Et Brigitte Bardot créa une certaine femme…

Jordan Bardella a eu raison de dénoncer le “mépris” et la “haine” dont ont fait preuve certains, ainsi qu’une partie de l’audiovisuel public, à l’égard de Brigitte Bardot (BB) après sa mort.

Cela a commencé avec Clément Guillou qui, dans Le Monde, a consacré l’intégralité de son article aux liens de BB avec l’extrême droite.
À rebours, mais selon une perversion symétrique, Aymeric Caron, que je n’ai pas l’habitude de défendre, se voit traité par la gauche radicale de suppôt de Marine Le Pen parce qu’il a salué le rôle décisif de Brigitte Bardot pour la cause animale !

On aurait pu espérer, a minima, une mise entre parenthèses de ces dénonciations, qu’il est difficile de faire passer pour de l’information, le jour même de la disparition d’une icône à 91 ans… Par simple décence, on aurait dû observer, durant un court laps de temps, un silence sur l’écume du siècle, pour ne songer qu’à l’hommage à rendre sans réserve à cette personnalité qui, sur bien des plans, a nourri les fantasmes et les songes.

En ce sens également, mais sur un registre exceptionnel, la disparition de BB et les réactions qu’elle a suscitées montrent qu’il n’existe plus ni délicatesse ni réserve, y compris lorsque celles-ci devraient être le signe d’une civilisation encore digne de ce nom.

Pourtant, à l’égard de BB, la diversité des sentiments, des idées, des émotions et des regards est non seulement possible, mais nécessaire. Parce qu’elle a été, dans son parcours d’actrice et de mythe, et plus tard dans ses engagements de citoyenne, successivement l’incarnation d’une modernité heureuse et réjouissante – malgré les dérives représentées dans son film préféré, Vie privée de Louis Malle – puis l’expression d’une indignation et d’une liberté la conduisant, sans fard, à fulminer contre son époque.

Parce qu’ayant tout gagné, elle n’avait plus rien à perdre, cette liberté a pris parfois la tonalité de propos réactionnaires qui, à mon sens, ont fait l’objet d’une judiciarisation excessive.

Elle était d’une beauté telle – à la fois harmonieuse et sensuelle – qu’on ose à peine, aujourd’hui, évoquer le miracle de cette esthétique parfaite, capable de susciter le désir des hommes en même temps que l’admiration désintéressée des femmes.

Qu’elle ait parfois mis cette beauté au service de films qu’elle-même ne surestimait guère, et qu’on ait pu discuter son talent ou sa voix dans la sphère artistique, importe finalement peu. Sa présence, le soufre qu’elle dégageait, l’irradiation de son image – non seulement magnifiée par une nudité ponctuelle, mais surtout par la grâce et l’allure avec lesquelles elle s’offrait aux multiples expressions de la sensibilité de son temps -, résistaient aisément aux déceptions que pouvaient susciter certains de ses films.

Elles dépassaient leur cadre étroit pour contraindre le spectateur à s’avouer : c’était bien, parce que c’était elle, et que plus rien ne comptait face à ces fulgurances d’un être fait pour la lumière et pour le cinéma.

J’ai toujours profondément admiré, lorsque la citoyenne Bardot a pris le relais de la star lassée, désormais sans illusion sur les sortilèges du septième art et sur ceux qu’elle-même avait pu engendrer, le courage et l’absolutisme avec lesquels à aucun moment elle ne s’est retournée en arrière, assumant pleinement tout ce que sa volonté, sa passion pour la cause animale et sa détestation du siècle lui inspiraient.

Pour les animaux, j’ai été comme certains Français qui ont pu juger excessives sa dilection, sa sollicitude envers les bêtes en souffrance. Mais j’ai changé d’avis lorsque j’ai constaté que les horreurs qu’elle dénonçait n’étaient que trop réelles, et surtout qu’elle ne se contentait ni de s’apitoyer ni de pleurer, mais qu’elle agissait sans relâche, avec une organisation et une efficacité indépassables.

Quant à la BB fulminante, jouissant de cet immense privilège – à intervalles imprévisibles et lorsqu’elle l’avait décidé – de faire entendre ce que l’époque, la modernité dévoyée et le sentiment d’une France en péril mortel lui inspiraient, je l’ai appréciée au-delà de tout. Elle jetait ses pavés dans la mare, et plus encore dans celle qui, rétrospectivement, suscitait sans doute chez elle la plus vive hostilité : ce marais artistique, porté à gauche comme on arbore le dernier vêtement à la mode.

Il est scandaleux de voir l’infinité des progressistes jamais en retard d’une mansuétude choquante envers les délinquants et les criminels, se repaître des condamnations infligées à BB pour des infractions relevant de la liberté d’expression – condamnations que je n’aurais, pour ma part, pas forcément requises. Une telle posture est tout simplement déshonorante.

BB a incarné une certaine idée de la femme : une splendide plénitude, née de la rencontre entre une beauté unanimement reconnue et un engagement décisif en faveur d’un humanisme profondément attaché à un double objectif. D’une part, regretter le délitement civilisationnel et identitaire de la France qu’elle aimait plus que tout ; d’autre part, apaiser le plus possible les souffrances des bêtes, dont l’innocence lui paraissait plus incontestable que celle de bien des humains.

Article précédent

Le Pas-de-Calais fait la leçon à la France...

Article suivant

Le coeur aussi est passé à droite...

Voir les Commentaires (46)
  1. Mary Preud'homme

    @ Serge HIREL
    « Il vous faut consulter… Non, non, pas un ophtalmo… un psy… »

    Bien vu eu égard aux troubles obsessionnels compulsifs de l’individu en question, alliés à un degré de frustration qui finalement le rend plus à plaindre (voire prendre en pitié) qu’à blâmer (eh oui c’est mon côté Mère Teresa !). Sans parler de la tendance (elle aussi pathologique) du lascar à renverser les rôles et à projeter aveuglément sur autrui et au mépris de la moindre objectivité ses propres travers et vices (comme en témoigne son post du 3 janvier).
    Imaginant sans doute que le premier venu pourrait être dupe de ses pauvres mensonges, accusations et calomnies visant à démolir par les moyens les plus retors une personne honorable et respectable qui lui déplaît, l’a contredit ou lui a fait de l’ombre.

  2. Robert Marchenoir

    @ Jean sans terre – le 31 décembre 2025

    On avance. Vous avez déjà admis la compatibilité entre le christianisme et la raison. Vous avez admis, il y a peu, que le libéralisme n’était peut-être pas entièrement mauvais. Vous dites maintenant :

    « Vous avez raison d’affirmer que la raison ne s’oppose pas à la religion. Tout le Moyen Âge chrétien s’est efforcé de réunir la foi et la raison. Toutefois, dès le XVIIIe siècle, mais surtout au XIXe et jusqu’au début du XXe siècle, l’Église et les papes s’opposèrent irréductiblement aux Lumières, en qui ils virent leur plus implacable ennemi. Sans cesse, ils prévinrent contre leurs erreurs, sans jamais les confondre avec la droite raison. »

    Il manque trois points à cet argument.

    Pour commencer, il faudrait que vous définissiez ce que vous entendez par les Lumières. Ça peut vouloir dire une multitude de choses différentes. C’est un peu comme lorsque les « anti-racistes » fustigent le « racisme » sans préciser ce qu’ils entendent par là : massacrer six millions de Juifs entre 1939 et 1945 par conviction que c’est une race maléfique, ou préférer habiter dans un quartier blanc lorsqu’on est blanc pour toute une série de raisons que je n’ai pas besoin d’expliquer ? Ce n’est pas vraiment la même chose.

    Ensuite, il faudrait que vous nous précisiez à quels événements historiques, exactement, vous faites allusion, afin que l’on comprenne de quoi vous parlez. J’ajoute que si vous entendez, par là, l’opposition du clergé à la persécution et aux massacres dont il fut victime lors de la Révolution française et de ses suites, ça ne compte pas. Personne ne les défend, je veux dire pas en dehors de la gauche française anti-cléricale. Et les Lumières ne s’y résument en rien.

    Enfin, il faudrait que vous expliquiez en quoi, selon vous, l’Église et les papes avaient raison en s’opposant aux Lumières entre le XVIIIe et le XXe siècle. « Le pape a dit », ça n’a jamais été une raison suffisante, y compris pour le dogme catholique lui-même.

    D’ailleurs, si vous allez sur ce terrain-là, j’ai un autre « le pape a dit », pour vous. Il s’agit de Benoît XVI, qui n’est pas exactement considéré comme un gauchiste enragé. En 2011, il a prononcé un remarquable discours philosophique et théologique devant le Parlement allemand, où il a entrepris de réconcilier la nature et la raison. Les Lumières comme les droits de l’homme, a-t-il dit, font pleinement partie de l’éthique chrétienne, qui a été fécondée par les philosophes grecs du IIe siècle avant Jésus-Christ, tandis que la religion chrétienne est le seul des trois grands monothéismes à n’avoir « jamais imposé à l’État et à la société un droit révélé, ni un règlement juridique découlant d’une révélation. Il a au contraire renvoyé à la nature et à la raison comme vraies sources du droit. »

    Voilà qui condamne toute tentation théocratique – et qui est à la base de la philosophie libérale, d’ailleurs.

    « La culture de l’Europe est née de la rencontre entre Jérusalem, Athènes et Rome – de la rencontre entre la foi au Dieu d’Israël, la raison philosophique des Grecs et la pensée juridique de Rome. Cette triple rencontre forme l’identité profonde de l’Europe. Dans la conscience de la responsabilité de l’homme devant Dieu et dans la reconnaissance de la dignité inviolable de l’homme, de tout homme, cette rencontre a fixé des critères du droit, et les défendre est notre tâche en ce moment historique. »

    Je cite ces brefs extraits, mais un texte d’une telle tenue doit être lu ou écouté en entier. En voici la version vidéo (doublée en anglais), laquelle inclut de surcroît l’important discours d’accueil au pape du président du Bundestag, discours qui, à l’inverse, pulvérise le cliché de l’État de droit occidental qui serait par essence anti-chrétien.

    Norbert Lammert a rappelé l’importance du christianisme dans l’histoire de l’Allemagne, jusqu’à nos jours où la première phrase de sa Constitution proclame, en préambule : « Conscient de sa responsabilité devant Dieu et devant les hommes […], le peuple allemand […] a adopté la présente Loi fondamentale. »

    Et il s’agit là de la Constitution qui a été élaborée en 1949 sous l’autorité des armées occupantes américaine, britannique et française.

    On voit là à quel point la réalité est éloignée du cliché des méchants Anglo-Saxons matérialistes et consuméristes qui ont asservi la doulce France chrétienne à l’Union européenne, dirigée par l’odieuse Allemagne qui s’emploie à détruire la patrie de Jeanne d’Arc, laquelle ne peut être sauvée que par le retour du Roy de France qui fera marcher la populace au pas grâce à sa ligne directe avec Dieu, etc.

    Clichés patiemment échafaudés au fil des décennies par la collusion des propagandes communiste, gaulliste, poutiniste et catho-théocratique.

  3. Robert Marchenoir

    @ Serge HIREL – le 1 janvier 2026
    « Ces changements de pied sont à vous donner le tournis. Vos contradictions d’un commentaire à l’autre — mieux, dans un même commentaire — sont tout simplement merveilleuses… »

    Il n’y a aucune contradiction dans mes commentaires au sujet de Brigitte Bardot. C’est sûr que si vous vous contentez de reproduire à la queue-leu-leu quelques mots extraits de leur contexte en omettant la réflexion qui les sous-tend, vous n’allez pas comprendre grand’chose.

    À ce stade, il n’y a que deux options : soit vous faites l’imbécile, vous faites semblant de ne pas comprendre ce que j’ai dit et qui est pourtant à la portée du plus grand nombre ; soit, véritablement… comment le dire pour ne pas froisser votre susceptibilité exacerbée ? vous n’êtes pas le réverbère le plus lumineux de la rue, voilà.

    Je vous conseille de vous abstenir de lire mes textes, à l’avenir. Ils semblent vous causer des souffrances indicibles. Vous n’êtes de toute façon pas au niveau.

    @ Robert Marchenoir le 1er janvier (@ Mary Preud’homme)
    « Comment arrivez-vous à être aussi idiote ? »
    « Déjà vous voyiez des cocos partout, des gaullo-communistes partout, des poutinistes partout… Cette fois, armé de votre seul jugement, vous voyez des « idiotes », des « détraquées » et des « irrationnelles », bref, des folles… »

    Vous avez raison. La millième agression de Mary Preud’homme à mon encontre, à laquelle j’ai réagi, ne montre pas simplement que c’est une idiote. J’ai employé ce terme par charité chrétienne, si vous voulez. Le mot de folle serait plus approprié.

    En réalité, il est encore insuffisant, car il implique une irresponsabilité. Le mot juste a à peu près disparu du vocabulaire contemporain, sauf lorsqu’il est employé au second degré : le flot de haine sans cesse renouvelé qu’elle déverse contre moi, mais aussi contre d’innombrables autres commentateurs, depuis de longues années, porte le nom de méchanceté pure.

    Autrement dit, ce n’est pas une idiote : c’est une vicieuse, une perverse.

  4. @ Robert Marchenoir le 1er janvier (@ Mary Preud’homme)
    « Comment arrivez-vous à être aussi idiote ? »

    Vos troubles de la vue s’aggravent. Déjà vous voyiez des cocos partout, des gaullo-communistes partout, des poutinistes partout… Cette fois, armé de votre seul jugement, vous voyez des « idiotes », des « détraquées » et des « irrationnelles », bref, des folles…
    Il vous faut consulter… Non, non, pas un ophtalmo… un psy…

  5. @ Robert Marchenoir le 31 décembre

    « Je suis pour Brigitte Bardot »…
    « La notion même d’être “pour” ou “contre” Brigitte Bardot est assez peu pertinente »…
    « J’ai critiqué le bardotisme, pas son objet. »
    « Elle était irrationnelle »…
    « Brigitte Bardot était détraquée. »

    Ces changements de pied sont à vous donner le tournis. Comparé au « en même temps » macronien, le « au même instant » marchenoiresque est du grand art… du très grand art… Vous sortiriez vainqueur d’un concours de contorsionnistes… en prétendant que vous êtes resté droit dans vos bottes !

    Allez, Robert, bonne année 2026 ! Régalez-nous encore de quelques-unes de vos prouesses ratées en matière de maniement du boomerang… Vos contradictions d’un commentaire à l’autre — mieux, dans un même commentaire — sont tout simplement merveilleuses…

    PS : le « bardotisme » est-il une maladie honteuse que l’on attrape en regardant BB ?

  6. @ Patrice Charoulet

    Merci pour votre excellent travail de recherche et de publication des citations de Brigitte Bardot.

    Je la trouvais un peu nunuche dans ses films, mais à la lecture de votre catalogue gauchiste, il apparaît nettement que Brigitte Bardot était une femme lucide et visionnaire.

    Respect à cette dame qui aurait pu être Première dame de France, sorte de Ronald Reagan à la française, pour défendre le pays et ses valeurs.

    Je m’associe donc au commentaire de sylvain sur votre commentaire.

    Quant à savoir si elle était folle, seul Robert Marchenoir en pose le diagnostic, et ne pas le contredire ne veut pas dire aller dans son sens, mais considérer son propos comme sans objet. Après une vie remplie, j’aspirerais à avoir un atome de la valeur ajoutée qu’a eue Brigitte Bardot pour la France ; donc folle peut-être, mais il fallait l’être pour résister comme elle l’a fait, et pas anonymement derrière un commentaire et des justifications alambiquées sur un blog.

    Je rajouterais qu’une femme qui défend les bébés phoques comme elle l’a fait, ainsi que les autres animaux (bien qu’elle ait fait castrer son âne), ne peut qu’être fondamentalement généreuse dans son approche humaine. La bête que l’on est contraint de tuer pour se nourrir mérite un minimum d’égards et de respect pour le sacrifice qu’elle nous offre _ par exemple une découpe soignée, et ne laisser aucun reste sur le bord de l’assiette à part les os – quand certains humains, eux, méritent les pires châtiments.

    Brigitte présidente. Bardot, pas l’autre…

    Bonne année à chacune et chacun, en attendant un prochain billet de Philippe :
    « De Brigitte Bardot à Brigitte Macron, ou comment la France s’est laissée détruire malgré les lanceurs d’alerte ».

  7. Mme Brigitte Bardot a incarné magnifiquement la cause de l’émancipation de la femme française à l’ère flamboyante de la puissance rayonnante de la quatrième puissance mondiale.

    Dans les années soixante, BB a incarné l’âme de la France ; elle en fut l’étendard : une jolie femme en minijupe, avec des bottes en cuir et un drapeau tricolore.

    Profondément blessée par la décadence et le déclin de son pays, elle n’a pas voulu continuer à jouer au premier plan. Elle a choisi le retrait dans sa très privée maison de la Madrague.

    Elle a ponctuellement essayé d’attirer l’attention du public sur le péril que constitue la facette conquérante de la religion musulmane. Elle est alors devenue une cible pour les journalistes, les politiciens et tous les sympathisants de la gauche en général. Pour rappel, Marc-Olivier Fogiel avait été odieux envers BB sur un plateau de télévision, au point que le public avait quitté en masse les gradins du studio de l’émission du service public.

    Pendant les dernières années, elle s’est cachée de plus en plus profondément afin de conserver ses forces, à l’instar des oiseaux qui se cachent pour mourir.

  8. Mary Preud'homme

    @ Serge HIREL

    Un certain et inénarrable Marchenoir, prêt à vous sortir tout et son contraire pour mieux rebondir dès qu’il est pris en flagrant délit de critiques et d’assertions violentes, voire honteuses et calomnieuses, et n’hésitant pas à vous retourner l’accusation, vous faisant passer sans vergogne pour un demeuré et affirmant, sans rougir et mordicus, que ce serait vous le mauvais esprit qui n’aurait rien compris à un propos qui se voulait, à l’inverse de ce que vous avez compris, seulement admiratif d’une personnalité exceptionnelle, qu’il ne voulait pour rien au monde dézinguer, mais au contraire exaucer, la jugeant plutôt admirable et représentative de la vraie France, bien qu’un peu, beaucoup timbrée (comme lui seul l’aurait remarqué) et surtout inhumaine, eu égard à sa préférence pour les petits chienchiens à sa mémère, etc. !
    Plus faux-cul que ce gars, tu meurs !

  9. Robert Marchenoir

    @ Serge HIREL – le 31 décembre 2025
    @ Robert Marchenoir le 30 décembre
    « Ouf ! Nous en avons un ! Et de taille ! Alléluia ! JaS est un blog pluraliste ! […] Les anti-Bardot sont tellement rares qu’il faudrait les mettre sous cloche pour être sûr de les conserver… »

    Mais je suis pour Brigitte Bardot. Je l’aime en tant que femme, en tant qu’actrice et en tant qu’opposante courageuse à l’immigration de masse et à l’islamisation.

    Votre sottise est à la hauteur de votre suffisance. Vous êtes incapable de lire un texte simple de quelques dizaines de lignes et d’en comprendre le sens. Mon commentaire était une mise en cause de l’extrême droite et des gaullistes, pas de Brigitte Bardot. J’ai critiqué le bardotisme, pas son objet.

    Vous vous êtes sans nul doute reconnu dans cette critique. N’employez pas Brigitte Bardot comme cache-sexe de vos errances… et n’en faites pas autant avec le général de Gaulle, non plus.

    D’ailleurs la notion même d’être « pour » ou « contre » Brigitte Bardot est assez peu pertinente. Que je sache, personne ici n’est passé dans son lit ni ne fait partie de sa famille. Personne ne l’a dirigée au cinéma.

    Une partie de sa vie publique a été consacrée à des opinions politiques, et celles-là, en effet, on peut être pour ou contre. J’ai dit en quoi j’approuvais certaines (celles qui lui ont valu le plus de haine) et en quoi j’en désapprouvais d’autres (celles que ses admirateurs passent sous silence, bien qu’ils les critiquent lorsqu’elles sont émises par d’autres).

    J’ai dit, et personne ne m’a réfuté sur ce point, qu’elle était irrationnelle. C’est un fait. Elle n’était pas une femme politique, ni une physicienne, ni un auteur d’ouvrages philosophiques. On ne peut donc être « contre » elle pour ce motif (mais on peut appeler à plus de discernement ceux qui voient en elle une autre Marine Le Pen). Elle fut une grande amoureuse. Chose qui relève peu de la raison. Si l’on admire une femme qui sait se donner, et c’est mon cas, car c’est un art, on ne peut lui en tenir rigueur.

    Il est assez agaçant d’être pris à partie par des gens incapable de raisonner autrement qu’en termes de « pour » ou « contre », autrement dit des fanatiques, des sectaires, des totalitaires incapables de tolérer un autre avis que le leur, même lorsqu’ils savent maquiller ces inclinations sous les atours de la respectabilité et du verbiage.

    J’ai dit, et je maintiens sans avoir été contredit, que Brigitte Bardot était détraquée. Cela n’est pas une critique. C’est une constatation. La maladie mentale, ou du moins le déséquilibre mental, l’inadaptation au monde, n’est pas un vice. C’est une affliction, c’est une souffrance. La reconnaître n’est pas être « contre » celle qui en est frappée. Ce serait plutôt l’inverse.

  10. Mary Preud'homme

    @ Patrice Charoulet

    Qui êtes-vous pour juger aussi partialement, avec un procès uniquement à charge consistant à nous ressortir quelques propos sortis de leur contexte ? Croyez-vous que votre vie frileuse de fonctionnaire à la retraite, ne pensant qu’à sa pomme, avare du moindre sou et geignant pour le plus petit bobo, pourrait être un exemple ? Certes pas, si l’on s’en tenait uniquement à ce que vous dites sur ce blog pour faire le malin ou le naïf !
    Alors, un peu d’objectivité, Monsieur, à défaut du respect dû à une défunte.

    Brigitte Bardot fut certes une femme atypique, difficile à vivre et à comprendre pour ses proches, mais incontestablement une femme de passions, d’instinct, de sincérité, de franchise, de courage et surtout d’une générosité sans pareille. Son œuvre demeurera, et c’est ce qui compte et ce qu’elle voulait !

    À l’époque de sa célébrité planétaire d’actrice, elle fut, il est vrai, une femme traquée et scrutée comme une bête de foire ! Une surexposition incessante et un harcèlement des journalistes et photographes jusque dans son intimité, à rendre zinzin la personne la plus équilibrée ! À imaginer ce qu’elle a vécu, ce fut certainement l’enfer pour une femme comme elle, qui chérissait plus que tout la liberté — sa liberté.

    Une femme solaire, brûlante et lumineuse, qui n’avait peur de rien, mais voulait seulement qu’on lui fiche la paix et qu’on la laisse tout simplement « respirer à son rythme et vivre libre » !

    Et maintenant qu’elle a rejoint les étoiles, il appartient à Dieu seul de la juger.

    En attendant, écoutez plutôt ce que pensait de BB cette grande dame que fut aussi Joséphine Baker, quoique d’une autre manière :

    https://youtu.be/5ikpEoN6Y_k?si=q7PdFToNcvEX9Vv0

  11. @ Robert Marchenoir le 30 décembre

    Ouf ! Nous en avons un ! Et de taille ! Alléluia ! JaS est un blog pluraliste ! J’avais craint le pire : la constitution d’un essaim d’abeilles tourbillonnant autour de la reine, sans le moindre vrombissement de frelon dans les parages… Vive la liberté d’expression ! Les anti-Bardot sont tellement rares qu’il faudrait les mettre sous cloche pour être sûr de les conserver…

    @ Patrice Charoulet, le 30 décembre

    Voici bien longtemps, mes parents m’ont appris que, quand on entendait des gros mots, il n’était pas poli de les répéter… Ils m’ont aussi expliqué qu’il fallait faire travailler ses méninges, que c’était vilain de copier. Ils disaient même que les gens qui font ça sont des perroquets. Vos parents, apparemment, ne vous ont pas enseigné la même chose…

    Mes excuses, Patrice. Je croyais que JaS ne possédait qu’un seul spécimen d’anti-Bardot… Je crois que Philippe Bilger doit envisager l’achat d’une seconde cloche…

  12. @ Patrice Charoulet le 30 décembre 2025

    Ce que vous appelez des horreurs, ce sont des vérités vraies, prouvées, chiffrées, que je signe des deux mains, des deux pieds, du nez, des oreilles et d’autre chose.
    Bravo BB. Même Jean-Marie Le Pen n’a pas été aussi loin que vous : tout est bien analysé. Vous avez un courage formidable, pendant que vos ennemis, couchés, soumis, collabos, ont plutôt un « courage » fort minable.

    Merci, M. Charoulet, de m’avoir renseigné sur ces terribles horreurs de Brigitte Bardot, insupportaaaaables, qui rendent jaloux tous ces lâches préférant le déshonneur à la vérité, au courage et à la résistance.
    Permettez que je recopie et encadre en lettres d’or la liste de ces horribles horreurs, merci d’avance !

  13. Que de bêtises ne lit-on pas dans les commentaires.
    L’un oppose les Juifs aux chrétiens quand l’autre oublie l’analyse lumineuse de Benoît XVI des rapports de la religion et de la foi, quand, désormais, nous savons que le réel n’est pas rationnel, mais relationnel, ou religieux — c’est-à-dire, en langage parfaitement laïque, relationnel.

    La belle Brigitte est l’incarnation parfaite de cette confusion ignorante, quand l’exercice de la liberté aboutit à décider de son propre chef de s’en passer et de retourner librement aux esclavages des passions de son ressentiment.

    Un autre hésite à soutenir l’hommage national qui vaudrait à notre président de le présider ; voilà qui est rassurant sur l’incapacité des extrêmes droites à démontrer leur capacité à gouverner quand, de Donald Trump à Benjamin Netanyahou, elles exposent leur population au pire, à moins, comme Giorgia Meloni, d’appliquer un « en même temps » des plus centristes européens.

    Le réel n’est pas rationnel, mais relationnel : là est le choix raisonnable de la foi des incroyants en la violence, ceux qui ne pensent plus Dieu à leur image, mais se pensent à l’image de Dieu.

    Vive l’Europe !

  14. @ Robert Marchenoir
    « Brigitte Bardot baignait dans l’irrationalité.  »

    Brigitte Bardot était belle, libre et sincère, trois qualités rarement réunies en une seule personne, qui en faisaient un personnage d’exception.
    Comme tous les personnages d’exception — et de Gaulle en était un également — son comportement était exceptionnel et donc parfaitement incompréhensible pour ceux qui n’ont jamais connu l’ivresse des sommets.

    « Aimer les bêtes et castrer un âne que l’on garde pour un voisin est incohérent. »

    Je ne connaissais pas cet épisode.
    Me vient alors une question angoissante :
    le comportement de BB eût-il été différent si le voisin se fût nommé Marchenoir ?

    Et c’est sur cette question hautement existentielle que je terminerai l’année 2025.

  15. @ Merville le 31 décembre 2025
    « Il n’y a plus de modération sur ce blog ? Le commentaire d’un certain sylvain est indigne. »

    Merci, Merville. Indigne, je prends cela comme un compliment : j’ai dit la vérité, je dois être exécuté.
    Il y a eu les Indignés de gauche de Hessel ; moi, je suis indigné de droite, voire d’ultra méga droite, contre cette gauchiasserie racaille, malfaisante, fasciste, anti-liberté d’expression, collabo macronienne, qui a tout détruit dans le pays.
    Chacun sa m…, bon appétit !

  16. Excellent éditorial ce matin sur CNews à 9 h : tout est dit, tout est clair, net et précis sur le bilan épouvantable de la macronie.
    Mon replay va être en surchauffe aujourd’hui, un régal de fin gourmet.
    J’imagine cette malheureuse ARCOM, collabo traître, cul en l’air, cul en fleurs, cul tendu aux islamos-gauchistes macroniens, fulminant de rage, bavant, ruisselant de haine sur leurs claviers :
    « On les aura, on les aura ! »
    Que du bonheur !

  17. Brigitte Bardot est une écolo dont le culte est l’animal, et les victimes les indigènes chassant le phoque de façon traditionnelle.
    Figure de proue d’une vaste campagne de manipulation :

    https://journals.openedition.org/eccs/293

    Il faut bien que les écolos diabolisent les chasseurs et accessoirement les paysans et autres pêcheurs. Eux sont au contact de la terre et ont des traditions de survie remontant à loin, les faisant vivre quasiment en symbiose avec elle. Les écolos, gens des villes venant leur apporter leur « vérité » et les tyranniser, voire les expulser :

    https://www.courrierinternational.com/article/2007/02/22/les-tribus-victimes-de-l-ecologie

    On dirait le traitement des chrétiens envers les Juifs : je m’avise qu’il y aurait un Dieu le Père unique, ou une déesse mère unique, Gaïa, et je prends ta place.
    C’est vraiment une… sacrée tare de l’Occident, ce « pousse-toi de là que je m’y mette ». En plus, elle a fait des petits au Moyen-Orient avec l’islam, et cela nous revient au visage avec des musulmans qui s’en prennent à nous sur nos terres.

    On dit, on dit, on en dit des choses : que l’écologie est scientifique et que la religion est compatible avec la raison, mais on peut en douter. Par exemple, un dieu tout-puissant créateur qui ne serait pas responsable de tous les maux qui nous tombent dessus est une contradiction flagrante. Et il m’apparaît tout aussi clairement que les religions chrétienne, musulmane et écologiste sont de nature parasitaire.

    Il est à remarquer que ce sont les produits dérivés et parasitaires qui ont le vent en poupe, et non ce qui est originel, comme le judaïsme, ou ce qui a su se mêler en général harmonieusement à ce qui le précédait, comme le bouddhisme. Ce que cela indique sur nous est très mauvais : une affinité avec la violence et l’imposture.

    Je pense que l’une des raisons du développement scientifique en Occident est une réaction : la science est à tous et n’est pas la fille de la (mauvaise) foi. Elle sacrifie toutes ses hypothèses aux faits, quand la religion sacrifie la liberté et les mécréants, sans parler de son caractère absolument non cumulatif, produisant des châteaux d’hypothèses qui se veulent admirables et se dispersent à la moindre critique qu’il est impératif de faire taire.

    Et on n’est jamais tranquille avec cette sorte de croyants : quand les chrétiens se calment ici, on a les musulmans, dont les immigrés nous rendent le mal pour le bien — ce qui est nouveau pour des immigrés, mais normal pour des monothéistes face à la ou aux religions dont ils dérivent, gens qui sont moins gens du Livre que de l’ingratitude.

    Enfin ! N’oublions pas nos écolos, qui nous ennuient en diabolisant les chasseurs tandis qu’ils chassent les indigènes des contrées lointaines de leurs terres. Je pense que, si l’on aime tant se repentir de tel ou tel acte ancien, c’est pour se cacher la forêt derrière un arbre. Pour faire simple et dramatique : il y a une minorité musulmane qui nous menace mortellement. De même, une minorité encore issue de nous, les écolos, menacent mortellement les indigènes du monde entier. Mieux vaut incriminer la colonisation de papa que de stopper les abus du beau-frère : ça gâcherait les réveillons !

  18. Comme toujours, on est ici au sommet de la spiritualité…
    Qui songerait à prier pour le salut de l’âme d’une défunte ?
    Pri-er, qui sait encore ce que cela veut dire ?

  19. Jean sans terre

    @ Robert Marchenoir

    Les nostalgiques des années cinquante ou soixante idéalisent cette époque. Ils refusent de reconnaître que la France d’aujourd’hui était contenue en puissance dans celle d’alors et que le petit remplacement la préparait et en était la condition nécessaire. La dénégation protège la psyché collective de l’effondrement, tandis que la société demeure entièrement exposée aux maux qui la rongent.

    Vous avez raison d’affirmer que la raison ne s’oppose pas à la religion. Tout le Moyen Âge chrétien s’est efforcé de réunir la foi et la raison. Toutefois, dès le XVIIIe siècle, mais surtout au XIXe et jusqu’au début du XXe siècle, l’Église et les papes s’opposèrent irréductiblement aux Lumières, en qui ils virent leur plus implacable ennemi. Sans cesse, ils prévinrent contre leurs erreurs, sans jamais les confondre avec la droite raison.

    L’erreur des gens de la dissidence et des résistants d’isoloirs est de croire que les maux qui nous affligent seraient exogènes, alors que leurs principes sont exclusivement spirituels et ont compénétré les âmes et la société entière jusqu’à un tel point de déréliction que l’administration du remède leur serait fatale.

    Brigitte Bardot fut brièvement foudroyée par un éclair de lucidité : « Je n’ai pas élevé Nicolas parce que j’avais besoin de soutien, de repères. (…) Je ne pouvais pas être les racines de Nicolas parce que j’étais complètement déracinée, déséquilibrée, perdue dans ce monde fou. »

  20. Merci à monsieur Bilger et aux commentateurs de voir juste et d’avoir rendu un hommage respectueux à Brigitte Bardot, qui a vu clair bien avant tous nos politiques hypocrites.
    Quand on voit les boudins qu’il y a chez les féministes islamisées d’extrême gauche, on a presque envie de regretter qu’elles ne se cachent pas sous un tchador, façon ayatollah iranien.

  21. @ Achille le 29 décembre
    « À la mort du Général, Georges Pompidou avait dit : « La France est veuve ! ».
    Avec la mort de BB, je pense que l’on peut dire qu’elle l’est une seconde fois. »

    Vous avez raison, mais à la condition que vous parliez de la France des années 70, conquérante et fière de ses réussites, dont celle de BB, et non de celle d’aujourd’hui, multipliant les échecs et percluse de maux provoqués par des dirigeants politiques qui ont détruit ce que ces deux-là avaient accompli.

    Éric Ciotti a lancé une pétition pour qu’un hommage national — Invalides, Garde républicaine et tout le tralala — soit rendu à Brigitte Bardot. J’hésite à la signer. Elle donnerait l’occasion à Macron de se pavaner une fois de plus à deux pas du tombeau de Napoléon, de se draper dans une toge impériale dont il n’est pas digne, de pleurer une grande Française qui lui est cent fois supérieure. Qu’il se contente d’avoir panthéonisé l’abolitionniste Badinter…

    Le 7 janvier prochain, à l’occasion des obsèques de BB, osera-t-il se montrer disruptif — ça, il sait faire — et ordonner la mise en berne du drapeau tricolore ? J’en doute. Il faudrait qu’il prenne le risque de fâcher Faure… Olivier Faure, le puissant Faure, l’immense Faure… Vous vous rendez compte ! Pauvre France (d’aujourd’hui).

  22. Robert Marchenoir

    Une chose que je n’ai vue mentionnée nulle part, concernant Brigitte Bardot : sa vie montre que pour devenir une idole des foules, cela aide d’être fou. Bardot était clairement une détraquée. Il s’agit là d’une réalité objective, incontestable : elle a fait plusieurs tentatives de suicide.

    Au passage, je note que le général de Gaulle, lui aussi une idole des foules et lui aussi un admirateur de Brigitte Bardot, était également un détraqué : il a envisagé de se suicider après l’échec de l’attaque de Dakar en 1940 (un motif futile s’il en fut jamais : Hitler et les siens, au moins, se sont suicidés pour une bonne raison).

    Brigitte Bardot baignait dans l’irrationalité. Se réfugier dans l’amour des bêtes lorsqu’on est misanthrope (et dépourvue d’instinct maternel lorsqu’on est une femme) est une réaction tout à fait normale. Transformer sa maison en ménagerie à cochons et tortues ne l’est pas. Aimer les bêtes et castrer un âne que l’on garde pour un voisin est incohérent. Se croire en droit d’écrire à tous les présidents de la République successifs en exigeant d’être obéie témoigne d’un sérieux grain. Déclarer que l’enfant que l’on porte est une tumeur cancéreuse relève de la psychiatrie.

    Mais ses adorateurs eux aussi sont des barges complets. Brigitte Bardot est devenue l’égérie de l’extrême droite, de la vraie droite, des souverainistes, des identitaires, des gaullistes et patin-couffin. Les mêmes qui pleurnichent, à longueur de blog, sur les funestes « valeurs de Mai-68 » qui ont bousillé la société, ma bonne dame.

    Ces mêmes valeurs dont Brigitte Bardot s’est faite la militante éminente et la praticienne d’élite, en devenant le symbole de la libération sexuelle avant même l’irruption de Mai-68.

    La vraie droite hurle contre l’avortement, mais porte aux nues une femme qui a tenté de se faire avorter à coups de poings pour éliminer la « tumeur » qui était en elle.

    La vraie droite nous joue du violon sur les « valeurs familiales traditionnelles », mais se prosterne devant une femme qui n’a jamais fondé de famille et a dit de son unique enfant : j’aurais préféré accoucher d’un petit chien.

    Elle se gargarise des valeurs du terroir et des pratiques ancestrales, mais chante les vertus d’une vedette de cinéma qui traînait les chasseurs dans la boue.

    Elle fustige, à bon droit, les écolo-communistes qui veulent nous priver des plaisirs de la table, mais brandit l’étendard d’une femme qui a dit : « Les Français ne pensent qu’à bouffer. […] Qu’ils mangent moins ! ». Une femme qui est partie en guerre contre les boucheries chevalines et a promu le végétarisme, parce que l’élevage consommerait trop d’eau et produirait trop de gaza-effedsère.

    Bref, le bardotisme est un irrationalisme, une célébration de la bêtise, un carnaval autorisant à se torcher avec la vérité et la cohérence.

    Pas étonnant que les mêmes passent leur temps à fustiger « les Lumières », au motif (imbécile, évidemment) qu’elles nous auraient apporté la Raison, elle-même assassin du christianisme (ce qui est triplement fallacieux : la raison n’a pas été inventée par les Lumières, elle est une excellente chose et le christianisme la revendique vigoureusement).

  23. Patrice Charoulet

    Il n’est pas inutile de rappeler ce que furent les pensées de BB, qui la firent condamner.

    Florilège de ses horreurs ci-dessous.

    « (Les Réunionnais sont des) autochtones ayant gardé leurs gènes de sauvage », une « population dégénérée encore imprégnée des traditions barbares qui sont leur souche », ou encore des « réminiscences de cannibalisme des siècles passés ».

    « Voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre, est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir, à nos corps défendant, toutes les traditions. D’année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d’églises se taisent, faute de curés. […] Serai-je obligée de fuir mon pays, devenu terre sanglante, pour m’expatrier ? »

    « Il y en a marre d’être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes. »

    « Je suis contre l’islamisation de la France. Cette allégeance obligatoire et cette soumission forcée me dégoûtent. Me voici peut-être, encore, fragilisée par l’ombre d’un procès, mais il n’est pas né celui qui m’empêchera de m’exprimer. Nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères, ont donné leurs vies depuis des siècles pour chasser de France tous les envahisseurs successifs, pour faire de notre pays une patrie libre qui n’ait à subir le joug d’aucun étranger. Or, depuis une vingtaine d’années, nous nous soumettons à une infiltration souterraine et dangereuse, non contrôlée, qui, non seulement ne se plie pas à nos lois et coutumes, mais encore, au fil des ans, tente de nous imposer les siennes. »

    « Alors que, chez les animaux, la race atteint des sommets de vigilance extrême, les bâtards étant considérés comme des résidus, bons à laisser pourrir dans les fourrières ou à crever sans compassion d’aucune sorte, nous voilà réduits à tirer une fierté politiquement correcte à nous mélanger, à brasser nos gènes, à faire allégeance de nos souches afin de laisser croiser à jamais nos descendances par des prédominances laïques ou religieuses, fanatiquement issues de nos antagonismes les plus viscéraux. C’est extrêmement dommage. »

    « On n’a plus le droit d’être scandalisés quand des clandestins, ou des gueux, profanent et prennent d’assaut nos églises pour les transformer en porcheries humaines, chiant derrière l’autel, pissant contre les colonnes, étalant leur odeur nauséabonde sous les voûtes sacrées du chœur […]. Les priorités sont accordées aux immigrés, pour lesquels les gouvernements débloquent des sommes considérables ; les Français, qui sont en grande détresse, ne perçoivent plus que les reliefs, que les restes. »

    « Certains homosexuels ont toujours eu un goût et un talent plus subtils, une classe, une envergure, une intelligence, un esprit, un esthétisme qui les différenciaient du commun des mortels, jusqu’à ce que tout cela dégénère en lopettes de bas étage, travelos de tout poil, phénomènes de foire, tristement stimulés dans cette décadence par la levée d’interdits qui endiguaient les débordements extrêmes. »

    « Et toutes ces femmes ministres du gouvernement, est-ce vraiment leur place ? […] Les femmes, si elles savent se servir de leurs atouts, auront toujours le pouvoir de faire plier les hommes à leurs moindres désirs. Point besoin de prendre les places qui ne sont pas les leurs pour arriver à leurs fins. »

    « (La dénonciation d’agressions sexuelles [NDLR : à propos de l’affaire Weinstein] est) “hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés”. »

  24. BARDOT, GLORIEUSE, COMBATIVE, FRANCAISE
    Tout a été dit, et bien dit — ailleurs et ici — sur Bardot. « Bardot », parce qu’il me semble que « BB » la réduit à l’actrice, à n’être que l’égale de Marilyn. À l’éloge bienvenu de Philippe, j’ajouterais peut-être la dimension planétaire de la star, icône tant du cinéma que du monde animal. La vague d’émotion est à nulle autre pareille… et notre gauche en perdition, imbécile, ridicule, inaudible, a perdu une belle occasion de se taire.

    Sur les écrans, elle fut le symbole audacieux des Trente Glorieuses. Dans sa ferme, elle était la protectrice invincible des animaux de la Terre. Là où elle reposera, elle sera l’image inoubliable d’une France qui fut conquérante, mais qui, désormais, est au bord du gouffre. Le cimetière marin de Saint-Tropez est à la fois magnifique et fragile. Telle celle qui, aujourd’hui, nous menace, une tempête gigantesque pourrait le détruire, en faire une terre ravagée par la furie des eaux.

    Que de Gaulle ait dit ou non : « La France, c’est moi, Bardot et la Tour Eiffel », c’est là une vérité que l’immense hommage que le Général et celle dont il avait fait sa Marianne ont reçu à l’annonce de leur mort rend inébranlable. Il nous reste la Tour Eiffel… gardée, sécurisée, engrillagée, que la « France nouvelle » — horde d’assaillants que Mélenchon croit commander — veut abattre, comme l’ont été les Twin Towers. Aurions-nous la force de la reconstruire, d’en refaire le signe de notre volonté de poursuivre le chemin que nos ancêtres ont balisé ? Sans de Gaulle, sans Bardot… sans l’emprise de l’un et la détermination de l’autre ?

    Pour l’heure, en tout cas, nous pleurons Bardot sans toujours donner l’impression que nous ayons la même France qu’elle chevillée au corps.

    PS — Les réactions des dirigeants de gauche et les commentaires des titres « bien-pensants » sont en effet déplacés, inconvenants, lamentables… Mais il me semble que leur donner autant de visibilité que celle dont ils bénéficient dans les médias de droite depuis deux jours est une erreur. Moins la gauche disposera d’espace médiatique pour déverser sa haine, moins elle attirera d’indécis, plus proche sera sa défaite. Il serait peut-être temps que la droite passe à l’étape suivante : la présentation de ses projets, de sa vision de la France de demain. On ne gagne pas en se plaignant, mais en faisant rêver… avec juste ce qu’il faut de réalisme.

  25. Jean sans terre

    La belle et voluptueuse ingénue séduisit à peu près tous les hommes qu’elle croisa, subjugués par un désir rival et mimétique de posséder l’objet et de se l’approprier. Filtre d’amour captieux qui, sitôt après avoir enivré, se dissipe.

    Nombreux désirèrent l’enchaîner à leur lit. L’insaisissable, chaque fois, s’échappait. Fol et insensé est l’homme désarmé qui tombe en amour, pâmé, devant l’amante dont, amèrement, il déplorerait qu’elle fût ou la mère, ou la fille ou la femme.

    Napoléon adora Joséphine et Pâris, Hélène.
    Le nez de Cléopâtre, s’il avait été plus court…
    Voilà ce que c’est, mon vieux Joseph, que d’avoir pris la plus jolie…

  26. Comme tout a été dit sur BB, ne restent que l’idiotie et la malfaisance des commentaires des gaucho-progressistes, qui se plaignent de la lucidité de l’actrice iconique sur l’évolution funeste d’un pays fier de lui du temps de Pompidou et de De Gaulle.

    Sa sincérité ne pouvait en effet que troubler des faibles d’esprit habitués à verser dans le conformisme et l’aveuglement.

    De ce point de vue, on n’a pas été déçu par Le Monde, Libération et la PQR !

  27. La disparition de Brigitte Bardot referme un siècle d’images, de désirs et de combats, mais elle n’éteint rien : elle déplace la lumière. Il y eut en elle, dès l’origine, cette grâce immédiate qui ne demandait aucune justification, cette manière d’entrer dans le champ du regard et d’y demeurer comme une évidence. Bardot ne fut pas seulement une actrice ; elle fut une apparition, un choc esthétique et moral, une façon nouvelle d’habiter la féminité sans soumission ni calcul. À l’écran, elle incarnait la liberté heureuse ; hors champ, elle en paya le prix. Très tôt, elle comprit que la célébrité ne nourrit pas l’âme et que la beauté, si elle n’est pas offerte à une cause plus haute, se fane en vanité. Alors elle tourna le dos au cinéma, sans nostalgie, pour consacrer sa seconde vie à ce qui lui semblait plus pur que les hommes : la défense des animaux, menée avec une détermination inflexible, une efficacité concrète et une générosité entière.

    Sa vie privée fut plus heurtée. Mère trop tôt, femme trop exposée, elle entretint longtemps des relations douloureuses avec son fils Nicolas et avec son père, Jacques Charrier, relations marquées par l’incompréhension, la distance et le silence. Mais le temps, qui polit les aspérités sans les nier, permit un apaisement tardif, discret, sans effusion mais sans haine. Au soir de sa vie, Brigitte Bardot avait retrouvé cette paix fragile que seule la lucidité permet, et qui n’exige plus d’être jugée. Fidèle à ses convictions jusqu’au bout, elle choisit de léguer l’essentiel de ses biens à la Fondation qui porte son nom, afin que son combat pour les bêtes se prolonge après elle, faisant de son héritage non un partage, mais une continuité morale.

    C’est à Saint-Tropez, le lieu même où elle devint un mythe, qu’elle reposera désormais, au cimetière marin, face à la mer, là où le regard se perd et où le silence a valeur de prière. Le village gardera à jamais l’empreinte de celle qui l’a projeté dans l’imaginaire mondial, non comme une attraction figée, mais comme une présence intime, presque familière. Non loin de là, à Ramatuelle, repose Gérard Philipe, autre légende, fauchée trop tôt : deux étoiles désormais immobiles, veillant sur cette terre de lumière qui les a aimées et qu’ils ont transfigurée.

    Ainsi s’achève une vie sans tiédeur, sans compromis, sans retour en arrière. Brigitte Bardot laisse plus qu’un souvenir : elle laisse une exigence, une idée de la liberté, une fidélité à soi qui force le respect même chez ceux qu’elle dérangea. Le mythe demeure, mais surtout demeure l’élan : celui d’une femme qui, ayant tout connu, choisit de se donner entièrement à ce qui ne parlait pas, et dont le silence, aujourd’hui, résonne comme une leçon.

  28. Mary Preud'homme

    So long BB.
    Pas envie d’en rajouter, rien qu’à imaginer ta réaction cash (du genre « ah les cons ! ») si tu pouvais lire post mortem les innombrables commentaires agrémentés de superlatifs ; c’est à celui qui en rajoutera le plus dans l’excès de compliments sortis, pour la circonstance, de son chapeau !

    Sauf que tu fus une sacrée bonne femme et qu’à celles de ta génération, ainsi qu’à toutes celles qui ont suivi, tu as beaucoup plus apporté en matière de libération, et sans faire d’esbroufe, que toutes les féministes réunies actuelles qui, à l’image des mégères ennemies compulsives des hommes, desservent au contraire une cause qu’elles prétendent défendre.

    Quant à ton combat sans relâche pour la cause animale, bravo !
    Avec ton palmarès impressionnant sur le sujet, je te vois bien accueillie au paradis par saint François d’Assise en personne…
    Si, si !

    Allez, ne fais pas la modeste avec la célèbre moue de tes lèvres pulpeuses en prime, et repose en paix dans ton grand jardin, chère Brigitte !
    Tu l’as bien mérité !

  29. Je ne savais pas que vous étiez végétarien, cher sylvain. Après tout, les boeufs ne mangent que de l’herbe.

  30. Vous soulignez à juste raison, Monsieur Bilger, l’indécence des dénonciations de certaines attitudes ou propos de Brigitte Bardot le jour même de sa mort par une frange politique de gauche et d’extrême gauche.

    Il me souvient que, dans ma jeunesse, l’on nous avait appris à s’arrêter ou à enlever son chapeau au passage d’un corbillard… Uniquement par respect dû aux morts, inconnus en l’espèce. Mais c’était une époque où le respect de la vie, et donc des morts, était profondément ancré dans les consciences.

    Quant aux condamnations infligées à Brigitte Bardot, l’on en revient à ce que j’ai écrit dans mon commentaire du 28 décembre au billet « magistrats, policiers et gendarmes… », en posant la question : « La loi elle-même est-elle du bon côté ? »
    Exilé et Tipaza ont eux-mêmes fort bien commenté ce billet et je tiens à faire court.

    Quant à Brigitte Bardot : paix à son âme, et qu’elle repose en paix dans son si cher Saint-Tropez, dont elle est l’un des meilleurs symboles.

  31. Les médias encensent plus le mythe Bardot qu’ils ne rappellent sa proximité avec les Le Pen. Considérant Le Monde, vous vous focalisez sur l’article qui relate ce lien, mais oubliez de prendre en compte la pléthore d’articles que le journal consacre à ses différentes carrières et à son œuvre de défense des animaux, entretenant et prolongeant le mythe Bardot.

  32. « …des condamnations infligées à BB pour des infractions relevant de la liberté d’expression – condamnations que je n’aurais, pour ma part, pas forcément requises. » (PB)

    En effet, nous touchons ici du doigt la façon selon laquelle, en France, la liberté d’expression est actuellement malmenée, voire piétinée, par le biais d’artifices juridiques spécieux, alors que, par exemple, aux États-Unis — qui se méfient historiquement de la tyrannie — la parole est libre, et qu’il n’appartient surtout pas à l’État, tyran en puissance, de décréter ce que l’on peut penser ou dire.

    Brigitte Bardot, à la fois icône d’une époque et témoin de celle-ci, appliquait, peut-être sans le savoir, mais avec simplicité et ingénuité, la maxime suivante :
    « Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout, il faut toujours — ce qui est plus difficile — voir ce que l’on voit. » (Charles Péguy)

    En quelque sorte, elle se comportait comme l’enfant du conte de Hans Christian Andersen qui s’exclamait que le roi était nu, simplement après avoir constaté un fait objectif.

    Mais, avec les dérives de la justice actuelle, on ne juge plus selon l’adéquation entre ce que l’on constate et ce que l’on dit, mais selon ce que l’on est arbitrairement supposé avoir voulu dire, en fonction de l’étiquette qui nous a été collée dans le dos, d’après des interprétations aussi tendancieuses que malveillantes, comme si la justice, se laissant guider uniquement par une armée de sycophantes, était capable de sonder les reins et les cœurs.
    Ce qui constitue un marqueur des démarches totalitaires.
    https://www.duperrin.com/2025/04/18/liberte-expression-europe-usa/

  33. Au-delà de sa beauté, de son charme évident, elle avait une qualité rare, très rare, toutes époques confondues.
    Elle était sincère, d’une sincérité tellement naturelle et spontanée qu’elle ne fut pas toujours comprise pour ce qu’elle était vraiment.
    Qu’une infinité de progressistes soient passés devant cette sincérité sans la comprendre, ou pire, en la rejetant, n’est pas surprenant : eux qui n’ont de sincérité qu’orwellienne.
    Le seul titre qui la décrive vraiment et qui convienne à sa biographie : « Une femme sincère ».

  34. Je crois que l’image de BB qui m’a le plus marquée est celle où, bottée jusqu’aux cuisses et cheveux au vent, elle est drapée dans un immense drapeau français qui ne cache que peu ce qu’on imagine être un buste nu et insolent. Un mélange improbable et pourtant réel de tradition et de provocation. Il fallait l’oser sans que cela ne soit vulgaire, elle l’a fait. Adieu chère Madame, au-delà de vos combats vous laisserez une trace indélébile dans l’imaginaire national.

  35. Je fais partie de la génération qui a pu suivre le parcours de Brigitte Bardot, depuis ses débuts au cinéma jusqu’au terme de sa vie, bien tourmentée.

    BB faisait partie de ces personnalités qui dégagent un magnétisme particulier, qui ne peut laisser personne indifférent (*).
    Pas seulement du fait de sa beauté ou de son talent : d’autres actrices n’avaient rien à lui envier sur ce plan-là. C’est surtout son côté spontané, naturel — que l’on retrouve notamment dans ses interviews — qui la caractérisait. Pas d’éléments de langage sophistiqués chez elle. Ce qu’elle disait, elle le pensait tout simplement, et elle le disait avec ses mots.

    Certes, parfois, ses propos sans nuances ont pu heurter les âmes sensibles, ce qui lui a valu des procès. Mais elle n’en avait cure.
    C’était une femme libérée, qui a fait beaucoup plus pour les femmes que les féministes d’aujourd’hui, lesquelles se bornent à faire de l’homme un dépravé sexuel.

    Ses actions humanitaires ont démontré qu’elle était profondément humaine. Notamment son intervention pour éviter que Joséphine Baker soit expulsée de son appartement avec les onze enfants qu’elle avait adoptés, en 1964.
    Et puis, n’oublions pas la fondation qui porte son nom pour la protection des animaux sauvages et domestiques, la Fondation Brigitte Bardot, créée en 1986 et reconnue d’utilité publique en 1992.

    Bref, la France a perdu une de ses icônes, adulée dans le monde entier.
    À la mort du Général, Georges Pompidou avait dit : « La France est veuve ! ».
    Avec la mort de BB, je pense que l’on peut dire qu’elle l’est une seconde fois.

    (*) Je pourrais citer également Johnny Hallyday, Alain Delon, et, dans un autre registre, le Général.

  36. Concernant la personnalité à laquelle vous rendez hommage et qui fut incontestablement un marqueur générationnel…
    À ma connaissance, au milieu des drames et des tragédies qui ont émaillé sa longue existence, trois personnes, et trois seulement, furent assez habiles — ou malchanceuses — pour faire franchir au général de Gaulle les bornes de la décence verbale que le mari de tante Yvonne se devait de respecter en toutes circonstances.
    Ces actions d’éclat eurent lieu le 11 juin 1942, le 10 février 1964 et le 5 décembre 1967.

    La première concernée exerçait les fonctions de belle-de-nuit à Londres. Croisant avec une amie le général de Gaulle et Maurice Schumann vers les onze heures du soir, elle s’empressa de tirer de son sac à main la photographie du Général pour que ce dernier la dédicace. Avant que son porte-parole puisse éviter cette inconvenance, de Gaulle avait déjà écrit :
    « À Ginette Dupont, qui a travaillé pour l’Entente cordiale. »

    Le second fut un ambassadeur de France en Union soviétique qui tomba au champ d’honneur dans une mansarde de Moscou, victime d’un guet-apens organisé par le KGB, en la personne d’une de ses « hirondelles ». Revenu tout penaud à Orly et convoqué à l’Palais de l’Élysée, il se vit adresser une seule question par le Général, que je préfère citer dans la version autorisée du Quai :
    « Alors, Dejean, on aime les femmes ? »

    Et la troisième, naturellement, ce fut Brigitte Bardot, à la soirée annuelle des Arts et des Lettres organisée à l’Élysée ; mais les réticences d’Yvonne de Gaulle, la tenue de l’actrice et la réflexion finale du chef de l’État sont trop connues pour que je les répète ici…

  37. Quelle belle femme ! Amoureuse des animaux qui plus est.
    Je sens chez vous, cher hôte, à l’évocation de BB, comme un retour de jouvence 😀

    1. Moi aussi, je suis amoureux de ces animaux en liberté qui gambadent dans les prés ; quoi de plus beau ?
      Mais comment résister à une bonne côte de bœuf, une blanquette de veau, un méchoui ?
      Je me souviens de ce passage du film La Vache et le Prisonnier, dans lequel Fernandel, traversant la sublime Forêt-Noire, pensait plus à un bon gigot aux flageolets qu’à ce paysage exceptionnel qui s’offrait devant lui.
      On peut se permettre de faire de la littérature quand le ventre est plein.

  38. Jean sans terre

    Qui comprend que la France de 2026 est la fille non désirée de Brigitte Bardot et d’Alain Delon, et l’arrière-petite-fille du général de Gaulle ?

  39. BB : Brigitte Bardot, une vraie femme française, belle, patriote, libre, de droite, qui a osé défier les inquisiteurs gauchiasses répugnants avec des vérités interdites à révéler, mais prouvées, chiffrées et bien visibles dans nos rues, tout comme Jean-Marie Le Pen l’avait fait et a été, lui aussi, condamné pour crimes de liberté d’expression de la vérité ; le peuple, le vrai, civique, patriote, citoyen, respectueux des vraies valeurs de la France, apporte son soutien à cette héroïne des temps modernes ; les faux-derches gauchiasses, racailles, merdias, ordures, déchets de la société s’acharnent sur elle de rage rouge : ça prouve et confirme les dires de BB.

    Une héroïne, une star, la beauté idéale, jalousée par les boudins écœurants gauchistes LFI, HamaSS, escrolos khmers verts, rongés par la haine et la jalousie, qui baignent dans leur fange putride.

    Aujourd’hui, avec le grand remplacement ethnique-sa-mèèèère nous en avons plein les rues, polluées par leurs laideurs repoussantes : ce sont nos nouvelles BB : Burqa-Babouches, un beau retour au Moyen Âge.
    Pouah, ça pue !

    1. Vous reprendrez bien un peu de nuances ???

      Dégager les êtres des oripeaux dans lesquels les enferment les cléricatures, voilà bien la difficulté.

      Brigitte Bardot a été lancée par de faux scandales totalement organisés pour émerger de la masse et accéder à la notabilité — comme tous ceux dont on voudrait que nous connaissions le nom — dans le milieu de la culture, et même de la politique, pour de basses raisons de marketing.

      Voulait-elle, et a-t-elle réussi à s’en défaire ? Ce ne sont ni ses thuriféraires, plutôt de droite, ni ses détracteurs, plutôt à gauche, qui nous en feront un portrait fidèle, ne servant que leurs maîtres…

      Comment acceptons-nous d’être conditionnés à ce point, au point de souscrire à ce schéma d’affrontement et de scission permettant aux mêmes de conserver le pouvoir ?

      Quant à la formule « retour au Moyen Âge », pourquoi pas ? Sur une durée de mille ans, il doit bien y avoir eu de très belles périodes 🙂

Laisser un Commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *