L’actualité nous embarque ici — je voulais écrire sur Vincent Bolloré, qui n’a pas « un projet fasciste » mais peut décevoir des gens qui l’estimaient — puis nous entraîne là parce qu’il y a urgence, qu’il s’agit de Jean-Luc Mélenchon (JLM) et que sa menace se précise au point que Marianne annonce une enquête sur lui sous le titre : « Pourquoi Mélenchon peut gagner ».
Même les adversaires les plus convaincus de JLM ne lui dénient pas un certain talent, une aptitude indéniable à l’oralité, un art de la rhétorique d’autant plus nécessaire que sa cause a pour ambition de cliver, d’ostraciser et qu’elle doit à tout prix l’emporter dans les banlieues, les quartiers populaires et auprès d’une jeunesse chauffée à blanc par sa stratégie clientéliste. Son extrême intelligence, qui n’a pas peur du cynisme, n’est pas contestable.
Lors de la campagne présidentielle, personne ne devra le sous-estimer. La probable présence du RN au second tour imposera aux candidats qui affronteront JLM, s’ils veulent lui damer le pion et le décevoir encore une fois, une énergie, une vigueur intellectuelle, une résistance, une mémoire et une audace incomparables.
Rien n’est gagné, mais le combat n’est pas perdu.
Avec quelle absence de scrupules, avec quelle arrogance désinvolte, avec quelle transparence guère éloignée d’un mépris de l’électeur, JLM a posé sur la table républicaine l’obligation de sa métamorphose pour le faire passer d’une violence tonitruante à un apaisement tactique !

Le citoyen dans l’orbite de LFI, peu attiré par le vote socialiste ou écologiste, pourra-t-il se laisser persuader par une si piètre démonstration d’opportunisme ? Sera-t-il dupé alors que la manipulation est à ce point ostensible que les coutures apparaîssent comme sur un costume mal fini ? Que pensera-t-il de cette politique à l’ancienne où, pour plaire et engranger encore davantage d’adhésions, le candidat, sans en avoir honte, répudie ce qui constituait sa vérité et lui correspondait authentiquement, afin d’offrir une image fabriquée et mensongère ?
On sait bien que, si par malheur pour la France JLM était élu, son impérieuse nature et son tempérament totalitaire seraient immédiatement restaurés.
Il y a, dans cette comédie, quelque chose qui déshonore le candidat et se moque du citoyen. Le comble est que ce dernier pourrait être égaré au point de ne pas percevoir le piège.
Ce n’est pas seulement avec JLM que ce travers prend une telle importance. Combien de présidents nous ont promis qu’ils avaient changé ? Combien nous ont déclaré qu’ils avaient compris ? Emmanuel Macron s’est illustré dans cet exercice, et Nicolas Sarkozy aussi…
Faut-il considérer qu’il s’agit quasiment d’un mensonge démocratique obligatoire, d’une feinte légitime ?
Ce qui est insupportable, c’est que le citoyen s’y laisse prendre, qu’il soit dupé !
Quels sont les juges en matière de langue française ?
L’Académie française, créée au XVIIe siècle, était censée, par son dictionnaire, dire ce qu’il fallait dire. Parallèlement, des connaisseurs ont émis des jugements en la matière.
Vaugelas, en 1647, donna des « Remarques sur la langue française, utiles à ceux qui veulent bien parler et bien écrire ».
Le père Bouhours, en plein classicisme, continuateur de Vaugelas, fut alors considéré comme un oracle. Il publia ses « Doutes sur la langue française proposés à MM. de l’Académie par un gentilhomme de province », en 1674.
Depuis lors, sans discontinuer, des connaisseurs ont voulu compléter l’Académie française par des livres qui indiquaient la bonne façon de parler ou d’écrire et les erreurs à ne pas commettre. On trouve en librairie divers ouvrages aux titres proches : « Guide alphabétique des difficultés du français », « Dictionnaire des difficultés de la langue française », « Dictionnaire des difficultés du français », « Encyclopédie du bon français dans l’usage contemporain »…
Parfois, sur certains points, ils n’ont pas la même opinion mais, presque toujours, leurs auteurs sont compétents et crédibles.
L’Académie française a publié, du XVIIe siècle à nos jours, son Dictionnaire. On en est à la neuvième édition. Sa faiblesse principale est la lenteur. Si les académiciens sont quarante sur le papier, seuls quelques volontaires se réunissent, certains jours, pour décider ce que le dictionnaire à venir écrira sur quelques mots.
Résultat de cette lenteur : l’édition actuelle comporte quatre volumes.
Le premier a été publié en 1994, le deuxième volume en 2001, le troisième volume en 2011. Le quatrième et dernier volume a été publié fin 2024.
Les éditions Robert et Larousse sont plus rapides et publient chaque année une nouvelle édition du « Petit Robert » et du « Petit Larousse ». Et tout le monde sait que ces deux ouvrages sont, en ce domaine, les plus vendus et les plus utilisés. Un jeu télévisé célèbre, Des chiffres et des lettres, qui a été arrêté en 2024, consultait ces deux dictionnaires-là : si le mot proposé par un candidat était présent dans au moins l’un des deux, il était considéré comme acceptable. Dans le cas contraire, même si le mot figurait dans de très gros dictionnaires célèbres, comme le fameux « Littré », qui date du XIXe siècle, les animateurs le refusaient.
Ce fonctionnement est révélateur. À la question que je posais au début : « Quels sont les juges en matière de langue française ? », concrètement, pratiquement, cyniquement, on pourrait être tenté de répondre : ce n’est plus l’Académie française, mais le « Petit Larousse » et le « Petit Robert », aux yeux de la plupart des Français.
Des professeurs d’université, de grands lettrés, des gens qui ont passé leur vie à lire toute la littérature française, contestent que ces deux petits dictionnaires soient les bons juges.
Mais qui peut résister à ces bulldozers ? Qui peut gommer la réalité ?
À propos de Patrice Charoulet : « J’ai enseigné le français toute ma vie.
Je n’ai pas craint d’écrire sur Facebook : « Adorateur de la langue française ».
J’ai 200 dictionnaires unilingues. Je ne les collectionne pas : je m’en sers. »
@ Aliocha le 2 juin
Les futurs saints sont habituellement plus modestes. Ainsi, Paul, en s’adressant aux Corinthiens voici 2 000 ans, savait-il déjà que, parmi les hommes, l’un d’eux, Aliocha, suivrait ses conseils pour gagner son paradis. Alléluia !
@ Serge HIREL
Votre ironie est une prémonition déjà formulée.
https://saintebible.com/1_corinthians/3-20.htm
@ Michel Deluré
« on est alors en droit de nourrir quelques craintes si ce même peuple n’est pas en capacité de tirer les leçons des tromperies dont il a été victime et de se hisser à la hauteur des devoirs qui sont les siens. »
On peut nourrir des craintes pour cela et pour tant d’autres choses, tenez, comme quand ici j’avertis que certains événements pourraient bien arriver vu les précédents historiques… Je comprends. Mais le meilleur système est le plus juste et celui où on trouve le plus de contre-pouvoir, donc la démocratie…
Sinon, la plupart des individus et des peuples ne sont bien sûr pas au niveau de leur devoir, non, pas plus que leurs prédécesseurs, d’ailleurs. Ils se le figurent, simplement… Et on peut être sûr que plus les prétentions seront grandes, et donc l’écart important, plus cela créera des problèmes, comme je vous l’ai écrit.
Des problèmes absolument insolubles, c’est pourquoi je fais ce que je peux pour promouvoir qu’on les évite. Si on s’y jette, je ne ferai bien sûr rien que ce qui risque de tomber sous la censure si je le dis.
@ Serge HIREL 31/05/2026
En démocratie, le peuple est normalement reconnu souverain. Or, si ce peuple se laisse si facilement duper alors que, de par son expérience, il en a qui plus est parfaitement conscience, il me paraît donc légitime de s’interroger sur sa réelle aptitude à assumer cette souveraineté dans l’intérêt général de la nation.
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@ Lodi 31/05/2026
« Un système n’a pas besoin de fonctionner parfaitement pour être valide ».
Dans un système où le peuple joue un rôle déterminant, puisqu’il est apparemment souverain et qu’il est ainsi, par voie de conséquence, en charge de son propre destin, on est alors en droit de nourrir quelques craintes si ce même peuple n’est pas en capacité de tirer les leçons des tromperies dont il a été victime et de se hisser à la hauteur des devoirs qui sont les siens.
@ Michel Deluré le 31 mai
« Et c’est alors le principe démocratique qui est lui-même à remettre en cause. »
Certainement pas ! Même si je partage votre analyse sur les responsabilités du citoyen dans la situation actuelle du pays, le remède, en aucun cas, ne peut être l’abandon de notre régime démocratique. Bien au contraire ! Cela aboutirait, tôt ou tard, à rendre légitime la violence d’une dictature, celle qu’appellent de leurs vœux Mélenchon et ses adeptes, qui sont prêts, pour y parvenir, à violer Marianne.
Autrefois, la République se montrait plus autoritaire vis-à-vis de ceux qui la défiaient… et nul républicain ne songeait à le lui reprocher. Réprimer durement une émeute — et, hier soir, il s’agissait bel et bien d’émeutes puisque l’objectif des voyous était de « casser du flic » et de ravager l’espace public, voire d’ériger des barricades — n’est pas renoncer à l’État de droit. C’est, au contraire, le respecter… Ou alors, il faut abandonner l’un de ses principes, qui veut que force reste à la loi.
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@ Ellen le 31 mai
« Que J.-L. Mélenchon (…) emmène avec lui tous ses fauteurs de troubles dans les Everglades, parmi les crocodiles et les moustiques dévoreurs. »
Fournir de la viande avariée à ces pauvres bêtes ne me paraît pas très écolo…
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@ Aliocha le 31 mai
Bienheureux Aliocha… Je crois que, cette année, le dimanche de la Pentecôte, le Saint-Esprit vous a réservé toutes ses langues de feu… Vous semblez cette fois habité d’une ferveur nouvelle, qui devrait vous conduire d’ici peu à la sainteté… À moins qu’avant de décéder, Edgar Morin, le père de la « pensée complexe », ne vous ait confié le soin de poursuivre son œuvre. Bienheureux Aliocha, la gloire vous attend… Alléluia !
@ Michel Deluré le 31 mai 2026
« Ou alors, ce n’est plus de duperie dont les Français sont victimes, mais bien de naïveté, d’immaturité, d’inaptitude à assumer leurs devoirs de citoyens dans une société démocratique. Et c’est alors le principe démocratique qui est lui-même à remettre en cause. »
Pas du tout : un système n’a pas besoin de fonctionner parfaitement pour être valide, seulement d’avoir le pouvoir de limiter les abus, de sorte à être moins mauvais qu’un autre. Les citoyens ont le pouvoir symbolique : ils sont souverains. Et les citoyens ont le pouvoir de limiter les abus de pouvoir du pouvoir.
C’est ce qui est fondamental. Pour que les Français fassent mieux, c’est toujours pareil : il faudrait qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont pas au niveau des Suisses, des Nordiques ou des Anglo-Saxons, parce que critiquer les politiques amuse et ne change rien. Ce qu’il faut, on en conviendra, c’est :
– Comprendre le moindre mal et déjà s’orienter vers cela ;
– Essayer de changer les choses.
Je pense que les citoyens comme leurs représentants manquent de lucidité et de vertu civique ; en revanche, la vanité surabonde chez eux. Un des inconvénients de trop s’identifier à sa nation, à sa religion ou à tout autre groupe est que l’on tend à nourrir son ego du groupe et que, dès lors, on ne remet pas en cause ce qui dysfonctionne, de sorte que cela ne risque pas de s’améliorer. De plus, cela creuse plein de trous dans notre raquette, dont tous les ennemis possibles peuvent user tant qu’il leur plaît.
Ce n’est pas la démocratie, le problème ; notre vanité nationale serait un problème dans n’importe quel régime, car aucun ne peut trop faire fi de la réalité. De plus, la vanité engendre le ressentiment : quand effleure l’idée que son groupe ou soi-même n’est peut-être pas si merveilleux que cela, on a tendance à s’en venger sur ceux qui sont à l’origine de cette prise de conscience. Par exemple, l’excellence américaine a longtemps provoqué l’antiaméricanisme, soit l’un des innombrables obstacles à un véritable équilibre des pouvoirs en France, parmi d’autres réformes nécessaires.
De façon plus générale, la propension d’un pays à jouer les prophètes politiques alors qu’il a été vaincu dans la dernière guerre et qu’il négocie mal parce qu’un pouvoir trop centralisé ne l’y incite pas nous rend tout bonnement ridicules. Bien sûr, parfois, il se peut que l’on conserve quelque prestige grâce au verbe, mais comme nous ne sommes ni Dieu créant le monde par la parole ni Harry Potter avec sa baguette, nous n’allons, en somme, pas si loin.
Les vaniteux sont des impulsifs qui veulent des compliments qu’ils ne méritent pas ; ils s’interdisent donc les efforts menant à des progrès qui leur en offriraient — ou non, car les gens sont injustes — mais qui garantiraient en tout cas mieux leur liberté, voire leur contribution au progrès.
Quand on oublie de se flatter, de parler pour ne rien dire, et que l’on sait se vendre, on peut, par contre, obtenir des résultats :
https://www.bfmtv.com/tech/intelligence-artificielle/le-japonais-soft-bank-annonce-un-investissement-record-de-75-milliards-d-euros-en-france-dans-les-infrastructures-liees-a-l-intelligence-artificielle_AN-202605300339.html
Comme à Roland-Garros, la victoire ne va pas au plus vaniteux ou au plus modeste, mais à celui qui sait s’adapter, inventer et surtout, qui ne lâche rien !
https://www.rolandgarros.com/fr-fr/page/pionnier-de-laviation-et-heros-de-guerre-roland-garros
Les groupes sont des associations de gens convenant de se donner la note maximum du fait d’être dans le groupe. Cela pourrait être amusant comme jeu, ou sur une île déserte… Hélas ! Si le monde a bien débusqué les Japonais en les obligeant à s’ouvrir, ce n’est pas les Français qui vont pouvoir s’en retrancher, eux qui, d’une part, en dépendent comme tout le monde d’un point de vue économique, et de plus pour avoir l’occasion de croire changer le monde à grands coups d’envolées lyriques.
Or donc, si le monde n’a pas été relégué loin de nous, il peut nous nuire de toutes les façons possibles et imaginables, et il faut surveiller ce qu’il fabrique aussi bien que se tenir prêt, ce qui implique de connaître ses forces pour les développer, ses faiblesses pour les surmonter.
On dit : « Boire ou conduire, il faut choisir ? » Et moi je dis : se croire plus que ce qu’on vaut ou progresser.
Difficile d’admettre que les Français puissent encore être dupes alors que l’on ne cesse de nous dire par ailleurs — plusieurs commentaires formulés notamment sur ce blog en attestent — que les promesses qui sont faites par les politiques, depuis belle lurette, ne sont jamais tenues et que, par conséquent, forts de cette expérience, les Français ne devraient plus, logiquement, se laisser piéger aussi facilement par un tel artifice. Ou alors, ce n’est plus de duperie dont les Français sont victimes, mais bien de naïveté, d’immaturité, d’inaptitude à assumer leurs devoirs de citoyens dans une société démocratique. Et c’est alors le principe démocratique qui est lui-même à remettre en cause.
Il faut être complètement timbré et un peu secoué pour accepter que l’on déploie 22 000 policiers, que l’on supporte de la casse comme à chaque fois, des interpellations, j’en passe et des meilleures. Fallait voir les chaînes d’info se coltiner pendant des heures tous ces braquages de l’espace public pour un simple match de foot…
Nous sommes timbrés, et à chaque fois c’est le même cinéma, le même spectacle de désolation, de casses multiples, d’images en boucle pour le monde du foot et, surtout, pour ne rien rater de la concurrence des chaînes. Tout le monde s’y met pendant des heures entières. Le match oublié, la fête est finie !
Quel désastre vu du Sud-Ouest, du monde du rugby, des sorties de stade vers la buvette ou du repas d’avant-match avec les adversaires. Des enfants qui se promènent et des parents sans souci, sans même penser au moindre incident.
Monde de tarés, monde de fous : certains vont se divertir et c’est l’embrasement. Comment est-ce possible ? Comment supporter encore cela ? Comment en finir ? Cela me dégoûte. Bon, je ne suis pas foot, mais quand même ! Je vais voir un match, je ne monte pas au front…
Impuissance notoire, comme si 22 000 policiers n’avaient rien d’autre à faire que de se coltiner cette folie de dégradations et de casses multiples à endurer comme une fatalité.
22 000 policiers pour un match de foot qui ne se déroule même pas sur nos terres ! Il en faudra bientôt un million à ce rythme.
État démocratique… Je ne pense pas qu’il y ait un lien, mais continuer ainsi est terrifiant, c’est indéfendable. Bien sûr, il y a des solutions. Mais le courage n’est pas encore monté au niveau qu’il faut. Tant que l’on trouvera un payeur — en l’occurrence l’argent public, que l’on n’a pas — cela continuera. Mais cela ne peut plus durer ainsi, sans parler de la vitrine désastreuse offerte par notre pays.
Casser du flic comme on casse une vitrine est devenu un jeu. Un grand nombre attend que le casseur soit enfin cassé.
Qui va enfin « taper dans le tas », passer l’envie de recommencer ? C’est pourtant facile : la majorité se déplace pour le plaisir du spectacle, une soirée conviviale, emmener des amis ou de la famille… Et au bout du compte, 22 000 policiers qui ne servent à rien !
J’aimerais bien entendre le FN/RN là-dessus — ils ont des solutions à tout, paraît-il. Jordy sortira-t-il la matraque plutôt qu’une leçon mécaniquement bien apprise ? Et fera-t-il changer l’avis des citoyens : « On a tout essayé, il ne reste plus qu’eux » ?
La réponse bientôt.
Bally Bagayoko, c’est un peu comme si on avait mis un militant LFI dans un shaker avec un manuel de gestion municipale, puis qu’on avait secoué très fort.
Un maire qui veut changer la ville, mais qui découvre que la ville, elle, n’a pas forcément envie de changer au même rythme.
Il arrive à l’hôtel de ville avec une ambition : « Faire bifurquer Saint-Denis. »
Sauf que, pour l’instant, c’est surtout la police municipale qui a bifurqué — vers la sortie. Désarmer la police municipale dans une ville où même les pigeons sont nerveux…
Bagayoko a longtemps défendu l’idée que la police municipale n’a pas besoin d’être armée. À Saint-Denis, c’est un peu comme proposer de faire du kayak sans pagaie : techniquement possible, mais cela risque d’être long. Et des policiers municipaux qui partent…
Mais il ne faut pas s’y tromper : c’est un idéologue de fer. Il a tout un parcours à l’extrême gauche. Il n’est pas un naïf, loin de là. Pour la suite, il est en terrain conquis.
Une presqu’île dans un pays qui ressemble à un archipel décrit par Jérôme Fourquet, et un PS sur place qui n’a toujours rien compris ni rien vu venir — on ne lui jettera pas la pierre ; ils sont nombreux.
Un pays pauvre et endetté génère ce type de montée en puissance, en commençant par les quartiers en cessation de pouvoir régalien. Rien de nouveau sous le soleil, et Mélenchon, cela, il l’a bien compris.
Delogu, aussi peu convaincant soit-il, n’est pas le problème. Certaines communes sont aujourd’hui prêtes pour cela, et ce n’est pas fini.
Un archipel où, parfois, les uns sont en face des autres. La misère d’un pays se mesure à l’aune des voix de « Méluche », et les présidentielles seront un juge de paix, certainement un bon indicateur.
Pays en rupture de partout, les lézardes sont apparentes. L’expert mandaté jugera qu’il ne s’agit plus de simples fissures esthétiques : on est dans le dégât causé par les infiltrations. Et donc, il faut casser pour réparer.
@ Serge HIREL le 30 mai 2026
Je suis d’accord avec vous à 100 %, et avec tous ceux qui souhaitent que J.-L. Mélenchon dégage du paysage politique une bonne fois pour toutes et qu’il emmène avec lui tous ses fauteurs de troubles dans les Everglades, parmi les crocodiles et les moustiques dévoreurs.
Encore une belle duperie. Hier soir, où étaient les blindés Centaures pour mater les émeutes ? Vous savez, ceux envoyés dans des fermes en Ariège pour abattre des vaches pas malades !
Ainsi va la France. Je ne suis pas dupe.
Super soirée de foot, un régal !
Le match ? Non, surtout pas, mais l’après-match : un sublime délice de casses, d’incendies, de vitrines brisées, de restos détruits, de feux, de fumées, de police fuyant les hordes et les meutes de racailles ; des scènes apocalyptiques qui font désormais et pour longtemps partie du paysage.
Réactions à ce carnage ? Ben non, tout va bien :
Macron a félicité l’équipe de France.
Emmanuel Grégoire a passé une bonne soirée.
C’est encore la faute au RN, qui passe son temps à stigmatiser ces malheureux casseurs antifas incendiaires, incompris, victimes de la colonisation… Ben voyons !
Bonne nuit, les petits, Nounours va bientôt passer.
Le fruit mûr, détaché de la branche, tombe au terreau du pays pour y offrir sa graine féconde, et l’Emmanuel disparu rassemble aux extrêmes de son éviction, désirée par tous, emmêlés de droite jusqu’à gauche en passant par le centre des désirs inassouvis pour l’éternité d’esclavage.
La violence n’expulse plus la violence au doux pays de France, quand l’homme providentiel est celui qu’on exclut.
Le porteur de parole face au porteur d’illusion, la lumière éblouissant les adeptes de la nuit n’empêchera jamais le jour d’entrer, tout pur, sous l’arche des symboles, quand la mort de chacun conclut l’intense parade de nos vies.
Donne ta main, petit pays. De ta faiblesse admise et reconnue, tu feras avec courage le don salvifique de tes défaites pour t’offrir, ô toi le raisonnable, à la victoire glorieuse du véritable sur la fausseté, laissant aux délaissés la place des grands hommes et des guillotinés.
Crois-tu vraiment que la résurgence du passé saurait, sacrifice mis à part, ressusciter le communisme ou le nazisme avec ses millions de torturés ? Mélenchon ou Le Pen, vraiment, en quitus des errances américaines, russes ou chinoises, sans autre image imaginée que le mime des empires de Rome ou de la Grèce, déjà dévastés ?
Allons, il est grandement l’heure de te réveiller et de cesser d’attendre pour t’apercevoir que ta graine est bien morte, enfin suscitée à nouveau au cornet de la fleur fécondée, quand l’abeille ivre de liberté y butine en balle sale son miel de vérité !
L’aurore est là qui nous attend face aux horreurs de la machine, vengeance répliquée.
Il est l’heure de cesser d’élire l’élu à évincer, pour accéder au point de silence en nous, vierge de tout ressentiment, qui est le lieu du vocable, le lieu de la justice et de la fin des iniquités comme des virtualités du mensonge, accès dégagé à la réalité toute humaine d’une France enfin prête à assumer son destin de proue de l’humanité, quand chaque citoyen accéderait à la conscience ultime et souveraine qu’il ne dépend que de lui de savoir recevoir cette espérance et de se l’appliquer, quand l’avenir ne dépend plus de celui qui s’offre en sacrifice aux regards, mais de ceux qui regardent et renoncent à le sacrifier.
Rêve fou ?
Eh bien, soyons fous, laissant aux vengeurs le cauchemar des répliques mécaniques, vaines pensées des sages qui mettent encore la gloire dans les hommes alors que tout, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit les choses présentes, soit les choses à venir, tout est à nous, quand nous serions revenus des admirations vaines de la force, ou de la haine de l’ennemi, ou du mépris des malheureux, pour être ce que nous sommes : des instruments de vérité, déterminés radicalement à défendre la liberté du choix clairement formulé laissé à notre entendement : l’amour ou la destruction.
Aux urnes de vous-mêmes, citoyens !
« Les Français sont-ils faciles à duper ? »
À question simple, réponse simple : oui !
Sans remonter aux calendes grecques, la première duperie date de 1981, avec Mitterrand et le programme commun de la gauche unie, qui promettait, outre le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière, le rêve de beaucoup, pour ne pas dire de tous : « Le Temps libre », officialisé par un ministère du même nom.
Que les Français n’aient pas éclaté d’un rire gargantuesque devant cette supercherie en dit long sur leur capacité à subir moult duperies.
Et la duperie se poursuivit avec la fausse alternance entre :
Une gauche acceptant la concurrence libre et non faussée, chère au capitalisme libéral le plus déjanté, avec pour seule excuse la poursuite délirante d’une politique sociétale niant les évidences biologiques les plus élémentaires.
Et une droite validant tous les acquis sociétaux de la gauche, même et surtout ceux qui niaient ses fondements philosophiques, pour conserver l’ouverture économique et financière mondialisée qui allait désindustrialiser la France.
La gauche perdait ainsi ses illusions émancipatrices du prolétariat, puisqu’il avait disparu ; la droite, ses illusions de civilisation puisque l’UE ne se voulait pas une civilisation et que la droite, la fausse droite, fait passer l’UE avant ses principes.
Et ce jeu s’est poursuivi jusqu’à ce qu’Emmanuel Macron propose de réunir ces deux duperies que sont la fausse gauche et la fausse droite en une seule avec le « en même temps ».
Il suffisait d’y penser. Et la duperie a marché, et de quelle façon !
Ça, c’est la description factuelle des duperies supposées subies par les Français depuis 1981.
Pourquoi « supposées » ?
Parce que lorsqu’un peuple vote librement, en connaissance de cause et d’effet, pour ceux qui sont censés le duper, c’est qu’il y trouve son intérêt.
À force de nier l’implicite qui fait un pays, une nation et un peuple dans son histoire, forcément mauvaise puisqu’elle est blanche, dans son présent puisque n’existe que la soumission à l’UE, et à force même de nier son futur par une immigration de peuplement qui fera changer ce peuple, alors ce peuple devient une population qui ne voit que ses intérêts sectoriels, ou pire, communautaires.
Il n’y a plus vraiment duperie, mais complicité.
On sait être dupé, mais en échange rien ne doit changer des acquis obtenus.
Lesdits acquis ne coûtent rien ; c’est même un président qui l’a dit puisque c’est l’État qui paie… En s’endettant. Cela, il ne l’a pas dit, mais tout le monde l’avait compris.
Après moi le déluge semble être la règle des dupés.
Et le déluge arrive effectivement avec la submersion migratoire.
Que Mélenchon arrive au second tour ne fait, pour moi, pas l’ombre d’un doute.
J’ai dit que Marine Le Pen serait autorisée à se présenter et, accédant elle aussi au second tour, le « Front républicain » se réactivera comme toujours.
Seulement là, c’est le diable Mélenchon qui risque d’être élu, avec la voix du très digne dupeur en chef — Édouard Philippe — qui déclara en 2024 préférer voter communiste que RN.
Un pays qui dort sur des acquis financés par ses enfants et petits-enfants peut-il se réveiller de cet endormissement léthargique ?
Nous le saurons au joli mois de mai 2027.
Cela fait un bon demi-siècle que les Français se font duper par des bonimenteurs sans scrupules et par ceux qui tirent les ficelles dans les coulisses. Je ne vois pas pourquoi cela s’arrêterait.
Auteur incontesté de la duperie du jour : dents blanches, haleine fraîche, style Lecanuet 1965, le ci-devant Gabriel Attal, ex-Premier ministre, ex-ministre chargé des Comptes publics.
Après dix minutes de propos insipides sur le thème « Bravo et merci d’être là ! », j’avais quitté la retransmission en direct de son intronisation en qualité de candidat à la présidentielle dans une salle de Paris Expo l’ovationnant comme une pop star à chaque fin de phrase…
Quelque temps plus tard, en changeant à nouveau de chaîne, je l’ai revu une poignée de secondes… Il en était aux promesses… et celle que j’ai entendue est de taille !
Le jeune coq s’est fait fort de résorber la dette de la France en « dix ans »… Dix ans et 3 600 milliards… Soit la disparition quotidienne d’un boulet d’un milliard d’euros.
Quand on se souvient qu’il a participé activement à la dilapidation de 1 000 milliards en huit ans, il y a toutes les raisons de le prendre pour un fumiste, encore plus gonflé que ses semblables.
« Les Français sont-ils faciles à duper ? »
Vous vous posez encore la question ? Alors que nous avons assisté, à mon avis, à la plus grande manipulation depuis six ans et que seuls depuis peu quelques pays le reconnaissent en catimini ?
Cette psy-op rentrera certainement dans les livres d’histoire.
À voir le résultat des élections précédentes, bien sûr que les Français sont faciles à duper, mais peut-être pas dans le sens que lui donne notre hôte. C’est peut-être même le peuple « politique » le plus immature d’Europe. C’est en son nom et grâce à ses voix réitérées que la classe dirigeante a mis le pays en banqueroute.
JLM était donné à 10-12 %. La tectonique des plaques a fait bouger le jeu : il arrive à 16 %, avec la capacité de finir second au premier tour. La fadeur de la concurrence des demi-habiles peut expliquer ce surgissement.
Un « sursaut » de tout ce qui n’est pas « nationaliste » peut très bien le conduire à l’Élysée avec une poignée de voix d’avance. Un second tour de barrage ?
Il est sans doute le fruit le plus persistant des marronniers plantés par les médias à chaque période préélectorale. Mais les faits sont têtus : c’est un serial loser. Il a perdu tous les combats politiques qu’il se vantait de pouvoir gagner.
Il ne faut pas donner au sieur Mélenchon plus d’importance qu’il n’en a. Apparatchik dès le lycée, il n’a jamais dupé que ceux, parmi les Français, qui se laissent duper par un individu dont ils ne savent rien des multiples magouilles qu’il a organisées, en trotskiste impénitent, à son seul profit, soutenant l’un pour obtenir une faveur et le conspuant le lendemain pour grimper l’échelon suivant d’une carrière politique digne de celles des pires margoulins qui sévissent dans les antichambres du pouvoir dès que la gauche s’en empare.
Il ne faut pas lui accorder le moindre compliment, lui reconnaître « un certain talent, une aptitude indéniable à l’oralité, un art de la rhétorique (…), une extrême intelligence »… Il n’est qu’un piètre saltimbanque sachant exploiter les niais, feindre l’amitié, se parer d’atours qu’il a volés à ses « camarades » du jour, scorpion venimeux qui sait se déguiser en chat ronronnant dès qu’il sent l’odeur des urnes. Il a tout osé, même se faire franc-maçon… et, jusqu’à son dernier souffle, il osera tout.
Bien au contraire, il faut marteler ses mensonges, ses retournements de veste, ses condamnations, ses propos outranciers, ses déclarations injurieuses, son « antisionisme » permanent, son mépris de ceux qui l’ont servi… et son immense connivence avec des personnages qui, du Moyen-Orient à l’Amérique du Sud, sont des figures qui ne méritent que d’être vouées à l’abjection..
Il ne faut pas lui laisser d’espace lui permettant de développer ses élucubrations au sein des médias « patriotes ». La liberté d’expression — qu’il combat avec hargne — n’oblige pas à lui tendre à tout instant un micro, à diffuser les « fatwas » qu’il adresse aux communautés allogènes des banlieues, ni à utiliser son vocabulaire, calculé pour les survolter.
C’est une énorme erreur politique qu’a commise le JDNews en titrant : « 2027 opposera la Nouvelle France et la France éternelle » ! Écrire cela, c’est valider l’existence de cette « Nouvelle France », souscrire à une « réalité » que Mélenchon veut imposer, admettre que la « créolisation » est inéluctable… C’est oublier que la seule France qui existe est celle de notre histoire, de nos cathédrales, de notre culture… C’est la France éternelle qui, aujourd’hui, fait face à une invasion qu’elle doit maîtriser, d’abord en combattant bec et ongles ses « proxys » français.
Enfin, il ne faut pas avoir peur outre mesure d’une candidature qui, au pire, peut atteindre le second tour sans la moindre chance d’accéder à l’Élysée, une majorité écrasante des citoyens n’acceptant pas de confier leur destin à un individu dont la carrière n’a été qu’une longue suite d’échecs et dont la vision de l’avenir se situe à rebours des progrès qu’ils attendent pour sortir du trop long tunnel dans lequel ils se sont engouffrés en 2017.
Le mieux, pourtant, serait que Mélenchon, une fois de plus, ne soit pas qualifié pour le second tour. Vu de l’étranger, où tout est à refaire en matière de confiance dans la France, un duel RN-LFI, même si son issue ne fait aucun doute, donnerait une mauvaise image du pays à l’heure où, au contraire, nous avons besoin de redorer notre blason ; à l’heure où, comme les Italiens en 2022, nous nous décidons à prendre le risque de porter au pouvoir de nouveaux dirigeants politiques qui auront, très rapidement, telle Giorgia Meloni, à faire leurs preuves.
Mais, pour en arriver là, encore faut-il que les candidats du « marécage » s’entendent sur un ou deux noms tout au plus… Et ce n’est pas gagné.
Intelligence ? Aptitude au mensonge, certainement. Mentalité perverse et vicieuse, assurément. Mais Mélenchon serait intelligent, en plus d’avoir des trucs d’orateur nazi dans la poche ?
Entre la prodigieuse sottise de certains de ses employés, comme l’inénarrable député des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu, tellement bête qu’il a suscité le Delogu Challenge sur Internet, consistant à relever ses sottises les plus abyssales (exemple : « Je connais pas tellement l’histoire que cela, j’apprends aussi, je sais pas qui est Pétain, j’ai entendu parler de lui, je sais qu’apparemment c’est un raciste, quoi. ») ; et les tendances dictatoriales de certains autres, comme le fabuleux Bally Bagayoko, le noble malien de la mairie de Saint-Denis qui, à un administré qui l’interrogeait récemment sur la présence d’un drapeau palestinien dans son bureau, a répondu en substance : mêlez-vous de ce qui vous regarde, je fais ce que je veux, Mélenchon s’emploie à se faire détester par un nombre croissant de ses sympathisants naturels : les gens de gauche. Ne parlons pas des autres…
Un pays qui n’a même plus un rouble vaillant, dont l’école est à la ramasse, la santé en lambeaux et qui compte dix millions de pauvres fabrique du FN/RN et du LFI à tour de bras. Et forcément un éclatement des partis.
Nous avons réindustrialisé la pauvreté, le mal-logement et les lois à la gomme, produites par des types qui sont nuls. Des lois pour cacher la misère et des couillons pour y croire. Le résultat est sous nos yeux, de pire en pire, et l’on se pose la question du futur président comme s’il en existait un seul dans ce bourbier de minables qui se succèdent et ne font que créer de la dette, jamais de richesse.
Je l’ai écrit ici : Xi Jinping est ingénieur de formation. De copieurs, les Chinois sont devenus les copieurs d’hier et les innovateurs d’aujourd’hui. Pour un spécialiste de la mécanique et de l’ingénierie électrique sous toutes ses formes, leur avance est considérable : une armée de techniciens a été formée et leur réservoir paraît inépuisable.
Le seul secteur dans lequel nos politiques investissent aujourd’hui, ce n’est pas celui de la batterie électrique, mais celui de la chambre à air. Là, au moins, pour poser des rustines, nous avons des champions.
Et bien sûr, il y a le secteur de la papeterie : il suffit de voir l’obésité du Code du travail, de celui de la construction et j’en passe. Sans compter les agences qui se développent en France comme des champignons.
On décline à petit feu, et bientôt nous n’aurons même plus les chaussures pour regarder le bout de nos pieds.
Et si le piège n’était pas celui-là ?
Dans un premier temps on fait peur, à juste titre, avec Mélenchon. Rien de plus facile, il suffit de montrer sa photo, de le citer et d’enfoncer le clou. Au deuxième tour, on fait peur avec ‘l’extrême droite’, nazie, raciste, etc. Ce qui sera peut-être moins aisé, parce qu’on connaît la chanson ; mais c’est jouable, surtout si la justice donne un coup de pouce au bon moment, c’est à dire très en amont, puis en dernier ressort. Il ne restera plus en lice qu’Édouard Philippe ou un autre clone affadi de François Hollande ou d’Emmanuel Macron, se revendiquant d’un passage plus ou moins raté à la tête du gouvernement au cours de leur carrière avant lequel personne ou presque n’avait entendu parler d’eux.
Ils seront soutenus sans faille par la cohorte de braves gens ennemis des extrêmes, tous ceux qui pensent obéir à des valeurs sacrées – même s’ils se mélangent un peu les pinceaux à leur sujet -, et qui croient nécessaire de continuer jusqu’au bout dans l’étatisme, la redistribution, la dépense, la croissance zéro, l’importation massive de populations non assimilables, l’encadrement technocratique des citoyens, le risque zéro, les revendications toujours croissantes des minorités, et l’état de siège des villes les soirs de match de foot. Tous les Gribouilles qui ne comprennent pas que leur frilosité jointe à leur aveuglement pour la plupart, et la défense sans vergogne de leurs avantages de caste pour une petite proportion d’entre eux, accélèrent le déclin au lieu de le repousser, y compris le leur.
Entièrement d’accord avec Elektra dans le précédent billet sur les deux points suivants : 1) le centre élargi comme seule possibilité de vote, c’est la matrice des extrêmes. 2) la sphère médiatique veille avec une persistance immuable à son maintien à la tête de l’État.
« Ce qui est insupportable, c’est que le citoyen s’y laisse prendre, qu’il soit dupé ! » (PB)
Mais, cher monsieur Bilger, n’avez-vous donc pas encore compris que le « citoyen » votera comme une tonitruante campagne médiatique, façon 2002, oblitérant toute contradiction, le lui dira ?
Pour ne pas oublier, bien entendu, celles qui nous ont présenté plus tard M. Macron comme un homme compétent (rires) en économie.
Jean-Luc Mélenchon répète à l’envi qu’il porte un programme de rupture radicale avec le capitalisme.
Admettons même, dans l’hypothèse la plus favorable, qu’il atteigne 20 % au premier tour (voire 30 %, cela ne changerait rien à l’analyse). Or, on ne peut mettre en œuvre démocratiquement un tel programme de rupture sans disposer d’une très forte majorité.
Dès lors, quels que soient ses intentions ou son tempérament, Mélenchon n’aurait d’autre choix, pour appliquer son projet, que d’instaurer une forme de pouvoir autoritaire. Ce n’est pas un hasard si les révolutionnaires marxistes ont théorisé, dès l’origine, la « dictature du prolétariat » : ils savaient qu’une transformation aussi profonde ne pouvait passer par les voies classiques de la démocratie représentative.
L’électeur attaché aux libertés et à l’État de droit ne doit donc pas se laisser abuser. Pour empêcher le leader de La France Insoumise d’accéder au second tour, il lui faut voter utile dès le premier tour. Cela signifie, quelles que soient ses préférences personnelles, de choisir le candidat le mieux placé pour occuper la deuxième place, le Rassemblement National apparaissant, dans l’état actuel des forces, indélogeable en première position.
C’est exactement ce qui s’est massivement produit en 2022 : les reports stratégiques ont expliqué l’effondrement des socialistes et des Républicains, et c’est ce qu’avait parfaitement compris François Bayrou en se désistant dès le premier tour en 2017 en faveur d’Emmanuel Macron.
Certes Jean-Luc Mélenchon n’est pas bête. Ceci étant, ce n’est pas un phare de la pensée. Son parcours politique est même plutôt médiocre pour un supposé « surdoué » : un poste de ministre délégué à l’Enseignement professionnel et beaucoup de déconvenues si l’on en juge par sa fiche Wiki . Pas de quoi pavoiser.
Il est vrai que si l’on compare son intelligence à celle de ses adeptes, il possède quand même quelques neurones en plus. Raison pour laquelle, sans doute, il a décidé de se représenter à l’élection présidentielle de 2027 ; alors qu’il avait annoncé que 2022 serait sa dernière tentative, écrivant pour la circonstance son livre « Faites mieux ! ». Il semble qu’il n’ait trouvé personne dans son parti pour reprendre le flambeau. Ceci étant, c’est curieux mais autour de moi je n’arrive pas à trouver une seule personne qui ait l’intention de voter pour lui, et pourtant je cherche ! 😊
Bien sûr que les Français sont faciles à duper. Les croyances religieuses et politiques laissent les gens désarmés, comme des enfants attirés par un joueur de flûte.
Tous les exemples historiques sont impuissants à empêcher que les gens ne perdent encore et toujours leur liberté, préférant suivre des totems tribaux, religieux ou politiques plutôt que leur raison, afin de chercher la vérité et de rester libres.
Détail qui tue : la liberté ne reviendra jamais. Pourquoi ? La France est un pays doté de l’arme nucléaire. La bombe qui doit nous garantir contre une conquête militaire fait aussi que personne ne débarquera plus pour nous sauver, puisque personne n’acceptera d’être nucléarisé pour quiconque.
Bien sûr, je balaie d’un geste l’idée d’une résistance délivrant le pays, la dernière ayant surtout servi d’alibi à une majorité attentiste.
Comme dit Macron, toutes les minorités se prennent pour une majorité. Maximalistes, elles veulent imposer leur agenda aux autres. La liberté, là-dedans, ne compte pas ; d’ailleurs, elle n’a jamais compté. Dans notre pays, c’est : « La liberté, pourquoi faire ? »
En fait, comme nous avons un riche passé, les gens ont tendance à se choisir tel ou tel totem et à imposer leurs tabous. La vérité et la liberté, ils s’en moquent totalement. Depuis l’inénarrable Génie du christianisme, il y a la mauvaise persécution, celle que je subis, et la bonne, celle que j’inflige. Si l’on invente le totalitarisme, qu’on le professe et qu’il est repris par d’autres, on n’en serait en rien comptable. Bref, partialité et irresponsabilité. On ira loin avec de tels principes, je le sens.
Il est deux fois plus scandaleux que l’on fasse tout contre le suicide dans ce pays qu’ailleurs… Quand la servitude viendra, tout le monde ne pourra pas partir. Un moyen de ne pas rater sa sortie disparaît, et l’on laisse les fous se confronter aux conséquences de leurs actes tandis que d’autres préféreront le néant à la déchéance.