L’échéance présidentielle n’est plus très éloignée. En tout cas, il est déjà possible de distinguer des lignes de force ou des motifs de rejet susceptibles d’éclairer les choix de 2027.
À moins que la campagne enfin vigoureuse de Bruno Retailleau, proposant une droite de rupture, ne convainque suffisamment de Français pour lui permettre d’accéder au second tour, on peut considérer que la configuration politique à venir pourrait nous contraindre à valider une forme de centrisme à la tonalité transpartisane.
En effet, comme l’a souligné un ministre, les extrêmes feront l’objet d’un désaveu qui ne sera pas de même nature.
Le RN, si Jordan Bardella en est le candidat, serait probablement rejeté au nom d’une éthique démocratique de responsabilité : comment cette personnalité, aussi estimable et méritante qu’elle soit, pourrait-elle rassurer, avec sa jeunesse et son peu d’expérience, face aux crises internationales et à ces « monstres » atypiques qui les inspirent et en sont les protagonistes ?

LFI, représentée pour la quatrième — et dernière — fois par Jean-Luc Mélenchon, pâtira, à cause de lui, d’une humeur majoritaire de détestation. Son talent intrinsèque ne sera pas nié, mais dominera le pressentiment que sa présence au second tour constituerait une double catastrophe : elle ferait gagner le RN et, si par cauchemar il était élu, la France serait conduite vers un naufrage totalitaire, compte tenu du tempérament de cet homme, rattrapant sur le tard tout ce dont son classicisme orthodoxe d’autrefois l’avait privé, avec autour de lui une cour dont il a vanté collectivement le talent mais qu’il a largement surestimée.
Cette exclusion quasiment inéluctable des extrêmes aura vraisemblablement pour conséquence, dans le champ démocratique, la domination d’un centrisme qui, quoi qu’on pense de son faible impact sur l’avenir du pays, ne nous laissera pas le choix. Il ne se limitera pas à Édouard Philippe ou à Gabriel Attal, qui tenteront de donner de nouvelles couleurs au macronisme dont ils auront été, au bout du compte, des propagandistes peu reconnaissants.
L’originalité de ce centrisme — de cette structure si peu novatrice qu’elle rassemblerait, au nom d’une rationalité commune au centre droit et au centre gauche, jusqu’à la social-démocratie d’un François Hollande ou d’un Raphaël Glucksmann — tiendrait dans la convergence d’un certain nombre d’orientations et de mesures communes (L’Obs). Elle pourrait apparaître, si les responsables de ces courants consentent à les assumer, comme une opportunité d’apaisement et une chance de réconciliation.
Je postule — j’espère ne pas m’égarer — qu’il existe très peu de distance entre une gauche social-démocrate lucide et de bonne foi et une droite à la Gérard Larcher et Valérie Pécresse, s’obstinant à associer le centre pour l’attiédir et la banaliser.
Être voués au centrisme ? Faudra-t-il appréhender cette possible fatalité comme le retour à une normalité politique, parlementaire et démocratique ou comme l’ultime obstacle avant un authentique redressement de la France ?
@ Patrice Charoulet – le 31 mai 2026
Très joli nuage de fumée. Nous connaissons désormais le kilométrage de votre automobile. Depuis deux décennies, la France entière se connectait au blog de Philippe Bilger dans l’espoir de voir ce mystère résolu.
Mais quelle est votre race ? Vous ne nous l’avez toujours pas dit. Il me semble que pour un obsédé de la chose tel que vous, ce serait la moindre des choses.
Quant à ma profession, que vous me demandez, je suis clochard céleste. Je ne sais pas dans quelle poubelle vous avez été élevé. Vous semblez penser que puisque vous êtes exhibitionniste, tout le monde devrait l’être également. Je puis vous assurer que si ce genre d’état d’esprit est assez commun chez vos amis les mimigrés, sous nos latitudes il y a non seulement une ribambelle de mots qui relèvent du code pénal pour qualifier cette manie, mais en plus, l’usage la réprouve absolument.
Il y a d’autres choses qui se voient un peu trop chez vous : votre malveillance et votre mauvaise foi. Votre ridicule inquisition vouée à l’échec ne s’exerce, curieusement, qu’à mon encontre. Votre curiosité s’éteint soudainement concernant tant de contributeurs ici, qui ne sont pas plus bavards que moi sur leur biographie, et ce de façon aussi sage que courtoise.
Mais vous avez bien fait comprendre que vous baviez d’envie de me voir l’objet de poursuites judiciaires au motif de mes écrits… comme si cela ne se voyait pas comme le nez au milieu de la figure !
Je connais bien les petits flics communistes dans votre genre, figurez-vous. Les petits, et aussi les grands. Ceux qui ont, hélas, fait l’histoire, et aussi les anonymes visqueux contemporains, ceux qui jouissent à l’idée de la dénonciation et de la persécution. C’est la même race. Je suis très bien placé pour savoir de quels dégâts ils sont capables.
@ Serge HIREL le 31 mai 2026
« Aggravation de la dette due seulement aux attentes exorbitantes des citoyens — et non au « quoi qu’il en coûte » et aux choix erratiques du Mozart de la finance »
Au cas où vous l’auriez oublié, le fameux « quoi qu’il en coûte » désignait le plan d’aides déployé pour soutenir les entreprises pendant la crise du Covid-19 : fonds de solidarité, activité partielle, prêts garantis par l’État… Ce qui a permis à des milliers de petites entreprises et d’artisans d’éviter de déposer le bilan et ainsi de sauver des millions d’emplois.
En 2018, il y avait déjà eu la crise des Gilets jaunes, qui a obligé l’État à injecter 17 milliards d’euros dans le pouvoir d’achat des Français et donc à faire quelques entorses à la rigueur budgétaire.
Puis est venue la guerre russo-ukrainienne, qui nous coûte également quelques dizaines de milliards.
Maintenant, c’est la guerre que livre Donald Trump à l’Iran qui se traduit par une flambée des produits pétroliers et dérivés, et encore quelques milliards qui partent en fumée.
Je n’imagine pas que Jordan Bardella — dont les notions en économie n’ont jamais été démontrées (pas plus que celles de MLP, d’ailleurs) — dans ce genre de situation aurait pu faire mieux, et encore moins J.-L. Mélenchon, pour qui les dépenses de l’État n’ont jamais constitué un problème puisque, de toute façon, ainsi qu’il l’a déjà dit à maintes reprises, il ne remboursera pas la dette si un jour il parvenait au pouvoir.
Mais peut-être qu’à partir d’avril 2027, tous ces gens bien inspirés qui passent leur temps à critiquer le pouvoir en place auront l’occasion de nous montrer l’étendue de leur talent.
Personnellement, je crains le pire ! 😨
@ Robert Marchenoir
Monsieur,
Vous me dites qu’on ne sait toujours pas à quelle race j’appartiens. Je m’empresse de vous répondre : à la race (ou l’espèce) humaine.
Il y a quelques années, ici, vous m’aviez dit : « Comment osez-vous me demander ma profession ? » On ne la connaît toujours pas, pas plus qu’on ne connaît votre vrai nom, votre tête…
On ne peut vraiment pas dire de moi que je sois un grand dissimulateur.
Je vais encore le montrer.
J’ai 81 ans, même si j’en parais, me dit-on, quinze ou dix de moins. J’ai eu des parents aimants. J’ai fait mes études à l’Université de Caen où j’ai obtenu une maîtrise avec un mémoire intitulé « Le goût, d’après le père Bouhours ». Professeur de lettres, j’ai enseigné en Normandie, en Mauritanie, au Rwanda, au Gabon, à Djibouti, puis à Saint-Denis de La Réunion.
Retraité à 65 ans, je suis revenu vivre à Dieppe, ma ville natale, d’où je ne bouge plus. Ma voiture, une Toyota Yaris, n’a jamais eu de panne en quinze ans et a roulé 30 000 km.
Mon loyer est de 1 000 euros par mois pour un 80 m² avec garage. Ma retraite est de 3 000 euros par mois. Tous mes livrets sont pleins. Mon adresse mail est la suivante : charouletp@gmail.com.
J’ai un blog personnel sur Blogger : « Le Bloc-notes de Patrice Charoulet ». Je me suis abonné à Mediapart (dont je ne lis aucun article) pour y avoir un blog : « Le blog de Patrice Charoulet ».
Avant l’invasion d’Israël par des commandos palestiniens, Sarah Cattan, qui dirige sur la Toile « Tribune juive », a bien voulu me confier la rubrique « Langue française » de son journal.
J’ai 5 000 amis sur Facebook, ou presque : je supprime des gens pour pouvoir en accueillir d’autres, s’ils me le demandent. On ne peut pas dépasser 5 000. Ma photo de premier communiant y figure : je la trouve plus flatteuse que l’actuelle.
Je n’ai jamais eu mal à la tête de ma vie. Je n’ai pas d’insomnies. Je marche sans canne et sans déambulateur une demi-heure par jour. Mes analyses de sang annuelles sont parfaites. Je n’ai pas de cancer, de diabète, d’AVC, d’infarctus, de problèmes rénaux… Aucune hypertension. Aucune obésité (1,76 m et 70 kilos).
Je prends un café tous les matins depuis six ans, à 8 heures, dans le meilleur café dieppois, avec mon meilleur ami, qui est avocat.
Je me couche tous les soirs à 22 heures pour dormir huit heures. D’où l’avantage d’être abonné à Netflix : on coupe un film qu’on peut continuer le lendemain.
J’ai même publié ici mes menus. Correctif : j’avais, pour exagérer, parlé de merlan à l’eau (dont on s’est longtemps moqué ici, des années durant), alors que je ne mange que des pavés de saumon. Le saumon, c’est très bon.
J’ai même envoyé récemment ma playlist. Je peux la donner à qui voudra par mail.
Une dernière chose : vous ne connaissez toujours pas le sens du terme politique « gauchiste ». Cherchez-le : vous le trouverez.
J’ai tout dit.
Et vous ?
Nos politiques mènent volontairement depuis des dizaines d’années une politique d’asservissement — la redistribution —, la vente à la découpe des réussites nationâââles, la déliquescence des services publics, une politique de laisser-faire insécuritaire leur permettant d’encourager toutes les lois liberticides, le vidage des caisses…
Ils veulent interdire la pensée, du moins son expression, lorsqu’elle est contrariante. La loi sur la haine en est l’un des meilleurs exemples. L’expression du désaccord devient une faute grave. Les deux messieurs pro-russes l’ont payé très cher. Compte bancaire fermé… et ce ne sont pas les seuls. À ce titre, Fillon aurait dû voir les siens fermés et lui passer devant une cour de sûreté de l’État, mais il fait partie du sérail.
La moindre idée contestataire est qualifiée d’extrême. Le récit centriste veut instiller dans la tête de l’électeur que tout ce qui n’est pas eux — l’extrême centre — n’est pas raisonnable. L’idée est double. D’une part, rallier celui qui, bien qu’en désaccord, se fait mystifier, apeuré par l’apparent chaos qu’on lui présente si la « RAISON », eux, ne l’emporte pas. Deuxième effet Kiss Cool : radicaliser ceux qui n’acceptent pas l’ostracisation ou le ralliement, mais qui seraient tout à fait prêts à l’échange qu’on leur refuse à des fins mal intentionnées. Bingo, ostracisons-les un peu plus, ils se radicalisent un peu plus… À mordre les mollets comme les roquets qu’ils sont, ils agacent tant et plus qu’à terme, ils vont présenter les contradicteurs énervés et réactifs comme des extrémistes qu’ils ne sont pas, mais dont les réactions vindicatives provoquées peuvent le faire croire.
Les Gilets jaunes, les non-vaccinés à la potion Pfizer, loin d’être des antivax comme on les présente…
Quand on constate qu’un Séjourné est un parfait QI de bulot, incapable d’aligner une phrase sans dix-huit fautes de syntaxe, on montre du doigt les ricaneurs en les présentant comme des bourreaux se moquant d’un dyslexique qu’il n’a jamais été. Il est juste c*n et amant de Gabriel Attal, ce qui lui a permis d’être nommé ministre des Affaires étrangères. Comme quoi, l’arrière-train demeure l’un des maîtres de la promotion.
Jusqu’au parfait hoax : les supposées interventions russes dans les processus électoraux, afin de pouvoir, à terme, faire invalider tout ce qui n’aura pas l’imprimatur de la Commission européenne. La Roumanie en a été un bon exemple.
Mais tout ça a ses limites. Ça se terminera inexorablement dans la violence. D’un côté, les guerres qu’ils ont engagées, celles qu’ils nous préparent pour corseter et apurer un peu la populace, et de l’autre, cette même populace qui, à force de se faire conchier par cette pseudo-élite, va céder à la révolte violente, ce sur quoi joue LFI avec brio.
Je nous vois plutôt voués à la violence qu’au centrisme. Je serais heureux de me tromper quant à la violence. Sur cet extrême centre, je ne peux que manifester mon plus profond mépris à l’égard de leur totalitarisme.
@ Achille le 30 mai
Le macronisme finissant dans toute sa sombre splendeur : mépris du peuple, dont les « exigences » ne seraient pas « pertinentes » et qui serait assez bête pour se laisser berner par un camelot ; refus d’endosser la moindre responsabilité dans l’échec du « en même temps » ; aggravation de la dette due seulement aux attentes exorbitantes des citoyens — et non au « quoi qu’il en coûte » et aux choix erratiques du « Mozart de la finance » ; opposition qui ne serait que « clientéliste » ; espoir malsain d’un fiasco du nouveau président ; et, pour couronner le tout, argumentaire puant la haine de la souveraineté du peuple et de la démocratie, fourni par le n° 2 de LFI lui-même…
Une seule question : selon vous, quelles sont les raisons pour lesquelles Macron a perdu sa majorité absolue dès 2022 ? Ne serait-ce pas parce que, déjà, il déplaisait à une majorité de Français ?
@ Michel Deluré le 30 mai 2026
« Une élite parlant ce langage de vérité a-t-elle la moindre chance d’obtenir la confiance du peuple qui, lui, n’est pas disposé à entendre ce langage ? »
Le peuple vote pour le candidat qui lui dit ce qu’il veut entendre, même si ses exigences ne sont pas pertinentes et vont à l’encontre des intérêts du peuple dans toute sa diversité. Résultat, une dette endémique et un déficit qui ne cesse de s’aggraver.
Dès que des mesures sont prises pour rétablir la situation, l’opposition met tout en œuvre pour la faire capoter, ceci par pure clientélisme.
Tant que le président élu ne disposera pas d’une majorité lui permettant d’appliquer les réformes nécessaires dans l’intérêt du pays, rien ne sera possible.
Et tout laisse à penser que le nouveau président qui sera élu en avril 2027 sera confronté aux mêmes difficultés que le président actuel.
D’ailleurs Manuel Bompard lui-même – sans doute le plus lucide de LFI – explique très bien les difficultés auxquelles sera confronté le prochain Président.
Nous sommes entrés dans une période de confusion politique qui dépasse les partis eux-mêmes.
@ Michel Deluré le 30 mai
Un puzzle est un ensemble de pièces apparemment disparates, mais qu’il est néanmoins possible de rassembler pour en faire une construction sans réelle solidité, que le moindre coup de vent parviendra à disperser.
Un bloc, au contraire, est taillé dans la pierre et a vocation à durer. Certes, le temps peut parvenir à le disloquer, mais le phénomène prend des années, quand le puzzle est détruit d’un revers de main.
En langage politique, mieux vaut donc tenter de faire croire à un « bloc » qu’à un « puzzle » pour désigner un ensemble de partis que l’on prétend réunis, alors que chacun d’eux est farouchement indépendant et souhaite la défaite de l’autre.
Dans l’état actuel de notre paysage politique, la réalité du « marais » oblige à employer le mot « puzzle »… Mais cette réalité est très exactement ce que la Macronie, qui refuse de reconnaître sa défaite, cherche à dissimuler jusqu’à l’instant du verdict, au printemps prochain. D’où cette appellation de « bloc central »… qui n’est qu’une chimère.
@ Robert Marchenoir le 30 mai
Je ne vois pas bien pour quelle raison le terme « radical », lorsqu’il est employé pour qualifier une formation politique, serait « un beau mot ». Il y a belle lurette qu’il a perdu son sens d’origine, qui exprimait un goût prononcé pour la rigueur éthique, et traîne, au contraire, des relents d’arrière-cuisine politique à peine dissimulée.
Quant au centrisme, en France, pays du bipartisme depuis plus de deux cents ans, il n’a jamais été autre chose qu’une conviction politique indécise — ou semblant l’être — permettant de faire basculer le pouvoir à droite ou à gauche, au gré des intérêts de ses dirigeants.
L’erreur de Macron, c’est d’avoir cru qu’en puisant dans les deux camps, en fait irréconciliables, il pourrait construire un mouvement central suffisamment fort pour faire oublier aux Français leur histoire, faite d’affrontements entre deux conceptions de notre société. Même de Gaulle, à la sortie de la guerre, n’est pas parvenu à maintenir un tel consensus, qui aurait fait abstraction du passé.
@ Achille 29/05/2026
« Cela signifie que le peuple… n’a plus confiance en ses élites ».
Une élection en démocratie exige une relation de confiance symétrique, c’est-à-dire établie, comme par effet miroir, aussi bien entre le peuple et l’élite qu’entre l’élite et le peuple.
Pour cela, il faut que l’élite parle un langage de vérité que dicte le réel et que le peuple ait, en retour, l’aptitude à entendre ce langage de vérité qu’impose le réel.
Et c’est ce point de rencontre qui est malheureusement, en démocratie, le plus difficile à trouver. Une élite parlant ce langage de vérité a-t-elle la moindre chance d’obtenir la confiance du peuple qui, lui, n’est pas disposé à entendre ce langage ? Notre régime des retraites actuel en donne ainsi un parfait exemple.
Lorsque le peuple veut, mais que l’élite ne peut, la confiance se rompt. Mais qui, alors, en est responsable : le peuple ou l’élite ?
@ Serge HIREL 29/05/2026
Il ne me paraît pas si évident que cela que les deux mots que j’ai employés, à savoir « puzzle » et « bloc », se contredisent. Un bloc n’est jamais qu’un groupement de plusieurs composants, éléments, partis, pays, etc. Souvenez-vous par exemple, ce n’est pas si loin, du bloc de l’Est. Un puzzle me semble ainsi répondre parfaitement à cette définition, mais nous pouvons toujours solliciter l’arbitrage de notre expert, Patrice Charoulet. Je vous accorde cependant bien volontiers que rien ne garantit par contre la solidité du bloc ainsi constitué !
@ Serge HIREL – le 29 mai 2026
Si j’ai cité le vieux parti radical, ce n’est pas pour le montrer en exemple (*). C’est simplement pour réhabiliter le beau mot de radical, qui me paraît adapté à la situation. Quand le centrisme est ce qu’il est en France actuellement, il faut, à l’évidence, devenir radical. Ailleurs en Europe, des partis centristes font très bien le boulot. Y compris en appliquant des politiques que d’aucuns, chez nous, diraient « d’extrême droite ». Et d’ailleurs…
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@ Patrice Charoulet – le 29 mai 2026
« Quoi que vous écriviez, les commentaires sont désormais tous d’extrême droite. »
Ben voyons. Le gauchiste dissimulé dans toute sa splendeur, celui qui, des années durant, s’est prévalu ici de sa vertu au motif qu’il votait à « droite »…
Vous me paraissez habité par l’obsession de nier la réalité des races, et de ses conséquences sur l’immigration. C’est bien cela qui semble nourrir votre détestation de « l’extrême droite », qui, pour ce qui concerne les partis français, le Rassemblement national au premier chef, professe des opinions parfaitement « anti-racistes », tout à fait conformes à celles de la gauche : les races n’existent pas, d’ailleurs il n’y a aucune différence entre elles, et en fait les races allogènes sont parfaitement en mesure de s’assimiler chez nous, seule une minorité de déviants pose problème. (Notez l’incompatibilité logique de chacune de ces trois propositions.)
Au fait, vous ne nous avez toujours pas dit à quelle race vous apparteniez, vous qui êtes si sournois, chafouin et dictatorial sur la nécessité pour chacun de révéler son identité…
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(*) Les exemptions fiscales fantaisistes ont perduré bien après Edgar Faure et ses tailleuses de pipes de Saint-Claude (telle était l’appellation populaire, sinon officielle). Je me souviens parfaitement de celle dont bénéficiaient les limeurs de cadres de bicyclette de la Haute-Loire (il ne s’agit nullement d’une blague).
Quand, dans un pays qui a la chance de disposer d’un régime démocratique — avec la liberté d’expression qui va avec — les partis extrêmes, de gauche comme de droite, sont en tête des intentions de vote, c’est que le système est à bout de souffle.
Cela signifie que le peuple, à savoir le Français moyen, pas très riche mais pas pauvre non plus, bref les gens comme vous et moi, n’a plus confiance en ses élites.
Comment avoir confiance en des députés dont la préoccupation première est de défendre leur siège (et donc les avantages qui vont avec), quitte, pour cela, à conclure une alliance scélérate avec un parti adverse afin de renverser le gouvernement ?
Comment ne pas s’indigner lorsqu’on entend le comportement de soudards de certains élus de la République à l’Assemblée nationale, en particulier sur les bancs de LFI ?
Que dire de certains de ces élus dont la culture ne dépasse pas celle d’un écolier de CM1, au point que l’on peut vraiment se demander comment ces tristes personnages sont parvenus à se faire élire ?
La politique a perdu toutes les valeurs éthiques, intellectuelles et culturelles qui, naguère encore, lui valaient le respect, voire l’estime.
Cela explique sans doute le nombre croissant d’abstentions lors des élections.
Jamais le paysage politique n’a paru aussi médiocre qu’aujourd’hui.
Il est temps de faire un grand nettoyage !
« Nous pourrions lui donner le ministère de la guerre et nous serions sûrs de l’éviter : pendant la guerre, il était ministre du charbon et nous n’avons jamais eu de charbon. » (Winston Churchill)
Celle-là, je l’adore.
Nous n’avons pas la guerre ; nous pourrions leur donner le ministère de l’Économie. Depuis les Trente Glorieuses, nous n’avons eu que des « poissons rouges » et, bien sûr, de la dette comme s’il en grêlait. Trois mille six cents milliards qui nous contemplent. Lecornu, dans son bocal, a resigné pour 5 % de déficit !
Il faut s’être coltiné les auditions de Bruno Le Maire pour être sûr qu’il aurait été un excellent ministre du charbon de Winston Churchill.
Un énarque, pour finir : « Les technocrates, si on leur donnait le Sahara, dans cinq ans il faudrait qu’ils achètent du sable ailleurs », se moquait Coluche.
On nous parle de circuits courts, mais, dans notre pays, de plus en plus de gens pensent fin de mois. Entre les barquettes de fraises venues d’Espagne et, ici, le choix des pauvres — les working poors, dix millions tout de même — est vite fait.
L’Espagne, qui nous rattrape avec son PIB par habitant… Mais allez-y ! Vous verrez une vie quotidienne bien moins chère et donc des habitants un peu plus « riches » que nous ne le sommes.
Nous rêvons. Industrialiser, d’accord, mais quoi ? On a vu pour les masques : chassez le naturel, c’est le pognon qui revient au galop. Les moins chers sont de retour ; regardez les étiquettes. Quant au reste, c’est un rêve éveillé que nous promet Jordy Youpala, futur grand économiste devant l’Éternel.
On n’en mourra pas, mais ce dont je suis sûr aujourd’hui, c’est que les frontaliers vont faire leurs emplettes en Espagne, et pas pour des fifres.
@ Michel Deluré le 29 mai
« Puzzle » ou « bloc » ? D’évidence, ces deux termes que vous employez pour désigner les formations situées entre LFI et le RN se contredisent… Mais vous n’êtes pour rien dans cette dissonance qui saute aux yeux. Le terme de « bloc central » est apparu dans le langage de la Macronie pour faire croire au bon peuple que le président disposait encore d’une majorité… Un « bloc », n’est-ce pas, ça fait solide, puissant et même inamovible ?
Pendant un certain temps après la dissolution, dans les éléments de langage fournis par l’Élysée et Matignon, on trouvait encore l’expression « majorité présidentielle »… Mais les journalistes — ces vauriens… — ont assez rapidement abandonné cette appellation, contraire à la vérité. Il fallait donc trouver autre chose pour néanmoins masquer la réalité de la défaite et tenter de passer outre celle-ci, tout autant en désignant des Premiers ministres issus de partis minoritaires qu’en employant des tours de passe-passe linguistiques…
Peu à peu, la magouille s’est installée, au point que même les opposants à la Macronie emploient aujourd’hui ce terme de « bloc central ». Depuis quelques semaines, les contours de celui-ci, déjà peu définis, sont devenus flous en raison des débats autour du budget 2026. Le PS et LR n’ont pas voté la motion de censure qui le visait. Doivent-ils dès lors être considérés comme des partis de la majorité et être comptabilisés au sein du « bloc central » ?
La règle communément admise veut que les parlementaires soient membres de la majorité s’ils émettent un vote favorable au budget. Ce n’est pas le cas des députés LR… mais ils ne l’ont pas non plus censuré… Nous sommes en pleine politicaillerie… D’autant plus que les dirigeants de LR sont loin d’être unanimes vis-à-vis du gouvernement Lecornu et que le PS se complaît dans son rôle de « bouffon du roi ».
Bref, pour ma part, j’opte clairement pour le terme de « puzzle »… Mais je lui préfère celui de « marais » qui, me semble-t-il, décrit mieux la situation dans laquelle pataugent ces partis qui se disputent un espace politique que la Macronie quittera définitivement au printemps prochain.
« Marécage » me va aussi… Je crois d’ailleurs que les Français s’apprêtent à y organiser un tir aux canards..
@ Robert Marchenoir le 29 mai
Ce que l’on retient du Parti radical d’après-guerre — ou plutôt des divers partis radicaux qui lui ont succédé au fil des scissions et des petits arrangements destinés à obtenir des maroquins —, c’est que, placé à la charnière entre droite et gauche, il a largement participé à la décrépitude de la IVe République et qu’il est resté trop longtemps la machine la mieux huilée pour décrocher des sièges très confortables à Paris et en province, puis s’y accrocher…
Un exemple parmi d’autres : Edgar Faure, ministre des Finances mais aussi député de Saint-Claude — et premier fumeur de pipe de France —, pour se faire réélire, n’a pas hésité à créer une niche fiscale pour « frais professionnels » au profit des éclaircisseuses de pipes de sa bonne ville. Ceci, bien sûr, en tout bien tout honneur… mais pas sans compromission.
Pour l’instant, rien n’est moins sûr que le nom du futur président de la République… et, si le RN et LFI sont prêts — et ne souhaitent pas négocier avec quiconque —, les schémas d’alliances entre les diverses autres tendances politiques sont pour le moins encore très fluctuants, chacune, pour l’heure, soutenant un candidat, officiel ou officieux, avec pour objectif d’en faire l’adversaire de celui du RN qui, sauf cataclysme, occupera le premier rang au soir du premier tour.
Avant de vouer les Français au centrisme, à mes yeux, il est donc urgent d’attendre… au moins jusqu’au 7 juillet, date à laquelle la cour d’appel de Paris désignera le ou la candidat(e) du RN. Au fil de ces dernières semaines, cette outrance de la justice est devenue encore plus grave en raison des nuances qui sont apparues entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, l’une plus « sociale », l’autre plus « libéral ».
Elles n’affecteront pas leur cohésion, ni même celle des dirigeants et des militants du parti qui, tous, veulent avant tout conquérir l’Élysée, mais peuvent conduire à une légère modification de l’électorat en fonction du nom inscrit sur le bulletin de vote. Faire les yeux doux au Medef peut agacer certains… Fermer les yeux sur l’assistanat peut en irriter d’autres. En tout cas, les autres candidats qui préparent le premier tour — y compris Mélenchon — ont là un terrain à exploiter pour tenter d’attirer l’électeur RN encore hésitant ou un peu dérouté…
Cette perspective d’un possible gain de voix peut entraîner des rapprochements entre eux, autres que ceux construits contre un parti univoque sur ce dossier central que sont les questions sociales, économiques et de pouvoir d’achat. En clair, si MLP est candidate, Bruno Retailleau, pour récupérer les électeurs « libéraux » du RN, devra s’éloigner des ex-Premiers ministres de Macron, l’un issu du centre mou, l’autre du PS, alors que ceux-ci, si JB briguait l’Élysée, devraient « gauchiser » leurs programmes et même tenter une alliance avec les socialistes (d’autant plus que le PS a bien du mal à désigner un « jockey » qui plaise à ses multiples courants).
Tout cela conduit à penser que, si, dans l’état actuel des choses, Mélenchon (à 16 % dans les sondages — plus 4 points en deux mois —, contre 17 % pour Édouard Philippe — moins 4 points en deux mois…) sera au deuxième tour — avec zéro chance d’être élu —, il n’est pas certain qu’il le reste… Tout dépend des « alliances » qui, pendant les vacances, vont se dessiner au sein de l’arc politique qui va de LR aux sociaux-démocrates.
Nul ne peut dire pour l’heure à quel endroit ce « centre » très élargi va se scinder, rétablissant ainsi de fait le bipartisme qui, jusqu’en 2017, a fait la force de la Ve République. Nul ne peut dire si l’une de ces deux « alliances » sera suffisamment puissante, solide et crédible pour priver une fois de plus JLM du second fauteuil du second tour…
Une seule chose est sûre : il est hors de question de voir apparaître une sorte de monstre issu des amours entre Retailleau, Lisnard, E. Philippe, Attal, Bertrand, Hollande, Glucksmann, Ruffin et autres candidats aujourd’hui en lice (*).
Une dernière remarque en forme de souhait… Pourrait-on arrêter de répudier Jordan Bardella en raison de son âge et ne le juger que sur son programme, ses valeurs, ses défauts et ses convictions ? Simple rappel : Louis XIV avait 23 ans quand il a réellement pris le pouvoir après la mort de Mazarin (10 mars 1661) et Bonaparte avait 30 ans lorsque, revenu d’Égypte dans cet objectif, il a fait de même le 18 Brumaire (9 novembre 1799).
(*) Je n’ai pas oublié Darmanin… mais il semble que, cette semaine, dans un entretien accordé à France 2, il ait quasiment annoncé qu’il abandonnait la course à l’Élysée et soutenait Édouard Philippe. Il est vrai qu’ils ont déjà franchi ensemble le Rubicon…
https://www.france.tv/france-2/telematin/8521589-les-4-verites-gerald-darmanin.html (à 06 :00)
Cher Philippe Bilger,
Quoi que vous écriviez, les commentaires sont désormais tous d’extrême droite. Noyés dans ce flot, deux ou trois originaux continuent de faire entendre leur petite voix. Fétus !
Le problème, c’est que le centrisme, c’est la politique du chien crevé au fil de l’eau : on parle beaucoup, on ne fait rien, on se contente de reproduire les mécanismes en place avec des ajustements à la marge, et on profite des places aussi longtemps que possible.
Comme le centre de gravité de la politique française est largement déporté à gauche, cela garantit la poursuite des méthodes désastreuses appliquées depuis des décennies : étatisme à outrance, dépense publique déchaînée et lâcheté généralisée concernant l’immigration et la délinquance.
La seule bonne politique est non pas « extrémiste », comme le disent ceux qui évaluent la question à l’aide d’un mètre-ruban, mais radicale. Après tout, le parti radical a longtemps été l’une des forces politiques les plus importantes du pays, et personne ne songeait à crier au nazisme pour autant (d’ailleurs il n’était pas encore né).
Nous avons besoin de clarté dans le diagnostic et de fermeté dans les remèdes. Simplicité et détermination. Donc des gens comme Sarah Knafo, David Lisnard, Éric Ciotti, Christelle Morançais… pas des chiffes molles comme Édouard Philippe, Gabriel Attal ou Gérald Darmanin.
Emmanuel Macron ne nous laisse malheureusement en héritage, pour cette présidentielle à venir, que ce choix, qui ne soulève pour l’heure ni enthousiasme ni espérance, entre, d’une part, un centre, véritable puzzle difficile, voire impossible, à réaliser, constitué d’éléments hétéroclites et incohérents, sans lignes directrices clairement définies et dont les résultats de son action peuvent aujourd’hui être appréciés par tous et, d’autre part, l’encadrant, deux partis parfaitement, eux, structurés, bien en place, s’appuyant sur quelques priorités simples — quand elles ne sont pas simplistes et caricaturales —, constantes, répondant, même si elles sont pour certaines démagogiques, irréalistes et dangereuses, aux attentes d’un certain électorat.
Ce bloc central, pluriel, fragmenté, sans colonne vertébrale et donc sans chef naturel, ne constitue nullement l’environnement idéal pour bâtir un projet sérieux de redressement du pays qui soit à la hauteur de sa situation actuelle particulièrement dégradée et qui nous réserve des lendemains douloureux si nous continuons à nous voiler la face, si nous ne réagissons pas et si nous repoussons toujours, avec la même constante et navrante irresponsabilité, l’effort collectif indispensable qui permettrait d’enrayer ce déclin.
La « formule Macron » de 2014 a été testée et a montré finalement ses limites. Nous ne pouvons pas nous offrir le luxe, en 2027, d’une nouvelle erreur et de risquer à nouveau de manquer le train qui devrait permettre au pays d’engager son redressement, de retrouver la voie de l’espoir, d’en finir avec son décrochage qui ne peut, à terme, être synonyme que de dépendance et de perte de liberté.
@ Ellen
Je vous remercie pour votre curiosité, mais je dois vous avouer une chose grave : je ne soutiens aucun candidat… parce qu’aucun n’a encore eu le courage héroïque de régler la dette autrement qu’en la poussant sous le tapis comme une vieille facture de restaurant oubliée.
À ce niveau-là, ce n’est plus de la politique, c’est du lancer de responsabilités olympique. Et là, ils sont tous médaillés d’or depuis Pompidou.
Quant à mon favori pour 2027, je le garde secret. Pas par stratégie, non. Simplement parce qu’il n’existe pas encore. J’attends toujours le candidat capable de faire un budget sans utiliser la fonction « mode expert » de la calculatrice Windows.
En attendant, je me contente d’observer ce grand théâtre avec le même sérieux que devant un concours de châteaux de sable : beaucoup d’efforts, beaucoup de promesses… et la marée finit toujours par tout remettre à zéro. Je regarde ce petit monde de marionnettes s’agiter avec la même sérénité qu’un enfant qui sait très bien que son château va disparaître, mais qui continue quand même à le décorer.
Il faut savoir que Xi Jinping est ingénieur de formation ; nous n’avons que des énarques, ces types qui comptent les deniers de l’État — très mal, sans aucun doute, et avec le courage en moins. Il suffit de voir l’état de décrépitude du pays, son inexorable appauvrissement… Dix millions de citoyens vivent tout de même sous le seuil de pauvreté.
Imaginez un type comme moi qui envoyait — je n’étais pas seul, bien évidemment — des milliers de mètres cubes de béton armé chaque année ; et là, je regarde devant moi des politiques qui ne savent même pas qu’il faut de l’eau, du gravier, du ciment et, en plus, du sable, dont eux ne savent plus quoi faire.
J’en écoute rarement certains avec plus d’attention que les autres — Darmanin en fait partie. Il a réussi, sans coup férir, le passage au prélèvement à la source alors qu’on lui prédisait les pires galères.
Dans nos flashs d’exploitation, on appelait cela les « notifiés négatifs », et depuis, il a éveillé ma curiosité ; les connaisseurs apprécieront.
Il a aussi le vice, il faut y être attentif ; parfois coquin, cela ne s’apprend pas dans les livres d’économie.
Il lui manque la stature physique, ce côté qui occupe l’espace… C’est dommage…
Ouf ! On pourrait y passer la nuit, mais la plupart ne méritent pas le chanvre dont on fait les cordes.
Le courage du laboureur et de ses enfants, ils en sont presque tous démunis, parfois veules. La dette m’en est témoin et le château de sable en est la preuve, même s’il s’efface.
« En effet, comme l’a souligné un ministre, les extrêmes feront l’objet d’un désaveu qui ne sera pas de même nature. » (PB)
Cher monsieur Bilger,
Quand comprendrez-vous enfin que ce terme d’« extrémisme » a été forgé de toutes pièces par des malfaisants qui voudraient se faire passer pour des parangons de vertu alors qu’ils sont, pour la plupart, parfois à leur insu, imprégnés de gauchisme jusqu’aux oreilles ?
Le seul extrémisme qui existe en France depuis des dizaines d’années, après avoir créé sans base solide un prétendu extrémisme de droite agité à tout propos comme un épouvantail pour de fausses raisons afin de pousser les Français à bien voter, c’est-à-dire pour le marécage méphitique responsable du marasme dans lequel nous pataugeons depuis plusieurs décennies.
Je crois savoir qu’en démocratie, il est d’usage de demander aux différents responsables de courants politiques de se présenter eux-mêmes, et pas seulement en fonction d’étiquettes collées arbitrairement sur eux, non seulement par des représentants du Régime, mais encore par des adversaires politiques, des analystes, des salles de rédaction, des humoristes, des coteries diverses, des copains et des coquins infestant certaines loges, et tutti quanti ; bref, par tout un petit monde pas toujours bien intentionné et encore moins exemplaire.
Par exemple, qui a au moins demandé à M. Bardella s’il se positionne, ainsi que le parti qu’il représente, à « l’extrême droite » ?
Et qui pourrait nous expliquer, de façon argumentée et objective, en quoi elle consisterait ?
Car si la gauche, dans toutes ses nuances d’extrémisme, a toujours pris soin de clamer son engagement total, et parfois totalitaire, en ce domaine, en va-t-il réellement de même à « l’extrême droite », ce faux symétrique de synthèse ?
Enfin, alors que le débat d’idées relevant d’une campagne électorale est en principe cantonné à une période limitée dans le temps, en fonction de certaines règles destinées à garantir à tous les courants un temps de parole équivalent, est-il normal que cette règle soit enfreinte systématiquement depuis des années par des « pouvoirs publics » dont l’honnêteté n’est pas la qualité première, usant et abusant à toute occasion d’un qualificatif péjoratif et dépourvu de pertinence, destiné à fausser le jeu démocratique, sans offrir à ceux qui sont victimes de ce procédé discutable la possibilité d’y répondre ?
Bref, le véritable extrémisme ne réside-t-il pas là où il prétend ne pas être, par exemple quand, pour se déguiser en « centriste », il s’affuble des oripeaux d’une fausse droite copulant sans vergogne avec un infect gauchisme socialiste ?
@ Giuseppe le 29 mai 2026
En fait, si l’on vous lit bien, aucun des candidats n’est à votre hauteur.
L’un est un souffleur de matelas de plage, un autre se présente avec sa tétine, et les autres ne cherchent que la gamelle…
Je serais curieuse de connaître votre favori, ainsi que son programme pour 2027.
https://www.youtube.com/shorts/ZuKtq1VhjTA
Un électrochoc chez LFI ?
L’encéphalogramme de J.-L. Mélenchon pourrait avoir les mêmes effets toxiques que chez les mollahs iraniens et leurs proxys du Hezbollah.
Ça ne mange pas de pain de le dire !
Jordy expliquait hier qu’il ferait de grandes réformes pour assainir le budget et réduire le déficit, mais avec lui les syndicats et autres Gilets jaunes ne bougeront pas le petit doigt… C’est beau comme l’antique. Pour l’instant, il n’a subi aucune épreuve du feu. Aucune.
Toujours dans l’opposition, il peut ratisser large et aller dans le sens voulu : de la démagogie de haute volée.
Ils tireront la chasse et, bien sûr, ce sera la faute des autres…
Ils sont nuls, ces journalistes qui lui ont posé les questions. En fait, ce sont des médecins généralistes alors qu’il faudrait savoir se servir du scalpel. Pas au niveau. Et Jordy peut leur vendre toujours les mêmes rengaines, tout en promettant un déficit à zéro ou presque !
Je ne critique pas son âge, je m’en tamponne le coquillard, mais ce qu’il raconte, et ce qui constitue leur programme, est une fadaise. Il faut le relire.
Voués au centrisme ? Là est la question : l’aspect rebutant des extrêmes fait-il du centrisme un objet attirant ?
Pesant plus que son poids, par le simple fait de rendre majoritaire un grand parti, les partis centristes regroupent, à quelques exceptions près :
– ceux qui ont entériné un exécutif faible quant à l’application de la loi, à la fois pour des raisons libérales et de coût budgétaire ;
– ceux qui ont facilité ou organisé la vente des actifs hexagonaux (fonciers, industriels, propriété intellectuelle) à des États puissants, à des multinationales… et ont généré de la dette en permettant à un petit cercle d’empocher la rente de ces opérations.
Mais le centrisme, force d’appoint jusqu’alors des partis de droite et de gauche, est la matrice même où s’élaborent les extrêmes et où ils prospèrent depuis Mitterrand, à qui ce mécanisme a permis un deuxième mandat en scindant son opposition : plus le centrisme opère, plus les extrêmes prospèrent.
La logique, désormais bien établie, consistant à opposer les extrêmes et à laisser pourrir quantité de sujets régaliens, a fait baisser le niveau de compréhension de ce que pourrait être la politique ; et le cycle pourrait être long avant de retrouver une donne politique structurante plutôt que cacophonique.
Aujourd’hui, la politique s’interprète et se vit à un stade quasi reptilien, fait de haine des autres — autres particularisés par le wokisme ou l’origine — et d’atrophie du surmoi, attisée par des cliques dominatrices et manipulatrices. Beaucoup de médias jouent les amplificateurs.
Voués au centrisme ? Condamnés, peut-être…
La tornade blanche est arrivée. Vive la France et le RN, avec Jordan Bardella ou Marine Le Pen !
Une extinction définitive de J.-L. Mélenchon et de sa bande LFI d’ultra-gauche, pro-islamiste et pro-immigration massive, devenue nauséabonde, doit intervenir immédiatement.
Pauvre France ! On a eu des vieux politicards, soi-disant dotés de l’expérience, depuis quatre décennies, et aujourd’hui les mêmes nous font croire qu’ils feraient mieux s’ils étaient élus.
La déchéance a commencé avec Valéry Giscard d’Estaing, qui a donné refuge en France à l’enturbanné islamiste révolutionnaire radical iranien. On voit les fautes majeures commises par ces soi-disant expérimentés, suivis depuis 1981 jusqu’à ce jour par les démolisseurs d’une France autrefois enviée par le monde entier.
Notre démocratie est devenue une poubelle à ciel ouvert.
Si vous ne voulez pas la mort définitive de la France, votez bien cette fois-ci et ne laissez pas les nuls prendre les clés de l’Élysée.
Les anti-RN : chaos national et 3 600 milliards de dette.
Le RN : 0 chaos et 0 dette.
Conclusion : le grand danger, c’est le RN !
Je n’arrive plus à me déplier de rire. Continuez, les gars !
@ sylvain
Cher collègue,
Vous avez manifesté à plusieurs reprises un dédain sinon un mépris affiché pour la poésie. Vous n’aimez pas la poésie, c’est votre droit, mais en l’occurrence vous ne l’aimez pas pour de mauvaises raisons.
Il existe dans la vision gauchiste du monde une place pour la poésie, qu’à droite nous pourrions aussi revendiquer.
Les soixante-huitards et post-soixante-huitards, avant le délire pro-palestinien, avaient pour modèle le combat des guérilleros sud-américains, de Castro à Chavez en passant par les FARC et autres.
Ces mouvements avaient fait d’un poème emblématique une chanson qui était leur hymne et qui fut admirablement chantée par Paco Ibañez, gauchiste invétéré.
Il s’agit du poème de Gabriel Celaya
« La poésie es un arma cargada de futuro »
Même si vous n’êtes pas hispanophone, vous avez compris que :
« la poésie est une arme chargée de futur. »
Le poème est long, les gauchistes aiment se répandre quand ils se plaignent, et ce poème est une longue plainte suivie de l’espoir que la poésie peut apporter.
Voici le lien, si vous n’êtes pas hispanophone, Google vous le traduira sans problème. Le texte est facile.
https://poemario.com/poesia-arma-cargada-futuro/#google_vignette
Et voici le lien du même poème chanté magnifiquement par Paco Ibañez.
https://youtu.be/bKnEaCweikg?si=r3AzNP5WO1eroI3B
Ceci dit, si vous n’aimez pas la poésie, je ne cherche pas à vous convaincre de l’aimer.
Simplement, dans le combat des idées, elle est une arme comme une autre.
« Je postule — j’espère ne pas m’égarer — qu’il existe très peu de distance entre une gauche social-démocrate lucide et de bonne foi et une droite à la Gérard Larcher et Valérie Pécresse, s’obstinant à associer le centre pour l’attiédir et la banaliser. » (PB)
Vous imaginez encore de quoi on parle ce soir ? De la Grande Bourgeoise et de son score anorexique aux présidentielles, et de Gégé dont le seul souci important a été de changer le fauteuil sur lequel il végète depuis des décennies ! Nous sommes fous.
Et c’est avec eux qu’il faudrait refaire la France ? C’est à mourir de rire : une rentière de mandats et un vivant de viagers… Nous sommes sauvés !
Une bonne nouvelle : je parlais des images de Trump devant sa salle de bal. J’espère qu’il lit ce blog ; il s’apercevra qu’ici aussi, on sait faire des « choses formidables »…
https://outinord.fr/pdf/B8000evo4.pdf
Ben moi, ce sont les images du chaos en France sur CNews hier soir. Je jubilais, je bondissais de joie. Bravo à toutes ces racailles qui sèment l’anarchie et la violence partout en France, en toute impunité, avec la collaboration de la macronie et de la gauche !
Mais il ne faut pas faiblir : le vrai danger, c’est le RN. Martelons-le sans cesse !
J’ai fait un stock de bières pour les prochaines scènes d’émeutes : une bibine par voiture brûlée ! Youpi !
Quel baratin pour essayer de trouver la perle rare au milieu de cet océan de médiocrité — voire de nullité — politique ! C’est proprement sidérant, et ça ne fait que commencer ! Envoyez le popcorn !
Et le « name dropping » continue : Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, qui sais-je… Une fois, c’est l’un ; une fois, c’est l’autre… On brasse de l’eau tiède et rien n’en sort, sinon une déception au final.
Depuis le temps que dure ce cinéma, on penserait que des êtres doués de raison puissent parler d’autre chose ; eh bien non, on y revient toujours.
Qui sera président en 2027 ? Je m’en fiche comme de ma première chemise, sachant que ce sera, comme d’habitude, une marionnette et que rien ne changera fondamentalement.
On prend les paris ?
Pas besoin de parier, rien ne changera. Le chaos généralisé perdurera, et même s’amplifiera. C’est au programme européen d’Ursula et de ses toutous obéissants à la (Allah) tête des pays européens, qui continueront à se coucher devant l’ennemi islamiste.
Jordan Bardella, s’il est élu, sera balayé comme un fétu de paille ; armée et police seront écrasées par l’armée hyperpuissante des narcos islamistes. La justice rouge exécutera ceux qui auront eu l’inconscience de croire et vouloir résister pour sauver le pays.
Un grand bravo à tous ces traîtres de gauche alliés aux islamistes et aux narcos, vous êtes les meilleurs !
Il n’y aura ni Jordy ni le Vénézuélien, c’est évident. Et puis l’Assemblée ressemblera à celle d’aujourd’hui après avoir élu un centriste bon teint. La majorité ne franchira pas le pas en faveur du FN/RN, la trouille de leur programme économique demeurant intacte.
Et, par-dessus mon épaule, ma leste coiffeuse me suggère que Sébastien Lecornu lui fait penser à « un poisson rouge ».
Pour avoir vu les images de Donald Trump parler devant la construction de sa salle de bal, je suis rassuré sur notre capacité de construction ; nos B 8000 de mon époque seraient loin de me faire honte par rapport à ce que je regardais dans son dos.
Oui, nous avons des atouts, mais pas avec tous ces gonfle-figues de politiques ; il faut du courage !
« Le RN, si Jordan Bardella en est le candidat, serait probablement rejeté au nom d’une éthique démocratique de responsabilité : comment cette personnalité, aussi estimable et méritante qu’elle soit, pourrait-elle rassurer, avec sa jeunesse et son peu d’expérience, face aux crises internationales et à ces « monstres » atypiques qui les inspirent et en sont les protagonistes ? » (PB)
Cher Philippe, vous me décevez : la jeunesse serait un handicap ? Regardez bien dans quel état est notre pays : crimes records, invasions records, narcos records, impunité record, justice gauchiste complice des criminels, police morte de trouille, anarchie à tous les niveaux, immoralité, incivisme, haine, agressions, etc., etc.
Ce sont bien des « vieux expérimentés » qui gouvernent, non ? La vieillesse est un naufrage ; la France est victime de ces vioques bons pour l’EHPAD.
Ressaisissez-vous, cher Philippe !
Allons bon, hier je me suis fendu d’un pastiche sur le centre, et voilà qu’aujourd’hui le billet porte sur le centrisme.
Je ne peux décemment pas remettre ce pastiche, je suis condamné à en faire un autre.
C’est le triste lot des poètes blogueurs.
Voici donc une nouvelle définition du centrisme, intitulée :
Interprétation d’un centrisme tordu
J’ai commencé
Par penser tout seul,
Comme qui que ce soit.
Suivirent alors
Un virage vers la gauche,
Une inclinaison vers la droite,
Une timide poussée vers l’identitaire,
Et un brusque tournant vers la social-démocratie.
Donc, si vous m’approchez,
Attendez-vous à un brin de folie.
Il n’y a pas que des principes dans ma philosophie,
Il y a aussi des intérêts particuliers.
Je suis idiomatique,
Je suis idiosyncratique,
Je suis post-socratique.
Je suis paisible,
Mais les vents de l’Histoire me prennent pour cible.
Ma vanité vibre au soleil des sunlights médiatiques.
D’après le superbe poème de Kenneth White : Interprétation d’un pin tordu.
https://mimiclectik.canalblog.com/archives/2021/08/11/39061940.html
Je crois que l’élection primordiale ne sera pas l’élection présidentielle, mais celle qui suivra inexorablement : l’élection de l’Assemblée nationale. Car il se peut que le président soit réduit à un rôle de spectateur, comme Macron depuis deux ans.
On se focalise sur l’élection présidentielle, premier acte d’un système.
Certes un homme ou une femme l’emportera.
Mais le deuxième acte est beaucoup moins évident. Car, il y aura dissolution de l’Assemblée Nationale et rien ne prouve que le nouveau président ait la majorité nécessaire à l’accomplissement de son programme .
La campagne électorale n’a même pas encore officiellement démarré que déjà Jean-Luc Mélenchon et ses sbires font un battage frénétique dans tous les médias et sur les réseaux sociaux.
Et, bien sûr, les instituts de sondage ne sont pas en reste, nous inondant d’intentions de vote venues de nulle part et dans lesquelles le vieux gourou voit sa cote de popularité au plus haut.
Mais quand on entend certains propos tenus notamment par Mathilde Panot, qui relèvent du pur délire, je me demande si l’effet de cette déferlante d’âneries n’est pas contre-productif pour le candidat de LFI.
Je suis de l’avis de Raphaël Glucksmann qui dit : “Envoyer Jean-Luc Mélenchon au second tour, c’est garantir le triomphe de l’extrême droite. Il est devenu un agent électoral de Jordan Bardella et de Marine Le Pen.”
Tout laisse donc à penser qu’en avril prochain J-L Mélenchon va se prendre une quatrième (et espérons dernière) gamelle et qu’au second tour un candidat sérieux sera opposé à Jordan Bardella ou Marine Le Pen.
Une élection présidentielle ne doit pas se limiter à un concours de fanfaronnades.
On le pressentait depuis plusieurs semaines, Philippe Bilger ne croit plus vraiment en la candidature de Bruno Retailleau. Le Vendéen n’a pas réussi à imposer son autorité au sein de son propre parti ni à construire une stature véritablement présidentiable aux yeux de l’opinion. Notre magistrat honoraire en tire les conséquences avec lucidité.
Il constate, sans le souhaiter, qu’aucun des deux extrêmes ne pourra l’emporter au second tour, pour des raisons différentes mais convergentes. Le RN, avec Jordan Bardella, serait rejeté au nom d’une « éthique démocratique de responsabilité » face aux crises internationales, en raison de la jeunesse et du manque d’expérience du candidat. Quant à LFI et à un Jean-Luc Mélenchon en quatrième et dernière campagne, une « humeur majoritaire de détestation » le condamnerait, tant sa présence au second tour risquerait de faire gagner le RN ou, pire, de précipiter la France dans un « naufrage totalitaire ».
Dès lors, il ne resterait plus que l’option centriste au sens large : une convergence transpartisane allant des sociaux-démocrates lucides (François Hollande, Raphaël Glucksmann) aux LR modérés (Gérard Larcher, Valérie Pécresse). Bilger y voit une « fatalité » qui, quoi qu’on en pense, « ne nous laissera pas le choix ».
Fasse le ciel que son analyse soit juste et que le pire nous soit épargné. Il ne resterait ensuite qu’à attendre la crise financière inéluctable qui, sous la contrainte de la réalité, obligerait enfin le pays à accepter les réformes indispensables : adapter notre modèle social à la nouvelle donne démographique, travailler autant que nos principaux concurrents étrangers et réorganiser l’État pour en faire un véritable moteur de compétitivité. Une manière, au fond, de transformer la résignation centriste en sursaut salutaire.