Entendant récemment Dominique de Villepin se vanter de ne pas penser à lui, mais seulement à la France et à sa mission de la sortir de son total délitement, je me suis demandé quel serait le candidat assez sot ou fou pour soutenir l’inverse.
Cette réflexion conduit à discriminer, dans les discours de campagne présidentielle, ce qui relève du convenu et ce qui peut créer la surprise.
Les candidats doivent être assurés « d’une énergie physique et mentale » (Le Figaro), sans laquelle, à l’évidence, leurs prestations médiatiques ou destinées à convaincre la société civile manqueront de force et de substance.
On n’évoque pas la prodigieuse inégalité des talents et des aptitudes à l’oralité qui, aujourd’hui par exemple, favorisent, pour le meilleur, les causes d’un Jean-Luc Mélenchon ou d’un Gabriel Attal, même si leur registre est radicalement différent. Raphaël Glucksmann comprendra-t-il un jour qu’il ne suffit pas d’être intelligent pour maîtriser la parole et la conviction qu’elle engendre ? Et Dominique de Villepin, que le lyrisme vague et incantatoire ne constitue pas un projet ?
S’il est si difficile pour les citoyens de choisir l’homme ou la femme qui répondra à leurs attentes – sauf pour ceux qui, de toute éternité, ont pris leur parti et n’en démordront jamais -, c’est qu’il est malaisé de discerner la valeur ajoutée que chacun apporterait au socle banal et conventionnel des propos de campagne.

Le premier élément de ce terreau uniforme revient à déclarer que c’est un devoir, qu’on ne pense pas à soi, qu’on aurait volontiers laissé la place et que les autres sont animés par la seule ambition narcissique.
Le deuxième est l’énoncé de vœux pieux, de banalités qui ne peuvent qu’être approuvées tant les objectifs affichés se ressemblent, même si l’esprit partisan leur donne une tonalité de réforme ou de révolution. En tout cas, ce n’est jamais sur les intentions et les promesses qu’il convient de les départager : les virtualités sont dignes d’estime.
En fait, c’est au dernier étage de la fusée politique que l’on sort enfin du convenu et de l’ordinaire : celui où se révèle une véritable vocation présidentielle. C’est une appréhension à la fois technique et psychologique, une évaluation humaine de la personnalité, une prise en compte de son passé et de son présent, une perception de son courage et de son caractère qui, enfin, seront les critères décisifs pour trancher. La volonté, donc, de faire, d’accomplir ce qu’on s’est engagé à mettre en œuvre. Dans l’existence même la plus normale qui soit, la certitude que cet être porté au sommet républicain saura ouvrir dans sa vie une parenthèse exceptionnelle.
Cette analyse explique sans doute le discrédit qui frappe la classe politique : on la juge trop souvent sur ce qui la rend interchangeable, ses discours et ses promesses, alors que l’essentiel est ailleurs. Dans ce qu’un président, une fois élu, saura faire de sa fonction, par ses actes, son caractère et sa politesse démocratique. C’est là seulement que pourrait surgir la singularité, peut-être même le miracle, d’un président enfin digne de l’être.
@ Michel Deluré le 9 septembre 2026
Je le pense profondément aussi.
On ne fait que les aider, ils versent leur sang tous les jours, face à un cinglé criminel de guerre qui n’arrêtera pas.
La guerre et le pays qui a fait fuir mon grand-père, la guerre qu’il a retrouvée sur le sol de France. Alors ils méritent beaucoup, les Ukrainiens, beaucoup de soins de notre part.
@ Exilé (@ Giuseppe) 08/09/2026
Quels que soient les désaccords que l’on peut nourrir sur les causes profondes de la guerre en Ukraine, on ne peut rester indifférent aux souffrances du peuple ukrainien et au destin de ce pays agressé, partie intégrante du continent européen.
Ceux qui peuvent se rassurer en pensant que Poutine, une fois l’Ukraine éventuellement conquise, s’arrêterait là, se font des illusions. D’autres savent parfaitement que ce qui se joue dans cette guerre sur le sol européen conditionnera le monde dans lequel, demain, nous vivrons, ce qui ne peut, par là même, nous laisser indifférents.
Diable, cher hôte, Glucksmann intelligent… M’auriez-vous rejoint dans le goût et l’abus de la dive bouteille ?
@ Giuseppe le 8 septembre 2026
« Écoutez bien la petite musique de Marine et celle de Jordy sur l’aide à l’Ukraine… »
L’Ukraine, l’Ukraine, l’Ukraine !
Ça suffit !
Oui, assez de tout ce cirque créé par les provocations documentées de fauteurs de guerre mondialistes aux intérêts troubles, soutenus par des félons, dont ceux infestant le marigot politico-médiatique !
Nous sommes en France, oui, en France, pas au Monomotapa, et occupons-nous de nos propres problèmes, dans un pays qui subit lui-même l’hostilité active de populations étrangères chargées de ressentiment à notre encontre, sources quotidiennes de crimes et de malheurs !
Et cela en priorité absolue, avant de nous plonger comme un troupeau de moutons écervelés dans un bourbier qui ne nous concerne en rien, pour courir au secours d’une clique cherchant à sucer notre épargne pour l’aspirer dans le trou noir astronomique de la plus forte corruption de la planète, dans un pays qui n’a jamais été récemment notre allié — jamais — et dont certains des habitants et dirigeants de type dictatorial, parfois eux-mêmes criminels de guerre, sont de plus des admirateurs affichés du nazisme (du vrai, pas de celui fantasmé par des guignols gauchistes) !
Il faut arrêter de se moquer de nous.
Ce monde n’est en rien le nôtre.
En rien.
@ Giuseppe (@ Exilé) le 8 septembre
« Écoutez bien la petite musique de Marine et celle de Jordy sur l’aide à l’Ukraine… Ils vendront le pays à la découpe. »
Que faut-il comprendre ? Braderont-ils la France (vous l’avez déjà dit maintes fois) ou (nouveau) ordonneront-ils au Quai de mettre aux enchères quelques oblasts ukrainiens — certains sont très convoités par un État voisin — et de conserver le produit de cette vente pour récupérer les milliards aujourd’hui offerts à Kiev ?
« Elle ? Incompétente notoire, surtout en économie, et lui, un apprenti avec deux mains gauches. »
Notoire… Notoire… comme le délinquant notoire… que l’on qualifie aussi de « connu des services de police ». Faut-il offrir au plus vite un bracelet à Marine ?
Gauches… Gauches… Vous en prenez-vous aux gauchistes ou aux gauchers ? Un gauchiste ne sait rien faire de ses dix doigts, ce qui n’est pas le cas d’un gaucher…
« En fait, ils n’ont aucun programme. »
Exact ! Il n’est pas encore public… tout comme ceux de leurs adversaires. Peut-être ceux-ci sont-ils à la recherche des plans de fabrication « des fusils à tirer dans les coins ou des marteaux à bomber le verre, au choix ». Quant au programme que vous vous êtes « coltiné », ça pourrait bien n’être qu’un exemplaire de celui de 2022 que vous avez mal classé. Quelques fuites indiquent que celui à venir sera assez différent. De quoi vous saper le moral…
« Même le maire de Béziers ne leur accorde pas une once de confiance. »
Pour ma part, cela fait plus de quarante ans que je le connais, « le Robert »… et que je m’en méfie… en possédant quelques preuves de ses écarts avec la vérité.
P.-S. : On peut faire dire n’importe quoi à n’importe quel texte dès lors qu’il n’est pas argumenté.
@ Exilé le 7 septembre 2026
Écoutez bien la petite musique de Marine et celle de Jordy sur l’aide à l’Ukraine… Ils vendront le pays à la découpe. Elle ? Incompétente notoire, surtout en économie, et lui, un apprenti avec deux mains gauches.
Je me suis coltiné tout leur programme… En fait, ils n’ont aucun programme, que des fusils à tirer dans les coins ou des marteaux à bomber le verre, au choix. Même le maire de Béziers ne leur accorde pas une once de confiance.
@ Giuseppe le 6 septembre 2026
« Et puis cette image, il ne faudra pas l’oublier, le Cinglé dans ses discours avait tout écrit à l’avance de ce qu’il ferait, rien n’a été oublié, en pire même »
Vous reprenez là un procédé en vogue dans certains États totalitaires, consistant à prendre une photographie afin de lui faire dire tout et n’importe quoi.
Exemples sous forme d’exercice :
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/un-jour-dans-le-monde/emmanuel-macron-recoit-vladimir-poutine-a-versailles-4295245
C’est au château de Versailles, sous le prétexte d’inaugurer l’exposition « Pierre le Grand, un tsar en France », qu’Emmanuel Macron a reçu Vladimir Poutine. © Reuters
Derrière ce prétexte, le fond réel de l’accord serait :
(commentaires fictifs possibles)
« Vladimir, si Marine Le Pen te sollicite pour lui accorder un prêt afin de financer sa campagne électorale de 2027, alors que moi, plus défenseur des droits de l’homme, de la liberté d’expression et de la démocratie que toi, j’ai interdit aux banques françaises de le faire, j’espère bien que tu le lui refuseras aussi. »
Ou :
« Merci d’avoir racheté la dette publique de la France. Bien entendu, tu auras droit à une petite ristourne. »
Ou :
« Copains comme cochons. »
Ou :
« Si tu pouvais forcer un tantinet ton jeu dans ton emploi de grand méchant Russe, cela m’arrangerait bien dans la manipulation de mon opinion. »
Ou :
« Vladimir, j’ai besoin de gaz pour cet hiver. Si tu pouvais faire étudier une livraison par tankers fantômes du genre Vladivostok-Séoul sous pavillon du Liberia, puis Séoul-Dhamra sous pavillon des Bermudes, puis Dhamra-Marseille sous pavillon panaméen, ce serait sympa. »
Etc.
@ Tipaza
« Je trouve que MLP commence à accumuler les erreurs… Wait and see. »
Je partage votre opinion, mais la volonté de dégager ceux qui ont contribué à déglinguer notre cher et beau pays est plus forte que les bêtises de la cheffe…
Je suis convaincu : célérusses ! J’ai même renouvelé mes mots de passe sur chaque site : célérusse, datcha, isba, troïka, goulag, mine de sel, kazatchok, cosaque…
Merci, chers anti-RN.
@ Serge HIREL le 6 septembre 2026
Le problème que l’on rencontre en France est qu’on a toujours des projets bien ficelés, mais aucun courage de faire.
Le prélèvement à la source, dont beaucoup se moquaient, Darmanin Malin, lui, l’a fait ! Les pays nordiques, si mes souvenirs sont bons, l’appliquaient pour certains depuis belle lurette.
Quand on a signé un planning, des pénalités de retard et des résultats potentiels, je peux vous dire que ça avance et qu’on ne tergiverse pas. Allez faire un tour chez nos voisins espagnols : depuis la mort de Franco, ils ne se posent plus trop de questions, ils nous collent aux basques. Le courage de faire. Toujours le courage, ce satané courage de faire.
On nous pique à la source de la fraîche qui ne passe plus par nos comptes, ils avaient tous la trouille… Ah oui… C’était dans les cartons bien ficelés et, comme beaucoup de décisions, bien enterré. 1,50 €/l, une décision qui enflamme le pays ; en Espagne, ce n’est même pas un questionnement et c’est pour tout pareil. Ils ne sont pas parfaits, mais ils avancent.
J’ai connu l’Espagne et le Chupa Chups à une peseta, c’est fini !
Nous avons 10 000 000 de pauvres qui vivent sous le seuil de pauvreté, et qu’on arrête les salades de nous parler d’investissements productifs. Quand on n’a pas un rouble, c’est toujours acheter de la dette et de la charge de celle-ci, j’en ai assez d’entendre des âneries : on n’a plus un rond et tout coûte plus cher, les marchés spéculent sur la misère.
On investit quand on a les reins solides, Darmanin sait tout cela, il suffit de l’écouter.
Comme vous dites, nous avons des idées dans des cartons bien ficelés et des politiques pour le faire plein les cimetières.
Vous connaissez Valencia ? Allez-y sinon. Barcelone et ses merveilles, Madrid… Enfin eux, sans les trémolos dans la voix, la truelle de la Sagrada Família au bout de la main.
@ Serge HIREL le 7 septembre 2026
Je ne fais que souligner le rôle pervers et même pernicieux des sondages dans l’opinion publique. D’autant que les chiffres des instituts de sondage varient en permanence et ne concordent pas du tout. Ça donne le tournis !
Les exemples ne manquent pas de sondages fantaisistes pendant les campagnes électorales, surtout présidentielles. Souvenons-nous de Valérie Péceresse donnée gagnante devant Emmanuel Macron en décembre 2021. On connaît la suite !
@ Achille le 6 septembre
« Bref, les sondages, loin d’apporter une vision claire des intentions de vote, ont surtout pour effet de créer la confusion dans l’esprit des Français. »
…et vous vous chargez de l’entretenir…
@ caroff le 5 septembre 2026
« Bardella et Marion Maréchal sont dans un bateau… » ?
Les prestations de Sarah Knafo à l’occasion de la sortie de son livre ont certainement inquiété Marine Le Pen.
Elle s’est aperçue qu’elle pouvait être rapidement ringardisée par cette jeune femme qui avait tous les atouts : intelligence, beauté, charme.
Il lui fallait faire un contre-feu ; Jordan Bardella, jeune homme plutôt transparent dans une joute verbale, ne pouvait pas être celui qui répondait à la situation.
Il fallait une jeune femme déterminée pour s’opposer à l’autre. Une blonde face à une brune, un grand classique d’Hollywood que MLP veut nous offrir.
Je pense qu’elle se trompe, et que ce faisant, elle fait perdre à Jordan Bardella l’aura qu’il avait acquise péniblement.
D’autant plus que Marion a montré un penchant pour un certain libéralisme, un peu comme Jordan, et donc MLP court le risque d’être accusée de népotisme, inutilement.
Je trouve que MLP commence à accumuler les erreurs… Wait and see.
Celle-là est mémorable, il ne faut pas l’oublier, aujourd’hui on voit les « émissaires » de Visage orange en Ukraine pour envisager des relations avec un criminel de guerre qui tue tous les jours des civils au pays de Winston Volodymyr. Il faut que l’Europe soit bien un continent de misère pour accepter ce type de rencontre sans broncher.
Pactiser avec le diable pour avoir la paix, comment conclure le moindre accord avec le Cinglé !? Et dire que Visage orange trinque avec un type qui a du sang bien rouge sur les mains.
Et puis cette image, il ne faudra pas l’oublier, le Cinglé dans ses discours avait tout écrit à l’avance de ce qu’il ferait, rien n’a été oublié, en pire même :
https://www.letelegramme.fr/elections/presidentielle/le-pen-poutine-la-poignee-de-mains-qui-embarrasse-le-rn-214072.php
L’âme russe, la lame russe, l’arme russe ???
Célérusses ! Ça y est, on les tient !
Enfin ça y est, après moult concertations, grâce aux cabinets noirs, la meute islamo-facho-gauchiste macronienne a trouvé son slogan de campagne :
« Le RN, célérusses, céléracistes, céléfascistes, célevoile ! » Fermez le ban !
À ce niveau de paranoïa, je pense que tous ces tocards macronos-islamos-gauchos collabos souffrent d’une profonde cécité volontaire et d’une allergie bienvenue à la (Allah) vérité ; leur croisade pro-musulmans les aveugle tels des fanatiques religieux, au point de nier les évidences.
Car le seul et vrai danger, c’est le RN, bien entendu, on est tous d’accord, oups, et leurs alliés russes aussi, houlala, excusez-moi, j’ai failli oublier ; martelez bien « célérusses », tout s’explique, ben voyons.
98 % des casseurs, voleurs, violeurs, narcos sont issus de l’immigration, pas russe celle-là, ben oui les gars, c’est comme ça, ce n’est pas la faute à pas de bol ni aux Russes, mais à une éducation-propagande islamo-gauchiste tirant sur le reniement des lois françaises et de la nation. Merci les anciens pour avoir bien éduqué vos gamins. Seule l’acquisition des allocs, aides, CAF, RSA, APL, CMU… s’est déroulée de manière parfaite, sans désordre, sans émeutes, sans bagarres, sans tirs de mortiers ; faut pas tuer la poule aux œufs d’or de ces cocus de franchouïs, ben voyons !
D’ailleurs, dans les datchas du FN/RN, on peut apercevoir tous les soirs les permanents déguisés en cosaques du Bolchoï prendre des leçons de danses russes, le kazatchok de préférence à la (Allah) Tchouktche (à vos souhaits), pour le soir de la grande victoire en 2027 sur le balcon de l’Élysée, là où Macron et ses LGBT avaient sévi honteusement au vu et au su du monde entier.
Édouard Philippe peut fermer sa baraque à frites et claironner : « Ça y est, j’ai eurêka : le FN/RN, célérusses ! »
Même Xavier Bertrand n’a plus besoin de s’entraîner à casser les mâchoires du FN/RN dans des salles de boxe puantes de sueur, puisqu’on vous dit que célérusses !
J’en ai marre de ces crampes de rire à répétition, vivement 2027 qu’on en finisse avec ces fachos du RN et leurs potes russes !
Nous avons déjà un casting de rêve avec les E. Philippe, Hollande, Ségolène, Tondelier, Bertrand, Attal, des vieux chevaux de retour (de couche), pourquoi s’en priver ?
Je sais, ce n’est pas bien de voter RN, mais par esprit de sacrifice, de dévouement et par attirance pour la culture russe, je vais très jouissivement introduire mon bulletin « russe » dans l’urne phallique tel un acte sexuel ; ça tombe bien, russe, ça vient de rut, vivement !
@ caroff 05/09/2026
« En attendant, qui a vraiment envie de se mettre à table ? »
Que l’on ait envie ou non de se mettre à table, le problème est bien qu’il faudra, le moment venu, s’y installer et que ceux qui seraient alors tentés d’y échapper et de ne pas ingurgiter le repas proposé en supporteront cependant, eux aussi, les effets.
Mais restons optimistes, il reste encore du temps pour qu’un chef cuisinier surgisse et nous concocte un menu, sans doute pas des plus gastronomiques, mais au moins adapté aux circonstances, et pour qu’en regard une franche majorité de clients soit alors tentée de venir le déguster, même si la plupart des plats seront, contexte oblige, relativement indigestes.
@ Giuseppe le 5 septembre
« Darmanin, un type qui a été capable de mettre le prélèvement à la source des impôts (…). Il a dû sans doute marcher sur les pieds de ces énarques de Bercy pour leur expliquer tout le bien de la mesure. »
Pas tout à fait exact. Le projet de prélèvement à la source a été initié dès 2015, sous les gouvernements de Manuel Valls et porté par Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics. Darmanin est arrivé à Bercy en mai 2017 et y a découvert un dossier bien ficelé, dont la mise en œuvre était prévue pour janvier 2018. En bon politichien, il a retardé celle-ci d’un an pour s’attribuer les lauriers d’une réforme réussie, mais qui est loin d’être entièrement la sienne…
Depuis sa création en 1998, j’écoute fidèlement tous les dimanches l’excellente émission « L’Esprit public » sur France Culture. Ne croyant à aucune religion, je n’écoute aucune émission religieuse ce matin-là. Je m’installe devant ma radio ce dimanche 6 septembre pour retrouver « L’Esprit public » à 11 h. Pas de chance, ce jour-là, France Culture diffuse à la place une émission consacrée aux protestants, pour une raison (religieuse ? radiophonique ?) que j’ignore et dont je n’ai cure.
Avant de fermer ma radio, j’ai juste le temps d’entendre je ne sais qui dire « les zuguenots » (!)…
Pas de chance une fois encore. Dans « les huguenots », la lettre « h » est aspirée. Par conséquent, pas de liaison !
Une petite histoire un peu saugrenue — à la Patrice Charoulet, hors sujet, mais vécue —, pour amuser notre dimanche. M’étant rendu dans un espace commercial — et culturel — de ma petite sous-préfecture, l’idée m’est venue, certes un peu tardivement, d’acquérir le bouquin de Sarah… Sarah Knafo, bien sûr. « Son titre ? », me demande le vendeur, la petite trentaine, la barbe bien taillée et l’air pas du tout LFI. Un peu surpris tout de même qu’un libraire présente une telle lacune dans sa connaissance de l’actualité littéraire, je le lui énonce. Il se penche sur son ordinateur et, sans relever la tête, me dit : « Épuisé… En réimpression… Vous pouvez le réserver… ». Je m’apprêtais à répondre par l’affirmative à cette aimable proposition lorsque, son regard ne quittant pas son écran, il ajoute : « Ah… Knafo… elle va publier un autre livre, dans trois semaines… Je vous le commande aussi ? » Là, je l’avoue, il m’a pris par surprise. Trois longues secondes s’écoulent et il m’en indique le titre : « Et moi dans tout ça ? »…
« Et moi dans tout ça ? » Voilà pour Sarah une bien jolie formule pour annoncer la suite logique de son « Casse du siècle » au succès foudroyant : sa candidature prochaine à la présidence !
Ayant retrouvé mes esprits et décliné poliment cette offre qui m’intriguait, j’ai moi aussi consulté mon ordi… Le bouquin sera bien en vente le 28 octobre prochain — oublions l’erreur d’un mois —, mais il sera signé par une certaine Daniela Knafo, psychologue américaine de son état, qui raconte, sur un ton guilleret mais néanmoins doctoral, les amours débridées d’un divorcé, père de deux adolescentes… Le titre exact est : « Et moi dans tout ça ? 50 ans, et alors ! ».
Je me suis promis de ne plus remettre les pieds chez ce camelot ignare qui confond roman psy de gare et ouvrage politique qui fera date. Il serait capable de m’affirmer que « L’heure des crocs » est un bouquin de recettes de cuisine écrit par un mec qui avait faim… et que la dégustation d’un yaourt en taule est le principal sujet du dernier livre du petit Nicolas, injustement embastillé…
Bon, trêve de plaisanterie. Soit dit en passant, il est dommage que cette Daniela, sans le vouloir, ait piqué ce titre à Sarah. Il lui serait allé comme un gant… si Éric décidait de ne pas y aller…
@ sylvain
Tout ce qui est excessif est vain. Reprenez votre respiration.
Par « évident », j’entendais un candidat de stature présidentielle désigné pour l’emploi, pas un sauveur. Or dans le manège qui tourne sous la queue du Mickey, je n’en vois pas qu’on aimerait afficher au mur derrière soi.
Je crois que l’évidence ne peut venir qu’en dehors de la classe politique actuelle.
Ce qui est remarquable dans les sondages qui paraissent sur les réseaux sociaux, c’est
que Édouard Philippe apparaît en omettant de mentionner le score de Gabriel Attal .
Et vice versa.
Or les deux prétendants sont, semble-t-il, au coude à coude, entre 14 et 18 %, soit 32 % cumulés.
Ce qui indique qu’en cas de ralliement de ces deux candidats, peu importe lequel, celui qui reste en lice obtiendrait de l’ordre de 32 % de votes favorables, soit autant ou même plus que Marine Le Pen qui, par ailleurs, a bien du mal à se mettre d’accord sur des points sensibles avec le président du RN.
Bref, les sondages, loin d’apporter une vision claire des intentions de vote, ont surtout pour effet de créer la confusion dans l’esprit des Français.
Et ça va durer comme ça pendant les huit mois à venir !
Pour y mettre de la bonne volonté, notre hôte y met de la bonne volonté ! Alors que le pays, comme l’a décrit Jérôme Fourquet, est un archipel. J’ai un faible, je l’avoue, pour Darmanin, un type qui a été capable de mettre le prélèvement à la source des impôts, il faut s’en méfier.
Il a dû sans doute marcher sur les pieds de ces énarques de Bercy pour leur expliquer tout le bien de la mesure.
Le problème est qu’il n’a aucune division, c’est un politique, il a mesuré ses chances et il n’en a pas.
Je le dis et je le redis, le FN/RN n’a aucun programme économique, il fera ce que j’ai observé chaque fois qu’un patron de région était écarté pour manque de résultats : Marine tirera la chasse ! Ce sera toujours la faute des autres, c’est le pire qui puisse arriver.
Elle est nulle comme est nul Jordy Géographe, le problème est que rien ni personne n’affrontera la vérité.
Quand cela va-t-il coaguler, alors qu’aujourd’hui, à part le « gros morceau » Le Pen, il n’y a guère que des grumeaux dans la casserole s’offrant aux électeurs ?
Et puis que va devenir le « gros morceau » ?
Va-t-il devenir indigeste, va-t-il se désagréger (Bardella et Marion Maréchal sont dans un bateau…) ?
Personne n’en sait rien, sans compter qu’un autre ingrédient pourrait se glisser dans la soupière d’ici la fin de l’année !
En attendant, qui a vraiment envie de se mettre à table ?
Le billet de Philippe, qui, encore au théâtre, analyse le jeu des acteurs, aussi décidés l’un que l’autre à épouser Marianne, ne dit rien du comportement et des réactions des spectateurs, appelés dans huit mois à choisir lequel des prétendants s’emparera d’elle.
Certes, au-delà des mêmes moyens « techniques » qu’ils mettent en œuvre pour réussir leur projet — les « Chers amis », les mains sur le cœur, les promesses et autres serments —, on peut séparer les candidats en deux groupes, inégaux en nombre, les « m’as-tu-vu » et les « emmourachés ». Mais les premiers, pour survivre, doivent ressembler aux seconds… et ceux-ci, pour se distinguer, doivent être « vus à la télé »… Ce qui ne facilite guère la tâche de l’électeur qui, lui, doit chercher à séparer le bon grain de l’ivraie, le maraud du bon gars.
La qualité et la sonorité du discours ne sont pas de meilleurs critères. Bien sûr, celui qui éructe n’a guère de chances dans l’électorat bien élevé, mais pas plus ni moins que celui qui, sur le ton du sermon, tente de séduire des rustres. La bonne expression est dans la mesure, mais ni les tribunes des meetings ni les micros des journalistes ne sont friands de cette denrée, pourtant hautement démocratique.
Reste le « dernier étage de la fusée politique » (PB) où, selon notre hôte, « se révèle une véritable vocation présidentielle », à travers la personnalité, l’histoire, le caractère, le courage, la volonté, bref, la niaque dont doit faire preuve le candidat. J’en suis moins sûr que lui, parce que les qualités montrées par celui-ci lors de la campagne électorale ne deviennent pas nécessairement les vertus qui en feront un bon président. L’histoire récente de la Ve République, dont tous les présidents ont été audacieux lors de leur élection, fourmille d’exemples de reculades devant l’obstacle, de changements de cap intempestifs, d’abandons de réformes face à la colère de quelques-uns, quand ce n’est pas pour se maintenir au pouvoir « quoi qu’il en coûte ».
Cette quête raisonnée du meilleur appartient au passé, à l’époque où l’élu devenait aussi un guide, un modèle. De Gaulle, Pompidou…, mais, dès Giscard, le charme s’est rompu, même si, de septennats en quinquennats, encore aujourd’hui, les Français — du moins les générations les plus âgées — recherchent un demi-dieu accomplissant des miracles… puis le vouent aux gémonies quand ils s’aperçoivent, par exemple, que, non seulement, il ne sait pas boucher le tonneau des Danaïdes, mais il continue à y déverser nos milliards.
Pour l’heure, seul cet aspect « défilé de mannequins » qui montrent leurs atours et leur meilleur profil anime la campagne présidentielle. Le hors-d’œuvre n’est guère appétissant, hormis quelques chicaneries autour des candidats les mieux placés dans chaque écurie. Le plat de résistance, le programme, précis et chiffré, est pour plus tard, probablement servi avec les vœux de l’An neuf. Il faudra alors s’y intéresser, le humer, le regarder de près, en deviner les ingrédients, en évaluer le coût réel…
Parce qu’en réalité, dans l’état actuel du paysage politique, les sondages ne révélant pour l’instant que la cote d’amour des candidats et non l’adhésion des Français aux réformes qu’ils proposeront, seul leur programme sera un repère solide, qui indiquera avec certitude au moins la ligne politique de chacun et ses engagements les plus importants, à défaut d’être un catalogue dont toutes les propositions seront devenues réalités au printemps 2032.
Depuis plusieurs décennies, nous n’avons pas eu à préparer et à participer à un scrutin aussi important pour notre avenir. Cela exige un débat ouvert à tous, approfondi, sans violences, en tout cas le plus serein possible, et des acteurs à la hauteur de l’enjeu.
Des acteurs, c’est-à-dire des candidats de qualité — actuellement tous ne le sont pas —, mais surtout des électeurs qui auront pris conscience de leur souveraineté et qui ne se contenteront pas de jeter un bulletin dans l’urne sans avoir lu le moindre document électoral, basant leur vote sur les « on-m’a-dit », les sourires et les événements de dernière minute.
Ceci n’est bien sûr qu’un vœu pieu, déjà mis à mal ici par certains commentaires, quand on les compare à la finesse de celui de Marc Ghinsberg.
Je crains malheureusement que, plus que la personnalité, la lucidité, les dispositions naturelles, les qualités avérées et la justesse de jugement des candidats en lice, ce qui fera la différence réside, comme toujours et avant tout, même si cela est regrettable, dans les promesses, fussent-elles intenables, que ces derniers formuleront à l’adresse de l’électorat pour lui faire miroiter, une énième fois, que ses attentes, dans tel ou tel domaine, seront au moins prises en compte, à défaut d’y répondre ultérieurement.
Le drame est bien qu’un mauvais candidat, avec un mauvais programme mais des annonces alléchantes, bien qu’irréalistes, ait plus de chances d’être élu qu’un bon candidat proposant un programme sérieux et cohérent, mais comportant des mesures rebutantes parce qu’imposées par la réalité de la situation.
Or, le jour ne me semble hélas pas encore venu où pourra enfin se produire la rencontre entre un électorat mature, capable de prendre conscience de la gravité de la situation dans laquelle est plongé le pays, et celui ou celle qui se propose de lui offrir, à travers le programme sincère et réaliste qu’il ou elle lui soumet, la possibilité de relever les défis immenses qui se dressent devant nous, au seul bénéfice du bien commun et donc de tous.
Du donjuanisme en politique !
Tel est le titre que pourrait prendre le billet, à la lecture des différentes séquences de l’approche des prétendants au poste suprême de président, autrement dit à la main de Marianne.
Tout y est, dans l’ordre :
Le désintéressement d’abord. Le prétendant ne demande rien, il offre — mieux que ça — il s’offre. Don Juan propose de se mettre au service de la donzelle pour mieux la conquérir. Comment, en effet, refuser les avances de celui qui s’offre ? Du grand classique : toute cour, plus vulgairement — car ici la situation est d’une telle vulgarité que le mot « cour » est trop précieux —, toute drague bien pensée commence ainsi. On s’offre comme appât, viendra plus tard le temps de ferrer le poisson.
Deuxième stade du processus de drague : les promesses, toutes aussi belles les unes que les autres. Pour peu que la donzelle soit en quête de changement, ça marche à tous les coups, ou en tout cas souvent. Car celle-ci ne cède pas à Don Juan, elle cède à ses propres illusions à elle, et c’est ça le plus terrible pour elle et le plus facile pour lui.
Plus l’illusion de l’espérance est grande et plus la conquête est facile.
C’est, par exemple, Jacques Chirac promettant de réduire la fracture sociale, ou Mitterrand au congrès d’Épinal, puis pendant toute sa campagne d’avant 1981, promettant le bonheur gratuit par le socialisme qui fera passer de l’ombre à la lumière solaire.
Ou Hollande et sa superbe et irrésistible anaphore. Quelle Marianne pouvait ne pas succomber à ce bouquet de roses ?
Et l’indépassable Macron, prestidigitateur capable de faire tout et le reste « en même temps ». Jeune, beau si l’on veut, à condition de ne pas le voir de profil, où le caractère rapace du personnage le trahissait, bref, il promettait tout et est celui qui a tenu le moins, même pas le contraire de ce qu’il promettait.
Puis vient le temps, décrit dans le billet, du passage à l’acte dans la durée, et c’est dans le temps que l’on voit Don Juan apparaître sous son vrai jour, celui du menteur et du manipulateur.
C’est Chirac et son inertie ; après lui, d’autres tiendront ou pas leurs promesses.
C’est Mitterrand et son virage de la rigueur, du traité de Maastricht, voté d’ailleurs par Jean-Luc Mélenchon, l’homme des virages d’avant les épousailles. Il est vrai que depuis Maastricht, Mélenchon a changé de proie, exit la Marianne blanche colombe pour la caille brune métissée. L’individu a ajusté ses objectifs en fonction de ses capacités, c’est souvent le cas de Don Juan.
Il reste dans cette liste non exhaustive le plus cool, le plus chill, le plus aimablement insolent, l’homme qui avait impressionné par son anaphore, non réalisée évidemment, qui n’a pas osé se représenter et qui revient promettant non pas de faire ce qu’il n’avait pas fait, mais de refaire ce qu’il avait défait, la TVA sociale par exemple. Je parle de François Hollande, évidemment, qui ne nous dit pas s’il envisage de remplacer son scooter obsolète par un vélo électrique.
Quant aux autres, ceux qui ne sont pas encore passés par la case mariage, aucun ne s’en distingue particulièrement.
Éric Zemmour a l’air mieux que les autres, mais il a déjà une Marianne superbe et généreuse en la personne de Sarah Knafo, qu’irait-il faire dans cette galère ?
Elle, par contre, pourquoi pas…
Un Don Juan féminin qui tiendrait ses promesses. À essayer, peut-être ?
Kardaillac nous parle de candidat « évident », LOL ! Ses logiciels ne sont pas à jour : il n’y a plus de candidats évidents, providentiels, attendus comme le Messie. Cette époque est révolue, ringarde, has been. Le sujet du casting 2027 sera celui de la course à la (allah) bonne gamelle, comme avant, mais avec un mépris insupportable : des ex-ministres et présidents ont un toupet effroyable. Après avoir coulé le pays, ils reviennent pour achever un pays cadavre qu’ils ont déjà massacré.
Un candidat évident n’a aucune chance de gagner s’il veut appliquer un programme ferme, autoritaire, avec une justice qui applique la LOI, la vraie, une France qui se respecte dans le monde et non une France paillasson, déchèterie, dépotoir de la planète. Il aura devant lui toute l’extrême mafia gauchiste composée du Conseil prostitutionnel, du Conseil d’État, de la LDH, de l’État de droit, des ONG passeurs immigrationnistes, de SOS Racisme, des hordes et meutes antifanazies qui ont un pouvoir de destruction infini et bénéficient de l’impunité, des narcos surpuissants qui mettent élus complices, police et justice à genoux, et une bonne moitié du peuple qui est prête à voter pour la pire mafia politique extrême gauchiste, LFI, Le Fascisme Islamiste du Führer Adolf Mélenchon.
Aucun ne pourra franchir ces obstacles. Ils ne sont condamnés qu’à écrire des bouquins pour endormir leurs lecteurs, cocus d’avance, sur un programme de « fermeté » (LOL) qu’ils ne tiendront jamais par couardise.
Édouard Philippe et sa baraque à frites, complice des zadistes de NDDL, soumis aux trafics de narcotiques records dans sa ville du Havre (« j’ai rien fait, rien vu, rien entendu »), en est l’image la plus représentative parmi toute cette minable meute de prétendants aux bonnes places bien rémunérées du pouvoir. Le peuple, dont ils se tamponnent le coquillard, continuera à beugler, meugler, brailler comme d’habitude contre ces hommes providentiels qui les auront encore et encore, et toujours, cocufiés.
« Qu’est-ce qui distingue les candidats ? » (PB)
Rien ! Tous des marchands de soupe sans courage.
L’Espagne qui bosse, pas celle des ventilateurs dont le pire est Villepin : 30,00 € pour 19,48 l de E10, et pendant ce temps, les éoliennes de notre pays s’interrogent, s’interrogent, s’interrogent sur le prix de l’essence… On parle, on parle, on parle ; en Espagne, on bosse, on bosse, on bosse. À 10 h 40, c’est le prix. Aux grands supputeurs de ce blog, la division à faire est facile.
C’est à pleurer ! Avec des Villepin, on pourra au mieux gonfler des pneus. D’ailleurs, je viens de changer les miens, 94 Y, je ne vous dis pas le prix : c’est du niveau de la pompe… Et pendant ce temps, on pleurniche sur le futur candidat, la future batouille sans courage qui va prendre le relais.
Nous allions en Espagne pour la peseta à l’époque ; ils viennent désormais acheter chez nous.
J’ai entendu Jordy Kid depuis l’Angleterre… Et c’est lui qui voudrait gouverner le pays avec Marine sans Teint ! Ils vendront le pays à la découpe au Cinglé et à l’autre Visage orange… Nous devenons fous. Il suffit de se pencher sur leur programme économique : il est bidon. Demain, nous achèterons des frites à la Corée du Nord.
À mourir de rire pour l’instant ; demain, ce sera à pleurer. Leur programme économique ? Eh bien, il n’y en a pas ! C’est aussi vide que ce que distille Jordy la Science. Ceuta, paraît-il, est pour lui une île. On n’a pas fini de rire.
Je suis de plus en plus dubitatif sur cette campagne présidentielle. Je pense que, quel que soit le programme qui aura été soutenu par la majorité des électeurs, les cocus se compteront après l’élection qui suivra inéluctablement : celle de l’Assemblée nationale.
Car l’archipélisation du corps électoral est actée.
La démonstration a été poussée à l’extrême avec le gouvernement Lecornu qui, pour durer, a avalé beaucoup de couleuvres, jusqu’à renvoyer aux calendes grecques la seule réforme du second quinquennat.
Pour le moment, la classe politique fatigue bien du monde. Le candidat évident n’a pas encore surgi !
Nous détenons enfin et définitivement la preuve que nous avons la droite en peau de lapin la plus bête du monde : ils mettent tout en œuvre pour éviter de s’unir, tant ils ont la trouille de prendre le pouvoir. C’est même magouillé à l’avance, sachant qu’ils n’appliqueront jamais aucun de leurs programmes, par lâcheté, soumission, collaboration avec cet islamisme qui les paralyse, tout en clamant haut et fort, très hypocritement, devant micros et caméras, qu’ils le combattront sans relâche ; quels faux derches, quelle honte !
Ils bâtissent à l’avance, sournoisement, les preuves de leurs échecs à répétition : « cépanous, célé ôôôtres », ben voyons, et une liste d’excuses, toutes plus farfelues les unes que les autres, à l’encontre de ceux qui leur ont fait confiance et qu’ils auront encore une fois trahis, en se mettant eux-mêmes des bâtons dans les roues pour laisser les autres concurrents franchir la ligne d’arrivée.
La droite, un danger ? Laissez-nous rire ! Une belle bande de guignols, pantins, charlots, charlatans, Pieds Nickelés, Septième Compagnie, bidasses en folie : vous avez une belle liste de qualificatifs pour ces partis de couil*es molles, traîtres à la (« allah ») France.
Les gauches ne s’embarrassent pas de proposer leurs programmes de destruction, d’islamisation et de paupérisation de la France. Les mafias islamos-fachos-gauchistes PS, PCF, EELV, LFI s’en vantent et nous menacent même de prendre le pouvoir par la force, la violence, la haine, le chantage, si nous ne mettons pas le bulletin dans la « bonne urne », c’est-à-dire la leur. Ben voyons !
Plus que de peser sur le destin collectif, comme le souligne Marc Ghinsberg, la fonction présidentielle devra savoir incarner l’équilibre nécessaire de la séduction qui permettra l’élection, sans pour autant empêcher la capacité future à gouverner.
Chaque candidat a sa perspective, qu’il s’agirait d’envisager en même temps que les autres pour dessiner le tableau complet d’une réalité observable, non plus dans un clivage, mais dans l’urgence du consensus indispensable à la défense de la démocratie, quand l’exercice de la liberté ne peut faire l’économie des rapports sociaux, au risque, sinon, de retomber dans la tyrannie, pas plus que l’exigence sociale ne peut faire l’économie de la liberté.
« Tu bouges, j’y vais », avait dit Delors à Bayrou en 1994.
On imagine à quel point l’Europe n’aurait pas servi le bonneteau de la politique intérieure chiraquienne et n’en serait pas encore aux errances que Macron n’a su que nommer, si le Béarnais avait fait un autre choix, accomplissant le dépassement du clivage, seul à même d’allier l’élection à la capacité de gouverner.
Même Mélenchon en appelle au compromis, c’est dire à quel point nos démocraties ne dépendent plus du leader, mais de ceux qui le regardent, comme le soulignait le jésuite Spadaro dans sa critique de Peter Thiel.
Les citoyens français sauront-ils apercevoir cette réalité qui ne dépend que de leur capacité à en prendre conscience ?
Ils éliraient alors celui qui saurait les appeler à incarner l’âge de la maturité démocratique d’un peuple réellement souverain, quand chaque citoyen accède à la responsabilité individuelle, libéré des pulsions collectives qui ne savent que retourner à la tyrannie.
@ Merville le 5 septembre 2026
« De la semaine écoulée, je retiens l’énorme bévue commise par Marine Le Pen sur l’interdiction du port du voile dans l’espace public, qui va souligner la fracture avec Bardella »
Il semble, en effet, que malgré les gages donnés par Jordan Bardella pour soutenir la candidature de Marine Le Pen, des différences de fond de plus en plus visibles opposent les programmes des deux chefs du RN.
L’interdiction du port du voile en est un, mais il y en a d’autres comme la volonté de MLP de donner davantage de visibilité à Marion Maréchal. Ce qui a eu pour effet de provoquer le départ de Jordan Bardella d’une réunion du bureau exécutif, sans oublier leur désaccord sur l’âge de départ à la retraite.
Ça commence à faire beaucoup !
Concernant J-L Mélenchon par contre, toute honte bue, il a carrément fait un virage à 180° concernant le port du voile, alors qu’il y a quelques années encore il y était fermement opposé. Ben oui, il s’était trompé à l’époque.
Étonnant ce petit voyage à Canossa de la part de J-L Mélenchon qui ne nous avait pas habitués à tant d’humilité. Mais comme l’a dit Henri IV, « Paris vaut bien une messe ! ».
Encore que là le mot « messe » ne soit pas vraiment approprié…
Une élection présidentielle n’est évidemment pas un concours d’éloquence. Les plus éloquents (Mélenchon, Villepin, Hollande, Attal) ne sont pas forcément les meilleurs candidats et les meilleurs candidats ne feront pas nécessairement les meilleurs Présidents. La campagne présidentielle va être fertile en promesses qui ne pourront pas être tenues et ceux qui promettront des larmes et de la sueur risquent de ne guère séduire les électeurs.
De la semaine écoulée, je retiens l’énorme bévue commise par Marine Le Pen sur l’interdiction du port du voile dans l’espace public, qui va souligner la fracture avec Bardella. Celle-ci me semble appelée à se renforcer.
La roue avant de mon vélo est voilée. Aurai-je une amende ? Mon vélo ira-t-il en fourrière ?
« Les candidats doivent être assurés d’une énergie physique et mentale » (PB)
Personnellement je pense que celui ou celle qui sortira vainqueur de l’élection présidentielle de mai 2027 sera le candidat qui se sera montré le plus brillant dans le domaine oratoire.
Peu importe les idées et surtout les promesses puisque celles-ci n’engagent que ceux qui y croient, ainsi que le disait déjà en son temps Henri Queuille, puis plus tard Charles Pasqua et même Jacques Chirac.
Aussi, si je devais me lancer dans un pronostic (bien audacieux il est vrai !), je dirais que le futur président doit se situer parmi ces trois candidats : Gabriel Attal, François Hollande et David Lisnard, excellents débatteurs tous les trois et brillants orateurs.
Certes, il ne faudrait pas oublier J-L Mélenchon dont tous les médias s’accordent à dire qu’il est éloquent, mais ses idées sont trop révolutionnaires et doctrinaires pour être acceptées par la majorité des électeurs français, si l’on excepte une partie des jeunes un peu désemparés par le monde qu’on leur prépare.
J’ai d’ailleurs du mal à comprendre comment ces jeunes peuvent être amenés à voter pour un candidat qui pourrait être leur grand-père.
Ils n’ont donc pas un leader de leur âge pour les guider dans leurs revendications ? Pauvre jeunesse en déshérence !
Quoi qu’il en soit, le prochain président (ou présidente) aura bien des problèmes sociaux, économiques, géopolitiques et culturels à traiter au cours de ses cinq ans de mandat. Les médias et les réseaux sociaux ne le lâcheront pas d’une semelle.
Étonnant de voir autant de candidats se précipiter au-devant de ce travail de romain à venir…
Les distinctions entre candidats existent bel et bien, et elles sont plus profondes que le seul « convenu » des discours de campagne.
Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour incarnent deux pôles presque antinomiques. L’un propose une société de rupture avec l’ordre libéral, fondée sur la souveraineté populaire, la redistribution massive, le multiculturalisme revendiqué et une lecture des rapports sociaux largement structurée par le conflit. L’autre défend une société de continuité civilisationnelle, prioritairement définie par l’identité nationale, la limitation de l’immigration, l’assimilation et une défiance envers ce qu’il considère comme le déclin culturel et démographique. Entre ces deux pôles, les autres candidats se situent sur un continuum, mais le clivage n’est pas seulement rhétorique : il engage des choix concrets sur l’école, la sécurité, l’Europe, le rapport à l’État et la composition de la population. Réduire ces différences à un « terreau uniforme » de vœux pieux sous-estime la réalité des projets.
Derrière les programmes se dessinent aussi deux anthropologies. Les libéraux, au sens large, partent souvent d’un individu mû par l’intérêt, la responsabilité personnelle et la liberté d’entreprendre, l’État doit encadrer, non se substituer. Les socialistes, ou plus largement les héritiers de la tradition collectiviste, insistent davantage sur l’homme comme être social, dont le bonheur dépend de la solidarité, de la réduction des inégalités et de l’action publique. Cette opposition n’est pas figée mais elle demeure un critère de distinction réel. Elle explique pourquoi deux discours qui parlent tous deux de « justice » ou de « protection » ne visent pas le même horizon.
La personnalité n’est pas un accessoire. Bruno Retailleau incarne une figure introvertie, austère, presque janséniste, qui valorise la rigueur, la continuité et une certaine gravité de l’État. François Hollande, à l’inverse, incarne l’extraversion facétieuse, le sens de la formule, et une forme de connivence. Ces tempéraments ne sont pas anodins : ils conditionnent le style de décision, le rapport aux institutions, la capacité à tenir dans la durée et la manière dont le pays se reconnaît, ou non, dans celui qui l’incarne. Un électeur ne choisit pas seulement un programme, il choisit aussi une présence.
On ne peut écarter a priori que certains candidats soient sincères lorsqu’ils affirment ne pas penser à eux-mêmes mais à la France. L’accès à la fonction suprême n’est pas qu’une affaire d’ego immédiat. C’est aussi le désir de laisser une trace, d’inscrire son nom dans une séquence historique, de peser sur le destin collectif. Cette ambition n’est pas nécessairement mesquine. Elle peut même être le moteur le plus élevé de l’engagement politique. Le soupçon systématique de narcissisme, s’il est souvent justifié, devient lui-même un cliché quand il empêche de distinguer l’arriviste du candidat qui croit réellement porter une mission.
Reste le point le plus délicat : les qualités qui permettent de conquérir le pouvoir ne sont pas nécessairement celles qui permettent de l’exercer. Jacques Chirac était un meilleur candidat qu’Édouard Balladur. Plus chaleureux, plus instinctif, plus habile à capter le ressentiment et l’espoir. Balladur, plus compétent sur le plan technique, plus maîtrisé, plus « présidentiable » selon les critères de l’époque, a perdu précisément parce qu’il incarnait trop la continuité et trop peu le mouvement. La question demeure ouverte : Balladur aurait-il été un meilleur président ? Peut-être plus prévisible, plus rigoureux, moins sujet aux volte-face. Chirac a su durer, mais au prix d’un certain flou stratégique et d’une gestion souvent opportuniste.
Ce décalage entre l’art de la conquête et l’art du gouvernement est le vrai angle mort de beaucoup d’analyses. Un candidat peut exceller dans la parole, l’énergie, la capacité à polariser ou à rassurer, et se révéler ensuite dépourvu de la constance, du jugement ou de la capacité à arbitrer dans la durée. Inversement, un profil plus terne en campagne peut posséder les vertus de l’exercice : sang-froid, méthode, sens des institutions. C’est pourquoi le critère de la « vocation présidentielle » ne peut se limiter au charisme ou à la volonté affichée. Il doit intégrer cette tension entre deux métiers différents : celui de séduire un électorat et celui de diriger un État.
Ces distinctions existent. Elles ne rendent pas le choix facile, mais elles empêchent de le réduire à une simple affaire de style ou de sincérité déclarée. Le plus difficile, pour l’électeur, n’est pas seulement de déceler le convenu. C’est de deviner, derrière le candidat qui gagne, le président qu’il sera capable d’être.
« Entendant récemment Dominique de Villepin se vanter de ne pas penser à lui, mais seulement à la France et à sa mission de la sortir de son total délitement, je me suis demandé quel serait le candidat assez sot ou fou pour soutenir l’inverse. » (PB).
Jamais élu nulle part, il a toujours enfilé des perles, sur un ton plein d’emphase qui cache une anorexie politique et un manque de courage.
Il a été, lui aussi, aux premières loges et, maintenant, il vient nous expliquer qu’il serait le sauveur. Des comme lui, ils sont légion : une cabane à frites à la fête locale. Les lampions éteints, plus rien ne se passe. Les frites étaient huileuses et indigestes, mais, le lendemain, plus personne n’y pense. Et lui, il n’est rien, plus rien. Il va se ramasser une gamelle mémorable aux élections s’il est vraiment candidat. Une bille de plus parmi ceux qui feront nombre. Il se prend pour quoi ? Le Messie de la France ? Juste le type qui avait accepté une misérable statuette dont, paraît-il, il ne connaissait pas la valeur !? Et, en plus de cette baudruche, il faudrait faire confiance à un type qui ne connaît pas la valeur de ce qu’il manipule.
Plus j’écoute Jordy, plus je me dis que le FN/RN ne sera jamais élu dans notre pays. Les sondages en leur faveur sont trop beaux, ils se voient beaux, mais la peur de voir un gamin aux commandes qui ânonne des poncifs fera le reste.
Cincinnatus.
Inutile d’en dire plus !
Il fut un temps où les campagnes électorales avaient plus de tenue, je veux dire plus de punch !
Qui se souvient de Georges Frêche, maire de Montpellier, un bon maire d’ailleurs ?
Il fut maire pendant 27 ans, président de la région Languedoc-Roussillon pendant plus de 6 ans et président de l’agglomération de Montpellier pendant 33 ans, c’est dire s’il fut un politique adoubé par les électeurs.
Ceci dit, son langage était direct, ce n’était pas tout à fait « le bon temps des colonies », mais nous n’en étions pas loin.
En tout cas, il n’y avait pas encore toutes ces lois et susceptibilités de chaisières qui font qu’on ne peut plus parler, même en langage politiquement correct. Seul le langage orwellien est couramment admis.
Il disait : « J’ai toujours été élu par une majorité de cons. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %. Il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je ne change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons. »
Vous avez dans ces deux liens des exemples de campagnes d’un autrefois pas si lointain.
https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/georges-freche-je-fais-campagne-51982
https://www.dailymotion.com/video/x1bonux