Patrick Bruel : la loi du nombre ?

Il est hors de question de me prononcer sur la culpabilité ou l’innocence de Patrick Bruel, d’autant plus qu’il conteste l’ensemble des accusations, invoquant le consentement des plaignantes pour les faits qui lui sont reprochés, et que, sur le plan judiciaire, nous n’en sommes encore qu’aux prémices, avec la centralisation de toutes les procédures au parquet de Nanterre.

Comme l’avocate de Daniela Elstner, on est en droit d’espérer que ce parquet se montrera à la hauteur de celui de Paris, dont les diligences ont permis de traiter avec efficacité une affaire au retentissement artistique et médiatique considérable, touchant un chanteur et acteur au succès immense.

On peut éprouver quelque inquiétude lorsqu’on considère qu’un classement sans suite global a été prononcé en 2020 par le parquet de Nanterre, alors même que huit plaintes l’avaient déjà saisi et qu’elles présentaient, peu ou prou, des similitudes dont on aurait pu penser qu’elles appelleraient une autre réaction. D’autant plus que ce parquet avait alors une pratique consistant à ne pas examiner individuellement les agissements dénoncés, avec pour conséquence de les fondre tous dans une même décision de classement.

Rien n’est plus délicat à appréhender que la présomption d’innocence. Je me souviens du très grand avocat, tellement regretté, Hervé Temime, qui considérait qu’elle n’existait pas réellement car, selon lui, dès lors qu’une enquête était ouverte et qu’une procédure était engagée, elle disparaissait sous le rouleau compresseur de la police et de la justice.

On n’est pas obligé d’aller aussi loin que cette provocation stimulante pour appréhender la difficulté assez fréquente, née du hiatus entre une présomption d’innocence invoquée en théorie et une certitude inverse sur une probable culpabilité.

Cette contradiction n’a rien à voir avec le ridicule extrême de ces médias, souvent TF1, qui, confrontés à un flagrant délit ou à un crime flagrant, avec parfois l’aveu de l’auteur, se réfugient pourtant, comme de bons élèves, derrière une présomption d’innocence artificielle.

Avec Patrick Bruel, on est soumis à une vigilance complexe qui doit, en effet, concilier deux constats : d’un côté, on ne sait rigoureusement rien, sur le plan judiciaire, de son éventuelle implication ni de sa culpabilité dans l’ensemble de ces affaires ; de l’autre, ce qu’on en apprend médiatiquement ne rend pas absurde ce sentiment ordinaire selon lequel il n’y a pas de fumée sans feu et que la multiplicité comme la grande similitude des pratiques transgressives alléguées finissent par laisser peu de place au doute.

Comme si, en quelque sorte, le nombre faisait loi.

Ce n’est pas de l’hypocrisie que cette exigence imposant de tenir les deux bouts de la chaîne : d’un côté, la présomption d’innocence ; de l’autre, le droit de penser ce que l’on veut de la matérialité des faits, de leurs modalités et des dénégations opposées.

En revenant au propos d’Hervé Temime, et pour répondre à ce qu’il peut avoir de lucide autant que de préoccupant, il me semble qu’au-delà des journalistes, ce sont surtout les magistrats qu’il interpelle. Car, pour eux plus que pour quiconque, la présomption d’innocence doit constituer un impératif absolu.

Avant même que la condamnation ne soit prononcée et que les voies de recours ne soient épuisées, il est capital que les juges et les procureurs laissent toujours subsister cet espace de doute, d’incertitude, d’hésitation et d’interrogation qui pourrait se résumer ainsi lorsque le mis en cause, à quelque stade procédural que ce soit, nie les faits : « Et s’il disait vrai ? »

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Voir les Commentaires (45)
  1. Alain MEYET

    @ Achille 23 mai 2026

    Vous craignez que, dans ce genre d’affaires révélées (très) tardivement, l’écoulement du temps puisse effacer des preuves irréfutables. Et vous vous inquiétez par ailleurs de la multiplicité des viols et/ou agressions dont peut se plaindre une personne.

    Mais peut-il vraiment en être autrement ? Le crime de viol et les délits d’agressions sexuelles, en l’état actuel du droit, constituent ce que j’appelle désormais — et que bientôt tout le monde appellera — des « infractions subjectives », en lien direct avec le ressenti de la soi-disant victime. Le viol « objectif », établi à l’évidence par les faits s’étant déroulés, ayant donné lieu à un acte sexuel imposé alors même qu’il était refusé, fait place à l’acte sexuel simplement non consenti (comprendre : non expressément consenti) par la partenaire. La subjectivité qui irrigue les éléments constitutifs de l’infraction n’a pas lieu de s’accommoder d’éléments de preuve : il suffit que la victime se déclare et soit considérée de bonne foi pour que l’auteur soit poursuivi puis condamné. Rien d’autre n’est réellement exigé, s’agissant d’une telle infraction subjective. L’infraction peut être pleinement ressentie, pour ne pas dire découverte, des décennies plus tard, au prix d’une réflexion sur sa vie passée. Ainsi, une femme particulièrement sourcilleuse et exigeante peut légitimement estimer avoir été violée à de nombreuses reprises, là où une autre n’aurait pas eu le même ressenti.

    Dès lors, plusieurs décennies après, en l’absence de preuves tangibles et alors même que son comportement ultérieur traduisait de la sympathie, la femme qui aujourd’hui se sent victime d’un viol ou d’agressions sexuelles commis dans les années 1990 est pleinement recevable à se plaindre trente ans plus tard ; elle est fondée à faire poursuivre et condamner son agresseur ; ce qu’elle affirme est par nature suffisant.

    Tout cela, il faut bien le souligner, se manifeste au mépris du caractère non rétroactif du droit pénal. Cette nouvelle analyse du viol et des agressions sexuelles est celle à l’aune de laquelle on est admis aujourd’hui à considérer rétrospectivement des faits très anciens (et, de surcroît, souvent prescrits).

  2. Alain MEYET

    @ Serge HIREL 24 mai 2026

    Vous évoquez la notion de présomption d’innocence, que les médias malmènent et analysent parfois d’une manière tellement radicale que vous en arrivez à la qualifier de « tartufferie ».
    Afin que vous puissiez mieux appréhender cette notion fondamentale du droit pénal, je vous recommande d’étudier un arrêt que le Conseil d’État, statuant en assemblée du contentieux, a rendu dans une affaire qui l’a amené à prendre position sur cette question. Pour une meilleure compréhension, il est également souhaitable de lire les conclusions prononcées par le rapporteur public :

    C.E., Ass., 14 décembre 2018, « M. Gallet », n° 419443, concl. Nicolas Polge.

  3. Alain MEYET

    « Et s’il disait vrai ? »… « Et si les plaignantes disaient vrai ? »…

    Cette affaire Bruel me semble poser la question primordiale du dommage encouru, résultant d’une infraction dénoncée. Les infractions à caractère sexuel présentent cette particularité que les actes concernés ne tombent pas sous le coup de la loi de par leur nature même, mais en conséquence de ce que ressent le ou la partenaire : le consentement, l’acceptation valide un comportement qui, sinon, devient un délit, voire un crime. Dans la majorité des cas, ce sera donc la victime qui, en se déclarant comme telle, fera du comportement en cause une infraction.

    Et cela pose un grave problème. On peut admettre qu’une personne s’estime victime d’une agression et s’en plaigne ; la justice aura à déterminer si l’auteur en a eu conscience, si l’élément intentionnel peut être relevé et permet de constituer l’infraction. Mais je m’insurge lorsque l’on est en présence (prenons l’affaire Bruel) de femmes qui aujourd’hui, plusieurs décennies après, jusqu’à trente-cinq ans, réalisent qu’elles furent l’objet d’un viol ou d’agressions sexuelles. Je ne conteste pas leur bonne foi, mais la réalité de l’infraction : c’est en effet aujourd’hui qu’elles la ressentent, au vu de leur parcours personnel ultérieur, de la carrière de Patrick Bruel et de l’évolution récente de la société. Ces personnes se sont victimisées tout récemment ; or, ne pas se plaindre d’un comportement délictueux, et plus encore criminel, pendant des dizaines d’années démontre que les actes désormais reprochés n’avaient pas été ressentis comme tels.

    Au surplus, il existe dans notre droit pénal des délais de prescription : après l’expiration de ce délai, circulez, il n’y a plus rien à voir. Et, quoi qu’il en soit, la justice a mieux à faire que d’exhumer de vieilles affaires salaces et moribondes qui traduisent un comportement jadis consenti, mais qui rétrospectivement ne l’est plus et devient soudainement un crime ou un délit. L’honneur de notre droit pénal et des magistrats qui l’appliquent doit conduire à parfois savoir dire : non.

  4. Véronique Raffeneau

    « Comme si, en quelque sorte, le nombre faisait loi. » (PB)

    Dans la scène du vote à main levée – le ténor est-il coupable ou non coupable d’agressions sexuelles ? – du film d’Agnès Jaoui « L’Objet du délit », le nombre fait loi.

    Ce qui compte n’est évidemment pas l’objet présumé du délit mais la solidarité lâche de tous.

    Le principe illusoire de la présomption d’innocence ne peut que se heurter de plein fouet à l’emprise puissante du peloton, de la meute.

    Ce film décrit parfaitement les mécanismes ravageurs et incontrôlables des accusations fondées ou non dans les milieux artistiques et médiatiques. Agnès Jaoui a réalisé un film formidable rempli d’intelligence et de subtilités. Et de couleurs.

  5. @ Serge HIREL le 24 mai 2026 (@ Patrice Charoulet)

    Pitète ben qu’il préfère 70 mâles barbus boutonneux aux biceps de lutteurs de foire ; des meufs ? rooo c’est d’un ringard, faut évoluer mon cher !

  6. Serge HIREL

    Patrice Charoulet le 22 mai
    « Je précise que je n’ai jamais violé personne »

    Voilà une affirmation bien téméraire par les temps qui courent… Pouvez-vous en apporter la preuve ?
    Jamais un rapide coup d’œil en arrière sur une mini-jupe ? Jamais un regard s’arrêtant une seconde sur un joli décolleté ? Jamais un petit sourire de trop à l’une de vos gracieuses élèves ? Non ? Vous êtes un saint, Patrice ! Et, bien qu’athée, Dieu vous accueillera dans son Paradis… Dieu, mais pas Allah… Ses 70 vierges auraient raison de votre sagesse…

  7. Serge HIREL

    En matière de respect de la présomption d’innocence dans les médias, on en est arrivé à l’absurde. Un malfaiteur pris en flagrant délit ou ayant passé des aveux circonstanciés, accompagnés de preuves, reste, de par la loi, « présumé innocent »… et cela doit être clairement indiqué s’il est cité dans un article de presse ou lors d’un reportage TV. Il peut même avoir le culot de déposer plainte pour diffamation si quiconque, avant sa condamnation définitive, oublie cette mention.

    À bien y regarder, on n’est pas loin d’avoir à l’indiquer également pour désigner le terroriste qui a décapité Samuel Paty, puisque, ayant été abattu, il reste définitivement « présumé innocent », la justice ayant clos les poursuites contre lui à l’instant même de sa mort.
    Que cette précaution soit obligatoire lorsqu’un délinquant nie avoir participé aux méfaits qui lui sont reprochés, encore plus si l’individu va jusqu’à se défendre d’avoir eu la moindre intention de les commettre, cela va de soi… même si l’accusation dispose de preuves ou même seulement d’un faisceau d’indices emportant sa conviction de culpabilité.

    Mais, de grâce, arrêtons cette tartufferie du « présumé innocent » parfaitement coupable. Pour ma part, je considère que, sur le point des entraves qu’elle impose en matière de communication à propos des affaires judiciaires en cours, en étendant le bénéfice de la présomption d’innocence à tous les mis en cause, y compris même à ceux qui revendiquent leurs méfaits, la loi Guigou du 15 juin 2000 porte atteinte à la liberté d’expression des médias et de chaque citoyen.

    Non seulement elle interdit la publication de photos des faux « présumés innocents » menottés, mais elle punit aussi « la réalisation, la publication et le commentaire de sondages d’opinion portant sur la culpabilité d’une personne mise en cause à l’occasion d’une procédure pénale ou sur la peine susceptible d’être prononcée à son encontre », et ce même lorsqu’il s’agit de terroristes fiers de leurs tueries !

    Présentée à l’époque comme un progrès, ce texte, auquel Eric Dupond-Moretti a ajouté sa patte en 2021, est en fait conçu en faveur des « droits » du délinquant et du criminel, aux dépens du travail des enquêteurs, de la manifestation de la vérité et, après la condamnation, du respect de la peine infligée.

    Quant au cas Bruel-Flament, la seule posture raisonnable est celle de notre hôte : ne pas accuser l’un de viol, l’autre de mensonge, ne pas croire plus l’un que l’autre, faute d’être en possession de la moindre preuve étayant l’une ou l’autre de ces deux versions totalement antagonistes… et, surtout, tant que la justice reste silencieuse, s’interdire de faire part urbi et orbi de ses états d’âme personnels, en particulier lorsqu’on détient ne serait-ce qu’une parcelle de notoriété politique et/ou médiatique.

    Segoléne Royal – par besoin viscéral d’avoir à dire quelque chose -, Sandrine Rousseau – par pure démagogie anti-mâle blanc -, mais aussi quelques élus territoriaux qui conseillent au chanteur d’annuler ses concerts, ont franchi le pas du verdict a priori, de l’instruction populaire à charge, de la condamnation extrajudiciaire… Si les propos des deux SR n’émeuvent que peu l’opinion publique tant ils sont convenus, ceux des maires, pourtant habitués à plus de retenue, sont plus inquiétants…

    Il serait souhaitable que la justice les rappelle indirectement à l’ordre en faisant savoir sans ambages que l’affaire, pour l’instant, se résume à une douzaine de plaintes et que, si elle enquête, notamment pour évaluer la possible prescription des faits que dénonce Flavie Flament, elle n’a pris aucune décision quant aux suites qu’elle y donnera.

    Autrement dit, avant même d’avoir fait l’objet d’une convocation de la justice, Patrick Bruel, qui nie l’ensemble des viols qui lui sont reprochés, doit être considéré comme « présumé innocent »… et peut chanter où et quand bon lui semble, les spectateurs étant, pour leur part, libres de l’applaudir, de le huer… ou de rester chez eux.

  8. Je précise que je n’ai pas été violé(e) par Patrick Bruel.
    Eût-ce été le cas, et si j’avais été interviewé(e), je pense — mais je n’en suis pas sûr(e) — que j’aurais évité les interviews avec lui ainsi que toute cette complicité faux-derche du monde du spectacle.

    Flavie Flament, elle, n’a pas agi de cette manière. N’étant pas dans sa tête, on peut ne pas comprendre, et c’est mon cas.

    Mais je pense aussi qu’il ne fallait pas toucher à Patriiiiiick, et que là, les choses ont changé.

    Jean-Marie, disparu trop tôt, ne peut pas créer une affaire dans l’affaire, mais c’est vrai qu’il aurait eu, je pense, le bon mot.

    Il y a donc une probabilité que Bruel se fasse dézinguer pour ce qu’il a fait, d’autant qu’après des carrières profitables et payées en partie par les chaînes publiques, ses victimes d’il y a trente-cinq ans peuvent faire valoir leurs droits à la retraite.

  9. Ce monde est injuste : les femmes détestent se faire violer alors que les hommes ne demandent que ça ; moi-même j’aimerais que certaines femmes me violent, je ne cite pas les noms, elles sont peut-être très sollicitées et n’arriveront jamais à satisfaire tous les hommes qui les désirent. Cépazuste !

  10. Mary Preud'homme

    @ Achille 23 mai 2026

    Ne pas confondre non-lieu et acquittement.
    Il peut arriver qu’une personne violée continue à côtoyer son violeur (et non le « fréquenter » comme vous dites). C’est généralement le cas si l’auteur de l’agression est un proche, une personne influente, qui a autorité, voire semble irréprochable…

  11. @ Mary Preud’homme le 23 mai 2026
    « Sachant qu’à peine 10 % des femmes violées portent plainte, si l’on retire les « menteuses » ou « affabulatrices » qui, selon vous, ne le feraient que par vengeance, frustration, etc., il ne reste plus grand monde à prendre au sérieux… »

    Il arrive aussi que des femmes accusent des personnalités influentes de viol lorsque le « contrat » passé avec le monsieur n’a pas été satisfaisant, à son goût.
    Je citerai l’accusation de viol contre Gérald Darmanin par une dame qui comptait sur son influence pour obtenir un appui dans la révision d’une condamnation en 2005 pour chantage et appels malveillants à l’égard d’un ancien compagnon.
    La décision de la plus haute juridiction française confirme le non-lieu décidé en faveur du ministre de l’Intérieur, et clôt le volet judiciaire de cette affaire.
    L’accusation de viol, ça ne marche pas à tous les coups, et heureusement !

  12. @ Michel Deluré le 23 mai 2026
    « Et lorsque tout ne repose plus que sur la parole des uns et des autres, que le temps long (35 ans par exemple) a fait son œuvre et effacé, totalement ou partiellement, tout espoir d’obtenir des preuves irréfutables. »

    Exact, surtout si la personne en question a continué, pendant toutes ces années, à fréquenter son violeur.
    À noter qu’à treize ans, en 1987, elle aurait également été violée par David Hamilton et, laisse-t-elle entendre, par d’autres hommes également. Ça commence à faire beaucoup…

  13. @ Ellen le 22 mai 2026
    « Patrick Bruel ressemble plus à une grenouille… »

    Dans son cas c’est la fable de la grenouille aussi atroce que la meuf.

  14. Kardaillac

    La présomption d’innocence est un terme de droit qui participe du principe de précaution.
    On ne parle pas de droit ces jours-ci, mais de réputation. Et la (mauvaise) réputation, comme la chantait Brassens, n’obéit pas aux mêmes canons. Patrick Bruel a peut-être trop joué de sa notoriété.
    Était-il, au fond, l’Abbé Pierre du poker ?

  15. Michel Deluré

    @ Achille 22/05/2026

    Et lorsque tout ne repose plus que sur la parole des uns et des autres, que le temps long (35 ans par exemple) a fait son oeuvre et effacé, totalement ou partiellement, tout espoir d’obtenir des preuves irréfutables, rendant ainsi tout jugement équitable impossible, il est alors légitime de s’interroger sur l’objectif réel recherché par l’introduction de telles actions et de se demander si, au bout du compte, ces mêmes actions ne finissent pas par se retourner contre celles qui les ont initiées, au détriment de la cause qu’elles prétendaient défendre.

  16. @ Ellen
    @ Achille

    Vous oubliez ceux qu’on appelait les « beaux-laids », qui avaient un charisme unique au cinéma :
    Lino Ventura, qui n’avait même pas besoin de parler pour crever l’écran, et Jean-Paul Belmondo avec sa gueule cassée, un pitre inimitable.

  17. Quoi qu’il en soit, les déclarations des victimes et des mis en cause ne devraient pas sortir du cadre secret des cabinets des juges d’instruction ou des psychiatres.
    Je trouve qu’il y a quand même une certaine publicité indécente à venir se répandre sur les plateaux télé pour y expliquer des faits anciens dont aucune preuve matérielle n’existe.
    Tout cela devrait faire l’objet de vraies poursuites judiciaires.

  18. @ Achille
    ”…partant du principe que ce sont les hommes qui violent les femmes et non l’inverse.
    La nature en a voulu ainsi. ”

    Drôle de principe !
    La nature… refuge argumentaire des égarés.

    La nature est une marâtre, elle a laissé aux humains la liberté de sortir de la sauvagerie, ils ont fait ce qu’ils pouvaient en matière de tyrannie et en ce domaine ils ont démontré combien est profonde leur déchéance.

    Qui tyrannise qui ?
    Pourquoi ?
    Jusques à quand ?

    ”If you can look into the seeds of time, And say which grain will grow and which will not, Speak then to me, who never beg’d nor fear Your favours nor your hate”. (Macbeth)

  19. Je ne peux m’empêcher de souligner le rôle ambigu des médias dans les affaires de ce genre, au sein du microcosme artistique : micros ouverts à volonté et articles à foison sous le prétexte de libérer… la parole.

    On n’entend que Flavie Flament, mais nullement les six ou sept autres plaignantes. Peut-être n’ont-elles pas la notoriété nécessaire ; il n’empêche qu’elles auraient subi les mêmes faits.

    Et j’en viens à cette dramatique affaire de viol — celle, cette fois, qui a été jugée — : le viol de Cherbourg du 4 août 2023, laissant la victime martyrisée à jamais.

    Et le site Arrêt sur images dénonce « le voyeurisme » et le « dérapage déontologique » de la presse, publiant des détails sans le consentement de la victime…

    C’est vrai que le violeur est gênant pour ce site. Géométrie variable de nos médias.

  20. Même s’il y a plus de violeurs que de mythomanes ou d’aigries se vengeant de n’être pas les élues de quelque homme prestigieux, il faut déterminer, à chaque fois, qui dit vrai.
    Vaste problème.

    Je ne pense pas qu’il doive y avoir de présomption de viol. Mais, si l’on cherche où le balancier a pu aller trop loin, il y a le cas où, alors même qu’il est prouvé qu’on lui a « fait un enfant dans le dos », un homme doit quand même assumer de contribuer à son éducation.

    Je comprends qu’on veuille aider les enfants, mais on ne favorise pas la justice en favorisant la tromperie, avec des conséquences rétroactives.

    https://www.alexia.fr/fiche/11190/faire-un-enfant-dans-le-dos-que-dit-le-droit.htm

    Pendant bien trop longtemps, les femmes ont été reléguées à la reproduction, avec des tabous et tant de chasses gardées réservées aux hommes. Comment s’attendre à ce que les gens soient loyaux les uns envers les autres quand les hommes, les dominants, traitaient ainsi les femmes, c’est-à-dire les personnes les plus proches d’eux ? Quel modèle de comportement pour tous, notamment pour les enfants ?

    Même si je soupçonne que le partage des tâches s’est d’abord fait selon un critère de force et de disponibilité — la femme étant moins forte que l’homme chasseur ou paysan —, et que celle qui portait l’enfant et l’allaitait devait naturellement s’occuper de la suite.

    À présent que l’énergie — la sainte énergie, le divin pétrole, la fée électricité, le bienheureux nucléaire — est devenue la force principale, les tâches peuvent mieux se répartir selon les vocations de chacun. Les femmes devraient célébrer tous les jours cette énergie salvatrice : plus encore que les hommes, elles ont un paradis terrestre à perdre si l’on cesse d’y puiser.

    Les gens qui veulent le retour d’autrefois n’ont pas idée de ce que signifie vivre davantage sous la dépendance de la nature, avec le froid, la faim, la division du travail — pire que le taylorisme —, les femmes reléguées, sinon les libres, les esclaves et autres joyeusetés comme le système des castes.
    Bandes d’inconscients…

    La justice doit, en principe, juger au cas par cas ; les féministes, effacer les abus restants. Et il serait chevaleresque — mais aussi source de prestige pour les femmes — qu’elles s’attaquent également aux rares abus commis par des femmes, comme il appartient aux hommes de dénoncer les abus des hommes.

    Je ne pense pas que les femmes vaillent mieux que les hommes et qu’elles aient la lourde tâche d’en être l’avenir. Mais, malgré ce qu’on a pu dire d’elles, elles ne valent pas moins. Et il serait bon qu’il y ait des femmes pour dénoncer l’abus que je citais plus haut.

    Sinon, il y a une femme qui a donné corps à mes intuitions sur le lien entre le statut des femmes et l’énergie. J’ai emprunté le livre ; il faudrait que je l’achète, moi qui ai déjà tant de livres à acheter… et pire encore, à ranger.

    https://zone-critique.com/critiques/feminicene/

    Les femmes peuvent bien sûr revendiquer, et pourquoi pas dénoncer des abuseurs, en tentant de ne pas oublier la présomption d’innocence.

    Mais, à court terme, la venue d’immigrés musulmans et de leurs femmes voilées n’a rien de féministe ; et le spectre d’une fin de la corne d’abondance énergétique constitue une question plus décisive encore.

    Au Japon, on ne passe pas son temps en palabres : on cherche, et l’on commence, semble-t-il, à trouver…

    https://cooptek.fr/des-drones-qui-dirigent-la-foudre-le-japon-transforme-lorage-en-opportunite/#:~:text=Un%20seul%20%C3%A9clair%20peut%20lib%C3%A9rer,vision%20d%C3%A9carbon%C3%A9e%20de%20l'%C3%A9nergie.

    Il ne semble pas que ce soit le cas en France… Je pense qu’il n’y a pas que le féminisme qui se soit détourné du « faire » en France, à mille indices, et, par exemple, au fait qu’il ne semble pas qu’on cherche à capter l’énergie des orages : une idée si évidente que je l’ai eue sans savoir qu’elle avait déjà été tentée en Amérique avant le Japon, mais qui laisse ici certains ébahis… Comme s’il y avait de quoi !

    Les énergies se focalisent sur des polémiques, la dernière en date étant la fronde d’auteurs contre le propriétaire de leur maison d’édition. À propos, s’il existait davantage d’auteurs de science-fiction en France et que certains parlaient non seulement des démons mais aussi des merveilles de la science, comme Jules Verne, il me semble que l’imaginaire — qui est la base de tout — pousserait davantage vers la science et, dans la science, vers la recherche, par exemple sur l’énergie des orages. Et les éoliennes ? Au Japon, on n’est pas dans la plainte face au gros vent, on cherche :

    https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/energie/ces-etonnantes-eoliennes-japonaises-peuvent-resister-aux-typhons_AN-201703290154.html

    Bref, c’est un autre état d’esprit.
    Que la concurrence internationale et les défis de l’avenir nous commandent d’imiter. Si les femmes françaises écoutaient la voix de l’auteure de « FéminiCène » ou s’y mettaient d’elles-mêmes, on peut dire qu’elles seraient l’avenir de l’homme… français. Mais, au fond, je pense que les hommes, les femmes et ce qui est entre les deux peuvent — et seraient bien inspirés de — chercher ensemble le Graal énergétique.

    Outre le projet ITER et ses équivalents pour le nucléaire, je vois surtout l’espoir dans les start-up :

    https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/fusion-nucleaire-les-startups-privees-sont-elles-en-train-de-doubler-iter-156163/

    Et Total et le nucléaire français s’épaulant mutuellement.

    https://www.lefigaro.fr/societes/edf-signe-avec-totalenergies-un-contrat-de-fourniture-d-electricite-nucleaire-a-long-terme-20260327

    Total n’est pas comme les politiciens : cette entreprise ne peut pas se permettre de faire fi du présent et d’ignorer d’investir dans l’avenir. Et elle le sait, contrairement à d’autres majors. Une vraie fierté française, que l’on traîne pourtant dans la boue.

    Affligeant… La société a pourtant fait des efforts sur les prix chez nous et propose à l’État d’instaurer une taxe flottante selon les prix du marché, ce qui ne serait pas absurde pour les consommateurs et peut-être pas dommageable pour l’État : si les gens ont davantage, ils consomment plus et la taxe peut devenir plus rentable.

    Cela défriserait les écolos amateurs de pénuries, mais permettrait aussi de financer des recherches sur les énergies alternatives, utiles notamment face à un probable épuisement des ressources et aux fantaisies géopolitiques que nous observons, par exemple, dans le détroit d’Ormuz.

    Même les intelligences artificielles ont besoin d’énergie ! Si elles pouvaient choisir leur agenda, elles se concentreraient sans doute là-dessus. Les humains sont-ils vraiment plus intelligents et autonomes qu’elles s’ils ne le font pas ?

    Et les gens peu aidés par l’ingrate nature, comme les femmes, peuvent moins que les autres se payer le luxe du manque de lucidité.

    Alors, comme Total a un pied dans le présent et un pied dans le futur pour l’énergie, les femmes doivent avoir un pied dans la revendication — sans tomber dans l’abus — pour le présent, et un pied dans le futur pour garantir contre la régression.

  21. @ Ellen le 22 mai 2026

    Ah ?… Diantre ! Je me dis que j’aurais pu être sur cette liste… Simple moniteur de vacances de mer sur le sable chaud de la Côte basque… Ou pointeur-tireur à Verdun…
    Je taquine bien sûr ; je n’aurais jamais imaginé être un artiste. D’ailleurs, pour cela, il faut en rêver, j’imagine…
    Pourtant, adhérent au ciné-club du lycée, j’ai visionné des tombereaux de films italiens, que j’adorais.

  22. Mary Preud'homme

    @ Achille
    « Pourtant il doit bien y avoir des cas où la victime agit par vengeance, frustrée d’avoir été éconduite par son ex-amant qui lui a préféré une autre partenaire, plus attrayante. Ça arrive assez souvent. »

    On sent l’homme qui parle d’expérience !!!

    Sachant qu’à peine 10 % des femmes violées portent plainte, si l’on retire les « menteuses » ou « affabulatrices » qui, selon vous, ne le feraient que par vengeance, frustration, etc., il ne reste plus grand monde à prendre au sérieux…

    Or, c’est justement à cause de raisonnements comme le vôtre que beaucoup de femmes violées adultes renoncent à porter plainte.

    Sans parler des enfants et adolescents abusés sexuellement, qui, eux, subissent de graves traumatismes dont ils ont bien du mal à parler et dont ils ne se remettront peut-être jamais, d’autant plus si leur témoignage et leur souffrance sont mis en doute, voire niés. Mais c’est un autre sujet.

  23. Le problème dans ces affaires de viols, c’est qu’il est difficile de déterminer qui a raison. C’est parole contre parole et le plus souvent c’est la femme qui obtient gain de cause, partant du principe que ce sont les hommes qui violent les femmes et non l’inverse.
    La nature en a voulu ainsi. L’homme, lui, est régulièrement considéré comme un être fruste incapable de maîtriser sa libido.

    Pourtant il doit bien y avoir des cas où la victime agit par vengeance, frustrée d’avoir été éconduite par son ex-amant qui lui a préféré une autre partenaire, plus attrayante. Ça arrive assez souvent.

  24. @ Ellen le 22 mai 2026
    « L’œil d’une femme est plus précieux sur la beauté masculine. »

    Vous parlez d’expérience certes, mais je ne suis pas tout à fait d’accord.
    L’oeil n’est rien, c’est l’imagination qui est tout.
    La femme cherche le prince charmant, alors que l’homme cherche la belle au bois dormant.
    Ou plutôt la belle au lit dormant.
    De là vient l’incompréhension totale entre Mars et Vénus.

  25. @ Ellen le 22 mai 2026

    Beaucoup d’acteurs américains dans votre hit-parade des séducteurs.
    Louis Jourdan et Alain Delon n’arrivent qu’en fin de liste.
    Je pense que notre bel Alain national méritait d’être en tête de liste. Il le vaut bien ! 😊

  26. @ Jocelyne Tartarin
    ”Le problème ici, c’est l’attitude de certaines gamines, adolescentes ou jeunes femmes, prêtes à tout pour se faire remarquer par leur idole ou par un homme célèbre. Si elles cherchent désespérément le regard d’un homme important, c’est qu’elles manquent de confiance en elles.”

    Donc, partant de là, le problème devient la violée… Pas mal comme raisonnement…

    Du coup, puisque Flavie Flament a une attitude pas très responsable, ceux qui s’en prennent à elle seraient moins fautifs, voire pas fautifs du tout. Mais c’est extra, ça ! Je me demande pourquoi je n’y ai pas pensé ???
    C’est parfaitement convaincant. J’imagine la scène :

    Voici une agnelle, toute blanche et innocente, qui, par une soirée d’été sous le ciel étoilé, la tête remplie de rêves, vient s’asseoir près de celui-ci qui n’a pas l’air d’un ogre. Elle croit, l’écervelée, que le loup loge dans la sombre et hideuse forêt, et qu’ici, près d’elle, se trouve un songe…

    On va donc lui dire : « Tu étais jeune et inexpérimentée ; que faisais-tu si tard seule avec lui ? Il pouvait te faire du tort, tu ne crois pas ? »
    Et elle répondrait : « Mais non, il ne fera rien de mal. C’est un adulte, il doit me protéger ; la société le lui commande, sa maman le lui a dit… Et moi, je fais confiance au loup parce que je n’ai pas encore l’âge de perdre mes illusions… »

    On ne devrait pas se départir aussi facilement de nos devoirs…

  27. Michel Deluré

    @ Patrice Charoulet 22/05/2026
    « Je précise que je n’ai jamais violé personne… »

    Mais Patrick Bruel, figurez-vous, l’affirme lui aussi ! La vérité est-elle dans sa bouche ou dans celle de ses accusatrices ?

  28. @ Achille
    ”Personnellement j’ai du mal à imaginer que Patrick Bruel, qui est bel homme, qui est un chanteur et un acteur célèbre et qui donc peut s’offrir toutes les plus belles filles du monde d’un simple claquement de doigts, soit un violeur.”

    Côté beauté masculine, vous n’êtes pas très difficile, Achille.
    Bel homme, dites-vous ?! Patrick Bruel ressemble plus à une grenouille à côté des vraies beautés mondialement connues, telles que Cary Grant, Paul Newman, George Clooney, Robert Redford, Rock Hudson, Marlon Brando, James Dean, Jake Gyllenhaal, Tom Cruise, Paul Walker, Jared Leto, Gregory Peck, Chris Evans, Sean Connery, Louis Jourdan, Alain Delon, Dacre Montgomery, Jude Law, Luke Evans, Ewan McGregor…

    L’œil d’une femme est plus précieux sur la beauté masculine.

  29. Michel Deluré

    « Et au suivant… » comme le chantait le grand Jacques Brel !

    C’est donc cette fois au tour de Patrick Bruel d’être mis en cause pour ses appétits sexuels apparemment excessifs et non maîtrisés. Comme quoi, il faut savoir ne pas toujours céder à la tentation de plats trop alléchants et en apparence trop faciles à déguster ! PB aurait dû méditer les conseils de France Gall : « Résiste… ».

    Ceci dit, ce qui me désole dans ce type d’affaires, c’est que, coupables présumés tout autant que victimes possibles, sont jetés sans discernement et sans le moindre ménagement sur la place publique, livrés au seul jugement d’un impitoyable tribunal médiatique qui se prononce souvent sans connaissance profonde et sérieuse des dossiers, s’appuyant uniquement sur des sentiments, des émotions, des impressions, des penchants, tous éléments chargés de subjectivité et tout cela dans un climat d’où la sérénité est totalement absente.

    Il n’appartient pas à ce tribunal médiatique de se substituer à la justice qui, seule, doit être à même, pour autant que cela soit possible dans ce type d’affaires complexes, de faire émerger, en toute objectivité et en toute sérénité, la vérité.

  30. Jocelyne Tartarin

    Concernant Flavie Flament, la question ici n’est pas tant de savoir si elle dit vrai lorsqu’elle affirme que Patrick Bruel l’a violée. Ce qui pose problème, c’est qu’elle se soit rendue seule chez lui à 16 ans !
    Quelques années plus tôt, à 13 ans, elle s’était rendue chez le photographe David Hamilton. C’est même sa mère qui l’y avait déposée la première fois. Quelques décennies plus tard, elle écrit un livre dans lequel elle dénonce ces viols.
    Le problème ici, c’est l’attitude de certaines gamines, adolescentes ou jeunes femmes, prêtes à tout pour se faire remarquer par leur idole ou par un homme célèbre. Si elles cherchent désespérément le regard d’un homme important, c’est qu’elles manquent de confiance en elles.
    Les raisons peuvent être multiples : un père absent, une mère irresponsable et une éducation défaillante.

  31. La meute. Des mâles blancs de plus de 50 ans… On croirait entendre du Coluche.
    « Monsieur l’juge, je l’ai pas violée ; violer, c’est quand on veut pas. Moi, je voulais bien, moi. »

    Présomption d’innocence… oui, mais ne pas oublier qu’avant d’être présumé innocent, on est innocent. Il faut qu’il y ait suffisamment d’éléments, de faisceaux d’indices, de preuves, blablabla, concordants, pour être mis en examen donc présumé innocent. Façon de dire que la justice passe par le jugement. Un fait avéré et prescrit « innocente » aux yeux de la loi. Aux yeux des faits…

    Les arguments de beauté — c’est relatif —, de richesse ou de notoriété n’ont aucune valeur. Un violeur n’est pas tenu par son portefeuille ou sa belle gueule, mais par son psychisme.

    Donc oui, la meute. Tous ceux qui pensent qu’il est normal de violer des femmes. Les bonshommes.

    Celui qui a du mal à se dire que donner un billet à une ado prépubère, ou à peine pubère, en Afrique pour se la taper, c’est du viol. Il n’y a aucun consentement : il y a de la contrainte.

    Jusqu’au crétin qui ne conçoit pas qu’une parole puisse ne pas être immédiate, ce qui laisserait penser à une fausse déclaration. Combien de juifs déportés ont eu du mal à sortir de leur silence ? Pour autant, la déportation a bien existé.

    On verra ce qu’il en est. Notons que, dans notre pays, tout est fait pour faire oublier l’affaire Jeffrey Epstein ; la tolérance — que dis-je, la complicité — est de mise quant au viol et à la pédophilie.

  32. N’appréciant pas particulièrement Patrick Bruel, dont le talent de chanteur reste à prouver (massacrer Barbara est une faute grave), j’ai du mal à comprendre l’engouement qu’il a suscité auprès des jeunes filles ou des hommes (pourquoi pas !).

    Les « gens du milieu » savent qu’il a toujours eu un comportement « contestable » à l’égard des femmes et que le nombre de personnes concernées par les violences dont il lui est fait reproche ajoute à la perplexité : comment un garçon adulé par la gent féminine éprouve-t-il le besoin d’en violer quelques-unes ?

    Vous connaissez tous la kleptomanie qui touche des hommes et des femmes qui n’ont pourtant aucun besoin financier.

    Peut-être en est-il de même pour Bruel, qui peut sans difficulté coucher avec ses groupies et qui pourtant recourait à la violence ?

    C’est dans la tête avant d’être dans le caleçon !!

  33. @ Achille
    « Personnellement j’ai du mal à imaginer que PB, qui est bel homme, qui est un chanteur et un acteur célèbre et qui donc peut s’offrir toutes les plus belles filles du monde d’un simple claquement de doigts, soit un violeur. »

    Il m’arrive de dire parfois des bêtises. L’affaire Jeffrey Epstein révèle des travers où le physique et la fortune n’excluent pas le pire. Et puis nous avons eu un épisode avec notre emblématique économiste, qui est passé par la case trapèze à New York ; il adorait les pâtes aux truffes, avait confié un journaliste lors de sa première sortie dans un restaurant italien… Mais pas que, semble-t-il… Bon, bon…

    Nous bénissons, dans un autre registre, Nissan-Renault. C’est moins brûlant, mais plus agaçant : accéder à la vis qui permet de démonter l’optique du clignotant du Nissan Juke est un exploit authentique digne de Reinhold Messner.
    https://www.smart-legal.fr/affaire-carlton-de-lille-le-reseau-de-proxenetisme-impliquant-dsk/#gsc.tab=0

  34. @ Patrice Charoulet
    « Pour la énième fois, je redis qu’un viol se déclare le jour même ou le lendemain matin, ce qui permet un prélèvement d’ADN. Pas cinq ans ou vingt ans après. Je précise que je n’ai jamais violé personne et que je n’ai pas la moindre indulgence pour les violeurs. »

    Très intéressant point de vue…
    Moi non plus, je n’ai jamais violé ni été violée, ce qui est très ennuyeux pour se faire une idée précise des effets ; les causes restent un mystère…

    Mais prenons comme hypothèse celle du viol, et imaginons :

    Voilà, prenant Mister Lover pour un gentleman, je serais, vu mon jeune âge, persuadée qu’il n’ira pas au-delà des limites que les gens civilisés connaissent…
    Or, à ma grande surprise, une scène se déroule sans que mon avis de greluche soit admis…
    Holàlà ! Comme je suis mécontente, je me précipite au commissariat, dont j’ignore l’adresse, l’anatomie bouleversée et ma culotte à la main…
    Il va de soi que, sachant que pas une minute n’est à perdre, je me concentre sur ce qui doit être fait au plus vite — ce que beaucoup savent devoir être fait immédiatement afin que tout ce qui a été ajouté ne soit pas perdu… ADN oblige !

    Moi, violée hypothétique, je sais que je dois rester zen, concentrée, affûtée, cohérente et, cela étant acquis, je dois bien entendu prouver que le violeur est un mal-comprenant, ou un homme bien sous tous rapports, et que, vu sa réputation, ça ne m’étonnerait pas que la faute soit de mon côté.
    Bien évidemment, rien n’est plus aisé que de raconter une scène de viol dans les minutes qui suivent ledit viol, dans une pièce glauque, entourée de personnes inconnues, la culotte dans la poche…
    C’est vraiment c*n que je n’aie pas vécu cette expérience ; j’aurais pu donner mon avis frappé au coin du bon sens.

    Il y a quelque chose qui cloche, non ?

  35. Patrice Charoulet

    Pour la énième fois, je redis qu’un viol se déclare le jour même ou le lendemain matin, ce qui permet un prélèvement d’ADN. Pas cinq ans ou vingt ans après.
    Je précise que je n’ai jamais violé personne et que je n’ai pas la moindre indulgence pour les violeurs.

  36. Inutile de faire de grands commentaires, Bruel est victime de l’inquisition haineuse violente de ces féminazies qui ont pour mission d’éradiquer toutes les têtes de gondole célèbres de la race blanche catho de souche ; évidemment, pas touche aux migrants musulmans islamistes qui ont beaucoup plus de sang et de viols sur les mains, courage fuyons !
    Supercherie énorme à avaler, personne n’y croit.

  37. @ Achille
    ”Personnellement j’ai du mal à imaginer que Patrick Bruel, qui est bel homme, qui est un chanteur et un acteur célèbre et qui donc peut s’offrir toutes les plus belles filles du monde d’un simple claquement de doigts, soit un violeur.”

    Oui, en effet !
    Tout cela est étrange, comme c’est bizarre… On pourrait se demander : pourquoi ?
    Pourquoi — telle est la question — un homme de pouvoir, de séduction, célèbre, charismatique, fortuné, avantagé par le sort, qui dispose d’un choix important, deviendrait-il un violeur, un harceleur, un butor ?

    Pourquoi ? On s’étonne, parce que c’est étonnant !
    Et pourquoi est-ce étonnant ?
    Parce qu’on ne comprend pas !
    Et pourquoi ne comprend-on pas ?
    Parce qu’il s’agit d’autre chose…
    Parce qu’il ne s’agit pas de ce dont on pense qu’il s’agit…

    En somme, le pourquoi du comment se situe ailleurs qu’au niveau de la ceinture ; c’est quelque chose qui ne porte pas encore de nom.
    Pourquoi un politique brillant se jette-t-il sur une femme de ménage ? On ne sait pas…
    Pourquoi Tipaza soupçonne Ève plutôt qu’Adam ? On devine…
    L’évolution de l’espèce est un chantier en cours…

  38. – Je suis déçue.
    – Pourquoi ?
    – J’avais dit : « Non » et il n’a pas insisté !
    – Je suis vraiment très déçue !

    C’est peut-être pour éviter ce genre de discussion entre ses groupies que Patrick Bruel est passé à l’acte à l’insu de son plein gré.
    Nous avons tous vu à la télévision le spectacle dérisoire et ridicule de ces groupies hurlant : « Pâââtriiiick ! », excitées comme pas possible.

    Alors que de temps en temps, le primate qui sommeille en tout homme normal utilise son prestige de mâle dominant, comme un vulgaire bonobo, il n’y a là rien de plus normal dès lors qu’il n’y a pas de brutalité.
    Je tiens à préciser que le prestige n’est pas une violence en soi, il est un argument, souvent essentiel.

    Après, on peut considérer que le repentir relève peut-être de la confession, mais sûrement pas de la justice.
    Il serait intéressant, et disons-le amusant, de connaître la sexualité des juges qui se prononceront sur cette affaire ou d’autres semblables.

    Que des années après, voire des dizaines d’années après, des relations sexuelles qui ont duré plus qu’une simple extase, quelques jours, semaines ou mois, des femmes viennent se plaindre relève, pour moi, de l’exhibitionnisme, dès lors qu’il n’y a pas eu violence et que la relation a duré volontairement.
    Autrefois, on parlait de philtre d’amour, maintenant on parle d’emprise : c’est plus chic. Mais, dans tous les cas, pour la relation sexuelle, il faut être deux et, s’il n’y a pas violence, je le répète encore une fois, elle est supposée donner du plaisir aux deux.

    On pourrait aussi inverser la charge, et c’est ce qui se passait autrefois.
    La femme qui abusait de son charme pour envoûter le pauvre et faible homme incapable de résister à ses avances était qualifiée de sorcière et subissait le sort des sorcières.
    Tout est relatif et question de perspective.

    S’il n’y a plus de sorcières dans notre modernité — Sandrine Rousseau n’est pas une sorcière, elle est un peu dérangée, ce qui est différent et n’est pas le sujet — il n’en reste pas moins que de très jeunes femmes de l’âge de Flavie Flament à l’époque peuvent encore faire des dégâts chez certains hommes, comme le montre le remarquable livre mondialement connu de Nabokov, Lolita.

  39. Puisse l’esprit de justice de notre hôte être entendu, qui souligne qu’il n’est efficace que quand il fait taire la meute lyncheuse, quelles que soient les conclusions tirées d’un juste procès, redressant la muraille et la clôture indispensable à la paix.
    https://saintebible.com/psalms/62-3.htm

    1. La Sainte Bible ? C’est quoi ??? Ce vieux machin relégué aux oubliettes de la religion ??
      Il faut mettre vos logiciels à jour : aujourd’hui, seul le Coran domine notre vieille civilisation moisie, rance, blanche ; sinon, vous serez accusé de facho, raciste, xénophobe, islamophobe par la gauchisterie convertie à l’islam.
      Même Dieu se promène en djellaba et en babouches.

  40. Patrick Bruel n’est pas la seule personnalité connue du grand public (artistes, hommes politiques, journalistes) à avoir été accusée de viol pour des faits remontant à plusieurs dizaines d’années.
    Concernant Flavie Flament, les faits remontent à 1991, soit il y a 35 ans. Cela fait quand même beaucoup de temps pour se décider à porter plainte. D’autant que, d’après ce que j’ai cru comprendre, elle a continué à avoir des relations avec lui par la suite, ce qui est incompréhensible.

    Toutefois, huit autres femmes ont également porté plainte pour viol, laissant supposer que PB a un comportement violent avec les femmes.

    Personnellement j’ai du mal à imaginer que PB, qui est bel homme, qui est un chanteur et un acteur célèbre et qui donc peut s’offrir toutes les plus belles filles du monde d’un simple claquement de doigts, soit un violeur.

    Ce qui est détestable dans le monde d’aujourd’hui, c’est que Patrick Bruel puisse être livré à la vindicte populaire, l’obligeant à interrompre ses spectacles, avant même que les faits aient été jugés.
    Souvenons-nous de l’affaire Dominique Baudis, accusé à tort de proxénétisme, de viols et qui a finalement été innocenté.
    Espérons que cette sordide affaire soit traitée dans les meilleurs délais afin que plus aucun doute ne subsiste sur la personnalité de Patrick Bruel et qu’il puisse recouvrer son honneur… ou être définitivement blâmé s’il a vraiment commis les viols qui lui sont attribués.

  41. Patrick EMIN

    La présomption d’innocence est, rappelons-le, un concept d’essence strictement juridique — rien de plus, rien de moins. Lorsque les accusations se multiplient autour d’une figure publique, c’est bien une présomption de culpabilité qui opère dans l’espace médiatique et dans l’opinion. Que certains organes de presse choisissent d’invoquer la présomption d’innocence face à l’accumulation des plaintes relève, en réalité, d’une précaution avant tout procédurale, non d’une conviction profonde.

    Mais dans la relation des faits — ou plutôt de ce que l’on ignore encore, car on sait en vérité fort peu de choses sur cette affaire —, on omet trop souvent d’évoquer ce que j’appellerais volontiers l’effet de meute. En matière de mœurs, le schéma est remarquablement constant : une première plaignante émerge, parfois une deuxième, et autour d’elles s’agrègent progressivement d’autres voix. Ces femmes ont, à des degrés divers, entretenu par le passé une relation avec la personne mise en cause — une relation qui ne s’est pas nécessairement bien terminée, ce qui, reconnaissons-le, n’a rien d’exceptionnel dans la complexité ordinaire des rapports humains. Joindre leur récrimination à celle d’une première plaignante — démarche qu’elles n’auraient vraisemblablement pas entreprise isolément —, c’est précisément ce que l’on peut nommer effet de meute, ou, pour être plus précis encore, effet d’opportunité.

    Cela ne signifie nullement que ces femmes auraient fabriqué les faits de toutes pièces. Mais il est psychologiquement et juridiquement établi que le témoignage est une matière fragile : on peut, de bonne foi, réinterpréter rétrospectivement une expérience passée, voire la reconstruire involontairement à la lumière d’un récit dominant. La frontière entre une relation pleinement consentie, partiellement consentie ou insuffisamment consentie demeure, dans la grande majorité des cas, d’une extrême difficulté à établir pour la justice elle-même.

    Ces affaires partagent par ailleurs une caractéristique structurelle : l’absence quasi systématique de preuves directes — ni enregistrement vidéo, ni document audio, rarement un faisceau de témoignages convergents et indépendants. C’est pourquoi le volume des plaintes visant Patrick Bruel ne me paraît, en lui-même, porteur d’aucune signification probante. Il s’explique trop aisément par l’emballement médiatique et par les mécanismes que je viens de décrire pour qu’on lui accorde une valeur démonstrative quelconque.

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