Ce coup de tonnerre est à analyser. Quand on scrute un événement traumatisant, il perd sa nuisance pour souvent se muer en enseignement. Magdebourg, « nouvel épicentre de l’extrême droite européenne » (Le Parisien), fait de la région de Saxe-Anhalt un laboratoire que la majorité de ses habitants désirent appréhender comme une renaissance.
Pour être angoissé par cette victoire, on a le droit cependant de raison garder et de ne pas prendre intégralement l’avancée de l’AfD, dans le climat actuel de l’Allemagne et malgré la déconfiture du chancelier Merz, pour le retour de l’hitlérisme dans toute son horreur.
L’Histoire ne repasse jamais les mêmes plats et le propre de sa totale imprévisibilité est qu’elle peut surprendre favorablement même les plus pessimistes d’entre nous. Puis-je faire référence à un sondage d’auditeurs, le 7 septembre, sur Sud Radio — aux antipodes de l’extrême droite —, qui, à 90 %, ont déclaré ne pas s’émouvoir du succès de l’AfD !

On peut laisser les politologues nous expliquer les raisons identitaires, politiques et sociales de cette éclatante progression de l’AfD — nostalgie de l’Allemagne de l’Est, immigration, faiblesse du pouvoir central, déclassement —, mais je voudrais insister sur un point pas si dérisoire que cela : l’apparence. Le leader de l’AfD, Ulrich Siegmund, n’avait pas une tête de « néo-nazi » et son amabilité, son sourire, son urbanité, sans contradiction avec la dureté du fond et du projet, n’ont pas été pour rien dans le score du parti.
J’espère que Jean-Luc Mélenchon ne s’en inspirera pas et qu’il continuera, par son hostilité ostensible à l’égard de tous ceux qui n’appartiennent pas à son camp extrême, à décourager quiconque de le rejoindre ! À l’évidence, il hait même ceux qu’il devrait convaincre.
Mais, pour m’attacher à l’essentiel, un propos de Linda, assistante sociale de 32 ans, dit tout au sujet de l’AfD : « Pour la première fois, j’ai l’impression qu’un candidat a fait de son peuple une priorité » (Le Parisien).
Cette pensée est capitale, qui vise, dans le programme comme dans la forme, à persuader le peuple qu’on a véritablement changé de registre, qu’on ne se contente plus de l’invoquer comme un mantra et que la préoccupation fondamentale de la politique – pour gagner comme pour durer – sera de répondre effectivement à ses attentes en apaisant ses plaies.
C’est ce qu’affirme à sa manière cette citoyenne allemande.
Sur le plan national, à l’occasion de cette campagne présidentielle, qui parviendra à transmettre le message selon lequel le peuple sera « vraiment une priorité » ? Pas seulement dans les propos, en façade, mais dans tout ce qui relève de l’organisation, de l’imagination et de l’invention.
Par exemple, Bruno Retailleau nous présente une équipe de campagne très estimable, mais absolument pas accordée à un humus démocratique qui s’est lassé des mêmes têtes, des professionnels répétitifs et d’une vague qui est incapable de faire croire, par sa seule existence, qu’elle va engendrer du renouveau. Geoffroy Didier !!
Aucune dérision à l’encontre de nos responsables politiques. Ils doivent composer avec un système démocratique qui est devenu l’art de retarder indéfiniment l’appel au peuple, de noyer les référendums nécessaires envisagés sous une avalanche bureaucratique et de convaincre le citoyen que s’occuper de ce qui le regarde serait un crime. Pour agir, il faudra d’abord détruire tous ces écrans importuns traduisant, en État de droit, en langage noble, les raisons de notre impuissance.
Est-il impossible de retenir la leçon de Linda, ce seul enseignement de l’AfD ?
On ne saurait mettre sur le même plan l’AFD et la secte familiale Le Pen (favorisée par le Système depuis Mitterrand pour empêcher justement l’émergence d’une alternative sérieuse).
@ Aliocha – le 10 septembre 2026
« Robert Marchenoir continuera éternellement à se casser les reins au service de l’anti-communisme […] »
Tiens, tiens, tiens… c’est intéressant, ça. Il ne faudrait donc pas se casser les reins au service de l’anti-communisme. Être anti-communiste, ce serait quelque chose de vaguement inconvenant, comme porter des chaussures marron avec un blazer. Vous rejoignez là Serge Hirel et son communisme honteux qui ne se réveille que lorsqu’on le combat, qui n’a même pas le courage de s’avouer comme tel.
Vous êtes bien un gauchiste.
Rassurez-vous, je ne me casse rien du tout lorsque j’explique la nocivité du communisme. Cela me vient avec une facilité qui m’étonne moi-même.
D’autre part, je ne suis pas au service de l’anti-communisme. Je ne suis au service de rien du tout. Je suis un libéral, ce qui implique l’indépendance de pensée. Un concept qui vous échappe, vous qui ne savez prendre position qu’en vous réfugiant derrière des copiés-collés de la Bible, de René Girard ou du Journal de Spirou.
« […] pour finir par voter pour le candidat le plus pro-russe de l’offrande politique. »
Je n’ai pas dit un mot du candidat pour lequel j’allais voter. Je ne dis jamais ce que je vais faire ou ce que j’ai fait ; on me le reproche assez, sur ce blog. Je tente d’éviter des sujets aussi vulgaires que la politique politicienne.
Au demeurant, l’intervention que vous me reprochez n’avait rien à voir avec l’élection présidentielle française. Elle concernait un parti allemand et une élection allemande. Elle concernait, plus fondamentalement, la nature du nazisme, celle du communisme, celle du libéralisme, et l’escroquerie intellectuelle, morale et politique qui consiste à assimiler l’opposition à l’immigration au nazisme et au racisme.
Quant à voter pour un candidat dont certaines positions rejoindraient les miennes et d’autres non, il n’y a là rien de contradictoire, contrairement à ce que vous prétendez. C’est, au contraire, une décision parfaitement sensée et banale en démocratie. L’homme est imparfait, ce que nous enseigne la religion chrétienne que vous bafouez jour après jour en prétendant la glorifier. La recherche de la perfection en politique est une utopie dangereuse. C’est l’une des convictions fondamentales de la philosophie libérale, laquelle s’attache par conséquent à rechercher le moindre mal.
Ce faisant, elle s’expose naturellement aux lazzis des poseurs dans votre genre, qui ont toujours une feuille blanche à opposer aux réalistes, sur laquelle ils ont gribouillé l’esquisse de leur société idéale qui restera à tout jamais imaginaire. Il y a toujours un gros malin qui va sortir du bois en posant le doigt sur le truc qui va pas, et qui serait censé condamner toute décision entraînant autre chose qu’une situation parfaite.
C’est bien pourquoi il y a une race d’intellectuels qui est si dangereuse : ils n’ont rien fait dans leur vie, ils ne seraient pas capables de planter un clou au mur, mais ils vous expliquent que puisque le bouzin que vous vous êtes cassé les reins à construire, justement, laisse fuir un peu d’huile en bas à gauche, alors c’est un tas de boue qu’il convient d’éradiquer.
Contrairement à ce que vous semblez croire, la politique, ou toute entreprise humaine de façon générale, consiste à faire des choix entre des options imparfaites. En démocratie, on vote pour les candidats qui se présentent, pas ceux qui n’existent pas.
Donc en particulier, il est tout à fait possible qu’il faille choisir entre celui qui s’oppose à l’immigration et celui qui s’oppose à la Russie.
Vous choisissez le second en prétendant être neutre, centriste et modéré. Mais vous êtes un imposteur. Vous choisissez d’abord et avant tout celui qui favorise l’immigration. Vous êtes simplement trop lâche et trop malhonnête pour l’avouer, alors vous vous réfugiez derrière la Russie. Sans jamais vous sentir obligé, bien sûr, de nous expliquer en quoi ce serait une bonne chose d’ouvrir les portes à une horde d’abrutis, de violeurs et d’assassins.
À l’évidence, nous devons d’abord nous occuper de ce qui se passe à cent mètres de chez nous, avant de s’occuper de ce qui se passe à trois mille kilomètres.
La politique consiste à formuler des objectifs et esquisser des moyens, tout en prenant des décisions compatibles avec la réalité. Figurez-vous qu’à force de formuler des objectifs, la réalité peut changer.
C’est ainsi que l’écrasante majorité des Français et des Européens sont désormais opposés à l’immigration, malgré la propagande assourdissante des pseudo-intellectuels qui ont tenté de les faire taire des décennies durant en les traitant de racistes. Et même, grâce à elle.
De même, les libéraux, qui étaient hier, en France et dans le monde, largement favorables à l’immigration, y sont devenus fortement opposés.
Enfin, alors qu’il n’y avait le choix qu’entre des partis pro-Russie et pro-immigration, sont apparus des hommes politiques qui combattent l’un et l’autre. Regardez bien… Il semble (ô surprise !) qu’à force d’expliquer des trucs, certains finissent par comprendre. Ne soyez pas le dernier.
« Les faits sont têtus. »
Vous n’arrêtez pas de répéter ça. Mais vous n’en tenez jamais compte, des faits. Vous êtes une outre vide qui crache des slogans péremptoires sans jamais vous sentir obligé d’argumenter.
« S’il manque la charité, il n’y a rien. »
La charité impose de mettre fin aux viols des femmes de 80 ans et des filles de 11 ans, au meurtre systématique des jeunes Blancs, à l’égorgement des prêtres, à la persécution des Juifs, au pillage des finances publiques par la fraude et l’assistanat, à la saleté, aux mauvaise odeurs, au vacarme, à l’impolitesse, à la bêtise et à la méchanceté.
La charité impose de ne pas encourager des millions d’hommes à se noyer dans la Méditerranée ou dans la Manche à la recherche d’un eldorado illusoire, à ne pas jeter des millions de femmes dans les mains des violeurs qui les attendent à toutes les étapes de leur voyage vers un Occident fantasmé, à ne pas les arracher à leur patrie pour les plonger dans la drogue et la criminalité, à ne pas les vouer à une vie de misère et d’indignité, à ne pas les couper de leur culture et de leurs racines, à ne pas les déplacer à des milliers de kilomètres des tombes de leurs parents, à ne pas les attirer vers une existence d’esclaves payés au lance-pierres pour livrer des pizzas mal cuites à des gauchistes qui veulent s’excuser de leur aisance financière en faisant reluire, par ce moyen, leur supériorité morale imaginaire.
La charité, cela ne consiste sûrement pas à se prendre pour Dieu, à détruire les nations d’émigration comme les nations d’immigration en vidant les unes et en remplissant les autres, à nier l’identité des peuples déplacés comme celle des peuples envahis en prétendant que tout le monde est pareil, à jouer avec des populations entières comme avec des poupées de chiffon pour satisfaire je ne sais quel fantasme de toute-puissance, à poser au dictateur communiste qui bâtit un monde meilleur en brassant à pleines mains la matière humaine tel un ciment – et tant pis si des millions de vies sont ruinées pour satisfaire son orgueil.
La charité impose de fermer les frontières à l’immigration et de renvoyer les nuisibles qui sont déjà là.
La charité impose de démasquer l’imposture des gauchistes dans votre genre.
Cela pour tenir compte du sens vulgaire du mot charité, le seul que vous connaissez.
Mais la charité, ça ne veut pas dire donner des logements sociaux aux Noirs et flatter les musulmans, contrairement à ce que vous pensez. La charité, dans le dogme chrétien, cela désigne l’amour de l’homme pour Dieu. Ce que vous sauriez si vous étiez le pieux chrétien que vous prétendez être, imposture par laquelle vous prétendez donner des leçons de morale à tout le monde.
Et Dieu ne vote pas, figurez-vous. Les misérables petites affaires du monde n’ont rien à voir avec la foi. Cela aussi, vous le sauriez si vous aviez étudié un tant soit peu le christianisme. Votre attitude n’est pas celle d’un chrétien : c’est celle d’un musulman. C’est l’islam qui assimile politique et religion. Le christianisme non seulement les distingue, non seulement sépare l’une de l’autre, mais met la seconde au-dessus de la première. Ce qui implique une supériorité, pas un asservissement.
Maintenant, puisque vous ne cessez de nous assommer avec la Bible, qui est faite pour être lue et non pour servir d’instrument contondant, moi aussi je peux jouer à ce petit jeu. La charité, dans le sens où vous l’entendez, elle se fait en silence.
« Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret. » (Matthieu 6, 3-4)
« Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus. » (Matthieu 6, 1)
« Quand donc tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme font les hypocrites […] afin d’être glorifiés par les hommes. » (Matthieu 6, 2)
« La charité […] ne se vante pas, elle ne s’enfle pas d’orgueil. » (1 Corinthiens 13, 4-5)
Robert Marchenoir continuera éternellement à se casser les reins au service de l’anti-communisme, pour finir par voter pour le candidat le plus pro-russe de l’offrande politique.
Les faits sont têtus, s’il manque la charité, il n’y a rien.
@ Aliocha – le 9 septembre 2026
« La Russie accuse les démocraties de nazisme pour justifier ses agressions et nous imposer sa guerre. »
Oui, ça vous l’avez déjà dit. C’est impressionnant : un hamster qui trotte perpétuellement sur place en faisant tourner sa roue à toute allure. Étanchéité totale aux faits. Autisme profond. Incapacité complète à prendre connaissance de ce qu’on ignore et à en tirer profit pour faire évoluer sa pensée. Incompréhension irrémédiable des rapports de force internationaux. Je comprends, maintenant : c’est vous qui avez fait dégringoler le classement PISA de la France à vous tout seul.
« Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas lutter contre l’agresseur ni réguler le phénomène migratoire. »
Quouâââ ? Réguler le phénomène migratoire ? Mais vous êtes un raciste ! Un nazi ! Un complice de Poutine !
La Russie accuse les démocraties de nazisme pour justifier ses agressions et nous imposer sa guerre.
Les faits sont des faits et la majorité des partis anti-immigration soutient la Russie.
Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas lutter contre l’agresseur ni réguler le phénomène migratoire, mais qu’il faille éviter de se faire manipuler par la propagande post-soviétique en votant pour ceux qui, la soutenant, sont soutenus par elle et entretiennent le chaos des démagogies universelles qui n’ont d’autre objectif que de détruire nos démocraties, dont le sens profond, pour ceux qui savent tirer les enseignements de notre histoire, est de construire la paix, avec tous les moyens à disposition, y compris les armes quand cela est nécessaire.
Il est donc indispensable de cesser, au nom d’une supériorité qui a failli au XXe siècle avec les conséquences qu’on connaît aujourd’hui, de penser en termes de domination, pour concevoir un autre mode de fonctionnement qui ne répétera pas, à l’image des Russes, des Chinois, des Américains ou de toute autre entité qui voudrait imposer son pouvoir, l’erreur ancestrale des empires, tous morts de n’avoir su borner leur désir de puissance.
Nous avons les moyens, en Europe, de choisir cette alternative salvatrice pour l’humanité, quand il s’agirait de nous mobiliser pour défendre notre liberté, jusqu’à la mort s’il le fallait, mais en évitant de faire taire autrui au nom d’un gauchisme décrété par ceux qui, encore soumis à leurs illusions de pouvoir, sont manipulés par l’ennemi dans l’objectif de nous diviser.
C’est un choix libre qu’il s’agit d’opérer en connaissance de cause et du don total qu’il exige.
Il n’est donc pas possible de l’imposer, n’en déplaise à duvent, qui réclame la liberté sauf pour Aliocha, ou à son double totalitaire Marchenoir, qui voit des gauchistes partout sauf en lui-même, manipulé qu’il est par les propagandes post-soviétiques.
@ Aliocha – le 9 septembre 2026
« L’interminable longueur des philippiques marchenoiriennes ne cache aucunement sa contradiction. »
Pauvre bichon. Quelque démon invisible vous contraint à lire mes textes jusqu’au bout, alors qu’ils épuisent vos capacités intellectuelles. Quand on est trop faible pour grimper à l’escabeau, on n’accuse pas celui-ci d’être trop haut. Mais non, vous lisez quand même, puis vous vous plaignez d’avoir lu. En matière de contradiction, ça se pose là.
Malheureusement, je suis obligé d’être long, car les mensonges déversés au sujet de l’immigration par les gauchistes dans votre genre ont tellement infecté les esprits que redresser le métal tordu requiert des efforts prolongés. Ne vous plaignez donc pas de difficultés anodines dont vous êtes vous-même la cause, par votre propagande infiniment plus nocive.
« L’AfD est prorusse… »
Euh… oui. C’est ce que j’ai dit. Mais vous n’avez apparemment même pas été capable de grimper le premier échelon de l’escabeau.
« …comme Zemmour ou Trump, et l’obsession migratoire alimente les accusations russes de nazisme. »
Comment peut-on écrire une sottise aussi abyssale ? Donc si la Russie constitue une menace pour l’Occident, c’est parce qu’elle l’accuse de nazisme ? Ce n’est pas parce qu’elle s’emploie à détruire la paix, parce qu’elle bombarde l’Ukraine et l’Europe, parce qu’elle commet sabotages, assassinats, viols et enlèvements d’enfants, parce qu’elle cherche à nous asservir, à annihiler la démocratie, parce qu’elle soutient les régimes les plus dangereux de la planète ?
Qui peut imaginer que si jamais l’Occident accueillait l’immigration à bras ouverts (ce qui est d’ailleurs présentement le cas), le gouvernement russe cesserait de l’accuser de nazisme ? Voilà bien l’argument le plus imbécile qu’il m’ait été donné de lire depuis longtemps.
À vous lire, il faudrait que les peuples d’Occident acceptent de se faire envahir, insulter, piller, ruiner, frapper, violer, tuer, qu’ils acceptent de voir leur civilisation détruite par des peuplades étrangères qui ne cachent pas leur haine à leur égard, qu’ils se résignent à leur génocide par substitution ethnique, tout cela pour ne pas être accusés de nazisme par une dictature délirante qui n’hésite pas à accuser les Juifs d’être responsables de leur propre extermination. C’est de la sottise, ou de la perversité ?
Vous êtes bien l’illustration la plus éclatante de cette maladie mentale qui a subverti la raison occidentale : plutôt se faire exterminer qu’être accusé de nazisme ou de racisme. C’est vous qui favorisez le triomphe posthume d’Hitler en prétendant combattre ses idées. Faut-il rappeler, une fois de plus, à quel point le peintre autrichien raté regrettait que les musulmans aient été arrêtés à Poitiers par Charles Martel ? Car sinon, disait-il, leur culte impitoyable de la force, leur cruauté sans limites associés à la noblesse de l’âme allemande auraient fait triompher le Reich sans effort…
« Jusqu’à quand va-t-on offrir à l’ennemi son argument et se soumettre à celui contre lequel on prétend se défendre ? »
Parce que vous croyez que Vladimir Poutine est sensible à des arguments ? Vous êtes bête, ou vous êtes bête ?
« La paix jamais ne pourra s’imposer, mais ne peut que se proposer. »
Bah bien sûr. L’Ukraine, la France, les États-Unis et l’Occident tout entier ont « proposé » la paix environ un million de fois à Poutine, mais visiblement ça ne change pas ses dispositions d’un poil. D’ailleurs, Hitler a été vaincu grâce à des propositions de paix.
Puisqu’on ne peut jamais « imposer » la paix, à quoi bon entretenir une armée ? Pourquoi ne proposez-vous pas la suppression de l’armée française, de l’armée polonaise, de l’armée finlandaise, enfin de toutes les armées alliées – sans exiger la réciproque de la Russie, bien sûr, car bizarrement, c’est toujours aux Occidentaux que vous réclamez des sacrifices ? Au moins, ça nous ferait des économies en ces temps de dette périlleuse.
Quand avez-vous écrit que les Européens devraient exiger la démilitarisation de la Russie sur cinq cents kilomètres à l’intérieur de ses frontières, afin de garantir la paix ? Quand avez-vous exigé des Russes qu’ils abandonnent leur armement atomique, dont ils menacent de faire un usage préventif ? Quand avez-vous réclamé l’expulsion de la Russie du Conseil de sécurité, dont elle se sert depuis 1945 pour constamment saboter la paix et les Nations unies elles-mêmes – la Russie est, de très loin, la championne du droit de veto ?
Jamais. C’est toujours à nous de faire des sacrifices. C’est toujours notre faute, jamais celle des ennemis voués à notre perte.
Au demeurant, mon texte n’était pas consacré à l’immigration. Il s’employait uniquement à réfuter les accusations de nazisme portées contre l’AfD. Curieusement, pas un mot dans votre réplique sur ce sujet… il faut croire que vous êtes incapable de réfuter ma démonstration, selon laquelle toutes les revendications de l’AfD montrent qu’il s’agit d’un parti anti-nazi, et non le contraire.
L’ouverture à l’autre, la charité chrétienne dont vous vous réclamez si bruyamment, cela consiste aussi à respecter le travail d’autrui, et donc à affronter ce qu’il a dit si l’on tient à le contredire.
Mais non : vous déplacez la cage de buts à roulettes en prétendant une fois de plus qu’il ne faudrait pas lutter contre l’immigration, parce que ça avantagerait Poutine. C’est le contraire : le Kremlin s’emploie à injecter activement des immigrés illégaux en Europe, dans le but de l’affaiblir et de la diviser.
Vous êtes bouffi d’orgueil au point de répéter en boucle votre mantra idéologique sans jamais tenir compte des faits qu’on vous présente. Vous êtes entièrement dépourvu de charité chrétienne, laquelle vous imposerait de défendre au premier chef les femmes allemandes violées par les immigrés, les victimes de leurs fraudes, de leurs pillages et de leurs meurtres, les peuples chrétiens qui sont persécutés et torturés par les musulmans comme ils l’ont été presque sans interruption depuis le VIIe siècle.
Si vous étiez le chrétien que vous prétendez être, vous prendriez la suite des papes, des évêques et des rois chrétiens qui se sont constamment employés à repousser l’envahisseur musulman, à Poitiers, en Espagne, à Constantinople, à Lépante et jusqu’à Jérusalem. Mais vous n’êtes pas un chrétien. Vous êtes un gauchiste.
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@ Ciceron – le 9 septembre 2026
« Le commentaire de Robert Marchenoir utilise une rhétorique agressive (« grosses vaches ignorantes », « traîtres ») pour masquer la faiblesse de son raisonnement. »
L’ennui, c’est que votre raisonnement à vous n’est pas faible : il est inexistant. Franchement, vous devriez faire un effort : vous n’êtes pas sur France Inter, ici, ni à l’université d’été de LFI. Ce blog a une certaine tenue intellectuelle. Il va vous falloir beaucoup plus que ces quelques lignes péremptoires et arrogantes pour être au niveau.
« En voulant prouver que l’AfD n’est pas « nazi », il valide et excuse tour à tour le révisionnisme historique, le rejet des handicapés, le racisme systémique et la soumission au Kremlin. »
Vous mentez. J’ai dit, et démontré, explicitement le contraire.
Il n’y a de « racisme systémique » que celui que les Marron exercent à l’encontre des Blancs. Avec le concours des gauchistes fanatiques dont vous faites partie, qui s’emploient depuis George Orwell à nous expliquer que blanc c’est noir et que l’esclavage c’est la liberté.
Encore un pauvre bichon qui est froissé par ma « rhétorique agressive »… Bah oui, c’est bien le moins pour affronter des barbares qui violent des femmes de 80 ans et coupent les organes génitaux des hommes qu’ils viennent de massacrer à la Kalachnikov, avant de les leur fourrer dans la bouche. Mais le gauchiste que vous êtes est dérangé par les paroles « agressives » de ceux qui sont persécutés, pas par les atrocités des barbares contre lesquels ils se défendent.
On n’insistera jamais assez sur la dépravation morale des gauchistes.
@ Ciceron le 9 septembre 2026
« …la soumission au Kremlin »
Mais que vous a donc fait le Kremlin ?
Ne pensez-vous pas que, si nous cherchions où se trouve la principale résidence des représentants des forces du Mal causes des malheurs de la France depuis plusieurs dizaines d’années, nous la trouverions du côté de l’Élysée plutôt que de celui du Kremlin ?
Les vrais nazis, ce sont ces extrémistes gauchistes, fascistes, racistes, anti-Blancs, violents, haineux, menaçants, et leur Führer, Adolf Mélenchon, complice des envahisseurs islamistes qui ont pour mission de détruire la France et d’en faire une nouvelle colonie islamiste, une dictature islamique.
Ne vous trompez pas d’ennemis, ne répétez pas les mêmes erreurs qu’en 40.
Les démocraties occidentales peuvent mourir de leur dérive bunkérisée quand elles effacent les inquiétudes des peuples en les écrasant de « valeurs universelles » qui doivent primer sur tout. Vient alors un tribun malin qui écoute au lieu d’instruire et qui rebat les cartes.
La classe politique (en France et ailleurs) est façonnée de tabous qui croisent à angle droit les préoccupations populaires. Bientôt, les gilets bleus, verts ou rouges la mettront en décharge et les journaux « de référence » dénonceront le fascisme revenu, la « bête féconde » et tout l’attirail. Puis ils disparaîtront quand leurs propriétaires auront rejoint les Bahamas !
Finalement, la France n’a rien compris à la démocratie. Ses élites s’en méfient depuis le début.
Le commentaire de Robert Marchenoir utilise une rhétorique agressive (« grosses vaches ignorantes », « traîtres ») pour masquer la faiblesse de son raisonnement. En voulant prouver que l’AfD n’est pas « nazi », il valide et excuse tour à tour le révisionnisme historique, le rejet des handicapés, le racisme systémique et la soumission au Kremlin. L’AfD n’a pas besoin d’être la copie conforme du NSDAP pour représenter un danger mortel pour la démocratie et les libertés fondamentales.
@ Robert Marchenoir
« Un autre politicien de l’AfD a décrit le nazisme comme une « fiente d’oiseau » dans l’histoire de l’Allemagne. C’est une description parfaitement objective de la réalité. Fiente d’oiseau n’est certainement pas un terme admiratif : c’est le contraire. En revanche, c’est une toute petite déjection. Et en effet, le nazisme, qui occupe une place si éminente dans la pensée politique contemporaine, n’a duré que 12 ans et a pris fin avec la mort de son auteur. Contre 109 ans pour le communisme, qui dure encore et a fait bien davantage de morts. Le nazisme n’est plus une menace aujourd’hui, sinon en provenance de la Russie. C’est juste un épouvantail fatigué pour faire accepter l’oppression du peuple par les gauchistes. »
Wouah !!!
Ça, c’est de la haute voltige !!!
Ces gens ont osé dire que le parti nazi était de la fiente d’oiseau ? N’est-ce pas excessif ?
Certes, ce n’est pas un compliment, mais ne vont-ils pas trop loin ?
Je vous pose la question à vous, arbitre des élégances, dont la mesure et la pondération sont si appréciables.
Et puis « épouvantail fatigué », c’est fort, c’est faux et fort, parce que figurez-vous qu’il existe des gens qui ont peur des épouvantails, même fatigués…
Comme je manque de temps, je ne pourrai pas dire combien votre commentaire suscite d’admiration chez moi, c’est grand dommage, comme par exemple ici :
« Bien sûr que tous les peuples sont définis par leur identité ethnique et culturelle ! Ce n’est pas parce qu’on énonce cette évidence qu’on va envahir la Pologne, massacrer 6 millions de Juifs et faire la propagande active du végétarisme et de l’écologie. »
Six millions de Juifs ont donc été massacrés, et quelques autres millions d’on ne sait pas trop quoi, pas assez importants à vos yeux puisque vous n’en faites pas un repère, soit !
Mais permettez une question, que voici : dans quel délire, avec quelle substance, dans quel but, pour qui, vous abaissez-vous si bas, qu’il ne vous semble pas honteux de mentir, de tordre la vérité, de salir la mémoire des morts, d’humilier les vivants, de spéculer sur la vie, de soumettre l’avenir à vos fantasmes ?
Non, non, non, ne répondez pas, je vous en prie !
Non, non, laissez-moi encore me délecter du souvenir de votre prose, c’est tellement délicieux !
Je veux pour cette journée me dire qu’il existe des penseurs de votre calibre pour sauver l’humanité, et qu’elle ne sera plus fourvoyée par des bavards nerveux qui feraient rire si la mort n’était pas leur solde.
Pourriez-vous, oui, j’ose une requête, pourriez-vous ajouter à votre épouvantail un calumet de la paix ? Il paraît que le temps est à l’orage, ce sera l’occasion de remettre le feu quelque part…
@ Robert Marchenoir le 9 septembre 2026
Très bon commentaire comme d’hab’, celui-là devrait être lu par tous ces branquignols de candidats aux programmes démentiels : E. Philippe et ses baraques à frites, les 1 000 bistrots d’Attal, les hallucinantes prestations ubuesques des autres pingouins sur les chaînes infos.
Le final résume tout, je retiendrai ces deux morceaux tellement vrais, censurés par ces charlots de prétendants au trône suprême :
« Le danger actuel n’est pas le nazisme. Le danger actuel, c’est l’immigration. »
« Le qualificatif de néo-nazi attribué à l’AfD, c’est, une fois de plus, une grossière manipulation gauchiste qui n’a aucun rapport avec la réalité. »
Rassurons nos millions de veaux électeurs soumis, continuons à marteler les slogans officiels dans leur cavité orbitale censée abriter un cerveau : « le vrai danger célérusses, céleRN, cél’AfD, céléfachos, céléracciiisses, cépalislam ! »
Et bien entendu l’imparable, indiscutable et sublimissime slogan, vieux comme Hérode : « La gôôôche célégentils, la drouâââte céléméchants. »
Bingo ! Carton plein !
L’interminable longueur des philippiques marchenoiriennes ne cache aucunement sa contradiction.
L’AfD est prorusse, comme Zemmour ou Trump, et l’obsession migratoire alimente les accusations russes de nazisme.
Jusqu’à quand va-t-on offrir à l’ennemi son argument et se soumettre à celui contre lequel on prétend se défendre ?
Nous avons capacité à concevoir les enseignements des défaites impériales qui ont abouti, et ce n’est sûrement pas un détail ni une fiente d’oiseau, à la Shoah, pour inventer les institutions de la réconciliation sur la base du pardon à l’ennemi et du souci des plus faibles, invitant toutes les Linda de la terre à cette nécessité universelle de ne pas sombrer dans les messages simplistes des vieilles lunes totalitaires, quand l’Occident, vaincu par son matérialisme nihiliste, ne sait plus concevoir l’enfant que ses femmes ne veulent plus porter que comme le monstre prêt à le dévorer.
Il s’offre alors à tous les ventres féconds prêts à le remplacer, à tous les transhumanistes de toutes les Silicon Valleys, mené à nouveau au désastre stérile déjà éprouvé.
Notre hôte devrait mieux écouter Mélenchon, le vieux tigre retient les griffes de sa patte collectiviste.
Même lui sait qu’il devra tout au compromis s’il veut un jour gouverner, ce qui, à l’image de Mme Le Pen et de tous ceux qui n’ont jamais su que s’opposer, n’est pas certain.
La paix jamais ne pourra s’imposer, mais ne peut que se proposer ; les citoyens ont l’occasion d’accéder à l’exercice de la liberté pour la choisir et assumer librement l’effort qu’elle exige.
Là est le sens démocratique de la survie de l’humanité que l’Europe a aujourd’hui l’occasion d’assumer, offrant aux individus la capacité mirifique d’exercer collectivement leur souveraineté populaire, permettant de ne plus voir cet autre engendré comme un monstre répliqué, mais comme l’avenir radieux d’une humanité qui a choisi librement d’emprunter les chemins rédempteurs du pardon et de la réconciliation, consciente qu’il n’y a d’autre alternative que les mutuelles destructions.
C’est un choix clairement formulé ; reste à la France d’assumer ce destin de fille aînée de l’amour et de la liberté.
« L’Histoire ne repasse jamais les mêmes plats et le propre de sa totale imprévisibilité est qu’elle peut surprendre favorablement même les plus pessimistes d’entre nous. » (PB)
Il semble pourtant que ce soit le cas. Les Allemands sont un peuple qui a toujours eu une haute opinion de lui-même, fier de ses « grands blonds aux yeux bleus » à l’allure virile et martiale.
Pourquoi en serait-il autrement aujourd’hui ?
À noter au passage que Donald Trump s’est déjà réjoui de la victoire de l’AfD qui, au passage, est également pro-russe.
Ce genre de situation crée un certain malaise dans le conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine.
Tout laisse à penser que l’Ukraine est de plus en plus isolée sur la scène internationale, ne pouvant plus compter sur le soutien d’un Donald Trump, individu totalement versatile et qui n’a d’autres préoccupations que de vouloir étendre son hégémonie sur le monde, quel qu’en soit le prix.
Il semble que le succès de l’AfD ait créé un malaise au sein du RN. Le parti de Jordan Bardella a publiquement rompu avec l’AfD. Par contre, Sarah Knafo de Reconquête! semble être très satisfaite de la victoire de l’extrême droite en Saxe-Anhalt.
Voilà qui ne va pas faciliter le rapprochement entre ces deux partis à quelques mois de l’élection présidentielle…
Cher Philippe,
Votre billet traite d’un événement politique majeur, la première victoire d’un parti d’extrême droite à une élection régionale allemande depuis 1945, avec une légèreté surprenante.
L’AfD de Saxe-Anhalt n’est pas un simple parti « dur » qui aurait enfin parlé au peuple : sa fédération régionale est officiellement classée « confirmée comme extrémiste de droite » par l’Office de protection de la Constitution.
Ulrich Siegmund a participé en 2023 au meeting de Potsdam où Martin Sellner a théorisé la « remigration ». Réduire cela à l’apparence, au sourire et à l’urbanité du candidat, c’est transformer une percée idéologique en leçon de communication.
L’argument selon lequel « l’Histoire ne repasse jamais les mêmes plats » sert ici d’écran de fumée. Personne de sérieux ne prétend que 2026 est 1933. Mais on peut, on doit s’inquiéter qu’un parti dont la branche régionale est classée extrémiste par les services de renseignement atteigne le seuil du pouvoir dans un Land allemand.
Même le Rassemblement national, qui partage pourtant avec l’AfD certains thèmes — immigration, sécurité, défiance envers les élites —, refuse d’en faire un modèle. Ayant rompu les liens depuis 2024 après les propos de Maximilian Krah sur les SS et le projet de « remigration », ses dirigeants n’ont pas célébré ce résultat. Jordan Bardella a jugé qu’un rapprochement n’était « pas prévu ». Philippe Ballard a rappelé que « des lignes rouges avaient été franchies ». Jean-Philippe Tanguy s’est contenté de « prendre acte » d’un vote populaire, en précisant que le RN n’était « pas allié » à l’AfD, notamment sur la Seconde Guerre mondiale, les Waffen-SS et la remigration. Quand le principal parti identitaire français juge nécessaire de garder ses distances, y voir surtout une « leçon » de priorité au peuple n’est pas à la hauteur de l’enjeu.
La citation de Linda est émouvante ; elle ne dispense pas d’examiner ce que ce parti propose concrètement. Un sondage d’auditeurs de Sud Radio n’est pas un argument. Le saut final vers l’équipe de Bruno Retailleau et Geoffroy Didier achève le décalage du propos : un séisme allemand devient prétexte à une querelle de casting. On ne juge pas une percée fasciste au sourire du candidat. L’Histoire, elle, ne sourit pas.
J’entends tout le monde haleter d’angoisse parce que l’AfD serait un parti nazi. Chefs politiques, journalistes et « intellectuels » se succèdent sur les plateaux en citant ce qualificatif sur le mode du « tout le monde sait bien que ». Ben nan. « Tout le monde » ne sait rien. « Tout le monde » est une bande de grosses vaches ignorantes, décérébrées par une oligarchie de malfaiteurs intellectuels qui martèlent la propagande communiste depuis 1945.
Il faut inlassablement rappeler que l’insulte « fasciste » ou « nazi » est un outil de la panoplie de propagande anti-occidentale conçue par Joseph Staline au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. De même que l’insulte « raciste », d’ailleurs. « Tout le monde sait bien que » les Américains passent leur temps à pendre des Noirs aux arbres : tel était le slogan répété sans cesse par les Soviétiques.
Le problème de l’AfD n’est pas qu’il serait un parti nazi. Le problème est qu’il est un parti pro-russe. Hitler est mort, mais Poutine est bien vivant, et la Russie est une puissance nucléaire hostile qui nous mène une guerre apocalyptique (au sens biblique du terme) sur notre propre territoire : voilà la situation actuelle, par opposition aux fantasmes ancrés dans le passé.
Mais admettons. Admettons que l’AfD soit travaillé par des tentations nazies. Encore faudrait-il le démontrer.
Le programme économique de l’AfD est-il nazi ? À la tête du parti national-socialiste des travailleurs allemands, Hitler menait une politique économique socialiste, fortement étatisée et dirigiste. L’AfD prône une économie fortement libérale : baisse de la fiscalité, des subventions, de la bureaucratie et du dirigisme écologiste, priorité au travail par rapport à l’assistanat, meilleure protection de la propriété privée, soutien à l’accumulation du patrimoine. C’est l’exact contraire de la politique nazie.
Le mode de gouvernement revendiqué par l’AfD est-il nazi ? Je ne crois pas m’attirer trop d’objections en rappelant que l’Allemagne hitlérienne était une dictature. Le programme de l’AfD concernant les institutions est fortement libéral : multiplication des référendums sur le modèle suisse, élection du président fédéral au suffrage universel direct, limitation du nombre de mandats successifs des députés et du chancelier, nomination indépendante des magistrats, suppression de la tutelle hiérarchique exercée par le ministère de la Justice sur les procureurs… C’est à l’exact opposé du nazisme.
L’AfD est-il antisémite ? Je n’apprends rien à personne en disant que la haine des Juifs était centrale dans la vision du monde d’Hitler. L’AfD réclame des sanctions sévères contre l’antisémitisme, l’interdiction des manifestations en faveur de la disparition d’Israël, l’abolition des aides de l’État aux Palestiniens, la suppression de l’UNRWA, l’agence de l’ONU qui finance ces derniers comme réfugiés de père en fils et répand la propagande antisémite génocidaire dans ses écoles…
Et bien sûr, la revendication première de l’AfD est la fin de l’immigration de masse, notamment musulmane. C’est cette dernière qui est tout à fait pro-nazie par son antisémitisme doctrinal, millénaire et génocidaire. Ainsi que par l’obligation religieuse qui lui est faite de conquérir militairement le monde entier, puis de le réduire en esclavage.
Rappelons que les musulmans de Palestine ont été les alliés actifs d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale, et qu’ils ont activement prôné la Shoah. Ce sont les musulmans qui, aujourd’hui, massacrent effectivement les Juifs en Europe, en Israël et dans le monde. Là encore, l’AfD est résolument anti-nazi.
L’AfD prône-t-il le militarisme conquérant, la guerre d’agression et de conquête, l’asservissement des populations vaincues, l’invasion de l’Autriche, de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Pologne et de la Russie ? Dois-je rappeler qu’Hitler n’est pas aujourd’hui haï (tiens ! un domaine où la haine est permise…) uniquement parce qu’il a massacré les Juifs, il l’est aussi parce qu’il a tenté d’asservir militairement l’Europe entière. Pas du tout ! C’est le contraire ! En fait, l’AfD s’aplatit face à la Russie, et fait tout pour encourager son agression militaire à elle à l’encontre de l’Europe.
Tandis qu’il prône une souveraineté accrue des nations européennes, s’oppose à une armée européenne, à une politique étrangère commune à l’Union européenne et à l’extension de cette dernière.
En politique étrangère aussi, il n’y a pas plus anti-nazi que l’AfD.
Donc il reste quoi ? Le gauchisme d’atmosphère saisit son microscope pour détecter je ne sais quel signe infinitésimal de nazisme dans l’histoire de l’AfD.
L’AfD serait hostile aux handicapés, paraît-il. Vous ne voudriez tout de même pas qu’ils massacrent les handicapés, comme Hitler ? Vérification faite, le programme de l’AfD prévoit seulement qu’on cesse de mêler les handicapés aux élèves normaux dans les écoles (une mesure de bon sens qui va à l’encontre des fantasmes de gauche, la même qui a été proposée par Éric Zemmour, le Juif nazi bien connu) ; qu’on leur affecte des écoles spécialement conçues pour leurs besoins, qu’on augmente les allocations de leurs proches qui s’occupent d’eux et qu’on augmente leur salaire dans les ateliers spécialisés où ils travaillent.
Il s’agit donc d’une grossière manipulation gauchiste. Non seulement l’AfD ne réclame pas l’euthanasie des handicapés (évidemment !), mais il propose un programme de soutien en leur faveur. Là aussi, c’est une position explicitement anti-nazie.
Oui, mais, nous dit-on, un dirigeant régional de l’AfD a ponctuellement utilisé le slogan « Tout pour l’Allemagne ». C’était celui des SA. Mais « Tout pour l’Allemagne », c’est une revendication parfaitement raisonnable face à une politique immigrationniste dont la devise implicite est « Tout pour les étrangers ». C’est provocateur ? Bien sûr. La provocation est nécessaire, à certaines époques, pour détruire le mur idéologique et mental dressé par les traîtres qui nous gouvernent.
Un autre politicien de l’AfD a décrit le nazisme comme une « fiente d’oiseau » dans l’histoire de l’Allemagne. C’est une description parfaitement objective de la réalité. Fiente d’oiseau n’est certainement pas un terme admiratif : c’est le contraire. En revanche, c’est une toute petite déjection. Et en effet, le nazisme, qui occupe une place si éminente dans la pensée politique contemporaine, n’a duré que 12 ans et a pris fin avec la mort de son auteur. Contre 109 ans pour le communisme, qui dure encore et a fait bien davantage de morts. Le nazisme n’est plus une menace aujourd’hui, sinon en provenance de la Russie. C’est juste un épouvantail fatigué pour faire accepter l’oppression du peuple par les gauchistes.
Non seulement il ne s’agit, dans ces cas, que de déclarations ponctuelles de politiciens individuels, et non d’une position officielle de l’AfD, mais il faut être malhonnête pour ne pas voir le but, parfaitement justifié, de tels écarts qui sont, certes, politiquement regrettables, à l’instar du « détail » de Jean-Marie Le Pen : ça suffit, maintenant, de nous ramener sans cesse à notre culpabilité passée due au nazisme, pour nous faire accepter une invasion migratoire propre à détruire notre nation et notre civilisation.
Si la majorité de la classe politique, intellectuelle et journalistique de l’Allemagne et de l’Occident n’avait pas mené une interminable campagne de propagande, depuis des décennies, pour imposer l’immigration à des gens qui, fort justement, n’en voulaient pas, il n’y aurait pas de « dérapages » verbaux de ce style – qui demeurent fort modérés au regard de la colère justifiée des peuples.
Finalement, on nous dit, pour justifier l’accusation de nazisme, que les autorités allemandes ont officiellement placé l’AfD sous surveillance au motif qu’il serait soupçonnable « d’extrémisme ». Car il défendrait une conception ethno-culturelle du peuple allemand.
Mais le Rassemblement national est, lui aussi, qualifié d’extrémiste pour le diaboliser, alors que ce n’est qu’un parti de centre-gauche. Et que l’extrémisme véritable consiste à laisser faire une invasion migratoire susceptible de détruire les nations occidentales. De même, on voit bien pourquoi la tache nazie a conduit à criminaliser une conception ethno-culturelle du peuple allemand. Mais il serait temps de tourner la page. Il serait temps de grandir, comme dit OSS 117. Le danger actuel n’est pas le nazisme. Le danger actuel, c’est l’immigration.
Bien sûr que tous les peuples sont définis par leur identité ethnique et culturelle ! Ce n’est pas parce qu’on énonce cette évidence qu’on va envahir la Pologne, massacrer 6 millions de Juifs et faire la propagande active du végétarisme et de l’écologie.
Le qualificatif de néo-nazi attribué à l’AfD, c’est, une fois de plus, une grossière manipulation gauchiste qui n’a aucun rapport avec la réalité.