Lisant, le 27 août au matin, l’éditorial de Vincent Trémolet de Villers (Le Figaro) dénonçant, sur le plan politique, « les dernières nouvelles du vide », je m’étais tout de suite ému face à cette dérision, considérant qu’il n’y avait pas de pire moyen médiatique pour aggraver une médiocrité que, par ailleurs, on stigmatisait.
On apprenait dans ce même quotidien que Marine Le Pen, qui ne faisait pas de triomphalisme, selon une enquête d’opinion, serait largement en tête au premier tour de l’élection présidentielle et qu’elle l’emporterait face à tous ses adversaires au second tour, la défaite la plus honorable revenant à Édouard Philippe.
Ce même jour, il y a eu le premier débat présidentiel organisé par le Medef, avec LCI, sur le court Philippe-Chatrier de Roland-Garros, avec les sept candidats officiellement déclarés.
Le « vide » déploré le matin, après trois heures de débats, était, à mon sens, devenu du « plein » et, sur ce plan, je partageais volontiers l’appréciation favorable d’Yves Thréard, qui qualifiait cette rencontre politique de « bon premier match ».
Hors de question de surestimer l’impact de cette confrontation initiale, d’autant plus que les patrons consultés demeuraient toujours aussi inquiets après cette dernière.
Il n’empêche – sans être spécialiste de toutes les problématiques économiques, financières et sociales discutées par les intéressés – que le débat m’a passionné, que le heurt des personnalités nous a beaucoup appris et qu’en général, dans la forme et la courtoisie au moins apparente, la qualité et la tenue ont été au rendez-vous.
Il me semble également que la langue de bois n’a pas été dominante et qu’aucun des candidats, dans des genres différents, n’a fait preuve d’hypocrisie face à ce public dont les préférences étaient clairement affichées.
Parmi les sept candidats, on sentait évidemment des connivences intellectuelles et politiques entre Bruno Retailleau, Édouard Philippe et – qu’il me pardonne – Gabriel Attal. Raphaël Glucksmann n’était pas toujours éloigné de Marine Tondelier et Jean-Luc Mélenchon se retrouvait souvent seul à défendre, d’ailleurs brillamment, des positions majoritairement jugées iconoclastes.

Pour tous les autres, s’il y avait des antagonismes de fond, ils autorisaient tout de même des blocs de consensus sur certains sujets et, ailleurs, des divergences d’approche qui n’étaient pas insurmontables.
Bruno Retailleau a été fidèle à lui-même, avec cette étrange rançon payée par une personnalité que son intégrité, sa constance et sa sincérité paraissent parfois desservir. Comme si on n’en doutait plus mais qu’on attendait plus, du nouveau.
Marine Le Pen n’a tiré, durant les échanges, aucun avantage vulgaire de sa situation pour l’instant dominante. Au contraire, elle m’a paru prudente, parfois timorée, comme la favorite qui craindrait le moindre faux pas.
Raphaël Glucksmann est très intelligent, sa pensée est complexe et ce ne sont pas les « piques » trop régulières qu’il adressait à certains autres qui le faisaient échapper à cette impression d’une vraie singularité. D’autant plus que son verbe, loin de rendre accessible et limpide ce qu’il avait élaboré, le maintenait à un haut niveau de sophistication, toujours élégante malgré ses envies d’en découdre.
Édouard Philippe a manifestement, tout en étant critiqué pour son bilan, joué sur son ancienne condition de Premier ministre en faisant preuve d’une autorité, d’une assurance et d’un volontarisme informé qui cherchaient à communiquer une image battant en brèche les caricatures récentes.
Jean-Luc Mélenchon, pour qui n’était pas dupe, faisait rire avec cette amabilité et cette retenue de fraîche date (le loup étant devenu tactiquement un agneau, au demeurant très relatif !) mais contraignait à écouter avec attention une dialectique, une argumentation et une oralité de haute volée.
Gabriel Attal, talentueux, efficace, s’appuyant sur les cordes sensibles de son auditoire, ciblant avec justesse et opportunisme les sujets porteurs, s’éloignait du registre présidentiel pour s’abandonner avec volupté à celui du bretteur heureux de l’être. Quelles que soient les circonstances.
Je garde Marine Tondelier pour la mauvaise bouche parce qu’elle a été, à mon sens, avec sa fraîcheur et son enthousiasme vindicatif, la moins bonne, exagérant ses mouvements d’humeur pour faire oublier ce qui pouvait en effet apparaître comme une subtile relégation.
Je ne me suis pas ennuyé une seconde.
Quelle formidable comédie humaine !
@ Ellen – le 29 août 2026
« Remarquez, côté attractions, on est servi chez Davynimal. Et c’est hyper drôle et gratuit. »
Après Davynimal, je vous propose un autre style : la nouvelle chaîne de chansons folkloriques de Thaïs d’Escufon, Filles d’Europe. Surtout n’allez pas voir, hein… Si vous aimez ça, vous êtes une grosse ouaciste.
On n’a pas idée de chanter une chanson de colons blancs d’Afrique du Sud, hymne de l’école militaire de Coëtquidan. Ou une autre, traditionnelle dans l’armée française avant que la gauche ne l’y fasse interdire. Surtout quand on a été persécutée en tant que porte-parole de Génération identitaire !
En plus, c’est interprété par une jolie fille, qui a une belle voix, chante juste et s’habille de façon féminine mais sans vulgarité.
Voilà un « suprématisme blanc » absolument intolérable.
Observez la robe portée par Thaïs d’Escufon dans l’enregistrement des Lansquenets : ses broderies ressemblent furieusement à celles de la vychyvanka, la chemise traditionnelle ukrainienne, désormais portée le troisième jeudi de mai par fierté nationale en réponse à l’impérialisme russo-poutinien. Rien n’indique qu’il s’agisse d’une référence explicite à la vychyvanka ; mais voilà, les costumes folkloriques européens présentent un fort air de famille.
Vous remarquerez au passage quel est le pays qui défend les valeurs traditionnelles de l’Occident… son nom ne commence pas par « Rus » et ne se termine pas par « sie ».
Comme quoi, un autre monde est possible : il suffit de sortir du carcan mental imposé par la gauche depuis 40, 80, 200 ou 400 ans, selon l’endroit où l’on choisit de placer le curseur. Comme l’a montré Sarah Knafo, avec ce trait de génie tout simple qu’elle a introduit dans sa campagne pour les élections municipales à Paris : réclamer le retour de la beauté.
Voilà qui n’est ni facho, ni d’extrême droite, ni républicain, ni gaulliste… c’est une nécessité évidente. Une fois que quelqu’un a eu la lucidité de l’énoncer.
@ Serge HIREL le 29 août
Merci pour votre objection. Vous avez raison : demander qui produira demain la richesse nécessaire au financement du modèle français suppose encore que ce modèle puisse — et doive — être sauvé. Or c’est précisément ce postulat qu’il faudra peut-être avoir le courage d’interroger.
Que la France veuille garantir l’éducation, la santé, la solidarité envers les plus vulnérables, la sécurité et une certaine cohésion nationale ne me paraît nullement appartenir à un monde disparu. En revanche, que ces fins doivent nécessairement être poursuivies par l’organisation administrative, fiscale et sociale héritée du XXe siècle est beaucoup moins évident. Préserver les finalités n’oblige pas à sanctuariser les moyens.
C’est peut-être même là que se trouve la véritable révolution dont notre pays aurait besoin : non pas démanteler par principe l’État-providence, ni tenter désespérément de restaurer celui des Trente Glorieuses, mais redéfinir ce que l’État doit garantir, ce qu’il doit accomplir lui-même et ce qu’il doit enfin rendre à la société, aux individus et aux entreprises. L’État nécessaire évoqué ne serait donc pas l’État ancien amaigri. Il pourrait être un État profondément repensé.
Vous soulevez également une question essentielle avec l’IA, la robotisation, le numérique et les nouvelles puissances économiques. Réindustrialiser ne peut évidemment signifier reconstruire à l’identique l’appareil productif de 1970. Il s’agit plutôt de savoir quelles capacités productives, technologiques, énergétiques et scientifiques une nation doit conserver pour demeurer maîtresse d’une part suffisante de son destin. La souveraineté de demain se jouera probablement autant dans les algorithmes, les données, les semi-conducteurs et l’énergie que dans les usines.
Reste alors votre dernière remarque, qui me paraît la plus importante : qui osera poser la question devant les Français sans leur promettre simultanément que presque tout pourra changer sans que presque rien ne change pour eux ? Le véritable courage ne consistera peut-être pas à réparer le modèle français, mais à discerner ce qui, en lui, mérite d’être transmis et ce qui doit accepter de disparaître.
@ hameau dans les nuages le 30 août 2026 (@ sylvain le 30 août 2026)
« Si je puis me permettre, voilà la danse des canards revisitée :
https://www.youtube.com/watch?v=5ta_NBBmsZg
Avouez que c’est entraînant ! 🙂 »
Bof, la vraie est plus entraînante. Je me rappelle d’une bonne femme au fessier éléphantesque qui tortillait son popotin sur cette danse lors d’une soirée de mariage. C’était dantesque : tous les invités, témoins de ce moment épique, souffraient de douleur en faisant tous les efforts possibles pour se retenir d’exploser de rire. À immortaliser ! Dommage que nous n’ayons pu en faire des vidéos, succès mondial garanti.
@ sylvain le 30 août 2026
Si je puis me permettre, voilà la danse des canards revisitée :
https://www.youtube.com/watch?v=5ta_NBBmsZg
Avouez que c’est entraînant ! 🙂
Je n’ai pas sacrifié une seconde de mon temps, tant en direct qu’en replay.
La France a besoin de courage et de bon sens, pas d’un spectacle de marionnettes dont le tireur de ficelles a le charisme d’une huître.
Dites, cher Aliocha, je ne sais pas ce que vous prenez, mais c’est d’la bonne. Vous devriez conseiller certains des prétendants au trône. Ils se contentent d’une poudre, ah flûte, le nom m’échappe, tout en nous expliquant vouloir nous protéger de son commerce.
Au moins, on rigolerait.
Quant à moi, je vous remercie de vous inquiéter de ma santé, mais bon, si ce que disent les médecins est vrai et qu’un verre d’alcool équivaut à cinq minutes de vie en moins, d’après mes calculs, je vais mourir en 1850.
Si Attal est élu, nous aurons le premier couple homosexuel au monde à la (Allah) présidence d’une nation. Souvenez-vous du jour où Gabriel (le) s’était vanté haut et fort au micro qu’en France, nous pouvions nous enorgueillir d’avoir un homosexuel comme Premier ministre. Ça a fait gondoler de rire un monde entier encore normalement équilibré et écœuré beaucoup d’autres pays, de cultures et de mœurs qui ne supportent pas ces genres d’individus « spéciaux ».
Je ne suis plus étonné d’entendre dire que nous sommes le premier pays touristique au monde : un peuple de spécimens très curieux qui attise la curiosité de la planète sur tous les plans : ruine économique, sociale et sociétale, genres dégénérés, justice complice des criminels, victimes menacées, police insultée par des élus, OQTF, squatteurs qui sévissent en toute impunité… Un vrai parc d’attractions diabolique auprès duquel tous ceux d’Arabie saoudite qui vont s’implanter chez nous font figure de cours de récréation de maternelle.
@ Aliocha
le 30 août 2026
« Quelle débandade ! »
Meuuuh non, coin-coin, cher Aliocha, pas de débandade, au contraire ! En 2027, nous présenterons, le jour du « veaute », notre programme musical préféré, qui a été longtemps en tête du célèbre et regretté hit-parade de l’époque, destiné aux troupeaux de veaux, vaches, cochons, couvées qui iront déposer leurs feuilles de papier toilette dans les burnes. Suffit de savoir se dandiner… D’ailleurs, dandiner vient de dindon, comme tous les dindons de cette épouvantable farce macronienne.
Le tableau de Brueghel l’Ancien, Les Proverbes flamands, illustre la folie et les vices des hommes…
Nous voyons, au premier plan, en bas à gauche, le mordeur de pilier, aka Aliocha… qui joue plusieurs scénettes parce qu’en matière de grossièretés imbéciles, il tient le haut du pavé…
Mon meilleur ami dieppois s’étonnait de mon refus de suivre les orateurs politiques, trop nombreux, parlant devant le Medef. J’ai dit ici mes raisons.
En prenant ce jour un café, comme tous les matins, avec lui, le même ami m’a dit avoir suivi avec intérêt le débat entre Édouard Philippe et François Hollande sur LCI.
Rentré chez moi, je l’ai écouté sur la Toile. Le conseil de mon ami était bon : ce débat était de bonne qualité. Je le recommande à mon tour.
@ Cicéron le 30 août
Votre harangue date quelque peu… Plus vulgairement, elle pue le réchauffé. On en est à préparer l’avenir de la France. Vous, vous pataugez dans une haine recuite. Par ailleurs, je vous rappelle qu’actuellement Marine Le Pen est présumée innocente. Votre libelle hargneux n’en fait pas mention. Cela constitue une atteinte à l’un des piliers de notre État de droit…
@ Aliocha le 30 août
« Aussi, Aliocha rappellera à tout cet aréopage (…) »
Le pète-au-casque s’aggrave… Vous voici déclamant vos commandements en employant l’illéisme, tel Jules César évoquant ses victoires. À quand l’écriture d’un cinquième Évangile ? À moins que vous n’envisagiez la révélation d’une nouvelle Bible, dans laquelle vous proclameriez l’Europe Terre promise et déplaceriez les Lieux saints de Jérusalem à Bruxelles.
En tout cas, pour l’instant, tout cela ressemble à une débandade… une débandade de vos neurones…
@ Ellen le 29 août 2026
Lire ou relire Pinocchio, et voir combien la métaphore employée pour aborder le rapport au labeur ou au divertissement est d’actualité…
Chapitre XXXI : Pinocchio vit pendant cinq mois une vie de cocagne, toute de jeux et de divertissements et sans école.
Chapitre XXXII : Des oreilles d’âne lui poussent, puis Pinocchio devient un âne pour de vrai et se met à braire.
La France est en plein chapitre 32 et, tout ânes que nous soyons, il y a à bien repérer les élites qui nous ont menés là et à les déposer en 2027.
@ Aliocha le 30 août 2026
Mon Dieu ! si j’ose dire sans vouloir blasphémer, il va falloir redescendre les pieds sur terre…
À ce propos, nous avons reçu il y a peu un jeune couple d’Espagnols venant de Lourdes sur la voie du Piémont. Après avoir dormi à la maison, ils sont repartis sur Saint-Jean-Pied-de-Port, d’où ils ont envoyé des messages pour nous remercier encore de l’accueil qu’ils ont eu à la maison.
Pas Afuera mais Ultreïa ! 🙂
L’heure n’est plus aux faux-semblants ni aux compromis. Alors que la France s’apprête à faire des choix décisifs pour son avenir, nous devons regarder la vérité en face, sans détour.
Marine Le Pen prétend incarner l’ordre, la rigueur et la voix du peuple. Mais de quel ordre parle-t-on ? De quelle rigueur ? Et surtout, de quel respect pour les Français ?
On ne peut pas prétendre diriger la République quand on en affaiblit les piliers. Son projet n’est pas une alternative, c’est une menace directe pour notre État de droit. Vouloir inscrire la discrimination dans nos textes fondamentaux, c’est briser la promesse d’égalité qui est le cœur de notre nation. Vouloir affaiblir nos contre-pouvoirs et nos juges, c’est priver chaque citoyen de ses protections les plus élémentaires.
Mais le projet politique ne fait pas tout : la méthode en dit long sur la réalité du pouvoir qu’elle exercerait. Pendant des années, Marine Le Pen a hurlé au scandale contre les élites et la dépense publique. Et pourtant, que s’est-il passé dans l’ombre ? Des millions d’euros détournés. L’argent des contribuables, censé financer le travail parlementaire, a servi à alimenter la machine de son propre parti. C’est un système méthodique, sanctionné par la justice, qui consiste à prendre dans les caisses publiques ce que l’on refuse d’assumer sur ses propres deniers.
Le paradoxe est insupportable : conspuer l’Europe du matin au soir, dénoncer ses institutions, mais ne manifester aucun scrupule à en siphonner les budgets. C’est un cynisme absolu.
Et ce cynisme atteint son sommet quand on se rappelle ses propres paroles. Hier encore, face aux caméras, elle réclamait avec véhémence l’inéligibilité à vie pour tout élu coupable de détournement de fonds publics. Elle érigeait l’exemplarité en dogme absolu, affirmant que la loi devait s’appliquer avec une sévérité implacable. Mais aujourd’hui, rattrapée par ses propres actes, le discours s’inverse : la sanction qu’elle exigeait pour les autres devient une « cabale », et la justice qu’elle invoquait devient un « complot ». Quelle valeur accorder à la parole de quelqu’un pour qui les règles morales s’effacent dès qu’elles la concernent ?
La fonction présidentielle exige une exemplarité sans faille, une probité absolue et le sens du bien commun. On ne peut pas diriger la France en traitant la justice de partiale dès qu’elle fait respecter la loi. On ne peut pas rassembler un peuple en attisant les divisions et en pratiquant une morale à géométrie variable.
Refusons la démagogie de ceux qui prêchent la vertu mais pratiquent le détournement. Choisissons l’intégrité, la vérité et le respect de nos institutions républicaines. Pour la France, pour notre démocratie, nous ne pouvons pas laisser l’avenir du pays entre de telles mains.
@ sylvain le 29 août 2026.
« Aujourd’hui, la Pologne est le pays le plus sûr d’Europe. »
Je fus il y a peu en Pologne et très surpris du contraste de situation avec la France.
En effet, bien que les stigmates du communisme y soient toujours présents, je me suis senti en sécurité dans ce pays (comme, par ailleurs, en Hongrie), au sein d’une population monochrome, avec des gens détendus, encore éduqués et urbains, qui se conduisent comme des citoyens responsables, c’est-à-dire respectueux des autres, sans animosité, énervements, insultes, agressions, menaces ni risques pour leur propre vie. D’ailleurs, les policiers n’y sont pas déguisés en chars d’assaut comme dans les pays dits civilisés et, plus surprenant, les juifs, notamment à Cracovie, vaquent à leurs occupations sans craindre d’afficher les signes d’appartenance à leur religion.
Et la France ? Elle subit depuis un demi-siècle un processus de déclassement généralisé, comme l’illustre, s’il en était besoin, le cirque tragi-comique préparatoire à l’élection présidentielle, objet de ce billet.
@ Ellen
le 29 août 2026
https://www.lejdd.fr/Societe/lyon-deux-clandestins-algeriens-interpelles-puis-remis-en-liberte-apres-une-violente-agression-en-pleine-rue-182046
Danse des canards ou danse des cadavres ?
Ces phénomènes extrêmement graves se multiplient dans notre pays sans que ça ne fasse sourciller tous ces charlots prétendants au trône (j’ai le même dans mes WC).
Dernièrement, un(e) JAP a accordé une énième permission, la douzième, à un dangereux criminel, tueur d’un policier, qui a écopé d’une peine très généreuse ; en outre, ce fou dangereux, aussi fou que ce JAP soit dit en passant, poste des vidéos depuis des boîtes de nuit, des parcs d’attractions, en bonne compagnie, sur les réseaux sociaux, pour narguer la famille du policier qui, depuis, en est terrorisée. La femme et les trois filles, très choquées moralement, redoutent que ce malade (aussi malade que ce JAP), une fois ressorti grâce à ces fameux aménagements de peine criminels, ne récidive sur le reste de la famille.
C’est l’État de droit, c’est la loi, un crime organisé par des juges rouges bons pour l’asile psy. Personne ne bouge, tout va bien, les candidats se taisent, impuissants, donc complices de cette horreur judiciaire.
Ces JAP devraient être internés d’office pour crimes contre la société et mises en danger d’autrui, au motif d’abus idéologiques de leurs fonctions en vue de commettre des crimes par prisonniers interposés. Lola, Philippine, Thomas et des dizaines d’autres ne peuvent plus témoigner, sinon ils seraient accusés de faire le jeu de l’extrême droite, la belle affaire !
Je n’irai voter que si un candidat inclut dans son programme la classification de cette justice diabolique comme étant une organisation criminelle, voire terroriste, qu’il vire tous ces salopards et les remplace par de vrais juges qui appliquent les vraies lois, pas celles de leur idéologie gauchiste.
Surtout que, malgré le floutage du criminel, tout le monde a compris qu’il fait partie de ces « nouvelles richesses » tant adulées, protégées par Macron et toute la gauche complice de cet électorat « providentiel » ; le vrai danger étant le RN, bien entendu, ben voyons !
Tout le monde connaît la liste interminable des victimes de ces assassins ensoutanés protégés par notre pouvoir islamo-gauchiste, et tous ces candidats qui, après avoir déjà massacré et ruiné le pays, sont revenus sans vergogne, sans pudeur, avec une arrogance insoutenable, nous ressasser leurs bobards habituels : « Il faut redonner un élan à la France », « Le pays doit se ressaisir », « Un souffle nouveau »… etc., ad nauseam.
Sinon, il ne nous reste plus qu’à aller devant les bureaux de vote présenter aux électeurs cocufiables, cocus, cocufiés, une danse des canards (nous invitons Aliocha), je ne vois aucune autre solution.
Quelle débandade !
Hameau file en l’Espagne de tous les afuera.
Ellen s’enferme au tabernacle canadien de tous les racismes bolloréens.
Hirel, manipulé par la démagogie trumpo-poutiniste, prévoit que Mélenchon se comportera comme lui à l’endroit de Macron.
Marchenoir est parti voilà longtemps en sa pampa argentine chevaucher l’étalon de sa blanche supériorité.
Jérôme, la tête en son fromage, n’a plus que ses pieds pour ingurgiter sa vodka tchétchène, et sylvain régurgite sa purge frelatée de mare aux canards.
Ghinsberg, après son flirt avec duvent, se retrouve Gros-Jean comme devant, devant le trou où la styliste distinguée finit toujours par disparaître, cachant la honte de ses cruautés.
Aussi, Aliocha rappellera à tout cet aréopage, sous le crachat des insultes, qu’il est urgent de se tendre la main, comme le conseille notre humaniste esseulé retourné en Hollande, mais, avant peut-être de devoir, volontairement ou non, se donner la mort pour éviter de trop souffrir, qu’il y aurait là une musique toute française de joie et de liberté, seule à même d’affronter le néant, quand enfin nous aurions reconnu ce que nous sommes.
Après avoir dénié le résultat de l’élection précédente, Hirel exige des applaudissements avant la prochaine, au nom de la démocratie du « mon clan ou rien »…
À force de vendre ainsi la peau de l’ours, les canards de la future hypothétique cheffe des armées à titre symbolique risquent de se retrouver le bec dans l’eau de la mare aux sylvains.
En France, on aura plus de parcs d’attractions que d’industries où on aurait pu fabriquer nos propres produits « made in France », avec des milliers d’embauches à la clé, au lieu d’importer du « made in China ».
MBS, d’Arabie saoudite, a signé un contrat avec E. Macron pour 6 milliards d’euros afin d’ouvrir trois parcs d’attractions près de Paris. Et ce sera combien, le ticket d’entrée ?
Remarquez, côté attractions, on est servi chez Davynimal. Et c’est hyper drôle et gratuit.
Pour vous détendre avant que Monsieur Bilger ne passe au billet suivant, regardez au moins les tout derniers. On peut rester sérieux sans se prendre au sérieux. Bon divertissement !
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Je suis très en colère. Il n’y a pas que le manque de moyens, il y a pire : il y a aussi un manque de jugeote chez certains juges, complices ou laxistes. Notre sécurité passe au dernier plan.
Un jeune de 16 ans se fait violemment agresser en pleine rue et voler son collier en or.
Après que la police les a remis à un juge, celui-ci, complètement inconscient, libère ces deux agresseurs algériens en situation irrégulière, pourtant interdits de séjour sur notre territoire. Et ça continue.
Vivement mai 2027.
https://www.lejdd.fr/Societe/lyon-deux-clandestins-algeriens-interpelles-puis-remis-en-liberte-apres-une-violente-agression-en-pleine-rue-182046
Est-ce que ces juges sont au moins conscients qu’ils poussent les Français à voter pour la Droite affranchie ou le RN ? Nous débarrasser de ce fléau malfaisant qui nous pourrit la vie est l’une de nos priorités.
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Débat à Sens hier avec F. Hollande vs É. Philippe, qui se regardent à peine dans les yeux, invités par Darius Rochebin. Et rebelote.
Le premier a propulsé Macron à l’Élysée après avoir remballé ses 13 % à la sortie, le second nommé Premier ministre pendant trois ans chez le financier Macron. Belle paire de faux jetons. J’espère qu’ils n’ont pas mangé de cassoulet avant de monter sur scène. Ça pourrait envenimer le débat.
Dans beaucoup de pays, Canada compris, quand les politiques perdent, on ne les revoit plus jamais.
En France, les nuls n’ont pas honte de revenir après avoir fait couler la France. Les mêmes reviennent pour nous dire qu’ils feront mieux… Blablabla… Allez, dehors les tocards ! On n’a plus d’argent pour vous offrir du caviar et du champagne à volonté.
Tous ceux qui ont failli et ruiné la France ne devraient plus être invités. Il faudrait l’inscrire dans la Constitution, devenue un peu poussiéreuse.
L’extrême médiocrité de tout ce qu’on nous sert depuis des dizaines d’années tient aussi au fait qu’il n’y a plus besoin de personnes de qualité tournées vers le bon fonctionnement du pays. Il faut des cabris bêlant l’Europe ! L’Europe ! Et avec ce troupeau de crétins, on est servi, ils chantent en choeur :
Refrain
Oh U oh U oh Ursuleuuuu
Pour toi d’amour mon coeur brûleuuu
Il faudrait il faudrait une pompe à vapeur
Pour éteindre le feu qui consume mon coeur
…
J’aime tes grands pieds
Qui sentent le fromageuuuu
Le fromage râpé
Qu’on met dans l’potageuuuuu
Refrain
Oh U oh U…
@ Ellen 28/08/2026
Pré-campagne, galop d’essai, échauffement, round d’observation, etc. qualifiez cela comme il vous convient. Le résultat est identique. Ce qui importera, ce sera bien finalement de ne pas se tromper dans le choix des menus que nous présenteront, le moment décisif venu, les chefs cuisiniers qui seront qualifiés pour diriger les cuisines de la maison France, en ne perdant pas de vue que les ingrédients, alors à leur disposition pour nous concocter leurs plats, ne seront probablement pas de première qualité !
Si vous voulez du changement, le vote utile au premier tour me semble être celui pour Mélenchon. Et au deuxième, Le Pen.
Aucune cohérence, si ce n’est celle d’éliminer le candidat le plus susceptible de faire battre MLP et donc de garder le perdant.
Il y aura ralliement des écolos à Mélenchon, puisque Tondelier, qui adore se donner en spectacle, a réussi à détruire toute opposition interne et va disparaître de la circulation avant le premier tour.
Au niveau de LR, Bertrand recommence à se sentir indispensable au pays.
Retailleau a du mal à asseoir son autorité et c’est bien dommage.
En analysant plus en détail, on se rend compte qu’il y a un vrai candidat de rassemblement : c’est Éric Ciotti. Ce fut le plus cohérent dans son approche d’opposition au macronisme destructeur pour notre pays.
Au centre, Édouard Philippe semble considérer que c’est plié pour lui et fait tout pour ne pas aller au bout, laissant le champ libre à Attal, dont le score ne dépassera pas celui de Pécresse en 2022.
À la semi-gauche, Hollande observe et, selon les commentateurs, souhaiterait être candidat.
Imaginez-le au deuxième tour. Ce hold-up m’amuserait, surtout vis-à-vis de ceux qui dénonçaient son manque de courage à refuser de se prendre une claque en 2017.
Tout est possible avec Hollande.
Et au vu de ce qu’ont fait son prédécesseur et son successeur, son bilan est franchement bon.
Au fait, a-t-on entendu parler de la Pologne pendant le débat ?
Ben non, pourquoi ? Ce serait trop gênant et nos guignols auraient trop la trouille d’appliquer leur programme concernant l’immigration :
La Pologne a refusé d’accueillir des immigrés et des réfugiés arabo-afro-musulmans.
La Pologne a été qualifiée d’« islamophobe ».
Aujourd’hui, la Pologne est le pays le plus sûr d’Europe.
La Pologne n’a ni bandes de violeurs, ni milliers d’agressions au couteau par mois, ni manifestations quotidiennes en faveur du Hamas.
Mieux, la Pologne a dépassé la France en termes de richesse.
La Pologne avait raison.
J’allais dire « bravo Allah Pologne », mais je rectifie : bravo à la Pologne ! Allah n’est pas le bienvenu chez eux, heureux Polonais !
@ Serge HIREL le 29 août 2026
« Allez, Achille, soyez beau joueur… Applaudissez ! »
On n’applaudit la gagnante qu’une fois que la ligne d’arrivée a été franchie.
Je ne saurai gré à MLP que si elle bat J.-L. Mélenchon. Ce qui semble évident, si l’on en croit les sondages.
Ensuite, il lui faudra gérer la situation avec les sympathisants de LFI qui comptent bien semer la pagaille dans tout le pays. J’ose espérer qu’elle a réfléchi au problème qu’il lui faudra résoudre.
Mais on n’en est pas encore là. En huit mois, bien des événements peuvent changer la donne. Et un « néo-macroniste » peut très bien la coiffer sur le poteau.
Eh oui, rien n’est encore joué !
« Hormis Macron en 2022 — une élection très particulière —, tous ses prédécesseurs qui ont dissous l’Assemblée nationale après leur élection ont bénéficié de ce phénomène et obtenu une majorité présidentielle, parfois au-delà de leurs espérances (cf. Jacques Chirac en 2002 : 19,88 % des voix au premier tour et 358 députés UMP sur 577). »
Il semble que vous ayez oublié la dissolution de l’Assemblée nationale par Jacques Chirac en avril 1997, sur les conseils, semble-t-il, de Dominique de Villepin.
Bilan des courses : la nomination de Lionel Jospin Premier ministre pour une durée de cinq ans…
Bon, il s’est bien rattrapé par la suite puisqu’il a réussi à être réélu en 2002, à cause d’une grosse bourde du PS et de sa gauche plurielle. L’abus de confiance a souvent conduit à de graves erreurs.
@ Serge HIREL (@ Aliocha)
« En avant ! »
« Après ce cri de guerre, faut-il entamer la Marseillaise, le Chant des Partisans ou un Te Deum ? »
La danse des canards, c’est leur niveau.
@ finch le 28 août
Au premier abord, votre analyse du défi gigantesque auquel les candidats à la présidence de la République ont à faire face est remarquable… Mais elle part du principe qu’il convient de réparer notre modèle, de l’adapter au réel d’aujourd’hui. « Qui produira demain la richesse nécessaire au financement du modèle français ? », écrivez-vous.
La vraie question n’est peut-être pas celle-là, mais celle-ci : le modèle français peut-il survivre dans un monde méconnaissable par rapport à celui dans lequel il est né et a longtemps évolué confortablement, du lendemain de la Seconde Guerre mondiale à la fin des « Trente Glorieuses » ? Et puis cette autre question, jamais débattue : les jeunes générations partagent-elles les mêmes attentes que celles de leurs parents ? Tout indique qu’il n’en est rien. Combien de jeunes diplômés quittent-ils la France pour aller exploiter leurs talents là où l’État est moins présent, là où il ne dépense pas « quoi qu’il en coûte » ?
En 2017, en annonçant qu’il allait faire une « Révolution » — ce qui supposait, le candidat semblant libéral, la fin de l’État-providence —, Emmanuel Macron avait suscité l’espoir d’un nouvel élan du pays vers l’avenir. Dix ans plus tard, nous sommes toujours engoncés dans l’assistanat, entravés par l’Administration (avec un grand A), bridés par des milliers de normes, et sa promesse de « réindustrialisation » est aux oubliettes.
D’ailleurs, est-elle possible dans une économie mondialisée, mais dans laquelle l’innovation et la production n’en sont pas moins aux mains des deux superpuissances ? Est-elle souhaitable à l’ère des robots et de l’IA ? Est-elle l’assurance d’un retour à bonne fortune quand on sait que la puissance est désormais aux mains des géants du numérique et des grandes institutions financières ?
J’ai eu beau tendre l’oreille pendant ces trois heures de débat — l’emploi du terme « match » m’exaspère, tant l’enjeu de l’élection présidentielle est sans commune mesure avec celui d’une rencontre sportive —, je n’ai pas entendu l’une des personnalités présentes sur le plateau oser aborder cette question de la définition d’un nouveau modèle français. Pas plus, d’ailleurs, que les patrons qui ont pris la parole, l’immense majorité des chefs d’entreprise se contentant de demander des modifications à la marge du modèle actuel, pourtant obsolète, et, surtout — et avec juste raison —, un moindre financement de celui-ci par des ponctions de plus en plus lourdes sur les revenus du travail et leurs biens personnels.
Dans les prochaines semaines, lorsque seront abordés des thèmes tout aussi importants que l’économie — le social, la santé, l’éducation, la sécurité, la diplomatie et la défense… —, c’est encore ce modèle français qu’il faudra interroger. Nul doute qu’aucun des candidats n’osera « renverser la table », au risque — il faut bien l’admettre — d’effrayer les Français.
C’est pourtant en brisant ce tabou que l’un ou l’autre d’entre eux ferait preuve de « courage »…
@ finch le 29 août 2026 à 12:30
« Le courage ne sera donc pas seulement de dire la vérité sur l’état de la France, mais d’assumer le prix de son redressement. »
Le prix de son redressement, dites-vous ?
Entièrement d’accord avec vous. Sauf, et n’oublions pas, l’entrave inacceptable de notre propre président, E. Macron, ayant menacé certains pays d’Europe, comme la Pologne et d’autres pays de l’UE, de leur faire payer une pénalité de 20 000 euros par migrant refusé dans leur pays, sous prétexte qu’un quota annuel devait être mis en place pour répartir les migrants illégaux rentrés en masse — la grande majorité islamistes et non contrôlés pour savoir qui est qui — en France, en Italie, en Grèce, en Espagne, en Allemagne, en Belgique, etc., pays grandement débordés à cause d’une réglementation astreignante nous rendant dépendants de Bruxelles, nous obligeant à ouvrir toutes grandes les portes à tout occupant illégal, dont beaucoup sans papiers parce que déchirés avant de débarquer sur les côtes méditerranéennes, et à s’installer de force, puis à réclamer ensuite le droit au logement et aux indemnités sociales.
Combien d’attaques et d’actes criminels commis contre ceux qui, pourtant, les ont accueillis sans connaître leurs antécédents ?
Je prends cet exemple parmi d’autres, juste pour dire que nous ne sommes ni indépendants ni souverains dans notre pays tant que Bruxelles nous dictera sa politique étouffante et malsaine. Nous n’avons pas voté pour tous ces technocrates de Bruxelles pour nous dire ce qu’on doit faire pour redresser notre pays. À force de caresser Ursula von der Leyen dans le sens du poil, Macron est responsable de toute cette débâcle. 700 000 OQTF restent sur notre sol ; plus de 35 % dorment dans des prisons saturées, dont beaucoup pour des actes criminels. Voilà la politique menée par la macronie.
Les Français ne sont pas racistes, mais à force de nous envahir illégalement par centaines de milliers, sans fin, de nous menacer, de nous agresser, on finit par dire STOP !
L’immigration doit être choisie : un contrat de travail avant l’entrée dans le pays et une enquête menée sur leur personnalité pour éviter d’accueillir de potentiels criminels ou des profiteurs des guichets sociaux. Si on paye des impôts de plus en plus chers et des taxes à n’en plus finir, c’est pour industrialiser notre pays et le rendre prospère, et pas pour dilapider notre argent à tout-va et « quoi qu’il en coûte », sans nous rendre de comptes.
@ Ellen le 29 août 2026
« J’ose espérer que Sébastien Lecornu demande à ce que tous ces candidats soient soumis au même dépistage. »
Il me semble que Sébastien Lecornu a déjà commencé à faire le ménage dans son gouvernement. Mais son autorité s’arrête là.
Pour les candidats à l’élection présidentielle, peut-être que cela relève du Conseil constitutionnel, toujours soucieux d’apporter son avis sur tout et n’importe quoi.
Il ne fait guère de doute que certains candidats ont recours à certains anabolisants et anti-dépresseurs, car il faut pouvoir tenir la distance. Huit mois, c’est long !
@ Aliocha le 29 août
« En avant ! »
Après ce cri de guerre, faut-il entamer la Marseillaise, le Chant des Partisans ou un Te Deum ?
@ Ellen le 28 août
Ce n’est pas un pari fou que d’affirmer que nous n’attendrons pas juin 2029 pour élire une nouvelle Assemblée nationale. On peut même parier sans risque que cela sera fait au plus tard à la mi-juin 2026. Plus délicat est de savoir si le nouveau président (ou la nouvelle présidente) de la République y disposera de la majorité absolue.
Si, par malheur pour la France, le nouveau locataire de l’Élysée était Jean-Luc Mélenchon, il ne fait aucun doute qu’il ne l’obtiendrait pas. En quelques jours, tous ses électeurs seraient rentrés dans leur famille d’origine, ayant compris rapidement qu’ils étaient tombés dans un guet-apens, dont la seule issue serait d’empêcher le nouveau chef de l’État de mettre en place son programme. Celui-ci est bien trop éloigné des règles de la social-démocratie pour que JLM puisse espérer réussir une alliance globale avec la gauche « modérée ». Il y aurait donc une minorité présidentielle et trois oppositions, l’une de droite « dure », très musclée, l’autre de droite « molle » et du centre, assez puissante, la troisième, de gauche « modérée », plutôt faible. Face au danger, on peut concevoir qu’une motion de censure les réunirait rapidement et que « Bruxelles » et le FMI auraient tôt fait de museler le Lider Maximo… Ce cauchemar est hautement improbable.
Si, moins utopique, mais néanmoins néfaste, la néo-macronie et ses soutiens plus ou moins déclarés parvenaient à sauver les meubles et à placer à l’Élysée l’un des leurs – Édouard Philippe ou Gabriel Attal, moins probable candidat à l’élection présidentielle -, celui-ci, élu grâce à l’apport massif de voix extérieures à son camp, ne parviendrait pas plus que JLM à se constituer dans les urnes une majorité présidentielle.
Dès lors, on serait très probablement dans la même situation qu’aujourd’hui : une minorité présidentielle obéissant peu ou prou au chef de l’État et quatre oppositions, deux à droite, deux à gauche, obligeant d’éphémères gouvernements à éviter la censure en s’alliant tantôt avec la droite « molle », tantôt avec la gauche « modérée ». Situation intenable dans un pays qui doit obligatoirement se réformer et faire face à une dette colossale. « Bruxelles », appréciant l’élection d’un européiste, aurait tendance à fermer les yeux, mais il ne fait guère de doute qu’après quelques échecs du nouveau président, la « troïka » de sinistre réputation prendrait la route de Paris… Cette horreur pourrait ne pas être qu’un mauvais rêve…
Troisième et dernier scénario, cette fois le plus vraisemblable : battant aisément Mélenchon ou, un peu moins nettement, E. Philippe au second tour, Marine Le Pen s’installe à l’Elysée… Très largement en tête au soir du 18 avril et, de ce fait, profitant de l’effet « champion » qui apparaît au-delà des 35 points, le 2 mai, sans trop de difficulté, elle attirerait dans ses filets de nouveaux électeurs, dont beaucoup, lors des législatives, préféreront voler encore vers la victoire…
Hormis Macron en 2022 – une élection très particulière (*) -, tous ses prédécesseurs qui ont dissous l’Assemblée nationale après leur élection ont bénéficié de ce phénomène et obtenu une majorité présidentielle, parfois au-delà de leurs espérances (cf. Jacques Chirac en 2002 : 19,88 % des voix au premier tour et 358 députés UMP sur 577). Ceci acquis, elle aura les coudées franches pour dérouler son programme, d’autant plus qu’elle a prévu d’organiser conjointement les législatives et ses premiers référendums, sur l’immigration et le toilettage de la Constitution. Ce qui ne veut pas dire que « Bruxelles » ne lui cherchera pas des noises et que le FMI ne la surveillera pas…
(*) Si cette élection n’avait pas été troublée par les bouleversements dus à la pandémie et l’effet « drapeau » provoqué par la volonté de Macron de se présenter en chef de guerre soutenant l’Ukraine agressée par une Russie prétendument prête à guerroyer aussi sur le sol européen, il est acquis que, compte tenu de son bilan déjà inquiétant, il aurait eu de grosses difficultés pour convaincre les Français de le réélire. La preuve en est que ceux-ci ne lui ont pas accordé le renouvellement de sa majorité présidentielle. Son élection était parfaitement légale, mais son pouvoir a été dès lors un peu moins légitime…
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@ Achille le 28 août
Voilà où en est la macronie : espérer la défaillance de l’adversaire…
Quant aux quatre cas de défaites après une victoire annoncée que vous rappelez, aucun ne présente les mêmes caractéristiques que le parcours actuel de MLP… Il faudra vous y faire : elle fait la course en tête, avec un braquet que nul autre concurrent n’est capable d’utiliser. Allez, Achille, soyez beau joueur… Applaudissez !
La vérité a été formulée, et personne n’a posé la question aux patrons de savoir pourquoi ce sont eux qui ont quitté le conclave de Bayrou sur les retraites.
Quand l’État est investi par les clans, chacun propose le poison de son remède pour éviter d’emprunter les voies de la vérité et assouvir son désir de revanche.
Il nous reste à devenir français et européen, au sens gaullien du terme, quand les échecs historiques de la domination obligent à inventer les institutions de la réconciliation, autant dire réussir ce que Macron n’a pas pu réaliser, alors qu’il l’a parfaitement formulé.
Le reste, à gauche comme à droite, est démagogie hypocrite et soumission des leaders aux vengeances du ressentiment, fondées sur l’incapacité à savoir tirer enseignement des défaites impériales. Les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, ultra-libéraux comme ultra-étatistes, n’ont plus que la confrontation pour résoudre la répétition de l’erreur de leur excès illusoire de puissance.
Saurons-nous, ici en France, ne pas verser de l’un ou l’autre côté pour enfin concevoir la réalité comme l’équilibre d’une relation entretenue entre les diverses entités, quand l’économie de marché ne peut voir sa voracité endiguée que par le pragmatisme de la protection sociale, des droits de l’homme et de la démocratie ?
Grâce à de Gaulle, nous sommes l’unique État indépendant au monde doté de l’arme ultime et d’un siège au conseil de sécurité de l’ONU.
Celui qui fera prendre conscience de cela au peuple français aura l’occasion de le motiver aux efforts nécessaires à la défense de son modèle social indispensable, évitant de se renier à toujours choisir entre l’un ou l’autre vainqueur, pour affirmer ce qu’il est, l’inventeur d’une liberté viable dans l’égalité par la fraternité, revenu à ce titre au pragmatisme évangélique de la réconciliation, après que réactionnaires comme progressistes ont voulu s’en approprier une transcendance, appropriation qui n’est que la négation génératrice de toutes les défaites oligarchiques, qu’elles soient de la finance ultra-libérale ou des partis totalitaires, unis dans le même déni des réalités de notre condition humaine, pourtant parfaitement exposée.
Eh oui, peuple français, tu as ici l’occasion d’accomplir ta révolution, qui n’est plus de trancher la tête au poison des tyrans, mais d’accéder au remède suprême du pardon, pragmatisme simple qui permet d’envisager le réel dans toute sa munificence, quand tu accepteras d’enfin être le souverain que tu es, quand chaque citoyen alors admettra l’exigence indispensable à l’exercice démocratique de sa liberté.
En avant !
@ Achille le 28 août 2026
« Ma passion pour la politique ne va pas jusque-là. Comme dans les compétitions cyclistes, le moment que je préfère est le sprint final. »
Pour mémoire :
À condition que celui qui a remporté le sprint final ne soit pas ensuite soumis à un examen anti-dopage révélé positif, comme pour les sept cyclistes les plus connus à qui tous les titres ont été retirés.
J’ose espérer que Sébastien Lecornu demande à ce que tous ces candidats soient soumis au même dépistage.
J’ai été agréablement surpris par la bonne tenue de ce débat. Je félicite en premier lieu Amélie Carrouër qui est vraiment une excellente journaliste qui s’impose chaque année comme étant une des meilleures animatrices.
Tenant compte du fait que le débat était organisé par le Medef et que certains thèmes majeurs n’étaient donc pas abordés (politique étrangère, institutions), je pense que tous les participants ont été d’un bon niveau.
En essayant d’être objectif et de faire le maître d’école, je donnerai la meilleure note à Gabriel Attal, viendront ensuite Glucksmann, E. Philippe et Marine Le Pen. J’ai trouvé Mélenchon très en dessous de son niveau habituel et Retailleau transparent. Marine Tondelier peine à me convaincre.
Comme Philippe Bilger, je ne me suis pas ennuyé alors que je m’attendais à une purge.
On attend impatiemment l’entrée d’autres candidats : Lisnard, Zemmour, Roussel, Bertrand, Hollande. Il paraît qu’il y en aura une quarantaine.
@ Ellen le 28 août 2026
Merci de votre remarque. Mais connaître le diagnostic n’est pas encore accepter le traitement. Nous savons assez largement ce qui entrave la France. La véritable épreuve commencera lorsqu’il faudra dire la vérité sur les dépenses à réduire, les règles à supprimer, les réformes à conduire et les mécontentements à affronter. Les contraintes institutionnelles, françaises ou européennes, existent. Gouverner consiste précisément à savoir agir malgré elles — ou à les réformer lorsqu’on en a démocratiquement reçu le mandat. Le courage ne sera donc pas seulement de dire la vérité sur l’état de la France, mais d’assumer le prix de son redressement.
@ finch le 28 août 2026
« En 2027, il ne s’agira plus seulement de savoir qui saura parler à la France.
Il faudra savoir qui aura le courage de lui dire la vérité — et la volonté de la changer. »
La vérité on la connaît tous. Pas besoin qu’ils continuent de nous raconter des balivernes pour nous endormir. La volonté de changer pour le meilleur est indiscutable à condition que LFI – qui prévoit une insurrection en cas de défaite -, le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel et Ursula von der Leyen, qui est allemande, ne nous mettent pas de bâtons dans les roues.
@ Serge HIREL le 28 août 2026
Oui, Marine Le Pen a une belle avance sur ses adversaires. Les sondages disent même qu’elle l’emporterait au second tour quel que soit son adversaire : Édouard Philippe, Gabriel Attal et même J-L Mélenchon qu’elle écraserait.
Mais les exemples ne manquent pas de favoris qui se sont fait doubler dans les derniers mètres :
– Édouard Balladur, qui était favori des sondages en 1995, s’est fait voler la victoire dans la dernière ligne droite par un Jacques Chirac venu de nulle part.
– Lionel Jospin, lui aussi favori des sondages en avril 2002, mais trahi par des camarades du parti qui ont éparpillé les voix des socialistes, ce qui a permis à JM Le Pen de lui voler la vedette. Alors qu’il aurait probablement battu Jacques Chirac s’il avait été au second tour.
– Ségolène Royal en 2007. Après douze années de chiraquisme, dont les cinq dernières à pantoufler, la candidate du PS avait un boulevard devant elle. Mais elle a fait une campagne électorale catastrophique et Nicolas Sarkozy n’avait plus qu’à ramasser les morceaux.
– Valérie Pécresse était donnée vainqueur de l’élection présidentielle en décembre 2021, soit à quelques mois du second tour. Elle a fini avec moins de 5 % des suffrages.
Non, Marine Le Pen n’est pas Tadej Pogačar. C’est peut-être une bonne rouleuse, mais dans les côtes elle s’essouffle vite et dans les sprints, elle a montré dans les débats de l’entre-deux tours qu’il lui manquait quelques watts pour conclure.
Il fallait peut-être Roland-Garros pour que la présidentielle de 2027 commence véritablement. Non parce que sept prétendants se trouvaient réunis sous les projecteurs, mais parce que, pour une fois, les discours furent placés devant ceux qui ne peuvent longtemps se payer de mots : ceux qui produisent, investissent, embauchent, exportent et risquent. Sur le court Philippe-Chatrier, le premier match présidentiel confrontait moins des ambitions personnelles que les promesses françaises au réel français.
Et le réel est désormais assez sévère pour interdire les exercices de style. Une dette publique dépassant 115 % du PIB, des déficits persistants, une dépense publique supérieure à la moitié de la richesse nationale, des prélèvements parmi les plus élevés des économies développées, un commerce extérieur déficitaire, une industrie qui n’a reconquis qu’une partie du terrain perdu : la France n’est pas ruinée. Elle demeure riche de talents, d’épargne, de savoir-faire et d’entreprises. Mais elle vit depuis trop longtemps comme si la prospérité reçue garantissait la prospérité future.
De là naît un paradoxe qui résume notre malaise national. Jamais l’État n’a autant prélevé, redistribué, réglementé, subventionné. Rarement pourtant le sentiment de son impuissance n’a paru aussi répandu. L’hôpital manque de bras, l’école doute de sa mission, la justice manque de temps, l’armée doit se réarmer. L’État est partout et paraît parfois manquer précisément là où lui seul peut agir. À force d’étendre sa superficie, il a diminué sa puissance. Tocqueville avait pressenti cette inclination française à demander au pouvoir central de prendre en charge toujours davantage de nos existences : l’État protège, réglemente, corrige, compense — puis emprunte pour continuer.
Voilà pourquoi les préoccupations entendues à Roland-Garros importent davantage que le classement des prestations individuelles. Stabilité fiscale, dette, dépense, réindustrialisation, simplification, coût du travail, compétitivité : ces mots ont peu d’éclat, mais ils gouvernent silencieusement la prospérité des nations. Derrière eux, une usine sera construite ici ou ailleurs, un investissement engagé ou reporté, une embauche décidée ou abandonnée. L’économie réelle est faite de ces choix minuscules dont l’addition finit par composer le destin d’un pays.
Alors surgit la question que 2027 ne pourra esquiver : la France veut-elle encore aménager son modèle ou consent-elle enfin à le transformer ?
Il ne suffira plus de promettre la « simplification » : tous les gouvernements simplifient et la complexité prospère. Il ne suffira plus d’annoncer la « réindustrialisation » tandis qu’un entrepreneur attend ses autorisations. Il ne suffira plus de célébrer le travail tout en le chargeant lourdement. Il ne suffira surtout plus de dénoncer la dette en général : il faudra nommer les dépenses que l’on diminuera en particulier.
L’entreprise ne demande pas au pouvoir de l’aimer ; elle lui demande d’être prévisible. Elle supporte mal les changements fiscaux incessants, l’empilement des normes et cette étrange mécanique française par laquelle l’État commence parfois par compliquer la vie économique avant de proposer une aide pour réparer les difficultés qu’il a lui-même contribué à créer.
La liberté économique ne se confond pas davantage avec le capitalisme de connivence. Lorsque subventions, exemptions, protections réglementaires et commandes publiques deviennent déterminantes, l’entreprise risque de consacrer plus d’intelligence à comprendre l’administration qu’à comprendre son client. Le grand groupe possède ses juristes ; la PME possède souvent son dirigeant et ses nuits trop courtes. La complexité, théoriquement égalitaire, devient alors une prime offerte aux puissants.
Un État moins envahissant ne serait donc pas nécessairement un État plus faible. Ce pourrait être exactement l’inverse. La France a besoin d’un État qui renonce à administrer ce que la société peut accomplir elle-même afin de retrouver toute sa force dans ce qui relève de lui : l’ordre, la justice, les frontières, la défense, l’école, l’énergie. Un État puissant choisit ; un État obèse accumule.
Sous cet éclairage, la dette cesse elle-même d’être une affaire de comptables. Elle devient politique et presque morale. Une nation qui finance continuellement son présent par l’emprunt dispose par avance d’une partie du travail de ceux qui viendront après elle. Elle réduit leur liberté avant même qu’ils aient commencé à voter.
Le mérite essentiel de cette confrontation aura été de faire surgir cette ligne de fracture.
Derrière les retraites, le temps de travail, les impôts, les normes ou la dette revenait toujours la même interrogation : qui produira demain la richesse nécessaire au financement du modèle français, et jusqu’où pourra-t-on demander davantage à ceux qui la produisent ?
Mais une doctrine ne devient une politique qu’au contact du chiffre et du choix. Dire « réduire la dépense » ne suffit pas. Il faudra désigner les structures à réorganiser, les dispositifs à supprimer, les procédures à simplifier, les économies à réaliser. La cohérence doctrinale devra devenir arithmétique. Le courage politique commence lorsque les milliards abstraits prennent le visage concret de ceux qui bénéficiaient de la dépense.
C’est alors que surgit notre vieille contradiction : nous voulons moins d’impôts et davantage de services publics, moins de dette et davantage de protections, moins de bureaucratie et davantage de garanties. Toutes les économies sont populaires tant qu’elles demeurent anonymes ; chacune trouve des adversaires dès qu’on lui donne un nom.
Le « courage », placé au cœur de cette rencontre des entrepreneurs, était peut-être ainsi le véritable candidat invisible de la journée. Produire, investir, travailler, former, réformer : derrière ces verbes se cache une question nationale. Sommes-nous encore disposés à consentir aux efforts nécessaires pour préserver notre prospérité, notre indépendance et, finalement, notre liberté ?
Car la souveraineté est aussi devenue économique. Il n’existe pas de grande diplomatie durable sans puissance productive, pas d’autonomie militaire sans industrie, pas d’État-providence solide sans entreprises et travailleurs capables de le financer. Le patriotisme du XXIe siècle ne se proclame pas seulement devant un drapeau : il se mesure aussi dans une usine, un laboratoire, une centrale nucléaire, un brevet et une balance commerciale.
Bernanos aurait trouvé dans notre époque matière à quelques colères magnifiques. Nous possédons des agences, des observatoires, des commissions, des plans, des normes et des stratégies ; nous savons moins clairement répondre à cette question élémentaire : que voulons-nous devenir ?
C’est pourquoi cette confrontation si précoce pourrait compter davantage qu’on ne l’imagine. Elle oblige déjà les prétendants à quitter la politique pure pour entrer dans la mécanique du pays réel. Et une campagne longue favorisera celui qui saura revenir obstinément aux mêmes questions : pourquoi l’État dépense-t-il autant ? Pourquoi la France produit-elle moins qu’elle ne le pourrait ? Pourquoi faut-il tant de temps pour construire, recruter, investir ? Pourquoi ceux qui entreprennent demandent-ils désormais de la stabilité presque autant que de la liberté ?
Mais cette durée tend aussi un piège. La droite française a souvent professé la réforme avant l’élection pour retrouver les commodités de l’étatisme une fois au pouvoir. La crédibilité se jouera donc moins dans la vigueur des proclamations que dans la capacité à réunir ce que notre politique sépare trop souvent : autorité et liberté, nation et économie, maîtrise des frontières et maîtrise des comptes, transmission et innovation.
L’alternative pourrait finalement se formuler ainsi : non pas une France débarrassée de l’État, ce qui serait absurde, mais une France délivrée de l’État inutile afin de retrouver l’État nécessaire ; non pas des entrepreneurs sommés de servir une doctrine, mais rendus à la possibilité d’entreprendre ; non pas le redressement budgétaire conçu comme une pénitence, mais comme la reconquête d’une liberté nationale.
Roland-Garros aura alors été davantage qu’un décor prestigieux. Sur ce court où l’on mesure ordinairement la puissance d’un service et la précision d’un retour, le réel aura renvoyé aux candidats quelques balles difficiles.
Que la présidentielle commence si tôt est peut-être une chance. Pendant huit mois, les Français entendront les promesses et les indignations, les talents et les prudences calculées, les convictions anciennes et quelques conversions spectaculaires. Mais lorsque cette écume sera retombée demeurera une question beaucoup plus simple : qui acceptera de gouverner autrement lorsqu’il faudra, pour gouverner autrement, commencer par déplaire ?
La Ve République avait précisément été conçue pour permettre au chef de l’État de regarder plus loin que la prochaine enquête d’opinion. Gouverner n’est pas épouser successivement toutes les inquiétudes d’un peuple ; c’est parfois lui montrer le chemin qu’il préférerait ne pas prendre, parce que l’autre conduit plus sûrement encore à l’impasse.
Il reste donc à transformer la constance en volonté, la volonté en réforme et la réforme en résultats ; à démontrer surtout que le redressement ne sert pas un camp, mais un pays qui possède encore presque tous les moyens de sa puissance, à condition de retrouver la volonté de s’en servir.
Le premier échange a eu lieu sur le court central.
En 2027, il ne s’agira plus seulement de savoir qui saura parler à la France.
Il faudra savoir qui aura le courage de lui dire la vérité — et la volonté de la changer.
@ Achille le 28 août
Vous avez raison de comparer la course à l’Élysée à une épreuve cycliste… mais vous avez tort de ne vous y intéresser qu’au moment du sprint. Tout se joue bien avant, au moment où un coureur parvient à s’échapper. La poursuite s’organisera-t-elle ? Résistera-t-il jusqu’au sommet du col ? Les leaders, au lieu de s’épauler, se regarderont-ils en chiens de faïence ? Voilà ce qui est passionnant…
Voilà ce qui est passionnant également dans la nouvelle course à l’Élysée. Casaque bleu marine, une sportive expérimentée, que certains avaient tenté d’éliminer sur le tapis vert, a déjà pris le large depuis longtemps. Elle précède ses concurrents d’une vingtaine de kilomètres et semble conserver suffisamment de watts pour encore augmenter son avance. Il est vrai qu’elle dispose d’un équipier fidèle, mais surtout bénéficie des querelles qui sévissent dans la plupart des équipes adverses. Qui doit organiser la poursuite ? Qui doit mouiller le maillot ? Qui doit tenter de la rattraper ? Finalement, mais ce n’est pas encore sûr, c’est le plus vieux du peloton, plus rusé que les autres, qui s’y colle. Il n’est pas le plus aimé des spectateurs, mais qu’à cela ne tienne, il veut finir sa carrière en beauté… sur la seconde marche du podium.
Parviendra-t-il à accomplir ce travail d’Hercule ? Aura-t-il des soutiens ? Lui apportera-t-on des bidons quand, exténué, il fera face à une pente impressionnante, gravie depuis belle lurette par celle qui, trois fois déjà, lui a fait mordre la poussière ?
Elle est proche de la ligne d’arrivée. Il n’y aura pas de sprint. On se bouscule sur son passage. On crie « Marine Présidente ! », « Marine à l’Élysée ! »
Et c’est seulement à cet instant, quand les jeux sont déjà faits, quand ses poursuivants halètent sans espoir, que vous allez enfin vous intéresser à cette épreuve, déjà pliée ?
Allons, Achille, un peu de courage ! Admirez l’exploit ! Et faites preuve de sportivité ! Quand un adversaire gagne, la règle exige qu’on l’applaudisse. Je sais, ça fait mal aux mains… Mais peut-être est-ce parce que vous avez trop applaudi votre champion déchu…
Tous ces petits marquis de la politique présentant leurs programmes me gonflent littéralement, d’autant plus que, faux jetons, ils ne disent pas qu’ils devront lever le doigt en l’air pour demander la permission à Bruxelles d’appliquer leurs mesures.
On n’en peut plus. ¡Afuera!
@ Michel Deluré le 28 août 2026
À mes yeux, c’est seulement une pré-campagne. Le fait d’avoir réuni les sept principaux candidats déclarés, à l’exception de la malheureuse Marine Tondelier, restée à 3 % encore hier, que l’on ne verra pas pendant plusieurs mois du fait de la naissance de son bébé fin septembre, suivie d’une absence pour congé de maternité de trois mois, nous donne déjà un premier aperçu avant de rentrer dans le dur.
« Quelle formidable comédie humaine ! » (PB)
Cette fois, c’est la conclusion du billet de notre hôte qui m’a interpellé. Il ne fait aucun doute que l’événement organisé par le Medef et – ne l’oublions pas – par LCI, filiale du groupe TF1, bien décidé à conserver son rang de chef de file des grands médias pendant cette nouvelle campagne présidentielle, était une comédie.
Dans l’ensemble, les acteurs ont bien joué leur rôle – les descriptions de Philippe, amoureux de l’art théâtral, sont excellentes – et ont su appâter l’audience en sortant les griffes de temps à autre, mais sans s’invectiver, en dévoilant chacun deux ou trois points de leur programme, tout en n’entrant pas trop dans le détail de leur financement, bref, en se montrant rompus aux méthodes de la communication politique qui, dans de telles circonstances, exige de se montrer flou, mais néanmoins proactif, de s’affirmer perméable au débat, tout en imposant ses convictions et, surtout, de ne pas trop en dire pour ne pas avoir à se dédire plus tard…
Cette dernière injonction étant d’autant plus à respecter qu’à près de huit mois du scrutin et dans un espace encore encombré de candidatures sans lendemain, les engagements – pour ne pas dire les promesses – sont encore en cours d’élaboration. À dire vrai, il me semble que cet après-midi récréatif soit survenu trop tôt pour rester la vraie ligne de départ de la course à l’Élysée.
Plus que les autres cependant, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont fait preuve d’une franchise de bon aloi, la première quelque peu trop modeste – quand on est en tête, comment ne pas craindre le faux pas ?… -, le second, comme de coutume, sans aucun complexe – lui n’avait rien à perdre, rien à gagner… Il est vrai que, parmi les sept acteurs sur scène, ils étaient les seuls à être certains que leurs noms figureront sur les bulletins de vote le 18 avril prochain. Leurs concurrents ne sont, pour l’heure, que des candidats à la candidature, y compris Bruno Retailleau, de plus en plus pressé d’accepter une primaire, faute d’avoir su éliminer Laurent Wauquiez et retenir David Lisnard.
Il est d’ailleurs dommage que, pour le plaisir de ceux qui se passionnent pour ces débats d’avant-campagne, quelques candidats « déclarés » ou « qui se préparent » n’aient pas obtenu au moins un strapontin. Je pense bien sûr à Sarah Knafo (ou Éric Zemmour) et à David Lisnard, mais aussi à Olivier Faure, Philippe Brun, François Hollande, Bernard Cazeneuve, Fabien Roussel… avec, dans le rôle des pitres, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez, Dominique de Villepin et… Ségolène Royal… Bon, c’est méchant, mais ça soulage.
J’en viens pour conclure au terme « formidable ». Je crois avoir compris que Philippe l’utilise afin d’exprimer son admiration pour ce spectacle qu’il juge bien réglé, instructif et, somme toute, à la hauteur de son attente. Pour ma part, je le trouve, moi aussi, « formidable »… mais dans le sens premier du mot : qui suscite la crainte… La crainte que la campagne présidentielle, faute de ne voir s’opposer au premier tour que quatre ou cinq candidats ayant réellement une stature de chef d’État, ne débouche sur une loterie et que, dans ce cas, le second, comme lors des deux élections précédentes, soit moins gagné par le vainqueur que perdu par le vaincu. On sait où cela nous a conduits…
Je crains donc que l’histoire ne se répète… À la différence près toutefois qu’en 2027, la locataire de l’Élysée ne sera pas un prince « complexe »… mais, pour la première fois, une femme qui s’est montrée à la fois résiliente et charismatique… à défaut d’être parfaite.
Mon meilleur ami dieppois s’étonne que je n’aie pas voulu écouter le débat de plusieurs candidats à la présidentielle devant le Medef. Trois raisons. 1. Je viens de découvrir les délices du jeu d’échecs… en ligne : c’est une drogue dure. 2. Il y a beaucoup moins de patrons que de salariés : il s’agira de plaire au maximum de Français pour être élu. 3. Quand on parle à un public très précis, en l’occurrence les patrons, on s’y adapte, autrement on ment. Le nombre de politiques changeant de position dès qu’ils changent d’auditoire est immense.
Et que venait faire ici, pour ne prendre qu’un exemple, la calamiteuse Tondelier ?
Patrick Martin, président du Medef, très courtois, impartial et très bon speaker, sait que c’est le RN qui remportera le 1er et le 2e tour, avec qui il serait prêt à travailler pour remettre l’économie et les finances au bon endroit et désendetter la France.
Restent les législatives qui nous attendent les 17 et 24 juin 2029 et, sans majorité absolue, nous pourrions connaître une fois de plus le même désordre que celui que nous vivons en ce moment, sans parler d’une dissolution de l’AN si LFI continue à semer le chaos.
Un mandat de cinq ans pour redresser la France ultra-endettée me paraît bien trop court pour réparer l’effondrement de notre pays, gouverné pendant dix ans par Emmanuel Macron et ses nombreux ministres successifs, nommés par pur copinage.
J’allais écrire mes dix lignes quand j’ai lu la contribution de Robert Marchenoir – j’emprunte cet incipit à caroff (incipit, ça fait snob, ça me va bien) – quand je me suis aperçu qu’il y avait beaucoup à rajouter.
En effet, Marchenoir dit : « La démonstration est faite, une fois de plus : la France est bel et bien un pays communiste. Ou socialiste, ce qui est la même chose. »
Certes, la formule est juste, mais elle est incomplète : si la France n’était que socialiste, on pourrait encore espérer.
Le socialisme, ou son alter ego le communisme, sont des trous noirs qui ne respectent pas tout à fait les lois de la physique et dont l’expérience a prouvé qu’on pouvait sortir.
Hélas, la vie, et surtout la vie politique en sa composante économique, n’est pas si simple.
La France est bien plus que cela : elle est socialiste à l’intérieur de ses frontières, pour autant qu’elles existent encore, et elle est néolibérale à l’extérieur de ses frontières.
Et c’est là qu’est l’os, hélas !
En effet, son appartenance à l’UE fait d’elle un de ces suppôts de la nouvelle économie néolibérale caractérisée, entre autres, par la concurrence libre et non faussée et la libre circulation des biens – finance comprise – et des hommes.
« Concurrence libre et non faussée », superbe formule à laquelle les socialistes, et pas que les Français, ont adhéré et qui a conduit tout droit au néolibéralisme.
J’aimerais bien que des socialistes m’indiquent dans quelle page de quel livre de Jaurès, Blum ou même du Mitterrand d’avant 1981 on trouve cette belle définition des échanges commerciaux qui ont tué la classe moyenne dans les pays occidentaux, avec comme résultat un « populisme d’extrême droite » un peu partout, qui fait frémir les mêmes socialistes ayant oublié les fondamentaux du socialisme.
Ce néolibéralisme a peu à voir avec le libéralisme d’antan, il en reproduit certains avantages mais décuple les inconvénients en ce que ce n’est plus le seul marché qui décide des échanges, mais le contrôle bureaucratique des fonctionnaires de l’UE avec le soutien, le cas échéant, des cours de justice de l’UE, aidé en dernier ressort du FMI, contrôleur financier in fine.
Cette double appartenance, socialisme et néolibéralisme, fait de la France un pays schizophrène parfaitement incontrôlable comme le sont tous ceux atteints par cette maladie mentale.
Avec une bureaucratie qui est l’une des meilleures – ce qui veut dire pire – au monde, un fonctionnement du système social qui coûte un pognon de dingue, selon son président, et l’obligation d’accepter les règles du jeu de ce néolibéralisme d’ouverture mondialisée, comment sortir de cette contradiction, conceptuelle d’abord, et pratique ensuite ?
Cela, le débat auquel nous avons assisté ne le dit pas… encore.
Mais je suppose qu’il y aura une suite et qu’on nous expliquera comment résoudre cette énigme, ce paradoxe, avant que les électeurs ne s’aperçoivent qu’il s’agit d’une supercherie ne profitant qu’à une petite classe parfaitement mondialisée.
Dans les pays étrangers, les spécialistes qui scrutent la campagne présidentielle française doivent passer par des moments d’étonnement et d’incompréhension quand ils voient l’engouement puéril et ridicule, mais tout de même inquiétant, que les Français ont pour un individu comme Mélenchon, le nouveau Führer islamo-facho-gauchiste de LFI-HamaSS, aux vociférations et éructations furieuses d’un déséquilibré mental bon pour la camisole.
Ils doivent se demander si les Français sont arrivés à l’âge adulte, car pour applaudir aux absurdités du candidat, il faut une forte dose d’inculture tant économique que sociale.
La crédibilité de notre pays doit en prendre un sacré coup dans l’opinion étrangère.
Il n’y a que chez nous et dans des pays du tiers-monde que l’on peut applaudir ce genre de politicien comme notre Chavez national.
Enfin, c’est la France, pays immature politiquement, probablement les séquelles de l’assistanat dans lequel les Français sont tenus depuis des décennies.
Amusante cette présélection du MEDEF ! Je ne sais à quelle vitesse de lecture Philippe Bilger s’est farci le débat….
Le MEDEF dont il conviendrait de séparer le bon grain de l’ivraie : en effet toutes les entreprises ne vivent pas sur le même pied, certaines n’ayant d’objectif premier que la retombée financière à court terme [peu importent les effets à long terme dont le creusement de dettes diverses et variées], d’autres au centime près.
Entre l’artisan boulanger à la merci des intempéries et du prix de l’énergie que le gouvernement s’ingénie à rendre imprévisible [du moment qu’il alimente les prébendes d’un groupe fermé] et un secteur d’activité alimenté par la commande publique, difficile de savoir de quoi on parle.
C’est pourquoi l’initiative du député Brun est salutaire – à savoir présenter un programme.
Il convient de quitter l’éther depuis lequel les candidats du premier rang se disputaillent et de se situer à bon niveau, c’est-à-dire là où se ventile la chaîne de la valeur avec les effets immédiats [indicateurs financiers de type Bourse] et les effets à long terme [jamais présentés, en général de nature « dette »].
On n’a plus besoin de catalogues de promesses qui n’engagent que ceux qui les gobent, mais d’un homme d’État capable de trancher les nœuds gordiens qui sont en train de couler cette nation.
Le paradigme républicain, avarié par le quinquennat, est en défaut, et gravement. Ce sont les modèles productif et social qui sont en cause, et ça ne se résoudra pas en empilant des mesures pour moitié démagogiques.
Nous sommes au-delà des palinodies démocratiques. Le FMI nous guette, car notre impéritie met une devise mondiale en danger.
Seul le dégagisme est d’avenir !
« Premier débat présidentiel : le « vide » était plein ! » (PB)
Ah ! Nous dansons sur un volcan, le gouvernement repousse systématiquement aux calendes grecques les décisions impopulaires qui s’imposeraient et alors que les membres de la Troïka pensent à faire leurs valises pour apprendre à ces irresponsables de quel bois ils se chauffent, façon grecque à la puissance N, nous jouons aux Byzantins discutant du sexe des anges pendant que l’assaut est lancé contre les murs de la ville, sans comprendre que tout cela risque de devenir caduc avant 2027.
Et surtout sans comprendre que quand les caisses sont plus que vides, les « programmes » n’ont plus aucun sens, dans la mesure où ce sera le FMI et ses associés qui dicteront leurs conditions, à la schlague.
J’allais écrire mes dix lignes quand j’ai lu la contribution de Robert Marchenoir : pas grand-chose à ajouter.
Il est frappant néanmoins que les parangons du libéralisme économique – qui serait une cure de jouvence pour nos finances et un choc culturel pour les étatistes, aussi bien pour les candidats présents hier que pour beaucoup (hélas) des électeurs – n’étaient pas présents dans la réunion du Medef.
Par ailleurs, Mélenchon est apparu un peu fatigué, ressassant les mêmes mensonges et les mêmes inepties qui agrègent des gens dangereux (mention particulière pour Delogu son ancien chauffeur ou R. Arnault le nervi de la Jeune Garde).
Attal et E. Philippe sont englués dans le passif macronien et auront beaucoup de mal à faire croire qu’ils feront mieux que lorsqu’ils étaient au pouvoir.
Glucksmann confond visiblement l’élection présidentielle avec les européennes et évite soigneusement de se prononcer concrètement sur les problèmes des chefs d’entreprise, espèces inconnues pour lui.
Tondelier a été infecte et achève de dégoûter de l’écologie.
Retailleau est trop poli et honnête et semble décalé dans le marigot politique.
Le Pen est comme Pogacar devant le peloton : elle cherche à ne pas chuter et ajuste sa visière pour se garder des insectes.
Bref, un tour de chauffe pas inintéressant, avec des candidats dont certains ne se présenteront pas.
J’attends Knafo avec impatience, qui expliquera que les « cadeaux » concédés par l’État ne constituent qu’un maigre retour du ponctionnement obligatoire !
Voilà un débat qui est intervenu bien tôt, trop tôt assurément, dans cette campagne présidentielle, alors que nous ne connaissons même pas encore ceux des participants qui figureront bien finalement sur la ligne de départ.
Comme dans un combat de boxe comportant de nombreux rounds, ce premier ne pouvait être que d’observation, chaque combattant préférant s’économiser, rester sur la réserve, ne surtout pas prendre de risques inutiles et observer ses adversaires.
Rien n’était donc à attendre de cette confrontation beaucoup trop précoce qui n’était que la première d’une série qui va certainement compter de très nombreux autres épisodes avec par conséquent le risque inéluctable, même pour les plus passionnés de politique, de lasser l’auditoire.
À mon humble avis, très humble avis :
D’un côté, les patrons qui font tout pour faire vivre, survivre et sauver le pays.
En face, ceux qui sont chargés par l’UE et Macron de le détruire, de le massacrer, de le ruiner, de remplacer sa population de souche par des « remplaçants » de pays qui veulent s’en débarrasser et sont bien contents de se servir de la France comme déchèterie.
Mais ce n’est qu’un avis de moi-même, prouvé, chiffré, que je partage bien entendu.
France racaille islamo-facho-gauchiste, nazie, immigrationniste, narco, aux élus collabos, soumis, couards, complices de cette catastrophe à laquelle ils participent avec un zèle admirable.
Ces « débats » n’ont aucun intérêt. Il suffit de se pencher sur ce que pondent les uns et les autres pour se faire une idée. Glucksmann est un abruti, Attal un blablateur… Qui travaille ? Qui ne travaille pas ? Quand on est structuré, on ne s’invente pas à huit mois d’une présidentielle. Je n’ai jamais vu autant d’abrutis incompétents sur la ligne de départ.
Abrutis ??? Mais ils sont à l’image de ce pays et son peuple de crétins génétiques qui ne méritent que ces abrutis ; donc tout va bien, ne changeons rien, veautez bien les gogols !
J’ai eu l’impression, en vous lisant, de redécouvrir Fabrice del Dongo, le 18 juin 1815 à Waterloo : même idéal romanesque déconnecté de la réalité, ou un clone d’Henri Fabre décortiquant un coléoptère et s’enthousiasmant pour l’agencement des boyaux et des ailes…
Quand prendrez-vous enfin conscience qu’on ne juge pas un homme politique, comme un écrivain, à ses discours, mais à ses actes ?
Quand cesserez-vous de considérer le champ de bataille politique comme un tableau d’opéra, avec ses décors, ses figurants, son ténor qui continue à chanter, poignardé par la basse, sous le regard affolé de la soprano ?
Tous ces candidats sont hors sol, n’ont jamais produit un bien tangible de leur vie et promettent soudain ce qu’ils ont été incapables de réaliser hier ; Marchenoir a mille fois raison : le socialisme a tellement imprégné les esprits depuis plus d’un demi-siècle qu’il finit par rendre aveugles les commentateurs !
L’un de mes amis, macronien pure souche, me disait hier : « Vous verrez : vous finirez par le regretter ! »…
Les mêmes qui regrettent Hollande…
Monsieur Bilger, vous êtes dans la caverne platonicienne et les ombres que vous décrivez de manière proustienne ne sont pas la réalité…
Réveillez-vous !
Quel débat ?
Sept fonctionnaires de la politique face à des milliers d’entrepreneurs.
Les uns créent des impôts et des taxes, les autres de la valeur ajoutée.
La preuve avec entre autres la TVA.
J’avoue que je n’ai pas eu le courage de regarder ce débat. D’autant que nous allons subir ce genre d’exercice pendant les huit mois à venir.
Ma passion pour la politique ne va pas jusque-là.
Comme dans les compétitions cyclistes, le moment que je préfère est le sprint final.
Aussi ne m’intéresserai-je vraiment aux débats qu’en février-mars. D’ici là, les événements se seront décantés.
D’autres candidats auront posé leur candidature.
Je pense notamment à François Hollande, qui donnera sa réponse en décembre prochain.
À Xavier Bertrand, qui a annoncé se présenter en candidat libre, refusant de participer à une primaire. Il est vrai que celle de 2022 ne lui avait pas vraiment réussi…
Des alliances de circonstance devraient pouvoir se faire entre candidats défendant un programme similaire, pour ne pas dire identique : Édouard Philippe et Gabriel Attal ou encore Bruno Retailleau et David Lisnard.
Rien de pire que de vouloir combattre l’adversaire en ordre dispersé. Rappelons-nous « Horace » de Corneille.
J’avoue que pour l’instant je n’ai toujours pas arrêté mon choix pour la campagne présidentielle à venir, même si je sais pour qui je ne voterai surtout pas.
Donc, le principal syndicat de chefs d’entreprise a organisé un « débat » sur le programme économique des candidats à l’élection présidentielle sans inviter les deux seuls représentants du libéralisme en France : David Lisnard et Sarah Knafo (ou Éric Zemmour). Et qu’on ne me dise pas qu’ils ne représentent rien : à leur place, on a eu droit à Marine Tondelier, une figure de l’extrême gauche qui ne pèse pas davantage, dans les sondages, qu’Éric Zemmour – et moins que Sarah Knafo !
À noter que pour David Lisnard, c’est encore plus vicieux : les instituts de sondage ne proposent même pas son nom aux électeurs. Comme ça, on est tranquilles…
La démonstration est faite, une fois de plus : la France est bel et bien un pays communiste. Ou socialiste, ce qui est la même chose. Rappelons que le socialisme, ce n’est pas un communisme en plus gentil ; c’est la phase de transition vers le communisme où l’on est « obligés » d’avoir la police politique, le Goulag, la torture et les assassinats d’opposants, autrement dit la dictature du « prolétariat ». Le socialisme, c’est le stalinisme. Quant à la social-démocratie contemporaine, elle a tellement absorbé les idées de Marx qu’elle a déjà mis en vigueur la quasi-totalité du Manifeste du parti communiste.
Les chefs d’entreprise, en France (en tous cas si l’on parle des grandes et des moyennes) ont fait le choix du capitalisme de connivence, qui est à l’opposé du libéralisme : il s’agit de se mettre bien avec l’État pour profiter de son assistanat, de ses exemptions, de ses contrats, de ses faveurs et de lois sur mesure faites pour créer des marchés artificiels ou empêcher la concurrence.
L’illettrisme économique en vigueur en France assimile volontiers libéralisme et entreprises. C’est oublier qu’il y a des entreprises dans tous les régimes politiques : il y en avait en URSS, il y en a dans la Russie de Poutine où elles sont aux mains des kaguébistes, ex-communistes et chefs mafieux mêlés, il y en avait dans l’Allemagne nationale-socialiste où elles faisaient ce qu’on leur disait sous la menace d’être nationalisées, il y en a dans la Chine d’aujourd’hui officiellement marxiste.
Favoriser les entreprises n’est pas libéral en soi. Cela ne l’est que si l’ensemble des agents économiques, et politiques, sont soumis à un droit et à un système d’incitations libéral. Entreprises comprises.
Et oui, l’Allemagne d’Hitler était réellement socialiste, ce n’est pas seulement une amusante coïncidence de vocabulaire. On imagine Hitler : « Hein ? J’ai dit socialiste ? Parti national-socialiste ? des travailleurs allemands ? Faites pas attention, j’étais bourré, ça n’a aucune importance ».
Merci de venir contrarier la propension de Philippe Bilger à encenser tout ce qui entre dans le mal nommé Cercle de la Raison !
Merci de mettre à la place d’honneur David Lisnard* et Sarah Knafo qui, associés, feraient un tabac, ayant depuis longtemps posé des diagnostics impeccables sur les maladies françaises !
Cette fois, le train-train centriste s’apprête à dérailler, ne nous laissons plus abuser par les discours à la Macron, à la E. Philippe, à la Attal, Glucksmann et, pire d’entre les pires… à la Hollande !
Bruno Retailleau n’a pas eu la capacité de résister aux sirènes du pouvoir, il n’est donc plus compétitif…
Notre France gravement malade est entre des mains dangereuses, choisissons les bons médecins adeptes de la LIBERTÉ !
*Le président des maires durant deux mandats coche toutes les cases du redressement qui pourrait être rapide avec du courage, du respect pour TOUTES les classes sociales et surtout un dynamisme et une culture entrepreneuriale exemplaires.
Le débat du Medef à Roland-Garros a d’abord ceci de remarquable : pour un premier affrontement, il fut d’un niveau inhabituel. Sept candidats, trois heures, des thèmes économiques imposés, peu de langue de bois. On a rarement vu, dans une campagne présidentielle, une entrée en matière aussi dense et aussi tôt.
La campagne 2027 commence tôt et fort, à plus de sept mois du premier tour. Celui qui installe maintenant un récit ou une crédibilité prend une avance. Mais le vrai test sera le souffle : huit mois de débats, d’attaques et de répétitions.
Chez les deux mieux placés, une pointe d’inquiétude était perceptible. Marine Le Pen, favorite, s’est montrée étonnamment raisonnable sur les finances publiques en annonçant un plan d’économies de 125 milliards. Prudence de candidate qui sait qu’elle doit désormais rassurer.
Jean-Luc Mélenchon, lui, a été nettement moins offensif qu’à l’habitude sur la dette.
Reste le grand absent. François Hollande n’était pas sur le court. Il observe et laisse les autres s’user. Son heure n’est pas encore venue, mais elle approche. Les candidats déjà déclarés me semblent à sa portée.
Le premier débat n’a pas tranché. Il a seulement montré que la partie serait longue et que personne n’y entre vraiment serein.