Ces moments où l’ignorance, la partialité ou la bêtise sont contraintes de reculer sont bénis.
La cour d’appel de Versailles a rendu un arrêt salvateur dans l’affaire de Florian M., qui avait été renvoyé devant la cour d’assises pour homicide volontaire par le parquet de Nanterre, les magistrats instructeurs ayant suivi ses réquisitions.
Elle a en effet remis du droit, de la justesse et du bon sens dans l’appréciation de cette procédure ayant abouti à la mort de Nahel. Elle a remplacé l’absurde qualification de meurtre par celle, évidemment plus pertinente, de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Je ne pouvais pas laisser passer cet exemple du caractère fondamental des voies de recours sans m’y arrêter, pour répondre à tous ceux qui n’en comprennent pas l’utilité et voudraient seulement qu’elles correspondent à leurs désirs et à leurs préjugés.
Ils sont scandalisés lorsque le jugement et l’arrêt se contredisent, comme s’il y avait là une démonstration de l’incohérence de la justice, alors que c’est tout le contraire : une illustration, pas seulement en matière pénale, du caractère non manichéen de la conviction qui s’élabore et des conclusions qu’on en tire.
Rien n’est plus choquant que ces partis pris qui appréhendent le processus judiciaire à la tête du client ou au gré de ses propres dilections.
Si la cour d’appel de Versailles n’avait pas rendu cet arrêt, elle aurait contraint la future cour criminelle à dilapider une partie de son temps précieux dans un débat qu’il était en effet impérieux d’éclairer juridiquement en amont. L’attention collective à venir ne sera ainsi pas détournée de l’essentiel.
Pour ces faits, autrement qualifiés, reprochés à l’accusé, elle aura bien assez à faire pour arbitrer et juger !
@ Achille le 5 mars 2026
« Il semble donc qu’avec le recul et le profil de Nahel qui n’avait rien d’un « petit ange » (pas plus que sa mère d’ailleurs)… »
Les commentateurs parfois un peu naïfs de la rubrique des faits divers de la presse exposant les violences commises par certains « jeunes » posent parfois la question suivante : « Que font (ou bien où sont) les parents ? ».
Eh bien, dans certains cas, ce sont les parents eux-mêmes qui, vivant dans un état de séparatisme culturel endurci, élèvent leurs enfants selon un « code d’honneur » ancestral les obligeant à réagir de façon épidermique par la violence à ce qui pourrait à tort ou à raison être considéré par eux comme un offense, selon des motifs obscurs pour nous.
Voici un exemple de mère d’un meurtrier ayant activement soutenu le geste de son fils :
http://bfmtv.com/police-justice/proces/meurtre-de-matisse-a-chateauroux-la-mere-du-meurtrier-condamnee-a-24-mois-de-prison-dont-14-avec-sursis_AN-202602280134.html
Notez qu’un comportement similaire a été retrouvé à l’occasion du procès de l’agresseur du champion de golf Antoine, où ce dernier et sa mère ont tous les deux refusé catégoriquement d’exprimer leurs regrets au sujet d’une agression qui a été la cause de l’invalidité subie par la victime.
Sur le même sujet. L’auteure est une ancienne avocate pénaliste :
https://ripostelaique.com/florian-le-policier-sacrifie-par-letat-par-lachete-et-trouille-des-cites/
@ Kardaillac
le 6 mars 2026
« ………menacer un contrevenant désarmé avec un pistolet pointé à 60 cm de sa tête, le doigt sur la détente, est un précurseur de mort. »
Moi, je préfère la formule suivante, et je suis sûr que beaucoup de piétons, ce jour-là, m’approuveront :
« Menacer une foule désarmée avec un bolide puissant pointé à quelques mètres de ces innocents, le pied sur l’accélérateur, est un précurseur de carnage. »
Sans le policier, morts et blessés se seraient comptés par dizaines.
Grâce au policier, un mort : le délinquant lui-même.
Mon choix est fait : gloire au policier, un héros, un sauveur !
Mais je rassure Kardaillac : il n’est pas seul. Il aura comme soutiens la macronie, les gauchistes et leurs médias, les droits de l’homme, les défenseurs des droits, l’État de droit, toutes les banlieues, SOS Racisme, la HALDE, les juges rouges, les ligues gauchistes, racistes, fachos, nazies anti-Blancs : PS, PCF, EELV, LFI, Hamas…
Ça en fait de la racaille. Un beau dîner de cons en l’honneur de Nahel. Dupond-Moretti, invité principal ?
Vous devriez lâcher la Vittel, sylvain, et passer à la vieille prune, une boisson d’homme qui se pose. Votre logorrhée est verdâtre, nuance Hugo Boss.
Amusant, le débat sur l’hétéronomie et l’autonomie de la morale, l’une venant d’en haut, l’autre d’en bas, mais la religion se situe entre les deux.
Ne pas oublier Nahel ! La personne bien sûr, car tout mort doit être honoré et le mérite, quoi qu’il ait fait. Mais ne pas oublier l’épisode Nahel, d’abord pour ce que cette déflagration sociale a fait subir au policier qui a tué, après des sommations, ce danger public qui, par refus d’obtempérer, aurait sans doute tué de bon matin je ne sais quel autre automobiliste dans sa voiture hors de contrôle. Ce policier a dû être gardé au frigo du violon pour éviter qu’on ne le lynche. Son incarcération a illustré jusqu’à plus soif notre besoin de bouc émissaire, auquel Aliocha fait souvent référence dans son interprétation très girardienne des Évangiles.
Le président de la République, entendez de l’autorité qui détient le monopole de la violence légitime, n’a pas soutenu sa police, c’est-à-dire que si celle-ci avait été vindicative, elle aurait pu lui opposer une désobéissance civile en cas de mise en danger de la personne du chef de l’État. Si elle avait été primaire, elle aurait pu lui dire : « Tu ne nous soutiens pas, nous ne te protégerons plus. »
Les requalifications à répétition ou innocentements de la police par la justice prouvent que la police commet plus rarement des bavures que tous ceux qui détestent la police le pensent. « Tout le monde déteste la police » est un slogan aussi bête que le parti pris qui consiste à la défendre même en cas de bavure. Pourtant je pense que la présomption de légitime défense accordée aux policiers lui faciliterait le travail dans une société déboussolée qui rejette l’autorité par principe, rejoignant la graine d’anarchiste qui dort en moi et que vient contrecarrer le raisonnement que, dans une société anarchique, il n’y aurait ni policiers ni infirmières. En réalité si, car comme le dit Charles Gave : « Il y a ceux qui aiment s’occuper des autres, ceux qui aiment qu’on s’occupe d’eux et ceux qui veulent qu’on leur foute la paix. »
Il y aura toujours des infirmières parce qu’il y aura toujours des gens (et des femmes surtout) qui aimeront s’occuper des autres et il y aura toujours des policiers, si l’on est gentil pour la même raison qu’il y aura toujours des infirmières et si on est un peu plus retors parce qu’il y aura toujours des gens qui n’aimeront pas laisser leurs semblables en paix.
Cette petite perfidie étant placée et étant à mettre sur le compte de mon acidité naturelle, les requalifications et les innocentements des policiers par la justice prouvent que ces deux institutions sont moins en guerre qu’on le dit et c’est heureux.
Mais si l’on revient au « moment Nahel », Emmanuel Macron n’a pas soutenu sa police, mais il ne l’a pas fait dans des formes qui demeuraient acceptables et ne sapaient pas complètement son autorité. Mais Jean-Luc Mélenchon, qui s’est distingué ensuite en ayant à mes yeux la bonne attitude en s’opposant à la riposte onze-septembriste d’Israël à Gaza, prélude à la guerre en Iran, s’est peut-être définitivement disqualifié dans le « moment Nahel », non seulement parce qu’au sein de ses manifestations il n’est pas rare qu’on entende que « tout le monde déteste la police », mais par son refus, ne fût-ce que d’appeler au calme, dans un summum de clientélisme électoral.
Je ne sais pas si, en désespoir de cause et de trouver un candidat qui me convienne, je devrai me résigner à voter pour lui. Mais je n’oublierai pas quand je pèserai mon vote qu’il a soutenu les émeutes et refusé d’appeler au calme par détestation de la police et par un comble de clientélisme qui était beaucoup plus crasseusement opportuniste qu’islamo-gauchiste comme on le dit dans la sphère « Causeur » et bolloréenne.
Le meurtre était involontaire certes. Mais la vidéo est explicite : menacer un contrevenant désarmé avec un pistolet pointé à 60 cm de sa tête, le doigt sur la détente, est un précurseur de mort.
Après, il y a les phrases et l’enrobage.
Les « non-juristes » s’étonnent souvent des contradictions entre deux décisions de justice. Pourtant, c’est le principe même de la protection apportée par le double degré de juridiction : un nouvel examen complet et impartial de l’affaire, pour corriger les erreurs ou les biais initiaux (émotion, médias, etc.).
On l’accepte bien mieux ailleurs : une contre-expertise en assurance ou un second avis médical qui divergent du premier ne choquent personne – au contraire, c’est vu comme une protection ! Pourquoi pas en justice ?
Pour beaucoup de monde, je parle de gens normalement constitués, équilibrés mentalement, sains d’esprit, logiques et épris de vraie justice, le policier est un héros et a sauvé la vie de beaucoup de promeneurs, piétons et même automobilistes.
Malheureusement, il a eu contre lui toute la racaille gauchiste et leurs merdias, qui ont entamé une inquisition contre ce policier, et le pire : notre président fantoche, qui a monté l’opinion contre ce policier par sa compassion envers ce délinquant, défavorablement connu pour ses délits multirécidivistes.
Notre président, premier délinquant de France, la presse et toute la gauche ont fomenté une inquisition ignoble contre ce policier, qui aurait dû être décoré ou, du moins, félicité pour son acte, volontaire ou involontaire, on s’en fiche, que je qualifierais d’héroïque.
Ce jour-là, on a évité un massacre, mais nous sommes en France, le pays de la police qui tue, n’est-ce pas ?
Je ne suis pas psy, désolé ; j’apporte tout mon soutien à ce policier harcelé par la haine des juges rouges aux ordres du pouvoir, responsable de cette délinquance organisée, officialisée, homologuée, légalisée en toute impunité.
Nous avons ici la preuve flagrante que des magistrats ont trahi leur fonction en agissant selon leur idéologie et non selon le droit. Que risquaient-ils ? Rien !
Il n’est même pas impossible qu’ils soient récompensés par un avancement pour avoir fait preuve de « courage ».
Et que font les magistrats honnêtes qui devraient dénoncer ceux qui déshonorent leur fonction ? Rien !
« Elle a en effet remis du droit, de la justesse et du bon sens dans l’appréciation de cette procédure ayant abouti à la mort de Nahel. Elle a remplacé l’absurde qualification de meurtre par celle, évidemment plus pertinente, de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. » (PB)
Pour quelqu’un qui a l’esprit un tant soit peu cartésien, il est difficile d’admettre qu’une décision de justice puisse être remise en cause, sans que des éléments factuels aient pu expliquer ce changement de qualification des faits. Ce qui semble être le cas.
En fait, l’accusation repose non pas sur l’intime conviction des magistrats appelés à caractériser la faute, mais plutôt sur leur appartenance à un courant de pensée.
Quelque part c’est plutôt inquiétant car cela donne une idée peu rassurante des décisions de justice.
Autrement dit, selon que les juges seront de gauche ou de droite, l’accusé peut être accusé d’homicide volontaire ou de coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Il semble donc qu’avec le recul et le profil de Nahel qui n’avait rien d’un « petit ange » (pas plus que sa mère d’ailleurs), auquel il convient d’ajouter le comportement de certains élus de LFI pour qui « la police tue », un peu de sérénité se soit installée dans l’esprit du tribunal chargé de reprendre le jugement antérieur.
Le policier Florian M. n’est plus un tueur. Il s’agit simplement d’une « bavure » comme il peut malheureusement s’en produire parfois lors de refus d’obtempérer, qui défraient la chronique pratiquement tous les jours.
@ Achille le 5 mars
« Autrement dit, selon que les juges seront de gauche ou de droite, l’accusé peut être accusé d’homicide volontaire ou de coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner. »
Dans le billet de Philippe, cet aspect « politique » de la différence d’appréciation des faits n’est nullement présent, ni dans le dit ni dans le non-dit. Et c’est tant mieux, parce que c’est justement cette absence de dimension politique, au moins dans la décision de la cour d’appel, qui fait que la justice, pour l’instant, sort grandie d’une affaire dans laquelle beaucoup — à gauche, mais pas que… — voulaient voir avant tout le procès de la police.
Parquet et juges d’instruction d’un côté, qui avaient renvoyé le policier aux assises pour meurtre ; cour d’appel de l’autre, qui a modéré le chef d’accusation : tous les magistrats concernés ont forgé leurs décisions sur le droit, qui est et doit rester leur unique boussole. Plus encore que la satisfaction de constater que Florian M. bénéficiera d’un procès à la juste dimension de son acte, c’est la qualité strictement judiciaire de la décision de la cour d’appel, sans aucune connotation politique, sans relent d’un quelconque parti pris idéologique, qui en fait l’importance et la pertinence.
Votre commentaire est d’autant plus malsain qu’il laisse aussi supposer que les tribunaux ne pratiquent pas la même justice, et même s’opposent les uns aux autres selon leur lieu d’implantation. À Versailles, chez les « bourges », les juges seraient « de droite » ; à Nanterre, chez les « riens », ils seraient « de gauche ». D’un côté, les juges « bleu roi », de l’autre les « rouges »… À vous lire, une espèce d’évidence… qui renvoie à la conception dangereuse d’une justice totalement politisée, à l’image de magistrats qui défendent ici le riche, là le massacrent, à l’idée de jugements sectaires établis sur des critères autres que le droit.
C’est cette rengaine que la classe politique — la gauche en particulier — véhicule depuis des années, qui fait que les Français, en majorité, n’ont plus confiance en leur justice. Et vous participez à cette curée… qui peut conduire certains à se passer d’elle pour régler leurs comptes.
Reste une petite cerise sur le gâteau… Vous écrivez : « (…) il convient d’ajouter le comportement de certains élus de LFI pour qui “la police tue” (…) »… Si mes souvenirs sont bons, le soir de la mort du voyou, notre cher président de la République, sans prendre garde ni au respect de la présomption d’innocence, ni aux barrières qui lui interdisent d’entrer dans le champ judiciaire, a déclaré : « Nous avons un adolescent qui a été tué, c’est inexplicable, inexcusable… Et d’abord ce sont des mots d’affection, de peine partagée, de soutien à sa famille et à ses proches… »
« Inexcusable »… « affection à la famille… »… « peine partagée »… Pour rester respectueux de la fonction présidentielle, disons qu’on n’est vraiment pas loin des propos habituels de Mélenchon. Certes, Macron a aussi souhaité que la justice fasse son travail… « dans le calme », a-t-il ajouté, alors qu’il apportait ses braises personnelles aux incendies qui, déjà, embrasaient tous les quartiers perdus de la République.
Voilà une raison de plus de se réjouir de la décision de la cour d’appel, qui, en revenant aux justes proportions de ce refus d’obtempérer suivi de la mort du délinquant, renvoie le locataire de l’Élysée à sa place… et au silence qu’il aurait dû observer.
Je reconnais qu’Emmanuel Macron a commis une erreur en donnant son avis sans avoir pris le temps de connaître toutes les circonstances de ce drame, il aurait mieux fait de se taire.
C’est à n’y rien comprendre. Je plaide pour une justice simplifiée et plus rapide.
Plus le code de procédure pénale est volumineux et plus il devient incompréhensible.
Pour rien au monde je n’aurais aimé être magistrate et être noyée dans toute cette paperasserie débordante, avec des interprétations variées et des arguments discutables.
Rien à comprendre, dites-vous ? Pourtant, c’est clair : pour Nahel, la compassion des gauches et de la macronie a été chronométrée à la (je ne dis plus Allah) vitesse de la lumière. Normal : il est de la banlieue, l’électorat principal de toutes les tares gauchistes macroniennes, et de la bonne couleur officielle, seule homologuée.
Par contre, pour Lola, Thomas, Philippine et des dizaines d’autres, de couleur blanche, de souche, nos bien-pensants officiels sont toujours dans leurs starting-blocks.
Racisme anti-blanc ? Mais non, voyons : vous voyez le mal partout.
Le seul et vrai problème reste, Monsieur Bilger, l’incompréhension que l’on ne peut qu’éprouver face aux réquisitions du parquet entérinées par les juges d’instruction qui en l’espèce ont volontairement ignoré qu’il s’agissait d’abord et avant tout d’un usage de la force par un policier dans l’exercice de ses fonctions et ont traité Florian M. comme un vulgaire délinquant qui aurait volontairement donné la mort à un innocent conducteur de voiture. Choix qui le destinait à être traduit devant une cour d’assises ! C’est là, pour ce qui me concerne, le vrai scandale.
On ne saurait qu’apprécier d’autant plus l’arrêt de la cour d’appel de Versailles qui rétablit l’exactitude de la qualification des faits en les replaçant dans leur contexte d’intervention, à savoir un usage malheureux d’une arme par un policier sur un délinquant multirécidiviste.