Une haine « antiflics » qui est nouvelle…

Il y a toujours eu, dans la tradition française, le gendarme et le voleur, l’autorité ridiculisée, la mythologie du bandit au grand cœur déjouant avec panache toutes les recherches policières.

Il y a toujours eu, sur le plan citoyen, cette hostilité viscérale à l’encontre des incarnations de l’ordre, mais cette exaspération au quotidien quand la police ne venait pas sur-le-champ répondre à votre appel.

Il y a toujours eu, dans les moments solennels et tragiques de notre Histoire, des rassemblements en hommage aux victimes de leur devoir, aux policiers et gendarmes tués, à tous ceux qui ont payé de leur vie, face notamment aux terroristes, leur volonté de défendre, de protéger et de résister.

Il y a toujours eu, au fil des temps, une malfaisance, des transgressions de toutes sortes, des délits, des crimes, une volonté perverse de ne pas se plier aux injonctions et aux commandements, une minorité structurellement vouée à défier et à intimider la majorité des honnêtes gens.

Ce qui a changé, c’est que les voyous d’alors n’étaient pas considérés, que les forces de l’ordre, pour être tournées en dérision sur le mode satirique, étaient respectées, que leur autorité n’était pas contestée et qu’en quelque sorte elles avaient la main sur le désordre et l’effervescence sociale. Les infractions ne les devançaient pas, elles ne les prenaient pas de vitesse, leurs auteurs ne prenaient jamais l’initiative de l’agression, de l’attaque initiale.

Cette haine antiflics a fini par substituer à la lutte contre l’insécurité une mise en cause permanente de la police. Aujourd’hui, on s’attache davantage à contester les conditions de son intervention qu’à mesurer l’efficacité de son action.

Au point que, sur un double plan, la lutte régalienne y perd : la police est devenue présumée coupable chaque fois qu’une interrogation grave est formulée sur les responsabilités des détenteurs de la force légitime ou de ceux qui lui ont résisté et, à cause de cette présomption, les premiers n’osent même plus aller jusqu’au bout de ce que la loi les autorise à accomplir. Leur force légitime est limitée quand la violence illégitime d’en face est illimitée.

Ces agressions, ces refus d’obtempérer, ces guets-apens qui se multiplient, ne sont que la traduction de plusieurs facteurs : ceux que je viens d’évoquer ; l’incontestable bonne volonté d’un État cependant impuissant devant des flots transgressifs, de plus en plus précoces, qu’il ne parvient pas à maîtriser ; la perversion idéologique d’une part du personnel politique qui détruit sciemment le socle de confiance et d’estime sur lequel police et gendarmerie doivent reposer ; l’incroyable renversement qui a conduit ceux que la loi devrait soumettre à s’ériger eux-mêmes en maîtres du jeu et à imposer leur propre loi. À l’air libre comme dans la plupart des prisons.

Je suis persuadé qu’une victoire régalienne et démocratique est possible, à condition d’avoir des ministres courageux jusqu’au bout, de lever les obstacles qui, sans motif constitutionnel pertinent, entravent les réformes nécessaires et de cesser de travestir l’échec relatif en triomphe et le laisser-aller en vertu républicaine.

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Voir les Commentaires (11)
  1. @ Serge HIREL le 29 août 2026
    « Dans le même sondage Ifop d’avril 2025 qui indique que 78 % de ceux-ci ont confiance en leur police, ils ne sont que 48 % à éprouver le même sentiment vis-à-vis de la justice. »

    Tant que le scandale du syndicalisme, faux nez de l’action révolutionnaire dans la justice comme ailleurs, n’aura pas été traité comme il se devrait normalement dans une démocratie (n’oubliez pas entre autres les projets visant à multiplier les recrutements de magistrats parmi des jeunes gens venus d’ailleurs, parfois hostiles à la France et à son passé ainsi qu’aux Franco-Français, à des fins de déconstruction gramscistes de la France, de sa civilisation, de sa société, de ses valeurs morales, etc.), les choses ne pourront aller que de mal en pis.

  2. Serge HIREL

    @ Robert le 29 août
    « Le fond du problème reste l’interprétation que font certains magistrats [de l’article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure] qui occultent ces dispositions en décidant d’emblée le placement en garde à vue d’un policier ou gendarme ayant utilisé son arme de service comme un délinquant standard. »

    Comme je l’indiquais dans mon commentaire que vous complétez, ce texte du 28 février 2017 — actuellement toujours en vigueur — est incomplet. Parce qu’il n’intègre pas formellement la notion de légitimité de l’emploi de l’arme de service dans les cinq cas où il l’autorise (auxquels s’ajoute d’ailleurs la dispersion, après sommations et sur ordre exprès, d’une manifestation violente — art. L. 211-14 de ce même code).

    Cette lacune permet au magistrat d’interpréter à sa guise ces dispositions. Tout comme il peut interpréter comme bon lui semble l’art. 122-5 du code pénal, qui instaure la « légitime défense immédiate », l’usage de la force et, a fortiori, l’emploi d’une arme létale restant néanmoins soumis aux principes constitutionnels d’absolue nécessité et de proportionnalité par rapport à la menace subie. Cette dernière contrainte — tout à fait entendable — permettra au Conseil constitutionnel de peser de tout son poids sur la proposition de loi votée par l’Assemblée nationale le 7 juillet dernier lorsque, après son adoption définitive, la gauche ne manquera pas de déposer un recours.

    Si, comme elle le fut, la justice était encore systématiquement l’alliée de la police face au délinquant — ce qui n’interdirait pas qu’elle punisse sans pitié les rares brebis galeuses —, ce trou dans la raquette serait sans conséquence… Mais, aujourd’hui, une partie non négligeable des magistrats est hostile à l’action de la police, y compris dans le domaine de la sécurité publique, et profite du flou de la loi pour inquiéter les forces de l’ordre, parfois plus que le délinquant.

    Tout comme son laxisme et sa lenteur dans certaines affaires retentissantes, ces mauvais traitements que la justice inflige à des policiers et des gendarmes qui ont protégé la société de la violence des délinquants ne sont pas pour rien dans le désamour entre elle et les Français. Dans le même sondage Ifop d’avril 2025 qui indique que 78 % de ceux-ci ont confiance en leur police, ils ne sont que 48 % à éprouver le même sentiment vis-à-vis de la justice.

    Bref, si, comme le dit un syndicat de police, le problème de la police, c’est la justice, celui de celle-ci, c’est le Syndicat de la magistrature et ses juges rouges.

    Voilà encore un sujet qui mérite d’être débattu pendant la campagne présidentielle : la syndicalisation politique doit-elle être autorisée au sein de la magistrature ?

  3. Serge HIREL

    « Une haine « antiflics » qui est nouvelle… » (PB)

    Ce titre m’a d’emblée interpellé. D’abord parce que le sieur Cohn-Bendit et ses révolutionnaires, les uns anarchistes, les autres trotskistes, cultivaient déjà – en 1968 – cette même haine du flic. À noter que Mélenchon n’a pas encore osé employer leur injure favorite : « CRS-SS »… et l’évitera jusqu’au 2 mai prochain pour ratisser un électorat de gauche « modérée », dans l’ensemble peu enclin à approuver ce genre de délire.

    Ensuite parce qu’en raison de sa concision, il occulte une réalité qui devrait être mise en avant plus souvent : 78 % des Français ont confiance en leur police (sondage IFOP d’avril 2025 – 76 % en 2008). Cette impression de défiance généralisée envers nos forces de l’ordre qui hante faussement l’opinion publique résulte en fait de l’activisme d’une minorité très remuante dans l’espace politique, dans les médias et sur les réseaux dits « sociaux ».

    Sans oublier que plusieurs ministres macronistes – notamment Castaner -, ainsi que le président de la République lui-même, ont apporté de l’eau à leur moulin. LFI est le fer de lance de ce combat antirépublicain, mais il reçoit des soutiens pour le moins inattendus…

    La République ne peut pas non plus continuer à supporter les insultes, les mensonges et les comportements de voyou d’un certain nombre d’élus qui, ceints de leur écharpe tricolore, protégés par leur immunité parlementaire et mus par une idéologie toxique et un clientélisme affiché, crachent à tout bout de champ sur les forces de l’ordre, y compris en vociférant dans l’Hémicycle. Par leur répétition, sans être sanctionnés à la hauteur de leur gravité, ces agissements du groupe LFI ont leur part dans le désaveu de plus en plus marqué des Français envers la classe politique.

    Après les prochaines législatives, si l’extrême gauche est encore capable de former un groupe, le règlement intérieur du Palais-Bourbon, aujourd’hui peu sévère à l’encontre des « aboyeurs » – exclusion de 15 jours au maximum -, devra être renforcé. Pourquoi ne pas instaurer un blâme prononcé par le bureau de l’Assemblée immédiatement réuni après l’incident et publié au Journal officiel ?

    Cependant, faire cesser – ou du moins judiciariser – le dénigrement systématique des policiers et des gendarmes ne résoudrait pas la principale revendication de ceux-ci : être des citoyens comme les autres en matière de justice et bénéficier, comme tout un chacun, de la présomption d’innocence, plus exactement ne plus être placés quasi obligatoirement en garde à vue après avoir utilisé leur arme, ce que l’opinion publique traduit trop souvent comme la preuve de leur culpabilité.

    Sur ce point majeur, il semble qu’un pas en avant soit intervenu avec le vote, le 7 juillet dernier, par l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi instaurant une « présomption d’usage légitime » de l’arme de service dans les cinq cas où, depuis février 2017, le droit – art. L. 435-1 du code de la sécurité intérieure – autorise son emploi. Un texte incomplet donc, pondu à la va-vite en pleine campagne présidentielle, qui, en fait, n’a en rien satisfait leur attente.

    Dans les prochaines semaines, cette proposition mesurée – et habilement soutenue par le gouvernement – sera sûrement adoptée par les sénateurs, puis retournera à l’Assemblée où, si elle trouve place dans le calendrier des travaux, elle devrait à nouveau être acceptée. D’autant plus qu’hormis les « insoumis » et leurs quelques « soumis » dans les autres formations de gauche, tous les autres députés ne peuvent pas se permettre, à une dizaine de mois du retour aux urnes, de faire fi du soutien que leurs électeurs apportent aux forces de l’ordre.

    Restera alors un seul obstacle : le Conseil constitutionnel, qui, depuis quelque temps, ne se gêne plus pour retoquer des textes de bon sens sous prétexte d’inconstitutionnalité, en s’appuyant moins sur le texte suprême lui-même que sur l’interprétation politique qu’il en fait. On se souvient que, dernièrement, il s’est montré très sourcilleux lors de son examen de la loi « Ripost », qui, pourtant, même non censurée, aurait été insuffisante pour endiguer réellement la vague de délinquance que les Français subissent actuellement.

    Selon certains constitutionnalistes, il se pourrait que le CC considère que cette proposition de loi, parce qu’elle inverse la charge de la preuve du délit ou du crime, ne respecte pas la protection des victimes, qui est un pilier de l’État de droit… Les victimes étant, dans ce cas, les voyous qui, par exemple, ont été blessés après un refus d’obtempérer… On marche sur la tête…

    Bref, il faudra peut-être encore attendre l’été 2027, le gouvernement Bardella et le référendum sur la révision de la Constitution, qui remettra le CC à sa place, pour que policiers et gendarmes obtiennent gain de cause et exercent la force légitime dont ils sont détenteurs sans craindre ni la garde à vue infamante ni l’opprobre qu’ils subissent aujourd’hui, alimenté par les « anti-flics », bien trop libres de porter préjudice à une institution majeure de l’État.

    1. Votre commentaire complète excellemment le mien.

      Hors une considération initiale d’usage légitime des armes non liée à la légitime défense puisque se fondant sur les conditions fixées par la loi, c’est-à-dire la transcription et adaptation dans le code de la sécurité intérieure d’un texte initialement applicable à la seule gendarmerie (de mémoire au titre du décret du 20 mai 1903 qui fixait avant 2009 le règlement sur l’organisation et le service de la gendarmerie) et s’imposant à présent à la police et la gendarmerie nationales, le fond du problème reste l’interprétation qu’en font certains magistrats qui occultent ces dispositions en décidant d’emblée le placement en garde à vue d’un policier ou gendarme ayant utilisé son arme de service comme un délinquant standard. Car la garde à vue est normalement destinée à empêcher la fuite de l’auteur d’une infraction. A-t-on vu un policier ou un gendarme se soustraire aux suites administratives et judiciaires après un usage des armes ?

      Dans cette logique pseudo-judiciaire, l’on est en droit de poser la question de savoir si les personnels en uniforme des forces de l’ordre devraient continuer à porter une arme ! Et les LFistes, dont monsieur Mélenchon, ne cachent pas leur volonté de désarmer les policiers…

  4. Je regroupe ci-après, Monsieur Bilger, les quelques phrases qui me semblent résumer le mieux le fond de ce billet : « La police est devenue présumée coupable chaque fois qu’une interrogation grave est formulée sur les responsabilités des détenteurs de la force légitime ou de ceux qui lui ont résisté et, à cause de cette présomption, les premiers n’osent même plus aller jusqu’au bout de ce que la loi les autorise à accomplir. Leur force légitime est limitée quand la violence illégitime d’en face est illimitée. […] la perversion idéologique d’une part du personnel politique qui détruit sciemment le socle de confiance et d’estime sur lequel police et gendarmerie doivent reposer ; l’incroyable renversement qui a conduit ceux que la loi devrait soumettre à s’ériger eux-mêmes en maîtres du jeu et à imposer leur propre loi. »

    D’évidence, notre classe politique n’a aucun courage : des mots, mais rien de concret pour renforcer le cadre d’action de la police et de la gendarmerie nationales.

    Tout d’abord, la procédure pénale n’a jamais cessé d’être complexifiée à souhait. Les promesses de simplification ont maintes fois été exprimées, mais jamais traduites dans les faits. Bien au contraire, cette complexité voulue entraîne, notamment dans le temps de la garde à vue des délinquants ou criminels, un allongement excessif du temps de rédaction au détriment d’autres opérations de police, techniques notamment. Qui plus est, cela a aussi pour effet de multiplier les risques d’erreurs de pure forme exploitées par les avocats pour obtenir l’annulation de pièces essentielles du dossier d’enquête.

    Mais cela est aussi valable pour les magistrats, instructeurs notamment. Et ce n’est pas nouveau puisque, dans le cadre de l’affaire Grégory, une erreur du juge d’instruction a suffi pour faire annuler toutes les pièces concernant les dépositions d’un témoin essentiel et donc faire que, quarante ans plus tard, la vérité, quoique approchée, n’a jamais pu être faite.

    Ensuite, on assiste quasiment impuissants à la multiplication des refus d’obtempérer, notamment avec des véhicules mettant en danger la vie tant des membres des forces de l’ordre que des autres usagers de la route. Qui plus est, alors même que la vie des policiers et gendarmes est directement menacée et qu’ils pourraient légitimement faire usage de leurs armes létales, trop souvent ils ne le font pas par crainte de se retrouver eux-mêmes placés en garde à vue et poursuivis. En cela, l’affaire Nahel est fort instructive. Et lorsque le législateur rédige des modifications des textes pour considérer que l’usage des armes doit être a priori considéré comme ayant eu lieu dans le cadre légal, sauf éléments contraires apparaissant au cours de l’enquête, c’est le Conseil constitutionnel qui annule ces dispositions. Il faut cependant considérer que cette rédaction était, à mon sens, très imparfaite, avec pour conséquence un report sine die…

    Enfin, l’une des conséquences de cet état de fait est qu’un nombre de plus en plus grand de policiers et gendarmes quittent par anticipation leurs institutions, avec en corollaire des besoins plus importants de recrutement et de formation dans une société de moins en moins formée à la rigueur intellectuelle comme personnelle. Il suffit de se rappeler la demande du Premier ministre de procéder à des contrôles antidrogue dans le personnel des ministères, sachant que nombre de personnes de ces niveaux sociaux et fonctionnels sont adeptes de la cocaïne ou du chemsex !

    Donc, contrairement à vous, Monsieur Bilger, je reste pessimiste quant au fait de trouver « des ministres courageux jusqu’au bout, de lever les obstacles qui, sans motif constitutionnel pertinent, entravent les réformes nécessaires et de cesser de travestir l’échec relatif en triomphe et le laisser-aller en vertu républicaine ». Surtout lorsque l’on sait que rien que les mots « vertu républicaine » suffisent à présent à classer leur auteur dans l’extrême droite, notamment dans les milieux fréquentés par Dame Sandrine Rousseau ou quelques autres égéries de LFI…

  5. Patrice Charoulet

    Un de nos confrères d’ici me taxe, avec assez de régularité, de gauchisme. D’aucuns le croient sur parole. Qu’il nous dise, s’il le peut, comment il s’est conduit à l’égard des policiers et des gendarmes durant toute sa vie.

    J’assure, quant à moi, que ma conduite n’a pas varié tout au long de ma vie en ce domaine.

    Ne buvant pas une goutte d’alcool, je n’ai jamais roulé en état d’ivresse. Respectant le Code de la route, j’ai tous mes points de permis de conduire. Quand on me demande mes papiers, je les montre poliment et calmement.

    N’ayant de ma vie jamais participé à une seule manifestation et abhorrant les foules comme les meutes, je n’ai jamais injurié ou insulté un seul membre des forces de l’ordre. Quant à leur lancer des pierres ou à brûler des choses dans les rues, je n’y ai jamais songé.

    Je souscris de plus à cette affirmation d’Alain : « Les policiers ne sont pas assez payés pour les services qu’ils nous rendent. »

    Il y a quelques mois, ayant perdu mes papiers lors d’une de mes promenades jusqu’au bout de la jetée de Dieppe et m’informant sur les moyens de les renouveler, j’ai eu l’agréable surprise de recevoir la visite de deux policiers qui, après quelques questions, m’ont remis mes papiers.

    Toutes les polices du monde ne se valent pas. Qui a vécu dans plusieurs pays (c’est mon cas) pourrait en témoigner. Mais je m’arrête ici.

    Voilà mon avis sur la question. Est-il celui d’un gauchiste ? Je vous en laisse juger.

    Je ne voterai pas pour Le Pen fille pour autant. Ne mélangeons pas tout.

    Dois-je vraiment préciser que mon casier judiciaire est vierge ?

    1. Si votre casier judiciaire est vierge, vous n’avez aucune chance de pouvoir vous présenter aux élections en tant que candidat.

  6. La chute du billet de notre hôte est terrible, en ce qu’elle constate en creux la déliquescence des pouvoirs publics.
    Les « réformes » n’en sont pas, et le « triomphe » est entré dans l’ADN des cabinets ministériels. Nous vivons dans un État de communication permanente qui masque son impuissance.

  7. « Il y a toujours eu, dans la tradition française, le gendarme et le voleur, l’autorité ridiculisée, la mythologie du bandit au grand cœur déjouant avec panache toutes les recherches policières. » (PB)

    « L’effet Guignol », en quelque sorte…

  8. « Je suis persuadé qu’une victoire régalienne et démocratique est possible, à condition d’avoir des ministres courageux jusqu’au bout, de lever les obstacles qui, sans motif constitutionnel pertinent, entravent les réformes nécessaires et de cesser de travestir l’échec relatif en triomphe et le laisser-aller en vertu républicaine. » (PB)

    Je ne vois pas trop ce que des ministres, fussent-ils courageux, peuvent faire de plus pour lutter contre ce fléau que constitue la délinquance des mineurs.
    Des lois existent qui prennent en compte tous les actes délictueux que les citoyens subissent dans leur quotidien, il suffit de les appliquer dans toute leur rigueur et non pas « adoucir » les peines en faisant preuve d’une indulgence qui n’a aucun effet correctif en retour.

    Peut-être faut-il aussi être plus sévère avec les parents de ces délinquants. C’est à eux qu’il appartient d’inculquer les premiers principes de la vie en société à leurs enfants, à commencer par le respect des institutions et des personnes dépositaires de l’autorité.
    Dès que ces « sauvageons » (dixit J-P Chevènement) ont atteint l’âge de 13-14 ans il est trop tard pour apprendre les bonnes manières. Ils sont alors des proies faciles pour le narcotrafic et la prostitution.

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