À l’égard de tous ceux qui se déclareront candidats pour 2027, à quelque camp qu’ils appartiennent, je n’éprouverai ni dérision ni mépris. Simplement l’envie d’une contradiction politique. Pour cette élection, attendue avec tant d’impatience par les Français, qui aspirent à un combat enfin digne de ce nom, j’ai naturellement mon favori. Mais je n’ai pas l’intention de consacrer de nouveau ce billet à des analyses sur les chances de victoire de tel ou tel, seulement à une impression qui m’est venue après de multiples échanges au sujet de Jordan Bardella (JB), candidat si Marine Le Pen était empêchée, et de ses possibles adversaires.
En effet, ce qui m’a frappé est le lourd handicap que devra surmonter JB dans la compétition finale. Il ne tient ni à son projet politique, ni à la qualité ou non de celui de ses antagonistes, mais à cette intuition, bien en deçà des convictions et des idées, selon laquelle, dans le champ de la démocratie, il y aura des candidats jugés concevables… et un qui ne le sera pas.
Qu’on critique ceux qui, dans la classe politique, s’engageront pour l’emporter en 2027 est une chose : ils plairont à certains, pas à d’autres ; des inconditionnels et des enthousiastes les porteront aux nues, quand ils seront voués aux gémonies par des opposants déterminés. Mais tous seront perçus comme concevables dans leur ambition et dans leur volonté de devenir président de la République.
De l’extrême gauche à la droite radicale, nul aujourd’hui, aussi médiocre qu’il puisse apparaître aux yeux d’une majorité de citoyens, ne se verrait dénier en soi le droit de concourir et d’être présent face aux autres, appartenant peu ou prou à la classe politique traditionnelle. De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Éric Zemmour, personne de sensé ne s’aviserait de soutenir qu’il ne serait pas « concevable » qu’ils briguassent les suffrages du peuple français.

Ils ne seraient pas frappés d’une forme d’ostracisme en raison de leurs origines, de leur parcours, de leur manque de formation ou de culture, de leur psychologie ou de leur âge. Ils relèvent, malgré des divergences graves et profondes, du même monde : celui où il est « concevable » d’être candidat.
JB, lui, est totalement à part. On aura beau rétorquer que cela pourrait être sa force, il n’en demeure pas moins qu’à son sujet je n’entends qu’une seule affirmation, proférée comme une évidence : il n’est pas concevable que JB soit président. On ne l’imagine pas face aux « monstres » de la géopolitique d’aujourd’hui ; il serait écrasé, trop jeune, trop inexpérimenté, dépourvu de culture et de passé politique substantiels. On ne parvient même pas à se le représenter à l’Élysée…
Cette considération collective, largement répandue, est sans lien avec le degré de sympathie ou d’affinité politique que l’on peut éprouver pour le Rassemblement national ou, au-delà, pour la droite. JB apparaît comme un objet politique non identifiable et, pour cette raison même, ne présente aucune des caractéristiques jugées rassurantes. Qu’il puisse prétendre à la fonction présidentielle dépasse, pour beaucoup, l’entendement, et nourrit la crainte que, pour la France, cet amateur, fût-il talentueux, se retrouve désarmé face à la folie du monde, aux rapports de force internationaux, aux puissances cyniques, à Donald Trump, à Poutine, à Xi Jinping…
Ce constat selon lequel il ne serait pas concevable de le voir aux commandes de la France n’est pas formulé, loin de là, uniquement par des adversaires. Il émane aussi de citoyens animés de bonnes intentions, le considérant comme un homme estimable, courageux, méritant, qui s’est façonné à la force du poignet, avec une éducation solide, et qui doit beaucoup à Marine Le Pen.
Il n’empêche que cet actif pèse peu sur le plateau de la balance. Le passif – tout ce que JB ne sait pas, n’a pas appris, n’a pas accompli, ses lacunes, sa grande jeunesse, ses faiblesses scolaires et culturelles, la ligne trop scolaire de ses interventions comme de ses compétences – prend une place considérable. Et c’est l’accabler que de comparer son destin miraculeux à celui de véritables bêtes politiques, ou encore à celui d’un Jacques Chirac, ou d’un Emmanuel Macron sur le plan de la jeunesse. JB n’a rien qui puisse le rattacher à ces figures de notre histoire.
J’entends bien qu’il ne serait pas seul, qu’il aurait un Premier ministre, un gouvernement, des conseillers, des soutiens ; et des affidés de la dernière heure… Qu’il pourrait même être salutaire d’opposer, aux roués, aux madrés et aux cyniques de la politique, une forme de fraîcheur à la fois naïve et volontariste, une ignorance lui masquant les difficultés, un enthousiasme nourrissant des illusions.
Lorsqu’il était ainsi attaqué, je le défendais, car son parcours de vie n’est pas dénué de qualités. Mais, à chaque fois, la même réplique revenait : « Vous l’imaginez président ? Ce n’est pas concevable ! »
En amont des sondages, il existe une implacable vérité humaine, politique, psychologique. Pour qui est-il concevable d’avoir JB comme président de la République ? Marine Le Pen, malgré tous ses efforts, n’est-elle pas la première à en douter ?
@ Achille – le 8 janvier 2026
Permettez que je vous corrige : le procès en appel de Marine Le Pen se tiendra du 13 janvier 2026 au 12 février 2026.
Ce qui est à mes yeux le plus inconcevable, c’est que des juges d’un tribunal correctionnel, puis ceux d’une cour d’appel, fussent-ils très compétents, décident de qui sera le (ou la) candidat(e) à la présidence de la République soutenu(e) par le plus puissant parti politique français. L’invraisemblable, c’est que cette situation ne soit pas une première. C’est aussi la justice qui, en 2017, a décidé d’« abattre » le candidat placé en tête dans les sondages. On sait aujourd’hui ce que cela a coûté et coûte à notre pays…
Ce qui est aussi inconcevable, c’est que, parmi les candidats, se trouvera un individu qui projette de mettre à bas nos institutions, qui hurle — sans être inquiété — que « la police tue » et qui proclame vouloir faire de la France une copie du Venezuela de Chavez et de Maduro. L’invraisemblable, c’est que notre démocratie oblige à accepter que ce personnage puisse dérouler ses inepties contre elle, au risque qu’il parvienne à ses fins.
Passons à Jordan Bardella… « Je n’entends qu’une seule affirmation, proférée comme une évidence : il n’est pas concevable que JB soit président », écrit notre hôte. Disons qu’en France profonde, celle dans laquelle je vis, l’opinion la plus commune n’est pas tout à fait la même. Certes, on s’y inquiète de sa jeunesse et de son inexpérience, mais, face au désastre causé par la macronie et la « vieille » classe politique, on conçoit parfaitement que, faute de pouvoir voter pour MLP, Jordan Bardella soit « le candidat qu’il nous faut ».
On notera aussi que, si, à Paris, on fait la fine bouche sur le « plan B » du RN, il est presque plébiscité dans les sondages nationaux. Mieux, dans le plus récent (novembre 2025), réalisé par Odoxa et Mascaret pour Public Sénat et la PQR, il devance MLP. Sur la question de l’adhésion à la personnalité du candidat, il recueille 39 % d’opinions favorables contre 35 % pour MLP… et, dans tous les scénarios proposés pour le second tour, il bat son adversaire.
Il est dès lors difficile de maintenir qu’il est inconcevable que JB devienne président. Trop jeune ? L’article LO 127 du code électoral fixe à 18 ans l’âge à partir duquel n’importe quel citoyen peut se présenter à l’élection présidentielle. Pas assez cultivé ? Pas suffisamment de formation ? La loi ne dit rien en la matière… Aucun diplôme n’est requis, aucun passage par une « grande école » n’est obligatoire…
Plus sérieusement… Le fait d’être plus ou moins âgé, de sortir de l’ENA, d’avoir fait HEC, de se prévaloir de Normale Sup’ ou d’avoir arrêté ses études à 16 ans ne sont pas les principaux atouts d’un candidat à la présidence. Il est même aujourd’hui des peaux d’âne qui sont plutôt des repoussoirs… Soyons sûrs que Laurent Wauquiez et Édouard Philippe ne mettront pas en avant qu’ils sont énarques, pas plus que ne l’aurait fait Sarah Knafo si elle s’était présentée…
Ce que le citoyen attend, c’est un président qui l’écoute, un chef qui le comprend et le respecte, un décideur qui fait ce qu’il dit, un dirigeant pragmatique, ferme, éventuellement chaleureux. Bref, le contraire du Prince.
Tout cela ne dépend pas de l’âge et ne s’apprend pas à l’École alsacienne…
C’est plutôt en se frottant aux « vrais gens », en descendant dans la rue, en rencontrant des « riens » et des « sans-dents », en fréquentant « les fins de mois difficiles » que l’on acquiert de l’expérience en ces domaines et une manière d’être différente de celle de tous nos politiciens d’hier encore là aujourd’hui. C’est en cela que Jordan Bardella, enfant du « 93 », est particulier et ne ressemble même pas à MLP, venue des beaux quartiers.
Particulier, il l’est aussi parce qu’habituellement, ceux qui, parmi la classe politique, se construisent ainsi, au contact de la France d’en bas, se rangent confortablement dans les rangs de l’extrême gauche criarde et « insoumise », d’autant plus aisément que celle-ci, sous la férule de Mélenchon, leur offre de pouvoir hurler sans avoir à se retrousser les manches pour agir… JB, lui, par conviction personnelle, s’est inscrit très jeune au FN et milite pour que, dans ces quartiers, la solution ne soit pas d’accroître la chienlit, mais de rétablir l’ordre que réclament ses habitants endogènes.
Bien sûr, il n’est pas question de nier que son parcours amoureux a favorisé son ascension au sein du parti lepéniste… D’autres militants auraient pu évoluer de même, mais si c’est lui qui a été remarqué par MLP, c’est qu’il était remarquable…
J’entends bien que, devenu président, JB n’aurait pas d’emblée la même aisance, la même compétence, le même entregent que ses pairs, « monstres de la géopolitique d’aujourd’hui », dit Philippe. Mais c’est là lui faire un mauvais procès. Que je sache, en 2022, quand elle est devenue chef du gouvernement italien, Georgia Meloni n’avait pratiquement aucune expérience en matière de relations internationales… Elle est devenue incontournable, embrasse Ursula, irrite Macron et plaît à Trump… En 2017, EM était également un parfait inconnu dans les ambassades… Pourquoi JB, dont la timidité ne saute pas aux yeux, ne pourrait-il pas, lui aussi, prendre rapidement son rang dans ces conversations qui décident du sort de la planète ? D’autant plus facilement qu’on a déjà compris que, contrairement à son prédécesseur, il ne changerait pas d’avis comme de chemise…
Bref, je ne comprends pas pourquoi il faudrait considérer comme inconcevable son élection à l’Élysée. De toutes façons, quoi qu’il arrive, quoi qu’il décide, il ne ferait pas pire que Macron et Hollande. Ni « président normal », ni autocrate, entouré en tous domaines par des conseillers experts et des hauts fonctionnaires loyaux, il ne pourrait que relever la France, qui, économiquement, socialement, sociétalement, culturellement, n’a jamais été aussi mal en point depuis 80 ans,
Si MLP est chassée de la compétition par une anomalie de notre République, que JB ait sa chance ! C’est en tout cas ce que demandent 39 % des électeurs.
PS : Un petit conseil… à Donald… Si l’idée te prenait de tenter un bras de fer avec Jordan lors de votre première rencontre, comme tu l’as fait avec le mignon Emmanuel, mieux vaut t’abstenir… Le gars est autrement baraqué et n’a pas besoin de Photoshop pour gonfler les biceps…
Je me suis toujours demandé comment cette élue PS au demeurant peut être d’une telle nullité :
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/elle-aurait-d%C3%BB-se-taire-anne-hidalgo-d%C3%A9nonce-l-abattage-d-un-arbre-par-des-agriculteurs-fred-hermel-s-offusque/ar-AA1TOLmi?ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=695fdf384693410d8d19e9db1bcdd185&ei=15
Habituée à des saillies d’une crasse bêtise il faut se rappeler ce fleuron qui la positionne au dessus de tous je la livre elle mérite bien la médaille d’or:
Lors du Forum d’investissement de Kiev, organisé à Bruxelles le 28 novembre 2022, la maire de Paris a expliqué au frère du maire de Kiev que :
« Transformer les infrastructures urbaines et passer de la voiture au vélo, c’est très intéressant »
Elle présentait cela comme une piste pour la reconstruction de Kiev, en vantant l’expérience parisienne.
Une vidéo de l’échange circule également sur YouTube, où elle évoque l’idée de développer le vélo dans la capitale ukrainienne malgré le contexte de guerre.
🎯 Pourquoi cela a fait polémique ?
Plusieurs raisons :
Le contexte : l’Ukraine était (et est encore) en pleine guerre.
P our certains commentateurs, parler de pistes cyclables alors que les infrastructures sont bombardées semblait hors sujet plutôt obscène même, hors-sol certainement.
Un très grand bourgeoise de la gauche caviar élue au plus beau du PS? incompétente qui fait fuir les parisiens tous les ans et une dette colossale pour un Paris, sale et qui pue vu de chez nous à travers tous les commentaires dans lesquels on aperçoit même les rats des poubelles.
Le pays a été gouverné par ces soi-disant « expérimentés » , heureusement que les entreprises n’ont pas ce type de profil, les salariés les auraient dégagés en vitesse, ça vaut pas un clou rouillé.
Cher Philippe Bilger,
Il semble que vous ayez une oreille bien sélective. Pour plus d’un tiers des Français, la candidature de Jordan Bardella est non seulement concevable, mais elle est hautement souhaitable.
Et, compte tenu des circonstances, je fais partie de ce nombre-là.
En effet, l’urgence existentielle et l’explosion de la délinquance, qui découlent directement de l’immigration invasive, sont telles que l’exaspération des Français va nécessairement les faire choisir le candidat de droite le mieux placé pour l’emporter. Et il n’y a pas photo. Ils ont très largement dépassé le stade où ils se demandent si ce candidat est vraiment à la hauteur de la tâche.
On a vu, depuis un demi-siècle, des candidats hautement « concevables » et « surexpérimentés » se comporter en joueurs de flûte de Hamelin et nous couler dans absolument tous les domaines. Alors, on prendra aisément le risque d’élire un petit jeune inexpérimenté : ça ne peut pas être pire.
Et, tant qu’à choisir entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, on préférera largement le second, tant la première est contaminée par la pensée progressiste, notamment sur le plan économique.
De toute manière, comme le dit fort justement Éric Naulleau, tout est foutu : même s’il était encore théoriquement possible de réagir, l’emprise d’un « système » masochiste et suicidaire sur les moyens d’action et sur les esprits est telle qu’il est illusoire de penser qu’il serait encore possible de renverser la vapeur.
Reste le baroud d’honneur avant l’inéluctable chant du cygne. Et, sur ce plan, on regrettera la décision de Sarah Knafo, non de se présenter à la mairie de Paris — ce qui est une excellente façon de se faire connaître — mais de renoncer dès à présent à 2027. On sait très bien que le Z, seul autre candidat possible, s’est complètement discrédité en 2022. On espère néanmoins secrètement que ce renoncement ne soit qu’une manœuvre pour crédibiliser sa candidature à Paris, et qu’on la reverra en 2027, où elle pourrait étonner.
Et Bruno Retailleau ? Si son programme de droite classique peut séduire, il est obsolète au vu de la situation de ce pays, qui réclame des mesures autrement radicales. Et puis, il s’est largement sabordé lors de son départ manqué du gouvernement et par son incapacité à maîtriser ses troupes.
@ sylvain
« Fastoche : nous avons eu des vieux loups très « expérimentés et compétents » en politique économique et sociale ; résultat, le pays est ruiné : 3 500 milliards de dette… »
Là, je suis d’accord, sinon nous n’aurions jamais été recrutés pour faire les plus beaux chantiers du Sud et… rentables ; sinon, nous aurions été remerciés vite fait, bien fait.
En plus, nous sentions le sable chaud. On apprend vite, comme les Ukrainiens qui, maintenant, traversent le pays du Cinglé avec leur jeunesse de pensée et mettent le feu aux poudres.
Par contre, plus j’écoute Jordy Bilboquet, plus il sonne « creux ». J’ai fait des efforts pour essayer de l’entendre, mais dès qu’il faut envoyer du béton et mettre en place un train de banches métalliques, là, je me demande à quoi bon : il n’a aucune profondeur.
Son collègue Tanguy, c’est un tout autre calibre, un peu comme Attal, deux premiers fusils ; Darmanin aussi. Eux, au moins, ils ont de la ressource pour expliquer que, malgré les intempéries et les aléas, le chantier sera livré en temps et en heure — en plus, malins comme des singes.
Le vernis sérieux de Jordy Youpala, une fois décapé, c’est sans image, c’est triste.
Jordy, dès qu’un imprévu ou une question lui tombe dessus, me fait penser à un gosse qui voit ses billes rouler partout et qui ne sait plus quoi faire pour les rassembler.
Dans tous les cas, vos protégés ne veulent pas le pouvoir et ne l’auront pas non plus. Les Français, pas fous, ne veulent ni d’eux pour leur accointance avec le Cinglé, ni de l’autre, le Vénézuélien, dont Richard Malka a fait un livre et une plaidoirie gagnante.
Je vous conseille donc d’aller à la pêche : nous avons les plus beaux lacs de montagne du monde.
« …la crainte que, pour la France, cet amateur, fût-il talentueux, se retrouve désarmé face à la folie du monde… » (PB)
C’est oublier que la plupart des dirigeants, qu’il s’agisse de la France ou du reste du monde, sont ou ont été des amateurs, ce qui n’a rien de péjoratif.
Un amateur, c’est avant tout quelqu’un qui aime, voire qui est passionné par ce qu’il fait, et qui y consacre toutes ses forces, son sérieux et son intelligence.
Cela a été souvent le cas dans le domaine des sciences, parfois les plus dures, où ce sont des « amateurs » qui ont ouvert la route.
Un bon amateur vaut souvent mieux qu’un professionnel sans foi ni loi.
Cher Philippe Bilger,
Deux remarques :
Je m’étais étonné, très récemment, de votre appellation d’extrême droite pour le RN. Je constate avec satisfaction que vous renoncez à cette appellation dévalorisante pour un parti qui n’a vraiment rien d’extrême… Et c’est d’ailleurs tout son problème : au vu du problème existentiel qui est en train d’emporter notre pays, seules des mesures radicales à la Renaud Camus nous offriraient une minuscule chance de le sauver !
Vous incluez tranquillement Jean-Luc Mélenchon dans les « concevables » pour briguer l’Élysée. Cela signifie donc qu’il serait tout à fait « concevable » qu’il l’emportât et siégeât à l’Élysée. Vous rendez-vous compte de l’énormité de votre affirmation ?
Quand on voit que, contrairement aux pronostics qui le voyaient coiffer un bonnet phrygien à l’approche de l’échéance, c’est au contraire une radicalisation (suscitée par le changement de population et sa propre radicalisation) qui l’enfonce toujours davantage vers le communautarisme et la haine de la France, on imagine le désastre en cas d’élection de l’intéressé. La France deviendrait un champ de ruines et le théâtre d’une guerre civile.
@ Achille
« Je me suis toujours demandé pourquoi le RN avait propulsé Jordan Bardella président de son parti. »
Fastoche : nous avons eu des vieux loups très « expérimentés et compétents » en politique économique et sociale ; résultat, le pays est ruiné : 3 500 milliards de dette, insécurité criminelle record, invasion-tsunami de tous les détritus de la planète, narco-trafics record mondial sur tout le territoire, quartiers entiers gangrenés par des parrains mafieux islamistes soutenus par la gauche…
Y a pas à dire, ça, c’est un succès indéniable. Mort de rire, LOL !
Alors il me vient une idée de génie : si on essayait des petits jeunes, voire des gamins, et même des bébés pour gouverner le pays ? Chiche !
Un conseil des ministres en barboteuses, hochets et totoches au bec : pourraient-ils faire un peu plus pire ou un peu plus mieux ? Battraient-ils le record du monde de taxes, impôts et dette « pharaonique-sa-mère » de nos anciens rétrécis du bulbe, bourrés d’arthrose au cerveau ?
Pour finir la réunion, un lancer de tétines et de biberons, avec Jordy Youplaboum, le petit pote à Giuseppinocchio, comme arbitre : en voilà un vrai gouvernement qui ne coûterait pas une blinde… sauf en couches-culottes.
Par contre, peu de personnes se posent des questions sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui a la haine de ce pays depuis son arrivée en France. Le pire est qu’il ne le cache pas, prônant l’immigration massive pour créoliser le pays ; la vue de tous ces gosses blonds lui provoquerait la nausée.
Et c’est un descendant d’esclave réunionnais, par sa grand-mère paternelle affranchie en 1848, qui vous l’écrit.
Bonne nouvelle ce matin : des agriculteurs sont arrivés de France et de Navarre en tracteur devant l’Arc de Triomphe et la tombe du Soldat inconnu. Peut-être aussi devant l’Assemblée nationale, où, comme le déclamait Mouna à l’époque :
« Nous n’avons pas de pétrole, mais là, nous avons une raffinerie. »
Ne vous faites pas de souci, les juges vont s’en occuper, comme ils se sont occupés de MLP…
« JB apparaît comme un objet politique non identifiable » (PB)
C’est là qu’est l’os, hélas !
L’énigme Bardella reste entière pour beaucoup.
Première approche, l’approche visuelle, celle de la photo illustrant le billet :
un visage dissymétrique.
La partie droite, sérieuse, calme et réfléchie, mais l’œil un peu dans le vague, un peu absent.
La partie gauche, souriante, d’un léger sourire souligné par une fossette, qui pourrait plaire aux jeunes, un sourire d’ouverture, et un regard plus direct disant : je ne suis pas celui qu’on me fait jouer et que vous croyez, je suis bien plus et bien mieux.
Le « bien plus » signifiant qu’il vaut mieux que le statut de plan B qu’on lui fait jouer au RN.
« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément », mais comment dire les mots si, avant de concevoir sa candidature, on ne sait pas concevoir quelle est sa vraie place : premier de cordée ou premier de remplacement.
Franchement, je trouve que Marine Le Pen joue un jeu un peu trouble avec lui.
Au-delà du programme, ou en deçà comme on voudra, il y a toujours le porteur, celui auquel on peut s’identifier, et comment s’identifier à Jordan Bardella si on ne sait pas quelle est sa place, alors qu’elle devrait être la première puisqu’il postule pour le premier poste.
Après ces considérations psychologiques, il est vrai que son expérience des affaires reste limitée, ce qui ne facilite pas la perception du personnage.
Je ne me pose pas cette question. Je n’ai cure des qualités ou des défauts de ce monsieur. L’immense question qui est devant nous est la suivante : voulons-nous, ou non, du RN au pouvoir ? Moi, je n’en veux absolument pas. Mais tout indique que nous l’aurons. Hélas, hélas, hélas !
Mille fois hélas pour vous, il est le seul capable de diriger ce pays pourri par vos amis, jamais il ne pourra faire pire.
« En amont des sondages, il existe une implacable vérité humaine, politique, psychologique. Pour qui est-il concevable d’avoir JB comme président de la République ? Marine Le Pen, malgré tous ses efforts, n’est-elle pas la première à en douter ? » (PB)
Je me suis toujours demandé pourquoi le RN avait propulsé Jordan Bardella président de son parti.
Même si Marine Le Pen ne peut pas se présenter suite au verdict de son procès qui se tiendra le 12 février prochain, le RN dispose de personnalités bien plus aguerries que JB en politique et donc mieux en mesure d’affronter les autres candidats lors de la prochaine campagne présidentielle.
Je pense notamment à Laurent Jacobelli, Sébastien Chenu et même Jean-Philippe Tanguy, dont le parcours universitaire est plutôt solide. Il est jeune lui aussi puisqu’il n’a que 39 ans.
Alors pourquoi s’entêter à vouloir désigner comme candidat un Jordan Bardella qui a toutes les chances de se faire laminer par d’autres postulants bien plus expérimentés que lui dans ce genre d’exercice ?
Bon, il reste un peu plus d’un an avant « la grande compétition » qui doit décider du destin de notre pays. Mais Jordan Bardella, franchement, il est encore un peu tendre. Il a encore une large marge de progression.
Ceci étant, je précise que je ne voterai pas pour le candidat RN en 2027, mais enfin, autant que ce parti présente un candidat sérieux
Voilà très bien énoncée la clef du succès de Jordan Bardella : incarner le renouveau, faire table rase de la pègre politicarde à laquelle le peuple consentait, jusqu’à ce qu’il réalise qu’un fou est à la tête du pays.
Parce que là, le fonctionnaire, l’esclave qui se met au service d’un pouvoir animé par une idéologie, quelle qu’elle soit, et qui se venge de l’homme libre en l’assommant de réglementations et d’impôts, ne consent pas à être aux ordres d’un fou n’ayant d’autre idéologie que son ego