Quand je lis l’excellent Dominique Labarrière pourfendant « le bloc central, le parti du vide » dans Causeur, j’estime qu’il est beaucoup trop sévère. Comme bien d’autres, à droite comme à gauche, son talent s’abandonne volontiers à un extrémisme de la dénonciation. Il y a dans le ton pamphlétaire une volupté qui pousse à ne rien laisser debout au terme de la charge.
C’est précisément en résistant à cette tentation que je me retrouve souvent en opposition parce qu’en effet, probablement à cause de ma curiosité politique dépassant largement le champ strict de mes convictions, je suis intéressé par toutes les coulisses avant que la pièce commence.
Pour le bloc central, l’antagonisme de plus en plus net entre Édouard Philippe et Gabriel Attal est passionnant à observer et à analyser. Le premier s’appuie sur une légitimité de plus en plus battue en brèche par les sondages, et le second est à l’aise dans les débats, étincelant dans les joutes rapides et superficielles.
D’autres coulisses encore. François Hollande refusant la primaire socialiste mais se campant en candidat sérieux et responsable parce qu’il a déjà été président et que, pourtant, il promet d’être un autre. Et, pas loin, Olivier Faure, qui piétinait, se lance enfin, seulement par narcissisme (pourquoi ne pas succomber à cette allégresse de la visibilité en toute bonne conscience ?) et pour damer le pion à Raphaël Glucksmann… Je ne boude pas mon plaisir devant cette primaire à venir…

Dominique de Villepin laissera-t-il son lyrisme, ses incantations, ses dénonciations pour nous dire enfin ce que LUI ferait ?
Des coulisses concernant le Rassemblement national. Marine Le Pen a fait place nette en renvoyant François Durvye – le conseiller de Jordan Bardella – qui avait mis dans la tête de ce dernier des idées décalées par rapport à la ligne inspirée par Jean-Philippe Tanguy. Cette interrogation : y a-t-il là aussi un désaveu de Jordan Bardella, pourtant toujours prévu comme Premier ministre ?
Du côté du Parti communiste, verra-t-on cette alliance entre Fabien Roussel et François Ruffin se concrétiser ? Rien ne les oppose vraiment et leur style se ressemble, mais comment le premier résistera-t-il à la pression « unitaire » d’un Jean-Luc Mélenchon, se contentant, si j’ose dire, d’un Ruffin ?
Marine Tondelier continue à croire à l’union de la gauche et de l’extrême gauche, c’est sa seule originalité. Sa cause personnelle, chez les écologistes, est de moins en moins soutenue. On ne peut pas s’empêcher d’éprouver une sorte de pitié pour cette femme qui se bat, qui est sincère, mais dépourvue de la moindre capacité à séduire intellectuellement et politiquement.
Les coulisses concernant Bruno Retailleau et David Lisnard offrent un mystère qui me touche parce que ces deux personnalités sont remarquables. Bruno Retailleau se ralliera-t-il à la primaire ardemment voulue par David Lisnard ? Et celui-ci parviendra-t-il à diffuser son message de clarté, de transparence et de compétition collective, même sur un mode plus réduit qu’il ne l’espérait ?
Il reste sans doute des coulisses obscures, mais, dans quelque temps, tout s’éclaircira et nous entrerons dans cette zone intermédiaire où tous les acteurs seront connus sans que la pièce ait encore commencé.
J’ai du mal à accepter la dérision à l’égard de ces péripéties préparatoires, de ces coulisses purement politiciennes mais tellement révélatrices. J’ai besoin d’elles pour mieux comprendre et apprécier le grand moment démocratique qui va advenir à leur suite.
@ stephane
Toujours aussi prévisible. Admirateur des ringards et des perdants. Comme si pour sauver la France on avait besoin d’en appeler, ou de rappeler (une fois de plus), aux mollassons et aux capitaines de pédalos précités, ceux-là même qui sans vergogne nous ont enfoncés jusqu’à la garde ! Quand ils ne prétendent pas revenir pour en remettre une couche !
Alors qu’il nous faudrait au contraire des fonceurs et de véritables chefs de guerre capables de mener (sans relâche) une bataille de reconquête à tous les niveaux.
Autre exemple de l’omniprésence des atteintes à la liberté d’expression : tout le monde a l’air de trouver parfaitement normal que des journalistes s’assemblent en soviets pour décider si tel ou tel a le droit d’entrer dans leur rédaction. C’est déjà inadmissible dans un média privé, mais à Radio France, financé par le contribuable, c’est un peu fort de café…
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@ stephane – le 1 septembre 2026
Balladur avait des airs – et des principes – aristocratiques. De quoi révulser les Français et leur obsession égalitariste. Ils lui ont préféré le démagogue Chirac, et ils ont eu les conséquences de leur choix : le type qui vous passe bruyamment la main dans le dos va toujours en profiter pour vous faire les poches.
Hommage à Édouard Balladur, qui aurait été le président qu’il fallait à la France, même entouré de Sarkozy et Bayrou.
Quand on voit les ex-Premiers ministres candidats, le spectacle est affligeant.
Balladur a dit la vérité, il fallait l’exécuter ; ce fut fait.
Comme Boulin en son temps, il me donnait l’impression de servir l’État et non de se servir de l’État.
La tâche était rude, mais il aurait fait le job.
Au lieu de cela, on a eu Chirac.
J’espère que des commentateurs de ce blog, fervents macroniens, auront la décence de ne pas s’identifier à l’idéal politique de Balladur : ce serait faire insulte à sa mémoire.
Mais hélas, avec les macroniens convertis qui prétendaient que l’UDR, puis le RPR, puis l’UMP, puis LR ont toujours été, je cite, « ma famille politique », il faut s’attendre à tout, car ces gens n’ont aucune honte. C’est même ce qui les caractérise.
On n’en serait pas là si les électeurs de 1995 avaient eu un peu de jugeote.
À noter un arrivage massif du livre de Hollande dans les librairies.
Grande lucidité de sa part quand il dit que le « quoi qu’il en coûte » a fichu en l’air des années de pédagogie pour calmer les ardeurs dépensières.
J’assume mon vote Hollande malgré quelques maladresses de sa part, mais je le pense has been. En même temps, vu ce qu’il y a en face, tout est possible.
En d’autres circonstances, les coulisses de cette présidentielle pourraient éventuellement être de nature à divertir, mais là, au regard de l’état de la France, de ce qui est en jeu pour son présent mais surtout pour son avenir, le spectacle qui se déroule dans ces coulisses est désolant, navrant, en total décalage avec la réalité.
Il est attristant et surtout inquiétant de constater que, malgré l’état des lieux et l’urgence de la situation, nous n’observons que dissensions, rivalités, oppositions au sein de familles de même pensée, là où nous serions pourtant censés trouver, dans ce contexte périlleux, entente, coopération, union.
L’état du pays et les défis qu’il doit relever sont tels que nous n’attendons pas des politiques, quels qu’ils soient, qu’ils nous offrent un affligeant spectacle en coulisses, mais bien qu’ils fassent avant tout preuve d’un esprit de responsabilité pour mettre un terme au déclin de la France, lui ouvrir la voie du redressement, lui offrir enfin une espérance.
J’assimile l’offre politique actuelle candidate à l’Élysée aux prétendants au trône d’Ulysse lors de son retour à Ithaque, exception faite d’une femme lucide et courageuse qui sort un livre demain et d’un Vendéen tenace et constant.
Il est inconcevable que cette troupe hétéroclite aspire à succéder de façon lointaine à la légende commémorée dans les deux films que j’ai vus ce week-end.
Voici l’impact que j’ai perçu à l’écran (inédit, sauf sur mon compte X).
N’oublions jamais ce qu’on doit à cet homme.
MA CRITIQUE :
« Il est des films dont on sort en ayant vu du cinéma ; on sort de La Bataille de Gaulle avec le sentiment d’avoir retrouvé une part de la France. L’Âge de fer et J’écris ton nom accomplissent quelque chose de plus difficile qu’un récit de guerre : ils nous replacent dans cet instant vertigineux où nous connaissons la victoire à venir, mais où ceux qui vivent l’Histoire l’ignorent. En juin 1940, la France est vaincue, occupée, humiliée ; son gouvernement demande l’armistice et son rang même parmi les nations paraît menacé. De Gaulle, lui, ne possède presque rien. Ni territoire métropolitain, ni grande armée, ni légitimité internationale incontestée. Il possède une voix et cette conviction presque déraisonnable que la défaite de la France ne signifie pas la disparition de la France.
Simon Abkarian est prodigieux. Au-delà de la silhouette, de la diction, des intonations et des gestes, il donne au Général cette hauteur, cette dignité et ce flegme presque britannique qui rendent compréhensible son extraordinaire autorité. Face à lui, Simon Russell Beale compose un Churchill magnifique. Les deux hommes s’admirent autant qu’ils s’exaspèrent : deux patriotes, deux caractères gigantesques, deux conceptions presque littéraires de leur nation, condamnés à s’entendre parce que l’Histoire leur impose de sauver ce qui peut encore l’être. Churchill n’a pas toujours ménagé de Gaulle, mais il demeure celui qui, lorsque presque tout s’effondrait, lui permit de continuer à parler et à combattre.
L’intelligence du film est aussi dans ce qu’il refuse de montrer. Pas de Rommel transformé en vedette allemande, Hitler presque hors champ, quelques secondes seulement pour le D-Day : tant mieux. Ce n’est pas Le Jour le plus long. L’histoire que raconte Baudry est celle du retour progressif de la France parmi les combattants puis parmi les vainqueurs. Bir Hakeim : Koenig et ses hommes prouvent que la France libre sait tenir. Ksar Rhilane : Leclerc, presque dépourvu de moyens blindés comparables à ceux de l’adversaire, résiste avec l’appui britannique et poursuit cette extraordinaire remontée africaine commencée au Tchad. Moulin, pendant ce temps, unifie la Résistance intérieure et donnera finalement son silence à la France : le film nous épargne presque entièrement son atroce torture. J’aurais seulement souhaité qu’il fasse davantage comprendre ce que Malraux grava plus tard dans notre mémoire nationale : Jean Moulin ne parla pas.
Puis toutes les lignes convergent vers Paris. De Gaulle a combattu Roosevelt pour que la France libérée ne soit pas simplement administrée par ses libérateurs ; il a imposé progressivement la réalité de son gouvernement. Lorsque Paris s’insurge, Leclerc veut y courir et de Gaulle comprend immédiatement l’enjeu : il faut secourir la Résistance et il faut que des soldats français participent au premier rang à la libération de leur capitale. Eisenhower accepte finalement de détourner la 2e DB vers Paris. Alors se produit ce que de Gaulle prépare depuis quatre ans : une Résistance française combat dans Paris, une division française entre dans Paris, une autorité française gouverne Paris. Carton plein. La chance du valet de carreau — mais celle d’un homme qui avait passé quatre années à disposer obstinément les cartes.
Et quel titre que J’écris ton nom. Éluard avait fait de Liberté un étendard poétique de la Résistance. Baudry semble prolonger son vers : Éluard écrit le nom de la liberté partout où l’Occupation prétend l’effacer ; de Gaulle écrit celui de la France partout où la défaite semblait l’avoir aboli. Londres. Brazzaville. Bir Hakeim. Alger. La Normandie. Paris.
De Gaulle n’a pas gagné la guerre à lui seul. Il n’aurait rien accompli sans Churchill, sans Koenig, Leclerc, Moulin, les Français libres, les résistants, les Alliés et tous ceux qui combattirent. Mais il a gagné pour la France quelque chose d’immense : le droit de ne pas sortir de la guerre comme une nation seulement vaincue puis libérée par les autres. Il lui a rendu le droit d’être présente à sa propre victoire et, par conséquent, d’en sauver le récit.
Le film pouvait s’achever sur « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! ». Il nous épargne cette image trop attendue et choisit infiniment mieux : Churchill et de Gaulle devant la flamme du Soldat inconnu. Après leurs colères, leurs querelles et leurs immenses services rendus à l’Histoire, les deux vieux lions se taisent enfin devant les morts. Deux hommes immenses devant une petite flamme : il n’était peut-être pas de plus belle façon de terminer.
La France avait connu l’effondrement, l’Occupation et l’humiliation de l’étrange défaite. Elle avait regardé l’abîme.
La France a survécu à l’indicible parce que quelques hommes, lorsque presque tout permettait d’en douter, avaient continué à prononcer son nom. »
@ Serge HIREL
« Vous confondez votre droite et votre gauche. »
Comme nombre de gens qui pensent que Marine Le Pen est de droite (vous noterez que je n’ai pas écrit d’extrême droite), alors que son programme économique est d’inspiration socialo !
« J’ai du mal à accepter la dérision à l’égard de ces péripéties préparatoires, de ces coulisses purement politiciennes mais tellement révélatrices. » (PB)
Révélatrices, parfois récréatives mais tellement désespérantes…
Julien WEINZAEPFLEN – que je considérais comme un homme modéré – nous livre un tableau réaliste et sans complaisance du marigot dans lequel s’agitent tous ces batraciens. Tous habillés pour l’hiver !
Et comme disait Bayrou (tiens, il n’est pas candidat celui-là !), le déconnomètre commence à fonctionner à pleins tubes.
Deux exemples :
E. Philippe propose d’augmenter les enseignants de 20 %. Avec quoi ? Des billets de Monopoly ? On sort déjà le carnet de chèques… en bois !
Le Pen veut pénaliser le port du voile dans l’espace public. Bouffonne ! Voilà une mesure – très urgente – qui va redresser nos comptes et qui se heurte à une montagne d’obstacles juridiques.
Et à part les gadgets ou les chimères, Mesdames et Messieurs, du concret ?
J’ai écouté Lecornu à Sens ce samedi. Il n’est pas candidat. C’est pourtant l’un de ceux qui paraît le plus sensé et qui tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.
Qui dit campagne électorale dit propagande. Il y a la bonne et la mauvaise. En ce jour de rentrée des classes, voyons donc un exemple de bonne propagande.
Inutile de s’attarder sur les propos, qu’on ne comprend d’ailleurs pas. On a donc tout le loisir de s’attarder sur les gestes, les attitudes, les expressions des participants. On peut évaluer le degré de sincérité des uns et des autres. On peut voir qui joue les premiers rôles (la maîtresse, les enfants) et qui reste volontairement en retrait (le président).
Au-delà de ce rituel politique, on peut en observer un autre. Le costume traditionnellement revêtu par les enfants en ce « jour de la connaissance ». Les élèves les plus âgés qui portent dans leurs bras les plus jeunes, chargés de sonner la cloche qui annonce la nouvelle année scolaire.
Pas besoin de socialisme pour maintenir le lien social. Un autre monde est possible.
@ Julien WEINZAEPFLEN
« Les plus sensibles au charme féminin se laisseront berner par la nouvelle pépite de Vincent Bolloré qui veut mettre en avant Sarah Knafo après avoir essoré Zemmour. Ces électeurs séduits oublieront que tous les candidats Bolloré sont des agents de la guerre civile. »
J’ai beau être sensible au charme féminin, ce n’est pas son plumage qui m’attire le plus mais bien son intelligence et sa pertinence politique…
Je ne sais pas si Bolloré met en avant Knafo (il a bien le droit de le faire…) mais c’est plutôt elle qui incite les médias et décideurs à succomber à sa diatribe libérale dont notre pays a urgemment besoin !
Quant à la « guerre civile », tout porte à penser qu’elle est plus qu’à l’état natif en France sans que l' »ignoble » Bolloré y soit pour grand-chose.
Votez donc Édouard Philippe qui, comme Juppé son idole, s’effacera devant les décisions difficiles à prendre…
J’ai manqué hier à tous mes devoirs. Bon anniversaire, cher Philippe.
@ Julien WEINZAEPFLEN le 1 septembre
« La palme médiatique de l’invité le plus insignifiant est sans doute à décerner à France Info qui n’a pas trouvé de politicienne plus inspirée que Valérie Pécresse »
Vous ne vous contentez pas de tirer sur la pianiste, vous rafalez tout l’orchestre, même une nouvelle percussionniste qui sait se faire entendre… Soit, mais vous ne proposez ni nouvelles compositions, ni nouveaux interprètes. Pas même les thèmes d’une Symphonie du Nouveau Monde version 2.0, que les Français attendent sans trop y croire, ni même le souhaiter.
« Tous les candidats Bolloré sont des agents de la guerre civile. »
Consultez… Vous êtes atteint d’asymétrie spatiale. Vous confondez votre droite et votre gauche. Voilà où conduisent dix ans de « en même temps »…
@ Vamonos le 1er septembre 2026
« L’accoutrement de Marine Tondelier est pitoyable et son positionnement politique dangereux pour la France. »
Houlala, vous allez fâcher Merville, vos propos sont extrêmement insupportables, racistes, fascistes, eSSeutrêêêmeuh drouâââtes, reprenez-vous !
En ce moment, France Inter diffuse ses cris aux « nazis » à tous ceux qui ne pensent pas comme ils ont, extrême-gauchistement, décidé obligatoirement ce qu’il fallait penser.
En outre, ils les appellent « les rats » ; un député RN en a été extrêmement qualifié.
Vomis et fientes verbales, j’ai renommé cette station gauchiasse putride, pestilentielle et infecte : « Farce Sphincter ».
S’il me fallait parler sans grossièretés, j’adopterais le sens des propos de Julien WEINZAEPFLEN.
La médiocrité est devenue à ce point une norme que tout un chacun se prend à croire qu’il pourrait être chef de l’État, des politiques insignifiants aux amuseurs publics, en passant par des chanteurs braillards et des journalistes à qui l’on adresse, dixit la concernée, des suppliques pour y aller.
Tout ça serait risible si ça ne témoignait, je radote, de l’abandon du pays au profit d’une Europe oligarchique dont les tenants se réjouissent de cette médiocrité leur permettant le n’importe quoi.
Le poison du vaccin Pfizer, les accords du Mercosur… sans plus aucune possibilité de s’opposer à cette prébende organisée. Mon Dieu, s’en dirait le Diable, ils ont réussi à me dépasser dans l’ignominie.
@ Julien WEINZAEPFLEN le 1 septembre 2026
Un nouveau Tirésias nous est advenu.
Depuis les enfers de la République, il nous livre sa vision du monde politique avec brio.
Qui sera l’Ulysse qui nous délivrera des Polyphème qui nous étouffent ?
L’accoutrement de Marine Tondelier est pitoyable et son positionnement politique dangereux pour la France.
@ Merville le 1er septembre 2026
« Je crois que si on faisait un sondage sur les intentions de vote des commentateurs habituels du blog de Philippe Bilger, Sarah Knafo serait élue au premier tour. Encore est-ce parce que personne n’est plus à sa droite.
J’avoue ne pas comprendre pourquoi un blog tenu par un homme qui est pour moi un modèle de mesure et de raison, suscite des opinions aussi extrêmes, exprimées d’une façon souvent insupportable. »
Quel toupet, c’est de la provoc ? C’est justement à cause de citoyens de votre espèce que le pays coule, vos opinions sont extrêmement néfastes et insupportables, vous faites partie de ces gens soumis, couchés, collabos. Le pire, c’est que vous êtes des millions, c’est ça le vrai danger.
C’est hallucinant que cette guerre qui nous est livrée sur tous les plans, économiques et sociaux, ethniques, religieux, par des traîtres islamos fachos gauchistes : PS, PCF, EELV, LFI, HamaSS et toutes leurs ONG mafias immigrationnistes, ne suscite aucune révolte chez vous et vos comparses ; c’est du masochisme ou je ne m’y connais pas.
Les atrocités quotidiennes « importées », nos trafics narcos records en Europe, des dealers connus qui siègent à l’AN, les mêmes élus gauchistes fascistes racistes anti-Blancs, anti-France, cette justice gauchiste corrompue et ses JAP complices des criminels s’ils sont de la bonne couleur et tous ces jeunes massacrés par ces « richesses » multirécidivistes, OQTF, relaxés, relâchés par cette justice diabolique, machiavélique ; un racisme anti-Blancs, un apartheid, scandaleusement étouffés et censurés par l’intelligentsia macronienne et ses alliés nervis gauchistes complices…
C’est bon, j’arrête avant de vomir quand je vous lis, vous les coupables de cette catastrophe que la France subit grâce à vos élus extrêmement « modérés » ; ce n’est pas une Knafo qu’il nous faut, c’est terminé ce spectacle burlesque, ce guignol, ces castings honteux d’élus qui ne visent que la bonne gamelle et n’en ont rien à cirer de la France et de son peuple de « pue-la-sueur » et « pue-des-pieds ». Ils savent d’avance que toute tentative de réformes sérieuses et efficaces sera bloquée par cette armada de traîtres collabos : Conseil prostitutionnel, État de droit favorable aux criminels, surtout pas aux victimes, Conseil des « tas », LDH mafia, ONG immigrationnistes, les pleureuses et pleurnicheuses des associations islamos gauchistes, etc., etc. Du beau monde que vous devez soutenir, bien entendu.
Même si on ne peut rien faire physiquement, il est sain et juste d’exprimer ses sentiments de révolte devant cette débâcle calculée, programmée, que connaît le pays, et non pas se coucher lamentablement comme vous le faites. Quelle honte, dormez bien, votre réveil sera terrible.
@ Merville le 1 septembre 2026
Petit quatrain en réponse à l’interrogation de Merville :
Entre les idéaux
De Danièle Obono
Et ceux de Sarah Knafo,
Il n’y a pas photo.
@ Merville le 1 septembre
Votre premier paragraphe est un constat assez peu exact… sauf si l’on pense qu’être souverainiste, libérale et intelligente, c’est être d’extrême droite, voire – n’hésitez pas – fasciste. Ben voyons !
Le second, en revanche, est inquiétant quant à votre conception de la liberté d’expression. S’opposant frontalement à celle du propriétaire de ce blog, mais s’apparentant à celle des fascistes, elle est… insupportable.
@ Merville le 1er septembre 2026
Parce que ses articles suscitent des réactions. C’est le but, comme une façon de prendre la température du pays.
On ne vient pas ici comme à la messe.
Jamais il n’y a eu autant de candidats à une élection présidentielle.
Christophe Barbier en a compté 34, en ajoutant tous les « farfelus ».
Certes ces derniers n’obtiendront pas leurs fameuses 500 signatures et donc ne pourront pas concourir. (*)
Ensuite les primaires du PS, de LR et du centre devraient encore réduire le nombre de candidats. Encore que certains comme Xavier Bertrand et sans doute Dominique de Villepin préfèreront se présenter en candidat libre.
Il serait temps que certains candidats arrêtent de se prendre pour des sauveurs providentiels que la France attendrait.
La politique est une affaire sérieuse qui repose d’abord sur la majorité exprimée par le vote de tous les citoyens. Ceci concerne principalement LFI et les Écologistes qui ont déjà lancé un appel à la désobéissance, voire à l’insurrection (Bally Bagayoko) en cas d’élection de Marine Le Pen.
C’est curieux cette obstination de la part de gens qui ont largement démontré leur médiocrité, voire leur insignifiance, à vouloir absolument occuper le devant de la scène.
(*) Citons au passage Patrick Sébastien, Francis Lalanne, Juan Branco, Anasse Kazib, Delphine Batho, Clara Egger, Antoine Mikolajczak, auxquels il faut ajouter dernièrement Natacha Polony.
Beaucoup a déjà été dit par ceux qui m’ont brillamment précédé dans les commentaires, mais à votre différence, cher Philippe, les coulisses de cette élection ne me plaisent pas du tout, ne serait-ce que pour cette raison qui tient du détail, mot honni depuis la sortie de route patriarco-lepéniste : c’est qu’alors que la rentrée des classes ou la saison nouvelle n’a pas dit son premier mot, le marronnier du jour fut de parler de l’élection présidentielle et des candidats en lice en leur donnant une couverture inversement proportionnelle aux problèmes des Français et au message que ces candidats qui n’ont pas l’ombre d’une idée voudraient faire passer en occupant le terrain.
De ce point de vue, la palme médiatique de l’invité le plus insignifiant est sans doute à décerner à France Info qui n’a pas trouvé de politicienne plus inspirée que Valérie Pécresse qui, après avoir fait le score que l’on sait lors de sa propre candidature à l’élection présidentielle par défaut de 2022 où elle pérorait qu’Emmanuel Macron avait « cramé la caisse ! » (on appréciera la vulgarité du propos), a commencé par dire qu’il fallait tous se ranger derrière Sébastien Lecornu pour parer au plus pressé et que la France écope d’un budget cette année. Elle a déploré qu’il soit trop tard pour organiser une primaire de la droite après l’avoir appelée de ses vœux et elle a soutenu Bruno Retailleau du bout des lèvres de façon tellement discrète qu’on voyait qu’elle était la première à ne pas croire en son propre soutien.
Au passage, la présidente de la région Île-de-France qui demandait à ses électeurs de lui rembourser ses frais de campagne parce que la droite de gouvernement qu’elle emmenait ne faisait tellement plus le poids que l’État ne serait plus en mesure de lui rembourser ce qu’elle avait avancé puisqu’elle avait réuni moins de 5 % des suffrages exprimés, a révélé qu’elle avait passé l’été dans le Limousin plutôt que de diriger sa région. Elle s’en est naturellement prise à Marine Le Pen, car elle n’a pas du tout la même vision du « Grand remplacement » (expression qu’elle a employée dans son poussif premier meeting) que la candidate qui porte une proposition de loi qu’elle juge irréaliste, visant à interdire le port du voile dans l’espace public français. Et de se féliciter pour faire contrepoint ou bonne mesure que l’Arabie saoudite se joigne au Qatar pour financer le « Grand remplacement » par le divertissement. Elle le jure ses grands dieux, le Disneyland saoudien verra le jour, tout est signé, même si les ayants droit japonais du manga qui servira de fil conducteur au futur parc d’attractions font la fine bouche.
J’ai l’air de tirer sur l’ambulance Pécresse, mais que dire du choix piteux d’Édouard Philippe de débattre avec François Hollande, l’homme dont tout citoyen français normal (sic) voudrait qu’il ait la décence de se retirer de la vie politique après son mandat calamiteux ? Que dire de la non-représentativité de Bruno Retailleau de la droite qu’il prétend incarner en ne faisant qu’outrepasser ce que disait naguère le RN sans vouloir discuter avec lui, même pas le bout de gras qu’il n’a pourtant pas eu de scrupule à partager avec Emmanuel Macron en participant à ses gouvernements post-dissolution pour faire du Sarkozy sans le souffle et sans aucun résultat ? Comment ne pas se désoler de la dynamique qui porte peu ou prou un Gabriel Attal sachant peut-être participer aux « débats superficiels » demandant de la répartie, mais qui n’en prétend pas moins tromper le chaland électoral en se faisant passer pour l’arriviste qui a découvert sur le chemin de Damas des différents contrats d’intérim que lui signait le président que l’École alsacienne et le piston ne l’avaient pas empêché de découvrir qu’il avait les Français au cœur ? Que dire de Laurent Wauquiez savonnant comme à son habitude la planche de son camp politique ? Comment qualifier la campagne du RN où Jordan Bardella fait semblant de concourir pour Marine Le Pen en se disant candidat à Matignon et en parlant comme s’il était, lui, le principal porteur du projet du parti ? RN qui seul, et bien qu’il ait tout renié, paraît converti au calme après la tempête pour apaiser le pays en avançant des recettes somme toute à ce jour parmi les plus réalistes de ce qu’on entend débiter par tous ceux qu’on n’a cessé d’essayer ?
Les plus sensibles au charme féminin se laisseront berner par la nouvelle pépite de Vincent Bolloré qui veut mettre en avant Sarah Knafo après avoir essoré Zemmour. Ces électeurs séduits oublieront que tous les candidats Bolloré sont des agents de la guerre civile. De l’autre côté de la société polarisée, on fera l’impasse sur la schizophrénie du discours « Humain d’abord » d’un Jean-Luc Mélenchon violentiste et toujours aussi caractériel, dont les seconds rôles ne veulent surtout pas dépareiller par rapport à l’original cacochyme favorable à la retraite à 62 ans excepté pour lui-même.
Bref, cette nouvelle saison présidentielle s’ouvre comme un théâtre d’ombres où pas un candidat ne paraît porter une idée et cet éparpillement façon puzzle est imputable à l’action nuisible d’Emmanuel Macron qui l’a souhaité et provoqué, en méprisant et en divisant le pays comme il ne l’a jamais été ! Triste rentrée politique où les morts presque simultanées de Philippe Bouvard et d’Édouard Balladur semblent signifier à la France qu’un certain esprit français « marqué par la gentillesse », comme disait Claude Guéant, est parti avec eux et aura beaucoup de mal à revenir.
Je crois que si on faisait un sondage sur les intentions de vote des commentateurs habituels du blog de Philippe Bilger, Sarah Knafo serait élue au premier tour. Encore est-ce parce que personne n’est plus à sa droite.
J’avoue ne pas comprendre pourquoi un blog tenu par un homme qui est pour moi un modèle de mesure et de raison, suscite des opinions aussi extrêmes, exprimées d’une façon souvent insupportable.
« Dominique de Villepin laissera-t-il son lyrisme, ses incantations, ses dénonciations pour nous dire enfin ce que LUI ferait ? » (PB)
Villepin, l’emphase pure et creuse de celui qui n’a rien à dire : chez lui, tout est vacuité. Il parle, parle, parle, il déclame comme un acteur qui n’a que le ton, jamais le fond. Le vide abyssal. Il n’a aucune assise, ni soldats. Il me fait penser à Delors, qui aurait bien voulu y aller, mais surtout sans user ses semelles. Un gonfleur d’hélices.
Quant aux autres, on les connaît tous : qu’ont-ils fait quand ils étaient au pouvoir ? Pourtant, ils n’étaient pas les techniciens de surface de leurs palais. Jamais une once de courage ne les a poussés à changer le pays et à le redresser. Ils font tous partie de ceux qui ont mis le pays à sac et en vrac ; la dette explosive, dont la charge va dévorer ce qui aurait permis de doubler le budget de l’Éducation nationale. Ils sont du vent, de la brise, des ventilateurs.
Et l’autre, François, comme l’appellent certains, qui s’est déballonné, a abandonné en rase campagne, qui n’a même pas osé affronter un deuxième quinquennat. Il voudrait nous faire croire en son expérience. Quelle expérience ? Un énarque de plus pour de la richesse en moins. Il a été pusillanime, d’une nullité confondante, et il fait semblant de penser que l’on peut croire en lui, lui qui n’a jamais cru en lui-même. Un rentier de plus de la politique, un rentier de trop, qui ne pense qu’à exister et qui a passé son tour. Qui peut croire en lui ? Il n’est même pas monté au front pour défendre ses chances, et pourtant il n’était pas sous les bombes comme les Ukrainiens. Il m’a toujours fait rire. Sarkozy l’avait traité de Bidochon : un aspect parmi d’autres, le courage en moins.
C’est sans espoir. Le pire est à venir et les pires sont dans la cour, les mêmes, connus : on secoue et il en sortira toujours des bulles.
Darmanin se case. Il est vrai qu’il est le meilleur de cette troupe de recuits ou d’usés, mais il n’a pas de soldats. Bien sûr, il est de tous les gouvernements, mais il est le moins pire de tous. Pour le reste, il faut lire le programme économique du FN/RN ou celui de LFI : demain, on achète la baguette de pain à la Corée du Nord.
Sans l’affirmer expressément – mais votre titre le dit, cher Philippe -, vous concevez la campagne présidentielle comme une pièce de théâtre, une commedia dell’arte plus qu’une tragédie, qui, non écrite, évoluerait selon le jeu des acteurs, libres de modifier leur personnage à leur guise dans le but de parvenir à s’emparer du premier rôle.
Sur la scène, ni armes aiguisées, ni querelles excessives… Elles sont en coulisses… et, au théâtre, le public n’est pas autorisé à les visiter, ni avant ni après le spectacle. L’on ne peut y pénétrer, le rideau tombé, que pour aller dans sa loge féliciter l’artiste qui vous a le plus enthousiasmé.
Mieux vaudrait peut-être comparer cet exercice politique à un spectacle de rue, avec ses gouailleries, ses instants d’émotion, ses tonitruantes tirades, ses postures exagérées et ses clins d’œil appuyés au public. Certes, les saltimbanques ne lui dévoilent pas plus les ficelles et les liens qu’ils tripatouillent pour le satisfaire, mais leur proximité apparente donne aux badauds l’impression de participer eux-mêmes à l’action, d’avoir leur mot à dire sur l’intrigue et ses rebondissements. Il n’en est pourtant rien, le spectateur n’ayant pas plus accès au saint des saints qu’est la roulotte de la troupe, où les « chefs à plumes » fomentent ententes, complots et traquenards.
En fait, une campagne électorale – et surtout celle qui débute – n’est comparable à aucun autre événement et le seul moyen de tenter d’en comprendre la mécanique et de présager ses soubresauts et son issue est, comme le font notre hôte et nous-mêmes qui commentons ses billets, de pratiquer à haute dose le vilain défaut qu’est, dans tout autre cas, la curiosité.
Hélas, aujourd’hui, celle-ci est de plus en plus rare tant l’électeur est pris en charge bien en amont du scrutin par le prêt-à-penser que fournissent les réseaux dits « sociaux », mais aussi les médias, chaînes TV en tête, trop nombreux à déguiser leurs partis pris sous des serments de neutralité et des brevets attestant de leur respect des oukases de l’Arcom et du Conseil d’État.
Cette dernière semaine, on en a bien plus appris sur les pistes de réflexion des candidats déjà – ou encore – en piste, sur l’ébauche de leurs programmes, sur leur personnalité, la perception qu’ils ont de leurs adversaires du moment – qui, demain, seront peut-être leurs alliés – en écoutant des entretiens au long cours accordés à des journalistes professionnels connaissant leurs dossiers que pendant les trois heures de joutes théâtrales durant lesquelles sept d’entre eux ont surtout tenté de plaire – ou tout fait pour déplaire – aux patrons réunis par le Medef.
Dans les semaines, dans les mois qui viennent, ce spectacle convenu des prétendants à l’Élysée alignés en rang d’oignons se renouvellera ad nauseam, avec pour conséquence de détourner définitivement de l’élection présidentielle ceux des Français que la politique n’intéresse pas ou peu ou qui, peu capables de discernement en ce domaine, ne verront que bonnet blanc, blanc bonnet. Ce risque n’est pas anodin : la démocratie pâtira de leurs votes à l’aveugle.
Ce ne sont que les candidats qui peuvent éviter cela… En se montrant novateurs, francs, précis et sobres en promesses. Mais de grâce, qu’ils s’abstiennent de donner dans le « popu ». Depuis dimanche, la campagne empeste l’huile de friture…
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Macron, Le Pen, Mélenchon, et alors ? À quoi servent-ils, quelle importance ?
On voit bien que la France n’existe plus, que ses institutions sont inopérantes, inefficaces, inexistantes face à un danger terrible qui écrase tous ces partis losers, insignifiants, laxistes, soumis, coupables de non-assistance et d’abandon de leur peuple au profit de la bonne gamelle et des dorures du pouvoir.
Le fascisme islamogauchiste a remplacé le nazisme.
Un enfer insécuritaire criminel, nié par tous les partis de gauche, seriné à voix basse par ceux de droite collabo et mis en sourdine par les médias aux ordres.
Une anarchie à tous les niveaux, fomentée par les minorités d’extrême gauche : EELV, les pires psychopathes du monde politique, LFI, des fous dangereux, un terrible brassage fasciste haineux de stalinisme et de nazisme qui a mis à genoux la police grâce à ses alliés : la justice rouge, le SM, le mur des cons et tous ces élus de l’AN et sénateurs antirépublicains islamogauchistes.
Le slogan général de tous ces grands malades reste tout de même l’unique, l’inimitable, l’imparable : faire front à l’extrême droite, le plus grand danger qui guette la société !
À mourir de rire, pauvre RN et sa chef, plus occupée et soucieuse de la santé des chats que de celle du peuple ; notre pays est devenu un vaste asile de toqués et de pitres qui croient encore aux vertus des urnes, impossible de faire plus attardés et ringards.
Les seuls qui se frottent les mains, ce sont toujours les mêmes, nos chers islamogauchistes, qui n’ont pas besoin d’élections pour écraser le pays sous leur dictature progressiste moyenâgeuse.
« Avant la pièce, les coulisses me plaisent ! » (PB)
Au théâtre, Monsieur Bilger, elles peuvent être extraordinaires et plaire au plus haut point, selon les artistes qui paraîtront sur scène et joueront brillamment la pièce.
Dans notre classe politique française, les vrais et grands artistes n’existent guère et les coulisses sont le plus souvent, en dehors de ce qui est donné à voir au chaland et où le mensonge est roi, plutôt honteuses. À titre d’exemple, c’est bien dans ces coulisses qu’en 2017 s’est ourdi l’espèce de complot, via le PS et le PNF, qui a abouti à l’échec de la candidature de monsieur Fillon. Et donc à l’élection de monsieur Macron face à madame Le Pen encore mal assurée dans ce type de débat.
Or la France, depuis près de trente ans, est devenue un équivalent des écuries d’Augias. Qui sera l’Hercule/Héraklès qui saura les nettoyer ? Là est la question. Pour l’instant, en dehors de personnes comme madame Knafo qui connaît bien les coulisses de cet État impécunieux et souffrant d’une forme de pourriture, au sens que donnait Mao Tsé-Toung (« le poisson pourrit par la tête »), de ses prétendues élites, je ne vois guère le bout de notre tunnel !
Dans « Au théâtre ce soir », il y avait le souffleur dans sa niche, au milieu de la scène. Pour certains candidats, je me demande quel est leur souffleur.
Sauf Marine Le Pen et J.-L. Mélenchon, l’ensemble des sondés a le nez collé sur la vitre des sondages et n’évolue plus. Ce sont des tièdes au programme touffu que les gens n’écoutent pas.
Il semble que François Hollande et Sarah Knafo aient une marge de progression, question niveau.
On aimerait voir ce que vaut Bernard Cazeneuve en plateau.
Lisnard est bon, mais bloqué par les caciques LR qui vont au ravin de leur pâleur dialectique.
Retailleau est nul, comme Pécresse en son temps.
Le match est-il plié et se limite-t-il à qui passera à la télé au second tour ?
@ Robert Marchenoir le 30 août 2026
« Pour ne pas dire au mensonge. »
Ah ! Le mensonge, employé de façon tactique, en pleine connaissance cynique de son immoralité, est l’arme favorite des révolutionnaires gauchis de tout poil, avant les pelotons d’exécution…
« Le mensonge n’est pas seulement un moyen qu’il est permis d’employer, c’est le moyen le plus éprouvé de la lutte bolchevique ».
(Lénine)
Dans le domaine des idées, cherchez le mensonge, vous trouverez la gauche, quelle qu’elle soit.
Cher hôte,
Votre métaphore théâtrale pour dépeindre le spectacle politique me fait penser que les « comédiens » sur l’estrade sont les dignes héritiers des Diafoirus.
Aussi mauvais acteurs que praticiens de mauvais aloi.
Le malade (la France) est en piteux état, ces Diafoirus s’agitent, discourent, alors qu’ils ont tous ou presque contribué aux problèmes auxquels nous sommes confrontés.
L’élection présidentielle, véritable miracle laïc, pour paraphraser : « Il tomba de leurs yeux comme des écailles ; et ils recouvrèrent la vue ».
Et pour finir après les coulisses, la scène, le côté cour et le côté jardin, les loges, les balcons, les baignoires et les strapontins, il ne faut pas oublier le poulailler (qui ne sera pas le paradis) parce qu’au final nous finirons tous……. plumés.
1 – Concernant le duo Édouard Philippe – Gabriel Attal. Ce dernier a montré qu’il était un excellent débatteur et, d’ailleurs, je partage beaucoup de ses idées, sauf son intention de légaliser la GPA. Mais ce n’est pas rédhibitoire, car je pense que ce projet ne passerait pas au Parlement.
2 – À gauche, les discussions entre Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, François Hollande et peut-être aussi Bernard Cazeneuve risquent de tourner à l’avantage de François Hollande, qui est le plus roué des quatre. Il a, en plus, l’avantage d’avoir exercé la fonction de président de la République et donc d’en connaître tous les rouages.
Son mandat a certes connu quelques maladresses (affaire Leonarda, affaire Théo), mais, globalement, il n’a pas été entaché de scandales politico-financiers.
On peut juste lui reprocher d’avoir été un peu trop pipelette avec ses visiteurs du soir, ce qui a eu pour conséquence la publication d’un livre de Fabrice Lhomme et Gérard Davet, Un président ne devrait pas dire ça…, qui a sans doute joué dans sa décision de renoncer à se représenter. Mais je pense qu’il a retenu la leçon.
3 – À droite, les sondages montrent que Bruno Retailleau a du mal à percer. Ce ne sont pas particulièrement ses idées qui sont mises en cause, mais plutôt son apparence physique, un peu trop ordinaire. Sur ce point, David Lisnard a une plus belle allure et, en cas de primaire, je pense que c’est lui qui sera retenu.
4 – Et puis il y a le RN et les partis de la droite radicale, voire extrême (Nicolas Dupont-Aignan, Florian Philippot, François Asselineau, Éric Zemmour – Sarah Knafo).
Certes, Marine Le Pen caracole en tête des sondages et, si l’élection avait lieu aujourd’hui, elle serait théoriquement élue. Pourtant, elle ne présente pas les meilleurs dossiers en matière d’économie (cf. son procès pour détournement de fonds publics au Parlement européen).
La plus crédible en la matière est indubitablement Sarah Knafo, qui semble fort compétente en économie.
Je pense d’ailleurs qu’au cours des prochains mois, elle va se hisser dans les sondages. Éric Zemmour devra sans doute lui céder la place.
5 – N’oublions surtout pas J.-L. Mélenchon, qui a son public, ou plutôt ses adeptes, car ce parti fonctionne sur les bases d’une secte.
J’ose espérer qu’il ne parviendra pas au second tour, mais un sondage indique qu’en cas de duel Mélenchon-Le Pen, les électeurs du premier tour du PS (1 sur 2) et du centre (6 sur 10) s’abstiendraient massivement.
Cela permettrait alors à Marine Le Pen d’être élue dans un fauteuil par le jeu des abstentions. Je pense même que, dans ce cas, elle refuserait le débat de l’entre-deux-tours avec son adversaire, exactement comme l’avait fait Jacques Chirac avec son père.
Enfin, espérons qu’au cours des huit mois à venir, les positions évolueront et que l’on aura, en mai 2027, un président « normal ».
Il est parfaitement permis d’exercer sa sagacité sur ces virtuosités préparatoires. Il faut bien que quelqu’un s’y colle, d’ailleurs. Ces Messieurs-dames évoluent sous notre nez et c’est censé être pour notre bonheur. Nous avons besoin d’arbitres pour commenter les arabesques et donner des notes.
Cependant, il est aussi permis de trouver tout cela profondément ennuyeux, futile et pour tout dire hypocrite. Autant d’habileté verbale pour aboutir à si peu de résultats, cela commence à devenir un vice plutôt qu’une activité inutile. D’autant que tout cela est à nos frais.
Certains parlent d’extrême centre, et je n’aime pas cette expression. Elle sous-entend que l’extrémisme serait mauvais, et cherche simultanément à dédouaner l’extrême droite de cette appellation qui serait calomnieuse. Il faudrait savoir. C’est à la fois contradictoire et obscur.
Il me paraîtrait plus pertinent de dénoncer la prétendue modération des représentants du marais central, qui s’appuie sur des kilomètres de sophistication oratoire. Elle ne sert qu’à masquer la gravité des désordres qu’ils laissent faire, au mieux, encouragent ou organisent, au pire : immigration de masse, islamisation, explosion de la délinquance, suppression de la liberté d’expression, omniprésence d’un État obèse, confiscation du fruit du travail des Français, dépense publique outrageusement élevée, multiplication aberrante des lois, éradication des notions même de vérité et de beauté.
Tout cela, en définitive, pour le seul profit personnel des politiciens et de leurs alliés.
Mais cela ne signifie pas que les prétendus extrêmes soient exempts de ces vices. Au contraire. Ils causent tous pareil pour tenter d’occuper les places. Au lieu d’exercer des métiers honnêtes comme, je ne sais pas, moi : fabriquer du polyéthylène, par exemple.
Au lieu de rechercher la modération de préférence à l’extrémisme, on pourrait se mettre en quête de la vérité et la préférer à l’erreur. Pour ne pas dire au mensonge. C’est juste une idée, hein.
Je n’ose dire : préférer la vertu au vice, parce que ça nous entraînerait trop loin.
J’ai une infinie considération, cher Philippe, pour votre apparent et volontariste optimisme, auquel je n’adhère pas et auquel je ne crois d’ailleurs pas vraiment de votre part. À moins que vous ne fassiez preuve de cécité, ce que je n’ose croire.
Les coulisses du théâtre… ils nous les font façon Belle Époque, celle des Deux Boules. Une fois le rideau levé, le filet, ça se finit toujours en enc…ies.
La présidentielle c’est bien beau, mais quid de la majorité parlementaire ?
Sur le papier, un ticket Retailleau/Lisnard ratissant jusqu’à la droite extrême englobant Ciotti et Bellamy aurait ma préférence, mais après ?
Cher Philippe,
Votre billet dresse avec élégance le théâtre des coulisses : Philippe contre Attal, Hollande qui revient, Faure qui se lance, Retailleau et Lisnard qui s’observent, Le Pen et Bardella dont vous évoquez déjà un possible désaveu interne. Tout cela est juste.
Mais il manque un acteur majeur : Vincent Bolloré. Après des années sur CNews, vous avez décrit, dans L’heure des crocs, une chaîne devenue moins un espace de contradiction qu’un instrument. Or c’est précisément cet instrument, CNews, Europe 1, le JDD, Fayard, qui pèse aujourd’hui sur la recomposition de la droite et de l’extrême droite. Les jugements que l’on prête à Bolloré, rapportés ces jours-ci, sont tranchés. Marine Le Pen serait « analphabète en économie ». Bruno Retailleau « pas suffisamment taillé ». Édouard Philippe « un Macron en moins ». Éric Zemmour, longtemps promu, serait désormais « débranché ».
Une seule figure semble retenir vraiment son attention : Sarah Knafo. Celle-ci sort la semaine prochaine Le Casse du siècle chez Fayard, c’est-à-dire dans la maison même de l’empire. Le livre est déjà en tête des précommandes. Ce n’est pas un détail éditorial. C’est un signal politique. Knafo a le talent, la maîtrise des dossiers économiques, une capacité de formulation rare à cette extrémité de l’échiquier, et désormais un relais médiatique et financier que peu d’autres peuvent égaler.
Pendant ce temps, au RN, les dissensions ne sont plus seulement de style. Elles portent sur l’essentiel : l’économie, et d’abord les retraites. Marine Le Pen reste attachée à un âge de départ bas ; Jordan Bardella pousse une ligne plus souple, plus ouverte à la capitalisation, plus soucieuse de crédibilité budgétaire. L’écart n’est plus cosmétique. Il révèle deux droites possibles à l’intérieur d’un même parti. Dès lors, rien n’est figé. Ni le ticket Le Pen-Bardella, ni l’hypothèse Zemmour, ni le verrouillage du « bloc central ».
Avec les moyens de Bolloré, le talent de Knafo et la fracture économique qui s’ouvre à l’extrême droite, le jeu présidentiel peut devenir plus ouvert qu’on ne le dit. Le trou de souris s’élargit.
Les coulisses que vous aimez observer ne se réduisent pas aux calculs des élus. Elles comprennent aussi ceux qui tiennent les projecteurs.