et après un constat tout à fait anecdotique d’une impéritie répugnante, que je préfère savoir les incapables neutralisés.

    Ce ministre doit démissionner, comme ne le dit pas, semble-t-il, Praud, aka Saint Jean Bouche-d’Or…

  30. @ Ellen le 11 juin 2026
    « Pour éviter des récidives, qui d’entre vous serait « pour », ou « contre », la castration chimique »

    POUR ! Mille fois POUR !

    Mais peine perdue, nous avons des gouvernements de guignols qui penchent plutôt pour une compassion officielle envers les tueurs violeurs criminels et le mépris des victimes, donc inutile de perdre du temps avec des mesures radicales efficaces.

    N’oublions pas que dans notre pays les délinquants et criminels bénéficient de la mansuétude des ligues criminelles : LDH, associations gauchistes, Conseil d’État, Conseil constitutionnel, défenseur des droits, LICRA, HALDE et autres parodies de justice tels les juges rouges du SM qui polluent le climat social depuis Badinter, Taubira, Dupond-Moretti, Belloubet, en complicité de partis politiques extrêmes fachos gauchistes narcos pro-islamistes tels les LFI HamaSS.

    Laissons crever ce peuple de loques, ne le dérangeons plus et passons à des choses plus sérieuses : la Coupe du monde de foot !

  31. Les idées sont nombreuses pour les violeurs et les pédocriminels : après que G. Darmanin a déclaré que les pédocriminels sont irrécupérables, Bruno Retailleau a donc une idée et propose une castration chimique indolore et définitive ; les violeurs de femmes risquent de ne pas être épargnés. Ça mettrait du plomb dans l’aile à tous ceux qui seraient tentés de passer à l’acte criminel.

    Et que pense le Conseil d’État, lui qui bien trop souvent n’adopte pas le bon sens pour rendre la France plus heureuse ?
    Pour éviter des récidives, qui d’entre vous serait « pour », ou « contre », la castration chimique ?

    1. Je suis contre la castration chimique.
      La physique, en public, serait beaucoup plus spectaculaire et surtout plus définitive, sans rémission.
      Je me méfie toujours du repentir de nos artistes peintres politiques.

  32. « Il faut cesser de « saturer de priorités » l’univers régalien, comme si l’on avait le droit, au prétexte du narcotrafic, des viols et des horreurs pédocriminelles, de ne pas appréhender l’immense masse de la délinquance du quotidien. Il nous faudrait, pour la France, sur le plan régalien, le Rudy Giuliani de la grande époque. Rien de ce qui est transgressif, du dérisoire au grave, ne doit nous demeurer étranger ! » (PB)

    Effectivement, Monsieur Bilger, les priorités ne sauraient être systématiquement imposées par l’échelon central parce qu’alors l’activité des services subalternes s’en trouve largement perturbée, l’activité n’étant pas uniforme sur l’ensemble du territoire. L’on voit bien que la revue des plaintes et procédures relatives aux violences contre les femmes et les enfants exigée par le garde des Sceaux d’ici à la mi-juillet se fera nécessairement au détriment du traitement d’autres affaires en cours.

    Le garde des Sceaux s’est exprimé hier soir sur CNews (avec une extinction de voix) et a répondu, avec une voix à peu près revenue, aujourd’hui aux questions des sénateurs. Pour l’auditeur attentif, l’on ne peut que relever qu’il a atténué ses propos par rapport à ses déclarations initiales. Il revient à un discours qu’on attend de la fonction ministérielle.

    L’on remarque aussi que le directeur général de la gendarmerie nationale est intervenu hier soir et encore ce matin. Bien entendu, nombre de médias insistent sur ce qu’a rapporté la mère d’une fillette violée à la suite de ses appels hebdomadaires à une brigade de gendarmerie. Il n’y a aucune raison de mettre en doute la parole de cette femme, ni de trouver inacceptable la réponse d’un gendarme la menaçant de « porter plainte » pour harcèlement.
    D’évidence, l’information sur ces appels aurait dû remonter à l’autorité supérieure de cette brigade, un officier qui aurait dû recevoir cette dame pour lui expliquer les contraintes de ses unités, lui apporter les éclairements nécessaires sur la suite donnée à la procédure et en informer le Parquet et sa propre hiérarchie. L’enquête de l’inspection générale de la gendarmerie devrait apporter une réponse sur ces faits pour permettre au directeur général de définir les fautes commises et de prendre les sanctions qui s’avèreraient nécessaires.

    Depuis le début de l’affaire Lyhanna j’ai considéré qu’il convenait de ne pas jeter en pâture la procureure d’Auch. D’ores et déjà, comme vous l’écrivez, elle a reçu des menaces de personnes qu’il conviendra d’identifier. Mais il est tout aussi remarquable que vous dénonciez l’attitude de la Conférence nationale des procureurs de la République qui se réfugie dans un corporatisme qui ne sera plus accepté par les citoyens, surtout après cette affaire.

    Enfin, l’on voit bien que cette affaire ne fait que montrer l’état de déliquescence administrative de la France, quels que soient les ministères. Un redressement rapide et d’une grande exigence s’impose absolument.
    Toutefois, il convient de rappeler qu’une des causes de long terme en est le choix de la généralisation des 35 heures fait sous monsieur Jospin et mis en œuvre par madame Aubry, situation aggravée par la directive de l’Union européenne sur le temps de travail ( https://employment-social-affairs.ec.europa.eu/policies-and-activities/rights-work/labour-law/working-conditions/working-time-directive_fr ).
    D’entrée l’hôpital en a été affecté. Et son application dans les autres administrations n’a pu que renforcer une perte de la notion de nécessité de service et donc de la disponibilité. Un gouvernement futur, voire un nouveau président de la République sera-t-il en mesure de l’imposer ? L’on peut en douter, les Français ayant été convertis au consumérisme effréné et ayant perdu pour beaucoup les règles minimales pour vivre en citoyens membres du peuple français conformément aux dispositions de notre Constitution.

  33. Une fois n’est pas coutume, je suis entièrement d’accord avec l’édito de Pascal Praud de ce matin. Contrairement à la meute des indignés, il a su faire la part des choses et dégager les responsabilités de chacun : policiers, magistrat et autorité de tutelle.
    Tout est dit et bien dit ! « Un chef, c’est fait pour cheffer et Gérald Darmanin assume son rôle, sa fonction et sa mission ». Ce n’est pas moi qui le dis mais Pascal Praud lui-même.

  34. On en crève à ménager les uns, à trouver des excuses aux autres, à créer des lois, des commissions d’enquête… Bref, rien ne bouge ! Jamais !

    La crise de confiance envers la justice au sens large : tous responsables. Assez d’en excuser quelques-uns et d’en exonérer d’autres. C’est le jugement d’un système qui ne fonctionne plus !
    Enquêtes, justice et tout ce qui va avec. Julien Courbet fait mille fois plus en peu de temps. Ce type d’émission ne devrait même pas exister si cela fonctionnait correctement.

    La précipitation politique et l’indignation opportuniste qui reprochent au président de la République d’avoir « précipité son jugement », comme il l’aurait déjà fait dans l’affaire Nahel…

    Parfois, il faut mettre un grand coup de godasse dans ce qui ne fonctionne pas. On ne construit pas la tour Eiffel avec de bons sentiments. Il faut appuyer là où ça fait mal, et les points d’appui ne manquent pas avec cette justice trop longue, trop souveraine, trop sûre d’elle-même. Le but d’une équipe, dans n’importe quel sport, c’est de gagner, gagner !

    L’ensemble du spectre politique, accusé de s’indigner à géométrie variable et de découvrir soudainement des dysfonctionnements qu’il a longtemps ignorés. C’est justement de cela que l’on parle ici : la décision, le courage, la force de vaincre. Tout cela est mort dans les priorités, l’organisation dont on pourrait parler, où chacun est « dans sa ligne d’eau »… On en crève !

    Même pas un fichier centralisé commun à l’heure de l’IA ; en deux clics, on sait tout sur tout !

    Un pays de « cargats de missiou », de discussions et de plateaux TV à en mourir… La preuve avec cette affaire qui secoue le cocotier.
    La France qui ronronne, qui pleurniche sur son nombril et rien qui avance !

    Oui, la responsabilité individuelle plutôt que la culpabilité collective. Je l’ai dit : je signais une délégation de pouvoir et je suis bien placé pour savoir ce qu’il en a coûté à un ami qui ne faisait que ses débuts dans le milieu.

    Assez de ces faux-semblants qui ont tué Alain Marécaux à vie, et c’est la faute de tous et de personne ! Assez de tout cela, un État démocratique ne se noie pas dans de l’eau claire.
    S’opposer à l’idée d’une responsabilité diffuse et systémique de « la Justice » dans son ensemble, et affirmer que répéter que « l’institution est coupable » est une facilité intellectuelle, une « fuite » qui évite de nommer les fautes individuelles.
    Chaque tragédie implique des responsabilités précises, identifiables, et c’est cela qu’il faut sanctionner. Et s’il faut balancer un coup de godasse à la tête, eh bien faisons-le ! Ce n’est peut-être pas admissible, mais cela réveillera les consciences, et non tous ces discours lénifiants et policés d’une époque révolue.

    Un pays a besoin de soldats, de « guerriers », disions-nous en embauchant, plus que de diplômés. La vérité est dans les tripes de chacun et dans le courage de faire.

    Le corporatisme judiciaire condamne les attaques contre les magistrats d’Auch, mais estime que la magistrature doit accepter une introspection collective. Plus que cela ! C’est gentillet, tout cela, bien élevé, mais cela ne fera rien avancer. Il « faut y mettre la tête », comme dans un ruck, dirait mon ami de toujours.

    La Conférence nationale des procureurs, dont la réaction paraît un peu courte et corporatiste… Tout cela est du spectacle, du vent, de la flûte. On n’en est plus là : la mort est déjà passée, et à force de parler et de réunir, on devient aveugle à tout, hémiplégique de la lucidité, borgne de la vie qui vous entoure !

    Un véritable redressement régalien ? Rudy Giuliani comme modèle d’intransigeance sécuritaire, et en avertissant que, sans réforme profonde, les tragédies se répéteront…

    Aller vite à l’essentiel, qui est souvent bien connu. Combien d’affaires montraient que les preuves étaient déjà là ? Combien de temps pour cette fuite en avant de l’essentiel : sauver des vies, et non des procédures interminables ?
    Le pognon est déjà mis, c’est bosser qu’il faut, et arrêter de pleurnicher sur son sort et ses conditions de travail. Il fallait y penser avant. Les élections sont là pour ne pas rêver à un monde utopique.

    Ces positions sont présentées comme des « évidences », mais plusieurs de ces « évidences » sont en réalité des choix idéologiques : privilégier la responsabilité individuelle plutôt que systémique, dénoncer le corporatisme judiciaire, appeler à un durcissement régalien, mais pas la petite tape, juste ce qu’il faut pour secouer, ébranler, révoquer, curer les écuries, pour un avenir limpide, sans peur et sans reproche.

    Les politiques sont responsables, les politiques réagissent dans l’émotion et instrumentalisent les faits divers. Tout cela est déjà là. Braun-Pivet qui enchaîne : un problème ? Une loi !
    On en a soupé de ces lois, de ces commissions, de ces vides d’action.
    Dire que les moyens ne sont pas la cause de tout est vrai. Le manque de coordination, les procédures inadaptées…

    Un billet qui mélange émotion, colère et doctrine. Oui, la colère est légitime, la mort est au bout du chemin, de ce chemin qui y mène tout droit quand il n’est pas bien empierré.

    Il faut tout passer au concasseur. Se cacher les uns derrière les autres, et demain à nouveau pleurnicher parce qu’un rouage aura failli.
    Les services sont devenus des chambres d’enregistrement et de constat a posteriori…
    Le pire d’un régime démocratique qui ferait penser à la nonchalance des régimes autoritaires — je suis gentil — où la responsabilité n’était jamais révélée.
    On en crève !

  35. On peut ajouter que sera grande la tentation de légiférer à chaud comme toujours. Qu’on commence déjà par appliquer les textes existants avant d’en écrire de nouveaux…

  36. Il est absurde de répéter comme un mantra que l’institution est coupable, qu’il y a une responsabilité collective. (PB)

    Responsabilité collective ? Vous avez raison cher Philippe, voilà un concept bien utile pour les vrais responsables, leur permettant de se défiler.
    Après, je n’apprécie guère ce climat de vindicte générale et ne me joindrai pas à la meute pour hurler avec les loups.
    La « foire aux idées » fonctionne à plein tube depuis quelques jours : la meilleure est sans doute de vouloir sanctionner les crimes de pédophiles de la perpétuité, alors que chacun sait que la vraie perpétuité n’existe pas dans notre pays. Une telle mesure aurait-elle empêché le meurtre de Lyhanna ? Évidemment non. La démission de Darmanin ? Ce n’est pas lui qui instruit les affaires que je sache. Les magistrats ne se drapent-ils pas dans leur indépendance ?

    N’en déplaise à E. Macron, la justice en France est misérable. Pas assez de magistrats, pas assez de greffiers, pas assez de places de prison. Il y a, nous dit-on 4 fois moins (ou 3 ou 2, peu importe) de procureurs en France que la moyenne européenne. Les procureurs français seraient-ils si brillants qu’ils seraient capables d’obtenir les même résultats que leurs collègues européens en étant 4 fois moins nombreux ?
    Cette épouvantable affaire n’est que la pointe émergée de l’iceberg. Combien de femmes martyrisées ou tuées par leur compagnon ou ex-compagnon sont allées porter plainte sans qu’il y ait de suite ?

    Moins grave, mais tout de même… Combien de jeunes m..deux qui se sont fait placer en garde à vue le soir du match Arsenal-PSG sont repartis tranquillement chez eux sans tâter de la paille humide du cachot ?
    Évidemment que le péquin moyen (dont je fais partie) ne comprend pas et n’accepte pas cela, lui qui se fait choper pour avoir roulé à 53 km/h au lieu de 50, qui se fait redresser par l’administration fiscale pour avoir omis de déclarer un abri de jardin de 5,50 m2 !
    Et tout cela profite à qui ? Le Pen/Bardella. Les événements se chargent de faire campagne à leur place…

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