2027 : le concevable et l’inconcevable…

À l’égard de tous ceux qui se déclareront candidats pour 2027, à quelque camp qu’ils appartiennent, je n’éprouverai ni dérision ni mépris. Simplement l’envie d’une contradiction politique. Pour cette élection, attendue avec tant d’impatience par les Français, qui aspirent à un combat enfin digne de ce nom, j’ai naturellement mon favori. Mais je n’ai pas l’intention de consacrer de nouveau ce billet à des analyses sur les chances de victoire de tel ou tel, seulement à une impression qui m’est venue après de multiples échanges au sujet de Jordan Bardella (JB), candidat si Marine Le Pen était empêchée, et de ses possibles adversaires.

En effet, ce qui m’a frappé est le lourd handicap que devra surmonter JB dans la compétition finale. Il ne tient ni à son projet politique, ni à la qualité ou non de celui de ses antagonistes, mais à cette intuition, bien en deçà des convictions et des idées, selon laquelle, dans le champ de la démocratie, il y aura des candidats jugés concevables… et un qui ne le sera pas.

Qu’on critique ceux qui, dans la classe politique, s’engageront pour l’emporter en 2027 est une chose : ils plairont à certains, pas à d’autres ; des inconditionnels et des enthousiastes les porteront aux nues, quand ils seront voués aux gémonies par des opposants déterminés. Mais tous seront perçus comme concevables dans leur ambition et dans leur volonté de devenir président de la République.

De l’extrême gauche à la droite radicale, nul aujourd’hui, aussi médiocre qu’il puisse apparaître aux yeux d’une majorité de citoyens, ne se verrait dénier en soi le droit de concourir et d’être présent face aux autres, appartenant peu ou prou à la classe politique traditionnelle. De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Éric Zemmour, personne de sensé ne s’aviserait de soutenir qu’il ne serait pas « concevable » qu’ils briguassent les suffrages du peuple français.

Ils ne seraient pas frappés d’une forme d’ostracisme en raison de leurs origines, de leur parcours, de leur manque de formation ou de culture, de leur psychologie ou de leur âge. Ils relèvent, malgré des divergences graves et profondes, du même monde : celui où il est « concevable » d’être candidat.

JB, lui, est totalement à part. On aura beau rétorquer que cela pourrait être sa force, il n’en demeure pas moins qu’à son sujet je n’entends qu’une seule affirmation, proférée comme une évidence : il n’est pas concevable que JB soit président. On ne l’imagine pas face aux « monstres » de la géopolitique d’aujourd’hui ; il serait écrasé, trop jeune, trop inexpérimenté, dépourvu de culture et de passé politique substantiels. On ne parvient même pas à se le représenter à l’Élysée…

Cette considération collective, largement répandue, est sans lien avec le degré de sympathie ou d’affinité politique que l’on peut éprouver pour le Rassemblement national ou, au-delà, pour la droite. JB apparaît comme un objet politique non identifiable et, pour cette raison même, ne présente aucune des caractéristiques jugées rassurantes. Qu’il puisse prétendre à la fonction présidentielle dépasse, pour beaucoup, l’entendement, et nourrit la crainte que, pour la France, cet amateur, fût-il talentueux, se retrouve désarmé face à la folie du monde, aux rapports de force internationaux, aux puissances cyniques, à Donald Trump, à Poutine, à Xi Jinping…

Ce constat selon lequel il ne serait pas concevable de le voir aux commandes de la France n’est pas formulé, loin de là, uniquement par des adversaires. Il émane aussi de citoyens animés de bonnes intentions, le considérant comme un homme estimable, courageux, méritant, qui s’est façonné à la force du poignet, avec une éducation solide, et qui doit beaucoup à Marine Le Pen.

Il n’empêche que cet actif pèse peu sur le plateau de la balance. Le passif – tout ce que JB ne sait pas, n’a pas appris, n’a pas accompli, ses lacunes, sa grande jeunesse, ses faiblesses scolaires et culturelles, la ligne trop scolaire de ses interventions comme de ses compétences – prend une place considérable. Et c’est l’accabler que de comparer son destin miraculeux à celui de véritables bêtes politiques, ou encore à celui d’un Jacques Chirac, ou d’un Emmanuel Macron sur le plan de la jeunesse. JB n’a rien qui puisse le rattacher à ces figures de notre histoire.

J’entends bien qu’il ne serait pas seul, qu’il aurait un Premier ministre, un gouvernement, des conseillers, des soutiens ; et des affidés de la dernière heure… Qu’il pourrait même être salutaire d’opposer, aux roués, aux madrés et aux cyniques de la politique, une forme de fraîcheur à la fois naïve et volontariste, une ignorance lui masquant les difficultés, un enthousiasme nourrissant des illusions.

Lorsqu’il était ainsi attaqué, je le défendais, car son parcours de vie n’est pas dénué de qualités. Mais, à chaque fois, la même réplique revenait : « Vous l’imaginez président ? Ce n’est pas concevable ! »

En amont des sondages, il existe une implacable vérité humaine, politique, psychologique. Pour qui est-il concevable d’avoir JB comme président de la République ? Marine Le Pen, malgré tous ses efforts, n’est-elle pas la première à en douter ?

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Voir les Commentaires (45)
  1. Michel Deluré

    L’important ne me paraît pas qu’un candidat soit concevable ou non — dans une démocratie, tout citoyen a le droit d’être candidat et toute candidature, aussi farfelue soit-elle, est donc concevable ! — mais que l’électeur ait cette intelligence et cette lucidité qui lui permettent de discerner, parmi tous les candidats en lice, celle ou celui qui paraît le mieux armé pour assumer le destin du pays.

    Ce qui ne constitue point, d’ailleurs, la garantie absolue que le pays sera placé entre de bonnes mains. En 2017, EM apparaissait comme un candidat parfaitement concevable et une majorité d’électeurs, soit par manque de lucidité, soit par défaut, lui a d’ailleurs confié le pouvoir. Nous en mesurons aujourd’hui le résultat, tant dans les domaines politique, économique, financier que social !

    Tous les candidats pour la prochaine présidentielle seront assurément concevables — en quoi, par exemple, Jordan Bardella le serait-il moins que Marine Tondelier ? — mais formulons le vœu, c’est encore la période, que parmi ceux-ci il s’en dégagera au moins une ou un qui offrira toutes les qualités indispensables, décisives, pour remettre sur les rails un pays particulièrement en souffrance.

  2. revnonausujai

    @ Achille le 10 janvier 2026
    « Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin, Gabriel Attal sont en embuscade.  »

    Sébastien Lecornu, le biscornu !
    C’est le prototype du laquais d’Ancien Régime, obséquieux envers les grands, méprisant envers les faibles, méchant sous un abord patelin et sans moralité, prêt à toutes les compromissions.
    Pas ça, pas vous !

  3. @ Giuseppe le 9 janvier

    Vous partagez les vingt constats de La Licorne, qui, en quelque sorte, deviennent ainsi autant de vos saints courroux… de Français râleur. Admettons… Mais ce qui me chiffonne, c’est que vous faites aussi vôtre cette interrogation : « Pourquoi ferais-je un quelconque effort ? »

    Parce que vous vivez en société et que vos semblables ne sont en rien obligés d’accepter vos choix au détriment des leurs. D’où la nécessité des lois et des compromis. Même à l’âge de pierre, dans les cavernes, la liberté était encadrée.

    Mais vous avez une solution pour échapper à ces contraintes : faites-vous ermite… dans vos belles montagnes… Mais ermite à la mode antique… Nourrissez-vous des dons de la nature et revêtez-vous de peaux de bête… Attention : la mêlée de rugby, la partie de manivelles, la bagnole qui ronfle et, encore plus, les libations de la troisième mi-temps sont naturellement interdites aux ermites…

    Quant à la cabane en béton… n’y pensez même pas… Branchages et feuilles mortes… Vous êtes toujours partant ?

    Vous pouvez aussi imiter Socrate : regarder le monde assis dans votre tonneau… et râler.

    PS : Quelques-uns des constats de La Licorne méritent d’être vérifiés. Ils ont quelque peu l’allure de « fake news », comme on dit en bon français.

  4. @ Achille le 10 janvier
    « Mais désormais j’en suis arrivé au TSM (Tout Sauf Mélenchon). »

    Le meilleur choix, c’est le TS2M (Tout Sauf Mélenchon et la Macronie). Il est le mien depuis 2017…
    Quant à vos trois potentiels présidents, non seulement leur appartenance à la macronie, déjà en état de décomposition, est un obstacle insurmontable, mais ils sont aussi devant un mur infranchissable : les 13 millions d’électeurs rassemblés par le RN lors du second tour de l’élection présidentielle de 2022 (5 millions de voix de plus qu’au premier tour…).

  5. Le gros problème de la France post-70 est d’avoir cru que des gens ayant suivi un cursus du type ENA pouvaient, sans difficulté, briguer la fonction présidentielle, comme si des administratifs, quelles que soient leurs qualités techniques, mais destinés à n’être que des exécutants, étaient également naturellement compétents en matière de compréhension fine de la notion subtile du « facteur humain », régissant les comportements individuels et collectifs, laquelle résulte d’un long travail de mûrissement séculaire.

    C’est ainsi, par exemple, que les fonctionnaires et autres spécialistes de « l’aménagement du territoire » qui ont couvert la France d’alors de béton sous forme d’autoroutes, de bâtiments et de lignes de chemin de fer, étaient persuadés d’être compétents pour définir le cadre de vie général qu’ils allaient imposer à la fois aux Franco-Français mais aussi aux nouveaux venus, tout en ignorant absolument tout de leurs particularismes culturels respectifs. Cela a conduit à la prolifération de cités qui n’avaient absolument rien de « radieux », mais qui donnaient plutôt un vague avant-goût de l’Enfer, allant de pair avec la violence qui n’a pu que mécaniquement y éclore.

    En quoi ce qu’il est convenu d’appeler des « grands commis de l’État », formatés comme des robots, pourraient-ils nécessairement exercer la fonction régalienne suprême, Colbert se prenant en quelque sorte pour Louis XIV, la technique chassant la réflexion morale, comme si la science de l’un pouvait se substituer à la conscience de l’autre en ce qui concerne le poids énorme des conséquences de ses décisions et de ses responsabilités ?

    Nous subissons encore aujourd’hui les ravages causés par l’approche uniquement technocratique de la gouvernance des hommes, par des gens persuadés de façon arrogante de tout savoir mieux que tout le monde, alors qu’ils sont souvent incultes en dehors de leur domaine de compétence.

  6. @ Serge HIREL le 10 janvier 2026
    « Alors, je me suis rendu à l’évidence… Mais ça, bon sang, bien sûr ! C’est à Jordan Bardella que vous pensez… Votre conversion soudaine en épatera plus d’un. »

    En fait, si l’on en croit les sondages, beaucoup d’électeurs (de droite, évidemment) se disent prêts à voter pour lui.
    En ce qui me concerne, je n’en suis pas encore là. Faut pas non plus exagérer.

    Toutefois, si, en avril 2027, il fallait choisir au second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella, je crois que je voterais pour le second en me bouchant le nez. (*)
    Mais nous n’en sommes pas encore là.
    À plus d’un an de l’échéance, rien n’est joué, d’autant que l’année 2026 s’annonce très agitée. Je vois bien des personnalités de la majorité émerger quand le moment sera venu : Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin, Gabriel Attal sont en embuscade. Celui qui se trouvera opposé à Jordan Bardella ne devrait pas avoir beaucoup de mal à s’imposer.

    Tout n’est pas complètement foutu !

    (*) Voici encore un mois, je comptais voter blanc. Mais désormais j’en suis arrivé au TSM (Tout Sauf Mélenchon).

  7. @ hameau dans les nuages le 9 janvier
    « Les agriculteurs sont assaillis de normes environnementales et on les accuse de toucher des aides pour compenser leur baisse de revenus, alors que ces aides profitent à toutes les sangsues fixées sur leurs dos. »

    La colère actuelle de certains paysans n’est pas le sujet du billet mais, des tracteurs ayant assiégé le Soldat inconnu, la moutarde m’est montée au nez.
    Je suis pourtant petit-fils de paysans bretons et j’ai épousé la fille d’un petit cultivateur du Nord, un « cinsier ». Je devrais les soutenir, mais…

    À la fin des années 60, « Baptiste », avec ma belle-mère et sans aucun garçon de ferme, exploitait 25 hectares, dont 15 loués, possédait une dizaine de vaches, traites matin et soir à la main par « Marie », quelques dizaines de poules, de canards et de lapins, deux chevaux de trait, faisait du blé, du foin, de la pomme de terre, de la betterave à sucre, de l’endive (« chicon » en patois du Nord) et de la chicorée à café, sans utiliser le moindre gramme d’engrais chimique, vendait le beurre et les œufs aux voisins, ne recevait aucune subvention, « mettait de l’argent de côté pour la mauvaise saison »… et ne se plaignait jamais. Finalement, « Baptiste » et « Marie » étaient heureux de leur sort et la famille — deux filles — vivait bien.

    Je n’ai pas connu mes grands-parents paternels, mais il est certain que, perdus avec leurs quatre enfants au milieu de nulle part — le hameau dans lequel ils vivaient s’appelait « La Ville égarée »… — ils travaillaient dans des conditions encore pires. Eux non plus ne se plaignaient pas… et mon père m’a dit avoir eu une jeunesse rude mais belle.

    Depuis lors, l’agriculture a d’abord connu peu à peu le bouleversement lié à l’essor des machines agricoles, puis, voici une trentaine d’années, le tsunami de plus en plus violent de la mondialisation l’a métamorphosée et en a fait aujourd’hui un signe de notre rang dans le monde. Elle a toujours assuré notre autosuffisance alimentaire, mais doit désormais contribuer aussi à notre puissance économique. Comme l’industrie, elle n’obéit plus qu’à un seul maître : le marché. Le marché, qui impose les normes, les prix et les manières de produire pour ne pas être broyé par son arme létale, la concurrence internationale.

    Aujourd’hui, avant d’être des aliments, les produits de la terre sont, comme les matières premières, cotés en bourse, et les animaux font l’objet d’une traçabilité, de la naissance à l’assiette.

    Aujourd’hui, le paysan ne travaille plus seulement dans ses champs. Il doit aussi être devant son « ordi » ou accro à son smartphone pour calculer ses rendements, affiner à l’are près les doses de produits phytosanitaires à épandre et… s’inquiéter du montant de la PAC qu’il percevra, voire l’optimiser…

    Si mes grands-parents et mes beaux-parents ressuscitaient, ils se croiraient sur une autre planète… Mais, oui, les agriculteurs sont sur une autre planète… où seule l’union économique et la taille de l’exploitation font la force et le résultat financier. Beaucoup, notamment parmi les céréaliers, l’ont compris. D’autres, de bonne foi, ne s’en sont pas encore aperçus… et vont disparaître. D’autres encore, exploitant des niches — l’élevage en montagne, par exemple — ne peuvent pas s’inscrire aisément dans cette nouvelle démarche… Mais il y a aussi ceux qui, parfaitement conscients de ce changement irréversible, veulent continuer à cultiver et à vivre comme avant… tout en profitant des bienfaits de la nouvelle donne, mais en refusant les règles.

    Dans les manifestations actuelles, il est difficile de distinguer ces derniers des autres, tous tenant un même discours émotionnel et brandissant leur amour de leurs terres et de leurs animaux. Les uns disent vrai, d’autres beaucoup moins…

    Quoi qu’il en soit, il ne faut pas se laisser berner. Cela fait trente ans au moins que tous les agriculteurs sont prévenus de cette réalité : le mondialisme est là et ils doivent s’y adapter.

    Comment ceux qui, aujourd’hui, veulent encercler Paris, en constatant la baisse régulière de la part de la PAC dans le budget de l’Union européenne — elle est passée de 73 % en 1980 à 23 % en 2023 — ont-ils pu ne pas comprendre que « Bruxelles » et les gouvernements européens, dont les nôtres, approuvaient et même souhaitaient cette mondialisation, dont un « dommage collatéral » serait l’impérieuse nécessité pour le monde agricole d’abandonner son mode de vie séculaire pour celui où le regroupement — la mise en commun des terres et des productions, voire leur fusion — est la norme ?

    Pourquoi ce message a-t-il été entendu par les éleveurs en Allemagne, en Pologne, aux Pays-Bas, dont, aujourd’hui, les exportations de viande de volaille, de viande bovine et de produits laitiers sont en augmentation, alors qu’en France elles ont baissé de 26 % en 2023 par rapport à celles de l’année précédente ?

    Mais aussi, pourquoi les gouvernements français, depuis trente ans, n’ont-ils pas osé mener une politique de vérité sur ce bouleversement dont ils ne pouvaient pas ne pas connaître l’ampleur et les conséquences sur nos agriculteurs ? Parmi les éleveurs, une seule filière, celle de la viande porcine, s’est adaptée… et, économiquement, se porte bien.

    Pourquoi nos dirigeants ont-ils laissé croire à ceux qui l’espéraient que l’agriculture d’hier pourrait survivre ? Cette semaine encore, le président de la République, en refusant, seul parmi les 27, de signer le traité du Mercosur, réagit de façon identique… Calmons-les… Racontons-leur que tout reste possible… Mais la vérité est que, étant européiste, je le signe des deux mains… et, en catimini, je ferai tout (« jusqu’à la dernière seconde ») pour qu’il s’applique…

    Pourquoi ce « en même temps » de plus, ce « en même temps » de trop ? Pourquoi ne pas dire que ceux, parmi les agriculteurs, qui combattent le Mercosur devront désormais, comme les autres, faire avec… et que son devoir est de les y aider ? Il était mieux placé que quiconque dans la sphère politique pour parler vrai, n’ayant pas d’échéance électorale à préparer… Mais le courage, chez lui, est denrée rare.

    Faut-il accorder une dernière chance à tous les agriculteurs français, dont, cette fois, aucun ne pourra plus prétendre ne pas savoir, de s’adapter au nouveau monde ? Faut-il, en particulier, trouver une solution qui permette aux éleveurs de montagne de vivre de leur labeur, impossible à mettre en commun… et l’imposer à « Bruxelles » ? Faut-il essayer de retarder encore un peu la déferlante sud-américaine ?

    Cela, naturellement, est souhaitable… mais l’on peut craindre cependant qu’Ursula ayant sifflé le départ du train, il soit trop tard pour l’arrêter avant 2027… Un nouveau président (ou une nouvelle…) pourrait alors tirer le signal d’alarme… et tenter de sauver ceux qui, aujourd’hui, utilisent leurs tracteurs à d’autres fins que le labourage et le pâturage… Les sauver, mais sans retomber dans le travers démagogique de ses prédécesseurs, qui les a conduits vers leur disparition.

    PS : Pour ceux que cela intéresse, voici une bonne source d’infos exactes sur l’état de notre agriculture :
    https://opera-connaissances.chambres-agriculture.fr/doc_num.php?explnum_id=204699

  8. @ Achille le 9 janvier 2026

    L’éminence grise qui suivait partout le patron de la major — polytechnicien brillant et connu — était quelqu’un sorti de la base et, de temps à autre, remettait le patron sur des terrains plus stables et plus propices à bâtir. Un de ses premiers éditos, à sa place de conseil, prit comme titre : « Nous sommes des épiciers ».

    Si les gouvernants avaient eu son courage, ils seraient cotés au CAC 40 avec des résultats sûrs et honorables. « Il fallait bien que les actionnaires qui prennent des risques soient un peu mieux rémunérés que les livrets de famille », sous-entendu, mais sans les goinfrer.

    Parfois, tout ce qui brille n’est pas or, et la saillie d’Audiard est bien vraie, du moins dans les métiers de chantier, dans la production et dans la difficulté. Jordy est un gamin.

    En politique, j’ai du mal à comprendre que l’on puisse réclamer le retour du septennat, quand on voit l’essoufflement au bout de sept ans de tous les présidents qui ont fait la passe de deux. Macron, sur qui reposait beaucoup d’espoir, n’y échappe pas non plus. Je pense que les commentaires vus de l’extérieur laissent croire que c’est facile de gouverner, mais apparemment ce ne doit pas être — loin de là — une sinécure. Ils finissent tous sur les rotules.

  9. @ sylvain le 9 janvier 2026
    « Les tracteurs dans Paris, la bécasse lèche-babouches macronienne Maud Brégeon a menacé, d’un ton rageur, ces paysans délinquants hors la loi : « Nous ne laisserons pas faire (bis) », coups de menton méprisants en direction de ces Blancs de droite solvables, corvéables et malléables à merci. »

    Parlons-en, des tracteurs de ces « pauv’es » paysans.

    Pour info, le prix d’un tracteur agricole de 550 à 600 chevaux commence à partir de 310 000 euros et peut grimper jusqu’à 350 000 euros. Le prix d’un tracteur agricole neuf de plus de 600 chevaux peut dépasser les 450 000 euros.

    Des engins bourrés d’électronique et de capteurs, avec chaîne hi-fi, GPS, climatisation et sièges chauffants.
    On se demande bien comment ces pauvres exploitants agricoles peuvent se payer ces petites merveilles de technologie, d’autant que, généralement, ils en ont deux, voire plus, pour aller travailler leurs champs de quelques centaines d’hectares.

    Et oui, comme disait Fernand Raynaud, « le métier de paysan, ça eut payé, mais ça paye plus ».
    C’est sans doute la raison pour laquelle ils vont chercher des saisonniers au Maroc ou au Portugal pour récolter le raisin dans leurs vignes, les fruits de leurs vergers et les légumes dans leurs champs. Ils sont quand même moins chers que des saisonniers français ! 😊

  10. @ Achille le 9 janvier
    « (…) pourquoi ne pas donner sa chance à une personnalité moins douée sur le plan intellectuel, sans de brillantes références universitaires (…) »

    Dommage que vous ne soyez pas allé jusqu’à suggérer deux ou trois « nominés »… J’ai cherché… J’ai pensé à Jean Castex, qui, sachant conduire les trains, devrait être apte à piloter le char de l’État… puis à Ségolène, très expérimentée en matière de déficits — moins quand il s’agit de les combler… Mais, patatras, ils ne correspondent pas au profil que vous recommandez. Ils sont énarques…

    Restait ce pauvre Bayrou, trop tôt disparu du pouvoir… mais il est épuisé tant il s’en veut de ne pas avoir réussi à entraîner Macron dans sa chute…

    Alors, je me suis rendu à l’évidence… Mais ça, bon sang, bien sûr ! C’est à Jordan Bardella que vous pensez… Votre conversion soudaine en épatera plus d’un.

  11. @ Tipaza le 10 janvier 2026
    « Indépendamment du fait que le diplôme ne fait que reconnaître l’acquisition d’un savoir, sans garantir la capacité de s’en servir, et encore moins de s’en servir avec pertinence, les jurys de délivrance des diplômes sont devenus, dans le contexte actuel, des jurys de dons. »

    Le gros problème est qu’en France notre « élite intellectuelle » est essentiellement composée de superdiplômés en littérature, sociologie, psychologie, histoire, droit, géopolitique que l’on retrouve inévitablement sur tous les plateaux télé.
    Les ingénieurs, architectes, mathématiciens et chercheurs scientifiques, eux, on ne les entend pas beaucoup. Ils bossent sans étaler leurs états d’âme et sont les vrais contributeurs à la production de richesses…

  12. @ Achille le 9 janvier 2026
    « une personnalité moins douée sur le plan intellectuel, sans de brillantes références universitaires »

    Si vous croyez vraiment que les références universitaires sont garantes d’une quelconque intelligence, c’est que vous êtes bien naïf.

    Indépendamment du fait que le diplôme ne fait que reconnaître l’acquisition d’un savoir, sans garantir la capacité de s’en servir, et encore moins de s’en servir avec pertinence, les jurys de délivrance des diplômes sont devenus, dans le contexte actuel, des jurys de dons.

    Et je ne blague qu’à peine ! 😉

  13. Jérôme Jaffré, encore ce soir, de nous brosser un tableau des possibles : Dominique de Villepin, François Hollande et Thierry Breton, avec un discours qui nous vendrait leur expérience à l’international ? Tu parles d’une blague pour les deux premiers. Ils font des sondages anorexiques, ils y ont été avant, on a vu, et maintenant Jaffré boule-de-cristal qui les sort de la naphtaline au nom d’une expérience dont on attend encore en quoi, aujourd’hui, elle a profité au pays : à part créer de la dette et élever la misère au plus haut.
    Tout le reste, c’est du poncif, du marronnier. S’ils avaient été reconnus à la hauteur, Hollande ne se serait pas déballonné, et un petit jeune ne lui aurait pas mis la tête dans le sac en faisant quand même la passe de deux.

    Entre l’emphase creuse de baudruche et seulement des paroles, l’autre, pilote de scooter à ses heures pour des sorties nocturnes, ils sont partis répudiés de partout, et un chiromancien les ferait sortir de sa boule magique pour conduire un pays « à l’international », mais quelle poilade ! De la grande analyse grandiose pour faire rire les téléspectateurs, c’est à se demander s’ils pensent réellement ce qu’ils disent.

    La Grande Bourgeoise aussi, expérimentée, devait conduire son parti au plus haut des sommets, on a vu le résultat aux présidentielles : elle a dû mettre la main à la poche, son score papier Job a fait rire tout le pays.
    On peut penser aussi à la plante hors sol qui gouverne Paris, assise sur un fauteuil par le plus grand des hasards, qui fabriquait les vainqueurs quand le PS était puissant.

    Il ne faut n’avoir pas grand-chose à fiche, de la part de Jaffré, que de sortir de la naphtaline ces personnages auxquels il aurait pu ajouter, tant qu’il y était, Sarkozy.

    Thierry Breton, que l’on voit partout, qui dispense ses conseils et dit la messe comme il la connaît, pourtant on lui cherche des troupes, et pour lever des troupes ce n’est pas gagné pour lui, la concurrence est ailleurs.

    Bref, grand moment de rigolade de l’expert en chiromancie, lui aussi sorti de la boîte pour occuper l’espace TV en mal de candidatures et d’informations solides ; alors on vend du vintage, du recyclé qui paraît de bon aloi, qui sent un peu le renfermé des anciennes armoires de campagne, les draps y étaient propres mais ils étaient pliés jusqu’au moment de l’héritage des suivants.
    Jaffré vendait les draps.

  14. « De l’extrême gauche à la droite radicale, nul aujourd’hui, aussi médiocre qu’il puisse apparaître aux yeux d’une majorité de citoyens, ne se verrait dénier en soi le droit de concourir et d’être présent face aux autres, appartenant peu ou prou à la classe politique traditionnelle. » (PB)

    Finalement, vu que tous ceux qui ont été élus présidents de la Ve République ont montré que, malgré leur intelligence très au-dessus de la moyenne, ils pouvaient commettre des erreurs fort préjudiciables au bon fonctionnement de notre pays, pourquoi ne pas donner sa chance à une personnalité moins douée sur le plan intellectuel, sans de brillantes références universitaires, mais qui serait en mesure, du simple fait de sa simplicité d’esprit, de faire fonctionner notre pays dans de bonnes conditions.

    Après tout, comme l’a si bien fait remarquer Michel Audiard (*) : « Un imbécile qui marche va plus loin que deux intellectuels assis ».
    Encore que, dans la vraie vie, ce ne soit pas toujours aussi simple ! 😊

    (*) Dans le film Un taxi pour Tobrouk.

  15. La présidentielle est prévue en mai 2027.
    Si Macron redissout en septembre 2026 et qu’il n’y a pas de majorité, le nouveau président devra attendre avant de pouvoir dissoudre. Ses cent premiers jours suffiront juste à le rendre déjà impopulaire.
    Personne n’émet cette hypothèse. À moins que je me trompe, l’élection présidentielle ne remet pas les délais du droit de dissolution à zéro.
    Que de patates chaudes, et pourtant beaucoup veulent la place.

  16. Inconcevable :

    Les tracteurs dans Paris, la bécasse lèche-babouches macronienne Maud Brégeon a menacé, d’un ton rageur, ces paysans délinquants hors la loi : « Nous ne laisserons pas faire (bis) », coups de menton méprisants en direction de ces Blancs de droite solvables, corvéables et malléables à merci. Ces paysans votent RN et ne sont plus que quelques poignées sur tout le territoire, rien à cirer, les vrais électeurs macroniens sont djeuns, richesses bien bronzées aux tablettes de chocolat, islamisés gauchistes, woke progressistes anti-France, tout comme notre président.

    Concevable :

    Les mafias de caïds narcos au Marseillistan qui harcèlent et menacent le siège d’Orange, obligé par la force, la menace, le chantage, de déménager encore et encore.
    Pas de coups de menton de la bécasse islamo-gauchiste macronienne narco Brégeon, ni de rappels à l’ordre, ni d’intervention policière. Faut surtout pas traumatiser ces braves dealers prix Nobel narcos, électeurs potentiels qui risquent de mettre le feu et le chaos dans le quartier, voire dans les banlieues, et faire le jeu de l’esseutrêêêêmeuh drouaaaate.

    Car le vrai danger, c’est le RN, n’est-ce pas, Brégeon ? Ben voyons !

  17. L’inconcevable serait de voir J.-L. Mélenchon monter au palais de l’Élysée et nommer : Panot Première ministre, Boyard à l’Intérieur, Obono garde des Sceaux, Manon Aubry à l’immigration voilée (liste non exhaustive). Bonjour la cata !

    Je ne vous dis pas la désertification rapide de nos meilleurs cerveaux et de nos entreprises, migrant chez MAGA de Trump.
    Attention danger ! Ceux qui auraient l’imprudence ou l’insolence de voter pour l’extrême gauche seront dirigés sous quelques mois à la soupe populaire. Les caisses seront vidées et notre argent investi hors de France.

    Ah, très important, leurs salaires mensuels bruts seront de 3 500 € et les impôts payables à la source, tous les déplacements professionnels seront par train et pas de voitures avec chauffeurs…

    Quand on veut faire du social pour les migrants illégaux, on donne l’exemple.
    À ce régime, toujours preneurs ?

    De même, je rejoins aussi Serge HIREL du 8 janvier et Robert du 9 janvier 2026. Leurs commentaires sont crédibles, clairs et bien structurés.
    Plus les médias de gauche et les anciens politiciens hurlent et font barrage au RN, plus ce parti monte gagnant.

  18. Jordy est un gosse, il lui manque l’essentiel, « les yeux qui brillent », comme on disait dans notre milieu.
    Il ne fera ni pire ni mieux que les autres, juste ce qu’il faut pour ne pas être malmené, il lâchera sur tout en invoquant que tous ses prédécesseurs ont fait pire. Il n’aura pas tort, non seulement il n’a pas les yeux qui brillent mais, de surcroît, il n’aura pas le courage politique pour réaliser enfin ce que le pays attend, épuiser la dette qui nous ronge, les remèdes sont connus mais le FN/RN ne les appliquera pas, il voudra durer, lui et les siens.

    Je me réveille, cela n’arrivera pas car personne ne veut de ce parti au pouvoir, personne ne veut aussi recommencer avec les récits connus qui recommenceront à dépenser, à creuser notre tombe avec la dette. Alors que reste-t-il ? Rien ni personne. Jordy est un gamin.

    Tous ceux qui se sont succédé depuis Pompidou ont tout cabossé avec persistance, et surtout par manque de courage, ce qui est la base de toute volonté de réussite. Nous n’avons eu affaire qu’à des boutiquiers soucieux de leur bouclard, ils se sont fourvoyés, et comme on dit chez nous « après nous les mouches ! ».

    Ils ont eu un beau jouet, la France qui bosse, qui ne rechignait pas, ils ont tout détraqué, le courage, toujours le courage, jamais les successeurs n’en ont eu, et pourtant j’ai traversé des crises terribles de l’immobilier, et puis on serre les dents et puis ça repart, et puis on arrive au but. J’entends toujours les paroles du directeur des études, affable mais ferme, il nous a appris la rigueur et la force, l’abnégation par-dessus, pas scientifique, un peu de français de lycée, même pas la dissertation, juste quelques lignes où il apposait une note et une notation sur une réflexion de la vie, du simple comme couler des fondations, nous n’étions pas des philosophes, il le savait, et nous aussi.
    https://youtu.be/T_uvgm2_hRk?si=xBGP14kNv5GfR3S7

  19. @ Robert Marchenoir

    Le qualificatif de gros facho est bien trop lénifiant au vu des mesures qu’il me semble indispensable de prendre pour espérer retrouver notre identité perdue : l’appellation « néo-nazi » serait plus conforme à la nomenclature actuelle imposée par la pensée de gauche.

    En réalité ces mesures, inimaginables aujourd’hui et pourtant indispensables, seraient inutiles si celles du manifeste sur l’immigration de Villepinte de 1991, signé entre autres par Bachelot, Juppé et Bayrou, avaient été mises en œuvre. Mais tout le monde s’est couché devant la gauche immigrationniste.

  20. hameau dans les nuages

    @ Giuseppe le 9 janvier 2026

    Je ne peux qu’approuver la liste que vous avez trouvée sur Facebook. Nous sommes les dindons de cette farce mondialiste. Les agriculteurs sont assaillis de normes environnementales et on les accuse de toucher des aides pour compenser leur baisse de revenus, alors que ces aides profitent à toutes les sangsues fixées sur leurs dos.
    Une toute petite vidéo de TikTok que j’ai trouvée sur un forum agricole montre la distorsion entre une agriculture raisonnable et raisonnée en France et ce qui se passe dans les pays allant, au nom du Mercosur, nous submerger de leurs produits. Là, au Brésil :
    https://www.tiktok.com/@meumundo424/video/7587804733851651348?_r=1&_t=ZN-92uQuM2XJ9m

  21. @ Giuseppe le 9 janvier 2026

    Je viens de lire toute la liste des ennuis, trouvée sur Facebook, et je compatis.
    Avec Jordy Nouille au pouvoir, tous ces malheurs disparaîtront comme par enchantement et vous retrouverez le bonheur d’une vie simple et heureuse, débarrassée de ces technocrates diaboliques qui vous cherchent des noises.

    « Vive Jordy, que le monde entier nous envie ! »
    C’est votre devise… heu pardon, c’est notre devise.

  22. Lorsque l’on voit comment monsieur Macron, avec ses titres et son intelligence réputée, a réduit la France à un paillasson sur lequel ses partenaires (en particulier européens) s’assoient allégrement tout comme son « ami » Tebboune, l’on voit mal pourquoi quelqu’un d’une extraction bien plus populaire n’aurait pas ses chances en 2027 dans la mesure où il bénéficie d’une importante popularité dans le corps électoral. Je rejoins donc Serge HIREL dans son commentaire du 8 janvier 2026.

    Toutefois, « l’Établissement énarchique » qui a investi monsieur Macron (je pense à Jean-Pierre Jouyet qui ne ménageait pas son plaisir dans ses annonces concernant monsieur Macron sur le perron de l’Élysée) fera tout pour le disqualifier, si ce n’est être pour candidat, au moins pour lui interdire de mener campagne en lui « taillant un costume » (à l’instar de ce qui a été fait pour monsieur Fillon en 2017) et au minimum l’empêcher d’accéder au second tour. Y compris en instrumentalisant la Justice par l’intermédiaire de Parquet national financier.

    Car le fond du problème concernant monsieur Bardella serait moins sa personne, que les personnalités dont il s’entourerait pour gouverner le pays. Sa jeunesse le pousserait-elle à vouloir gouverner par lui-même depuis le Château comme l’a fait monsieur Macron avec le succès que l’on sait ?

    Et puis il sera important que le prochain président de la République ait une personnalité assez forte pour entamer des bras de fer institutionnels face au Conseil constitutionnel, au Conseil d’État et à la Commission européenne. Cela pour affirmer que notre Constitution, nettoyée de tous les artifices qui l’ont polluée depuis des décennies, doive rester notre règle suprême.
    Monsieur Bardella, avec ses conseillers, serait-il ce décideur ? Là est la seule et unique question à se poser.

  23. @ Robert Marchenoir le 9 janvier 2026
    « La réponse est pourtant évidente : pour qu’il ne fasse pas d’ombre au Chef. Le FN, devenu RN, a toujours été un parti clanique, autoritariste. »

    Autrement dit le FN/RN est une oligarchie. Tout comme LFI d’ailleurs. Encore que celle-ci ressemble plutôt à une secte.

  24. @ Ellen le 8 janvier 2026 (@ Achille le 8 janvier 2026)
    « Permettez que je vous corrige : le procès en appel de Marine Le Pen se tiendra du 13 janvier 2026 au 12 février 2026. »

    Puis suivra celui de bébé Jordy, l’amour contrarié de Giuseppinocchio ; les égoutiers des sévices secrets du pouvoir, déguisés en grenouilles, crapahutent en ce moment au-dessous de sa fosse septique pour renifler le moindre indice permettant de l’inculper ; pour le moment, ils ont retrouvé sa tétine, qu’il a jetée par mégarde dans le bidet suite à un mouvement de joie en apprenant qu’il sera élu haut la main en 2027.

  25. 2027 : le concevable et l’inconcevable… (PB)

    Si cela ne s’arrêtait qu’à Jordy Barboteuse, un monde sans doute devenu un peu foldingue… Beaucoup foldingue !

    C’est aussi cela :

    « La Licorne m’a dit »
    https://www.facebook.com/2xg.dex.guevara/posts/on-me-demande-dacheter-des-ampoules-basse-consommation-et-d%C3%A9teindre-ces-ampoules/1436946028059239/

    « On me demande d’acheter des ampoules basse consommation et d’éteindre ces ampoules qui ne consomment rien, alors que je vois fleurir partout des écrans publicitaires lumineux, qui fonctionnent 24 h/24 et consomment autant qu’une famille.

    On m’interdit le glyphosate pour ma cour, alors que des millions d’hectares en sont aspergés sur ma nourriture.

    On met au rencard ma voiture fonctionnelle pour bosser parce qu’elle pollue un peu trop, mais on agrandit les aéroports.

    On me demande de consommer local et sain tout en signant des traités qui permettent l’importation massive de denrées de mauvaise qualité à bas coût, qui envahiront les étals et les plats des cantines de mes enfants.

    On me demande d’arrêter de boire de l’eau en bouteille, mais l’eau à mon robinet est polluée, et Nestlé peut légalement assoiffer Vittel.

    On me demande de limiter mes déplacements quand l’air est irrespirable, mais on autorise encore ce qui le sature de poisons.

    On me demande d’arrêter le feu de bois pour ne plus émettre de particules fines, mais je vois passer des avions pleins de touristes survolant des champs recevant des engrais volatils.

    On augmente le prix de mon carburant, qui me sert à travailler ou à déplacer mes enfants dont l’école est lointaine, mais les bateaux qui amènent des biens inutiles depuis la Chine le font avec un carburant détaxé, en polluant à chaque voyage autant que le parc automobile mondial.

    On me demande de comprendre qu’il est normal d’attendre aux urgences des infirmiers et médecins épuisés et rares car on n’a plus d’argent, et l’on déploie des forces de police inouïes, qui coûtent des millions, pour juguler toute contestation sociale.

    On me dit de ne pas boire trop d’alcool et de ne pas fumer parce que c’est cancérigène, mais on me vend encore alcool et cigarettes en prélevant des taxes dessus.

    On me dit que je coûte trop cher à l’État quand je suis malade d’un cancer, mais on installe la 5G, on n’a pas encore fait la liste des produits émis par l’industrie, on n’a pas encore testé la nocivité de 90 % des ingrédients des produits ménagers et cosmétiques du quotidien.

    On m’interdit de manger le poisson de la Seine parce qu’il est dangereusement pollué aux PCB, mais on vend partout celui pêché à son estuaire, où les mêmes polluants sont bien plus concentrés.

    On me dit que mon élevage est non conforme aux normes de bien-être animal, alors qu’on m’a subventionné pour le construire ainsi et que je suis endetté pour une vie de l’avoir réalisé ainsi, conformément aux souhaits du législateur et de la chambre d’agriculture.

    On me demande d’être à jour de mes cotisations, sans retard, mais on en invente toujours plus, tout en rendant les aides auxquelles j’ai droit toujours plus difficiles à obtenir, en ne les distribuant qu’avec un retard parfois effarant.

    On me demande de faire barrage à l’extrême droite et de soutenir la démocratie, quand celle-ci tabasse ses manifestants et noie les migrants à ses frontières pour ne pas les voir arriver sur son sol.

    On me demande d’obéir, alors que chaque jour je vois que les puissants ne le font pas.
    On me demande de payer des impôts dont les plus grandes entreprises et ceux qui les détiennent parviennent à s’affranchir.

    On demande à ma famille d’être un ensemble de consommateurs responsables, mais on l’assomme de messages publicitaires incessants pour l’inciter à acheter de la merde, des aliments mauvais, des marchandises inutiles ou destructrices.

    On me demande d’être en règle sur tout, mais on m’a privé d’interlocuteurs en chair et en os pour y parvenir, en les remplaçant par des robots ou des algorithmes auxquels je ne comprends rien.

    On me demande de vieillir sans emmerder personne et en continuant de consommer aussi tard que possible, mais on rend ma vieillesse terrible à force de dénuement, de peur d’un monde qui court et d’isolement.

    On me demande d’être compétitif, mais on ne me dit pas en quoi j’en vivrai mieux, et je n’en profite pas.

    On me demande de travailler à n’importe quel poste, pourvu que je puisse consommer, mais on ne punit pas les entreprises géantes qui détruisent les emplois tout en ayant touché aides et subventions, tout en ayant été affranchies des taxes locales que paient les petits entrepreneurs locaux qui, eux, créent plus d’emplois proportionnellement à leur chiffre d’affaires.

    Dès lors, pourquoi ferais-je un quelconque effort ? Pourquoi changerais-je ma façon de faire tandis qu’on me méprise, qu’on ne m’écoute ni ne me comprend, tandis qu’on laisse faire à d’autres des choses dix fois pire que les pires que je pourrais commettre, et qu’on me rend la vie bien plus compliquée qu’à eux tout en continuant à les enrichir ?

    Peut-être par civisme, par conviction, par citoyenneté consciente.
    Parce que je ne veux pas laisser le déchet d’une vie dégueulasse pour avenir à ceux qui me suivent.
    Mais qu’il m’est insupportable de devoir tolérer que la rigueur et le civisme doivent être majoritairement supportés par le petit peuple, les classes moyennes et supérieures basses, tandis que les tenants du reste de la puissance économique peuvent à ce point s’en affranchir.

    Qu’on se nappe de jaune fluo, de vert ou de rien du tout, l’enjeu social actuel pour lequel nous nous battons est celui-ci : établir ou rétablir l’équité. Et notre société n’est actuellement équitable ni face aux services publics, ni face aux enjeux environnementaux. »

  26. Ceux qui ont investi dans Microsoft, Apple, Facebook… quand les dirigeants avaient 30 ans n’ont pas eu à le regretter.
    Alors pourquoi pas Bardella ?

    Beaucoup de ceux qui n’ont pas voté Jean-Marie Le Pen en 2002 le regrettent et osent le dire.
    Alors pourquoi pas le RN ?

  27. Question « gamins », nous avons déjà donné. Mais la démocratie en action peut être redoutable !

  28. Ne vous cassez pas la tête, les juges vont condamner MLP mais ne lui appliqueront pas l’inéligibilité, de telle sorte qu’elle puisse se présenter à la présidentielle à la place de JB.

  29. Robert Marchenoir

    @ Florestan68 – le 8 janvier 2026
    « Je m’étais étonné, très récemment, de votre appellation d’extrême droite pour le RN. Je constate avec satisfaction que vous renoncez à cette appellation dévalorisante pour un parti qui n’a vraiment rien d’extrême… Et c’est d’ailleurs tout son problème : au vu du problème existentiel qui est en train d’emporter notre pays, seules des mesures radicales à la Renaud Camus nous offriraient une minuscule chance de le sauver ! »

    Vous voyez bien que vous êtes un gros facho. Je ne vois pas pourquoi vous vous êtes offusqué, il y a peu, de me voir vous qualifier ainsi en une réflexion qui se voulait à la fois ironique et amicale.

    C’est dingue, ce besoin de respectabilité, chez certains… Vous n’êtes pas un homme politique, bon sang de bonsoir ! Vous êtes un inconnu protégé par l’anonymat. Si vous n’en profitez pas pour démolir la propagande adverse, qui donc le fera ?

    C’est très bien, d’être un gros facho. J’en suis un moi-même. Je suis gros facho, et ultra-libéral. On ne va quand même pas se laisser embêter…

  30. Robert Marchenoir

    C’est un cliché, mais ça n’en est pas moins vrai : comment peut-on s’imaginer Jordan Bardella arrivant à réunir à Paris les représentants de 35 États afin de bâtir un soutien efficace à l’Ukraine, dans des négociations extraordinairement difficiles avec les États-Unis et la Russie ? Comment peut-on l’imaginer en train de discuter avec Donald Trump ou Vladimir Poutine, sans se faire écraser tel un vulgaire Nicolas Sarkozy ?

    D’ailleurs la question n’est pas très différente pour Marine Le Pen. Les « Méhéhé…. Madame… Méhéhé… Madame… » dont elle use si libéralement envers les journalistes qui l’interrogent ne lui seront pas d’une grande utilité dans de telles situations.
    ______

    @ Achille – le 8 janvier 2026
    « Je me suis toujours demandé pourquoi le RN avait propulsé Jordan Bardella président de son parti. »

    La réponse est pourtant évidente : pour qu’il ne fasse pas d’ombre au Chef. Le FN, devenu RN, a toujours été un parti clanique, autoritariste. À chaque fois que des personnalités un tant soit peu affirmées y ont entrepris une ascension, elles ont été assez vite éjectées (Bruno Mégret, Florian Philippot, Paul-Marie Coûteaux…).

    Au passage, c’est un mauvais signe quant à la capacité à gouverner.
    ______

    @ sylvain – le 8 janvier 2026
    « Si on essayait ? »

    Argument imbécile. La chimothérapie n’a pas marché, si on essayait le cyanure ?

  31. @ Achille – le 8 janvier 2026

    Permettez que je vous corrige : le procès en appel de Marine Le Pen se tiendra du 13 janvier 2026 au 12 février 2026.

  32. Ce qui est à mes yeux le plus inconcevable, c’est que des juges d’un tribunal correctionnel, puis ceux d’une cour d’appel, fussent-ils très compétents, décident de qui sera le (ou la) candidat(e) à la présidence de la République soutenu(e) par le plus puissant parti politique français. L’invraisemblable, c’est que cette situation ne soit pas une première. C’est aussi la justice qui, en 2017, a décidé d’« abattre » le candidat placé en tête dans les sondages. On sait aujourd’hui ce que cela a coûté et coûte à notre pays…

    Ce qui est aussi inconcevable, c’est que, parmi les candidats, se trouvera un individu qui projette de mettre à bas nos institutions, qui hurle — sans être inquiété — que « la police tue » et qui proclame vouloir faire de la France une copie du Venezuela de Chavez et de Maduro. L’invraisemblable, c’est que notre démocratie oblige à accepter que ce personnage puisse dérouler ses inepties contre elle, au risque qu’il parvienne à ses fins.

    Passons à Jordan Bardella… « Je n’entends qu’une seule affirmation, proférée comme une évidence : il n’est pas concevable que JB soit président », écrit notre hôte. Disons qu’en France profonde, celle dans laquelle je vis, l’opinion la plus commune n’est pas tout à fait la même. Certes, on s’y inquiète de sa jeunesse et de son inexpérience, mais, face au désastre causé par la macronie et la « vieille » classe politique, on conçoit parfaitement que, faute de pouvoir voter pour MLP, Jordan Bardella soit « le candidat qu’il nous faut ».

    On notera aussi que, si, à Paris, on fait la fine bouche sur le « plan B » du RN, il est presque plébiscité dans les sondages nationaux. Mieux, dans le plus récent (novembre 2025), réalisé par Odoxa et Mascaret pour Public Sénat et la PQR, il devance MLP. Sur la question de l’adhésion à la personnalité du candidat, il recueille 39 % d’opinions favorables contre 35 % pour MLP… et, dans tous les scénarios proposés pour le second tour, il bat son adversaire.

    Il est dès lors difficile de maintenir qu’il est inconcevable que JB devienne président. Trop jeune ? L’article LO 127 du code électoral fixe à 18 ans l’âge à partir duquel n’importe quel citoyen peut se présenter à l’élection présidentielle. Pas assez cultivé ? Pas suffisamment de formation ? La loi ne dit rien en la matière… Aucun diplôme n’est requis, aucun passage par une « grande école » n’est obligatoire…

    Plus sérieusement… Le fait d’être plus ou moins âgé, de sortir de l’ENA, d’avoir fait HEC, de se prévaloir de Normale Sup’ ou d’avoir arrêté ses études à 16 ans ne sont pas les principaux atouts d’un candidat à la présidence. Il est même aujourd’hui des peaux d’âne qui sont plutôt des repoussoirs… Soyons sûrs que Laurent Wauquiez et Édouard Philippe ne mettront pas en avant qu’ils sont énarques, pas plus que ne l’aurait fait Sarah Knafo si elle s’était présentée…

    Ce que le citoyen attend, c’est un président qui l’écoute, un chef qui le comprend et le respecte, un décideur qui fait ce qu’il dit, un dirigeant pragmatique, ferme, éventuellement chaleureux. Bref, le contraire du Prince.

    Tout cela ne dépend pas de l’âge et ne s’apprend pas à l’École alsacienne…

    C’est plutôt en se frottant aux « vrais gens », en descendant dans la rue, en rencontrant des « riens » et des « sans-dents », en fréquentant « les fins de mois difficiles » que l’on acquiert de l’expérience en ces domaines et une manière d’être différente de celle de tous nos politiciens d’hier encore là aujourd’hui. C’est en cela que Jordan Bardella, enfant du « 93 », est particulier et ne ressemble même pas à MLP, venue des beaux quartiers.

    Particulier, il l’est aussi parce qu’habituellement, ceux qui, parmi la classe politique, se construisent ainsi, au contact de la France d’en bas, se rangent confortablement dans les rangs de l’extrême gauche criarde et « insoumise », d’autant plus aisément que celle-ci, sous la férule de Mélenchon, leur offre de pouvoir hurler sans avoir à se retrousser les manches pour agir… JB, lui, par conviction personnelle, s’est inscrit très jeune au FN et milite pour que, dans ces quartiers, la solution ne soit pas d’accroître la chienlit, mais de rétablir l’ordre que réclament ses habitants endogènes.

    Bien sûr, il n’est pas question de nier que son parcours amoureux a favorisé son ascension au sein du parti lepéniste… D’autres militants auraient pu évoluer de même, mais si c’est lui qui a été remarqué par MLP, c’est qu’il était remarquable…

    J’entends bien que, devenu président, JB n’aurait pas d’emblée la même aisance, la même compétence, le même entregent que ses pairs, « monstres de la géopolitique d’aujourd’hui », dit Philippe. Mais c’est là lui faire un mauvais procès. Que je sache, en 2022, quand elle est devenue chef du gouvernement italien, Georgia Meloni n’avait pratiquement aucune expérience en matière de relations internationales… Elle est devenue incontournable, embrasse Ursula, irrite Macron et plaît à Trump… En 2017, EM était également un parfait inconnu dans les ambassades… Pourquoi JB, dont la timidité ne saute pas aux yeux, ne pourrait-il pas, lui aussi, prendre rapidement son rang dans ces conversations qui décident du sort de la planète ? D’autant plus facilement qu’on a déjà compris que, contrairement à son prédécesseur, il ne changerait pas d’avis comme de chemise…

    Bref, je ne comprends pas pourquoi il faudrait considérer comme inconcevable son élection à l’Élysée. De toutes façons, quoi qu’il arrive, quoi qu’il décide, il ne ferait pas pire que Macron et Hollande. Ni « président normal », ni autocrate, entouré en tous domaines par des conseillers experts et des hauts fonctionnaires loyaux, il ne pourrait que relever la France, qui, économiquement, socialement, sociétalement, culturellement, n’a jamais été aussi mal en point depuis 80 ans,

    Si MLP est chassée de la compétition par une anomalie de notre République, que JB ait sa chance ! C’est en tout cas ce que demandent 39 % des électeurs.

    PS : Un petit conseil… à Donald… Si l’idée te prenait de tenter un bras de fer avec Jordan lors de votre première rencontre, comme tu l’as fait avec le mignon Emmanuel, mieux vaut t’abstenir… Le gars est autrement baraqué et n’a pas besoin de Photoshop pour gonfler les biceps…

  33. Je me suis toujours demandé comment cette élue PS au demeurant peut être d’une telle nullité :
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/elle-aurait-d%C3%BB-se-taire-anne-hidalgo-d%C3%A9nonce-l-abattage-d-un-arbre-par-des-agriculteurs-fred-hermel-s-offusque/ar-AA1TOLmi?ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=695fdf384693410d8d19e9db1bcdd185&ei=15

    Habituée à des saillies d’une crasse bêtise il faut se rappeler ce fleuron qui la positionne au dessus de tous je la livre elle mérite bien la médaille d’or:

    Lors du Forum d’investissement de Kiev, organisé à Bruxelles le 28 novembre 2022, la maire de Paris a expliqué au frère du maire de Kiev que :

    « Transformer les infrastructures urbaines et passer de la voiture au vélo, c’est très intéressant »

    Elle présentait cela comme une piste pour la reconstruction de Kiev, en vantant l’expérience parisienne.
    Une vidéo de l’échange circule également sur YouTube, où elle évoque l’idée de développer le vélo dans la capitale ukrainienne malgré le contexte de guerre.

    🎯 Pourquoi cela a fait polémique ?
    Plusieurs raisons :

    Le contexte : l’Ukraine était (et est encore) en pleine guerre.
    P our certains commentateurs, parler de pistes cyclables alors que les infrastructures sont bombardées semblait hors sujet plutôt obscène même, hors-sol certainement.

    Un très grand bourgeoise de la gauche caviar élue au plus beau du PS? incompétente qui fait fuir les parisiens tous les ans et une dette colossale pour un Paris, sale et qui pue vu de chez nous à travers tous les commentaires dans lesquels on aperçoit même les rats des poubelles.
    Le pays a été gouverné par ces soi-disant « expérimentés » , heureusement que les entreprises n’ont pas ce type de profil, les salariés les auraient dégagés en vitesse, ça vaut pas un clou rouillé.

  34. Cher Philippe Bilger,

    Il semble que vous ayez une oreille bien sélective. Pour plus d’un tiers des Français, la candidature de Jordan Bardella est non seulement concevable, mais elle est hautement souhaitable.
    Et, compte tenu des circonstances, je fais partie de ce nombre-là.

    En effet, l’urgence existentielle et l’explosion de la délinquance, qui découlent directement de l’immigration invasive, sont telles que l’exaspération des Français va nécessairement les faire choisir le candidat de droite le mieux placé pour l’emporter. Et il n’y a pas photo. Ils ont très largement dépassé le stade où ils se demandent si ce candidat est vraiment à la hauteur de la tâche.

    On a vu, depuis un demi-siècle, des candidats hautement « concevables » et « surexpérimentés » se comporter en joueurs de flûte de Hamelin et nous couler dans absolument tous les domaines. Alors, on prendra aisément le risque d’élire un petit jeune inexpérimenté : ça ne peut pas être pire.
    Et, tant qu’à choisir entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, on préférera largement le second, tant la première est contaminée par la pensée progressiste, notamment sur le plan économique.

    De toute manière, comme le dit fort justement Éric Naulleau, tout est foutu : même s’il était encore théoriquement possible de réagir, l’emprise d’un « système » masochiste et suicidaire sur les moyens d’action et sur les esprits est telle qu’il est illusoire de penser qu’il serait encore possible de renverser la vapeur.

    Reste le baroud d’honneur avant l’inéluctable chant du cygne. Et, sur ce plan, on regrettera la décision de Sarah Knafo, non de se présenter à la mairie de Paris — ce qui est une excellente façon de se faire connaître — mais de renoncer dès à présent à 2027. On sait très bien que le Z, seul autre candidat possible, s’est complètement discrédité en 2022. On espère néanmoins secrètement que ce renoncement ne soit qu’une manœuvre pour crédibiliser sa candidature à Paris, et qu’on la reverra en 2027, où elle pourrait étonner.

    Et Bruno Retailleau ? Si son programme de droite classique peut séduire, il est obsolète au vu de la situation de ce pays, qui réclame des mesures autrement radicales. Et puis, il s’est largement sabordé lors de son départ manqué du gouvernement et par son incapacité à maîtriser ses troupes.

  35. @ sylvain
    « Fastoche : nous avons eu des vieux loups très « expérimentés et compétents » en politique économique et sociale ; résultat, le pays est ruiné : 3 500 milliards de dette… »

    Là, je suis d’accord, sinon nous n’aurions jamais été recrutés pour faire les plus beaux chantiers du Sud et… rentables ; sinon, nous aurions été remerciés vite fait, bien fait.
    En plus, nous sentions le sable chaud. On apprend vite, comme les Ukrainiens qui, maintenant, traversent le pays du Cinglé avec leur jeunesse de pensée et mettent le feu aux poudres.

    Par contre, plus j’écoute Jordy Bilboquet, plus il sonne « creux ». J’ai fait des efforts pour essayer de l’entendre, mais dès qu’il faut envoyer du béton et mettre en place un train de banches métalliques, là, je me demande à quoi bon : il n’a aucune profondeur.

    Son collègue Tanguy, c’est un tout autre calibre, un peu comme Attal, deux premiers fusils ; Darmanin aussi. Eux, au moins, ils ont de la ressource pour expliquer que, malgré les intempéries et les aléas, le chantier sera livré en temps et en heure — en plus, malins comme des singes.
    Le vernis sérieux de Jordy Youpala, une fois décapé, c’est sans image, c’est triste.

    Jordy, dès qu’un imprévu ou une question lui tombe dessus, me fait penser à un gosse qui voit ses billes rouler partout et qui ne sait plus quoi faire pour les rassembler.

    Dans tous les cas, vos protégés ne veulent pas le pouvoir et ne l’auront pas non plus. Les Français, pas fous, ne veulent ni d’eux pour leur accointance avec le Cinglé, ni de l’autre, le Vénézuélien, dont Richard Malka a fait un livre et une plaidoirie gagnante.

    Je vous conseille donc d’aller à la pêche : nous avons les plus beaux lacs de montagne du monde.

  36. « …la crainte que, pour la France, cet amateur, fût-il talentueux, se retrouve désarmé face à la folie du monde… » (PB)

    C’est oublier que la plupart des dirigeants, qu’il s’agisse de la France ou du reste du monde, sont ou ont été des amateurs, ce qui n’a rien de péjoratif.

    Un amateur, c’est avant tout quelqu’un qui aime, voire qui est passionné par ce qu’il fait, et qui y consacre toutes ses forces, son sérieux et son intelligence.
    Cela a été souvent le cas dans le domaine des sciences, parfois les plus dures, où ce sont des « amateurs » qui ont ouvert la route.

    Un bon amateur vaut souvent mieux qu’un professionnel sans foi ni loi.

  37. Cher Philippe Bilger,

    Deux remarques :

    Je m’étais étonné, très récemment, de votre appellation d’extrême droite pour le RN. Je constate avec satisfaction que vous renoncez à cette appellation dévalorisante pour un parti qui n’a vraiment rien d’extrême… Et c’est d’ailleurs tout son problème : au vu du problème existentiel qui est en train d’emporter notre pays, seules des mesures radicales à la Renaud Camus nous offriraient une minuscule chance de le sauver !

    Vous incluez tranquillement Jean-Luc Mélenchon dans les « concevables » pour briguer l’Élysée. Cela signifie donc qu’il serait tout à fait « concevable » qu’il l’emportât et siégeât à l’Élysée. Vous rendez-vous compte de l’énormité de votre affirmation ?
    Quand on voit que, contrairement aux pronostics qui le voyaient coiffer un bonnet phrygien à l’approche de l’échéance, c’est au contraire une radicalisation (suscitée par le changement de population et sa propre radicalisation) qui l’enfonce toujours davantage vers le communautarisme et la haine de la France, on imagine le désastre en cas d’élection de l’intéressé. La France deviendrait un champ de ruines et le théâtre d’une guerre civile.

  38. @ Achille
    « Je me suis toujours demandé pourquoi le RN avait propulsé Jordan Bardella président de son parti. »

    Fastoche : nous avons eu des vieux loups très « expérimentés et compétents » en politique économique et sociale ; résultat, le pays est ruiné : 3 500 milliards de dette, insécurité criminelle record, invasion-tsunami de tous les détritus de la planète, narco-trafics record mondial sur tout le territoire, quartiers entiers gangrenés par des parrains mafieux islamistes soutenus par la gauche…
    Y a pas à dire, ça, c’est un succès indéniable. Mort de rire, LOL !

    Alors il me vient une idée de génie : si on essayait des petits jeunes, voire des gamins, et même des bébés pour gouverner le pays ? Chiche !

    Un conseil des ministres en barboteuses, hochets et totoches au bec : pourraient-ils faire un peu plus pire ou un peu plus mieux ? Battraient-ils le record du monde de taxes, impôts et dette « pharaonique-sa-mère » de nos anciens rétrécis du bulbe, bourrés d’arthrose au cerveau ?

    Pour finir la réunion, un lancer de tétines et de biberons, avec Jordy Youplaboum, le petit pote à Giuseppinocchio, comme arbitre : en voilà un vrai gouvernement qui ne coûterait pas une blinde… sauf en couches-culottes.

  39. hameau dans les nuages

    Par contre, peu de personnes se posent des questions sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui a la haine de ce pays depuis son arrivée en France. Le pire est qu’il ne le cache pas, prônant l’immigration massive pour créoliser le pays ; la vue de tous ces gosses blonds lui provoquerait la nausée.

    Et c’est un descendant d’esclave réunionnais, par sa grand-mère paternelle affranchie en 1848, qui vous l’écrit.

    Bonne nouvelle ce matin : des agriculteurs sont arrivés de France et de Navarre en tracteur devant l’Arc de Triomphe et la tombe du Soldat inconnu. Peut-être aussi devant l’Assemblée nationale, où, comme le déclamait Mouna à l’époque :
    « Nous n’avons pas de pétrole, mais là, nous avons une raffinerie. »

  40. « JB apparaît comme un objet politique non identifiable  » (PB)

    C’est là qu’est l’os, hélas !
    L’énigme Bardella reste entière pour beaucoup.

    Première approche, l’approche visuelle, celle de la photo illustrant le billet :
    un visage dissymétrique.
    La partie droite, sérieuse, calme et réfléchie, mais l’œil un peu dans le vague, un peu absent.
    La partie gauche, souriante, d’un léger sourire souligné par une fossette, qui pourrait plaire aux jeunes, un sourire d’ouverture, et un regard plus direct disant : je ne suis pas celui qu’on me fait jouer et que vous croyez, je suis bien plus et bien mieux.

    Le « bien plus » signifiant qu’il vaut mieux que le statut de plan B qu’on lui fait jouer au RN.

    « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément », mais comment dire les mots si, avant de concevoir sa candidature, on ne sait pas concevoir quelle est sa vraie place : premier de cordée ou premier de remplacement.
    Franchement, je trouve que Marine Le Pen joue un jeu un peu trouble avec lui.

    Au-delà du programme, ou en deçà comme on voudra, il y a toujours le porteur, celui auquel on peut s’identifier, et comment s’identifier à Jordan Bardella si on ne sait pas quelle est sa place, alors qu’elle devrait être la première puisqu’il postule pour le premier poste.

    Après ces considérations psychologiques, il est vrai que son expérience des affaires reste limitée, ce qui ne facilite pas la perception du personnage.

  41. Patrice Charoulet

    Je ne me pose pas cette question. Je n’ai cure des qualités ou des défauts de ce monsieur. L’immense question qui est devant nous est la suivante : voulons-nous, ou non, du RN au pouvoir ? Moi, je n’en veux absolument pas. Mais tout indique que nous l’aurons. Hélas, hélas, hélas !

    1. Mille fois hélas pour vous, il est le seul capable de diriger ce pays pourri par vos amis, jamais il ne pourra faire pire.

  42. « En amont des sondages, il existe une implacable vérité humaine, politique, psychologique. Pour qui est-il concevable d’avoir JB comme président de la République ? Marine Le Pen, malgré tous ses efforts, n’est-elle pas la première à en douter ? » (PB)

    Je me suis toujours demandé pourquoi le RN avait propulsé Jordan Bardella président de son parti.
    Même si Marine Le Pen ne peut pas se présenter suite au verdict de son procès qui se tiendra le 12 février prochain, le RN dispose de personnalités bien plus aguerries que JB en politique et donc mieux en mesure d’affronter les autres candidats lors de la prochaine campagne présidentielle.
    Je pense notamment à Laurent Jacobelli, Sébastien Chenu et même Jean-Philippe Tanguy, dont le parcours universitaire est plutôt solide. Il est jeune lui aussi puisqu’il n’a que 39 ans.

    Alors pourquoi s’entêter à vouloir désigner comme candidat un Jordan Bardella qui a toutes les chances de se faire laminer par d’autres postulants bien plus expérimentés que lui dans ce genre d’exercice ?

    Bon, il reste un peu plus d’un an avant « la grande compétition » qui doit décider du destin de notre pays. Mais Jordan Bardella, franchement, il est encore un peu tendre. Il a encore une large marge de progression.

    Ceci étant, je précise que je ne voterai pas pour le candidat RN en 2027, mais enfin, autant que ce parti présente un candidat sérieux

  43. Xavier NEBOUT

    Voilà très bien énoncée la clef du succès de Jordan Bardella : incarner le renouveau, faire table rase de la pègre politicarde à laquelle le peuple consentait, jusqu’à ce qu’il réalise qu’un fou est à la tête du pays.
    Parce que là, le fonctionnaire, l’esclave qui se met au service d’un pouvoir animé par une idéologie, quelle qu’elle soit, et qui se venge de l’homme libre en l’assommant de réglementations et d’impôts, ne consent pas à être aux ordres d’un fou n’ayant d’autre idéologie que son ego

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