Crépol : des avocats à récuser…

Qu’Edwy Plenel nie le racisme anti-Blancs malgré les éléments qui paraissent l’attester dans la procédure de Crépol n’a rien qui puisse étonner, compte tenu de sa résistance permanente au réel lorsqu’il ne correspond pas à son idéologie (voir mon billet du 27 juillet) !

Ce qui me choque en revanche, par-dessus tout, est la demande de récusation des juges d’instruction en charge de ce dossier, présentée par trois avocats de la défense auprès de la cour d’appel de Grenoble, au prétexte de la partialité de ces magistrats qui ont retenu, dans leur ordonnance, la circonstance aggravante d’un racisme anti-Blancs.

L’étrange comportement judiciaire du parquet de Valence, qui, en l’occurrence, s’oppose obstinément à la position des juges sur ce plan, ne laisse pas de surprendre. Comme s’il convenait à toute force de ne pas donner le moindre grain à moudre à ceux qui ont toujours affirmé que le racisme anti-Blancs existait, ce qui semble, sinon établi, du moins plus que vraisemblable au regard de plusieurs auditions liées à cette affaire criminelle.

On a évidemment tout à fait le droit, au nom de la défense, de discuter le caractère incontestable ou non de cette circonstance aggravante, mais venir plaider une récusation des juges sur ce point dépasse l’entendement. Comme s’ils l’avaient inventée de toutes pièces et retenue arbitrairement comme un élément à charge.

C’est sortir du débat judiciaire pour entrer dans une contradiction idéologique qui révèle beaucoup moins la prétendue malice des juges d’instruction que le souci de ces conseils de se faire remarquer en déclarant acquise une partialité totalement vide de sens.

J’entends bien qu’en formulant cette exigence de récusation, ils usent formellement d’une liberté procédurale qui leur est permise, mais il n’empêche que, sur le fond de l’argumentation, il y a quelque chose de malhonnête qui contredit le sentiment de justice et de bonne foi.

Pour moi, au-delà de leur démarche, je perçois comme un appauvrissement d’une part du barreau pénal qui, pour se distinguer et provoquer, est prête à soutenir n’importe quoi.

C’est l’un de ces signes qui projettent une lumière sombre sur l’état de notre société. Il y a ainsi, de manière régulière, des traumatismes qui enseignent. Il y a longtemps, la première agression de pompiers dans une cité ; aujourd’hui, ce dévoiement de la procédure pénale, favorisé par un État de droit qui multiplie les garanties pour la défense sans se préoccuper de lui apprendre le mode d’emploi.

Il faudrait changer le sens de la récusation : des avocats devraient la subir et en pâtir.

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Un autre Thierry Lévy...

Voir les Commentaires (3)
  1. Marc Ghinsberg

    Au-delà des aspects purement procéduraux, la décision des juges d’instruction de retenir le caractère raciste des faits dans l’affaire de Crépol, et la position contraire du parquet, replacent au centre du débat une question que nous avions déjà abordée à l’occasion du billet du 27 juillet dernier (« Pourquoi Edwy Plenel nie-t-il le racisme anti-Blancs ? ») : celle de la définition même du racisme.

    Il convient de rappeler, en premier lieu, ce que le racisme signifie dans son acception historique et conceptuelle classique. Le racisme repose sur la croyance selon laquelle l’humanité se divise en races biologiques distinctes, déterminées principalement par la couleur de peau ou d’autres traits physiques ; que ces races confèrent à leurs membres des caractéristiques physiques, intellectuelles et morales spécifiques ; et que ces différences justifient une hiérarchie d’inégalités, avec, dans la version occidentale traditionnelle, la « race blanche » placée au sommet.

    C’est précisément cette théorie qui a servi de justification à l’esclavage, à la colonisation, aux lois ségrégationnistes et au nazisme. Or, les propos rapportés dans l’affaire de Crépol : « sales Blancs », « sale gwer », « on va planter du blanc » expriment-ils réellement cette croyance en une infériorité congénitale et biologique de la « race blanche » ? Dans la très grande majorité des cas, la réponse paraît négative. Ces formules relèvent bien davantage d’une haine politique, sociale ou identitaire. Le Blanc y est perçu non comme un être inférieur par nature, mais comme le symbole de l’exploiteur, du colonialiste, du dominant historique, du « raciste structurel » ou du système à abattre. Il s’agit d’une hostilité dirigée contre un groupe dominant (ou perçu comme tel), souvent teintée de ressentiment postcolonial, de communautarisme ou de pure violence gratuite, mais non d’une idéologie racialiste qui placerait les Blancs au bas d’une échelle biologique.

    Dès lors, parler de « racisme anti-Blancs » dans ce contexte constitue un contre-sens conceptuel. Le racisme, au sens strict, est un préjugé qui vise des personnes considérées comme inférieures en raison de leur appartenance raciale. Dans l’affaire de Crépol, on se trouve plutôt face à une haine anti-Blancs qui cible les membres d’une communauté accusée d’être dominante, d’avoir hérité du « péché » colonial et de se considérer comme supérieure.

    Cette distinction n’est pas purement sémantique : elle éclaire les divergences entre juges d’instruction et parquet. Il convient également de préciser que le droit pénal (article 132-76 du Code pénal) retient une définition plus large fondée sur le mobile discriminatoire lié à une « prétendue race », une ethnie ou une nation.

    Cette précision conceptuelle n’enlève rien à la gravité des actes ni à la nécessité de les sanctionner sévèrement. Elle invite simplement à nommer les choses avec exactitude, afin d’éviter que le débat ne s’égare dans des approximations idéologiques.

  2. C’est qui, ce procureur qui conteste le racisme anti-Blancs contre le jeune adolescent assassiné à Crépol par cette bande de racistes anti-Blancs ? Même idéologie que le procureur qui a laissé la petite victime Lyhanna, 11 ans, être kidnappée, violée et tuée par cette ordure de 41 ans ?

    Mais qu’est-ce qu’il fait encore à son poste, ce procureur ? Le ministère de l’Intérieur devrait lui envoyer une note d’avertissement, signée à l’encre rouge, lui indiquant que, s’il persiste à aller contre le juge indépendant et les avocats de la victime, il sera suspendu de ses fonctions illico presto. Compris !

    Chiche, la Droite affranchie et le RN vont encore gagner des points.

    Je ne suis pas du genre à faire dans la dentelle ou à philosopher sur des affaires aussi graves : rien de plus simple que d’aller droit au but.

  3. Le signal du n’importe quoi a été lancé par Patrick Cohen quelques jours après ce drame où les témoignages de menaces proférées par les jeunes Maghrébins contre les autochtones se sont accumulés.
    Une simple « rixe » après une fête de village, selon les dires de ce commentateur déplorable qui n’a jamais mis les pieds dans le village de Crépol ni mené la moindre enquête.

    Ce fait divers, qui est devenu fait de société, inquiète non seulement les futures potentielles victimes de ce type de racailles, mais également tous les zélateurs du « vivre-ensemble », tous les immigrationnistes qui voient s’écrouler leurs théories farfelues sur les bienfaits du remplacisme.

    À noter que Patrick Cohen vit dans les beaux quartiers de Paris et possède des biens immobiliers au Pyla (bassin d’Arcachon), loin des nuisances générées par des gens qu’il ne rencontre jamais !

    Lire ou relire Nassim Taleb : Jouer sa peau (Skin in the Game)…

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