Vladimir Poutine menace de plus en plus l’Europe, par toutes sortes d’attaques et d’offenses. Il la teste, vérifie la fiabilité de ses lignes rouges, la rapidité de ses réactions, la force ou non de son consensus. Il y a eu Leipzig et les drones, et l’intelligence du processus allemand pour en identifier à coup sûr les responsables : la Russie y est indiscutablement impliquée. Auparavant, plusieurs incidents, apparemment bénins, des immixtions visant à déstabiliser notre campagne présidentielle et certains candidats, une intrusion cynique dans notre espace démocratique, au propre et au figuré, une certitude et une arrogance sans pareilles, comme si notre faiblesse était acquise et notre modération garantie.
Cette offensive multiforme de la Russie de Poutine est devenue tellement préoccupante et dangereuse que d’aucuns, par exemple Frédéric Encel, le 2 septembre sur BFM TV, n’hésitent plus à parler d’« esprit munichois » pour fustiger quelques passivités, soutiens et complaisances.
À supposer que la prise de conscience de cette invasion subtile ou ostensible, de ces intrusions grossissant à vue d’œil, soit enfin à la hauteur, qu’oppose-t-on à cette menace sur le plan national ?
Certes, ce n’est qu’un débat parmi d’autres. Il y en aura de multiples, mais pour peu qu’ils soient du même acabit, on peut, on doit craindre un terrifiant décalage entre la fureur du monde et nos dialogues républicains.

Comment, en effet, ne pas éprouver un malaise devant l’apparente confrontation d’un François Ruffin – on avait cru comprendre qu’il s’orientait plutôt vers le Parti communiste et Fabien Roussel – et d’un Dominique de Villepin (BFM TV) ? Heureux de se retrouver l’un face à l’autre, tous deux abondaient en formules pour complaire à leur public : l’ancien Premier ministre distillait ses nobles banalités, son lyrisme vague et incantatoire (surtout bien se garder du factuel !), tandis que son contradicteur, qui l’était si peu, était très fier de ses saillies comme « il faut faire dérailler le train », en évoquant la France et une esquisse d’union nationale qu’il serait bien incapable de réaliser.
Il n’était pas question, dans ces échanges, d’aborder les réalités internationales, même si Dominique de Villepin n’a pas manqué – passage obligé – de vitupérer Donald Trump, mais tout de même ! Comment imaginer que ces personnalités noyées dans leur verbe soient un jour capables de prendre la mesure du dictateur Poutine et de la stratégie redoutablement efficace et meurtrière de la Russie ?
Le hiatus était accablant entre ce qu’elles nous montraient et ce qui, chaque jour, ajoutait à la folie et à l’horreur de notre univers !
J’ose à peine le dire, mais face à ce gouffre, il y avait comme une vague nostalgie de François Hollande qui, dans le registre international, n’avait pas été médiocre ni tendre, ou même de la « grande gueule » d’un Jean-Luc Mélenchon, avec évidemment l’illusion qu’il saurait l’avoir partout !
On ne peut plus se permettre d’avoir des nains, authentiques ou se surestimant, face à l’absolue perversion des géants ou des caractériels.
Le 2 septembre au soir, j’ai eu un coup de blues.
@ Robert Marchenoir
Foutaises, bobards. Citez la phrase et sourcez où exactement Poutine aurait déclaré (avec luxe de détails) que l’Ukraine n’est pas un pays ou une nation souveraine.
@ Valéry – le 10 septembre 2026
« Je suis surpris de la désinvolture avec laquelle vous distribuez les bons et les mauvais points en « loyauté à la Frônce », avec comme seule ligne d’appréciation le suivi de votre attitude envers les Russes. Qui tient plus du trouble psychiatrique que de l’analyse rationnelle. »
Je ne distribue ni bons ni mauvais points. Je me contente de mettre en évidence vos mensonges éhontés sur la Russie. Êtes-vous allé consulter le site du Kremlin pour voir avec quel luxe de détails Vladimir Poutine a expliqué que l’Ukraine n’était même pas un pays ? Non, bien sûr.
Vous ne connaissez que l’attaque personnelle, la diversion (parler de la France lorsque vous êtes démasqué sur la Russie !), et vous n’omettez même pas ce bon vieil outil de la propagande soviétique : l’accusation de maladie mentale à l’encontre des opposants. Guignol.
@ Robert Marchenoir
Je suis surpris de la désinvolture avec laquelle vous distribuez les bons et les mauvais points en « loyauté à la Frônce », avec comme seule ligne d’appréciation le suivi de votre attitude envers les Russes. Qui tient plus du trouble psychiatrique que de l’analyse rationnelle.
Alors qu’elle ne représente que vous, guerrier en papier éructant sur les quelques blogs en survie laborieuse. Certes, il y a comme toujours une élite pâlichonne, transparente mais vociférante qui fait la queue sur les plateaux en déversant la même soupe, mais lorsqu’on regarde tout en haut de la pyramide où cette élite s’accroche pour offrir son allégeance, on est à combien de popularité et vote de confiance, 19-20 % ? Moins d’un Français sur cinq.
On peut se faire une autre idée de la France, et fût-elle gouvernée par quelqu’un de mature, expérimenté et cultivé, conscient de la complexité des rapports et des causalités, elle aurait pu jouer un rôle positif et déterminant dans cette affaire, en créant les conditions de la paix par le dialogue et l’écoute. Rien n’est simple, ni noir ou blanc, pas à ce niveau.
La diplomatie française incarnait l’expérience même, avant d’être dissoute pour laisser place à une meute d’adolescents en mal-être qui pensent que l’ours prend peur si on lui crie dessus. Puisqu’ils n’ont jamais vu d’ours.
Donc ce n’est pas à vous de déterminer qui ou quoi devrait partir, être déporté, enfermé, guillotiné. Vous représentez ce qui se fait de pire dans la France d’aujourd’hui, le verbiage pour cacher la vacuité, la vanité, l’agressivité, le mépris de l’autre, tout ça bien mélangé sur un fond de racisme décomplexé. Ça, c’est votre France, pas la mienne.
@ Valéry – le 9 septembre 2026
« La Russie veut conquérir l’Ukraine et recréer l’URSS, puis attaquer l’Europe ; ils ne l’ont jamais dit, jamais écrit, jamais préparé, mais nous, on le sait, le marc de café fut riche en renseignements. »
Bien sûr qu’ils l’ont dit, écrit et préparé. Mille fois. Sur tous les tons.
Non seulement ça, mais ils ont commencé à le réaliser. Dès le lendemain de la prise du pouvoir par Poutine. L’éradication de la presse libre, c’est quoi ? L’abolition de l’élection des gouverneurs régionaux, c’est quoi ? La réhabilitation de Staline, c’est quoi ? La destruction militaire de la Tchétchénie, c’est quoi ? L’occupation de la Transnistrie, l’invasion de la Géorgie, l’invasion de l’Ukraine, c’est quoi ? Il faudrait des pages et des pages pour décrire le processus en cours de recréation de l’URSS. Elles ont été écrites, d’ailleurs. Vous devriez lire quelques livres d’histoire contemporaine, avant d’écrire n’importe quoi pour la millième fois.
« Poutine aurait affirmé que l’Ukraine n’est pas une nation. On est incapable de citer où il l’aurait dit, mais il l’a sûrement dit, puisqu’on vous le dit. »
Bien sûr qu’on est capable de citer où il l’a dit. On l’a déjà fait mille fois. Je l’ai fait ici à de nombreuses reprises, sur ce blog, liens à l’appui. Il l’a dit tout à fait officiellement, à d’innombrables reprises, très solennellement et avec un luxe de détails. Commencez donc par consulter les archives du site officiel du Kremlin…
« C’est toujours le même enfumage. Pour condamner les Russes, ou les Iraniens, ou les Palestiniens, ou les Irakiens, il suffit de parler des preuves, sans les montrer. Ou montrer une fiole remplie d’eau. »
Ah, voilà. Vous soutenez les ayatollahs sanguinaires d’Iran, les musulmans antisémites génocidaires de « Palestine » et le dictateur musulman Saddam Hussein, qui a massacré son propre peuple à l’arme chimique, fait inscrire « Allah Akbar » sur le drapeau irakien et commandé à un scribe un Coran prétendument écrit avec son propre sang. Soit pile-poil la position du Kremlin. Quelle surprise…
« En revanche, lorsqu’on rappelle qu’on avait promis aux Russes que l’OTAN n’allait pas s’étendre (dix fois !) […] »
Mensonge énoncé pour la millième fois. « On » (c’est à dire nous, pas vous) n’avait rien promis aux Russes. Mikhaïl Gorbatchev lui-même a démenti ce bobard de la propagande poutinienne.
« […] ou que Boris Johnson, porte-parole de qui on sait, a saboté les plans de paix à peine un mois après le début du conflit […] »
Mensonge répété pour la millième fois. Boris Johnson n’a rien « saboté » du tout, et il n’y avait pas de « plans de paix ». Il y avait, comme toujours, une exigence russe de reddition sans conditions des Ukrainiens, quelques jours après les massacres et les viols de Boutcha, avec des exigences qui auraient assuré la disparition de la souveraineté ukrainienne et garanti la reprise de la guerre, un peu plus tard, face à une Ukraine démilitarisée et juridiquement empêchée de se défendre.
Donc les Ukrainiens ont dit non. Ils sont assez grands pour ça, ils n’ont pas besoin de « Boris Johnson ». Après quoi, vous vous êtes pris, vous les Russes, une déculottée phénoménale, qui s’aggrave considérablement ces jours-ci.
Cette Ukraine que vous méprisez tant détruit impunément, jusqu’à 4 000 kilomètres à l’intérieur de la Russie, ses bombardiers nucléaires, ses batteries anti-aériennes, ses usines d’armement, ses raffineries de pétrole, ses chemins de fer et ses entrepôts de e-commerce. Elle abat de façon ciblée d’innombrables officiers russes, chez eux, dans la rue, n’importe où. Personne n’est à l’abri.
Même les Chinois ont dû supplier les Ukrainiens de ne pas frapper… Vladivostok, le temps de quelques jours, afin de protéger la visite de l’un de leurs dignitaires sur place. Que les ignorants regardent, sur une carte, où se trouvent Kiev et Vladivostok.
Impuissant que vous êtes face à cette contre-offensive, vous vous contentez de pleurnicher, une fois de plus : ouin, ouin, Boris Johnson il ne nous aime pas. Ben non, il vous déteste, et tout le monde vous déteste, d’ailleurs. Il n’a rien « saboté » du tout, mais s’il avait mis fin aux tentatives grotesques de la Russie d’imposer à l’Ukraine une paix qui aurait conduit à sa disparition, ce serait une excellente chose, figurez-vous. Vous êtes si bête que vous ne vous rendez même pas compte du caractère auto-incriminant de vos allégations.
Vous n’avez rien à faire en France. Vous êtes une preuve supplémentaire que les frontières de l’Occident devraient être fermées aux Russes, à l’exception d’une infime poignée de dissidents ayant fait la preuve de leur loyauté.
Vous êtes une illustration éclatante de la prétendue « âme russe », celle qui s’emploie à mentir, mentir, mentir sans cesse, à nier la réalité la plus évidente dans le but d’humilier l’adversaire et de s’efforcer de l’asservir.
Le plus étonnant est que vous ne vous rendiez pas compte que ça ne marche pas. Tout le monde vous hait, tout le monde s’arme contre vous, mais vous continuez vos singeries ridicules.
Les mêmes causes continueront de produire les mêmes effets tant que les Russes ne se décideront pas à se débarrasser de leur « âme » maudite et funeste, pour assumer enfin leurs responsabilités, cesser d’imputer leurs maux aux autres, mettre fin pour toujours à leur impérialisme militariste, expansionniste et dictatorial, faire la paix avec leurs voisins et se mettre au travail pour sortir leur nation de l’effroyable arriération qui est la sienne.
Au demeurant, vous êtes un immigré déloyal au même titre que les musulmans que la propagande russe à destination de l’étranger fait mine de combattre (parce qu’à l’intérieur du pays, Poutine déclare que la Russie est une nation musulmane et embrasse le Coran devant les caméras). Pas étonnant qu’en plus de la dictature russe, vous souteniez, contre les intérêts français, certaines des pires dictatures musulmanes. Il faudra vous remigrer, vous aussi. Comme Xenia Fedorova.
@ Attila
« Ce juridisme de façade sert de paravent bien commode pour fermer les yeux sur un faisceau de preuves pourtant documenté jour après jour par tous les services de renseignement du continent. »
Sauf qu’on a constaté, et souvent, que ces services sont en service commandé, ils disent ce qu’il faut dire, plutôt ce qu’on leur ordonne de dire, afin de justifier le racket organisé des peuples. J’ai donné l’exemple avec le Nord Stream dans un commentaire précédent, sa destruction fut imputée à la Russie dans l’heure. Preuves ? On le dit, c’est tout.
La Russie veut conquérir l’Ukraine et recréer l’URSS, puis attaquer l’Europe ; ils ne l’ont jamais dit, jamais écrit, jamais préparé, mais nous, on le sait, le marc de café fut riche en renseignements. Poutine aurait affirmé que l’Ukraine n’est pas une nation. On est incapable de citer où il l’aurait dit, mais il l’a sûrement dit, puisqu’on vous le dit. Et la liste est longue, je ne vais pas m’étaler.
« Exiger une signature explicite du Kremlin avant d’oser nommer la menace, c’est exiger l’impossible pour mieux condamner l’Occident à l’impuissance. »
C’est toujours le même enfumage. Pour condamner les Russes, ou les Iraniens, ou les Palestiniens, ou les Irakiens, il suffit de parler des preuves, sans les montrer. Ou montrer une fiole remplie d’eau. La 3e guerre mondiale est à l’horizon, mais exiger des preuves « explicites » serait de trop. Aux armes, citoyens !
En revanche, lorsqu’on rappelle qu’on avait promis aux Russes que l’OTAN n’allait pas s’étendre (dix fois !), ou que Boris Johnson, porte-parole de qui on sait, a saboté les plans de paix à peine un mois après le début du conflit, là, on exige les preuves les plus explicites, faut qu’elles soient plus blanches qu’une colombe. Sinon, c’est de la propagande.
Mais ça, vous vous y connaissez, vous venez de donner l’exemple le plus remarquable.
Jean-Noël Barrot, sors de ce corps.
Sous des dehors de « réalisme géopolitique » et de bon sens gaulliste, le commentaire de Serge Hirel n’est en réalité qu’un bréviaire de déni, d’aveuglement stratégique et de cynisme moral. Derrière une prose faussement détachée se cache une argumentation bancale qui enchaîne les sophismes les plus éculés de la propagande prorusse.
1. Un juridisme de mauvaise foi face à la guerre hybride
Serge Hirel triomphe à bon compte en s’accrochant au mot « suspectées » concernant l’implication de Moscou dans l’affaire des drones de Leipzig. C’est faire preuve d’une naïveté confondante — ou d’une insigne mauvaise foi. Dans le domaine de la guerre hybride, du sabotage et de la désinformation, l’agresseur avance toujours masqué. Exiger une signature explicite du Kremlin avant d’oser nommer la menace, c’est exiger l’impossible pour mieux condamner l’Occident à l’impuissance. Ce juridisme de façade sert de paravent bien commode pour fermer les yeux sur un faisceau de preuves pourtant documenté jour après jour par tous les services de renseignement du continent.
2. La profanation du gaullisme
Invoquer le général de Gaulle et son « Europe de l’Atlantique à l’Oural » pour justifier une soumission aux exigences du Kremlin relève du contresens historique pur et simple. De Gaulle n’a jamais prôné la capitulation face à l’impérialisme expansionniste. Sa diplomatie d’équilibre reposait sur une condition sine qua non : une dissuasion nucléaire forte, le respect de la souveraineté des nations et le refus absolu du fait accompli autoritaire. Faire du Général le patron spirituel de la vassalisation de l’Europe à la Russie de Poutine est une insulte à sa mémoire et à sa doctrine.
3. Une indécence intellectuelle et morale
Mais le sommet de la déchéance argumentative est atteint lorsque Serge Hirel ose comparer l’invasion sanglante d’un État souverain aux « querelles incessantes entre Wallons et Flamands » ou aux velléités indépendantistes catalanes.
Faut-il lui rappeler que la Belgique et l’Espagne sont des démocraties où les différends se règlent par les urnes et les Constitutions, et non par des massacres de masse, des déportations d’enfants et des bombardements de centrales électriques ?
Balayer le destin de plus de 40 millions d’Ukrainiens d’un « cela ne nous regarde pas » relève d’une lâcheté morale déguisée en pragmatisme.
4. L’inversion perverse de la culpabilité
Selon M. Hirel, ce ne sont pas les armées de Poutine qui portent la responsabilité des morts et de la guerre, mais la France et l’Europe qui arment la victime. Ce raisonnement pervers est l’exact équivalent de reprocher à un témoin de tendre une arme de défense à une personne en train de se faire agresser dans une ruelle. Priver l’Ukraine des moyens de se défendre n’a jamais été un plan de paix : c’est la garantie d’une capitulation, de la disparition d’une nation et de la contagion de la force à l’ensemble des frontières européennes.
5. Un calcul comptable à la petite semaine
Enfin, vouloir couper les vivres à l’Ukraine au nom des « finances publiques » de la France démontre une vision stratégique au ras du sol. Si la Russie parvient à ses fins en Ukraine, le coût pour la sécurité européenne — réarmement massif aux frontières, déstabilisation permanente des marchés, flux de réfugiés — sera infiniment plus lourd pour le contribuable français que l’aide actuellement fournie.
Le texte de Serge Hirel n’est pas une « critique dure », c’est une démission intellectuelle. Il incarne parfaitement cet « esprit munichois » que dénonçait précisément l’article qu’il prétendait réfuter : la recherche frénétique de prétextes pour ne pas voir le danger, la justification des appétits de l’agresseur et le sacrifice des valeurs démocratiques sur l’autel d’un confort immédiat mais illusoire.
Villepin et Ruffin sont deux pantins d’un théâtre de guignol qui ne méritaient pas la plume d’un critique exerçant son art lors des grands spectacles offerts par des acteurs et actrices susceptibles de jouer le premier rôle dans la tragicomédie en cinq ans qui débutera le 2 mai prochain.
Reste que ce billet de notre hôte démontre à quel point même les meilleurs, lorsqu’ils sont adroitement manipulés, peuvent devenir des moutons de Panurge. Il a suffi que deux ministres allemands, sans entrer dans les détails de l’enquête des services d’outre-Rhin, affirment que les drones de l’aéroport de Leipzig étaient russes parce qu’ils « présentaient les mêmes caractéristiques que d’autres précédentes ingérences suspectées d’être d’origine russe (cibles, modes opératoires et profils d’auteurs comparables) » — source : « Vie publique », site officiel de la République française — pour déclencher une nouvelle vague d’antipoutinisme, qui, cette fois, sur JaS, dépasse le cadre des réquisitoires de R6M et de Giuseppe.
« Suspectées » n’est pas « attribuées »… Ceci aurait dû suffire à calmer les esprits. On peut aussi s’interroger sur le fait que Berlin, ayant établi « la vérité », n’ait pas demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de se réunir en urgence… préférant d’évidence faire appel aux communiqués foudroyants de l’OTAN et aux coups de menton de la « coalition des volontaires » menée tant bien que mal par un Élysée où les lumières s’éteignent. Dernier doute à lever : pourquoi Trump n’a-t-il dit mot et est-il même allé jusqu’à revivifier son dialogue avec son ami de Moscou ?
Plus généralement, cet antipoutinisme d’ambiance sert-il les intérêts de la France et même ceux de l’Union européenne ? S’il ne fait aucun doute que, par deux fois, en 2014, puis en février 2022, la Russie a agressé l’Ukraine, n’est-il pas nécessaire de s’interroger d’abord sur les raisons d’une telle attitude ? Certes, Poutine rêve d’une Grande Russie qui n’a plus lieu d’être. Mais Hollande et Merkel ne l’ont-ils pas trompé en lui conseillant fermement de signer les accords de Minsk, conçus pour permettre à Kiev d’avoir le temps de renforcer son armée ? Et le pédant Macron, diplomate autant que je suis pape, ne mène-t-il pas une politique qui conduit à la guerre sur le territoire européen parce qu’il n’a pas digéré le camouflet que lui a infligé « Vladimir » en le reléguant à l’extrémité d’une table de six mètres de long, à la veille même du début de son « opération militaire spéciale » ?
Qu’on le veuille ou non, la Russie est pour toujours aux portes de l’Europe. Mieux vaudrait donc s’entendre avec elle, en faire notre façade Est et organiser avec ses dirigeants, quels qu’ils soient, un processus politique qui conduise à des rapports cordiaux, sinon intimes. On ne peut pas se référer sans cesse à de Gaulle en oubliant — volontairement — qu’il souhaitait une « Europe de l’Atlantique à l’Oural ».
L’Ukraine ? Eh bien, dans cette conception du Vieux Continent, elle est européenne, qu’elle soit indépendante, russe ou un État de la Fédération de Russie. Cela ne nous regarde pas. Nous viendrait-il à l’idée de nous mêler des querelles incessantes entre Wallons et Flamands ? Ou de soutenir officiellement, contre Madrid, les indépendantistes catalans ou basques ?
Il sera plus que temps, dès mai prochain, de remettre à plat notre vision d’un conflit qui n’est pas le nôtre, ne serait-ce que pour éviter des dépenses qui n’ont pas lieu d’être dans l’état actuel de nos finances publiques et, surtout, pour provoquer la fin des hostilités et l’arrêt des pertes humaines. En fournissant des armes à l’un des deux camps, nous ne sommes peut-être pas cobelligérants, mais nous sommes certainement responsables de celles-ci… dans les deux camps.
@ Exilé – le 5 septembre 2026
« En effet, pourquoi donc la Russie aurait-elle dû se fatiguer à saboter le gazoduc Nord Stream alors qu’il lui aurait suffi de fermer les vannes le cas échéant ? »
Hop, hop, hop ! Vous n’avez pas répondu à ma question : qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que Poutine n’est pas un dictateur ? Comme vous êtes incapable d’y répondre (et pour cause), vous tentez de détourner la conversation en nous entraînant sur le sabotage du Nord Stream.
C’est la troisième démonstration que vous faites, ici, des procédés typiques de la désinformation poutiniste : quand vos mensonges sont dévoilés et que votre malhonnêteté devient évidente, vous changez de sujet. C’est la célèbre méthode de la cage de but à roulettes, qui se trouve à l’endroit A l’instant d’avant et que l’on tente de déplacer subrepticement à l’endroit B l’instant d’après, pour faire oublier que l’on vient de se prendre un but ravageur.
Au passage, c’est un truc favori de la gauche. Pour quelqu’un qui prend constamment des postures réactionnaires et d’extrême droite (sans même avoir le courage d’assumer cette étiquette), je trouve que ça la fiche un peu mal. Un type de droite, c’est un type droit. Quand on lui pose une question, il ne louvoie pas : il répond.
Sans surprise, le club des traîtres pro-russes (hameau dans les nuages, Valéry) vous accompagne dans cette minable opération de diversion. À vous en croire, la question pressante serait de savoir qui a saboté le Nord Stream.
Mais on s’en tape, de savoir qui l’a fait. Vous omettez le plus important : c’est une excellente chose, que le Nord Stream ait été saboté ! Encore heureux que le Nord Stream soit tombé dans les poubelles de l’histoire d’où il n’aurait jamais dû sortir ! La fin de ce funeste projet est une excellente nouvelle. Elle met fin à de longues décennies de chantage gazier du Kremlin envers l’Europe.
Vous n’êtes pas d’accord ? Vous pensez que la France et l’Europe auraient dû, et doivent encore, courber l’échine devant le nabot sanguinaire du Kremlin pour lui mendier du gaz ? Alors il vous incombe d’expliquer pourquoi. Au travail !
J’ai expliqué, pour ma part, pourquoi il ne le fallait pas. Si vous avez un semblant de colonne vertébrale, il est de votre devoir de fournir vos arguments contraires.
Mais vous n’avez pas d’arguments, car vous ne savez même pas qu’il n’y avait nul besoin de sabotage pour interrompre le Nord Stream. Avant même l’explosion, la Russie et l’Occident, chacun de leur côté, avaient décidé de mettre le gazoduc à l’arrêt pour toujours.
La première, pour exercer son chantage sur le second. Le second, justement pour échapper à ce chantage.
Avec la prodigieuse ignorance du dossier qui est la vôtre, vous demandez : « Pourquoi donc la Russie aurait-elle dû se fatiguer à saboter le gazoduc Nord Stream alors qu’il lui aurait suffi de fermer les vannes le cas échéant ? » Mais justement : la Russie avait déjà fermé les vannes de la seule branche du Nord Stream en activité au moment où il a été saboté !
C’est d’ailleurs l’un des mystères de cette opération : pourquoi l’auteur, quel qu’il soit, l’a-t-il organisée, alors que pas un mètre cube de gaz ne traversait le Nord Stream quand elle a été réalisée ?
La branche 2, la plus récente, n’est jamais entrée en service. Elle a été définitivement fermée sur décision de l’Allemagne, le 22 février 2022, deux jours avant la seconde invasion russe de l’Ukraine, et deux jours après la « reconnaissance » par Moscou de « l’indépendance » des provinces ukrainiennes de Donetsk et Louhansk.
Auparavant, les États-Unis, gouvernements de gauche et de droite confondus, avaient mené une longue campagne de pressions diplomatiques et de sanctions afin de dissuader l’Allemagne de lancer le Nord Stream 2, estimant à juste titre qu’il nuisait et à l’Ukraine et à l’Europe, en plaçant cette dernière sous la dépendance de la Russie.
Barack Obama avait déjà mis en garde contre cette aventure. Le premier gouvernement de Donald Trump a accentué la pression. Celui de Joe Biden a lâché du lest à l’Allemagne, tout en maintenant son opposition générale. Quand Poutine a massé ses troupes aux frontières de l’Ukraine, Biden a fort justement déclaré, le 7 février 2022, que si elles envahissaient le pays, il serait mis fin au projet Nord Stream 2.
Et c’est ce qui s’est passé, le 22 février, lorsque l’Allemagne a définitivement décidé de ne pas procéder à la certification du nouveau gazoduc.
Le gang des malhonnêtes et des pervers poutino-lécheurs en tire prétexte pour attribuer la responsabilité du sabotage aux États-Unis. C’est évidemment idiot. Joe Biden menaçait d’une décision politique, pas d’un attentat dont il n’avait nul besoin pour arriver à ses fins. Et c’est bien ce qui s’est produit.
Concernant la branche la plus ancienne, le Nord Stream 1, en service depuis 2011, la Russie avait recommencé à exercer son chantage gazier sur l’Europe à partir de juin 2022, quatre mois après le début de l’invasion. Elle a fortement réduit le débit en prétextant des problèmes d’entretien, mais personne n’était dupe. Le 31 août, le Kremlin a complètement coupé le gaz. Le 2 septembre, il annonçait que cette décision resterait en vigueur pour une durée indéterminée. Juste avant, les Occidentaux avaient sanctionné la Russie en annonçant un prix plafond sur ses exportations de pétrole.
Finalement, le 26 septembre, des explosifs faisaient sauter les deux branches du gazoduc Nord Stream, qui avait déjà été totalement mis à l’arrêt par les parties adverses, chacune pour ses propres raisons politiques.
On voit bien que la question de savoir qui a fait sauter le Nord Stream est un détail de l’histoire de la troisième guerre mondiale. Lorsqu’il a sauté, il était déjà mort, preuve de l’échec du chantage gazier de la Russie et du réveil bien tardif de l’Europe, enfin résolue à briser ses chaînes soviéto-poutiniennes.
Mais si vous voulez, on peut en causer, bien entendu… Il y a trois hypothèses principales.
La première à avoir été évoquée est l’hypothèse russe, étayée par la présence sur les lieux de nombreux navires moscovites avant l’explosion. Trois motifs existent, dont un seul aurait suffi à justifier l’opération.
L’argent, tout d’abord. Invoquer le cas de force majeure aurait permis au Kremlin de rejeter toute demande d’indemnisation au titre de l’arrêt des livraisons qu’il a imposé à l’Allemagne.
La menace envers l’Occident, ensuite : nous sommes capables de procéder à des sabotages sur vos infrastructures sous-marines vitales : câbles Internet, câbles électriques… Laissez-nous l’Ukraine, ou alors…
Enfin, l’opération sous faux drapeau destinée à semer la confusion dans l’opinion publique internationale. Une pratique courante du régime poutinien et des Russes en général.
Ayant déjà décidé de fermer le Nord Stream 1 pour toujours et constatant que les Allemands en avaient fait de même pour le Nord Stream 2, les Russes auraient fort bien pu se dire : puisque l’ensemble du binz est à l’eau, profitons-en, au moins, pour en tirer un avantage politique et financier.
La seconde est l’hypothèse américaine. C’est la plus invraisemblable. Comme je l’ai dit, elle s’appuie sur une interprétation rétrospective mensongère d’une déclaration de Joe Biden à qui l’on fait dire ce qu’il n’a pas dit. Elle s’appuie aussi sur une prétendue enquête de Seymour Hersh, un soi-disant journaliste d’investigation américain, confirmée par personne d’autre et comportant de nombreuses incohérences. Le bonhomme est surtout connu pour avoir servi de canal de diffusion à la propagande russe dans les décennies passées.
La dernière, celle qui est au premier plan aujourd’hui, est l’hypothèse ukrainienne. Une procédure judiciaire est en cours en Allemagne, des Ukrainiens sont inculpés, des éléments matériels figurent au dossier. Kiev nie être impliqué. Plusieurs versions ont circulé. L’opération aurait été planifiée par Zelensky, la CIA l’aurait dissuadé, il aurait avorté le plan, les services secrets l’auraient perpétré malgré tout. Il paraît difficilement croyable que ces derniers aient pu exécuter un tel acte sans l’aval du président.
Précisons que si des Ukrainiens sont réellement impliqués dans l’attentat, cela ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’une opération ukrainienne. Cela peut vouloir dire, en fait, qu’il s’agit d’une opération russe. Depuis longtemps, les services secrets du Kremlin se servent d’Ukrainiens pour réaliser des opérations anti-ukrainiennes. La pratique était généralisée avant 2014, et c’est justement ce noyautage des services de sécurité ukrainiens par la Russie qui a permis la prise de la Crimée sans aucune résistance. Depuis, il y a eu une épuration massive, mais la pénétration russe n’a pas disparu, comme le suggère l’énigmatique fusillade qui a récemment opposé deux services secrets ukrainiens l’un à l’autre lors d’une arrestation à Kiev.
Enfin, il est tout à fait possible que le sabotage du Nord Stream soit dû à Kiev. Il ne faut nullement l’exclure. Toute l’histoire de cette guerre a démontré l’extraordinaire audace de l’armée ukrainienne, son inventivité, sa propension à franchir les limites de la bien-pensance stratégique – sa résolution, avant tout, à défendre la survie et la souveraineté de la nation ukrainienne par tous les moyens. Exactement comme Israël.
Les explosifs sur le Nord Stream, c’est peut-être l’équivalent des bipeurs piégés du Hezbollah : un acte destiné à s’assurer, par la force, que la lâcheté de l’Occident ne risquerait pas, à nouveau, de remettre en cause la survie de l’Ukraine.
Le bref délai qui s’est écoulé entre la décision russe de fermer le Nord Stream 1 et le sabotage est compatible avec une telle interprétation. Il est douteux qu’une opération aussi risquée et aussi audacieuse ait pu être montée en 24 jours seulement. Il est tout à fait imaginable, en revanche, que les Ukrainiens, durement attaqués par les Russes les mois précédents mais ayant repris l’offensive, aient voulu encourager le déclin « naturel » du gazoduc Nord Stream en y mettant fin de façon définitive.
@ Valéry le 5 septembre 2026
« Les nouvelles qu’on n’aime pas ou qu’on aimerait ignorer ont la vie courte, et peu se rappellent les déclarations de Roderich Kiesewetter, député CDU et spécialiste des questions de défense, qui avait déclaré en 2022 que l’attaque contre Nord Stream était un acte de sabotage de la Russie destiné à dissuader et à menacer l’Europe. »
En effet, pourquoi donc la Russie aurait-elle dû se fatiguer à saboter le gazoduc Nord Stream alors qu’il lui aurait suffi de fermer les vannes le cas échéant ?
Et pourquoi aller chercher des hypothèses capillotractées alors que Joe Biden a clairement exposé qui avait intérêt à saboter ce gazoduc ?
https://youtu.be/k93WTecbbks
Si la Russie envahit l’Ukraine, « il n’y aura plus » de gazoduc Nord Stream 2 (Biden) | AFP
@ Robert Marchenoirle 4 septembre 2026
Et qui c’est Poupou ? Vous voulez parler de Poulidor ?
Et donc à propos du Nord Stream II ? Célérusses ? D’autant plus que cela doit vous faire rager que l’on achète encore du gaz russe par des moyens détournés. Parlons-en de l’électricité nucléaire que l’on vend à vil prix à l’Allemagne, le citoyen français payant la différence.
Pour ce qui est des militaires, j’ai un cas dans la famille, complètement obsédé par la tactique guerrière au point que se promenant en vallée d’Ossau il nous expliquait que posée là sur ce chemin de randonnée, une 12.7 permettait de bloquer le passage… Et je ne suis pas antimilitariste. Oui, les agris peuvent être obsédés aussi par leur métier mais les conséquences ne sont pas les mêmes, sauf pour éventuellement les blaireaux. Je parle de l’animal protégé bien sûr… 🙂
On évitera d’en appeler à la blancheur occidentale pour expliquer qu’effectivement, il eût fallu immédiatement proposer un soutien aérien aux Ukrainiens.
Ce dont nous manquons, c’est d’une Europe à même de défendre la régulation nécessaire à la préservation des biens communs européens, sans tomber dans les facilités populistes qui, on le voit avec le comportement trumpien, risquent de livrer les Américains aux méthodes autoritaires, à la chinoise, des barons de la tech :
« La situation n’est pas soutenable à long terme car le mode de vie européen n’est plus garanti. Cela se répercute dans l’opinion publique avec la partie la plus fragile des populations qui se considère comme en voie de paupérisation. C’est sur ce terreau que prospèrent les partis et gouvernements populistes qui attribuent cet échec de l’Europe à la montée d’une immigration incontrôlée. Il est remarquable que ce phénomène affecte tous les pays membres quel que soit par ailleurs leur type de capitalisme. C’est un grand péril pour la construction européenne, qui pourrait se manifester lors des prochaines échéances électorales nationales. Il faut donc redouter un moment critique marqué par des replis nationalistes.
Si l’on entend éviter leur triomphe, il faut donc démontrer qu’ils proposent des remèdes pires que le mal et que la défense d’une souveraineté nationale pleine et entière détériore la capacité de négociation de chaque gouvernement à l’époque de grands prédateurs qui entendent reconstituer des empires. Il faut surtout montrer en quoi la défense des biens communs européens — la démocratie, la sécurité, l’adaptation au changement climatique, la stabilité financière et, finalement, un système européen d’innovation — constitue autant d’atouts pour préserver le bien-être des citoyens. »
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/08/25/lunion-peut-elle-devenir-une-puissance-sans-capitalisme-europeen/
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/08/25/lunion-peut-elle-devenir-une-puissance-sans-capitalisme-europeen/
On va peut-être finir par entendre Macron.
@ Valéry le 5 septembre 2026
Les Boches n’ont toujours pas digéré Stalingrad, Koursk et la prise de Berlin en 1945. Ils ont saisi l’occasion de tenter de prendre leur revanche par marionnette interposée et, cerise sur l’Apfeltorte, de reconstituer un « espace européen » à leur botte.
Par ailleurs, d’oléoduc sous-marin en attentat monégasque, le SBU ukrainien montre qu’il n’est qu’une organisation terroriste ; voir les guignols de LCI pleurnicher sur le sort des barbouzes du zigomar est à la fois réjouissant et symptomatique du recul de l’intelligence chez les élites autoproclamées !
Flûte alors !
Les nouvelles qu’on n’aime pas ou qu’on aimerait ignorer ont la vie courte, et peu se rappellent les déclarations de Roderich Kiesewetter, député CDU et spécialiste des questions de défense, qui avait déclaré en 2022 que l’attaque contre Nord Stream était un acte de sabotage de la Russie destiné à dissuader et à menacer l’Europe.
Kiesewetter avait poursuivi en déclarant : « Un tel acte de sabotage correspondrait également à l’approche terroriste d’État et hybride de la Russie. »
L’ancien directeur de la CIA, John Brennan, avait également déclaré sur CNN, dans une interview : « C’est clairement un acte de sabotage d’une sorte ou d’une autre, et la Russie est certainement le suspect le plus probable. »
Je me rappelle aussi de certains squatters sur LCI, dont l’amateur étoilé Michel Goya, si prisé par Marchenoir (qui se ressemble s’assemble), qui juraient la main sur le cœur que ce ne pouvait être que la Russie.
Aussi, pour les vidéos que personne n’a vues sur les deux candidats à la présidentielle, c’est presque comique. Personne en Russie ne connaît ces deux zozos. Dépenser la moindre ressource pour les cibler n’a aucun sens. Pourquoi faire ? Dans quel but ? Qui aurait entendu parler de ces vidéos si ce n’étaient les deux pleurnichards qui avaient fait circuler la nouvelle ?
Un drone qui n’a pas explosé, signé apparemment par Poutine en personne, parole de scout. Les Allemands affirment que ce sont les Russes. Comme avant.
Jadis, on accusait les « sans-dents » d’être facilement manipulables ; aujourd’hui, force est de constater que ce sont les élites qui se font écho les unes aux autres. Le « sans-dents », avec son intelligence certes moindre mais bien plus instinctive, a bien compris que tout ça, c’est du pipeau, encore et encore.
Mais naviguer dans le sens du courant, entouré de ses pairs diplômés, c’est rassurant.
@ Exilé – le 4 septembre 2026
« Le « dictateur Poutine », encore une de ces expressions du genre « extrême droite », imposées arbitrairement par des médias ou des hommes politiques pas toujours très recommandables à des fins de pure nuisance, mais passons. »
Non, non : ne passons pas. Expliquez-nous en quoi, selon vous, Poutine ne serait pas un dictateur. Expliquez-nous ce que serait un vrai dictateur. Mettez le doigt sur les différences.
Une fois de plus, nous avons ici l’une des saletés rhétoriques les plus utilisées par les poutino-lécheurs : je lâche une allusion, puis je me carapate lâchement en prétendant que je n’ai rien dit, que je ne fais que « poser des questions », qu’un besoin pressant me pousse vers les lieux d’aisance et qu’on en parlera plus tard. Bah non. Parlez-en maintenant. Nous sommes tout ouïe.
« Mais alors, si Vladimir Poutine, que l’on a parfaitement le droit de critiquer, est qualifié de « dictateur » par paresse intellectuelle, il faudra m’expliquer pourquoi un de ses prédécesseurs au Kremlin, le Soviétique Mikhaïl Gorbatchev, a été tant applaudi lors du grotesque délire de la « gorbymania » chez nombre de benêts occidentaux, comme s’il n’était pourtant pas un archétype du dictateur tel qu’un certain public l’imagine. »
Autre démonstration d’une saleté rhétorique typique des poutinistes : la fausse équivalence et le whataboutisme.
Il est malhonnête de se contenter de qualifier Gorbatchev de dictateur, même si les exactions que vous rappelez sont bien réelles, et qu’il a cherché à assurer la survie du régime soviétique. Vous omettez de tenir compte du fait qu’il a largement libéralisé la société russe. Il y avait beaucoup moins de prisonniers politiques sous Gorbatchev que sous Poutine. La presse était beaucoup plus libre. Gorbatchev a permis une auto-critique de la société russe qui était inimaginable auparavant.
Mais admettons. Admettons que Gorbatchev ait été un dictateur au même titre que Poutine.
Quel est au juste votre raisonnement ? La dictature c’est mal, « les Occidentaux » (c’est à dire vous) ont soutenu le dictateur Gorbatchev, par conséquent ils sont obligés de soutenir maintenant le dictateur Poutine ? Nous avons mal agi par le passé, donc il faut continuer à mal agir pour l’éternité ?
Ou alors, la dictature c’est bien, par conséquent il faut soutenir Poutine qui est seulement un dictateur modéré ? Cependant, « les Occidentaux » ont mal agi lorsqu’ils ont soutenu Gorbatchev qui, lui, était un vrai dictateur ?
Les deux raisonnements sont absurdes.
D’ailleurs, votre raffinement dans la suppression de la raison va encore plus loin. Vous nous présentez une série de poupées russes emboîtées les unes dans les autres :
1.- Poutine n’est pas un dictateur.
2.- En fait, c’est Gorbatchev qui était un dictateur, ce qui exonère Poutine.
3.- Ce Gorbatchev qui « a été tant applaudi lors du grotesque délire de la « gorbymania » chez nombre de benêts occidentaux, comme s’il n’était pourtant pas un archétype du dictateur tel qu’un certain public l’imagine ». Un certain public, dans votre bouche, ça veut dire une bande d’abrutis qui ne comprennent rien à rien.
4.- Donc en fait, Gorbatchev était un dictateur, mais ce n’était pas un dictateur. Mais j’ai quand même raison.
On voit bien que votre « argument » se résume à deux choses :
1.- Déverser votre haine sur « les Occidentaux ». Toujours. En priorité. L’Occident a toujours tort. Mais l’Occident, c’est vous… Vous pratiquez ici l’ethnomasochisme à haute dose, celui-là même qui permet l’immigration de masse que vous critiquez tant par ailleurs.
2.- Entretenir la confusion permanente, détruire la notion même de vérité, rendre impossible toute argumentation quelle qu’elle soit. Tout est dans tout et réciproquement, oui mais non, ni vu ni connu je t’embrouille. Seule la force compte, et en l’occurrence il s’agit de nous convaincre qu’il ne sert à rien de résister à la force russe.
Sans surprise, ce sont deux des méthodes fondamentales employées par le Kremlin pour démoraliser l’Occident et le détruire de l’intérieur. Vous maîtrisez parfaitement les principes de la désinformation poutiniste.
______
@ Zeonire – le 4 septembre 2026
« On ne vaincra pas plus militairement la Russie que Napoléon et Hitler ne l’ont fait. »
Il ne s’agit pas de vaincre militairement la Russie. Il s’agit de la mettre hors d’état de nuire.
Il s’agit, dans l’idéal, de provoquer son effondrement et son démantèlement. Soit sous forme de fédéralisation réelle, soit sous la forme d’un second 1991, où ce sont les nations non russes de la soi-disant Fédération de Russie qui se détacheront elles-mêmes de Moscou, ne voyant plus l’intérêt d’entretenir la fiction multi-séculaire de la grande Russie.
En d’autres termes, il s’agit de mettre fin à la nature impériale de l’État russe, une étape indispensable pour la paix dans le monde.
Ce scénario a des chances importantes de se réaliser. Personne, en revanche, ne peut prévoir sa date.
À défaut d’une disparition de l’empire russe, le monde se contentera d’un affaiblissement durable et prolongé, qui réduira sa capacité de nuisance. Tel doit être notre objectif stratégique.
@ hameau dans les nuages – le 4 septembre 2026
« Même que Zézé a mis à exécution son rêve de nous faire acheter le gaz américain plus cher et qui va devenir inabordable… »
1.- Je ne sais pas qui est Zézé, mais c’est une excellente chose que nous achetions le gaz plus cher. Je croyais qu’en tant que sympathisant de la Coordination rurale, vous étiez favorable à ce que les Français payent leur nourriture plus cher ? C’est seulement quand ça vous arrange ?
2.- Il fallait que nous payions notre gaz au prix du marché, car le gaz russe à prix réduit était la contrepartie du chantage énergétique russe. Non seulement cela permettait à Moscou d’exiger de nous des concessions en matière de politique étrangère, non seulement cela lui permettait de nous asservir militairement en exigeant le désarmement de l’Europe de l’Est, mais la Russie a arrêté la fourniture de gaz à d’innombrables reprises dans le cadre de ce chantage. C’est une autre forme de la guerre hybride que nous mène le Kremlin depuis longtemps.
En fait, ce sont les États-Unis et l’Europe réunis qui ont été beaucoup trop complaisants à l’égard de la Russie et de son chantage énergétique, et cela remonte à des décennies, sous l’URSS et la Guerre froide, bien avant Poutine. La guerre actuelle n’est que la sanction d’une naïveté occidentale séculaire à l’égard de la Russie – naïveté combinée avec les intérêts particuliers d’un certain nombre de grandes entreprises qui ont bien profité de ces liens. Pour résumer, le gauchisme international a fait alliance avec le capitalisme de connivence.
Si je comprends bien, vous acceptez d’être esclave parce que votre maître remplit l’écuelle qu’il met dans votre niche ? Et ça ne vous gêne pas qu’il vous la retire à chaque fois que vous ne remuez pas la queue assez fort ?
La Russie a prouvé que même lorsqu’on lui achète son fameux gaz moins cher, elle est capable de nous menacer de mourir de froid et de fermer effectivement le robinet. Et vous en faites un argument pour céder à son chantage ?
3.- Contrairement à ce que vous pensez, le gaz ne pousse pas seulement sur les arbres russes et américains. L’Europe peut acheter son gaz ailleurs et diversifier ses sources d’approvisionnement. C’est d’ailleurs ce qu’elle fait.
4.- Par exemple, la France pourrait cueillir son gaz sur les arbres français. Il y a très certainement des réserves de gaz en France. Malheureusement, grâce au terrorisme intellectuel gauchiste, la totalité du spectre politique ânonne le catéchisme écologiste et réchauffiste. La seule possibilité de refaire de la prospection gazière (et pétrolière !) en France est complètement taboue. Personne n’en parle.
5.- Figurez-vous qu’il y a un truc qui s’appelle l’électricité nucléaire. On n’est pas obligé de tout faire au gaz. On pourrait augmenter fortement la part du nucléaire dans nos sources d’énergie. Cela réclame de ne pas se comporter comme une amibe incapable de réagir autrement qu’à l’actualité immédiate. Cela impose de se mettre à penser à long terme, d’accepter des efforts temporaires en vue d’un bénéfice plus grand dans l’avenir.
Autrement dit, de se comporter comme des Blancs, des Occidentaux, et non comme des Noirs africains dont c’est là l’un des vices sociaux les plus graves. C’est bien la peine que vous vous plaigniez sans cesse de l’immigration si c’est pour adopter les comportements nocifs de cette dernière.
« Une question : vous avez des enfants et/ou petits-enfants à sacrifier sur l’autel de la patrie qui, en 2005, a disparu corps et biens malgré le référendum ? »
Ce qui serait bien, c’est que vous lisiez les analyses que vous prétendez contester avant de vous jeter sur votre clavier. J’ai répondu par avance à cette question idiote et malhonnête, car j’étais sûr que quelqu’un me la jetterait pour la millième fois à la figure.
Je viens de publier l’analyse du colonel Michel Goya qui répond avec le même argument, mais d’une façon plus spirituelle. Il a participé à des combats à l’étranger et a enseigné l’histoire militaire à l’École de guerre, mais surtout ne vous abaissez pas à prendre connaissance de ses propos, vous risqueriez de perdre votre temps.
« Comment imaginer que ces personnalités noyées dans leur verbe soient un jour capables de prendre la mesure du dictateur Poutine… » (PB)
Le « dictateur Poutine », encore une de ces expressions du genre « extrême droite », imposées arbitrairement par des médias ou des hommes politiques pas toujours très recommandables à des fins de pure nuisance, mais passons.
Mais alors, si Vladimir Poutine, que l’on a parfaitement le droit de critiquer, est qualifié de « dictateur » par paresse intellectuelle, il faudra m’expliquer pourquoi un de ses prédécesseurs au Kremlin, le Soviétique Mikhaïl Gorbatchev, a été tant applaudi lors du grotesque délire de la « gorbymania » chez nombre de benêts occidentaux, comme s’il n’était pourtant pas un archétype du dictateur tel qu’un certain public l’imagine, de par son passé marxiste-léniniste et son triste palmarès en matière de répression sanglante.
Le massacre de Tbilissi (Géorgie, avril 1989) : l’armée soviétique disperse violemment une manifestation pacifique réclamant l’indépendance de la Géorgie. Vingt personnes sont tuées, la plupart des femmes, et des centaines sont blessées, souvent par des gaz toxiques ou des coups de pelle de tranchée.
Le « Janvier noir » à Bakou (Azerbaïdjan, janvier 1990) : sous prétexte de rétablir l’ordre face aux violences anti-arméniennes et de sauver le régime communiste local, Gorbatchev ordonne l’entrée des chars soviétiques à Bakou. L’intervention fait plus de 130 morts parmi la population civile.
Les événements de janvier (Lituanie et Lettonie, janvier 1991) : alors que les pays baltes ont proclamé leur indépendance, les troupes d’élite soviétiques (les groupes Alpha) prennent d’assaut la tour de télévision de Vilnius, en Lituanie, tuant 14 civils. Des affrontements similaires font plusieurs morts à Riga, en Lettonie, quelques jours plus tard.
Les émeutes de Jeltoksan (Kazakhstan, décembre 1986) : c’est le premier grand heurt de l’ère Gorbatchev. Le remplacement du dirigeant kazakh de la République par un Russe ethnique (Guennadi Kolbine) provoque des manifestations de colère à Almaty. La répression militaire fait officiellement plusieurs dizaines de morts (les estimations non officielles sont plus élevées).
On prépare les esprits à faire la guerre contre la Russie. Mais ils ne savent pas ce que c’est que la guerre, et, à part des bombes atomiques dont personne n’osera jamais décider de l’usage, on n’a plus qu’un ersatz d’armée. C’est de la folie.
On ne vaincra pas plus militairement la Russie que Napoléon et Hitler ne l’ont fait.
Leipzig ? Contrairement à PB, j’ai des doutes.
Le show Villepin est celui d’un vieux beau sur le retour qui fait un peu d’audience tant que l’entrée est gratuite. Quand il offrira des tickets (bulletins de vote), il sera déçu de voir que tous l’ont oublié et que la salle est vide.
Michel Goya, je le découvre à l’instant, donnait le même argument que moi en faveur de Sky Shield, il y a deux jours, en l’étayant avec d’innombrables exemples historiques. La France pourrait parfaitement, de concert avec ses alliés européens, faire intervenir son aviation en Ukraine pour abattre les drones, bombes volantes et missiles russes, sans le moindre risque que Moscou ne considère qu’il s’agisse d’un engagement militaire contre la Russie, expliquait-il en s’opposant aux arguments donnés par le poutino-lécheur Renaud Girard sur le plateau de LCI
:
« Dans tous les exemples cités, on n’a évidemment jamais fait de référendum, ni même demandé de grand vote au Parlement, pour décider d’opérations de ce type, qui ne sont pas des déclarations de guerre — même de fait — et qui doivent se dérouler vite et si possible discrètement pour être pleinement efficaces. Il faut juste des exécutifs courageux, assurés de la justesse de leur cause et d’un minimum de soutien populaire, ne serait-ce que pour assurer la mission dans la durée malgré les difficultés et les morts, car il y en aura forcément. »
« Au passage, les soldats sont des hommes et des femmes volontaires pour prendre des risques au service des intérêts de la nation, ils sont commandés par leur exécutif et non par leurs mamans. Si on décide un jour de ne plus leur faire prendre de risques, autant les supprimer, on se condamnera à n’être que des spectateurs du monde en espérant avoir un bon protecteur, mais on fera des économies y compris l’économie de certains débats. »
Michel Goya, sauf erreur de ma part, c’est un de drouâte, limite grofacho, un colonel, sûrement pas une gauchiasse, n’est-ce pas ? Et puis il « y est allé », lui, il sait de quoi il cause, il a fait Sarajevo, le Rwanda, la Centrafrique, on est bien d’accord ?
@ Robert Marchenoir le 4 septembre 2026
« Vous vous rappelez le temps où Poupou, soutenu par ses ignobles collaborateurs locaux, menaçait de faire crever la France de froid en lui coupant le gaz ? »
Oui, oui, tout à fait ! Même que Zézé a mis à exécution son rêve de nous faire acheter le gaz américain plus cher et qui va devenir inabordable…
« Méfie-toi de tes amis, les ennemis, on s’en charge. »
Une question : vous avez des enfants et/ou petits-enfants à sacrifier sur l’autel de la patrie qui, en 2005, a disparu corps et biens malgré le référendum ? Car ne comptez pas trop sur les populations nouvelles et une bonne partie des autochtones qui ne sont pas dupes de la stratégie qu’on commence à nous ressasser…
@ Exilé le 3 septembre 2026
« À supposer que la prise de conscience de cette invasion subtile ou ostensible, de ces intrusions grossissant à vue d’œil, soit enfin à la hauteur, qu’oppose-t-on à cette menace sur le plan national ? » (PB)
Les premiers envahisseurs de notre pays, les plus indésirables et les plus dangereux sont ceux qu’Exilé cite dans son paragraphe que je reprends ci-dessous. Merci à Exilé de le rappeler.
« La Russie, combien d’envahisseurs ? J’ai l’impression que vous ne vivez pas dans le même pays que les Français, qui non seulement sont les témoins d’une véritable et considérable invasion continue depuis plusieurs années (même VGE l’admettait), mais encore en sont les premières victimes en matière de criminalité, d’attentats, de délinquance, de destructions, de dégradations, de dérangements, d’incompatibilités culturelles, d’atteintes à la tranquillité publique, de provocations, de comportements à caractère raciste, de coûts sociaux, tout en étant parfois empêchés, dans leur propre pays, d’accéder au logement, à la scolarisation ou aux soins hospitaliers dans des conditions normales et sécurisées. »
Après quatre années d’absence en France, au retour des États-Unis, je n’ai pas reconnu mon pays.
Je ne me sentais plus chez moi. J’ai sillonné la France du nord au sud, d’est en ouest, et partout je voyais le même désastre : la déconstruction de la France, tombée aujourd’hui très bas.
Quant à la Russie de Poutine, on s’en occupe. Mais chut ! Ne surtout pas dévoiler à l’avance notre stratégie avant d’opérer. Le meilleur moyen de le mettre hors jeu, c’est de le prendre par surprise et en toute confidentialité.
CNews vient d’avouer (si c’était nécessaire) sa nature de média à la botte du pouvoir russe, avide de subvertir la France au profit du Kremlin : il vient d’annoncer que Xenia Fedorova interviendra régulièrement à l’antenne, par visio-conférence, en provenance de l’étranger. Donc, très probablement, depuis la Russie ou un pays complice.
On ne saurait reconnaître plus clairement la légitimité de la décision du gouvernement d’expulser l’intéressée : les allégations selon lesquelles Xenia Fedorova serait une « journaliste » qui ne ferait « qu’exprimer son opinion » volent en éclats, dès lors qu’il est nécessaire que cette « journaliste » exprime son « opinion » en direct de Russie – un pays où le métier de journaliste est totalement libre et où les points de vue les plus divers peuvent s’exprimer, comme chacun sait.
Comme si l’on ne pouvait pas trouver une palanquée de journalistes, en France, d’opinions tout à fait différentes, pour nous informer sur la Russie et la politique étrangère qu’il conviendrait d’avoir à son égard. Y compris des journalistes fortement poutino-lécheurs, comme Renaud Girard, qui perd totalement les pédales, sur LCI, face à Aurélien Duchêne, lorsque ce dernier réclame que les armées européennes abattent les missiles russes au-dessus de l’Ukraine… faisant une crise d’hystérie qui rappelle trait pour trait celles dont les gauchistes sont coutumiers.
Je n’attends pas que les fanatiques pro-russes reconnaissent la contradiction de cette position de CNews, aussi flagrante que celles qu’ils dénoncent chez les gauchistes (fustiger le règne de l’argent tout en s’en mettant plein les fouilles comme Bally Bagayoko, etc.). Par exemple, Xavier Nebout, qui croit malin de revenir ici avec un commentaire dont chaque phrase est un mensonge flagrant.
Mais enfin, voilà qui justifie ce que j’écrivais ici il y a peu, à savoir qu’il aurait convenu, non pas d’expulser, mais d’arrêter, de juger et d’emprisonner Xenia Fedorova pour espionnage. Comme l’ont fait Donald Trump, Joe Biden et Angela Merkel, avec des espions russes (Maria Butina, Peter Debbins), avec l’assassin du FSB Vadim Krasikov (condamné et incarcéré en Allemagne), ou avec des complices du pouvoir russe (le trafiquant de drogue Konstantin Yaroshenko, le marchand d’armes Viktor Bout) ; ce qui leur a permis, par la suite, d’échanger certains d’entre eux contre des Américains pris en otage par la Russie (et des dissidents russes).
Même Donald Trump est plus anti-Poutine que CNews, c’est dire…
Quant aux attaques russes contre l’Europe, elles sont innombrables. C’est une véritable guerre qui nous est menée sur notre sol, depuis de longues années maintenant.
Il n’y a que les abrutis pour se sentir en sécurité sous prétexte que « les chars russes ne sont pas sur les Champs-Élysées ».
Des abrutis qui se prétendent souvent gaullistes, alors que de Gaulle avait justement tempêté contre les pompeux inopérants qui faisaient la guerre de l’époque avec les moyens de la précédente. Au lieu d’employer des chars, comme les Allemands. Aujourd’hui, le dinosaure, ce n’est plus la ligne Maginot, c’est le char, justement. Depuis l’invasion de l’Ukraine, il est bien clair que non seulement on n’a plus besoin de chars pour asservir militairement un pays, mais qu’en plus c’est le plus mauvais moyen.
Aujourd’hui, on fait ça avec des drones, des cyber-attaques, des attentats à l’explosif sous-traités sur Internet, des sabotages de câbles sous-marins et des Xenia Fedorova.
Donc effectivement, si tous ces braves gens étaient aussi « souverainistes » et « patriotes » qu’ils le prétendent, ils réclameraient que la noble armée françouése, alliée à ses valeureux partenaires européens, envoie ses avions de chasse abattre les drones, les bombes volantes et les missiles russes au-dessus de l’Ukraine. On n’a même pas besoin de Trump pour ça. Différents officiers supérieurs européens ont validé la faisabilité technique d’une telle opération.
Cette initiative serait moralement et politiquement indiscutable. Protection des populations civiles ukrainiennes, zéro mort russe puisqu’on ne viserait que les munitions en vol, pas les pilotes (qui évitent, d’ailleurs, de se risquer au-dessus du territoire ennemi). Que demande le peuple ? Je veux dire, en dehors du peuple communiste et fasciste ?
Et pendant ce temps, l’Ukraine pourrait intensifier ses frappes à l’intérieur de la Russie, qui mettent l’envahisseur à genoux : attaques contre des installations militaires, des raffineries, des entrepôts de e-commerce, interdiction de fait du territoire russe à l’aviation civile internationale, éliminations ciblées des officiers supérieurs ennemis à la façon israélienne ou américaine…
Vous vous rappelez le temps où Poupou, soutenu par ses ignobles collaborateurs locaux, menaçait de faire crever la France de froid en lui coupant le gaz ? Ce n’est jamais arrivé. En revanche, aujourd’hui, grâce à l’héroïsme et au génie stratégique des Ukrainiens, ce sont les Russes qui font la queue des journées durant pour avoir de l’essence… et je ne vous dis pas la tronche de l’économie russe, car oui, contrairement à tout ce que les poutino-asservis nous ont dit, les sanctions, ça marche.
Mais on peut aussi hurler de Gôl, de Gôl, de Gôl, aller au cinéma pour conforter sa vertu, et se conduire comme le plus parfait des pétainistes. Ce double langage est une vieille habitude de la gauche, et on le retrouve chez la droite de gauche.
La puissônce de la Frônce, ça suppose de prendre des risques, et pas seulement ceux de glisser un bulletin RN dans l’urne. Ça va pas suffir d’allonger les pieds sous la table en réclamant les « avantages acquis pour lesquels nos ancêtres se sont battus ».
Et non, pour anticiper l’objection malhonnête des lâches habituels, je n’ai pas l’intention « d’y aller ». Personne ne me laisserait faire, d’ailleurs. Nous avons une armée de métier parfaitement entraînée et disciplinée, qui fera le job pour peu que la population civile lui en donne l’ordre par l’intermédiaire de ses représentants. Un Rafale, ou un Gripen, ne sont pas pilotés par des amateurs.
Personne ne demande aux Français « d’envoyer leurs enfants se faire tuer en Ukraine », et concernant ceux de leurs enfants qui ont choisi d’entrer dans l’armée de métier, j’ai une information pour les pleurnichards gaucho-fascisto-pacifistes : les militaires ne sont pas là que pour fournir des « généraux de plateau », comme ils disent ; ils sont là pour risquer leur vie au service des intérêts de la France. Les hommes qui ont choisi cette vocation ne sont pas des « enfants » qui seraient sous les ordres de leurs parents. Aucun « parent » n’envoie son « enfant » à la guerre. Ils sont assez grands pour décider tout seuls ; vous êtes bien gentils avec vos grossières manipulations rhétoriques, resucées des slogans communistes des années 30…
Monsieur Bilger, je vous invite à visionner ou revisionner la vidéo où monsieur Hollande se fait pigeonner, vidéo dans laquelle il admet que les accords de Minsk étaient faits pour tromper Moscou.
Les roulements de tambour dans les médias ont pour but de nous préparer à un éventuel conflit afin de diluer notre faillite. Prendre notre épargne pour « l’effort de guerre » et, éventuellement, nos enfants si on n’a pas d’argent.
Poutine n’a qu’à attendre, nous faisons très bien le travail tout seuls, comme des grands. Vous ne croyez tout de même pas que notre cher Président va nous laisser comme ça sans finir le travail, sans chercher à briser son jouet ? Maigre consolation pour moi, je n’ai jamais voté pour ce sinistre individu, alors que des gens dits sensés l’ont fait.
« Nous sommes en guerre ! » Bis repetita. Guerres déclarées par des gens qui se connaissent et faites par des gens qui ne se connaissent pas. Rien de nouveau.
« Comment, en effet, ne pas éprouver un malaise devant l’apparente confrontation d’un François Ruffin – on avait cru comprendre qu’il s’orientait plutôt vers le Parti communiste et Fabien Roussel – et d’un Dominique de Villepin (BFM TV) ? » (PB)
Pas vraiment de quoi se formaliser pour ce débat entre Dominique de Villepin et François Ruffin qui ne restera pas dans les annales.
L’un comme l’autre n’a aucune chance de figurer au second tour, quand bien même Dominique de Villepin a été Premier ministre. « Son lyrisme vague et incantatoire » (cf. Philippe Bilger) ressemble à des tirades d’un mauvais acteur de théâtre. Quant à ses idées, on a du mal à savoir vraiment où elles mènent, si ce n’est vers un antisémitisme à peine déguisé.
François Ruffin, lui, fait partie des farfelus qui n’obtiendront que quelques pourcents de voix et il ne mérite pas que l’on s’attarde sur ses propos.
Attendons les débats des cadors, pour l’instant ils ne sont pas encore entrés dans l’arène. L’affrontement final se tiendra en mars-avril.
À noter au passage que J-L Mélenchon n’a recueilli pour l’instant qu’un peu plus de 200 promesses de parrainages en vue de la présidentielle, loin des 500 nécessaires.
Étonnant quand on lit les déclarations de victoire toute acquise par ses troupes.
Du côté de LFI il risque d’y avoir beaucoup de déçus en avril prochain…
« À supposer que la prise de conscience de cette invasion subtile ou ostensible, de ces intrusions grossissant à vue d’œil, soit enfin à la hauteur, qu’oppose-t-on à cette menace sur le plan national ? » (PB)
Quelle invasion ?
La Russie, combien d’envahisseurs ?
J’ai l’impression que vous ne vivez pas dans le même pays que les Français, qui non seulement sont les témoins d’une véritable et considérable invasion continue depuis plusieurs années (même VGE l’admettait), mais encore en sont les premières victimes en matière de criminalité, d’attentats, de délinquance, de destructions, de dégradations, de dérangements, d’incompatibilités culturelles, d’atteintes à la tranquillité publique, de provocations, de comportements à caractère raciste, de coûts sociaux, tout en étant parfois empêchés, dans leur propre pays, d’accéder au logement, à la scolarisation ou aux soins hospitaliers dans des conditions normales et sécurisées.
En revanche, je n’ai pas vu un Russe (sauf d’anciens voisins descendants d’émigrés) depuis plus de dix ans et, quant à la propagande russe dont on nous rebat les oreilles, je n’ai pas eu l’occasion d’en ressentir les effets, probablement étouffée qu’elle est, si elle existe, par la tonitruante propagande gaucho-marxo-bolcho-socialio-trotsko-libertaro-maçonico-anarcho-centro-macroniste, déversée à grand fracas par les médias stipendiés pour se moquer des Français opprimés, soumis, alors qu’ils n’ont rien demandé, contrairement à la démocratie, à un remplacement-qui-n’existe-pas, en dépit des statistiques ou des simples observations que même des étrangers aimant la France peuvent faire quand ils la découvrent.
« …tous deux abondaient en formules pour complaire à leur public : l’ancien Premier ministre distillait ses nobles banalités, son lyrisme vague et incantatoire (surtout bien se garder du factuel !), tandis que son contradicteur, qui l’était si peu, était très fier de ses saillies comme « il faut faire dérailler le train », en évoquant la France et une esquisse d’union nationale qu’il serait bien incapable de réaliser. » (PB)
Chez nous, on appelle cela des batouilles, des brasseurs de vent et de l’inutile.
Le Cinglé doit bien se marrer de tous ces types, y compris les munichois qui donnent envie de vomir.
Daladier rentrait tout juste d’Allemagne, où il venait de signer les accords de Munich aux côtés d’Adolf Hitler, de Benito Mussolini et de Neville Chamberlain. Cet accord sacrifiait la Tchécoslovaquie dans l’espoir d’éviter une nouvelle guerre mondiale… Il suffisait de le croire.
Nous avons les mêmes aujourd’hui, sauf quand même que, cette fois, le Cinglé a une arête dans la gorge avec l’Ukraine et la Pologne, qui ne se couchera pas.
François, le rempart de la France, on n’aurait pas fini de rire ! Il suffit de lire les dessins de Charlie de cette semaine. François qui se présenterait ? Même à Marseille, ils n’oseraient pas sortir une telle galéjade.
François, Dominique et les autres, pour en rire, et ça ne fait que commencer.
@ Xavier NEBOUT le 3 septembre 2026
« Une petite incursion en passant sur le blog. Sans lendemain, rassurez-vous. »
Je m’interrogeais de vous savoir vivant ou pas, me voilà rassuré.
Votre point de vue, pour minoritaire qu’il soit, est important : il montre que l’ancienne France est toujours présente au moment où beaucoup célèbrent la « nouvelle » France.
Vous avez oublié, dans votre liste, la fusillade à Kiev entre des agents du SRU et du GUR, deux services secrets ukrainiens.
Nous aussi, nous avons des batailles rangées entre services secrets ; chez nous, ils sont encore plus secrets que les Ukrainiens : ceux-là, on les appelle des narcotrafiquants.
On ne peut pas dire que cela fasse des points communs, mais bon, dans les deux cas, c’est avec notre argent qu’ils vivent, et cela, personne ne pourra le contredire, puisque Zelensky a déclaré, il y a quelque deux ou trois jours, que l’Ukraine avait besoin de beaucoup d’argent et que l’UE lui a accordé une rallonge de quelques milliards, un peu plus d’une dizaine, de mémoire.
Et l’argent de l’UE est le nôtre puisque nous sommes contributeurs nets.
Bonjour Monsieur Philippe Bilger,
Je partage votre point de vue, il est temps de prendre conscience de ce cruel problème !
Je vous offre ce petit cadeau que ma mémoire possède !
Le 31 juillet 1948, j’étais, comme beaucoup de Mussipontains, dans la ferveur de l’accueil et du passage du général de Gaulle, en visite dans notre bonne ville de Pont-à-Mousson.
La foule était en liesse, les douleurs de la guerre s’éloignaient lentement, la grande joie du moment était présente. Le maire de Metz, Raymond Mondon, accompagnait le Général pour sa sécurité lors de ses arrêts.
Le gouvernement de l’époque avait interdit tout hommage officiel au général de Gaulle.
Le maire Raymond Mondon brava les interdits !
Le discours de Metz du Général restera pour les historiens :
« Nous avons ramassé la République dans la boue ! »
Tout citoyen devrait lire ce discours pour l’actualité présente.
Une petite incursion en passant sur le blog. Sans lendemain, rassurez-vous.
Mais bien sûr, Poutine a tous les torts. Le Donbass n’a jamais été russe. Les Anglais n’ont pas dit à Zelensky, en substance, « mettez les accords de Minsk à la poubelle », comme ils avaient dit aux Polonais « ne rendez pas le couloir de Dantzig ». Les Américains n’ont aucun intérêt à ce que la Russie et l’Europe s’opposent. Les Ukrainiens n’ont pas commis d’épuration ethnique en expulsant quelque 500 000 russophones de la région d’Odessa, ils ne bombardaient pas les fermes du Donbass.
Et le pire n’est pas dit. Si Poutine doit être l’ennemi public, c’est parce qu’il veut restaurer la natalité et, tenez-vous bien, la spiritualité en Russie. Il a même osé faire construire une magnifique église orthodoxe à Paris !
Les pauvres Français ne savent pas que, pour la plus grande partie de la planète — Afrique, Amérique du Sud, Japon, Chine, Inde, Moyen-Orient —, notre pays est le plus pourri de chez les pourris !
Voir le problème russe comme l’un des plus préoccupants pour la France d’aujourd’hui, c’est s’aveugler. On aimerait tellement que ce soit notre seul souci.
Le parallèle munichois est excessif : l’Europe livre des armes, sanctionne la Russie et soutient l’Ukraine. Ce n’est pas 1938.
La France a des fragilités bien plus immédiates : dette et déficit, fragmentation politique et sociale, industrie et énergie en difficulté, crise de l’autorité et de la cohésion. Un pays qui n’arrive pas à tenir ses comptes ni à faire respecter ses lois n’est pas en position de force, même face à une Russie affaiblie…
Philippe Bilger a le blues devant une situation internationale tendue. On s’en étonnerait presque : lui qui nous vantait il y a peu l’extraordinaire candidat que représenterait Bruno Retailleau pour 2027, le voilà soudain moins assuré : quand on doute du recours, on s’autorise le blues.
Et pourtant, sur le fond, il y a de quoi le partager, ce blues. La crise financière s’approche avec la régularité tranquille d’un métronome, sans que personne ne semble pressé de s’en soucier. Sur la scène géopolitique, deux grands fauves se sont pris les pattes dans leurs propres pièges : Poutine embourbé en Ukraine, incapable d’y arracher la victoire qui légitimerait le sacrifice, Trump empêtré en Iran, incapable d’en sortir sans s’avouer vaincu ni y rester sans s’épuiser. L’escalade, dans les deux cas, paraît moins une hypothèse qu’une pente. Les conséquences pour l’Europe ne sont pas symétriques : économiques dans le conflit irano-américain, existentielles dans le conflit russo-ukrainien. D’un côté, une facture. De l’autre, un destin.
Reste à savoir comment réagir, et c’est là que le blues devient vertige. Deux précédents hantent la mémoire, et se répondent comme un piège en miroir. 1914 : des dirigeants somnambules qui marchent vers la guerre sans jamais décider d’y aller, entraînés par l’engrenage des alliances et des mobilisations. 1938 : des dirigeants lucides, eux, mais qui préfèrent la paix immédiate au risque du combat, et achètent à Munich un sursis qui se paiera comptant quelques années plus tard. D’un côté l’aveuglement qui précipite le pire ; de l’autre la prudence qui l’organise. Entre ces deux abîmes, il n’y a pas de troisième voie confortable, il n’y a qu’un jugement à exercer, sans boussole toute faite.
Or un tel jugement, précisément, ne s’improvise pas. Il suppose une expérience du risque, une habitude du réel, une capacité déjà éprouvée à trancher dans l’incertain, tout ce que l’exercice du pouvoir seul enseigne. Raison de plus pour ne pas confier les clés de la République à ceux qui n’ont jamais eu à en répondre : ni le néophyte pressé, ni la relève qui n’a jamais gouverné, ni le tribun qui n’a jamais eu à gérer que l’opposition.
Munich, c’est 1938. En 1936, c’est la non-intervention en Espagne. Deux erreurs.
Vous avez parfaitement raison : Munich 1938, le lecteur aura rectifié de lui-même.