À Davos, l’Europe a reçu une leçon. De Donald Trump, le président américain, et de Volodymyr Zelensky, le président ukrainien. Mais sur des registres très différents.
Le premier a délivré un très long message sur un ton arrogant et dominateur : l’Europe est coupable, elle doit se réformer et, en quelque sorte, les États-Unis, sous sa conduite, servent de modèle. Le second, plus modestement, s’est efforcé d’attirer l’attention des pays européens sur certaines de leurs faiblesses.
Je ne suis pas naïf et je me doute bien que cette divergence entre injonctions et conseils tient d’abord au fait que l’Europe a besoin de Donald Trump (DT), tandis que Volodymyr Zelensky (VZ) a besoin de l’Europe.
Il n’empêche que, sur le fond, sans être un spécialiste de la vie internationale, je me sens naturellement plus en accord avec l’examen de conscience que nous suggère VZ qu’avec l’autoritarisme narcissique et désordonné de DT.

VZ, reprochant à l’Union européenne d’être « trop lente, trop désunie, trop intellectuelle » (JDD), énonce en effet des faiblesses qui, au-delà des hommages convenus à l’esprit européen, aux valeurs occidentales et à notre qualité civilisationnelle, justifieraient que les dirigeants européens se penchassent sur eux-mêmes, en acceptant une remise en cause de leur manière d’agir ou de réagir.
Je perçois bien ce que VZ entend par « trop intellectuelle », d’autant plus clairement que ce reproche pourrait, paradoxalement, être formulé à l’encontre d’Emmanuel Macron dans sa pratique présidentielle, alors qu’en même temps, dans une Europe sans ressort, il a plutôt été un aiguillon qu’un frein.
L’excès d’intelligence, contrairement à la brutalité d’un DT – dont certaines décisions ont été qualifiées comme telles par EM -, est ce qui donne toujours de bonnes raisons pour ne rien accomplir, pour ne pas résister, pour réfléchir tellement avant, qu’après la moindre initiative perd toute efficacité.
C’est une tristesse, aujourd’hui, de voir le climat géopolitique offrir un triomphe facile aux atypiques et aux brutaux, aux Trump comme aux Poutine. Et l’on n’est pas forcément consolé quand on se persuade que le premier au moins vient au soutien des principes démocratiques. Ce qui peut susciter une part de doute !
Je ne peux me défaire d’une forte envie de continuer à saluer le président VZ, trop souvent vilipendé, calomnié, alors qu’il se bat comme il peut, inlassablement, pour son pays, contre un agresseur qui, dans la guerre comme dans une pseudo-accalmie, continue à tuer.
Et qu’il vient murmurer à l’oreille de l’Europe ce qu’elle devrait corriger. Et pas seulement pour la sauvegarde de l’Ukraine.
@ Exilé le 26 janvier 2026
«…pour qu’ils ne publient pas de façon indifférenciée les statistiques des impacts d’obus dans tel ou tel camp (…) »
Qu’on me pardonne une erreur : j’ai écrit le contraire de ce que je voulais ; il faut lire « façon différenciée ». On comprend bien qu’additionner, sans les distinguer, les tirs de chacun des camps n’apporte aucune information sur le résultat des affrontements.
@ Serge HIREL
« Qui a avoué ? Poutine ? À quelle date ? À quelle occasion ? Devant qui ?… Tout cela manque un peu de précision… »
Oui, Poutine, son gouvernement, ses propagandistes et tout l’appareil de direction russe. À d’innombrables reprises. Vous le sauriez si vous étiez le journaliste d’élite que vous prétendez être. Je ne vais pas vous écrire un bouquin gratuitement pour vous tout seul, sous prétexte que vous êtes perpétuellement de mauvaise foi. Votre doute s’exerce toujours dans le sens pro-russe, comme c’est curieux…
Vous prétendez être journaliste, je vous ai mis sur la piste, eh bien ! Si vous êtes sincèrement curieux ainsi que vous le prétendez, sortez-vous les mains des poches et faites l’effort d’apprendre. Travaillez donc un peu…
@ Giuseppe le 24 janvier 2026
« C’est une manière commode de disqualifier autrui sans jamais avoir à argumenter.
Vous ne dites ni qui est Z, ni quel régime il représenterait, ni quels faits précis vous autorisent à parler de sa « vraie nature ». Vous suggérez, vous insinuez, vous noircissez — mais vous ne démontrez pas. »
Il m’arrive d’argumenter, mais quand il faut commencer par démonter un certain nombre d’idées reçues, comme celles assenées comme une vérité première par les médias, cela risque d’être un peu long.
Voici un exemple de source crédible, celle d’un observateur de l’OSCE, présent sur le terrain dans le Donbass de 2015 à 2022 et qui a décrit, entre autres, comment le régime de Kiev faisait pression sur les observateurs internationaux pour qu’ils ne publient pas de façon différenciée les statistiques des impacts d’obus dans tel ou tel camp :
Benoît Paré : « Ce que j’ai vu en Ukraine, ils ne vous le disent pas »
https://www.youtube.com/watch?v=Jtxt00tKOwI
Je redonne ici le lien suivant qui reprend, adapté en français, le rapport de la Rand Corporation « Overextending and Unbalancing Russia » (que j’ai déjà cité ici il y a quelques mois) donnant plusieurs pistes dont la guerre pour affaiblir la Russie.
https://www.francesoir.fr/politique-monde/le-rapport-de-la-rand-corporation-pour-destabiliser-la-russie
En plus, à la fin, on peut trouver un document portant sur la difficulté de déterminer les responsables exacts, de part et d’autre, de crimes de guerre supposés sur un terrain ayant changé de mains plusieurs fois et exposé au feu :
https://www.francesoir.fr/politique-monde/retour-sur-les-allegations-de-crimes-de-guerre-russes-en-ukraine-56-viols-massifs-de-l-armee-russe
@ Robert Marchenoir le 25 janvier
« Ça fait longtemps que le Kremlin n’évoque plus le statut de la langue russe pour justifier son invasion de l’Ukraine. Il a aussi laissé tomber le prétexte de l’élargissement de l’OTAN. Le véritable motif est maintenant avoué : comme on le savait dès le début, il s’agit d’éradiquer l’Ukraine en tant que nation, d’élargir la Russie aux frontières de l’Union soviétique et d’asservir l’Europe. »
Qui a avoué ? Poutine ? À quelle date ? À quelle occasion ? Devant qui ?… Tout cela manque un peu de précision…
À moins que votre propos ne relate pas un événement, mais ne soit simplement un commentaire de votre cru, déguisé en narration d’une actualité, pour imposer vos salades.
Habituellement, la méthode de désinformation qui consiste à créer la confusion entre fait et commentaire est employée par la gauche… Auriez-vous viré votre cuti ?
P.-S. : Vos envolées lyriques à la gloire de Volodymyr Z. sont à la hauteur de celles de Giuseppe… Peut-être pourriez-vous nous les chanter en duo…
Les meufs iraniennes ont le toupet de se plaindre de la brutalité de leurs zamis mollahs et zamimolettes et osent en plus appeler nos féminislamistes masulophobes castratrices, au secours, LOL !
De quoi me mêlé-je ?
Mais non, chères Iraniennes, vous n’êtes pas seules, on s’occupe de vous, nous sommes en plein moratoire pour étudier une solution avec vos malheureux mollahs choqués par votre comportement révoltant.
Nous-mêmes, au siècle dernier, nous avions sanctionné une speakerine qui avait osé montrer ses genoux, un geste très scandaleux à l’époque.
Je vous conseille de remettre vos voiles pour le moment, et de reporter votre révolte : c’est très long, un moratoire, et vous risquez de ne pas passer l’hiver, ni les saisons suivantes, ni le siècle prochain ; ce régime n’a pas fini de vous faire craquer… les os surtout.
Chères femmes iraniennes, si vous voulez fuir l’Iran des mollahs et sa police criminelle et que vous avez l’intention de venir chez nous, un conseil : évitez les villes à fort taux de racailles et racaillettes Nupes, NFP, nazislamisées gauchistes, gérées par des führers barbus LFI HamaSS djellababouchisés parfumés allah fleur de kebab, où vous risquez de connaître le même sort que chez vous ; il n’y a pas assez de cailloux ici pour vous lapider, mais des coups de couteau, il y a overdose et soldes surtout, deux décapitations pour le prix d’une, par exemple.
@ Tipaza
« Pauvre duvent qui cherche à être entendue, et même pas écoutée. »
Il aurait fallu écrire : « Pauvre duvent, qui cherche à être écoutée, et même pas entendue. » Cela aurait eu plus de poids…
Tipaza, à votre pseudo, je déduis que vous venez d’ailleurs, et venant d’ailleurs, vous avez une laisse ; et cette laisse est courte, ce qui induit que votre vue est également courte… En somme, vous êtes dans la fable : le chien…
La médiocrité est votre marque ; cette infamie vous conduit toujours sur les mêmes voies, qui ne sont pas celles de l’intellect mais plutôt du commérage — il est vrai que la médisance est une activité digne de vous…
Mais je suis bonne ; c’est pourquoi je consens à vous répondre, à vous, imbu et infatué polichinelle, car il ne sera pas dit que vous cherchez à être entendu — et pas même écouté —, que nenni : vous êtes souffert, car dans votre verbiage pourrait se trouver, à votre corps défendant, une pensée, laissée là par une fortuite relation, comme une relique…
Désormais, il conviendra, par éducation, urbanité et profondeur, que vous sachiez quand il faut abaisser, ferrailler, et pourquoi ?
Nota bene : Sutor, ne supra crepidam !
PS : Je n’aime pas Claudel.
@ Tipaza – le 24 janvier 2026
« Volodymyr Zelensky : c’est peu de dire qu’il m’est antipathique — je fais mon Alain Duhamel. »
« Il a été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, offrant à Vladimir Poutine le prétexte qu’il attendait pour une intervention. »
« L’une des premières lois édictées par Zelensky fut la suppression du russe comme langue officielle aux côtés de l’ukrainien. Les régions à dominante russophone se sont soulevées contre cette décision brutale, et la réaction du pouvoir ukrainien, donc de Zelensky, fut la force pour éteindre le mouvement contestataire, sans aucune négociation pour tenir compte du caractère spécifique du Donbass ou de la Crimée. »
« La porte était grande ouverte pour une intervention de la Russie. »
Je prends la peine de réfuter votre écrit, car, à force de répétition de cette propagande, on ne se rend pas suffisamment compte de l’abîme d’immoralité qu’elle révèle.
Pour commencer, vous mentez (*). Ce n’est pas Volodymyr Zelensky qui a « édicté » la loi « supprimant le russe comme langue officielle » (loi qui n’a jamais existé sous cette forme). C’est le parlement issu de la majorité de son prédécesseur, Petro Porochenko, parlement qu’il s’est empressé de dissoudre après avoir remporté l’élection présidentielle.
Plutôt que de se fier à une ancienne version de la propagande du Kremlin qui, même à Moscou, n’a plus cours depuis longtemps, propagande redigérée des milliers de fois par des internautes anonymes s’abreuvant à des sources de désinformation russe, on se référera à un véritable historien de l’Ukraine, le Britannique Owen Matthews, d’origine russo-ukrainienne, qui a travaillé comme journaliste à Moscou (et parle le russe). Voici comment il décrit la question linguistique à laquelle Volodymyr Zelensky a été confronté immédiatement après avoir remporté l’élection présidentielle du 21 avril 2019 :
« Le premier problème de Zelensky a été un parlement encore dominé par les membres du parti sortant de Porochenko. En avril 2019, la Rada, sachant que ses jours étaient comptés, a voté une loi controversée obligeant les fonctionnaires, les militaires, les médecins et les professeurs à n’utiliser que l’ukrainien dans le cadre de leur travail. C’était la dernière d’une longue série de lois qui avaient cherché à imposer la langue ukrainienne aux 40 % de la population dont la langue maternelle était le russe. L’un de ceux-là était Zelensky lui-même. […] »
« Par la suite, Zelensky a fait de gros efforts pour désamorcer la question linguistique, qui enflammait les passions politiques. Il a fait plusieurs discours marquants en russe. La loi a été introduite non pas par son gouvernement, mais par un parlement condamné par les électeurs. Zelensky s’est empressé de le dissoudre, en appelant à des élections anticipées en juillet 2019. […] »
« Le but de Zelensky était de […] cesser de faire de la langue russe une question politique. »
C’est donc exactement le contraire de ce que vous affirmez.
Volodymyr Zelensky a été élu président de l’Ukraine pour faire la paix avec la Russie, les électeurs en ayant assez du nationalisme jusqu’au-boutiste de Petro Porochenko.
C’est dans un second temps seulement que, face à la mauvaise foi de la Russie, à son refus de tout compromis et à la mise en évidence de son militarisme impérialiste irréductible, Zelensky est devenu le nationaliste intransigeant que nous connaissons aujourd’hui, avec le soutien entier de son peuple.
Je ne reviens pas sur la complexité de la question linguistique en Ukraine, sur les innombrables mensonges de la propagande russe à cet égard que j’ai maintes fois expliqués ici – mais autant pisser dans un violon, pour les désinformateurs dans votre genre. J’en viens au second point de vos allégations.
Admettons que Zelensky ait ôté au russe son caractère de langue officielle. C’est faux, mais admettons. Vous dites :
« [Cela] a été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, offrant à Vladimir Poutine le prétexte qu’il attendait pour une intervention. […] La porte était grande ouverte pour une intervention de la Russie. »
Vous nous dites donc que la suppression supposée d’un statut officiel pour une langue étrangère, par un pays indépendant, serait un motif légitime d’invasion pour le pays d’où cette langue est originaire. Vous rendez-vous compte de la stupidité et de l’ignominie de votre assertion ?
Autrement dit, imaginons que la Suisse, la Belgique, le Canada, l’Algérie ou le Sénégal interdisent l’usage du français à leurs fonctionnaires, ce serait, d’après vous, une raison légitime pour la France d’envahir ces pays et de les annexer en partie.
Évidemment, vous ne soutiendriez jamais une telle sottise. Personne, en fait, ne la soutiendrait. Pas une nation, pas un parti politique, pas une organisation internationale. Mais pour l’Ukraine, vous faites une exception : les Ukrainiens sont esclaves de la Russie, pour l’éternité. C’est bien cela qu’il faut comprendre.
Et c’est bien cela que veut imposer Poutine. La langue russe est le moindre de ses soucis ! Nous expliquer que la suppression d’un statut officiel pour le russe serait le motif de l’invasion, c’est à peu près la même chose que de prétendre qu’Hitler a exterminé les Juifs parce qu’il en avait marre d’entendre parler hébreu, ou yiddish.
Ça fait longtemps que le Kremlin n’évoque plus le statut de la langue russe pour justifier son invasion de l’Ukraine. Il a aussi laissé tomber le prétexte de l’élargissement de l’OTAN. Le véritable motif est maintenant avoué : comme on le savait dès le début, il s’agit d’éradiquer l’Ukraine en tant que nation, d’élargir la Russie aux frontières de l’Union soviétique et d’asservir l’Europe. Rien n’a changé depuis les débuts de l’impérialisme russe.
Cela étant, si vous voulez qu’on se penche sur la question linguistique en Ukraine, alors il conviendrait d’expliquer comment la Russie a tenté, depuis quatre cents ans, d’éradiquer la langue ukrainienne, la culture ukrainienne et l’identité ukrainienne. Éradication qui est allée jusqu’au massacre de l’intelligentsia ukrainienne. Comme d’habitude, les Russes (et leurs laquais français) accusent la victime au lieu de s’en prendre au coupable.
Enfin, vous dites cette chose stupéfiante :
« Volodymyr Zelensky : c’est peu de dire qu’il m’est antipathique. »
Ben, on s’en tape, en fait, que vous le trouviez sympathique ou antipathique. Je croyais que les poutinistes dans votre genre étaient partisans du « réalisme » en matière de relations internationales ? Que les nations n’avaient pas d’amis, seulement des intérêts ? Que vous étiez des durs, des tatoués qui n’en aviez rien à faire des états d’âme de tafioles des partisans du droit international ? Et maintenant, vous nous faites votre jeune fille, vous nous dites que vous n’aimez pas particulièrement Volodymyr Zelensky, et que ce serait un argument valable pour orienter la politique étrangère de la France ? Vous vous moquez de qui, exactement ?
Si vous étiez vraiment celui que vous prétendez être, le froid réaliste soucieux des intérêts de la France tels que vous les concevez, vous auriez pu nous dire : certes, l’invasion de l’Ukraine est un drame, c’est inadmissible, mais nous n’avons pas les moyens financiers ou militaires de nous y opposer.
Ou encore, vous pourriez dire : c’est inadmissible, mais cela ne nous concerne pas, la Russie n’est pas notre ennemie.
Ou alors, vous pourriez même dire, comme Emmanuel Todd (mais vous n’avez pas ce courage), que vous souhaitez la victoire de la Russie.
Pas du tout ! Il faut que vous commenciez par dire que Volodymyr Zelensky vous est antipathique. C’est justement parce que son courage, sa lucidité et son leadership sont exceptionnels et largement reconnus comme tels, que vous cherchez à le salir, à l’humilier, à sous-entendre je ne sais quel vice dont il serait coupable.
L’injustice qui est faite aux Ukrainiens est si évidente, si massive, et leur courage si manifeste, si admirable, galvanisé par un Zelensky qui lui-même fait preuve de tant de qualités extraordinaires (**), que votre lâcheté rechigne à s’afficher comme telle. Non seulement vous frappez l’homme jeté à terre et vous protégez son bourreau, mais en plus, vous tentez de préserver votre confort moral, vous insultez la victime, vous prétendez incarner la vertu.
Que les lâches, au moins, se contentent de se taire. Qu’ils rampent sous le tapis. Qu’ils ne viennent pas nous dire, en plus, qu’ils sont plus courageux et plus moraux que le reste du monde.
______
(*) Je dis que vous mentez, plutôt que vous vous trompez, parce que votre assertion, issue en droite ligne de la propagande de Moscou, a été si souvent réfutée que vous ne pouvez recourir à l’excuse de l’ignorance. Vous avez visiblement un certain niveau intellectuel. Ce niveau vous oblige.
(**) Même le général Keith Kellog, l’ancien négociateur envoyé en Ukraine par Donald Trump, puis mis à l’écart car pas assez favorable à la Russie, a déclaré qu’il fallait remonter à Abraham Lincoln pour trouver, aux États-Unis, un président de l’étoffe de Volodymyr Zelensky.
@ Exilé le 24 janvier 2026
Complètement d’accord avec votre commentaire. Si Poutine avait des velléités d’attaquer l’Europe occidentale, il lui suffirait d’attendre qu’elle tombe comme un fruit mûr, ce qui va irrémédiablement se passer, Mélenchon annonçant même la couleur — si j’ose dire — du grand remplacement en parlant de quelques vieux Blancs restants. Ce qui ne sera pas pour déplaire à certains extrémistes d’une certaine communauté (qu’il ne faut point nommer), le souhaitant pour l’arrivée de leur Messie. Comment ça, non ? Mais si ! Mais si !
Est-ce vraiment un avantage que d’être une brute ?
La brutalité n’est-elle point finalement l’expression d’une volonté morbide d’assouvir un désir de puissance, de domination, qui donne à celui qui agit de la sorte ce sentiment de reprendre le pouvoir sur ce qu’il existe selon lui d’arbitraire dans l’existence.
Trump agit en fait, mais pour d’autres raisons, comme le Richard III de Shakespeare : « Je revendique le droit d’être une exception, de passer sur les scrupules par lesquels d’autres se laissent arrêter… »
Contrairement à la sobriété, la brutalité est spectaculaire, théâtrale, elle braque les projecteurs sur elle, elle fait parler d’elle. Avons-nous jamais vu la normalité faire les gros titres des médias ? Ce que Trump aime par-dessus tout, c’est cette théâtralité, ce qui l’anime, c’est ce désir de puissance qui inspire chez l’autre la crainte, c’est de renvoyer de lui-même une image gratifiante, c’est de susciter l’admiration.
Mais la brutalité n’a qu’un temps, elle a ses limites qui sont celles du supportable par l’autre et n’échappe pas, à plus ou moins longue échéance, à un retour de balancier dont celui qui a fait usage de ce mode d’action est souvent la première victime.
@ duvent
Pauvre duvent qui cherche à être entendue, et même pas écoutée.
https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/limplorante-271991
@ Serge HIREL le 24 janvier 2026
« Seriez-vous ophtalmo ? Une telle assurance dans le diagnostic et la durée du traitement le laisse croire… Ah non… Vous ne l’êtes pas ?… Alors à quel titre publiez-vous ces informations ?… Ah, vous êtes militant macroniste… Voilà qui explique tout… »
Je ne suis certes pas ophtalmo — ce qui, soit dit en passant, ne m’empêche pas de voir clair dans votre jeu. Mais je m’informe, et les médias se sont longuement penchés sur l’œil rouge d’Emmanuel Macron.
Rassurez-vous : « le Prince », comme vous l’appelez, n’est pas à l’article de la mort. Il est même en pleine santé, comme on peut l’être à 48 ans. Il s’agit juste d’une petite inflammation, le plus souvent provoquée par un traumatisme, la toux ou des éternuements
(voir l’article ci-joint).
Dans quinze jours, au plus tard, il n’y paraîtra plus. EM va donc pouvoir continuer son mandat jusqu’au dernier quart d’heure, ainsi qu’il l’a annoncé.
Va falloir être patient ! 😊
@ Tipaza
Je ne sais pas par où prendre la séquence qui me paraît d’importance : la mondialisation libre-échangiste et faussement multilatéraliste qui se défait à Davos, qui l’eût cru ? Et dans ma perplexité, j’ai envie de la prendre par votre commentaire, auquel j’aurais souscrit en d’autres temps et presque en totalité, mais comment dire à Giuseppe qu’une fois n’est pas coutume, je suis presque d’accord avec lui ? Zelensky m’a impressionné pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine que je n’ai pas vue venir — j’aime à le répéter par leçon d’humilité que je me donne à moi-même : être aveugle ne fait pas de moi un oracle, ça calme.
Zelensky m’a impressionné parce que, pour la première fois, il n’est pas venu en quémandeur. Il a fait le déplacement de Davos parce que Trump le croyait présent sur le sol helvétique. Il est venu fatigué, l’excusait hier Christine Ockrent dans Affaires étrangères, ingrat pour cause de fatigue, moralisait-elle. Pas ingrat s’il était fatigué, mais amer et désabusé, oui. Amer contre « une Europe en mode Groenland » qui envoie quelques soldats, et ça va changer quoi ? Et ça va faire peur à Trump, que j’aime appeler moi aussi « le Néron américain » ? Et ça va dissuader les mollahs de continuer une répression qui dure depuis quarante-sept ans et qui se radicalise à l’occasion du dernier soulèvement de la population ? Pour être complet, Zelensky aurait dû ajouter Netanyahou au catalogue.
L’Europe s’indigne contre la répression iranienne ou israélienne et désavoue du bout des lèvres le président américain avec qui « le dialogue n’est pas simple », avoue Zelensky, qui vous pille vos ressources naturelles en échange de « garanties de sécurité » — mais vous en sortez avec quelque chose — tandis que l’Europe s’insurge en lui opposant ses valeurs contre la politique du fait accompli ; mais comme elle est par principe non-interventionniste et suiviste, à quelques rodomontades près vis-à-vis des menées américaines, comme elle est suspendue à la réaction des Américains en Iran, au Venezuela et ailleurs, ses protestations sont aussi verbeuses que les discours de notre ingénieur de porte-avions à lunettes, et ses indignations vertueuses envoient le message à tous les agresseurs de conquérir, conquérir malgré l’abolition du droit de conquête : il vous en restera toujours quelque chose après la capitulation des pays agressés, que notre morale nous ferait réprouver d’abandonner au premier bombardement, mais que nous livrerons à leur sort en dernier ressort après avoir prolongé inutilement la guerre et protesté que jamais nous ne les abandonnerons, qu’ils soient membres de l’OTAN ou de simples alliés dont nous avons compassion par emballement du « droit des gens », qui est une inflation émotionnelle de l’emballement médiatique appliquée à la géopolitique.
« Ah, si l’Ukraine faisait partie de l’OTAN, elle aiderait autrement le Groenland », assure Zelensky, « et elle coulerait les navires russes » ; mais voilà, elle n’en fait pas partie, alors elle ne peut pas aider. « Mais l’OTAN vaut-elle mieux que l’Union européenne ? », se demande Zelensky, « l’OTAN où je voulais faire entrer mon pays, mais où je vois qu’il suffit qu’un président change aux Amériques et toutes les cartes sont rebattues », et, de même que l’Europe n’a pas défendu les Chypriotes grecs contre les prétentions des Turcs qu’elle voulait intégrer dans son organisation, de même un président américain voudrait se payer un « petit bout de banquise mal situé » qu’il appelle « l’Islande » à deux ou trois reprises, comme il a cru, au hasard d’un discours improvisé, que l’Alaska où il rencontrerait Poutine se situait en Russie.
Ce président américain, assez peu géographe, voudrait « acquérir le Groenland », où, par chance, il n’a plus envie de pénétrer « par la force », et l’OTAN ne dégainerait pas l’article 5 et ne doit à « l’excitation » de Mark Rutte, de flatter son « daddy » un peu sénile, de ne pas être morte sur ce coup-là.
Toutes ces organisations que Zelensky voulait intégrer se dérobent sous ses pieds, et celui qu’on prenait pour le chantre d’un occidentalisme sans valeur, occupé à recoller les morceaux de sa société corrompue faisant face à l’agression d’un hyper-puissant, rappelle à l’Europe ses fondamentaux, à cette Europe conçue pour maintenir la paix au sein du continent, qu’il a failli détourner en « Europe vers la guerre » au nom du fait que la force ne doit pas promouvoir les fauteurs de coups de force — utopie sur laquelle nous vivons depuis la Seconde Guerre mondiale et utopie bourgeoise, j’en tombe d’accord avec vous, Tipaza — mais qu’est-ce qui la remplace ?
Vous plaidez pour Trump en réhabilitateur des classes moyennes, qui sauverait paradoxalement la démocratie en leur redonnant droit de cité. C’est l’illusion qu’il a donnée pendant son premier mandat, mais qui peut en être dupe aujourd’hui ? Dans son discours, Emmanuel Macron notait que l’écart entre le PIB par habitant des Européens et des Américains reste très favorable à ces derniers. Malgré notre couverture sociale, que Robert Marchenoir qualifie si souvent de socialiste, en bon libéral qu’il est ? S’il faut en croire Emmanuel Macron, la situation des classes moyennes n’était pas si peu enviable avant que Trump ne se pose en défenseur des « petits Blancs » démonétisés, dont un camarade m’a confirmé, pour avoir visité les contrées du trumpisme, qu’ils n’étaient pas désargentés, mais avaient ce point commun avec le milliardaire qu’ils supportaient : ils n’avaient jamais assez d’argent et, à vrai dire, comme lui, c’étaient des beaufs.
Je pose ça là sur la bonne foi de mon compagnon, je n’ai pas vérifié, mais si son reportage a vu juste, le sort en était jeté des classes moyennes avant que Trump prétendît les défendre : elles n’allaient pas si mal. Aurait-il voulu les sauver que, étant donné son individualisme, son efficacité en la matière aurait relevé du bénéfice collatéral obtenu sans le faire exprès. Mais ce qu’on entend dire n’a rien à voir avec une amélioration quelconque du sort des classes moyennes.
La base MAGA tient encore par le charisme de Trump, qui fait le show et divertit le monde en bouffon riche antisocial, assez cocasse et assez doué pour mettre en scène son comique pas toujours involontaire (il faut lui laisser que c’est un bon producteur de téléréalité) pour faire croire à sa fibre sociale. Trump continue d’avoir des inconditionnels pour qui le malentendu ne s’est pas dissipé, mais j’ai lu que 4 % des droits de douane chers au président MAGA pèsent sur les importateurs, les 96 % restants étant supportés par les consommateurs américains, dont je ne vois pas que leur pays, qui a eu l’habitude de vivre aux crochets du monde entier sous le libre-échangisme davosien, ne soit beaucoup plus industrialisé que l’Union européenne pendant la période covidique et sous Macron, qui nous promettait alors la souveraineté industrielle française et européenne et qui n’en a plus du tout parlé dans son dernier discours de Davos, faisant le grand écart entre le quantique et l’IA et la transition énergétique en matière d’innovation et d’autonomie européenne, sans dire un mot de l’investissement industriel.
Macron a oublié d’industrialiser la France comme Trump a oublié les classes moyennes, base de son électorat de milliardaire. Mais en plus, Trump se moque du monde. Je parie qu’il a créé son Conseil pour la paix mondiale (dont il s’est propulsé président à vie, son gendre et son meilleur ami étant responsables de la reconstruction de Gaza — Trump se comporterait-il en vulgaire Pinochet que ce serait étonnant !) non pour singer l’ONU, mais pour singer la Coalition des volontaires ou la Communauté politique européenne. On dit en effet que Donald Trump est obsédé par Emmanuel Macron, dont il s’est plus d’une fois moqué avant et pendant le Forum économique mondial, et il faut reconnaître que le président français a été prolifique en invention de « machins » qui auraient rendu rubiconde la face du général de Gaulle endormi dans sa tombe de Colombey-les-Deux-Églises.
Mais un autre protagoniste a crevé l’écran du Forum de Davos : il s’agit de Mark Carney. Pour Trump, il y avait le bon Mark (Rutte, qui fait des papouilles à daddy) et le mauvais Mark Carney, qui a eu le malheur de lui rappeler un jour que tout n’est pas à vendre. Tous les chefs d’État ont troussé un petit couplet chauviniste au cours de leur discours (« l’Ukraine peut aider », « le Canada n’existerait pas sans les États-Unis » — et la France, rappelez-moi !), mais Mark Carney a dit une chose qu’a pu vérifier quiconque a travaillé avec des Canadiens ou s’est intéressé un tant soit peu à la société canadienne :
« Le Canada possède ce que le monde désire. Nous sommes une superpuissance énergétique. Nous détenons de vastes réserves de minéraux critiques. Nous avons la population la plus instruite au monde. Nos caisses de retraite figurent parmi les investisseurs les plus importants et les plus avisés au monde. Nous avons du capital, du talent et un gouvernement doté d’une immense capacité financière pour agir avec détermination. Et nous partageons des valeurs auxquelles aspirent de nombreux autres pays. Le Canada est une société pluraliste qui fonctionne. »
Mark Carney ne veut pas se rendre au postulat de Thucydide : « Les forts font ce qu’ils peuvent et les faibles subissent ce qu’ils doivent. » Sous la menace de Trump, il avance :
« Les puissances moyennes doivent agir de concert, car si vous n’êtes pas à la table des négociations, vous êtes au menu. Les grandes puissances peuvent se permettre d’agir seules. Elles disposent de la taille du marché, de la capacité militaire et du pouvoir d’influence nécessaires pour dicter leurs conditions. Les puissances moyennes, elles, n’ont pas ces atouts. Mais lorsque nous ne négocions que bilatéralement avec une puissance hégémonique, nous négocions en position de faiblesse. Nous acceptons ce qui nous est proposé. Nous nous livrons à une concurrence acharnée pour être les plus conciliants. Ce n’est pas la souveraineté. C’est l’apparence de la souveraineté tout en acceptant la subordination. »
Tout le monde, y compris Emmanuel Macron dès le début de son premier mandat, a réfléchi à une alternative au multilatéralisme finissant. Jusqu’à présent, les propositions disputées étaient celles des unions géographiques. Elles montrent, elles aussi, leurs limites, car elles « mènent à la vassalisation », pour reprendre une expression du discours d’Emmanuel Macron employée dans un contexte voisin, mais un peu différent. Le Canada pourrait se faire manger par son voisin états-unien. Le Brexit n’a pas mis à genoux la Grande-Bretagne. L’histoire, et non la géographie, a fait que cet ancien leader d’un empire économiquement actif a retrouvé sa respectabilité d’interlocuteur de premier plan.
Mark Carney, qui a été gouverneur de la Banque d’Angleterre, lance une proposition originale : l’union des puissances moyennes. Il a crevé l’écran de Davos. Sa proposition aura-t-elle un avenir, et comment peut-elle être déclinée ? L’avenir le dira.
@ Exilé le 24 janvier 2026
L’argument de l’encerclement par l’OTAN ignore le fait que ce sont des nations souveraines qui demandent à rejoindre l’alliance par crainte historique, et non l’organisation qui s’impose par la force. Concernant le Donbass, les rapports de l’OSCE montraient une baisse constante des victimes civiles avant 2022, rendant le prétexte du « génocide » factuellement infondé pour justifier une invasion totale. Invoquer le bombardement de la Serbie ou des rapports de think tanks revient à utiliser le sophisme du « deux torts font une raison », car aucune erreur passée de l’Occident ne légitime la violation du Mémorandum de Budapest de 1994, par lequel la Russie s’était engagée à respecter les frontières ukrainiennes. Enfin, la taille immense de la Russie n’exclut pas une volonté de contrôle géopolitique sur ses voisins, et présenter cette agression comme une fatalité revient à nier la responsabilité du Kremlin dans le choix délibéré de passer de la diplomatie à la guerre ouverte.
@ Patrick EMIN le 24 janvier 2026
Est-il nécessaire de nous servir une louchée de « reductio ad Hitlerum » à coups de « détail de l’Histoire » et « d’expansionnisme hitlérien », de façon complètement décalée sur un sujet qui n’a aucun rapport — à moins de vouloir jouer au « terroriste intellectuel » de service ?
Il est douteux que la Russie, qui est déjà le pays le plus vaste au monde, ait impérativement besoin de s’étendre sur son côté ouest, source de problèmes potentiels ; de plus, ce pays n’a aucun besoin d’« espace vital », comme le suggère (à tort) votre comparaison.
Son intervention en Ukraine, contrairement à ce que prétendent les désinformateurs, était avant tout motivée — en plus des multiples provocations occidentales — par une série de bombardements des populations russophones par le régime de Kiev, qui ne semblaient aucunement émouvoir la « communauté internationale », ce qui a obligé la Russie à intervenir.
La guerre a été voulue et préparée par l’Occident de longue date — si, comme vous, nous remontons dans le temps avec vos années 1930, nous pourrions même évoquer la guerre de Crimée, déclarée par la Grande-Bretagne, puissance maritime, assistée de la France, contre la puissance continentale qu’est la Russie, déjà accusée alors d’expansionnisme, au détriment de l’Empire ottoman. Rien de nouveau sous le soleil.
Du fait que les constantes historiques ont la peau dure en géopolitique, l’expansionnisme russe a aussi été redouté dès la fin de la Seconde Guerre mondiale et, en 1952, Lord Hastings Lionel Ismay, premier secrétaire général de l’OTAN, déclarait :
« NATO was created to keep the Soviet Union out, the Americans in, and the Germans down. »
Mais ce qui se justifiait alors, face à une URSS stalinienne, ne l’était plus nécessairement de façon aussi impérative en 1999, lorsque la Russie avait abjuré le soviétisme — ce que d’aucuns font semblant d’oublier — et que les nouveaux dirigeants russes s’efforçaient de relever un pays à terre.
C’est alors que l’Occident en a profité pour encercler la Russie de bases de l’OTAN, ce qui n’était ni particulièrement élégant ni le signe d’intentions pacifiques.
Notons aussi que c’est en 1999 que l’OTAN a bombardé la Serbie sans mandat de l’ONU, ce qui fait un peu désordre pour un organisme se permettant de donner des leçons à tout le monde…
C’est ce qui a déclenché, chez les autorités russes, une perte de confiance dans les espoirs de rapprochement alors envisagés avec l’Ouest.
Depuis, c’est bien l’OTAN qui n’a pas caché ses intentions belliqueuses à l’encontre de la Russie :
https://www.francesoir.fr/politique-monde/le-rapport-de-la-rand-corporation-pour-destabiliser-la-russie
Sans applaudir obligatoirement la réaction choisie par la Russie, il était logique de s’attendre à ce qu’elle soit bien obligée de marquer un point d’arrêt après plusieurs années de passivité.
@ Achille le 24 janvier
« Mais quelle solution proposent [« médias et imbéciles »] pour masquer un œil sanguinolent, suite à l’éclatement d’un vaisseau sanguin ? Qu’ils se rassurent : ce n’est que l’affaire de quelques jours ! »
Seriez-vous ophtalmo ? Une telle assurance dans le diagnostic et la durée du traitement le laisse croire… Ah non… Vous ne l’êtes pas ?… Alors à quel titre publiez-vous ces informations ?… Ah, vous êtes militant macroniste… Voilà qui explique tout…
Trêve de plaisanterie. Le dernier communiqué officiel de l’Élysée sur l’état de santé du président date de 2020, à l’époque du Covid… Depuis lors, silence total… Pas un tweet, pas l’ombre d’une info… Trouvez-vous cela normal ?… Pas de nouvelles, bonnes nouvelles… Que le bas peuple se contente de savoir que le Prince a promis que, s’il était malade, il le lui ferait savoir. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, n’est-ce pas ? Et Emmanuel Macron, en ce domaine, a plutôt mauvaise réputation… Bon, il n’est pas le seul (je préfère l’écrire moi-même afin de vous éviter l’effort d’avoir à le faire…).
Ceci dit, avez-vous acheté votre paire de lunettes Henry Jullien, modèle « Top Gun » ?… Non ? Trop tard… Le stock est épuisé… Je ne sais plus qui disait que les Français sont des moutons de Panurge… Le fabricant (filiale française d’un groupe italien) se frotte les mains : l’action de sa maison-mère a grimpé de 66 % en une semaine à la bourse de Milan…
Je pense que l’ancien banquier est habilité à réclamer une petite commission…
Le PS, je le dis et le redis, est le fossoyeur de la classe moyenne, qui a migré vers le FN/RN.
L’autre, le capitaine de pédalo, est doublé d’un imb… j’allais déraper un peu. Il n’a même pas eu le courage de se représenter et il vient donner encore des leçons à la terre entière.
J’ai écouté hier encore ce poncif sur le côté manœuvrier de Pépère, mais s’il était si fort, si intelligent, si toutes les âneries qu’on ânonne faisaient partie de ses valeurs, alors il aurait dû se faire réélire les doigts dans le nez et les pieds en éventail, un mojito à la main.
Il est nul, le plus nul d’entre tous, il s’est déballonné, dégonflé, a refusé l’obstacle de se représenter comme n’importe quel canasson de piètres possibilités, il a été vendu comme un pur-sang, c’est un pilote de coquille de noix dans une bassine.
Je ne sais plus son nom — un parmi d’autres — de journaliste, qui ressort ces poncifs d’habitude, de rengaine : le capitaine de pédalo aurait eu des vertus politiques, le Sphinx doit en rigoler depuis là où il se trouve. Il est nul, heureusement un des présents a expliqué qu’il était surfait et qu’au fond il n’était plus rien. Ce qui le sauve, c’est sa qualité d’ancien Président, ancien… c’est bien le mot, sans courage, que le PS, quand il était fort, vendait le moindre caillou au prix du carbone pur.
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Et là je dis ouhlala ! @Exilé, le 23 janvier 2026, m’a fait tomber de l’armoire :
Sur votre « si vous saviez… » cela ressemble à de la propagande pro-Cinglé :
Vous expliquez, en substance, que si je « savais qui est réellement Z », je ne pourrais pas écrire ce que j’écris. Autrement dit : vous détenez une vérité cachée que j’ignorerais, et cette ignorance suffirait à invalider ma position.
C’est une manière commode de disqualifier autrui sans jamais avoir à argumenter.
Vous ne dites ni qui est Z, ni quel régime il représenterait, ni quels faits précis vous autorisent à parler de sa « vraie nature ». Vous suggérez, vous insinuez, vous noircissez — mais vous ne démontrez pas.
Or, en démocratie, on ne demande pas aux citoyens de croire, mais de comprendre. Ce que vous présentez comme une évidence relève, à ce stade, de la pure affirmation.
Vous conseillez de jeter le téléviseur et de se tourner vers de « bonnes sources ». Là encore, le procédé est clair : délégitimer globalement l’espace médiatique pour mieux installer l’idée qu’il existerait ailleurs un îlot de vérité pure, auquel vous, par bonheur, auriez accès.
Quels médias ? Tous ? Certains ? Lesquels ?
Quelles « bonnes sources » ? Des sites ? Des auteurs ? Des enquêtes ? Des rapports ? Vous ne les nommez jamais.
Vous remplacez une prétendue « doxa officielle » par une doxa implicite : la vôtre. Vous ne proposez pas un surcroît de lucidité, mais un changement d’allégeance. Vous ne critiquez pas l’information, vous la remplacez par la croyance.
Sur l’Ukraine qui « ne concernerait en rien » la France :
Vous affirmez que la question de l’Ukraine « ne concerne en rien notre pays ». C’est là, pardonnez-moi, une phrase qui ne résiste pas à l’examen le plus élémentaire. Un conflit majeur sur le sol européen, lequel concerne notre sécurité, concerne nos alliances, concerne notre économie, concerne notre diplomatie et, qu’on le veuille ou non, concerne notre conscience. Là, vous êtes loin de l’idéal de résistance de celui qui fait l’Histoire, Winston Volodymyr Zelensky.
On peut discuter de la manière dont la France s’y engage, de l’intensité de son soutien, de la stratégie diplomatique à adopter. Mais prétendre que cela « ne nous regarde pas » revient à nier la réalité même de notre appartenance à un ensemble européen et à un ordre international.
Vous me permettrez une remarque : votre discours reprend, presque mot pour mot, les éléments de langage d’une autre propagande — celle qui consiste à relativiser ou minimiser la responsabilité d’un régime agressif, disqualifier systématiquement les médias de votre propre pays, présenter tout désaccord comme le signe d’une manipulation.
Je ne vous accuse pas d’être « agent de propagande » de qui que ce soit… euh… au pays du Cinglé, et je le relève, je constate que votre grille de lecture épouse très exactement celle que certains pouvoirs étrangers ont tout intérêt à diffuser : l’Occident serait aveugle, manipulé, mensonger ; eux seuls seraient lucides, persécutés, incompris.
Bon… bon… Vous pensez voir chez les autres un esprit captif. Je vois en vous un esprit qui, croyant s’être libéré des récits officiels, s’est peut-être laissé enfermer dans un autre récit, tout aussi orienté, et pas des moindres, les thèses du Cinglé qui ira jusqu’au bout de tout ce qu’il dit.
Et je m’interroge sur la position du Visage orange pour ce dernier : quel lien peut-il exister ? Aujourd’hui, beaucoup s’interrogent, sans réponse.
@ Patrice Charoulet le 23 janvier
« Le Néron américain (…) a lu deux prompteurs impudemment. »
Selon Le Robert, que vous avez probablement oublié de consulter, malgré votre appétence maladive pour les dictionnaires, « impudence » signifie « effronterie sans retenue ou cynique qui choque, indigne ».
En quoi le président américain a-t-il été « impudent » en disposant de prompteurs, comme toutes les personnalités qui ont pris la parole à Davos ?
Toutes auraient-elles été effrontées, cyniques, choquantes, indignes en prononçant leur discours tête haute et regard tourné vers leur public ?
Toutes, sauf une bien sûr, votre Néron favori, qui, pour cause de conjonctivite — selon les rumeurs que fait fuiter l’Élysée —, a disserté à l’ancienne, le nez plongé sur son pupitre pour lire ses inestimables pensées qu’il avait griffonnées sur des feuillets A4, lesquels ne manqueront pas d’être déposés à la Bibliothèque nationale, au rayon « Histoire de France »…
Si un reproche est à adresser à Donald Trump, c’est de n’avoir jeté aucun coup d’œil vers ses prompteurs — peut-être n’avaient-ils aucun texte à diffuser… — et d’avoir préféré délivrer son message tel qu’il lui venait à l’esprit, certes décousu en apparence, mais qui a eu pour avantage, en ne s’embarrassant pas de ronds-de-jambe diplomatiques, de faire mieux comprendre sa détermination à parvenir à imposer à tous, vassaux, alliés et adversaires, sa vision des affaires du monde.
C’est aussi ce qu’a fait Volodymyr Zelensky… mais lui ne détient pas six mille têtes nucléaires ni l’armée conventionnelle la plus puissante de la planète, qui lui auraient permis de justifier cette même attitude.
La parole de Winston Volodymyr Zelensky a résonné avec une intensité particulière. Non pas seulement parce qu’elle émane d’un chef d’État en guerre, mais parce qu’elle oblige l’Europe à regarder en face ses propres hésitations.
Pour beaucoup, ce discours agit comme un miroir tendu à un continent qui se veut exemplaire, mais qui peine parfois à agir avec la rapidité et la cohésion que les crises exigent.
Zelensky, en dénonçant une Union européenne « trop lente, trop désunie, trop intellectuelle », ne cherche pas à humilier ses partenaires. Il leur rappelle que la puissance ne se mesure pas seulement à la sophistication des institutions ou à la noblesse des valeurs proclamées, mais à la capacité d’agir lorsque l’histoire s’accélère. Cette lucidité, exprimée sans détour, tranche avec les postures plus désordonnées ou narcissiques que l’on observe parfois sur la scène internationale.
Ce qui frappe, c’est la dimension morale de son intervention. Zelensky ne se contente pas de réclamer de l’aide : il invite les Européens à un examen de conscience. Il met en lumière les contradictions d’un continent qui célèbre la démocratie mais hésite à la défendre, qui exalte l’unité mais se laisse fragmenter par les intérêts nationaux, qui revendique un rôle mondial mais redoute les responsabilités qui l’accompagnent.
Depuis Davos, son message prend une résonance particulière. Dans un lieu souvent critiqué pour son abstraction et son éloignement des réalités, Zelensky ramène la politique à ce qu’elle devrait être : une confrontation avec le réel, une exigence de courage, une fidélité aux principes que l’on proclame.
Son intervention rappelle que la force d’un dirigeant ne réside pas seulement dans la puissance militaire ou économique, mais dans la capacité à dire la vérité, même lorsqu’elle dérange.
En ce sens, son discours agit comme un rappel salutaire. Il invite l’Europe à sortir de sa zone de confort, à dépasser les hommages convenus à « l’esprit européen », et à se demander ce que valent réellement ses valeurs lorsqu’elles sont mises à l’épreuve. C’est peut-être là que réside la véritable portée de son intervention : non pas dans la critique, mais dans l’appel à redevenir à la hauteur de soi-même.
Emmanuel Macron a depuis longtemps compris les enjeux. Il fait ce qu’il peut face à Trump, plus cabossé que jamais. Macron n’a pas un rond et donc son seul moyen d’affirmer qu’il peut encore peser, c’est de tenter de coaguler quelques bonnes volontés. Il ne se rebiffe pas, mais sa grande force est qu’il est la seule puissance dotée de l’Europe : c’est le poids inestimable qui fait réfléchir. Mais sans un rouble vaillant, l’aide est misérable ; sans le courage de tous, l’aide se résume à des paroles.
Winston sait tout cela et il a asséné sans détour : pas de garanties de sécurité sans les USA. Toujours les USA, et toujours une Europe de misère.
Pendant ce temps, que peut cacher ce lien entre Trump et le Cinglé ? Il sait très bien que ce dernier ira jusqu’au bout, alors pourquoi ?
La trumpisserie a remonté les USA, la macronasserie a coulé la France :
Le Néron français a été écouté par des centaines de personnes à Davos. Et tous les observateurs dans le monde ont scruté chacun de ses mots. On lui fait beaucoup trop d’honneur. Il délire depuis des années. Je l’abomine.
Par chance, aux USA, ils ont un excellent chef de l’État. Et, ces temps-ci, un excellent vice-président, tous deux bien supérieurs aux démocrates et à nos guignols macroniens humiliés dans le monde entier.
Vous voulez un modèle de brutalité absolue ?
L’Iran, championne du monde ; on dit souvent que ses sous-sols regorgent de richesses : cuivre, zinc, pétrole, etc.
On oublie de dire que leurs sous-sols regorgent surtout, sous tout leur territoire, de salles de torture gigantesques, dans lesquelles les opposants bénéficient actuellement, et pour des décennies, de traitements de faveur gratuits de la part des mollahs : esthéticiens qui vous relookent un portrait au chalumeau, manucures qui vous refont ongles et paupières avec des pinces crocodiles, bras et jambes cloués au marteau sur leurs sièges, etc., la belle vie en islamie iranienne.
Comme disait Laure Adler, la pithécanthrope mitterrandienne en putréfaction sur une chaîne paranoïaquement très gauchiste : « les Iraniens savent se débrouiller tout seuls » ; en effet, elle a raison, les soins sont gratuits, mieux que notre Sécu ; le modèle social des mollahs est très généreux.
Même Thomas Pesquet, depuis sa capsule, pourrait entendre les chorales des cris de jouissance et les olas des millions d’heureux élus bénéficiaires de ces soins uniques au monde : suffit d’ouvrir le hublot.
Réveillez-vous, vieillards sybarites, et si jamais vous avez eu un honneur, qu’il vienne torturer ce qu’il vous reste d’honneur !
Ouvrez les yeux hommes de bonne volonté, si jamais vous avez été un jour des hommes !
Mais vous n’êtes plus que des gémissants incultes, lâches, et inconséquents…
Alors, je vous le dis, vous n’êtes ni utiles ni respectables…
Regarder est le moindre effort, regardez bien : La Désillusion de Queirolo
https://www.museosansevero.it/fr/la-chapelle-et-le-christ-voile/les-statues/desillusion
Et puis, parce que vous êtes stupides et inconsistants, souvenez-vous de Tacite (Vie d’Agricola)
« Ubi solitudinem faciunt, pacem appellant »
@ Exilé – le 23 janvier 2026
« Cher monsieur Bilger, si vous saviez qui est réellement Z, d’où il sort, la vraie nature du régime qu’il représente, ce dont ce dernier est et a été capable […] renseignez-vous auprès de bonnes sources. »
Toujours des promesses, rien que des promesses. Il peut le dire, il peut le dire… mais il ne le dira pas.
Vous qui êtes si prodigieusement mieux informé que nous autres, vous qui avez le privilège de connaître les innommables ignominies auxquelles se livrent Volodymyr Zelensky et ses séides, vous qui connaissez ces sources précieuses mais si secrètes qui nous guériraient enfin de « la doxa ‘officielle’ propagandiste diffusée par des médias aux ordres », comme vous dites, pourquoi donc nous privez-vous de ce savoir vital qui est le vôtre ?
Vous n’en avez pas marre, de nous ressortir sans cesse les mêmes grosses ficelles propres aux désinformateurs et aux complotistes ?
On dirait la vieille bigote du village qui médit sans cesse de la belle fille du coin, dont elle pourrait rapporter bien des turpitudes, si elle le voulait… vous nous prenez vraiment pour des jambons.
Emmanuel Macron, Donald Trump et Volodymyr Zelensky : le trio qui fait la une du billet et des médias.
À chacun son compliment :
Emmanuel Macron, et ses lunettes qui le font ressembler à un aveugle, a tenu à Davos des propos qui ont fait l’unanimité.
C’est la première fois qu’une telle unanimité se manifeste.
Pour qui s’intéresse aux symboles, il est intéressant de constater que c’est lorsque EM a des problèmes de vue que sa vision historique devient plus lucide.
Qui l’eût cru ?
Il suit ainsi la grande loi de la symbolique : c’est en portant le regard vers l’intérieur que se lit, de la meilleure façon, l’extérieur.
Homère, le grand historien de la guerre de Troie et de ses conséquences dans l’Iliade et l’Odyssée, était aveugle.
Tirésias, l’un des deux plus grands devins grecs, était aveugle également.
EM, dans sa nouvelle obscurité, momentanée, rejoint ces deux grands de l’Histoire.
Après neuf années d’inaction, jouant les inutilités, il accède enfin à la notoriété qu’il recherchait, par la vertu du verbe et d’une paire de lunettes lui donnant l’aura d’un Tirésias ou d’un Homère… au petit pied, n’exagérons rien.
Donald Trump : tout a été dit et sera dit, y compris ici, dans le billet et les commentaires à venir.
À tout accusé, il faut un avocat ; je veux bien être celui-là.
Il faut donner acte à DT de sa volonté de déconstruire l’ordre mondial existant, qui a abouti à la destruction des structures économiques et sociales des pays occidentaux, pour le plus grand bénéfice des pays du Sud global et de la Chine.
La mondialisation, par son libre-échangisme débridé de marchandises et de personnes, a eu pour conséquence la misérabilisation des classes populaires laborieuses et la paupérisation en devenir des classes intermédiaires.
Le transfert de technologies et des industries qui vont avec a abouti à un déclin industriel des pays occidentaux, entraînant un chômage important et un appauvrissement de la classe ouvrière.
Ce n’est pas pour rien que la fameuse « Rust Belt », la ceinture de rouille — région industrielle du nord-est des États-Unis — a basculé d’un vote démocrate vers le vote trumpien, qui promettait de lui redonner la vie que la mondialisation lui avait ôtée au profit de la Chine et d’autres pays du Sud global.
On glose beaucoup sur les droits de douane de 15 % que Trump a imposés à l’UE, et pourtant là n’est pas l’important.
L’important est dans l’annexe du deal, qui impose à l’UE un investissement de plusieurs centaines de milliards de dollars aux États-Unis.
Il y a là, pour Trump, la volonté de réindustrialiser son pays. C’est une règle qu’il applique à tous.
Taïwan, par exemple, a été obligée, pour maintenir la protection militaire, d’investir quelques dizaines de milliards dans une usine de composants électroniques indispensables à l’IA.
Réindustrialiser les États-Unis, redonner aux classes laborieuses et intermédiaires leur importance et leur rôle dans le pays, voilà le but de Trump.
Ce faisant, à terme, s’il réussit, il aura conforté la démocratie. Si… si…
La démocratie est une invention de ces classes ; ce sont elles qui font les révolutions pour obtenir la liberté, et pas seulement la liberté d’expression, mais aussi celle d’initiative.
La Révolution française a été l’œuvre de la bourgeoisie.
Le mondialisme échangiste, tel qu’il a été pratiqué, a donné le pouvoir aux classes supérieures des pays occidentaux, devenues des oligarchies technocratiques où les élites imposent leur volonté contre celle des classes inférieures.
L’UE est une caricature de cette suprématie technocratique normative, étouffant toutes velléités d’initiative.
On voit par là le paradoxe trumpien qui, par ses foucades d’un autoritarisme surprenant, peut, s’il réussit, ramener la démocratie là où elle avait été confisquée par les élites technocratiques.
Maintenant, est-ce que la méthode choisie, brutale dans sa mise en œuvre, donnera les effets espérés ? L’Histoire le dira… à moins qu’un devin aveugle… 😉
Volodymyr Zelensky : c’est peu de dire qu’il m’est antipathique — je fais mon Alain Duhamel.
Il a été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, offrant à Vladimir Poutine le prétexte qu’il attendait pour une intervention.
L’une des premières lois édictées par Zelensky fut la suppression du russe comme langue officielle aux côtés de l’ukrainien.
Les régions à dominante russophone se sont soulevées contre cette décision brutale, et la réaction du pouvoir ukrainien, donc de Zelensky, fut la force pour éteindre le mouvement contestataire, sans aucune négociation pour tenir compte du caractère spécifique du Donbass ou de la Crimée.
La porte était grande ouverte pour une intervention de la Russie.
Le cinéma ensuite de VZ, se déguisant avec son tee-shirt vert kaki pour montrer qu’il était un combattant, m’était insupportable.
Un tee-shirt dans son bureau de président alors qu’il y avait vingt centimètres de neige dans les rues, et bien plus dans les tranchées, était le signe que le combattant en son bureau bénéficiait d’un chauffage confortable, nettement supérieur aux normes écologistes.
Et cette façon d’exiger la mendicité d’une aide tout en méprisant et fustigeant ceux qui ne la lui donnent pas assez vite est encore plus insupportable.
Contrairement à ce que dit la parole officielle et les médias qui la suivent, la guerre d’Ukraine n’est pas la nôtre, et l’entrée — souhaitée par tous — de l’Ukraine dans l’UE serait un désastre pour nous, à la fois en raison de la corruption endémique dans ce pays et de l’absence de règles dans son fonctionnement, qui en feraient un concurrent déloyal.
J’ai bien conscience que ma vision des événements n’est pas celle de la doxa ambiante. Ma foi… 😉
« Le premier a délivré un très long message sur un ton arrogant et dominateur : l’Europe est coupable, elle doit se réformer et, en quelque sorte, les États-Unis, sous sa conduite, servent de modèle. » (PB)
S’il est une personne que l’on peut qualifier d’antipathique, c’est bien Donald Trump : arrogant, vulgaire, autoritaire, coléreux, avec des manières de cow-boy texan, il a toute la panoplie du personnage détestable.
Ce qui n’est évidemment pas le cas d’Emmanuel Macron qui est le seul chef d’État ou de gouvernement de l’Union Européenne à avoir osé le défier , utilisant un langage châtié mais ferme, qui n’est évidemment pas du goût de la « brute épaisse », laquelle le traite de « dur à cuire ».
Certains médias et quelques imbéciles — Donald Trump y compris — se sont moqués des lunettes fumées d’Emmanuel Macron, lui reprochant de vouloir jouer le kéké et allant même jusqu’à s’indigner du prix de celles-ci (peut-être aurait-il dû les acheter chez Décathlon).
Mais quelle solution proposent-ils pour masquer un œil sanguinolent, suite à l’éclatement d’un vaisseau sanguin ?
Qu’ils se rassurent : ce n’est que l’affaire de quelques jours !
« Je ne peux me défaire d’une forte envie de continuer à saluer le président Zelensky, trop souvent vilipendé, calomnié… » (PB)
Cher monsieur Bilger, si vous saviez qui est réellement Z, d’où il sort, la vraie nature du régime qu’il représente, ce dont ce dernier est et a été capable — et dont un certain nombre de ses spécimens, qui question brutes, pourraient en redire aux « brutes » que vous citez, lesquelles pourraient à côté passer presque pour des angelots — vous n’écririez pas cela, manifestement repris de la doxa « officielle » propagandiste diffusée par des médias aux ordres.
Si vous avez un téléviseur ou un poste de radio, jetez-les par la fenêtre (ou portez-les à la déchetterie) et renseignez-vous auprès de bonnes sources.
Eh oui, nous avons aussi chez nous des médias qui, pour certains, n’ont rien à envier à ceux de certains États totalitaires — et pas uniquement sur la question de l’Ukraine, seulement mise en avant par M. Macron pour faire l’intéressant, alors qu’elle ne concerne en rien, oui, disons-le bien, en rien, notre pays.
Cette apologie d’un certain désengagement informationnel mérite un examen attentif. L’invitation à se détourner des médias traditionnels au profit de « bonnes sources » – dont la nature demeure mystérieusement non précisée – rappelle ces appels à une vérité alternative qui fleurissent aux confins de nos espaces numériques. S’agirait-il de la plateforme X, désormais sous la tutelle de M. Musk ? La question reste en suspens.
L’argument selon lequel l’engagement de M. Macron sur la question ukrainienne relèverait d’une pure posture, d’une volonté de « faire l’intéressant », témoigne d’une lecture pour le moins réductrice des enjeux géopolitiques. Qualifier le conflit ukrainien de « petite affaire », de « détail de l’histoire », et suggérer qu’il serait sans conséquence pour la France, c’est ignorer les mécanismes fondamentaux de la sécurité européenne et de l’équilibre continental.
Cette grille d’analyse évoque irrésistiblement celle des partisans de l’apaisement dans les années 1930, qui peinaient à concevoir en quoi l’expansionnisme hitlérien pouvait menacer directement les intérêts français. L’histoire, dans sa cruelle pédagogie, nous a enseigné le prix de tels aveuglement volontaires.
La lucidité géopolitique exige davantage que le confort intellectuel du désengagement.
« Cette grille d’analyse évoque irrésistiblement celle des partisans de l’apaisement dans les années 1930. (…) La lucidité géopolitique exige davantage que le confort intellectuel du désengagement »
Il n’est plus possible de supporter calmement ce renvoi à « l’esprit munichois », principale insulte adressée par l’ensemble des « va-t-en-guerre » — vous en êtes un — à ceux qui ont un autre regard qu’eux sur le conflit russo-ukrainien.
Donald Trump, qui souhaite sa fin prochaine en raison des nuisances que son internationalisation provoque à l’encontre de l’économie mondiale, a raison de dire que cette querelle territoriale entre peuples frères n’est en rien l’affaire des États-Unis. Elle n’est pas plus l’affaire ni de l’Union européenne (qui, juridiquement, n’a aucun droit de regard sur les politiques étrangères et de défense de ses membres), ni de chacun des États européens. L’Ukraine n’est pas une terre historiquement européenne et cette discorde, hélas sanglante, trouve sa seule source dans la manière dont l’Union soviétique a traité les contrées sous sa tutelle, pendant son règne et au moment de sa chute.
L’erreur des pays occidentaux est d’avoir mis le nez dans ce dossier, via, en particulier, l’élargissement de l’OTAN, pour éviter que la jeune Ukraine indépendante, peu fiable, conserve les armes nucléaires installées sur son territoire à l’époque de l’URSS.
L’autre erreur est que la France et l’Allemagne ont voulu, puis chapeauté, les accords de Minsk et, à cette occasion, ont menti à Vladimir Poutine sur leur véritable objectif : donner à l’Ukraine le temps de se préparer à la guerre. On ne ment pas impunément à un dirigeant aussi puissant, quand il est rancunier et susceptible…
Compte tenu de cela, que l’Occident, dans un premier temps, ait tenté, par la négociation, de calmer les esprits, soit… Mais les deux belligérants, aussi entêtés l’un que l’autre, ayant désormais apporté la preuve qu’ils ne voulaient ni l’un ni l’autre atténuer leurs désaccords, la seule solution raisonnable pour les dirigeants américain et européens était — et reste — de se retirer totalement du conflit. Ni diplomatie, ni soutien militaire, ni promesse de garantie de la paix, ni aide financière… Tout juste faut-il conserver un regard bienveillant, mais attentif, sur les réfugiés…
Que Moscou récupère Kiev n’aura aucune incidence sur les rapports futurs entre l’UE, les États européens et la Russie. Géographiquement, dans un monde où l’économie devient le principal critère de la puissance d’un État, nous sommes faits pour vivre côte à côte et non face à face comme c’est le cas aujourd’hui, au risque d’envenimer les relations jusqu’à l’irréparable.
« L’Europe de l’Atlantique à l’Oural », qu’imaginait Charles de Gaulle, est très sûrement la meilleure parade que pourrait apporter le Vieux Continent aux appétits des deux superpuissances économiques que sont les États-Unis et la Chine.
En revanche, sauver l’Ukraine des griffes de l’ours russe — selon l’expression consacrée des « va-t-en-guerre » — et l’accueillir au sein de l’UE — son admission dans l’OTAN restera pour toujours un casus belli pour le Kremlin —, c’est d’abord s’assurer pour des décennies l’inimitié de la deuxième puissance nucléaire mondiale, mais aussi faire entrer le loup dans la bergerie.
On ne peut pas, dans le même temps, sous prétexte de maintenir à flot l’agriculture française en difficulté, refuser l’entrée sur le territoire de l’UE aux produits hors normes européennes des États sud-américains et accueillir ceux, tout aussi « pourris », d’un concurrent d’autant plus dangereux qu’il est proche. Sans oublier que, si Kiev obtient son ticket d’entrée à « Bruxelles », l’indispensable bouleversement de la PAC qu’il entraînera sera obligatoirement défavorable à tous les paysans des 27 et, particulièrement, aux Français, en raison de leur retard — pour certains, de leur opposition — à entrer dans le concept mondialisé, irréversible, de l’agriculture du XXIᵉ siècle.
Comparer la situation actuelle à celle qu’ont connue nos parents et grands-parents avant la Seconde Guerre mondiale, c’est oublier que, depuis lors, avec quelque 15 000 ogives nucléaires de par le monde, la force armée a changé de dimension — moins d’une demi-heure suffirait pour pétrifier trois ou quatre milliards d’humains — et surtout que, depuis la chute du mur de Berlin, l’objectif des dirigeants des pays les plus puissants n’est plus la simple conquête territoriale — « l’espace vital », disait-on sous le IIIᵉ Reich —, mais le développement sans fin de leurs économies.
Seul Poutine, qui, économiquement, ne fait pas le poids, caresse encore des rêves de nouvelles frontières terrestres, pour le seul plaisir d’agrandir la taille de la Russie sur la mappemonde.
Conclusion : pour maintenir leur rang dans l’avenir, mieux vaudrait que l’UE accélère ses projets de R&D dans les technologies du futur que de claquer des centaines de milliards dans la création d’une impossible défense européenne militaire, et que la France se dote de nouveaux groupes économiques et financiers de taille mondiale plutôt que de construire, d’ici 2038, un porte-avions — un seul… quand les États-Unis en possèdent déjà onze — pour balader son drapeau tricolore et ses Rafale sur tous les continents.
Je pense en lisant son billet que monsieur Bilger voulait faire du second degré pour provoquer des réactions.
Quand il rencontre ses médecins, le malade pas très en forme — et même à deux doigts de passer l’arme à gauche — ne commence pas par leur lancer au visage qu’ils sont nuls, qu’ils ne font pas ce qu’ils devraient faire pour le sauver alors qu’ils en ont les moyens. Habituellement, il baisse d’un ton et demande poliment s’ils peuvent lui fournir les médicaments susceptibles d’assurer sa survie… sans en dresser la liste lui-même.
Quand le gars qui a besoin d’un gros prêt pour assurer ses fins de mois rencontre ses banquiers, qui, quelques semaines auparavant, lui ont annoncé qu’ils lui accordaient 90 milliards d’euros, il n’entre pas chez eux comme dans un saloon en râlant parce qu’il estime qu’ils peuvent faire plus et plus vite… La politesse veut qu’il multiplie remerciements, éloges et louanges…
Quand ils parviennent, au péril de leur vie, sur les lieux d’un naufrage et secourent un individu sur le point de se noyer, les sauveteurs n’ont pas pour habitude de se prendre, de la part de celui-ci, une volée de bois vert sous le prétexte que, selon lui, il a attendu leur arrivée plus que de raison. Normalement, le type hélitreuillé à l’instant où une lame allait l’emporter les inonde de paroles chaleureuses…
Apparemment, dans l’art ukrainien de la farce, il n’en est pas de même…
Le médecin se fait traiter d’intellectuel nonchalant, le banquier de prêteur bon à rien, et le secouriste de glandeur professionnel…
Quelqu’un peut-il rappeler à Zelensky que la courtoisie veut qu’en arrivant chez autrui, on s’essuie les pieds, on dise bonjour… et qu’on évite les insultes ? Surtout quand on est en position de quémandeur.
Bon, bien sûr, tout cela n’autorise pas le sheriff Donald à adopter une même attitude… et à faire sa loi. Mais lui… c’est le sheriff… Il ne quémande pas… Il ordonne… Enfin… il s’y croit autorisé.
Le Néron* américain a été écouté par des centaines de personnes à Davos.
Et tous les observateurs dans le monde ont scruté chacun de ses mots.
On lui fait beaucoup trop d’honneur.
Ce dingo délire depuis des années. Je l’abomine.
Par chance, en France, j’ai un excellent chef de l’État.
Et, ces temps-ci, un excellent Premier ministre, bien supérieur à M. Bayrou.
P.-S. : Qui a lu deux prompteurs impudemment.
C’est là, précisément, le principe fondamental de toute résistance démocratique : s’opposer à la force brute lorsqu’elle se manifeste dans toute sa cécité. Ce constat m’inspire évidemment une satisfaction profonde, accompagnée de l’espoir – peut-être naïf, mais néanmoins tenace – que notre pays et ceux qui le dirigent ne sombrent jamais dans cette vulgarité autoritaire dont Donald Trump incarne aujourd’hui la manifestation la plus frappante.
Car à bien examiner son parcours, on peine véritablement à identifier une seule initiative qui aurait servi l’intérêt véritable de son pays, et encore moins celui de la communauté internationale. Le contraste avec Volodymyr Zelensky s’impose avec une évidence saisissante. D’un côté, la force brute drapée dans son aveuglement, la vulgarité érigée en méthode, l’arrogance compensant la vacuité intellectuelle. De l’autre, une finesse stratégique, une détermination qui n’a rien de commun avec la violence gratuite, un sens de l’honneur qui transcende les circonstances.
Et même si, par quelque improbable retournement, Trump accomplissait demain un acte digne d’éloge – ce qui reste à ce jour du domaine de la pure hypothèse –, cela ne suffirait nullement à transformer mon appréciation de l’ensemble. Chamfort l’exprimait avec cette lucidité mordante qui le caractérisait : « Les méchants font quelquefois de bonnes actions. On dirait qu’ils veulent voir s’il est vrai que cela fasse autant de plaisir que le prétendent les honnêtes gens. »
Une bonne action isolée ne rachète pas une médiocrité systémique.
Je partage votre point de vue, monsieur Bilger.
Un certain « stop ! », hier, est venu de son propre peuple.
J’ai confiance en lui. À trop jouer avec le feu… on se brûle.
La brutalité du système socialiste :
L’objectif non avoué du système socialiste, municipal ou national, est d’accroître la dépendance.
La pauvreté n’est pas seulement le sol nourricier du socialisme, elle est délibérément recherchée et entretenue, par la brutalité s’il le faut.
Le socialisme a l’État comme credo, une idéologie brutale.
Il considère les êtres humains comme le matériau brut de ses projets de changements sociaux.
Une perversion brutale et absolue de l’humanité.
Avant de prendre des décisions, il n’est pas inutile de prendre son temps, réfléchir avant d’agir. DT, que certains pensent stratège, agit selon ses caprices, son envie d’être adulé. De la part d’un type impliqué dans une affaire aussi glauque que celle concernant Epstein, affirmer que ses limites sont régies par sa morale personnelle a de quoi faire sourire, si ce n’était tragique.
L’Europe est lente. Comment pourrait-il en être autrement ? Quoi de commun entre l’imberbe blonde suédoise et la moustachue brune portugaise ? Je vous l’demande. La volonté commune n’existe sur aucun sujet. Poils ou épilation ?
S’il avait été possible d’imposer une forme de collectivisme soviétique, un kholkozisme de la ressource et des grands travaux au niveau européen, l’Europe se porterait mieux. Le dissident aurait été invité à aller exercer sa brasse coulée dans le lac Baïkal au mois de décembre. Mais non, chacun tire la couverture d’anchois sur l’air d’Aimons-nous, Folleville.
Bref, il faut frexiter.
Quant aux Ukrainiens, qu’ils se débrouillent. Ils ont voulu briser l’unité de l’Union soviétique, ils en paient le prix.
Allez hop, un p’tit pot d’Brouilly pour faire passer le délice de jeune fille, une belle andouillette AAAAA.
Comme le souligne l’interviewer, les analyses historiquement très solidement fondées de Niall Ferguson, même si l’on ne partage pas son idéologie, sont inspirantes. Elles placent l’Europe, notamment sur la question ukrainienne mais pas seulement, face à ses responsabilités :
https://www.youtube.com/watch?v=nHsh38hCEfc