Le carnage qui aurait pu résulter de l’incroyable délire meurtrier de ce démocrate déréglé, s’il n’avait pas été appréhendé avant la commission du pire, est encore tout proche de nous.
Et, à nouveau, le président des États-Unis a fait preuve d’une admirable maîtrise et d’un grand sang-froid.
En effet, il faut se résoudre à admettre qu’il existe un Donald Trump dominant, infiniment discutable, et un Donald Trump attaqué, souhaité mort ou blessé, qui force l’admiration.
Les événements dramatiques qui, à plusieurs reprises, ont révélé à la fois des failles de sécurité et le courage de Donald Trump sont trop constants dans l’enseignement qu’on peut en tirer pour que la psychologie ne s’en mêle pas.
Le président américain, à partir du moment où il peut s’abandonner à l’expansion de lui-même, avec la certitude, en partie fondée, qu’il est le maître du monde, ne se sent tenu par aucune limite et, malgré la présence d’adversaires sur le plan des rapports de force et de la géopolitique, il a tout loisir de cultiver cette impérieuse solitude à partir de laquelle il appréhende l’univers et tous les autres.

Derrière les voltes multiples, parfois au cours d’une même journée, engendrées par les fluctuations soit d’un bateleur commerçant, soit d’un tacticien hors pair désorientant l’ennemi par des variations insaisissables, il y a toujours le même message : Je suis le meilleur.
Et le réel n’est fait que de lui.
Alors que l’irruption brutale et tragique d’une réalité, qu’il est obligé de considérer puisqu’elle visait à le faire disparaître, le remet paradoxalement en état de lucidité et de rationalité et fait surgir des qualités impressionnantes de tranquillité, de mesure, de courage sans forfanterie, d’équilibre. Comme si, soudain, l’homme ordinaire était tout étonné de se retrouver vivant, avouant qu’il n’imaginait pas que présider fût un métier si dangereux.
Il paraît que Donald Trump était prêt, malgré cette terrifiante alerte, à continuer la soirée comme si de rien n’était, mais les forces de sécurité en ont décidé autrement. À entendre certaines analyses, le dimanche 26 avril, on avait presque l’impression que le président américain avait organisé ce drame pour pouvoir en profiter ! Une telle approche relève de l’obscène.
En revanche, il est certain qu’il y a un Donald Trump suscitant l’admiration, lorsque le risque, le danger, la menace de mort le contraignent à sortir de lui-même et à affronter autre chose que la pure ivresse — ici efficace, là erratique — de soi.
Aucune inconditionnalité ne doit lui être appliquée : pas plus celle de la détestation que celle du dithyrambe !
@ Achille le 28 avril
Il est navrant que vous fassiez exploser vous-même votre point de vue en l’accompagnant d’un texte qui, dès le titre, indique qu’il s’agit d’une « théorie du complot »… Qui relaie ce genre d’âneries ne peut être qu’un complotiste…
Que vous ne supportiez pas Trump, soit, mais, au moins, tâchez d’argumenter avec des éléments ayant un peu de sens.
@ Serge HIREL le 28 avril 2026
Dans le contexte des protestations, chaque mot à un sens, il a exhorté les Iraniens à protester et à noter les noms des assassins.
Ils y croyaient tellement les Iraniens que tous les messages du genre « j’arrive » ne pouvaient que les enflammer. lls y ont cru.
Le lendemain de l’attentat : « Je n’ai pas eu peur. J’ai pu voir tout ce qui se passait aux portes de la salle. J’ai aussi vu un nombre considérable d’agents de police s’engouffrer à travers ces portes, très musclés, en grande forme physique, très beaux. »
Donald John Trump, Mesdames et Messieurs, 47e président des États-Unis.
DT, je ne rajoute pas C, suscite la bêtise. Et la manipulation rhétorique du neuneu pro-israélien forcené. Les dirigeants étasuniens sont des faqueniouzistes depuis toujours. Leur intervention au Vietnam s’est faite sur une fake news ; en Irak, idem ; en Iran, idem : aucun danger nucléaire, juste une propagande infernale menée par Israël et l’Occident en général pour faire tomber un régime qui disconvient à Israël et qui est loin d’être l’un de ceux dans lesquels j’aimerais vivre.
Oui, c’est bien un pays, les USA, prêt à faire mourir des millions de personnes sur la base de fake news, et je n’ai personnellement jamais eu confiance dans les affirmations de leurs dirigeants. Je rajoute, pour le manipulateur, que cela ne veut pas dire que Donald Trump a été à l’origine de l’intervention américaine au Vietnam. Les folliculaires ne savent pas lire, tronquent tout : c’est une spécialité des faqueniouzistes désinformateurs.
Trump a été touché à l’oreille, ce qui peut démontrer, au demeurant, que le tireur était très bon et… a touché sa cible : l’oreille.
Pour ce qui s’est passé hier, il est tout à fait possible que l’attentat soit réel, comme le précédent d’ailleurs, mais qui peut vraiment l’affirmer dans ce pays de manipulations ?
Il me faut préciser que, si elles peuvent être réelles, ces attaques sont, pour un bon comploto-platisse comme moi, des manipulations.
Par ailleurs, je lis que les émeutes iraniennes ont commencé avant l’intervention américaine. Et ? La venue des mollahs en 79 est due à des soulèvements fomentés par les Américains, fâchés d’entendre le Shah vouloir commercer avec l’URSS.
J’attends du folliculaire qu’il épingle les BHL, Bush, Sarkozy… par exemple sur la Libye. Pas de massacre à Benghazi : même Jean-Baptiste Botul l’a reconnu, en se justifiant par… cela a prévenu la possibilité qu’ils adviennent.
Netanyahou pour le génocide à Gaza…
Au lieu de ça, môssieu fume du hakiké… s’échine à imiter Robert Faurisson dans la méthode : essayer de trouver un point d’achoppement, une contradiction, pour tout infirmer et discréditer celui qui tient un propos, parfois, souvent, en les falsifiant. Un vrai petit révisionniste en herbe, notre folliculaire.
À la demande générale d’Ellen, et pour détendre un peu l’atmosphère, voici les aventures de Zinzin !
@ Giuseppe le 27 avril
« Dans l’histoire, [Trump] restera pour avoir envoyé à l’abattoir des milliers d’Iraniens (…) »
Ce n’est pas la première fois que je lis ou que j’entends cette contre-vérité. Les manifestations contre le régime des mollahs ont débuté le 28 décembre et ont atteint leur paroxysme les 8 et 9 janvier. C’est pendant ces deux jours que le régime a tiré sur la foule à balles réelles et que la plupart des 30 000 manifestants assassinés – voire beaucoup plus – ont perdu la vie. La déclaration de Trump qui lui vaut d’être considéré comme l’artificier ayant provoqué cette explosion de colère des opposants et conduit ceux-ci à prendre le risque d’une mort certaine face aux Gardiens de le Révolution – « Continuez à protester et à prendre le contrôle de vos institutions » – date du 13 janvier, date à laquelle le mouvement de protestation avait nettement perdu de sa vigueur pour s’éteindre aux alentours du 20 janvier.
Si l’on veut absolument désigner un responsable de l’ampleur des manifestations qui ont été réprimées dans le sang, il faut chercher plutôt du côté du prince Reza Pahlavi, qui, la semaine précédente, avait multiplié les déclarations incitant les Iraniens à descendre dans la rue. Il est tout de même invraisemblable que cette contre-vérité subsiste encore, d’autant plus qu’elle est fondée sur un message daté du 19 janvier de feu Ali Khamenei qui accusait Trump d’avoir « ouvertement encouragé les fauteurs de troubles ».
Tout se passe comme si la parole de ce tueur avait encore de la crédibilité… Quant au reste de votre commentaire, assez désordonné, il ressemble à tous ceux émanant d’anti-Trump qui ont décidé une bonne fois pour toutes qu’il était un sombre crétin… « L’excès en tout est un défaut », dit le proverbe.
@ Serge HIREL le 27 avril 2026
« C’est plus fort que vous de colporter des « fake news », même si elles sont invraisemblables ? »
Ce qui est plus fort que vous c’est de considérer forcément comme des fake news toute information qui ne correspond pas à vos certitudes.
La théorie de la mise en scène organisée par l’entourage de Donald Trump n’est absolument pas invraisemblable dans la mesure où sa cote de popularité est désastreuse, ce qui risque d’avoir des conséquences pour les élections de mi-mandat à la Chambre des représentants de novembre 2026.
Cet attentat vient à point nommé pour permettre à Donald Trump de rebooster sa popularité et lui permettre de poursuivre les petites magouilles dont il est coutumier et imposer sa politique expansionniste, dont on voit les effets sur l’économie mondiale.
C’est humain, trop humain : on se distrait des vrais problèmes — nucléaires, pétroliers et, mais c’est mal parti, puisque Donald Trump les a lâchés dès le début, la libération des Iraniens asservis par un gouvernement oppressif.
@ Achille le 27 avril
« La sérénité de Donald Trump au milieu de son entourage en pleine panique permet de laisser planer un certain doute sur cet événement. D’autant que l’individu n’a pas été abattu (…) »
C’est plus fort que vous de colporter des « fake news », même si elles sont invraisemblables ? Prenez-vous le Secret Service pour des guignols prêts à monter un faux attentat ? Dans votre premier commentaire, vous vous êtes ridiculisé… et vous persistez… Errare humanum est, perseverare diabolicum…
Quant à Mitterrand, s’il a joué pendant quelques heures la victime innocente et sereine, il a craqué assez vite au point de pleurer sur sa crédibilité perdue face au responsable d’un magazine parisien très prisé à l’époque… Vous, vous me faites pleurer de rire…
Depuis son entrée en politique, Donald Trump a suscité un volume exceptionnel de critiques. Son style, ses décisions, sa communication et sa relation aux institutions ont été analysés par des journalistes, des chercheurs, des diplomates, des responsables politiques et des observateurs internationaux.
Un leadership impulsif et imprévisible, des décisions rapides, parfois sans consultation : de nombreux témoignages d’anciens collaborateurs décrivent un président prenant des décisions majeures sans consulter les experts, sans processus interne clair, parfois sur un coup de colère ou d’intuition.
Dans l’histoire, il restera pour avoir envoyé à l’abattoir des milliers d’Iraniens : rien n’était préparé et, quand il s’est agi de le faire, encore en ce moment, c’était trop tard ; il pensait sans doute que monter une armada se faisait en un claquement de doigts.
En fait, il a l’imbécillité de tous ceux qui ont la puissance et l’ego surdimensionné ; son inculture, dont il se vante, lui aurait appris beaucoup s’il avait lu « Le Lion et le Rat » de Clément Marot.
Il a de la chance : il peut rattraper ses coups foireux par la puissance qu’il emporte avec lui, mais, en attendant, on voit bien qu’il n’avait rien anticipé pour les voisins de l’Iran, qui se font quand même bombarder, et un détroit qui lui cause mille misères.
Visage orange a tout gâché : il avait une occasion unique de se hisser à la hauteur des vainqueurs, des justes ; aujourd’hui, il est comme le coq qui chante les pieds dans la fiente.
Il pouvait sans aucun doute détruire ce régime honni, mais, quand on se prend pour un demi-dieu sans Dieu, on n’est au fond qu’une demi-portion.
À force, et avec beaucoup de dégâts, il arrivera à quelque chose, et, pendant ce temps-là, le régime en place poursuit ses pendaisons comme si le type au renard sur la tête était là juste pour les valoriser et ne rien empêcher. Trop tard, mal préparé, et une mise en échec risible qui l’obligera à tuer avec un bazooka une mouche qui le défie.
S’il avait été à la hauteur, les politiques, en général, de l’Occident l’auraient soutenu, mais là, il s’est perdu lui-même par son manque de vision. Il pensait les embarquer dans le canal d’Ormuz et, lui, se faire la malle en loucedé et leur laisser le bébé, surtout qu’ils avaient été snobés pour la plupart.
En fait, il était meilleur dans ses émissions ; en tant que promoteur, d’autres étaient nés avant lui. Il a sans doute profité en interne de soutiens indéfectibles, mais, à part deux mandats, rien de bien brillant, si ce n’est sa perruque naturelle et des médias avides de boucher des trous, qui le vivent comme une excellente façon de vendre de la publicité, à la manière de Berlusconi au meilleur de sa forme.
@ Serge HIREL le 27 avril 2026
« Cela ne fait aucun doute : le commanditaire, c’est J. D. Vance ! La preuve est irréfutable : il a été exfiltré deux secondes avant Donald Trump. »
Ce qui est remarquable avec vous, c’est que vous arrivez à tirer des conclusions de mes commentaires qui ne m’étaient même pas venues à l’esprit.
Vous me faites penser à cette citation attribuée au cardinal de Richelieu : « Qu’on me donne six lignes écrites de la main du plus honnête homme, j’y trouverai de quoi le faire pendre. »
Sans vouloir faire le rapprochement avec l’attentat de l’Observatoire qui a visé François Mitterrand en 1959 et dont il s’est avéré que c’était un coup monté commandité par Mitterrand lui-même, la sérénité de Donald Trump au milieu de son entourage en pleine panique permet de laisser planer un certain doute sur cet événement. D’autant que l’individu n’a pas été abattu, ainsi que ce fut le cas des tireurs qui ont tenté d’assassiner le président lors des quatre ou cinq tentatives dont il a été victime.
Enfin, ainsi qu’il l’affirme lui-même, il est protégé par la main de Dieu, donc il ne risque rien. Enfin, qu’il fasse gaffe quand même ! 🙂
Trump fait trépigner de rage jalouse le monde entier, aucun autre chef d’État ne lui arrive à la cheville, tous mangent dans sa main en bons fayots soumis, il flatte, il dénigre et insulte, il prend tout le monde à contre-pied, il se fait passer pour fou, ce qu’il n’est pas, les merdias anti-Trump sont en pleine panique, c’est un génie, mais très peu ont le QI nécessaire pour le comprendre.
C’est pour ça que je suis à donf un fan de cet artiste exceptionnel qui s’amuse, joue, se moque, provoque, raille, ricane avec jubilation sur tous ces guignols qui tentent en vain de le discréditer et de le déstabiliser.
« JE SUIS TRUMP », comme d’autres sont Charlie.
Houlà houlà houlà… qu’est-ce que c’est que cet accès de trumpolâtrie intempestive ? Qu’y a-t-il eu, au juste, d’admirable chez le gros poupon orange lors de cette soirée où il a, une fois de plus, échappé à une tentative d’assassinat ? (Par un Noir, hein… je le précise, parce que si ce n’est pas moi qui m’y colle, ce ne sera pas la presse françouése, ni la presse américaine, d’ailleurs.)
Il ne s’est pas effondré en larmes par terre ? Il n’a pas été pris de tremblements incontrôlables ? Euh… c’est un peu la moindre des choses, en fait.
À aucun moment, il ne s’est retrouvé dans une situation effrayante, ni même véritablement dangereuse. Il était à la tribune de son grand banquet, dans son hôtel. À un moment, quelques bruits sourds se sont fait entendre. C’étaient des coups de feu, mais personne ne l’a compris dans un premier temps. Trump a cru que c’était un gros plateau de boustifaille qui s’effondrait. Les honorables correspondants, dans la salle, n’ont pas réagi tout de suite. Ils ont mis du temps à s’aplatir au sol – et encore, pas tous.
Une armée de gardes du corps a sorti les flingues, et a évacué le gouvernement au grand complet qui avait eu l’imprudence de se réunir au même endroit. Des soldats lourdement armés, casqués, munis de gilets pare-balles ont rapidement surgi sur scène en pointant leurs armes vers l’assistance.
Le mignon Trumpounet a été pris par la peau du dos comme les autres, par les agents du Secret Service, et mis en sécurité.
À aucun moment, notre aimable Noir de gauche, électeur de Kamala Harris, professeur et ingénieur en mécanique (*), n’a pénétré dans la salle du banquet. Il a été neutralisé à l’extérieur, juste après le portique de sécurité qu’il a franchi en tirant n’importe où, comme un abruti.
Si la sécurité préalable a été défaillante (un journaliste qui avait une chambre à l’hôtel à côté de celle de l’assassin a témoigné qu’il n’avait subi aucune fouille), la réaction de la maison Poulaga semble avoir été correcte dès la première cartouche tirée. Le progressiste indigné féru de justice sociale (et, on le présume, « anti-raciste ») a été non pas froidement abattu de vingt-cinq balles tirées par quatre défenseurs de la loi, comme il est de coutume en Amérique, mais simplement plaqué au sol, mis à poil et immobilisé. Aucun affrontement, aucune fusillade n’ont eu lieu à l’intérieur de la salle du banquet.
Donc il est où, l’héroïsme du nouveau Jésus-Christ des temps modernes ? Trump a expliqué à tout le monde qu’il était ravi de la façon dont les choses s’étaient passées, que tout le monde avait été un très bon élève, y compris les journalistes – ce qui devrait inquiéter ces derniers.
Je veux bien qu’on crédite Donald Trump d’un ou deux trucs qu’il a faits, comme d’avoir fait chuter pratiquement à zéro l’entrée d’immigrants illégaux par la frontière mexicaine. Mais de là à l’ériger en parangon de courage…
C’est le contraire : Trump est un lâche. Dans le Bureau ovale, il répond aux questions gênantes des journalistes en les insultant ; tout particulièrement lorsque ce sont des femmes. Il n’assume aucune de ses erreurs, aucune de ses décisions. Lorsqu’elles entraînent des conséquences funestes, c’est toujours la faute des autres. Il ne soutient pas ses alliés, ses collaborateurs les plus fidèles : il les poignarde dans le dos.
Lorsqu’il a la chance de bénéficier du soutien du chef de l’État saoudien, en plein milieu d’une guerre terrible avec l’Iran où les États-Unis et le monde risquent gros, il ne trouve pas plus malin que de se vanter, devant un forum d’investisseurs comprenant des invités saoudiens, que le prince Mohammed ben Salmane lui a « embrassé le cul » (il faut citer la traduction littérale), et qu’il avait intérêt à continuer à le faire.
Cela aurait déjà été consternant si cela avait visé l’apprenti du cireur de souliers du garçon d’ascenseur de l’immeuble des domestiques de la Maison Blanche, mais concernant l’un des Arabes musulmans les plus puissants du monde, groupe humain dont on connaît le rapport profondément perturbé à la sexualité et la susceptibilité exacerbée face à la plus minime humiliation perçue, c’est, comment dire ? Complètement c… ? Prodigieusement lâche, typique d’un homme qui ne peut se retenir d’humilier quiconque le sert ?
Il est où, l’admirable Donald Trump ?
______
(*) Un adepte de François Hollande, donc. Non, je l’dis, parce que l’ahuri en question semble déterminé à se présenter à la présidentielle.
Quel acteur ce Trump, quel acteur !
Peut-on, sans risque d’erreur, affirmer que Donald Trump, tel Janus, a deux visages ? Il y aurait donc un Trump changeant d’avis au gré des événements, des conseils, des conséquences de ses précédentes décisions et de ses lubies, et un autre Trump qui ne surgit que lorsque sa propre vie est en danger ? Un Trump indécis, matamore et carrément irresponsable… et un Trump invincible, audacieux et fièrement debout face à la mort… Un Trump imbu de lui-même, usant — abusant — de sa puissance… et un Trump tout à coup mesuré, avisé et sage…
Et si le vrai Trump était, à tout instant, à la fois le premier et le second ? Parce qu’il ne plaît pas en Europe, on a fortement tendance à ne voir, dans ses attitudes changeantes, que les extravagances et les coups de tête d’un politicien qui, jamais, n’aurait dû accéder au statut de chef d’État, encore moins au rôle de « mâle alpha » de la planète… et on ne comprend pas comment les Américains ont pu s’enticher deux fois d’un tel président. À noter que, sur ce point, nous, Français, sommes assez mal placés pour donner des leçons…
En fait, on ne connaît que le Trump de la Maison-Blanche. On sait, sans plus, qu’il a été et reste un promoteur immobilier de haut niveau, qu’il possède des casinos et qu’il s’est fait connaître de l’Américain lambda grâce à des émissions débiles diffusées sur NBC. On ne sait pas que, dans ces trois secteurs économiques, aux États-Unis comme ailleurs, on ne réussit qu’en « tuant » les autres… Et tous les moyens sont bons, des plus légaux aux plus inavouables, du poing sur la table au croc-en-jambe, du bluff au mensonge, de la menace tonitruante au « deal » aussitôt déchiré. Celui qui ne les emploie pas tous n’a aucune chance de survie. Celui qui n’est pas « agile » est massacré…
Pourquoi Trump, à la Maison-Blanche, se priverait-il de ces expériences ? Pourquoi se contenterait-il d’agir comme ces diplomates qui considèrent que le rond-de-jambe et le langage feutré valent mieux que la force pour faire plier un adversaire récalcitrant ? Pourquoi ne ferait-il pas semblant d’utiliser cette méthode pour tromper l’ennemi ? Les péripéties des « négociations » d’Islamabad ne lui ont-elles pas permis de renforcer sa pression militaire, mais aussi de mettre au jour et de développer des mésententes sérieuses au sein du régime iranien ?
Comme dans ses affaires, le président Trump se comporte en chef de guerre, dont l’unique objectif est de vaincre, plus exactement d’atteindre ses buts de guerre. On lui reproche de ne pas les avoir précisés publiquement avant d’engager le combat. Mais depuis quand, dans un conflit, doit-on les indiquer à l’ennemi ? D’autant plus qu’une guerre n’est jamais gagnée d’avance. Les Américains ont payé cher pour le savoir et, aujourd’hui encore, font face à un pouvoir théocratique qui a très largement masqué ses forces depuis 1979 et se comporte en voyou terrorisant le reste du monde pour tenter de survivre.
Un vrai chef de guerre, c’est aussi celui qui, en toutes circonstances, non seulement se montre courageux, mais sait aussi réagir à la seconde, tirer parti immédiatement d’une situation imprévue, se relever, déjà calculateur, alors que les autres sont encore sidérés. À Butler, visage ensanglanté, Trump a assuré sa victoire présidentielle en lançant un historique cri de guerre : « Fight ! Fight ! Fight ! ». Cette fois, ses gardes du corps l’ayant privé d’une parole instantanée, en smoking et devant des journalistes encore endimanchés, deux heures après avoir risqué la mort, il s’est montré tout à fait différent : combatif, déterminé certes, mais surtout conscient que l’événement lui offrait l’occasion inespérée de ressouder sa base MAGA et même de profiter de « l’effet drapeau » qui fera taire ses détracteurs.
Trump n’est ni un joueur d’échecs, ni un joueur de poker. Il est un président qui, pour obtenir les résultats qu’il a promis à ses électeurs — « Make America Great Again » — emploie les méthodes d’homme d’affaires qu’il connaît et en calcule les risques sans en faire part à quiconque. Dévoiler ses lignes rouges est le meilleur moyen de s’exposer à devoir les transgresser, l’ennemi ayant tout intérêt à le faire se dédire.
Bref, il faut en finir avec ce Trump de vaudeville que les médias qui lui sont hostiles — en particulier en France — et ses pairs, qu’il rabroue, s’emploient à fabriquer à chaque occasion pour, au mieux, le déconsidérer aux yeux des peuples occidentaux, au pire en faire le représentant honni d’une Amérique hégémonique qui entend régner plutôt que protéger.
Mieux vaudrait que ses « alliés » l’aident dans sa guerre contre « la bombe » iranienne plutôt que de lui mettre des bâtons dans les roues à chaque fois qu’ils le peuvent. Pour nous, Français, ce serait la meilleure manière de réparer l’énorme erreur de Giscard qui a conduit à la situation chaotique actuelle du Moyen-Orient et à cette guerre que l’Occident n’a pas le droit de ne pas gagner.
« À entendre certaines analyses le dimanche 26 avril, on avait presque l’impression que le président américain avait organisé ce drame pour pouvoir en profiter ! Une telle approche relevait de l’obscène ! »
Trump n’est pas Mitterrand et le Hilton de Washington n’est pas le jardin de l’Observatoire…
« Comme si, soudain, l’homme ordinaire était tout étonné de se retrouver vivant, en avouant qu’il n’imaginait pas que présider était un métier si dangereux. »
Non, pas vous, Philippe ! Il suffit de regarder et d’écouter la séquence de quelques secondes pour affirmer, sans la moindre hésitation, qu’il s’agit d’une blague de Trump, certes plus qu’usée pour déclencher les rires, mais néanmoins une blague… qui prouve que l’attentat n’a provoqué chez lui aucun trouble.
« Si j’aurais su, j’aurais pas v’nu »… Laissons cela à « La Guerre des boutons »…
Si je condamne sans réserves une telle tentative, le comportement de Donald Trump en la circonstance ne saurait pour autant susciter en moi le moindre sentiment d’admiration à son égard.
Trop d’ego surdimensionné, d’arrogance, de mépris, d’irrespect, de désinvolture ne sauraient être subitement balayés par le coup de baguette magique d’une tentative d’attentat, alors que l’auteur de cette tentative ne s’est même pas, apparemment et heureusement, introduit dans la salle où se déroulait le gala.
Quant à qualifier d’obscène l’hypothèse formulée par certains d’une tentative d’attentat savamment orchestrée, cela me paraît excessif. Rien ne permet, en premier lieu, d’affirmer que cette hypothèse est irréaliste, et l’Histoire nous prouve, en second lieu, que, dans d’autres circonstances identiques, ce type d’argument ressort toujours dans la bouche d’opposants à la personne ciblée et finalement sauvée.
S’il est, en revanche, une conclusion que l’on peut tirer de cette séquence, c’est bien que le climat politique général, dans quelque contrée qu’il s’agisse, est particulièrement tendu, crispé, et que la violence exprimée, sous quelque forme que ce soit, ne peut qu’engendrer en retour la même violence. À l’approche de notre échéance présidentielle, il serait bon de garder cela en tête.
Je comprends que, confrontés au naufrage moral et politique que représente la présidence Trump, certains éprouvent le besoin de sauver quelque chose — un geste, une posture, l’ombre d’une dignité. C’est humain. Mais cette réhabilitation ne saurait reposer sur une fiction, si consolante soit-elle.
Les images, elles, ne mentent pas. Elles sont d’une cruauté documentaire que nul commentaire ne peut atténuer.
Lorsque l’ordre d’évacuation est donné, l’économie des réactions est éloquente : le vice-président se lève avec la promptitude de quelqu’un qui a gardé ses réflexes intacts. La première dame, instinctivement, s’abaisse, s’accroupit — le geste juste, le réflexe de survie. Et Donald Trump ? On peine à l’extraire de cette torpeur caractéristique, cette somnolence que ses proches semblent avoir appris à gérer comme une contrainte logistique ordinaire. Il trébuche à moitié, visiblement alourdi par un âge que son ego refuse d’admettre, incapable de la moindre réaction autonome.
Si l’on voit du courage dans ce tableau, il faut une imagination particulièrement généreuse.
Ce qui suit n’en est que le prolongement prévisible : l’ego reprend immédiatement ses droits. On continue. On fait bonne figure. On impose à l’entourage de poursuivre la soirée comme si rien ne s’était passé — non par bravoure, mais parce que le danger était déjà écarté et que la mise en scène de soi ne souffre aucune interruption.
Puis vint la conférence de presse, exercice convenu où il s’employa à tirer quelque gloire personnelle d’un événement dont il n’avait été, au fond, que le sujet passif. Ce qui m’échappe, dans cette logique, c’est la nature exacte de cette gloire — car il m’est difficile de voir dans le fait d’inspirer autant de velléités assassines un motif de fierté particulier.
« Aucune inconditionnalité ne doit lui être appliquée : pas plus celle de la détestation que celle du dithyrambe ! » (PB)
En effet, Donald Trump est inclassable dans sa manière d’agir : il échappe à tous les modèles conventionnels en matière de communication, de diplomatie, de politique intérieure ou internationale, en fonçant droit sur l’obstacle, parfois de manière impulsive et parfois, certes, imprudente, mais rappelant celle des pionniers ayant fait l’Amérique, sûrs de leur bon droit, la Bible dans une main, un Colt dans l’autre.
Certes, quelques-unes de ses déclarations sont parfois critiquables, dont certaines peuvent nous sembler a priori fantasques, comme par exemple ses vues sur le Groenland.
Mais qui nous dit que, dans ce cas, cette question ne reflète pas une idée résultant des travaux conjoints d’universitaires, de militaires, de spécialistes en géostratégie, en économie, etc., plus ou moins confidentiels, avant qu’il ne l’ait peut-être évoquée lui-même sans en connaître tous les tenants et les aboutissants, et de façon manquant peut-être de discrétion ?
Car en effet, vus du côté étasunien, les avantages d’un éventuel contrôle stratégique du Groenland ne manquent pas, à telle enseigne que la décision de l’exercer avait déjà été prise pour un temps quand les États-Unis sont entrés en guerre contre les forces de l’Axe.
Les temps changent, mais le caractère vital du Groenland en ce qui concerne la sécurité des États-Unis reste immuable.
Et ce, pas nécessairement en en revendiquant la souveraineté, mais en évitant que des pays potentiellement hostiles ne soient tentés de l’utiliser pour contrôler la route de l’Arctique.
https://www.rfi.fr/fr/%C3%A9conomie/20250923-arctic-express-chine-commerce
@ Marc Ghinsberg
“Quand on est persuadé de bénéficier d’une protection divine, peut-on parler de courage, mérite-t-on une admiration béate ?”
« Sur la gauche du billet apparaît, dans un cercle, une pyramide inachevée de 13 marches, surmontée par l’Œil de la Providence dans un triangle. À la base de la pyramide sont gravés les chiffres romains MDCCLXXVI (1776), date de l’indépendance américaine vis-à-vis de la Grande-Bretagne. Au sommet du motif se trouve la phrase latine « ANNUIT CŒPTIS », signifiant « Il/Elle approuve notre entreprise ». Au bas du motif se trouve une bannière semi-circulaire proclamant une phrase en latin inspirée de Virgile : « NOVUS ORDO SECLORUM », qui signifie « nouvel ordre des siècles », faisant référence à l’avènement d’une nouvelle ère consécutive à l’indépendance américaine. » (Wikipédia)
« Il ou Elle », c’est-à-dire Dieu, suivi de « nouvel ordre des siècles » : avouez qu’il y a de quoi formater le cerveau d’un milliardaire qui manipule, au moins symboliquement, des milliards de billets de un dollar.
Forcément, il en reste quelque chose. Donald Trump croit ce qu’il lit sur le billet, et cela vaut bien tous les conseils qu’on peut lui donner. 😉
Il n’est en rien obscène de penser à de la manipulation. Avant la présidentielle, un attentat bénéfique, un excellent tireur qui rate une tête à 200 m… n’importe quel couillon ayant fait du tir, et n’ayant pas un labrador en guise de lunettes, fait mouche.
Et là, des midterms très mal partis et, ô miracle, un « attentat » qui tombe à point nommé. Je suis certainement complotiste, platiste, je ne sais quoi, mais non, rien d’obscène à voir le mal chez des gouvernants capables de faire mourir des centaines de milliers de personnes sur la base de fake news.
Bizarre comme c’est bizarre, dès le premier coup de feu j’avais prédit que la gauche, avec sa haine et ses calomnies habituelles, accuserait Donald Trump d’avoir monté cet attentat ; vous êtes donc de gauche, bravo à vous, continuez à nous instruire, nous les incultes d’extrême droite.
« un excellent tireur qui rate une tête à 200 m… »
Non, il n’a pas raté sa cible. Donald Trump a été blessé à l’oreille. À un dixième de seconde près, il était atteint au cerveau. Votre propos est une fake news. Par ailleurs, Trump n’a rien à voir avec la décision de George W. Bush d’attaquer l’Irak. Cette fois, le danger nucléaire est clairement certain.
« En revanche, il est certain qu’il y a un Donald Trump suscitant l’admiration, lorsque le risque, le danger, la menace de mort le contraignent à sortir de lui-même et à affronter autre chose que la pure ivresse — ici efficace, là erratique — de soi. » (PB)
En ce qui me concerne je ne saurais éprouver de l’admiration pour un président – surtout celui de la première puissance économique et militaire mondiale – qui, à ce titre, se prend pour le maître du monde et veut imposer sa volonté aux autres nations, pour des raisons purement mercantiles et mégalomaniaques. Avec pour effet un agacement justifié de la part de certains chefs d’État et de gouvernement qui doivent gérer les conséquences des atermoiements, volontaires ou non, de Donald Trump.
Ce que vous appelez du courage, du sang-froid, ressemble plutôt à de l’inconscience voire à de la confusion mentale, avec les conséquences désastreuses sur l’économie mondiale.
Concernant la tentative d’assassinat dont il a été l’objet au gala de la presse , on peut s’étonner que les agents chargés de sa sécurité se soient d’abord préoccupés d’évacuer JD Vance et ensuite Donald Trump, quelques longues secondes après.
Ce choix ne manque pas de provoquer des interrogations dans les médias y compris américains.
Reste maintenant à savoir si les Américains eux-mêmes ne sont pas fatigués par le comportement de ce président imprévisible.
@ Achille le 27 avril
« Concernant la tentative d’assassinat dont [Trump] a été l’objet au gala de la presse (…) »
Élémentaire, mon cher Watson ! Grâce à votre présence parmi nous et à votre sens exceptionnel de l’observation, alors que la justice fédérale des États-Unis d’Amérique patauge honteusement pour déterminer si le « loup solitaire » était bien seul à avoir concocté son forfait, nous savons, nous, la vérité authentique et certaine. Cela ne fait aucun doute : le commanditaire, c’est J. D. Vance ! La preuve est irréfutable : il a été exfiltré deux secondes avant Donald Trump. Pire, il sera établi qu’il a payé un des membres du Secret Service chargés d’évacuer son patron pour qu’il lui fasse un croche-pied, ce qui a provoqué sa chute et retardé sa mise à l’abri de deux autres secondes. Deux et deux, ça fait quatre : le temps qu’il avait calculé avec le tireur pour permettre à celui-ci d’entrer dans la salle, de viser sa cible et de tirer… une décharge de chevrotines…
Quant au mobile, il est lui aussi limpide : Vance voulait être calife à la place du calife avant la date prévue… À moins que le vice-président, qui a rencontré quelques Iraniens de haut rang à Islamabad, ait été acheté par eux… Il se dit qu’ils lui auraient promis le paradis d’Allah et les 70 vierges qui vont avec…
Calmez vos ardeurs anti-Trump, Achille…
Pour le reste, vous êtes parfaitement en droit d’idolâtrer un personnage qui va sortir de l’Histoire sous les huées et d’en détester un autre qui y a déjà son fauteuil, dont nul — en tout cas pas vous — ne pourra le déposséder.
P.-S. : Je note que vous utilisez le terme « objet » pour qualifier une tentative d’assassinat contre Trump. Il est tout à fait probable que si le Prince était entartré ou si quelqu’un s’avisait de lui balancer un ou deux œufs pourris, vous en feriez une « victime »…
Trump poste sur Truth Social, peu après l’attentat du 13 juillet 2024 : « It was God alone who prevented the unthinkable from happening. » (« C’est Dieu seul qui a empêché l’impensable de se produire. »)
Quand on est persuadé de bénéficier d’une protection divine, peut-on parler de courage, mérite-t-on une admiration béate ?
En écrivant cela, Trump ne remercie pas Dieu. Il s’adresse aux cathos et aux évangélistes dont il aura besoin des voix pour remporter les midterms…