Sébastien Lecornu : il a raison mais c’est effrayant !

On ne devrait pas prendre cela à la légère, comme s’il s’agissait d’une lubie gouvernementale de plus ! Pourtant, l’initiative du Premier ministre demandant la mise en place de tests salivaires inopinés pour détecter, ou non, la consommation de drogue chez les ministres, les hauts fonctionnaires et les agents publics a été approuvée comme s’il s’agissait d’une mesure ordinaire (BFM).

Le Premier ministre a eu totalement raison d’ouvrir cette brèche dans l’univers du pouvoir largement entendu mais, plus que la dérision ou une ironie élégante, cette décision de sa part suscite l’effroi par ce qu’elle révèle et projette une terrifiante lumière sur ce monde et notre société en général.

Évidemment, c’est bien plus grave que les coups de menton habituels, par exemple ceux du ministre Laurent Nuñez enjoignant aux préfets de faire preuve d’une rigueur extrême pour éviter tout débordement et toute violence lors de la Fête de la musique. On sait bien que c’est le refrain largement impuissant d’un État qui croit prévenir par le verbe quand la malfaisance à venir s’en prendra, sans la moindre retenue, aux forces de l’ordre.

Mais devoir admettre qu’il n’y a probablement plus la moindre exemplarité dans ces cercles où elle devrait, plus qu’ailleurs, être intégrale ne fait que confirmer ce qu’on soupçonnait et qui va trouver, grâce au Premier ministre, une démonstration accablante.

Certes, ce n’est pas d’aujourd’hui que date la perception d’une absence d’éthique dans les lieux de pouvoir, à partir probablement d’un sentiment très émoussé de leur responsabilité de la part des élites, mais avec cette détection de la drogue est mis crûment en lumière le scandale d’une France où il n’est plus possible d’éprouver du respect ou de l’admiration pour ceux qui prétendent avoir la légitimité de nous diriger, peu ou prou.

On comprend mieux, bien au-delà des dissensions politiques et des fractures sociales, les raisons fondamentales du détachement majoritaire des citoyens à l’égard de la démocratie classique : c’est d’abord une question de morale !

Il faut féliciter le Premier ministre d’avoir crevé l’abcès. Reste à espérer que ceux qui seront « pris » seront déchargés des fonctions qu’ils n’auront pas su honorer. Si rien de tel ne se produisait, ce serait, une nouvelle fois, de l’autorité inachevée !

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Voir les Commentaires (50)
  1. L’argument de la coupette des potes à Santini indique qu’ils étaient alcooliques.
    On a les psychotropes qu’on peut et rien ne vaut la modération, pour se désaccoutumer de la violence des invectives.
    Un peu du « en même temps » des compromis dans le vin de la dissolution a mis les députés face à eux-mêmes, comme ceux qui les élisent.
    À votre santé, camarades !

  2. Serge HIREL

    @ Robert Marchenoir le 22 juin

    Bel exemple de votre art ignoble de manipuler les commentaires publiés sur ce blog. Auriez-vous été formé par le KGB ?

  3. Robert Marchenoir

    @ Serge HIREL – le 21 juin 2026

    À croire que vous n’avez jamais été journaliste. Ou alors, votre mauvaise foi est spectaculaire.

    Bien sûr qu’hameau dans les nuages va publier ici le nom de son parent ancien journaliste, qui se droguait tellement qu’il en est resté handicapé. Vous ne voulez pas sa photo, aussi ? Son numéro de téléphone, son adresse et son mail, à l’instar de Patrice Charoulet ?

    Jadis, vous nous expliquiez que les journalistes avaient le droit de dissimuler le nombre de voitures brûlées par les immigrés lors des émeutes, pour ne pas créer d’émulation. Aujourd’hui, vous prétendez que le journalisme requiert la publication de preuves de niveau judiciaire et l’identification intégrale des sources (contrairement à la loi, d’ailleurs).

    Vous ne manquez pas de culot…

  4. Serge HIREL

    @ hameau dans les nuages le 21 avril

    Vous croyez que les gens incriminés anonymement par « l’enquêteur » de France Info vont, pour le démentir, exiger que leur nom soit révélé en toutes lettres ? Vous-même restez silencieux sur l’identité de votre parent… Dans les deux cas, faute de pouvoir ainsi vérifier ces informations, il est permis de douter de leur authenticité…

  5. hameau dans les nuages

    @ Serge HIREL le 20 juin 2026

    Vous croyez que les gens incriminés dans l’article de Franceinfo seraient restés muets si cela était faux ? À Paris, presque tout le monde sait qui est qui et qui fait quoi. J’ai dans ma famille un ancien chroniqueur d’une radio nationale ayant abusé de ces substances pour « péter la forme ». Il est aujourd’hui dans un état quasi végétatif. Il a connu les soirées où passaient sur les plateaux les rails de coke.
    Paris intramuros n’est qu’un grand village.

  6. Serge HIREL

    R6M, dont on ne sait rien sauf qu’il sait tout, est finalement un personnage lambda qu’il est facile de manipuler. « Les preuves », qui, en matière d’enquête judiciaire, ont pris le pas sur les aveux depuis belle lurette ? Il n’en a guère besoin… puisqu’il sait. Il est probable qu’il n’a jamais mis les pieds au Palais-Bourbon, mais il sait quand, où et comment tel ou tel député se drogue… Mieux vaut le laisser à ses certitudes, comme on délaisse un zinc de bistrot devant lequel, chaque jour, les mêmes redresseurs de torts refont le monde… et s’intéresser aux débatteurs qui apportent réellement la contradiction.

    Quand j’ai abordé « l’enquête » de France Info que hameau dans les nuages a jointe à son commentaire, j’ai craint un instant de découvrir des faits précis que je ne connaissais pas… En fait, ce n’est qu’un ramassis de « on dit », « on m’a dit », « il se peut que » et autres sources anonymes, complété par des supputations bâties sur un seul préjugé, à savoir que l’individu débordé de travail trouve une échappatoire dans la drogue et l’alcool. Sur ce point, le fin limier du service public n’apporte pas plus de preuves, ni même d’avis d’experts en matière d’addiction.

    Attirance pour le sensationnel, expression d’un solide antiparlementarisme teinté d’insoumission ou paresse dans la vérification des informations ? En tout cas, il ne m’a pas convaincu qu’un point de deal était installé dans la salle des Quatre-Colonnes et que la buvette tenait lieu d’infirmerie nocturne.

    Encore une fois, comme je l’ai écrit à propos des conseillers ministériels et des hauts fonctionnaires, il ne s’agit pas de prétendre que tous nos parlementaires sont des saints. Il est certain que, comme dans tout groupe humain, quelques-uns sont en dehors des clous… Mais, pour les confondre, faut-il passer à la toise l’ensemble de leurs collègues, au risque de semer un trouble grave dans l’opinion publique ?

    Il me semble que la méthode décrite par « Fabien » au début de l’article du journaliste de France Info — l’intervention du groupe parlementaire — est largement suffisante et efficace pour régler des situations personnelles délicates, qu’il ne me paraît pas nécessaire de faire connaître urbi et orbi… sauf si le malade tente de faire légaliser les stupéfiants qu’il consomme.

    Pour conclure, à peine hors sujet, une anecdote sur cette fameuse buvette. Dans l’état actuel de l’Assemblée, je ne suis plus sûr qu’elle ait encore ce rôle de haut lieu de rencontres improbables et courtoises entre députés de tous bords. Le regretté André Santini, décédé récemment, y avait pris l’habitude de lancer des défis… disons oratoires… « Lors de ma prochaine intervention à la tribune, j’utiliserai trois fois l’expression « dès potron-minet » », a-t-il un jour parié devant quelques collègues.

    Avouez que cette expression n’est pas facile à placer dans un discours par ailleurs très sérieux. Il y était parvenu… et dans les règles de l’art, c’est-à-dire en l’utilisant à bon escient. Au troisième « dès potron-minet », des applaudissements — et des rires — ont été notés au procès-verbal de la séance… et la buvette, ce jour-là, a servi quelques dizaines de coupettes de champagne dans une ambiance de franche camaraderie…

    C’était mieux hier…

  7. Feraient mieux d’picoler. Sont pas patriotes avec leur cocaïne.
    La drogue, c’est comme la pédophilie. Ça n’intéresse pas nos élites. Va savoir pourquoi, Charles.
    J’aime bien les réactions de vierges effarouchées.
    Et après, ma bonne dame, on va dire que les journalistes, les politiciens… se droguent. Rendez-vous compte du populisme.

    Attal et ses yeux de hibou noctambule, passque c’est notre prozet, le pote de Mimi Marchand, la trafiquante… Mais j’vous l’dis, ma bonne dame : du populisme.
    Ça se poudre le tarbouif à fond.

    Ceci étant, Lecornu ferait mieux de s’occuper de la santé, de l’éducation, de la justice, de la police et des finances que de se lancer dans des annonces qui, elles, sont populistes et destinées à semer la confusion et à faire oublier les affaires gênantes.

  8. @ Robert le 20 juin 2026
    « Il s’agit cependant d’un contrôle qui, en réalité, attente aux libertés… »

    Personne n’a pris de gants pour imposer aux Français, à l’encontre du Code de Nuremberg et des libertés dont la première est de ne pas être obligé de risquer inutilement sa vie, un vaccin expérimental dont plusieurs spécialistes avaient subodoré la dangerosité, ce que diverses études voyant le jour tendent à confirmer.
    Par exemple, le statisticien Pierre Chaillot a mis en évidence, d’après des données officielles, que chaque campagne d’injection était suivie d’une hausse des décès.

  9. Robert Marchenoir

    C’est très rigolo de voir Robert et Serge Hirel serrer les rangs derrière la haute fonction publique, pour tenter de préserver son droit de l’homme de se droguer sans interférences intempestives. Toujours, en France, vous allez trouver une brigade de dictateurs de poche qui se réveillent dès qu’on fait mine de retirer leurs privilèges aux fonctionnaires. Comme quoi, l’État de droit, on en est encore loin.

    Rappelons une fois de plus que l’État de droit, cela veut dire que l’État se plie au droit commun et au contrôle de son travail par les citoyens ; qu’il n’abuse pas des avantages que lui procure sa position pour s’attribuer des privilèges, et se mettre à l’abri des règles qui s’appliquent à tout un chacun.

    Entre l’allégation idiote de Serge Hirel à l’effet qu’il n’y aurait « aucune preuve » de l’utilisation de drogue dans la haute fonction publique (rhétorique qui rappelle furieusement la prétendue absence de preuves concernant les exactions russes), comme si un dirigeant avait besoin de « preuves » avant d’agir, comme si Sébastien Lecornu avait pu sortir une circulaire de ce genre si le problème n’existait pas ; et l’argument imbécile de Robert selon lequel l’inférieur hiérarchique serait embarrassé pour déclencher un contrôle sur son supérieur (on ne voit pas pourquoi la chose devrait se passer dans ce sens : la fonction publique française étant l’une des organisations les plus hiérarchiques qui soient, c’est évidemment le supérieur qui ordonnera l’inspection du subordonné ; où est le problème ?), c’est à qui finassera de la façon la plus hypocrite pour aboutir toujours au même but : la préservation de l’impunité de ceux qui possèdent une parcelle de pouvoir étatique.

    Dans les pays normaux, libres, comme les États-Unis, les contrôles anti-drogue sont de routine dans de nombreuses entreprises privées, que ce soit à l’embauche ou par la suite. Et ne parlons pas des contrôles anti-drogue imposés à l’automobiliste anonyme en France.

    À partir du moment où l’on sait que des fonctionnaires aux lourdes responsabilités prennent de la drogue, et donc mettent en péril leur service tout en favorisant le noyautage de la France par les mafias immigrées – et on le sait – on voit mal pourquoi des chefs de cabinet ne devraient pas se soumettre aux mêmes contrôles qui sont infligés à des camionneurs. Après tout, les conséquences de leurs actes ont une portée bien plus grande.

  10. @ Exilé le 19 juin 2026

    Certes, mais là, on n’en est pas à une simple vérification d’identité pour l’accès à un bâtiment public, et encore moins à une caserne.
    On touche ici à un domaine lié à l’exercice de la police judiciaire. Sauf erreur de ma part, un tel contrôle est soumis à des règles de droit (commission d’infraction, contrôle sur réquisition d’un procureur, etc.).

    Il s’agit cependant d’un contrôle qui, en réalité, attente aux libertés sans autre motif que la supposition selon laquelle certaines autorités feraient usage de stupéfiants. Donc on suspecte quelques personnes et on généralise les contrôles à l’ensemble des ministres et fonctionnaires de l’État. Il me semble qu’ici surgit une absence de cadre légal pour ce type de contrôle, qui reste purement administratif. Quid des suites si un contrôle se révèle positif ? Un signalement au procureur de la République au titre de l’article 40 ? Une simple procédure disciplinaire ?

    Aussi, je ne saurais me prononcer sur une telle disposition qui ne me semble pas avoir été soumise à l’avis du Conseil d’État, et encore moins au Conseil constitutionnel qui a érigé la fraternité en principe constitutionnel !
    Je rejoins donc l’avis de Serge HIREL du 20 juin 2026.

    Le gouvernement, son ministre de la Justice, le président de la République lui-même font l’objet de critiques quasi unanimes quant à leur gestion de l’affaire Lyhanna. Donc on nous fait regarder le doigt au lieu de la lune, avec une tentative de faire passer les médias à un autre sujet, la guerre d’Iran et le coût des carburants ou la guerre d’Ukraine faisant un peu moins la une. En espérant que les vacances, le Tour de France et d’autres sujets d’actualité estompent le souvenir de l’affaire Lyhanna…

  11. Michel Deluré

    @ Serge HIREL 20/06/2026

    Je n’ai nullement le sentiment d’être enfumé par quiconque ou encore d’avoir naïvement avalé les ragots malintentionnés propagés au comptoir d’un quelconque bistrot de quartier.

    La présence de drogue dans les milieux invoqués n’est point une invention de l’esprit, mais bien une réalité, même s’il est évidemment difficile d’évaluer correctement l’étendue du phénomène. Des faits précis et récents en ont apporté la preuve incontestable. D’autres pays ont d’ailleurs aussi constaté ce problème, au point que des pétitions citoyennes ont même circulé dans certains d’entre eux pour dénoncer ces situations et réclamer des mesures.

    L’existence de telles pratiques, quelle que soit leur étendue, parce qu’elle touche justement au domaine si brûlant et dramatique de la drogue, justifie donc pleinement la réaction du Premier ministre. Serait-il cohérent que ce dernier, qui a engagé par ailleurs une lutte sans merci contre le trafic de drogue, fasse par contre preuve d’un coupable laxisme à l’encontre de ceux qui, au plus haut niveau de l’administration, se livrent à cette même consommation de drogue ?

    Quant à l’hypothèse d’une éventuelle « manœuvre de diversion » (sic), dans un contexte actuel difficile pour l’exécutif, cela me fait sourire. La grande majorité des citoyens est-elle suffisamment naïve, selon vous, pour que, l’espace de la parution d’une simple circulaire ministérielle concernant le fonctionnement interne de l’administration, elle en oublie le choc traumatisant de l’affaire Lyhanna ?

  12. « Certes, ce n’est pas d’aujourd’hui que date la perception d’une absence d’éthique dans les lieux de pouvoir » (PB)

    Mais combien d’agents de l’État qui ont ignoré l’éthique, quand ils ne l’ont pas piétinée, participeront-ils au raout du 14-Juillet où ils seront décorés ?

    Combien n’auront-ils pas fait respecter telle ou telle OQTF, ce qui aura pu entraîner des « victimes collatérales » dans des familles qui auront alors perdu une fille ?

    Combien encore, ayant substitué une idéologie honteuse à la justice qui devrait être leur raison d’être, se sont-ils acharnés à accabler de leur vindicte, à base d’accusations de racisme, les personnes qui, par exemple, défendent les femmes victimes de viols ou d’autres crimes, et qui ont eu le tort, selon eux, d’enfreindre l’omerta républicaine non dite pour avoir seulement dit ce qu’elles ont vu (*) ou su, ce qui leur permet de tracer le profil, non exclusif mais néanmoins fréquent, des agresseurs les plus habituels d’après leur comportement ?

    Pis encore, le fait d’accabler, pour les réduire au silence, les victimes « par destination » qui se plaignent afin de ne surtout pas admettre qu’il existe, de fait et au vu de l’expérience, certains hommes qui ne se comportent pas conformément à un « vivre-ensemble » aussi idyllique qu’imaginaire, n’équivaut-il pas à pratiquer une véritable inversion des valeurs ?

    Alors, tout ce petit monde lié par des connivences ne devrait-il pas commencer par retrouver les vraies valeurs et s’y conformer avant de multiplier les discours et les accolades déplacés ?

    (*) « Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout, il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. »
    De nos jours, Charles Péguy, l’auteur de cette maxime, aurait risqué de se retrouver dans le collimateur d’une certaine justice que le monde entier est loin de nous envier, au vu d’une affaire récente…

  13. « Sébastien Lecornu : il a raison mais c’est effrayant ! » (PB)

    Ce n’est pas pour cette raison que c’est effrayant. On parle de canicule depuis vingt ans environ ; il paraît que nous devions adapter les écoles et tutti quanti pour continuer comme avant… Bref, on n’a rien fait.
    Pour cela, il faut du pognon, comme aurait dit Nanard. On parle beaucoup avec des caisses vides, sans les citer. Comme s’il allait de soi que ce n’est qu’un problème technique : adapter le bâti. Ce sont des milliards à mettre sur la table et nous sommes sans le sou.

    Parler pour ne rien dire ne coûte rien. On en est à mettre des couvertures devant les fenêtres des hôpitaux (oui, oui, c’est un excellent isolant !). Et pas un de ces gonfleurs d’hélices n’ose dire que le pays n’a plus un sou vaillant.
    Tout est à la ramasse ; la face qui brille est celle de l’artificiel, le Potemkine de chez nous. Nous sommes en dessous de la moyenne européenne pour le rapport production/PIB. En résumé, nous n’en « secouons plus une », comme on dit chez nous.

    Comment faire quand on bosse beaucoup moins que les autres et que l’on gaspille plus ?
    Nous sommes un pays de pauvres qui n’a plus les moyens de sauver ce qui peut l’être. Est-ce qu’un seul de ces politiques à qui l’on a confié nos vies, est-ce qu’un seul de nos énarques qui n’a jamais planté une pointe et qui se targue toujours d’avoir inventé le marteau à bomber le verre pour la gestion, est-ce qu’un seul parmi eux se pose la question des caisses vides ?

    Soixante-dix milliards nous contemplent tous les ans, 3 600 milliards de dette ; mais, pour l’instant, nous ne sommes pas capables de la réduire. La charge augmente comme des blancs en neige ; la neige a disparu des sommets, les glaciers reculent, et nous n’avons plus un rond pour isoler les écoles, assainir et mettre un peu de fraîcheur dans les hôpitaux.
    Pauvre pays, pauvre misère qui se répand comme la gale dans le pays. Nanard avait raison : c’est le pognon qui compte le plus, mais encore faut-il savoir le dépenser. Et ce n’est pas avec ces hémiplégiques de la gestion issus de l’énarchie que nous sortirons la tête hors de l’eau.

    « C’est bien beau de discuter et de préparer ; quand est-ce qu’on envoie du béton ? » Je veux lui rendre hommage ici. C’est lui qui nous a fait confiance, jeunes, et je peux vous dire qu’il aurait balancé de grands coups de tatane dans cette fourmilière d’incultes du travail, de la production et de la richesse qui rend libre.

    Macron, au fond, est comme tous ceux qui se sont succédé, et ce n’est pas avec les gazelles de maintenant que le pays va se régénérer. Une Europe servile, qui ne se fera jamais ; et pourtant, il a raison, Trump, malgré tous ses défauts : « Comment 430 000 000 d’habitants ne font-ils pas mieux et plus que nous ? »
    Europe qui ne se construira jamais. Nous sommes trop petits pour agir seuls et trop endettés pour avoir des prétentions. Tous les classements l’attestent dans les domaines les plus sensibles. La Chine du passé en miroir.

  14. hameau dans les nuages

    @ Serge HIREL le 20 juin 2026

    Je ne vois pas pourquoi la conduite du char de l’État n’aurait pas les mêmes obligations que celle de l’automobiliste lambda conduisant sa voiture. D’autant plus que ce n’est pas une légende : ce serait dû au stress de la fonction.
    https://www.franceinfo.fr/politique/parlement-francais/assemblee-nationale/enquete-la-coke-fait-tenir-a-l-assemblee-nationale-le-tabou-de-la-consommation-de-drogue_7043150.html

    T’as qu’à croire Charles ! Dîners d’affaires, mais oui, bien sûr ! Pourquoi donc ont-ils cette volonté de s’acharner à se faire reconduire ?
    Je leur conseille de boire un grand verre de jus de grenade tous les jours pour combattre les remontées d’acide dues au stress de la fonction. Le gingembre, ce n’est pas mal non plus.

  15. L’auto-dépistage, c’est pour les autres, bien entendu. Pourtant, je pense que certains ici devraient s’auto-dépister avant d’écrire leurs messages hallucinogènes.
    Il y a casting, c’est sûr et certain. Le gagnant sera celui qui verra le plus d’éléphants roses sur la page de Philippe.

  16. Je ne sais pas si les gouvernants se droguent au sens commun du terme, évidemment, mais cela n’aurait rien d’étonnant chez des addicts du pouvoir. Il y a des gens au tempérament d’addict qui cumulent les addictions.
    De plus, à un certain niveau social, sans problème de survie, il est plus facile de se poser des problèmes sur le sens ou le non-sens de la vie et, par conséquent, de faire des expériences, notamment de drogue, pour mieux se connaître.
    Bien sûr, il serait décent de ne pas prohiber ce qu’on s’autorise, mais ce qui se dit élite s’autorise ce qu’elle interdit aux autres, soit pour entrer dans les vues du peuple, soit parce que, se pensant plus évoluée, elle croit avoir une pratique des drogues plus civilisée que ce dernier. Ou bien pour les deux raisons.

    Se rappeler que la cour impériale et un peu plus de gens prenaient de l’opium, qu’on a interdit quand il s’est répandu. Non que je soutienne qu’il était bien de forcer la Chine à s’ouvrir au commerce de l’opium. Par principe, on ne devrait forcer ni les individus ni les nations ! Jamais.
    Mais l’opium n’est pas un produit si terrifiant que ça, et ses effets sur le Céleste Empire n’ont pas été ce que l’on dit : si massifs et complexes :
    https://www.revue-etudes.com/critiques-de-livres/l-opium/14616
    Le vin et l’opium sont deux produits dont la puissance est équivalente et l’usage très civilisé, sinon plus que le vin. Pourquoi ? Pour qu’une drogue se civilise, il faut qu’elle ne soit pas trop dure, de l’acceptation sociale, du temps et une société assez raffinée.

    Ne peut-on pas tout mettre sur le dos des drogues, aujourd’hui ? Les gens ont les drogues qu’ils méritent ; non, la formulation est trop dure : les drogues correspondant à leur degré de civilisation.
    Je signale que même l’alcool s’ensauvage en partie avec des gens qui veulent s’éclater, en prendre à tomber par terre. Faut-il, par mouvement inverse et puritain, interdire l’alcool ? Alors, je gage qu’on aura une mafia de l’alcool comme autrefois aux États-Unis et comme pour tant de drogues prohibées.

    Et avec ce genre de réflexes, interdisons la musique, tant qu’on y est, vu que le rap a des messages violents et est mis à fond au détriment des oreilles de ceux qui ne l’apprécient guère.
    Et que dire de la religion ? Les produits sont exceptionnellement imposés au consommateur ; les croyants se flattent quand, pour changer, ils ne le font pas. Eux qui valent tellement plus que les commerçants ! Eh bien non, voit-on des fournisseurs se vanter de ne pas s’adonner à la vente forcée ?

    On défend les consommateurs, et on a bien raison ; on examine les mouvements sectaires qui, pour autant que je le sache, n’imposent leur pouvoir qu’à ceux qui l’ont voulu, mais on laisse une immigration musulmane, à savoir celle qui inaugure le fait de rendre le mal pour le bien, se répandre chez nous.
    On a décidément le sens des priorités, dans ce pays.

    Ce qui serait amusant serait que l’on découvre que les drogués n’administrent pas plus mal que les autres. Je pense que c’est possible : le délire de tout réglementer peut fort bien venir de la seule ivresse du pouvoir : comment vais-je donc contrôler le plus possible la vie du plus de gens possible ?
    Bien sûr, je doute que les addicts des prescriptions politiques ou d’ailleurs religieuses pensent en ces termes, c’est simplement que tout pouvoir tend quasiment irrésistiblement vers l’abus.

    Si on ne veut pas alimenter l’incendie, il faut arrêter de prendre les institutions étatiques, religieuses et autres pour des providences divines, et édifier des contre-pouvoirs.
    Demande-t-on à un fleuve qui vous inonde de retourner dans son lit pour n’en plus sortir ? Non. On construit hors de sa portée, on élève des digues.

  17. Serge HIREL

    @ Michel Deluré le 19 juin
    « Il n’y a pas de fumée sans feu et, si une telle décision a été prise, c’est bien parce que des cas avérés ont confirmé que ce problème était bien présent, »

    Voilà bien le problème ! Si Lecornu enfume, c’est que le haut fonctionnaire fume… Même vous, qui, habituellement, apportez des commentaires rigoureux, êtes tombé dans la marmite du soupçon… S’il y a contrôle, c’est qu’il y a de la drogue dans les tiroirs des hiérarques et des conseillers… Et, pourquoi pas, dans ceux de certains ministres, voire à l’Élysée… « Des cas avérés », dites-vous… Comment se fait-il que la presse – et même Elise Lucet et Mediapart – n’en aient jamais eu connaissance ? Ah ! L’omerta, la fameuse omerta dénoncée par Anne Roumanoff… On ne nous dit pas tout…

    Même sur ce blog sérieux, il est clair qu’une majorité d’intervenants pensent qu’il n’y a pas de fumée sans feu… Imaginez la déferlante de racontars autour des zincs des bistrots et dans les poubelles que sont les réseaux dits « sociaux »… Le Premier ministre, qui, de plus, insiste et se justifie en invoquant « le bon sens » – vertu majeure du « politichien », chacun le sait -, a ouvert la porte à une rumeur qui risque de s’étendre bien au-delà de ceux qui fréquentent les allées du pouvoir exécutif. Demain, on soupçonnera « les » profs, « les » médecins, « les » juges, bien sûr « les » journalistes, et bien d’autres de s’adonner à la fumette… Et on réclamera que l’avocat général se prête à un test salivaire avant de prononcer ses réquisitions… Elle sera belle, cette France-là !

    Je ne doute pas que, dans toutes ces professions – et donc dans la haute fonction publique -, quelques brebis galeuses se droguent… Mais de là à remuer ciel et terre pour les démasquer, est-ce bien la bonne solution ? Je ne dis pas non plus que tous nos hauts fonctionnaires sont parfaits. Il faudrait n’en connaître aucun pour ne pas savoir que certains pratiquent le « je-m’en-foutisme » à haute dose et que, pour la plupart, ils sont atteints de la maladie, très contagieuse, du « parapluie ». Ce qui, au final, risque de les conduire, il est vrai, à des agissements qu’on pourrait croire dus à une ligne de coke…

    Reste une question : pourquoi le Premier ministre a-t-il pris soudainement cette décision ? Rien dans l’actualité ne la rendait urgente… Alors, il faut se résoudre à envisager le pire : une manœuvre de diversion. Depuis quinze jours, l’exécutif est empêtré dans l’affaire Lyhanna, qui révolte les Français. Bien sûr, on va leur donner des lampistes à maudire, mais ça ne sera pas suffisant pour les calmer. Ils ont compris que le mal était profond et relevait de la responsabilité des gouvernements successifs, notamment ceux de Macron. Il fallait donc créer un autre abcès de fixation pour détourner la foudre… quitte à montrer du doigt les grands serviteurs de l’État et à en faire des boucs émissaires… qui ne peuvent pas se rebeller, devoir de réserve oblige.

  18. De la servitude de la dette et de la servilité de nos dirigeants vis-à-vis de Trump pour un G7 où tous font semblant de croire à un théâtre dont le rideau est déchiré et dont les murs sont à reprendre en sous-œuvre.

    Pour Montebourg, qui cite un ordre de grandeur basé sur la hausse continue des taux d’intérêt, la réindexation du stock de dette indexée sur l’inflation (OATi) et la tendance structurelle de la charge de la dette, qui augmente chaque année.

    Il arrondit donc vers le haut pour marquer les esprits : 70 Md€ est un chiffre « choc », mais pas celui des documents budgétaires… Mais on sait ce que vaut le PLF, où l’on ne voit pas tout venir, comme récemment.

    Nous sommes un pays émergent, trop de dette, trop de pauvres donc, rien à gratter pour sortir de cette situation.

    On nous ment, Paris nous ment, on n’arrive pas à ramener le déficit à 3 %, les taux d’intérêt sont à 4 % ! Nous sommes dirigés par des politiques qui n’ont plus le courage d’arrêter la course folle d’un bolide sans freins, des pilotes shootés à l’emprunt ; pour le reste, sans contrôle effectif, on ne saura pas vraiment. Un radar du shoot vite sur la voie de l’emprunt et des amendes salées pour les responsables… Ils ont tué notre liberté d’agir. Le pays est comme une famille endettée qui court après l’argent, sa survie à court terme, qui emprunte pour payer la charge de la dette.

    La mission « Enseignement scolaire » du budget de l’État pour 2026 représente 64,49 milliards d’euros en crédits de paiement hors pensions et 89,64 milliards d’euros en incluant les pensions. C’est le chiffre officiel du Projet de loi de finances 2026.

    Bientôt, il faudra fermer des écoles parce qu’il n’y aura même plus un rouble dans les caisses, et l’on entend parler de hausses pour la Défense et la Justice, qui ont des problèmes, etc. Mais d’où allons-nous sortir le pognon ?

    Le faste Potemkine de Versailles, c’est très bien, mais ce n’est que du crédit et de la dette. La République est fauchée comme les blés ; on va pouvoir sortir les casques pour nous protéger de la grêle d’impôts. Cela ne durera pas maintenant très longtemps. Il faut écouter la petite musique qui nous apprend à vivre pauvres, ainsi que la rengaine consistant à puiser dans l’épargne des Français pour encore et toujours financer nos gabegies financières.

    Jamais d’économies ; sus au pactole des citoyens ! Et là, ce sera le début de la fin. Fournir du bois de chauffe à des gouvernants qui vont le transformer en cendres, sans même le faire sécher pour qu’il brûle bien et plus longtemps.

    La colère est là, elle est sourde, mais cette fois elle donnera sans doute raison à sylvain, qui, je l’espère, a applaudi aux exploits de Dupont ce soir.

  19. @ Robert le 19 juin 2026
    « l’on voit mal un subordonné imposer le contrôle à son supérieur hiérarchique »

    Chez les militaires, il me semble que ceux qui occupent les postes de garde situés à l’entrée de divers sites sont par exemple habilités à vérifier les autorisations d’accès de gens plus gradés qu’eux.

  20. « Certes, ce n’est pas d’aujourd’hui que date la perception d’une absence d’éthique dans les lieux de pouvoir, à partir probablement d’un sentiment très émoussé de leur responsabilité de la part des élites, mais avec cette détection de la drogue est mis crûment en lumière le scandale d’une France où il n’est plus possible d’éprouver du respect ou de l’admiration pour ceux qui prétendent avoir la légitimité de nous diriger, peu ou prou. » (PB)

    J’ai suivi le lien vers le site de BFM qui rapporte les principales dispositions de la circulaire Lecornu. Si l’on comprend fort bien l’objectif, il reste à connaître les modalités réelles d’application !

    En effet, l’on perçoit d’entrée la difficulté d’imposer ce type de contrôles généralisés. Dans notre administration très hiérarchisée et donc soumise à l’autorité hiérarchique, l’on voit mal un subordonné imposer le contrôle à son supérieur hiérarchique.

    Pour les ministres, l’on voit mal un chef de cabinet exiger un contrôle salivaire de son ministre, voire voir ce dernier en prendre l’initiative, surtout s’il sait avoir été en contact avec une drogue. Le seul à pouvoir le faire serait le Premier ministre !

    De même, dans les régions et départements, le préfet est l’autorité représentant l’État et commandant à ses grands subordonnés que sont les responsables des administrations régionales ou départementales. Est-ce un secrétaire général qui pourra procéder au contrôle salivaire de son préfet ?

    D’évidence, l’on voit mal comment ce type de contrôle pourrait être exercé hors une faute professionnelle commise par un agent de l’État, fût-il ministre, donc relevant de l’exercice de son autorité hiérarchique en matière disciplinaire. En matière pénale, les contrôles sont prévus par la loi, réalisés par des officiers ou agents de police judiciaire et relèvent donc de l’autorité judiciaire.

    Je reste très circonspect quant aux modalités de mise en œuvre de l’initiative du Premier ministre.

  21. Robert Marchenoir

    Cher Philippe Bilger,

    Comme je vous sens un peu pessimiste depuis quelques billets, j’aimerais vous offrir, ainsi qu’à Pascale et à tous les lecteurs, une petite séquence vidéo qui n’a rien à voir, mais qui est propre à égayer un peu l’ambiance.

    Voici donc une demi-heure de balade californienne dans une voiture absolument somptueuse, une Corvette décapotable de 1967. Au volant, Jay Leno, vedette de la télévision américaine, animateur entre autres d’une célèbre émission automobile.

    La voiture est le cadeau de mariage que Joe Biden a reçu de son père cette année-là. Et dans le siège passager, se trouve… l’ancien président américain, âgé de 83 ans, qui a prêté l’engin à son interviewer pour cette séquence.

    Sous le soleil de la région de Los Angeles, sans ceinture de sécurité, l’ex-chef du monde libre parle bagnoles avec son chauffeur, mais aussi de l’importance des alliances internationales, des vertus des syndicats, des échanges qu’il a eus avec Xi Jinping, de la surprise qu’ont éprouvée les prisonniers japonais de la Seconde Guerre mondiale de se voir bien traités aux États-Unis, ou des dernières paroles qu’il a échangées avec son fils aîné avant sa mort d’un cancer à 46 ans.

    À mi-chemin, ils font une pause au bord de la route pour manger une glace à la vanille et aux pépites de chocolat. Jay Leno aborde un groupe d’enfants qui se trouvait là, et leur demande : « Vous avez déjà rencontré un président des États-Unis ? » Serrant la main de l’un d’entre eux, Biden lui dit : « Quand tu seras Président, souviens-toi de moi ».

    À la fin, ils retournent au garage de Jay Leno (où pend une grande enseigne jaune à l’effigie de Citroën), et Biden fait : « Dis-donc, j’aimerais bien conduire ta Corvette à toi ». « Tu veux que je monte avec toi », demande l’autre ? « Non, non, je préfère y aller seul. Ne t’inquiète pas, je suis un bon conducteur. »

    Jay Leno lui tend les clés, Joe Biden grimpe dans le monstre moderne de 1 250 chevaux, il fait vrombir le moteur et s’en va en disant : « Je reviens dans deux jours ».

    Une Rolls Royce Silver Shadow de location pour la prochaine interview sur Fréquence Protestante, peut-être ?

  22. Il y a bien des années, les étudiants, en tout cas certains d’entre eux, révisant au cours des jours et des nuits précédant leurs examens ou concours, utilisaient des amphétamines, à l’époque très accessibles. Je pense au Corydrane, mais pas seulement, qui permettaient de tenir des nuits entières, la tête plongée dans les bouquins !

    Des artistes, des écrivains, des journalistes ne suçaient pas que de la glace pour rester en forme.

    Je ne m’étonne qu’à moitié que cette époque de chochottes s’émeuve de l’ingestion de substances destinées à rendre performants malgré le stress et la fatigue…

    Il m’importe que leurs décisions soient compatibles avec les finances de notre pays et qu’elles soient prises dans le respect de nos règles, et pas plus !

  23. Michel Deluré

    @ Serge HIREL 19/06/2026

    Je suis surpris que vous vous offusquiez d’une décision du Premier ministre qui, selon vous, jetterait l’opprobre sur l’ensemble des fonctionnaires. Comme vous y allez !

    Il n’y a pas de fumée sans feu et, si une telle décision a été prise, c’est bien parce que des cas avérés ont confirmé que ce problème était bien présent, et à des niveaux souvent importants de responsabilité, au sein même de l’administration. Vouloir alors tester certaines catégories de personnels pour tenter d’éradiquer ce phénomène constitue une intention louable, n’a par conséquent rien d’infamant et ne jette nullement la suspicion sur l’ensemble des personnels qui, eux, n’ont strictement rien à se reprocher. Je dirais même que cette mesure ne peut que mettre en évidence la probité de la grande majorité de ces personnels si elle permet justement d’identifier et de sanctionner ceux d’entre eux qui présentent un comportement délictuel.

    Les personnels visés par cette circulaire sont certes des citoyens comme vous et moi, mais auxquels s’imposent en plus, en raison même de leur fonction, des obligations spécifiques auxquelles il est souhaitable qu’ils ne dérogent pas. Je ne vois donc rien d’anormal ni d’offusquant à ce que celui qui est en charge de ces personnels rappelle ces obligations.

  24. Au lieu d’un détecteur de drogue, j’aurais préferé les passer au détecteur de mensonge. OK, il ne resterait plus grand monde à la sortie mais le vrai scandale n’est-il pas là ?

  25. Nous sommes pistés et dépistés en permanence, alcoolémie, etc. Par contre nous conduisons des tas de ferraille, eux c’est la destinée de nos vie et du pays.
    Cela paraît normal qu’ils soient contrôlés souvent, chaque fois qu’ils rentrent dans l’hémicycle d’ailleurs, leur volant à eux, ils ont entre les mains la vie des gens tous les jours. Comme on pointe dans les usines, ils devraient souffler chaque fois. Pas la peine de monter des blancs en neige, une mesure de bon sens. Quand on n’a rien à se reprocher. Et puis comme le pékin du coin, s’il n’est pas en forme il reste chez lui et se met en arrêt maladie pour se soigner.

  26. Serge HIREL

    Mais quelle mouche venimeuse a bien pu piquer le Premier ministre dans la nuit du 16 au 17 juin ? Le voici promu meilleur populiste de France ! Comment pouvait-on imaginer que la charge la plus lourde jamais portée contre la haute fonction publique proviendrait de Matignon ? Tous les complotistes se réjouissent ! Aucun ne s’attendait à recevoir un tel soutien ! Lecornu, derrière ses allures d’enfant de chœur blafard, se révèle un « sniper » redoutable… contre son camp, l’exécutif.

    Cette circulaire restera dans les annales. En raison des mesures qu’elle préconise, mais aussi parce qu’elle n’apporte aucun élément de preuve quant à la réalité de la présence de drogues dans les cabinets ministériels, au sein des directions de l’administration, pas plus qu’au niveau des instances subalternes. Faire porter ce soupçon sur l’ensemble de ceux qui détiennent le pouvoir exécutif ou une parcelle de celui-ci est une honte. Que ce soit le Premier ministre lui-même qui le fasse dépasse l’entendement… Peut-être eut-il fallu qu’il s’autocontrôlât avant de pondre ce texte digne de Courteline…

    Certes, ici et là, il y a bien un ou deux fonctionnaires qui se piquent ou fument… Mais faut-il, pour les repérer, jeter l’opprobre sur tous, d’autant plus que l’opinion publique est chauffée à blanc par des « dysfonctionnements » qui sont dus tout autant au « je-m’en-foutisme » de certains – certainement plus nombreux que les drogués… – qu’à la gestion archaïque encore en vigueur dans nos administrations, faute d’une véritable volonté de réforme des ministres de la Macronie ?

    Deux détails renforcent ma colère contre cette agression incompréhensible d’un « politichien » qui jouait la carte de la mesure et du bon sens. Populiste, il est aussi soumis… à l’un des pires écolos du moment, le dénommé Éric Piolle, qui sévit en qualité de maire de Grenoble et qui, en février 2025, avait émis cette même absurdité, sans rencontrer, il est vrai, le moindre succès. Lecornu gauchiste ou simple copieur ? En tout cas ridicule !

    Deuxième raison de fulminer : pour justifier sa circulaire, le Premier ministre met en avant sa préoccupation quant à la santé de ses conseillers et des hauts fonctionnaires… Fort bien… Mais il oublie de rappeler que se droguer, quelle que soit la substance utilisée, est interdit par la loi… Interdit jusqu’à maintenant… On est en droit de se demander si cet « oubli » n’est pas volontaire, si Lecornu, pour plaire à la gauche qui le ménage, n’est pas prêt à lâcher du lest sur la légalisation de la cocaïne par exemple… tout en l’interdisant dans les hautes sphères de l’Etat.

  27. @ Alberto le 19 juin 2026
    « Certes les tests de dépistage sont nécessaires, mais peut-être faudrait-il aussi instaurer au préalable des tests de… compétence. »

    Et la moralité ?
    Que faites-vous de la moralité ?
    Est-il normal que certains individus sans foi ni loi puissent exercer certaines professions sensibles sur la seule base de réussite à des examens à caractère technique ?

    1. Vaste question et donc vaste problème !
      Un exemple :
      « Jean-Paul Sartre, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Gilles et Fanny Deleuze, Francis Ponge, Philippe Sollers, Jack Lang, Bernard Kouchner, Louis Aragon, André Glucksmann, François Châtelet et bien d’autres encore, de Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin ; tous font partie des 69 intellectuels français qui, aux côtés de l’écrivain Gabriel Matzneff et du romancier, journaliste à Libération et membre fondateur du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) Guy Hocquenghem ont signé une tribune publiée le 26 janvier 1977. D’abord dans Le Monde puis dans Libération pour défendre trois hommes incarcérés depuis plus de trois ans pour avoir abusé sexuellement de mineurs de moins de 15 ans.  »
      Un certain privilége du monde dit…… « intellectuel »……….

    2. TARTARIN Jocelyne

      « Et la moralité ? Que faites-vous de la moralité ? »

      Emmanuel Macron a rendu un hommage national à Edgar Morin, décédé à la veille de ses 105 ans, rappelant son parcours et son œuvre. Quelle hypocrisie !
      Quand un journaliste demandait au sociologue pourquoi les politiques ne s’inspiraient pas de ses propositions, celui-ci répondait, en riant et lucide : « Mais ils ne me lisent pas ! »

      Dans La Méthode 6, Éthique, il propose une Grande Réforme de civilisation (éducation, justice, études de médecine, etc.).

      Dans La Voie, 2011, à propos d’éthique et de valeurs morales :

      « Il faudrait également adopter et adapter une sorte de conception néo-confucéenne dans les carrières d’administration publique et les professions comportant une mission civique (enseignants, médecins, juges, policiers), c’est-à-dire promouvoir un mode de recrutement tenant compte des valeurs morales du candidat, de ses aptitudes à la « bienveillance » (attention à autrui), à la compassion, de son dévouement au bien public, de son souci de justice et d’équité. Mais nous retrouvons là le problème permanent du jugement et de l’évaluation. Qui jugera les juges en éthique ? Qui les évaluera ? Cette réforme est inséparable d’une réforme de l’éducation qui intégrerait la problématique éthique, de l’introduction de cette problématique dans la formation des administrations, médecins, enseignants, et sans doute de l’institution d’un haut conseil de l’éthique civile constitué par recrutement ou élection de personnalités dont les qualités morales auraient été reconnues. »

  28. hameau dans les nuages

    Je ne voudrais pas jouer les délateurs mais sur certains plateaux de télévision dont un que fréquentait notre blogueur, certains ont et avaient une fâcheuse tendance à avoir le nez ayant des démangeaisons et le covid long n’a rien à voir avec l’affaire.

    https://www.youtube.com/watch?v=DNVK-MIR-0U

  29. La drogue, l’alcool, ok c’est pas bien mais c’est vieux comme le monde, tous se shootent pour tenir les cadences infernales, c’est bien connu mais la pire de toutes les drogues c’est l’addiction de beaucoup d’élus à l’islamogauchisme, les LFI et escrolos sont les maîtres en la matière et celle-là fait beaucoup plus de ravages que toutes les autres ; le pays est KO : records de crimes, d’agressions, d’émeutes, de casses, d’incendies, de chômage, de fuite des cerveaux, police à genoux, justice complice des criminels, même à la (allah) tête de l’État les élus se shootent pour supporter ce naufrage économique social sociétal qu’ils ont eux-mêmes provoqué.

  30. Que des fonctionnaires et conseillers, voire plus haut encore, « sniffent », cela est certes à la fois préoccupant et dérangeant.
    Mais nos politiques dans leur totalité sont drogués à la dépense publique et à une taxicomanie préjudiciable à la santé économique du pays.
    Certes les tests de dépistage sont nécessaires, mais peut-être faudrait-il aussi instaurer au préalable des tests de… compétence.

    1. « toxicomanie » !
      On peut faire des bandes dessinées avec nos députés : les toxicos allah semblée, les toxicos à laid lysée, les toxicos au cons-seil constitutionnel, les toxicos allah défense (défonce) ; à vous de jouer !

  31. L’initiative du Premier ministre ne s’applique qu’au pouvoir exécutif, donc au gratin de la crème.
    En effet les députés et sénateurs du pouvoir législatif, les membres de l’autorité judiciaire ainsi que les journalistes du service public, toutes ces personnes ne sont pas citées dans la circulaire de Seb Lecornu du 16-17 juin 2026.

  32. Du coup, nos députés vont voter la légalisation, unique voie pour assécher les mafias.
    Mais qui donc alors arrêtera les émeutes ?
    Testeront-ils l’alcool et les médicaments ?
    Il n’y aura plus grand monde alors, pour accuser les musulmans…

    1. J’ai une idée Dédé : légalisons les mafias, légalisons les députés mafieux, légalisons les émeutes, légalisons alcool, médocs « spéciaux », drogue, légalisons les musulmans…
      Elle n’est pas bonne mon idée Dédé ?

        1. Si si c’est gagné ! J’ai déjà la voix d’Aliocha, un bon début.

  33. Il est évident que les consommateurs de drogue – et notamment de cocaïne – ne se trouvent pas principalement parmi les classes laborieuses, qui ont déjà du mal à finir le mois, mais plutôt dans les populations aisées, car la drogue, lorsqu’on devient addict, coûte cher.

    Certains députés – principalement à LFI – se sont déjà fait prendre par la patrouille. Inutile de citer les noms, les médias en ont largement parlé.

    Donc pourquoi pas aussi des ministres et des hauts fonctionnaires, personnages au-dessus de tout soupçon, qui, pour mieux supporter la pression de leurs hautes responsabilités, se laissent tenter par ce dérivatif pernicieux ?

    Cela n’a sans doute pas échappé à notre Premier ministre, qui a décidé d’y mettre bon ordre. Nous ne pouvons que le féliciter pour cette audacieuse initiative.

  34. Laurent Nuñez n’a toujours pas compris que ce n’est pas par son verbe répétitif que la racaille encapuchonnée et masquée va s’arrêter. Casser, flamber et tirer des projectiles sur les forces de l’ordre est son terrain de jeu, défiant toute autorité de l’État. Quand on voit que seulement trois condamnations à de la prison ferme ont été requises sur deux cents gardés à vue, il ne faut pas s’étonner que la racaille, qui nous coûte un pognon de dingue, soit prête à recommencer.

    J’approuve totalement Sébastien Lecornu pour pratiquer des tests salivaires chez ce beau monde que vous décrivez, monsieur Bilger. On va bien trouver quelques canards sans tête, aussi bien à l’Assemblée nationale que chez certains hauts fonctionnaires, présentant une addiction à la drogue ou à l’alcool. Et si certains d’entre eux s’avèrent positifs, ne pas hésiter à les éloigner de leurs fonctions et à leur infliger de lourdes sanctions financières allant jusqu’à trois fois leur salaire mensuel, avec obligation de suivre une thérapie de désintoxication et un suivi psychiatrique.

    1. Que comptez-vous faire contre tous les députés présentant une très forte addiction à l’islamogauchisme, ce cancer qui se répand dans tout le pays, dirigeants compris ?

  35. C’est du Mocky ! Une nuit à l’Assemblée, à poil, défoncés… Génial, je suis jaloux.

  36. « On ne devrait pas prendre cela à la légère, comme s’il s’agissait d’une lubie gouvernementale de plus ! Pourtant, l’initiative du Premier ministre demandant la mise en place de tests salivaires inopinés pour détecter, ou non, la consommation de drogue chez les ministres, les hauts fonctionnaires et les agents publics a été approuvée comme s’il s’agissait d’une mesure ordinaire (BFM). »

    Le représentant du vulgum pecus qu’est votre serviteur, interpellé par la stupidité infinie, voire l’horreur, de certaines productions du Législateur, s’est demandé quelle pouvait en être la cause.

    Après avoir longuement réfléchi, et après avoir relu certains des textes favoris de la République, il en a conclu, dans un premier temps, qu’outre une formation philosophique discutable, l’une des raisons pouvait résider dans la fréquentation immodérée de la buvette de l’Assemblée.

    Cette interprétation a pu faire sourire ici ou là et pourtant…

    Les choses s’étant nettement aggravées depuis quelques années du côté du délire administratif et législatif, et au vu des échos ayant filtré dans les médias, il était clair qu’un seuil de taille avait été franchi dans l’usage de substances addictives, psychotropes ou analogues, dont certaines relèvent du « narcotrafic », normalement illégal mais ayant, semble-t-il, cependant les faveurs d’une partie du monde politique, dont certains éléments ont été interpellés.

    S’il est normal de veiller à ce que des automobilistes, par exemple, ne conduisent pas sous l’influence de substances altérant le jugement, comment est-il possible d’admettre que certains décideurs, pouvant infléchir divers choix vitaux pour la Nation, puissent néanmoins se permettre de conduire le « char de l’État » sous l’empire de substances aliénant la raison ?

  37. Robert Marchenoir

    Donc, les hauts ponctionnaires, en plus de vivre la main dans nos poches et de nous dire combien de portions de légumes nous devons manger tous les jours, sont défoncés du matin au soir.

    On ne s’étonne plus de l’étrange complaisance officielle envers les mimigrés. La drogue ne va pas venir toute seule. Il faut bien que certains fassent le travail que les Français ne veulent pas faire.

    Après, que Caroline se fasse violer à l’hôpital ou que Monique se fasse égorger à la perceuse, ce sont de menus dégâts collatéraux. Les valeurs de la République sont à ce prix.

  38. En même temps, si tant de gens de pouvoir se droguent, cela bat quelque peu en brèche l’idée que la drogue rendrait inapte.

    Non que je veuille dire que notre gouvernement soit divin, bien sûr, mais il y a tout de même une certaine concurrence pour arriver au pouvoir, soit accéder à la drogue qu’on ne pourra jamais ni interdire ni donner à tous : le pouvoir.

    Je ne sais pas si les peuples à la pensée magique le font, mais il est insensé de demander au feu d’être gentil. De même, les gens de pouvoir exemplaires… Virons les plus nuls, mais n’oublions jamais que le pouvoir tend vers l’abus et qu’il faut édifier tous les contre-pouvoirs possibles, de même qu’on tente de ne pas laisser d’aliment à un incendie.

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