Pour être un ami, Bruno Retailleau (BR) est et a une personnalité qui n’a jamais entravé ma liberté sur le plan politique. J’ai toujours pu lui dire ce que je pensais et, précisément parce que j’attends et j’espère beaucoup de lui, comme tant d’autres à droite, ma sincérité, malgré une adhésion forte, ne s’est jamais embarrassée de prudences excessives.
Je vais rappeler les grandes lignes de la carrière de BR afin de montrer que ses ambitions présidentielles sont plausibles et qu’il serait temps qu’il les exprimât de manière explicite.
Partout où il est passé, il a excellé.
À la présidence du Conseil général de la Vendée, de 2010 à 2015.
Comme député, de 1994 à 1997.
Comme sénateur de la Vendée, de 2004 à 2024.
Il devient président du groupe UMP au Sénat à partir d’octobre 2014, fonction à laquelle il est réélu en 2017, 2020 et 2023.
Après avoir quitté le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers en avril 2010, à la suite d’un désaccord politique, il adhère à l’UMP en février 2012.
En janvier 2009, Philippe de Villiers s’oppose à la nomination de BR comme secrétaire d’État à l’Éducation numérique dans le gouvernement de François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
Il est élu président du Conseil régional des Pays de la Loire le 18 décembre 2015. Il démissionne en octobre 2017 pour conserver son mandat de sénateur.
Il coordonne la campagne de François Fillon pour l’élection présidentielle de 2017, marquée par l’éblouissante prestation de son candidat lors de la primaire, puis par des suites calamiteuses qui ne tiennent pas qu’au seul Parquet national financier.
Il se présente une première fois à la présidence du parti Les Républicains, mais il est battu au second tour par Éric Ciotti, dont on sait comment celui-ci s’est ensuite singularisé, tant par son rapprochement avec le RN que par la création de l’UDR.
Le 21 septembre 2024, BR est nommé ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Michel Barnier, puis reconduit comme ministre d’État dans celui de François Bayrou, avant de quitter, le 5 octobre 2025, le gouvernement de Sébastien Lecornu au bout de quatorze heures. Non pour des motifs politiciens, mais en raison de ce qu’il a estimé être une déloyauté du Premier ministre.
Comment se fait-il qu’avec un tel parcours de compétence, de rigueur, de sincérité et d’intégrité, BR en soit encore à devoir se justifier d’être ce qu’il est ? Pour schématiser : un conservateur intelligent et catholique, attaché à la liberté économique, à l’autorité de l’État, au courage – partout, y compris dans les relations diplomatiques lorsque la France est bafouée – et à certaines valeurs civilisationnelles.

Comment expliquer qu’un tel profil soit encore en butte à la condescendance moqueuse, voire à des contestations de mauvais aloi ? Pour la première, il y eut Philippe de Villiers ; pour les secondes, plus récemment, Xavier Bertrand.
BR, à l’évidence, est trop gentil. Tellement préoccupé, à juste titre, par la volonté de redonner du fond à une droite dont beaucoup rêvent avec lui, qu’il semble parfois oublier qu’un chef est aussi quelqu’un qui sait taper du poing sur la table . En imposant l’obéissance.
Sa victoire éclatante contre Laurent Wauquiez, le 18 mai 2025 – ce dernier ne recueillant qu’un quart des suffrages des quelque 120 000 adhérents – à la tête de LR, paraît l’avoir davantage intimidé que stimulé. Comme s’il doutait de sa légitimité à en tirer des conséquences radicales, tant sur le plan de la vie interne des Républicains que sur le plan des débats à l’Assemblée nationale…
Je ne suis pas sûr que la bagatelle de cinquante experts, « secrétaires thématiques », au sein du parti, va changer la donne ; je crains la confusion plus que la rupture ! (Le Figaro)
Avec cette gentillesse dont je le crédite, ne serait-il pas trop enclin à privilégier la paix des relations plutôt que la dureté des rapports, malgré l’apparence qu’il peut donner ?
N’aurait-il pas dû couper court, dès le départ, à la fronde ostensible et parfois sournoise de Laurent Wauquiez, ainsi qu’au scandale de personnalités de son propre camp – ministres violant ses injonctions, députés piétinant ouvertement la ligne politique qu’il avait arrêtée et qu’ils étaient tenus de suivre ?
Cet antagonisme constitue une honte politique pour LR. Si Laurent Wauquiez en est l’initiateur et le responsable, BR, d’une certaine manière, a laissé faire, sans doute tétanisé par la radicalité de la seule solution efficace : la mise à l’écart, hors du parti, de Laurent Wauquiez.
Peut-on continuer longtemps ainsi, avec une opposition intestine dans un groupe dont l’unité ferait précisément la force ?
BR aurait dû pousser plus loin l’audace. Alors qu’Éric Ciotti a longtemps entretenu l’idée d’un prétendu candidat naturel pour 2027 en la personne de Laurent Wauquiez, BR, fort de son triomphe de mai 2025, n’aurait-il pas dû se revendiquer, de manière légitime et plausible, comme le candidat naturel – institutionnellement parlant – de la droite pour 2027 ?
Nul doute que ses rivaux de bonne foi l’auraient accepté. Quant aux autres, ils en auraient pris acte, à leurs risques et périls, s’ils avaient persisté à renâcler et à faire perdre à la droite l’avancée majeure qu’aurait représentée une candidature unique, forte et consensuelle.
BR a eu des convictions, du courage, de la constance, de la rigueur, de l’honnêteté tout au long de sa carrière, depuis que la politique l’a saisi dans son univers à la fois sombre et magnifique.
Qu’il n’hésite pas à faire place nette autour de lui et, si j’ose cette comparaison iconoclaste, un peu de la méthode de Mélenchon intimidant LFI lui ferait du bien ! Chef de parti, c’est se donner tous les moyens d’être le chef, surtout lorsqu’on a été plébiscité.
Le temps presse, Bruno Retailleau.
@ Giuseppe
Vous faites un contresens d’envergure, et sur le cœur et sur différents points de mon texte ; a priori, vous arrivez à lire, ça ne peut guère s’expliquer que par une malveillance d’enfant rageur !
On ne va pas tout reprendre en détail, j’ai autre chose à faire que de corriger les errances d’un mythomane, donc le seul point central.
Dans ce texte (dans d’autres aussi !), je dis et redis que la dissuasion, quels que soient la pompe et l’apparence de mystère dont on l’entoure, n’a qu’un seul objectif : la préservation des intérêts vitaux de la France, qui, habillés ou non d’une feinte ambiguïté, se résument à la préservation de son territoire et de son indépendance, en clair de sa survie en tant que nation.
Si j’étais d’humeur taquine, je dirais qu’à cette aune, c’est VDL et les eurocrates de la Commission qu’il faut atomiser en urgence absolue !
@ revnonausujai
Bon… Je réfléchis devant une pensée qui laisse pantois un spécialiste du béton (modeste quand même).
Alors je vais mettre en route la bétonnière pour tenter de vous faire comprendre que, pour faire du béton, s’il vous manque un des quatre ingrédients, vous construisez un château de sable. Et vous en êtes le parfait exemple.
Pour commencer, vous êtes dans la pire des confusions entre doctrine et réalité historique : vous affirmez que les doctrines « disent exactement l’inverse » de ce que j’avance. C’est factuellement faux.
Les doctrines nucléaires — française, britannique, américaine, russe, chinoise — reposent toutes sur le même principe : menacer pour ne jamais avoir à utiliser. C’est la base même de la dissuasion, et même à un gamin de la politique, cela ne peut échapper.
Confondre déclaration doctrinale et intention réelle d’emploi revient à prendre un discours stratégique pour un plan opérationnel. C’est une erreur de débutant. Vous êtes un débutant.
L’ambiguïté des « intérêts vitaux » n’est pas celle que vous imaginez. Vous présentez l’ambiguïté comme si elle ouvrait la porte à n’importe quelle interprétation.
En réalité, elle est stratégiquement calibrée : suffisamment floue pour laisser planer le doute, suffisamment cadrée pour ne concerner que la survie de la Nation.
Si cette ambiguïté couvrait déjà l’Europe, Macron n’aurait pas besoin de parler d’« élargissement ».
Votre propre argument contredit votre thèse. Et là, je me rends compte que vous manquez de muscles et de profondeur de réflexion.
Et puis l’Histoire invalide votre raisonnement. Vous ignorez un fait massif :
depuis 1945, aucune puissance nucléaire n’a utilisé l’arme, même contre un adversaire non nucléaire, même dans des situations où elle aurait pu le faire sans risque de représailles. Corée, Vietnam, Afghanistan, Kippour, Falklands, Tchétchénie, Ukraine… zéro emploi.
Si les doctrines signifiaient réellement « nous l’utiliserons », on aurait vu au moins un cas. La réalité historique vous contredit frontalement. Vous surestimez la portée du discours politique. Vous prenez les déclarations publiques pour des révélations doctrinales.
Ceci est bon pour le Cinglé. Macron n’en parle pas ou très peu, mais Trump a reçu le message 5/5 ; le Cinglé le sait aussi et feint de l’ignorer.
Le Général Motor, droit dans les yeux, avait expliqué à son homologue russe que ce qu’il possédait était sans doute moins volumineux en termes de poids, mais qu’en termes d’efficacité, c’était suffisant pour les rayer de la carte. Cela, son interlocuteur le savait, et le lui rappeler remettait l’église au centre du village — si mes souvenirs sont bons, c’est dans ses Mémoires.
Ce que vous dites est naïf. C’est cela : d’une grande naïveté.
La communication présidentielle sert à envoyer des signaux, à rassurer des partenaires, à peser dans un rapport de force. Macron vient de le faire avec Trump, qui doit s’avaler une arête. Et Macron, dans cette phase, façonne aussi une image : il le montre sans le dire. La France est dotée, et même si je n’ai pas un rond, mon arsenal, lui, est brillant. Je discute d’égal à égal.
Elle ne modifie pas pour autant la réalité matérielle : l’arsenal français est dimensionné pour la France, pas pour l’Europe. Mais c’est suffisant pour « en tuer un et faire peur aux autres ».
Vous confondez rhétorique et capacité. Vous prêtez aux décideurs une rationalité mécanique. Vous écrivez comme si l’état-major avait une doctrine parfaitement déterminée et comme si le Président savait déjà ce qu’il ferait. C’est une fiction.
La dissuasion repose justement sur l’incertitude, la psychologie, la perception du risque, la pression du moment. Aucun Président ne sait à l’avance s’il appuiera sur le bouton.
C’est précisément ce qui rend la dissuasion crédible.
Vous ignorez la notion de « juste suffisance ». La France n’a pas un arsenal conçu pour couvrir 27 États, mener une guerre nucléaire prolongée ou garantir la sécurité d’un continent. Elle a un arsenal conçu pour infliger des dommages inacceptables à un agresseur de la France. Point.
C’est largement suffisant pour clouer le bec à Trump ces derniers temps et faire réfléchir le Cinglé, ainsi que tous les autres.
Votre interprétation élargie est incompatible avec les capacités matérielles. Vous mélangez doctrine, communication et réalité : tout s’entrechoque chez vous, sans nuance ni finesse d’esprit.
Vous prenez les textes doctrinaux au pied de la lettre, vous ignorez soixante-dix ans de pratique stratégique, vous confondez communication politique et capacité réelle, vous surestimez volontairement la portée d’une ambiguïté qui n’a jamais concerné autre chose que la survie de la France.
Bon… ne me remerciez pas, mais vous avez une propension à dire un peu n’importe quoi et n’importe comment. C’est sûr : je ne vous confierais pas le bouton nucléaire, encore moins un bilboquet. Il vous manque l’essentiel : l’agilité du hurdler. Et là, il faudra beaucoup vous entraîner. Ouf !
@ Giuseppe
« Vous affirmez que « personne n’utiliserait jamais l’arme nucléaire », tout en citant des doctrines qui disent exactement l’inverse. Vous décrétez ce que seraient les « intérêts vitaux » de la France comme si vous étiez dans la tête de l’état-major, alors que la doctrine repose justement sur l’ambiguïté que vous ignorez. »
Euh non, les doctrines ne disent pas “précisément le contraire”, elles disent : retenez-moi ou je fais un malheur ; la réalité est que jamais personne n’a utilisé d’armement nucléaire dans un conflit depuis la fin du monopole américain, même contre un ENI n’en disposant pas, et qu’il y a évidemment une bonne raison à cela.
Quant aux intérêts vitaux et à leur prétendue ambiguïté, vous rigolez ; pas besoin d’avoir fait le CHEM pour comprendre que l’ambiguïté se limite à attendre que les Klingons soient sur le pont de Kehl (ou dans le port de La Rochelle, pour ne pas faire de jaloux), ou à tirer dès qu’ils sont à portée de lance-pierre.
Un indice : ça fait un bail que la France se targue d’avoir un arsenal nucléaire “à sa juste suffisance” et, à l’époque, il était transparent, sans même le dire, que les intérêts vitaux se superposaient à l’intégrité du territoire national et à la survie du pays (preuve en est : si Macron parle “d’élargir le ‘parapluie’ à l’UE”, c’est que, même actuellement, il ne l’est pas). Depuis, l’arsenal et les moyens sont restés les mêmes, et la juste suffisance ne suffirait pas à une mission élargie. Il faut prendre le discours du PR à ce sujet pour ce qu’il est : une tentative de ralliement des autres pays européens à sa vision de l’UE, la transposition, à cette échelle, d’une promesse électorale.
J’ignore, et vous aussi, si le PR aurait le cran de déclencher le feu nucléaire en cas d’invasion de la France, et probablement ne le sait-il pas lui-même ; mais il est évident qu’il ne le ferait pas pour un autre pays.
P.-S. : je ne suis pas défaitiste mais réaliste ; j’ai passé l’âge de combattre les moulins à vent pour une dulcinée inuit ou danubienne. Vous dites maîtriser les travaux publics, je n’ai aucune raison d’en douter ; en revanche, en matière de géopolitique ou de défense, vous montrez de bonnes marges de progression ; deux pistes :
– doutez systématiquement de la parole politique ;
– rejetez les élans sentimentaux au profit de la froide raison, aussi dérangeante soit-elle.
Rions un peu, si on y regarde de près.
https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02ybFP6UMAt9bSYNH989L8Jjoy16skRaGuGWCBmMsjUUN8zEed4jTTeDgmMCFGiySxl&id=100064447639350&_rdr
« Trump. Davos. Consternant, sans surprise. Je cite Gewurztraminer :
Le délire a duré 72 minutes. 72 minutes devant le monde entier.
– 72 minutes où le président américain a confondu le Groenland avec l’Islande. Plusieurs fois. Tout en expliquant pourquoi il veut l’acheter.
– 72 minutes où il a menacé un allié de l’OTAN, le Danemark, avec ces mots : “Vous pouvez dire oui, et nous l’apprécierons. Vous pouvez dire non, et nous nous en souviendrons.”
– 72 minutes au cours desquelles il a qualifié le Groenland de “morceau de glace” dont dépendrait le destin de la planète : “Ce que je demande, c’est un morceau de glace en échange de la paix mondiale.”
– 72 minutes où il n’a pas évoqué la présence des Groenlandais.
– 72 minutes au cours desquelles il a déclaré qu’il avait “100 % de sang écossais et 100 % de sang allemand”. Ce qui ferait 200 %. Mais les mathématiques et lui, ça fait deux.
– 72 minutes au cours desquelles il a déclaré que les États-Unis, après la Seconde Guerre mondiale, “avaient rendu le Groenland au Danemark”. Dommage que ce soit faux. Les États-Unis n’ont jamais possédé le Groenland. Jamais. En 1916, ils ont officiellement reconnu la souveraineté danoise. Pendant la guerre, ils n’ont obtenu que des bases militaires temporaires. Et en 1946, ils ont essayé de l’acheter en offrant 100 millions de dollars. Le Danemark a dit non. Il n’y a pas eu de “restitution”.
– 72 minutes au cours desquelles il a soutenu que “la Chine n’a pas d’éoliennes”, alors qu’elle est le premier producteur mondial d’énergie éolienne depuis 15 ans et qu’elle construit 45 % de tous les projets éoliens de la planète. Mais pour Trump, “ils n’ont pas de champs de moulins à vent”. Ils les vendent “à des imbéciles”.
– 72 minutes au cours desquelles il a déclaré que “toutes les grandes compagnies pétrolières viennent avec nous au Venezuela”. Dommage que le PDG d’ExxonMobil, trois jours plus tôt, lui ait dit en face que le Venezuela n’est pas “investissable”. Trump, furieux, a d’ailleurs menacé d’exclure Exxon. Les autres n’ont rien dit, mais n’en ont pas pensé moins. Mais lui, à Davos, a dit qu’ils “venaient tous”.
– 72 minutes au cours desquelles il a déclaré qu’il “n’y a pratiquement pas d’inflation” aux États-Unis. L’inflation américaine est de 2,7 %, supérieure à l’objectif de la Fed, en hausse selon les prévisions en raison de ses propres taxes douanières. Mais pour lui, “il n’y en a pratiquement pas”.
– 72 minutes au cours desquelles il a attaqué le président de la Réserve fédérale en le traitant de “stupide”. En direct. Devant les dirigeants économiques mondiaux.
– 72 minutes au cours desquelles il a raconté qu’il avait mis des droits sur la Suisse par dépit, parce qu’“une femme”, dont il ne se souvient pas du nom, “ne l’avait pas caressé dans le bon sens”.
– 72 minutes où il a déclaré que “hier, le marché s’est effondré à cause de l’Islande”. L’Islande. Un pays de 380 000 habitants. Qui allait faire s’effondrer Wall Street.
– 72 minutes au cours desquelles il a affirmé que les États-Unis “ont payé 100 % de l’OTAN”. 100 %, alors que la part américaine du budget de l’OTAN est d’environ 16 %. Mais pour lui, 100 %.
– 72 minutes au cours desquelles il a confondu l’Azerbaïdjan en “Aber-bajian”.
– 72 minutes de sautes d’humeur, de mensonges vérifiables, de nombres inventés, de menaces aux alliés, d’insultes aux fonctionnaires, de gaffes géographiques, de vantardise démentie par les faits.
Et le monde, en silence, a regardé. Pendant 72 longues minutes.
Et dire qu’autrefois, pour beaucoup moins, les carrières politiques se terminaient.
Aujourd’hui, on attend le prochain délire.
Bienvenue en 2026. Et nous ne sommes qu’en janvier. »
Heureusement pour notre bien, il va se calter sous d’autres cieux : c’est la meilleure chose qu’il fasse pour nous. Il y avait le Cinglé et lui… comment le nommer. Dans deux heures, je relève les copies.
Merci Macron, qui l’a rendu ridicule, et qui, bêtement, l’autre, lui parlait de lunettes dont lui-même, visage orange, utilise une marque bien US. C’est idiot, mesquin et bête.
Macron, ses petits bras et sa dette, est quand même un silex dans ses grosses godasses. Ils étaient tous à bader un type qui leur crache au visage en permanence.
Macron a sauvé l’honneur et l’autre est bien emmerdé. Si Macron n’avait rien fait ni rien dit, il se serait avalé le Groenland sous le regard de toutes ces batouilles qui répugnent aux Rosbifs dans leur majorité.
Eh oui, visage pâle à lunettes doit bien jubiler, et du coup le monde s’enflamme : US GO HOME ! On commence à en avoir soupé de ce type. L’Iran, il avait dit ; le Cinglé, il le bave. Au fond, c’est une baudruche : il a une chance inouïe d’être né du bon côté ; pour le reste, ça ne vaut pas un clou. Macron l’a tourné en ridicule. Alors il se moque, comme un gamin d’école, d’une paire de lunettes ; s’il voyait sa tronche orange dans un miroir et sa fourrure de renard sur la tête, il afficherait sans doute un peu plus de modestie.
C’est le propre des puissants incultes : non seulement ils sont incultes, mais en plus ils sont rejetés par ces élites milliardaires qui le prennent pour un plouc, en plus, à Davos.
J’adore les lunettes de Macron, je suis plutôt vintage : j’ai la réplique de Steve McQueen de Persol, avec la charnière caractéristique dans les branches… Juste pour me faire plaisir, parce qu’elles sont de qualité, et aussi pour soutenir Macron, parce qu’il savait qu’il énerverait l’autre. Que ça fait du bien !
@ Serge HIREL le 22 janvier 2026
Ouais, et alors ? Vous nous parlez de 30 000 morts comme s’il était équitable, pour l’agresseur criminel de guerre, que celle-ci se termine. Ce n’est pas la faute de l’Ukraine, et il faudrait arrêter. Arrêter quoi, arrêter qui ?!
Les Ukrainiens n’ont pas eu le choix autre que celui de prendre les armes, mais surtout qu’on les aide ! Tout le reste, c’est du vent, des balivernes.
Je me demande quel fil transparent relie Trump et ses accolytes à l’autre cinglé. Et ce n’est pas les âneries qu’on entend qui m’apportent une réponse.
US GO HOME ! Ils nous crachent dessus depuis 80 ans.
L’Ukraine verse son sang pour nous, et comme les mouches sont en train de changer d’âne, ils commencent à punir durement l’agresseur.
Et Trump n’en a cure, il se calte, et la seule décoration ou prix qu’il mérite, c’est de nous botter les fesses et de nous humilier en permanence avec l’Europe ; et donc je le décorerais de nous avoir sortis de la torpeur enivrante qui nous tenait en laisse.
US GO HOME ! Tout le reste, c’est du pisse-copie et du blabla. Une Europe de confettis, trouillarde et mal organisée : alors oui, merci à Trump, et si on souhaite se faire laminer dans les rucks, eh bien qu’on lui fournisse aussi la niche.
Le sang, ce sont les Ukrainiens qui le versent ; ils savent très bien que tant que l’Europe de misère n’ira pas jusqu’au bout, Winston Volodymyr continuera à s’écraser devant Trump à cause de notre veulerie et de notre faiblesse.
Winston Volodymyr ne nous mérite pas.
@ revnonausujai le 21 janvier 2026
Difficile de savoir ce qui est le plus frappant dans votre message : la confiance absolue avec laquelle vous assénez vos certitudes… ou l’absence totale de fondement stratégique derrière celles-ci. Vous parlez de dissuasion comme si vous veniez d’en découvrir la définition sur un forum, puis vous en tirez des conclusions qui contredisent précisément ce que vous prétendez expliquer.
Vous affirmez que « personne n’utiliserait jamais l’arme nucléaire », tout en citant des doctrines qui disent exactement l’inverse. Vous décrétez ce que seraient les « intérêts vitaux » de la France comme si vous étiez dans la tête de l’état-major, alors que la doctrine repose justement sur l’ambiguïté que vous ignorez. Et vous pensez clore le débat en comparant l’Europe à l’Inde et au Pakistan, comme si les contextes, les alliances et les doctrines étaient interchangeables. C’est un peu comme expliquer la météo en regardant un aquarium.
Quant à votre analyse de la situation en Ukraine, elle repose davantage sur votre agacement envers certains médias que sur une compréhension réelle du rapport de forces. Réduire un conflit de haute intensité à des « pleurnicheries » ou à des « balivernes » n’est pas une analyse : c’est un aveu de paresse intellectuelle.
Beaucoup d’assurance, très peu de substance. Vous prétendez démontrer, mais vous ne faites qu’énoncer. Vous croyez analyser, mais vous vous contentez d’opiner. Et surtout, vous confondez conviction personnelle et réalité stratégique — ce qui, en matière de dissuasion, est précisément la marque de ceux qui n’ont pas compris le sujet.
En fait, des propos que, chez nous, nous qualifierions d’issus de batouilles, du niveau de Jordy Biberon. Vous êtes le défaitiste dans toute sa splendeur, quand Winston Volodymyr incarne aujourd’hui une figure rare : celle d’un dirigeant qui, face à l’effondrement annoncé, choisit de rester debout.
Ceux qui le comparent à Winston Churchill ne le font pas par facilité rhétorique, mais parce qu’ils y voient une même combinaison de courage, de détermination et de leadership dans un moment où l’Histoire bascule.
Rester quand tout pousse à fuir : lorsque l’invasion a commencé, Zelensky a refusé l’exfiltration proposée. Cette décision est devenue un symbole. Pour ses soutiens, elle rappelle la posture de Churchill en 1940 : rester au cœur du danger pour incarner la résistance. Ce geste, simple en apparence, a envoyé un signal clair : le chef ne part pas, donc le pays ne cède pas. Pas comme votre comportement de gazelle, qui inciterait à se cacher.
Winston Volodymyr est un orateur qui galvanise comme Churchill. Il a compris que les mots peuvent être des armes. Ses allocutions quotidiennes, ses interventions devant les parlements du monde entier, sa capacité à adapter son discours à chaque auditoire ont créé un phénomène politique inédit : celui de la résistance et de la survie, et non de la servitude volontaire tournée vers le Cinglé.
Pour ses admirateurs, il a redonné à la parole politique une puissance morale que l’on croyait disparue. J’espère qu’elle vous inspirera à retrouver la vôtre.
Winston est un leader devenu symbole international, et c’est ce qui dérange Trump, comme Macron le fait aujourd’hui avec le Groenland. Churchill n’était pas seulement le Premier ministre britannique : il était devenu l’incarnation de la résistance au nazisme. De la même manière, Winston Zelensky est devenu, pour ceux qui le soutiennent, le visage de la résistance ukrainienne et, plus largement, de la défense d’un pays attaqué par une puissance plus grande. Le courage de tout un peuple peut renverser des certitudes et des montagnes. Vous êtes un défaitiste.
Il a transformé une nation en symbole, et un symbole en cause mondiale. Trump ne l’aime pas parce qu’il lui résiste. Les armes, les Ukrainiens les fabriquent eux-mêmes à près de 60 % ! Ils apprennent au monde entier qu’on peut résister avec de « petits bras » mais un courage débordant. Trump le méprise ; il méprise tout ce qui est au-dessus de lui et plus intelligent que lui, et Winston Volodymyr le démontre chaque jour en montant au feu, parfois en première ligne, pour remercier des combattants résistants. Vous êtes un munichois.
Zelensky a la capacité de tenir malgré l’adversité. Les comparaisons avec Churchill reposent aussi sur un point essentiel : la capacité à tenir, jour après jour, malgré les revers, les pertes, la fatigue, les pressions diplomatiques et les doutes.
Pour ses partisans, Winston Zelensky incarne cette endurance morale qui distingue les dirigeants ordinaires des figures historiques. Vous faites partie de ces figures ordinaires, comme l’autre « dégonflé » qui ne s’est pas présenté aux élections pour asseoir un second mandat. Vous êtes un pépère magnifique qui, comme lui, se contente de constats de cour d’école.
Churchill n’était pas un homme sans défauts, et Zelensky non plus. Mais ceux qui les rapprochent insistent sur un fait simple : dans les moments où un pays risque de disparaître, ce ne sont pas les dirigeants parfaits qui comptent, mais ceux qui tiennent. Et Zelensky, pour eux, tient. Vous êtes un défaitiste, le même que décrivait Marc Bloch.
@ Giuseppe le 21 janvier
«…tous les jours, [les Ukrainiens] assèchent désormais un peu plus leurs puits [les puits russes] ; ils font brûler systématiquement tout ce qui touche aux carburants… »
…et tous les mois, cette guerre fait 30 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, y compris des femmes et des enfants. Tout cela pour envahir ou défendre quelques dizaines de kilomètres carrés d’un territoire que l’Histoire n’attribue pas plus à l’un qu’à l’autre des belligérants. Tout cela parce que les États-Unis et la Russie s’insupportent, mais, puissances nucléaires, se refusent à en découdre face-à-face. Tout cela parce que deux dirigeants de peuples frères, entêtés jusqu’à la folie, se détestent. Tout cela parce que deux autres soignent leur ego en voulant se glorifier d’être le faiseur de paix…
Ces quatre-là, ceux qui alimentent le conflit en fournissant des armes et ceux qui se contentent de déclarations alarmistes alors que leur mission est de s’interposer, ont le sang de ces morts inutiles sur les mains. Mieux vaut être « munichois » que responsable d’un massacre qui ne laissera que des rancunes tenaces. Mieux vaut admettre l’inéluctable et chercher à le rendre le plus acceptable possible.
@ Giuseppe
Vous n’avez manifestement rien compris au concept de dissuasion !
On va faire simple : si deux puissances nucléaires échangent des feux nucléaires, elles subissent toutes deux des dommages irréparables et vraisemblablement un quasi-suicide. C’est dire qu’aucun chef d’État n’est prêt à une telle extrémité, sauf si la vie même de son pays est en jeu*, et que tous préfèrent se faire la guerre par proxies interposés.
Même à pleine charge, l’hurluberlu de l’Élysée ne le ferait pas pour quelques arpents de glace au large du continent américain, les intérêts vitaux de la France, ni ceux d’Ursula, n’étant pas le moins du monde engagés ; on en revient donc au jeu de celui qui a la plus grosse (capacité de faire mal à l’autre), et là, ce n’est pas nous qui allons gagner !
Quant à l’Ukraine, vous devriez cesser de vous fier aveuglément aux balivernes de LCI ; même Zelensky multiplie SOS et pleurnicheries, ce n’est pas vraiment le signe d’une marche triomphale, d’autant que, malgré les rodomontades de Macron, la « coalition » est bien incapable de soutenir sérieusement les Ukrainiens sans l’appui massif des USA, ce qui implique de ne pas affronter ceux-ci frontalement si l’on veut que cet appui perdure !
* Un exemple parlant : l’Inde et le Pakistan sont deux puissances nucléaires, ni l’une ni l’autre réputée faire dans la dentelle ; eh bien, elles se tapent régulièrement sur le museau à coups d’armes dites conventionnelles, et aucune des deux n’émet l’intention, ni même la menace, de passer au nucléaire.
@ revnonausujai le 20 janvier 2026
Ah, ces munichois… quand je vous lis, je revois l’écrit de Marc Bloch, L’Étrange défaite ; alors je vais vous la faire courte.
Si un pays non nucléaire, moins riche et envahi par surprise peut tenir face à la Russie, alors une puissance nucléaire comme la France, mieux équipée et mieux entraînée, serait évidemment capable de se défendre. La question n’est pas la capacité, mais le modèle stratégique : la France n’a pas vocation à mener une guerre d’attrition, parce que sa dissuasion empêche qu’on l’y contraigne. Et si les Ukrainiens le font, on le ferait aussi.
Demain, les Ukrainiens vont finir de ridiculiser le Cinglé : tous les jours, ils assèchent désormais un peu plus leur puits ; ils font brûler systématiquement tout ce qui touche aux carburants. Et ça ne fait que commencer.
Il faut savoir que Berlin a résisté jusqu’au bout de l’enfer.
Cher Philippe Bilger,
L’offensive de David Lisnard n’aurait pas été possible si Bruno Retailleau avait assis son autorité sur le parti après son élection de maréchal. Il était le candidat naturel et, tout comme Rocard, il n’a pas su enfoncer le clou.
La nature a horreur du vide et c’est Lisnard qui semble à présent avoir la main.
@ Giuseppe le 20 janvier 2026
À part les lapins crétins, tout le monde pouvait comprendre que mon ironie ne visait ni les armées ni les militaires eux-mêmes, mais les politichiens qui, par idéologie ou par lâcheté électorale, ont sacrifié le régalien, civil ou militaire, au profit du « social » à tout-va.
L’armée française est taillée pour le contre-terrorisme ou les interventions brèves et limitées contre un ENI ne disposant pas de moyens technologiques sophistiqués ; elle le fait plutôt bien.
En revanche, faute de moyens humains, matériels et logistiques, elle n’est pas apte au combat de haute intensité dans la durée autrement que comme auxiliaire d’une puissance majeure, rôle que seuls, que cela plaise ou non, les USA sont en mesure d’assumer, à moins que vous n’envisagiez de vous allier aux Chinois ou aux Russes.
Je conçois que cela ne plaise pas, mais dans notre situation, on reste tranquillou à la maison et on cesse de déblatérer.
Il faut reconnaître à Macron d’avoir augmenté le budget de la défense ; toutefois, ce n’est que le successeur de son successeur qui aura en main un instrument plus efficace. En attendant, il faut travailler en silence. De plus, à son habitude, il a tout gâché avec ses fantasmes de « défense européenne », notion qui, bien heureusement, ne marchera pas à échéance humaine (pas de IVe Reich ni de LVF).
Moi vexé ? Sutor, ne supra crepidam !
@ Exilé le 20 janvier 2026
Que ce soit Obama ou ses prédécesseurs, et maintenant l’inénarrable Trump, ils ne nous ont jamais aimés. Franklin Delano Roosevelt détestait de Gaulle.
Il est vrai que cette Europe de misère ne se construit pas. Le côté positif, c’est que Trump botte les fesses de tous ses dirigeants. Chez nous, on dit que « la confiance n’a qu’un œil » : un énorme fossé nous sépare d’eux, une mer, et en plus ils voudraient nous tenir en laisse.
Ce qui est plutôt embêtant, c’est qu’on dépend d’eux pour les circuits de paiement Visa : ça, c’est un vrai problème. Pour le reste, cela ne devrait pas être un obstacle.
Pour les droits de douane sur les vins et spiritueux, ils aiment trop ce que l’on produit et sont trop snobs et condescendants avec nous pour s’en passer.
Alliés sur la pointe des pieds, partenaires sans aucun doute, nous, à la niche et tenus en laisse.
US, GO HOME !
@ revnonausujai le 20 janvier 2026
J’adore vous mettre en colère, reprenez-vous. Vexé ?
Comme vous avez la « comprenette » un peu étroite, je suis bien obligé d’expliciter, vous manquez de champ large ; chez nous, c’est l’esprit leste et immense, comme le sont nos montagnes.
Cadeau ! Profitez-en, inspirez… expirez… inspirez… expirez… C’est mieux, vous allez y arriver, ne me remerciez pas.
https://youtu.be/opOjk05n3BI?si=HvtQ7rhxEFuiooP3
@ Giuseppe
le 19 janvier 2026
« La réalité est brutale : ils n’entrent en guerre qu’après avoir été frappés à Pearl Harbor.
Leur intervention répond à un calcul froid : empêcher l’Allemagne et le Japon de menacer leur propre puissance. »
Comme le confiait à ses camarades français et britannique le membre américain d’un trio de commandos « Jedburgh » (*) parachuté en France occupée, les États-Unis étaient en priorité préoccupés par la volonté de mettre fin à l’expansionnisme du Japon ; la lutte contre l’Allemagne, simple alliée de ce pays, n’était que secondaire.
Il est arrivé, alors que l’Allemagne était vaincue et que les opérations continuaient en Asie, que des militaires français, qui ont dû commencer à faire face à la subversion communiste en Indochine, se soient retrouvés opposés sur le terrain à d’anciens camarades américains Jedburgh, qui assistaient en tant que conseillers le Viet Minh, que l’OSS prenait alors pour une simple alliance de nationalistes anticolonialistes, en ayant ignoré son fond communiste.
(*)
https://aassdn.org/amicale/plan-jedburgh-les-francais-premiers-acteurs-de-la-liberation-en-france/
@ Giuseppe le 19 janvier 2026
À propos de ne rien comprendre et d’ignorer même qu’il est possible de faire du second degré, vous vous posez là, le primaire (je n’ai pas dit primate, hein !) dans toute sa splendeur.
Préliminaire : quelqu’un qui a besoin de plus de dix ou quinze lignes pour exprimer son idée maîtresse est un jean-foutre.
Je vais donc faire court.
Les USA pensent « America First » ; normal pour un pays normal.
La France serait bien inspirée de faire de même ; on en est loin, la succession de guignols européistes qui l’ont dirigée et dont l’anti-France Macron est l’apothéose, nous a conduits au déclin et à la faillite.
Plus vite la salop*rie UE crèvera en éclatant, plus tôt nous aurons une petite chance de remonter la pente.
Cher Philippe Bilger,
Quand on recueille 75 % des votes des militants, on a une légitimité totale pour prendre le contrôle du parti, imposer sa ligne et asseoir son autorité. Et c’est l’inverse qui s’est produit avec Bruno Retailleau.
Il n’a cessé de tergiverser et de laisser les opposants lui savonner la planche.
Bref, il a manqué le coche et on le voit mal redresser la barre. On ne peut s’empêcher de penser avec tristesse à ce jugement de Jean-Luc Mélenchon sur François Hollande : un capitaine de pédalo.
Le bateau France, secoué de toutes parts, mérite assurément un chef d’une autre catégorie à la barre.
« Bruno Retailleau est trop gentil… » (PB)
À quoi sert-il d’être gentil en ce bas monde, seul entouré de crocodiles ?
Quelqu’un, dans les steppes, s’est efforcé d’être gentil avec tout le monde… voyez ce qui lui est arrivé.
@ Robert Marchenoir le 19 janvier 2026
Oui, assez de ces normaliens et autres énarques : la classe politique est issue d’un petit nombre d’écoles prestigieuses. En France, c’est particulièrement vrai. Certaines institutions forment depuis longtemps les hauts fonctionnaires, et ces réseaux produisent une continuité. Ce n’est ni automatiquement un problème, ni automatiquement une garantie de compétence a priori, mais à la fin, quand il faut raquer l’addition, ce sont 3 500 milliards de dette qui nous contemplent. Et la réalité de cette endogamie politique est un désastre : le mur de face tombe toujours sur celui qui n’y peut rien.
Oui, on voit bien que les plus courageux viennent souvent d’horizons différents : Margaret Thatcher, formée comme chimiste avant d’entrer en politique ; Angela Merkel, issue du même milieu scientifique ; Javier Milei, économiste de formation ; Ronald Reagan, ancien acteur ; et Volodymyr Zelensky, qui restera à jamais dans l’Histoire.
Humoriste et entrepreneur du spectacle, il a su sauver un peuple des griffes d’un cinglé, en se battant comme un lion pour son pays.
Ces trajectoires montrent que des profils atypiques peuvent accéder au pouvoir. Ce n’est pas rare dans l’histoire, mais cela dépend fortement du système politique, de la culture du pays et du moment historique.
Il est temps que cela change. Nous repartons pour l’année prochaine avec un déficit assumé de 5 %, l’un des pires d’Europe. Les élites gaspillent, gèrent l’argent des autres, ne comptent pas — sauf pour leur propre bouclard.
Les meilleurs dirigeants que j’ai connus avaient tous des profils atypiques : juristes polyglottes — « quand vous irez en expertise, tenez le stylo de l’expert » —, bien sûr issus du milieu, mais self-made men, courageux, lutteurs. Le pays aujourd’hui est à l’image des dirigeants qui se sont succédé récemment : en redressement judiciaire.
Pourquoi cela arrive-t-il moins souvent en France ?
Plusieurs raisons : une forte tradition administrative et technocratique ; un système politique qui valorise les carrières longues dans les institutions et le faux apanage apparent de leur efficacité ; des rentiers de mandats et des batouilles sans colonne vertébrale qui vivent de postes en viager.
Il y a aussi une culture où l’expertise académique est souvent perçue comme un préalable à la légitimité. Il suffit de voir Boris Vallaud, parachuté dans les Landes et siégeant d’emblée à l’Assemblée comme chef de parti.
S’y ajoute une méfiance envers les profils « outsiders », même si cela évolue. Alors que tout pousse à penser — et à prouver — que les profils atypiques sont souvent les plus résistants et les plus courageux : ils n’ont rien à perdre et tout à nous faire gagner. Les élites et autres énarques, j’en ai soupé.
Ce ne sont pas des jugements, simplement des analyses fréquemment évoquées. La dette publique de 3 500 milliards d’euros est bien associée à cette situation, à une déconnexion des élites et, surtout, à un manque de diversité dans les profils dirigeants.
Celui qui n’a pas de carrière politique à ménager aura le courage d’agir, de bâtir, de mettre les mains dans le cambouis. Les miracles sont à Lourdes ; les élites et autres énarques sont des chiromanciens.
3 500 milliards de dette et 5 % de déficit : quel beau « plan chot », dirait un entraîneur de rugby.
@ revnonausujai le 19 janvier 2026
Je ne peux que constater que vous ne pipez pas grand-chose, alors comme je me sens en canne, un petit placage offensif vous remettra les idées en place, en plus comme dans un ruck je vais m’essuyer les crampons :
US GO HOME !
Les États-Unis ne sont pas des alliés : ce sont des puissances hégémoniques.
Depuis 80 ans, Washington agit non comme un partenaire, mais comme un tuteur qui impose ses priorités.
Chaque crise internationale le confirme : ils décident, l’Europe exécute, et nos intérêts passent après les leurs.
Les États-Unis ne « protègent » pas l’Europe : ils l’encadrent pour préserver leur influence.
La Seconde Guerre mondiale : un mythe à déconstruire
Il faut arrêter de raconter que les États-Unis sont venus sauver l’Europe par générosité. La réalité est brutale : ils n’entrent en guerre qu’après avoir été frappés à Pearl Harbor.
Leur intervention répond à un calcul froid : empêcher l’Allemagne et le Japon de menacer leur propre puissance. Ils ne sont pas essentiellement venus nous aider pour « nos » valeurs, mais surtout et en même temps, pour leurs intérêts stratégiques. Et là c’est toujours d’actualité, plus que jamais avec Trump.
Selon une source historique récente, c’est Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre de l’Économie et des Finances, qui a procédé au remboursement final en remettant un ordre de virement officiel au Trésor américain.
Tout est TOUJOURS pognon avec eux.
US GO HOME !
L’OTAN est une laisse géopolitique, Général Motor avait quitté le commandement intégré de cette organisation et c’est Sarko le soumis qui nous le fait réintégrer.
L’OTAN n’est pas une alliance, c’est un système de dépendance. Le matériel est américain. Merci à mon Général qui nous a donné à la fois Dassault et le nucléaire, on peut parler à Trump les yeux dans les yeux comme mon Général l’a fait avec l’URSS dans Mémoires d’espoir. En expliquant lors d’une réunion à son dirigeant, que ses « trous » à lui seront certes moins nombreux, mais suffisants pour les rayer de la carte. Un missile aujourd’hui lancé d’un sous-marin nucléaire c’est 20 fois Hiroshima pour avoir une idée.
Le renseignement est américain. Les décisions sont américaines. Résultat : l’Europe n’a plus de politique étrangère, seulement des réflexes conditionnés par Washington.
Tant que l’OTAN structure notre défense, nous ne sommes pas souverains.
Emmanuel Macron lui a rappelé que « le monde n’est pas un supermarché ».
US GO HOME !
Courageux Macron les Rosbifs aussi.
L’Europe paie le prix fort de la domination américaine ; les États-Unis utilisent leur influence pour imposer leurs sanctions extraterritoriales, affaiblir nos industries, et nos technologies de Rafale le font bien enrager, Macron a décidé de ne pas baisser les yeux.
Les USA captent nos marchés sans vergogne, alors assez ! de nous vendre leur gaz, leurs armes, leurs technologies. Ils ne nous protègent pas : ils nous monétisent. L’Europe est bien une Europe de misère, Macron sonne le tocsin.
« US GO HOME » : un mot d’ordre de libération, ce slogan n’est pas un caprice idéologique. C’est la conclusion logique d’un constat simple :
tant que les États-Unis dominent l’Europe, l’Europe n’existe pas.
Dire « US go home », c’est : refuser la vassalisation, reprendre le contrôle de nos choix, reconstruire une défense européenne indépendante, sortir de la logique de bloc imposée par Washington.
Ce n’est pas de l’anti-américanisme : c’est du réalisme stratégique.
La France n’a pas vocation à être un protectorat américain.
L’Europe n’a pas vocation à être un marché captif.
La souveraineté n’est pas négociable.
Rompre la dépendance américaine n’est pas une option : c’est une urgence.
Ne me remerciez pas, j’aime rendre service, c’est tellement facile, vous avez dû être martyrisé dans les cours de récré, alors c’est cadeau, si vous avez besoin je suis là, et le mouchoir avec, pour vous éviter de chouiner.
Si l’on admet déjà difficilement que Bruno Retailleau ait refusé de demander la démission du président de la République en raison de sa conception gaulliste du respect de la fonction suprême — fonction qu’Emmanuel Macron a déshonorée en se maintenant au pouvoir malgré trois défaites électorales consécutives —, il est un incident — il ne convient pas d’exagérer l’affaire — qui n’aurait jamais dû se produire : le soutien tacite accordé par LR à la candidate macroniste — de surcroît ministre — lors du premier tour de l’élection législative partielle organisée, dimanche dernier, dans la 1ère circonscription du Loiret.
Stéphanie Rist, ministre de la Santé, est arrivée en tête (33,9 %) et sera probablement réélue le 25 janvier, la faible participation au scrutin ne permettant qu’à une seule candidate, celle du RN, de se maintenir (27,2 %). Elle a battu de 11 voix celle du PS. Tous les partis étaient représentés… sauf LR.
Par peur de se compter ou pour ne pas permettre au RN d’arriver en tête ? En tout cas, une belle occasion perdue de mettre en difficulté une ministre Renaissance… qui avait annoncé qu’en cas de défaite, elle quitterait Ségur.
@ Metsys – le 19 janvier 2026
« À la décharge de Laurent Wauquiez, il a été tout ce qu’il y a de plus sioux à H4 et à Ulm, reçu carré dans la cour aux Ernests, puis major à l’agrég. »
Voilà l’une des sources du mal français : les élites, ou présumées telles, qui font tout pour ne pas se faire comprendre grâce à un langage codé inaccessible au commun des mortels, permettant aux membres de l’oligarchie de se reconnaître entre eux.
Quand, au lieu d’avoir des dirigeants sortis de l’École normale supérieure, de pseudo-écrivains, de soi-disant philosophes, aurons-nous des chimistes, comme Margaret Thatcher, des économistes, comme Javier Milei, voire (paradoxalement) des comédiens comme Ronald Reagan ou des humoristes et entrepreneurs de spectacle comme Volodymyr Zelensky ?
Ces derniers, au moins, n’ont pas appris la vie dans les livres. Ils ont appris la dure discipline consistant à mesurer la réaction immédiate du public à leurs actions. Soit les gens rient à vos blagues, soit ils ne rient pas. Vous ne pouvez pas leur expliquer que dans le second cas, c’est quand même vous qui avez raison au motif des « valeurs républicaines », des « races qui n’existent pas », de l’histoire de France où c’est « l’État qui a construit la nation » ou je ne sais quelle autre faribole politicienne.
« BR a eu des convictions, du courage, de la constance, de la rigueur, de l’honnêteté tout au long de sa carrière, depuis que la politique l’a saisi dans son univers à la fois sombre et magnifique.
Qu’il n’hésite pas à faire place nette autour de lui… » (PB)
Votre billet, Monsieur Bilger, dresse un portrait très favorable de M. Retailleau. Les qualités qu’il a démontrées à son passage place Beauvau font de lui une cible de LFI : il suffit d’avoir écouté les propos de Rima Hassan pour s’en persuader.
Une question au passage : la Justice actuelle, si prompte à traquer les propos tenus par des gens de droite, toujours qualifiés d’extrême, se saisira-t-elle d’autorité pour condamner ses propos comme ceux de MM. Delogu et Bilongo ?
Comme le dit Serge HIREL, avec David Lisnard, Monsieur Retailleau peut relancer une droite républicaine issue du RPR. Mais actuellement, il me semble beaucoup trop tendre avec ses opposants internes.
On peut supposer qu’il attend les résultats des prochaines municipales pour opérer les redressements internes et se départir des membres actuels de LR qui lui savonnent la planche. S’il ne le fait pas, il sera détruit par son opposition interne (il peut, sur ce point, compter sur la capacité de nuisance de MM. Wauquiez et Bertrand) et se trouvera donc dans l’incapacité de changer profondément son parti en vue des prochaines présidentielles.
Pour le reste, je rejoins en grande part le commentaire de Julien WEINZAEPFLEN et de Serge HIREL du 18 janvier.
Malgré d’indéniables qualités, Bruno Retailleau n’a malheureusement pas depuis sa pourtant confortable élection à la présidence de LR affiché un leadership incontestable qui aurait permis à ce parti de retrouver la place qui devrait être la sienne dans le paysage politique français.
La tâche certes était colossale après le séisme de 2017 qui a transformé ce paysage politique en un véritable champ de ruines. Mais les désillusions nées de la gestion des deux quinquennats Macron, le déclin manifeste du pays dans les domaines politique, financier, économique, sécuritaire, éducatif, offraient un terrain propice pour que LR se refasse une santé et pèse à nouveau dans les alternatives proposées aux citoyens.
Pour l’heure, LR me semble, à mon grand regret, toujours hors jeu et BR ne s’est, pour l’instant, pas imposé comme le chef naturel de ce parti, n’a pas affiché une autorité indiscutée permettant de rassembler derrière une même vision stratégique tous ceux qui se sont éparpillés depuis 2017 vers des horizons divers.
« Faire de grandes choses est difficile ; mais diriger de grandes choses est encore plus difficile. » (Nietzsche)
@ revnonausujai le 19 janvier
« Nos soldats prisonniers de guerre, y compris le « chef des armées », seront mieux traités par les Américains que par les Russes ! »
…À moins que Donald, un rien facétieux, ne décide de les accueillir à Guantánamo… Après le blizzard et la banquise, le cagnard et les cocotiers… Après les phoques, les requins… Quelle croisière !
@ Giuseppe le 19 janvier 2026
« Emmanuel Macron affiche des positions courageuses contre Trump et pour l’Ukraine »
Macron a bien raison : il vaut mieux faire la guerre aux USA qu’à la Russie ; nos soldats prisonniers de guerre, y compris le « chef des armées », seront mieux traités par les Américains que par les Russes !
Et en plus, nous aurons peut-être droit à un plan Marshall pour rattraper neuf ans de gabegie financière ! Bon, faudra laisser tomber la gnôle pour le bourbon, mais on s’y fera !
@ Serge HIREL, le 18 Janvier 2026
« Encore faudrait-il que Trump soit un poulet… C’est un éléphant… et on n’a jamais vu un coq, fût-il batailleur, venir à bout d’un pachyderme… »
J’ai une astuce pour que votre coq puisse venir à bout d’un Néléphant : sachant que la trompe est un conduit d’aération du cerveau, le coq n’a plus qu’à s’y introduire ; l’arrivée d’air étant bouchée, le cerveau étouffé ne répond plus et le gros Néléphant s’écroule sous les cocoricos du coq, grand vainqueur.
On pourrait en faire une fable : le coq gauchiste et le Néléphant d’esseutrêêêmeuh drouaaaate.
Ne me remerciez pas, c’est de bon cœur.
Emmanuel Macron affiche des positions courageuses contre Trump et pour l’Ukraine ; il est parfois déroutant, il est aujourd’hui le mal-aimé.
Il avait un boulevard pour remettre en ordre de marche le pays, redresser une économie et simplifier ces corsets qui entravent tout.
Aujourd’hui, obtenir un permis de construire est un parcours du combattant et l’on manque plus que cruellement de tout.
La refonte totale des hôpitaux, le régalien en tout et pour tout : il s’est mis tout seul la tête dans le sac. Bruno Retailleau a la volonté, mais quand il regarde derrière lui, il est tout seul.
Wauquiez n’est connu que de ses électeurs ; dans le Sud, il est un parfait inconnu. Carole Delga lui fait largement la pige, mais elle aussi ne fait pas la maille. Au fond, ils sont rois chez eux et c’est sans doute plus confortable que princes chez les autres.
Il faut surveiller la corde : on voit poindre un candidat que l’on ne soupçonne pas. Difficile de distinguer sa casaque ; le brouillard s’est levé.
M. Retailleau est à l’image d’une France en voie de disparition : un peuple blanc de souche, catho, fier de son passé et de son histoire, de sa culture, de ses racines chrétiennes, la belle France des cathédrales et de son patrimoine exceptionnel, enviée et admirée par le monde entier.
Il est Vendéen, les derniers vrais Français qui respectent encore leur pays, l’autorité, le civisme, la morale, la vraie famille père–mère–enfants naturels.
La gauche le harcèle, l’insulte, le caricature, le calomnie, le menace : c’est donc la preuve qu’il est sur le bon chemin, dans le bon droit de dire haut et fort des vérités gênantes pour ces funestes prêtres gauchislamistes soumis, collabos des envahisseurs qui font exploser tous les compteurs d’insécurité, de vols, de viols en toute impunité, la justice et ses yeux doux les protégeant en créant ce fameux État de droit criminel en leur faveur ; et gare aux Blancs réfractaires, tous les feux de l’enfer leur tomberont dessus.
La gauche a choisi le déshonneur, la déchéance, la collaboration avec l’ennemi islamiste.
La gauche préfère patauger dans la gadoue de toutes les perversions dégénérées : sexuelles, narcos, le racisme anti-France, anti-Blancs, anti-culture chrétienne, combattre la morale, le civisme, l’autorité, l’ordre, le respect.
La gauche propage la haine, les appels aux crimes, à l’intifada, aux blocages, à l’anarchie, à l’insurrection, à tuer des flics, soutient une voilée qui gifle son institutrice, dernier exemple de leur folie furieuse, l’antisémitisme, le soutien des terroristes Hamas, Hezbollah ; le LFI-Hamas est un modèle de fascisme extrême gauchiste nazislamiste.
Retailleau est un modèle de patriotisme, de ce que tout vrai citoyen doit imiter pour redorer le blason de notre pays, sali, humilié, détruit par le gauchisme islamiste.
MAIS !
Hélas, face à tous ces traîtres soumis, collabos à genoux devant les bourreaux islamistes, il ne pèse pas lourd : un dessin le représente vidant l’océan avec un seau et une pelle, peine perdue ; les vautours, les bandits de l’UE, les mafias ONG, les criminels gauchistes, narcos, migrants, mineurs de la seule et bonne race impunie gagneront.
Ce grand massacre de notre nation est au programme de destruction de notre peuple, organisé par Macron, l’UE et tous ses sbires, nervis médias propagandistes woke progressistes immigrationnistes.
Merci quand même, cher M. Retailleau, de nous avoir redonné quelques secondes d’espoir. Laissez ce pays se suicider : il a voté pour sa déchéance. Prenez soin de vous dans votre belle Vendée, qui finira elle aussi, hélas, dans ce dépotoir islamiste qu’est devenu notre territoire.
À la décharge de Laurent Wauquiez, il a été tout ce qu’il y a de plus sioux à H4 et à Ulm, reçu carré dans la cour aux Ernests, puis major à l’agrég. Il n’était pas spécialement tala à cette époque, plutôt démo-soc. En somme, un profil à la Tardieu, en moins flamboyant.
Encore un normalien égaré en politique… Il pourrait se mettre à la littérature et terminer à l’Académie, comme Edgar Faure.
D’une façon quasi générale, les promesses, les actions, des hommes politiques n’engagent que ceux qui y croient… ou font profession d’y croire. L’esprit partisan peut nécessiter une certaine cécité…
@ Xavier NEBOUT le 18 janvier
« (…) et on se l’embroche comme un poulet… »
Encore faudrait-il que Trump soit un poulet… C’est un éléphant… et on n’a jamais vu un coq, fût-il batailleur, venir à bout d’un pachyderme…
https://www.20minutes.fr/monde/election-presidentielle-americaine/4115443-20241015-election-americaine-2024-ane-democrate-elephant-republicain-viennent-symboles-deux-partis
@ Giuseppe le 18 janvier
« Au passage, j’ai bien ri dans le dernier Charlie : il était question de Villepin »
Prendre cinq minutes pour parler de Villepin, c’est se priver pendant cinq minutes, sans aucune bonne raison, du plus beau paysage du monde… Villepin est une étoile filante. Il a brillé une fois et se consume depuis lors en fonçant vers le néant…
« C’est ainsi : l’élection présidentielle future ne changera rien au paysage actuel. »
Ne soyez pas aussi pessimiste ! Si les Français offrent le pays à Mélenchon, à Tondelier, à Faure ou à un quelconque gaucho, c’est vrai, c’est foutu… Mais s’ils choisissent d’ordonner « À droite toute », nous aurons déjà la certitude de notre prise de conscience que le paquebot filait droit sur les récifs. Certes, compte tenu de sa masse et de sa vitesse, il ne sera pas facile de le dérouter… Mais qui ne tente rien n’a rien. En s’arcboutant tous ensemble sur la barre, quitte à jeter à la mer les passagers clandestins et ceux qui les soutiennent, on devrait pouvoir rétablir la situation et rentrer au port pour effectuer une révision générale. C’est sûr, les réparations seront coûteuses et prendront du temps… Mais l’espoir fait vivre, n’est-ce pas ? Haut les cœurs, Giuseppe !
En politique, la gentillesse n’est pas une qualité requise. Elle est même un défaut qui paralyse l’ambition. Philippe a raison : Bruno Retailleau est gentil, « trop gentil »… et il en paie les conséquences.
Aujourd’hui même, il s’est contenté de rappeler sur X qu’« Annie Genevard ne peut plus parler au nom de LR » – il l’avait déjà dit, sur CNews, le 14 janvier –, alors que celle-ci, depuis qu’elle a été suspendue de ce parti en octobre dernier pour avoir accepté l’Agriculture dans le gouvernement Lecornu, faisant ainsi fi de la décision des instances de LR de refuser toute participation à celui-ci, passe son temps à laisser croire qu’elle en est encore une dirigeante. Ce midi, sur Europe 1, elle a encore défié BR en indiquant que, son chèque en paiement de sa cotisation 2026 ne lui ayant pas été retourné, elle était toujours membre de LR…
Qu’attend BR pour l’exclure ? D’autant plus que l’attitude faussement bienveillante d’Annie Genevard vis-à-vis des agriculteurs, aux problèmes desquels elle ne comprend rien, a déjà fâché une bonne partie de ceux-ci, qui, jusqu’à maintenant, formaient un électorat assez sûr pour les néo-gaullistes.
Inutile de revenir sur les multiples chausse-trappes que lui tendent Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand (lequel, bien qu’il ne soit plus membre de LR, s’ingénie à le paraître). Pourquoi BR, qui ne pouvait pas ne pas savoir qu’après sa cuisante défaite lors de l’élection du président de LR, LW se comporterait en adversaire sournois, lui a-t-il laissé la présidence du groupe à l’Assemblée nationale ? Certes, il n’est pas prudent d’exclure ce genre de peste, capable de continuer à nuire à l’extérieur du parti… Mais il n’était pas interdit, et il est même encore temps, de lui trouver un beau placard doré où il sera chargé de compter les crayons…
Quant à X. Bertrand, inutile de prendre des gants avec celui-là. Il suffit de rappeler haut et fort qu’il doit son poste de président du Conseil régional des Hauts-de-France au PS en 2015 et à LREM en 2022… et qu’il s’est poussé du col pour devenir Premier ministre de Macron. Il est d’ailleurs probable qu’il n’hésiterait pas à remettre le couvert si Lecornu chutait…
S’il veut avoir une chance, non pas de gagner – objectif impossible à atteindre dans l’état actuel du paysage politique –, mais au moins d’être un candidat qui comptera lors de l’élection présidentielle, Bruno Retailleau ne doit plus tarder à se débarrasser de sa gentillesse… et à se déclarer officiellement candidat à l’Élysée – et surtout pas candidat dans le cadre d’une primaire, celle-ci s’étant toujours révélée un piège pour la personnalité choisie.
Il me semble que cette clarification doit intervenir aussitôt après les élections municipales, pour ne pas donner à celles-ci un caractère de scrutin national – LR aurait plus à y perdre qu’à y gagner – et s’accompagner d’une « feuille de route »… et d’une « première ».
La feuille de route serait la présentation écrite de tout au plus dix projets prioritaires : non de vagues promesses habilement rédigées pour pouvoir éventuellement ne pas être tenues, mais des engagements concrets et précis, tels, en matière d’immigration, l’entrée annuelle sur le territoire de moins de 5 000 « droits d’asile », la délivrance de tout au plus 15 000 « séjours pour travail », les bénéficiaires étant choisis en fonction de quotas établis par pays d’origine, le rétablissement du délit de séjour irrégulier avec, en complément de la peine, une expulsion immédiate dès que celle-ci a été effectuée, et la rétention administrative jusqu’à leur expulsion de tous les clandestins repérés par les forces de l’ordre et des OQTF étrangers et binationaux radicalisés.
Cette feuille de route préciserait aussi que si ces projets étaient retoqués par le Conseil constitutionnel ou combattus par « Bruxelles », ils feraient immédiatement l’objet d’un référendum. Un tel document a quelque chance de rester en mémoire, alors que le programme complet n’est lu que par une minorité d’électeurs et retenu par encore moins…
Quant à la « première »… Il me semble que BR gagnerait beaucoup en crédibilité en annonçant, en même temps que sa décision de concourir, le nom de son Premier ministre… Et David Lisnard me paraît parfait dans cette fonction. Les deux hommes ont peu ou prou une même vision de la France, une même attention aux campagnes et aux clochers, sont peu enclins à communiquer quand ils n’ont rien à dire et possèdent de beaux carnets d’adresses qui sont complémentaires. Ce qui est primordial quand on s’apprête à escalader la voie abrupte qui conduit à l’Élysée…
À noter d’ailleurs qu’ils ne seraient pas les seuls à jouer la carte du binôme. Deux autres tandems seront aussi de la partie : l’un, sûr, au RN, l’autre, probable, chez Reconquête!
BR est trop gentil (PB)
???
Faux ! Ce sont les autres qui sont trop c*ns et encore je suis hypergentil avec ces autres.
Il fut un temps où l’on pouvait juger de la noblesse d’âme du cavalier au vu de sa capacité à mener sa monture aux airs enlevés, car un cheval ne se donne pas à celui dont les turpitudes se traduisent inévitablement par des contractions.
Or, c’est peut-être ce qui l’a séparé de Philippe de Villiers, car là où l’un a quitté une carrière préfectorale pour ne pas entrer dans la servitude volontaire, l’autre y est entré avec la fripouillasse de droite.
De plus, face à Trump, il va falloir aussi porter l’armure et manier l’épée, et là, Bruno Retailleau paraît bien maigrichon.
Face au rustre, un beau changement de pied en large appuyer, bien enlevé, et on se l’embroche comme un poulet…
« Bruno Retailleau est trop gentil… » (PB)
Le problème n’est plus là : tous les grands mouvements ont des troupes, des soldats. Lénine l’a montré, Staline l’a dit au pape, et le général Richoux, très averti, confirme à propos de l’Iran qu’il faut un chef, un jefe, pour la réussite d’une révolution ; aussi ce sont les mêmes ingrédients, ou un Conseil de la résistance.
Il faut la masse, l’idéologie et un patron.
Au passage, j’ai bien ri dans le dernier Charlie : il était question de Villepin, qui parle avec « l’emphase d’un cabotin de théâtre de boulevard ». En plein dans le mille !
Villepin, c’est creux ; les Français sont loin d’être des couillons.
Bruno ne représente qu’une poignée de figues de l’électorat : il a l’idéologie, il a commencé à s’imposer, mais son parti est un paquet de confettis et, sans soldats en masse, c’est moins de 5 % assurés, comme la Grande Bourgeoise.
Non seulement la France éclatée est le résultat d’une faillite financière, et l’histoire qu’une protection sociale mal dirigée est le coup de poignard infligé par deux partis qui, dans l’opposition, ramassent tous les frustrés du pays : LFI dépensera sans compter, le FN/RN dépensera aussi sans compter, mais accusera le passif de toutes les gazelles qui sont passées avant eux.
C’est ainsi : l’élection présidentielle future ne changera rien au paysage actuel. Quand on n’a pas un rouble vaillant, on ne peut plus rien faire. Le pognon, le fric, la richesse sans laquelle rien ne se crée : plus les résultats étaient bons, plus on investissait, plus les primes et salaires vivaient.
Quand on n’a pas un rond, on vit frugalement. Il paraît que l’administratif de nos hôpitaux déborde d’inertie, et j’ai pu m’en rendre compte : ils coûtent cher et, en plus, ils n’apportent plus le service minimum. En Allemagne, c’est infiniment moins de gaspillage, et je ne pense pas qu’ils soient moins bien soignés ; l’Espagne de ma jeunesse est au top aussi. Un collègue qui en revient m’a raconté une anecdote subie. Et si vous allez à La Gomera, il y a même un centre de secours au top.
Nous dépensons trop, nous dépensons mal : trop d’élus inutiles, trop de tout, mais ça, on le savait.
Pour une voiture de course, le rapport poids/puissance est vital.
Philippe Bilger a consacré de nombreux billets à Bruno Retailleau, qu’il a longtemps présenté comme son favori incontesté pour la présidentielle de 2027. Ce dernier texte marque toutefois une inflexion notable : si l’encensement reste dominant, une réserve explicite émerge, teintée de doute et de crainte. Bruno Retailleau, cet homme qui ne cesse de promettre de « renverser la table », semble incapable de taper du poing dessus avec la fermeté requise. En clair, a-t-il vraiment l’étoffe d’un chef ? Est-il capable de se faire respecter, d’imposer son autorité, bref, comme l’aurait dit un autre, de « cheffer » ?
Qui est véritablement Bruno Retailleau ? L’homme qui murmure à l’oreille des chevaux, maître incontesté de son domaine, ou celui qui murmure à l’oreille des poneys, cantonné à un rôle plus modeste ? Celui qui semblait marcher sur l’eau au ministère de l’Intérieur, ou celui qui, depuis sa sortie calamiteuse en octobre 2025, pratique désormais la brasse coulée ? Un rapide parcours de sa carrière éclaire ces interrogations.
Bruno Retailleau a longtemps incarné la figure du « second » : d’abord auprès de Philippe de Villiers, ensuite auprès de François Fillon. Son ancien mentor vendéen ne mâche pas ses mots : « Il ne sera jamais qu’un efficace numéro deux » (Valeurs actuelles, novembre 2025).
Il a délibérément choisi le confort relatif du Sénat plutôt que les combats âpres de l’Assemblée nationale. Son unique mandat de député (1994-1997) fut bref et circonstanciel : il remplaçait Philippe de Villiers, démissionnaire pour le Parlement européen, en tant que suppléant. Par la suite, il a préféré le Palais du Luxembourg, où les débats sont plus policés, le scrutin indirect offre une tranquille sécurité et l’on est à l’abri d’une dissolution présidentielle inopinée.
Même au sein de LR, il n’a pas toujours su imposer sa ligne. En mars 2023, lors de la réforme des retraites sous Élisabeth Borne, il n’a pas réussi à discipliner les députés de son parti : 19 d’entre eux ont voté la motion de censure, fragilisant une réforme pourtant inscrite au programme LR et adoptée grâce au 49-3.
Aujourd’hui président de LR, Bruno Retailleau peine toujours à faire respecter ses décisions auprès du groupe à l’Assemblée nationale, où Laurent Wauquiez exerce une influence prépondérante et où les députés, exposés au risque de dissolution, préfèrent souvent la prudence à la fermeté réclamée par leur chef de parti.
En définitive, ce billet de Philippe Bilger, plus nuancé que les précédents, pose une question cruciale pour l’avenir de la droite : Bruno Retailleau saura-t-il transcender son image de « bon second » et de stratège prudent pour incarner le chef autoritaire et rassembleur dont la France aurait besoin en 2027 ? Sans cette mue, son ambition présidentielle risque de rester une promesse inaboutie. Le doute, jusque-là discret, est désormais ouvertement exprimé et c’est peut-être le signe que, même chez ses soutiens les plus fervents, l’heure du bilan réel a sonné.
Vous avez tout faux. Ce n’est pas Bruno Retailleau qui n’a pas fait ce qu’il avait promis, il a été empêché par plus fort que lui : le maître suprême traître allah France, qui a pour mission de l’UE la destruction de la France.
BR aurait rendu honneur, fierté et morale à notre pays ; Macron a préféré le contraire.
« Comment se fait-il qu’avec un tel parcours de compétence, de rigueur, de sincérité et d’intégrité, Bruno Retailleau en soit encore à devoir se justifier d’être ce qu’il est ? Pour schématiser : un conservateur intelligent et catholique, attaché à la liberté économique, à l’autorité de l’État, au courage – partout, y compris dans les relations diplomatiques lorsque la France est bafouée – et à certaines valeurs civilisationnelles. » (PB)
Comment se fait-il ???
Tout simplement parce que la macronie et ses mafias de nervis gauchistes détestent toutes les qualités que vous citez.
La macronie n’aime pas les parcours de compétences, mais plutôt les parcours de losers, de mal-finis, de cassos : la rigueur, la sincérité, l’intégrité ? Toutes ces belles valeurs que détestent ces malfrats qui nous gouvernent ; inutile de rajouter la morale, le civisme, le respect, mots inconnus chez eux.
Anarchie à tous les niveaux, État de droit en faveur des délinquants, criminels, terroristes, pas d’État de droit pour les victimes et innocents menacés, méprisés : vidages des prisons, procès classés sans suite, relaxes de criminels dangereux, squatteurs protégés par le préfet…
Racisme institutionnel : haut-commissariat au racisme anti-Blancs ; mieux vaut être noir, de gauche, woke, genré, progressiste, si vous voulez réussir en politique et surtout dans le monde immonde des merdias, de l’odieux visuel et du cinéma ; aux tests d’embauche dans ces milieux puants de haine raciste et fasciste de gauche, il suffit de clamer haut et fort : « je suis de gauche » et une longue carrière vous tend les bras ; du pur vomi gauchiasse.
Petits rappels : le tribunal stalinien de Ruquier et son complice, le très Béria Gérard Miller, qui questionnaient leurs invités : « êtes-vous de gauche ou de droite ? » Réponse : « je suis de gauche », aussitôt des tonnerres d’applaudissements ; par contre, l’exemple de Faudel, qui avait osé avouer son amitié avec Sarko, aussitôt disparu, volatilisé façon puzzle par ce Komintern stalinien ; radié, rayé des cadres. Bien d’autres aussi sont passés sous la toise de ces deux inquisiteurs gauchistes : les Vendéens Barbelivien, trop blanc, trop de droite ; Gilbert Montagné, honni, vilipendé pour avoir accepté de Sarko une mission sur la culture, obligé de se rétracter sous les insultes, menaces, calomnies des hordes gauchistes.
La macronie, qui craint la banlieue et ses exploits, a fait allégeance au gauchislamisme, arme redoutable qui lui permet de détruire la France et d’en faire un dépotoir à racailles mondiales, à toute la criminalité de la planète, aux trafics narcos records, une vaste zone ensauvagée où se délectent barbares sanguinaires en toute impunité et protection de la justice rouge, complice de ce crime d’État à grande échelle.
N’omettons pas de signaler le fameux SM facho gauchiste de Sire-Marin, qui avait déclaré la guerre « allah police » avec ses caricatures odieuses, insultes, calomnies et fientes verbales.
Lecornu, Premier ministre, renommé « tête à claques allah récré », est un très bon symbole de la décrépitude de ce pays organisée par… je ne cite même plus son nom par peur de vomir sur mon clavier.
Rendons grâce et louanges à BR, le seul espoir qui pointait à l’horizon et aurait entraîné avec lui beaucoup de citoyens respectueux des valeurs républicaines, mais qui gênait ce pouvoir traître, collabo, souillant notre pays depuis qu’ils y sévissent en toute impunité, conséquence de l’inculture, de l’ignorance et du crétinisme de beaucoup d’électeurs en panne de neurones.
Justement, Bruno Retailleau aurait dû aller dans le champ de Lecornu : il a été sénateur. Ils veulent tous réformer le régime des retraites ; c’est un point sensible qui braque les citoyens. Alors, le courage et l’exemplarité, c’est pour quand ?
On peut parler de « privilèges d’un autre monde » à propos du régime de retraite et des avantages des sénateurs parce que, lorsqu’on les compare aux conditions de la majorité des citoyens, l’écart est spectaculaire. Ce contraste alimente l’idée d’un univers politique doté de règles et de protections très éloignées de la réalité sociale ordinaire.
Ils ont un niveau d’avantages très supérieur à celui du commun des salariés.
Les sénateurs bénéficient d’un régime de retraite plus favorable que les régimes classiques, avec des pensions souvent élevées par rapport à la durée réelle de cotisation.
Ils peuvent cumuler plusieurs sources de revenus (indemnité parlementaire, éventuels mandats locaux, pensions antérieures), ce qui renforce l’impression d’un statut privilégié.
Et ils peuvent acquérir une retraite plus rapidement : les règles de calcul permettent d’obtenir des droits à retraite plus vite que dans les régimes généraux.
La durée nécessaire pour atteindre une pension confortable est plus courte que pour un salarié classique, qui doit cotiser plusieurs décennies.
Les avantages matériels, qui n’existent pas dans la vie ordinaire :
– indemnités pour frais de mandat ;
– mise à disposition de moyens matériels (collaborateurs, bureaux, transports), tout cela de façon bien généreuse ;
– accès à des services internes (restauration, bibliothèque, infrastructures) à des tarifs avantageux.
Même si ces avantages sont justifiés par certains comme nécessaires à l’indépendance des parlementaires – à combien fixer le prix de l’honnêteté pour des citoyens supposés vertueux ? –, ils restent très éloignés des standards sociaux habituels. C’est cet écart — un fossé — qui fait dire qu’il s’agit de privilèges « d’un autre monde ».
Quand les réformes des retraites rendent l’accès à la pension plus tardif ou plus difficile pour la majorité, le maintien d’un régime très favorable pour les sénateurs crée un sentiment d’injustice. Ce contraste nourrit l’idée d’un « monde à part ». Même si des progrès ont été faits, les régimes parlementaires ont longtemps été opaques. Ce manque de lisibilité renforce l’impression de privilèges cachés.
Les sénateurs ne sont pas soumis aux mêmes contraintes que les salariés : pas de hiérarchie directe, pas de risque de licenciement, indemnités garanties, moyens matériels importants ; cela crée une forme de sécurité professionnelle exceptionnelle. Bruno Retailleau doit le savoir mieux que quiconque, et ce monde est insupportable aujourd’hui. L’opinion publique retient surtout l’écart avec la réalité sociale.
C’est ce fossé qui alimente l’idée d’un « autre monde ».
https://www.senat.fr/connaitre-le-senat/evenements-et-manifestations-culturelles/budget-du-senat-et-situation-materielle-des-senateurs.html?
Les sénateurs sont… ceux qui votent leurs propres règles.
C’est le cœur du problème.
Le régime de retraite, les indemnités, les moyens matériels : tout cela relève du règlement interne du Sénat, voté par les sénateurs eux-mêmes.
Changer ces avantages reviendrait à se priver volontairement de protections acquises.
Dans n’importe quel groupe humain, c’est rare.
Et puis le plus incongru, c’est que les sénateurs ne sont pas élus au suffrage universel direct.
Bruno Retailleau doit avoir le courage de s’attaquer à ce type de monument, sinon il restera inconnu. Lecornu l’a fait, Bruno doit le faire, et s’attaquer à l’inutilité d’une chambre qui a cautionné 3 500 milliards de dette qu’elle est la première à critiquer. Les symboles, Bruno, les symboles…
Macron s’était engagé à réduire le nombre des élus du Congrès de 30 %, il en avait discuté avec le Dodu du Sénat, on attend toujours… toujours et encore. Trop de politiques, trop d’élus en France : on croule sous le poids d’une administration et de lois empesées qui écrasent l’initiative.
À l’ère de l’IA et de l’informatique 3.0, il m’est arrivé une aventure avec ma mutuelle (normale, paraît-il, depuis le retour à la normale après l’assouplissement de la Sécurité sociale lors du Covid), qui vaut son pesant de pistaches, alors que jamais je n’y avais été confronté.
Bruno, ce sont les détails qui comptent et le boulot est immense. Le FN l’a bien compris et le résultat est là.
« Comment se fait-il qu’avec un tel parcours de compétence, de rigueur, de sincérité et d’intégrité, Bruno Retailleau en soit encore à devoir se justifier d’être ce qu’il est ? » (PB)
Étonnant que vous vous posiez la question, Philippe Bilger. La réponse est dans l’énumération du parcours de BR que vous nous avez décrit.
Résumons la situation :
– BR s’est fâché avec Philippe de Villiers qui depuis le gratifie de sa « condescendance moqueuse ».
– Il s’est pris de bec avec Xavier Bertrand qui ne manque pas de l’égratigner.
– Il a battu Laurent Wauquiez dans la campagne pour la présidence de LR. Depuis, celui-ci ne cesse de lui mettre des bâtons dans les roues
– Éric Ciotti, lui, a carrément préféré quitter LR et fonder son propre mouvement, refusant d’accepter la présidence de ce parti par Bruno Retailleau.
Je ne m’attarderai pas sur les « gamelles » de BR :
– la défaite de Fillon à l’élection de 2017 pour une simple affaire de costumes (pourtant j’avais voté pour lui…).
– son échec pour libérer l’écrivain Boualem Sansal des geôles du président Tebboune.
– ses états d’âme ridicules envers Bruno Le Maire qui l’ont poussé à quitter le gouvernement 14 heures après avoir été reconduit à son poste par Sébastien Lecornu. Ce qui a déplu à nombre de ses partisans.
Bref, sans vouloir vous inquiéter inutilement, cher hôte, je crains que votre Bruno Retailleau, s’il venait à se présenter à l’élection présidentielle de 2027, ne recueille un nombre de voix pas très différent de celui de Valérie Pécresse en 2022.
Ceci étant, on a du bien mal à voir aujourd’hui qui, à LR, pourrait réussir à faire l’union des droites tant désirée par ses militants. Il y a trop de chefs à plume dans ce parti. Il est urgent de faire le tri !
Pour conclure je me rallierai à la réflexion de Frédéric Dard. 😊
Cher Philippe Bilger,
L’inventaire exhaustif que vous faites de la carrière de Bruno Retailleau trouve une butée : 2010, où il quitte le Mouvement pour la France, parti où l’on ne peut qu’être sur la touche, « à la suite d’un désaccord politique » que vous ne détaillez pas, et pour cause : il a tout l’air d’un pur effet d’opportunité.
« Bruno Retailleau est trop gentil », ça s’entend dans sa voix, la voix d’un Xavier Bertrand qui parlerait vrai, mais il joue au dur : sa rhétorique sarkozyenne lors de son passage à Beauvau où, comme on pouvait le craindre, il a lancé sans résultat des mots qui claquent de sa voix de gentil et, après avoir, tel un bec verseur, déversé un rêve d’ordre en nous berçant, s’est bercé d’illusions. Maintenant qu’il s’était rallié au macronisme qu’il déclare mort depuis que son agenda personnel – et non pas la nomination de Bruno Le Maire – lui commandait de le quitter, maintenant qu’il avait misé dans la course de relais sur le cheval Macron quand son ex-compétiteur Éric Ciotti prenait acte, avec quelques années d’avance, que les digues avaient sauté entre une droite moribonde et un RN banalisé, rien ne l’arrêterait plus et Bruno Retailleau pouvait s’abandonner à ses chimères présidentielles. Mais pour devenir président, il faut le vouloir et il faut en vouloir.
Wauquiez et Bertrand sont aux aguets, ils sont aux abois. Ce ne sont pas de grands ni de fins politiques. Ça fait des années qu’ils piaffent et tous les deux sont sournois, mais ils ont pour eux d’en vouloir. Ça compte pour gagner.
La bourgeoisie a la vie dure et peut demeurer incommodée de voter pour le tendron Bardella. Aurélien Pradié a essayé de ressourcer la droite en la rendant sensible à des causes sociales qui en valaient la peine, mais c’était peine perdue. Il était compassionnel, on lui a préféré Laurent Wauquiez, sa « droite sociale », son « cancer de l’assistanat » et ses soi-disant états de service auprès de sœur Emmanuelle, lesquels ont été contestés par Pierre Lunel, cet universitaire également proche de « l’abbé Pierre intime » ou des Grimaldi, qui ne se souvient plus d’avoir été révisionniste dans sa « biographie non autorisée » de la chiffonnière du Caire, où elle n’aurait pas habité parmi eux mais dans un appartement cossu de la capitale égyptienne, quoiqu’elle vînt les aider de jour, et où Laurent Wauquiez déclare l’avoir connue, car il faisait son stage à l’ambassade. Ah, la connexion des consacrés médiatiques avec les puissants du jour !
Wauquiez aura beau cueillir LR comme un fruit mûr, car la timidité de Retailleau n’aura pas voulu s’en emparer, LR ne pèse plus rien et son électorat s’essouffle de le voir ne plus exister et ne plus savoir où il habite. Dégoûtée et incommodée, la bourgeoisie pourrait bien se résoudre, de guerre lasse, à faire comme Nicolas Sarkozy après Éric Ciotti, qui a pris un pari sur l’avenir, et à voter pour le tendron Bardella, dont les cheveux sont bien rangés et qui pèse tous ses mots en ne vociférant plus comme le capitaliste de la protestation démocratique et xénophobe et son héritière la poissonnière.
Éric Ciotti a pris un pari sur l’avenir. Je pense en terminant à Annie Genevard, qui s’en est offusquée et qui a dit, en pleine crise de la dermatose, juchée sur ses escarpins et sur son expertise toute récente du monde agricole, qu’il fallait vacciner et éliminer, éliminer après avoir vacciné. Si elle n’avait pas parlé d’animaux, on aurait dit de cette ministre gaulliste qu’elle était nazie, mais à part ça c’était Éric Ciotti qui avait rejoint la bête immonde et non pas cette ministre qui aimait si peu les bêtes qu’éliminer le bétail relève du détail. Ah, quel bestiaire que l’arène politique avec ces gens qui comptent et on ne sait pas pourquoi !