Il est clair que j’aurais été un très mauvais diplomate, car j’aurais privilégié la vérité aux arrangements permanents avec celle-ci. Par exemple, je n’aurais pas supporté la condescendance avec laquelle le président Poutine, par la voix de son porte-parole, a annoncé qu’ »il serait prêt au dialogue avec Emmanuel Macron ».
Comme s’il nous faisait une grâce, alors même qu’il est le coupable, et que cette évidence, sur le plan de l’équité et de la justice, faisait pourtant de moins en moins recette.
« Nous aviserons, dans les prochains jours, de la meilleure manière de procéder », a répondu l’Élysée.
À partir de cette sage réaction, comment contester que cette nouvelle rencontre, par visioconférence ou physiquement, sans doute sous la tutelle sourcilleuse et partiale du président Trump, puisse néanmoins être utile, à condition qu’Emmanuel Macron non seulement ne se leurre plus sur la personnalité du dictateur russe – ce qui est le cas depuis longtemps – mais soit prêt à assumer une contradiction sans fard, voire brutale.
En effet, s’il s’agit seulement de valider la conception surprenante et cynique – totalement assumée – de la diplomatie à la mode Poutine, tout dialogue sera voué à l’échec, et ne fera même qu’exprimer une faiblesse supplémentaire, donc un mépris aggravé de la part du Kremlin.
À quoi bon se lancer dans une telle entreprise si l’on n’est pas persuadé de pouvoir résister à cette perversion d’un président russe pour qui négocier revient à lui donner raison sur TOUT ?
Ce dernier, depuis l’invasion de l’Ukraine, n’a pas bougé d’un iota : toujours aussi intransigeant sur la question territoriale…

Il n’a pu que se sentir conforté par l’amollissement de certaines résistances européennes et, évidemment, par les voltes obscènes d’un Trump concédant beaucoup à Poutine, faute d’avoir été capable de le maîtriser et de le faire rentrer dans le rang.
Mission que s’assigne le président et qui ne sera pas, quoique nécessaire, facile à accomplir puisqu’il « veut reparler à Poutine pour faire entendre la voix de l’Europe (Le Figaro).
L’unique levier réel avec Poutine consiste à être capable de tenir le rapport de force et d’opposer à sa détermination – amplifiée par une mauvaise foi qui, jusqu’à présent, n’a jamais été véritablement battue en brèche – une résolution implacable, fondée sur le bon droit et la justice.
Cette stratégie implique aussi que notre président sorte de ses sentiers battus et accepte d’abandonner la séduction et la complaisance qui, trop souvent et en bien des circonstances, ont été ses seules armes pour convaincre ou vaincre l’adversaire. On lui donnait raison en espérant qu’il nous en saurait gré : c’est naturellement l’inverse qui se produisait. On ne peut imaginer que, face à Poutine, Emmanuel Macron ne s’efforce pas de métamorphoser sa nature et de la rendre inflexible devant un antagonisme puissant, décidé à imposer ses conditions.
Il est d’autant plus nécessaire d’aspirer à un président encore meilleur sur le plan international – je ne suis pas de ceux qui le jettent aux chiens pour tout – que la Russie, loin de s’assagir sur le plan géopolitique, multiplie les menaces, insidieuses comme ostensibles, en s’appuyant sur l’infinité des moyens dont elle dispose. L’instrumentalisation de la Biélorussie. Les scénarios possibles, des pays baltes à la Finlande, d’attaques de l’Europe par la Russie (Le Parisien, 29 décembre). La certitude, enfin, du président russe, que la géopolitique mondiale est en train de lui donner raison et que ses ambitions impérialistes finissent par être prises au sérieux, donc au tragique.
Pour la fin de son second mandat, le président Macron pourrait – et devrait – s’assigner ce but. Non plus nous prévenir contre le danger du Rassemblement national, que sa mansuétude régalienne n’a cessé de faire monter – il sera au second tour -, mais se camper, autant qu’il le peut, en résistant face à un ordre mondial où la violence et la guerre ne seraient plus des problèmes, mais des solutions.
À condition que la France, déjà affaiblie, ait encore son mot à dire.
Ce sera la dernière : le nouvel élément de langage de tous ces analystes experts et géopoliticiens de la guerre en Ukraine se nomme « le point de rupture ».
C’est bien commode : personne ne sait ce que c’est, mais cela permet de rester évasif sur la fin de ce conflit, et surtout cela élimine la possibilité de se tromper quant à sa fin.
En résumé, quand on ne sait rien, ça permet de monter des blancs en neige, ou encore d’occuper le terrain, ou plutôt le plateau TV. Hier, les silos étaient vides, on a parlé des supposés drones sur le Cinglé et sa résidence supposée, apparemment jusqu’au bout de la nuit. Le Majordome ressemble de plus en plus à un barreur de bateau et donne parfois la cadence.
Tous se voilaient la face. Il faut bien donner du grain à moudre aux téléspectateurs, même quand il n’y a rien à dire. Tous savent que ces réunions avec Trump ne servent à rien et que rien ne peut en sortir. Mais bon, cela fait vivre tous ces gens qui ont leur rond de serviette. De temps à autre, un des participants apporte une lumière bienvenue et différente : Vincent Crouzet est de ceux-là.
Remplir une émission n’est parfois pas simple. Le côté positif est au moins celui d’apprendre la géographie et d’éviter de faire comme BHL, moqué par Onfray, qui n’aurait pas su pointer du doigt la Libye sur une mappemonde à une certaine époque.
Une remarque fort perspicace, que je n’ai vue nulle part ailleurs, en provenance de Kim Holmes, secrétaire d’État assistant des États-Unis sous George W. Bush.
Volodymyr Zelensky, de par son expérience de comédien, possède une capacité unique à comprendre et à contrer Donald Trump, qui est une bête médiatique uniquement préoccupée des apparences.
Il a une fois baissé la garde, lors du fameux coup de colère de J.-D. Vance et Donald Trump dans le Bureau ovale. Mais depuis, il manipule avec maestria le président américain, en faisant semblant d’aller dans son sens.
Mieux, il accule et Trump et Poutine en faisant mine de céder à leurs exigences, tout en faisant en sorte que ce soient eux qui apparaissent comme responsables de l’échec des négociations s’ils ne reconnaissent pas les intérêts fondamentaux de l’Ukraine.
Son explication, lumineuse, est à lire ici.
Comme l’écrit Kim Holmes, « Zelensky fait ainsi preuve d’un talent diplomatique que nul n’aurait attendu d’un ancien acteur. Sa maîtrise des négociations est véritablement exceptionnelle au regard du peu d’atouts dont il est censé disposer. Cet homme a été profondément transformé par l’expérience de la guerre. S’il réussit, les historiens étudieront sa méthode durant des siècles. »
@ Giuseppe – le 29 décembre 2025
« Personne n’a discuté après Munich avec cet autre cinglé. »
La ressemblance avec les accords de Munich en 1938 est frappante. Non seulement en raison de la chronologie des événements, mais parce qu’à l’époque, l’Angleterre et la France (excluant la Tchécoslovaquie, principale concernée, des négociations) ont consenti à ce qu’Hitler s’empare de la région tchèque des Sudètes, sous prétexte qu’elle était peuplée d’Allemands. En espérant que cela apaiserait sa soif de conquête et qu’il n’irait pas plus loin.
Exactement comme Poutine, aujourd’hui, exige que l’Ukraine lui abandonne la partie du Donbass qu’elle contrôle encore. Mais c’est dans cette partie que l’Ukraine a construit de puissantes fortifications, qui bloquent l’avancée de la Russie vers le reste du pays.
Or, la région des Sudètes était à la fois très montagneuse et équipée, par les Tchèques, de fortifications inexpugnables. Ce qu’Hitler a lui-même reconnu, une fois qu’il a occupé les Sudètes – avant de s’emparer bien vite du reste du pays, trahissant sa promesse comme Poutine a trahi les siennes. C’est Albert Speer lui-même, son ministre de l’armement, qui le révèle dans son autobiographie :
« La cession des Sudètes à l’Allemagne a eu lieu sous le regard effrayé du monde entier et sous celui des partisans d’Hitler, désormais convaincus de son invincibilité. »
« Les fortifications frontalières construites par la Tchécoslovaquie causèrent la stupéfaction. A la surprise des experts, un bombardement expérimental montra que nos armements auraient été impuissants à les détruire. Hitler lui-même s’est rendu sur les lieux de l’ancienne frontière pour inspecter les ouvrages de défense. Il en est revenu impressionné. »
« Ces fortifications étaient colossales, dit-il, elles avaient été construites avec une compétence extraordinaire, tirant parti du terrain avec brio. ‘Si les Tchèques s’étaient bien défendus, il nous aurait été très difficile de franchir ces fortifications et cela nous aurait coûté des vies sans nombre. Désormais, nous les avons remportées sans verser une goutte de sang. Une chose est sûre : je ne permettrai jamais aux Tchèques de construire une nouvelle ligne de défense. Nous disposons désormais d’une fantastique tête de pont. Nous avons franchi les montagnes et nous contrôlons déjà les vallées de la Bohême. »
La différence entre Munich et Mar-a-Lago, c’est que Neville Chamberlain était convaincu de la nocivité d’Hitler, et n’a eu que le tort de croire qu’il pouvait l’amadouer. Tandis que Donald Trump est complice de Poutine, et cherche à se partager les dépouilles de l’Ukraine avec la Russie pour son plus grand bénéfice financier, celui de sa famille et de ses amis. Tout en lui abandonnant l’Europe…
L’Occident consentira-t-il à ce que Poutine, le nouvel Hitler des temps modernes, s’empare du Sudetenland ukrainien ? Pour mesurer les enjeux, on peut écouter, une fois de plus, le Goebbels de Poutine, Vladimir Soloviov. La raison d’être de la Russie, dit-il, c’est la guerre. Et les Russes vainquent toujours, grâce à leur supériorité raciale, parce que Dieu est de leur côté. C’est du nazisme avec une pincée d’encens par-dessus, pour masquer la puanteur.
Euronews rapporte que des attaques nocturnes russes ont fait un mort et cinq blessés en Ukraine autour du 29 décembre 2025.
Un rapport du 29 décembre décrit 209 affrontements en 24 heures, avec des frappes aériennes, des bombes guidées et de l’artillerie sur plusieurs secteurs du front, notamment à Pokrovsk et dans la région de Kharkiv.
Et tous les imbéciles qui pensent que le Cinglé va s’arrêter… et Donald Trump pour dire qu’il a « de bons contacts… C’est magnifique… ».
Jared Kushner est explicitement mentionné comme participant aux négociations russo-ukrainiennes aux côtés de l’envoyé spécial américain Steve Witkoff ; avec eux, l’Ukraine est sauvée : c’est « magnifique », ils font « un travail magnifique »… enfin toute la messe habituelle chez Trump, la méthode Coué, que Trump sublime.
Le criminel de guerre ne s’arrêtera que lorsqu’il sera arrêté.
Winston Churchill a déclaré :
« Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre. »
Personne n’a discuté après Munich avec cet autre cinglé. Comment parler à un assassin qui tue tous les jours ? Trump ou pas, le Cinglé s’en moque éperdument. Il en rigole même.
Il faut réécouter la conférence d’hier soir : Trump, chef d’orchestre d’instruments à vent, grand Zampano, du cirque à l’état pur — nuisible, insane, vulgaire. Pendant ce temps-là, les Ukrainiens meurent tous les jours. « C’est magnifique ! »
Et une Europe de gazelles qui n’échappera à rien. Le courage est ce qui devrait l’animer. Elle ira s’éreinter un peu plus les genoux sur le green de Trump, qui doit les mépriser dans leur grande majorité, ne voyant en certains que des consommateurs de son industrie de guerre.
Les États-Unis nous détestent, ils sont loin — il l’a redit hier : un océan les sépare de nous et de nos petites vies.
Malheur aux vaincus : nous avons déjà un genou à terre.
Nicolas Tenzer, ancien directeur de la rédaction de Desk Russie, vient de publier une longue analyse expliquant pourquoi ce serait une mauvaise chose qu’Emmanuel Macron rencontre Vladimir Poutine. (Oui, c’est un Français qui publie en anglais. L’anglais est la langue diplomatique, désolé, il s’agirait de grandir…)
@ Robert Marchenoir le 28 décembre 2025
Vincent Crouzet, ex-DGSE, ce soir, commentant la conférence de presse de sortie de la réunion (magnifique, bien sûr) entre Trump et Winston Volodymyr Zelensky, a qualifié celle-ci d’« accouchement de souris ».
D’emblée, il donnait le ton et plombait le plateau TV de LCI, qui devait discuter pendant près d’une heure — lui aussi pour rien — d’un vide abyssal de paroles prononcées.
Après le match au Stadium, j’ai écouté — je n’allais pas, en plus, me coltiner toutes les supputations et conjectures destinées à faire vivre l’attente avant la sortie de la conférence. Le colonel Goya avait prévenu : tout lui a donné raison.
Donc, après le match, j’ai supporté cette partition de musique constituée, en gros, par le plus grand instrument à vent, en l’occurrence Trump : de l’art de parler pour ne rien dire quand il ne se passe rien. C’était grandiose, immense, vide de tout : cette réunion avait bien accouché d’une souris.
Tout cet orchestre à vent, monté de toute pièce par Trump pour la paix mais surtout pour le Cinglé, n’avait pas avancé d’un millimètre, en quoi que ce soit.
Tous ces instrumentistes réunis pour jouer de la flûte et du pipeau, et le majordome Darius Rochebin ramait comme un malheureux pour faire vivre un orchestre qui ne produisait que des silences.
Mais quelle poilade ! Il ne restait plus que l’ambassadrice, qui pense toujours que ces réunions sont productives… Il suffit de le croire, comme dirait le Canard enchaîné.
Demain, on apprendra que le Cinglé aura bombardé l’Ukraine, avec le décompte des morts et des blessés, et Donald dira que la journée d’hier a été productive, qu’il a discuté pendant deux heures avec le Cinglé, et que c’était magnifique.
@ Giuseppe – le 28 décembre 2025
Excellente analyse. Les « négociations » en cours sont un enfumage. Zelensky le sait, très vraisemblablement, mais il ne peut faire autrement que de prétendre approuver Trump. C’est en quoi il est un véritable homme d’État (qui surpasse largement de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que je l’ai déjà dit).
Comme toujours, il suffit d’écouter Poutine (et non pas ce que les poutinistes attribuent à Poutine). Voici ses dernières déclarations retransmises par Pavel Zarubin, son « journaliste » personnel qui le suit partout, et reprises par Tymofiy Mylovanov, le président de la Kyiv School of Economics, qui diffuse régulièrement des nouvelles de la guerre. Avec leur signification réelle.
« A en juger par le rythme de notre progression sur la ligne de front, notre intérêt à ce que l’armée ukrainienne se retire des territoires qu’elle occupe est tombé à zéro. »
Ce que cela veut dire, selon Tymofiy Mylovanov : la paix ne nous intéresse pas. Nous allons continuer à faire la guerre.
Deux autres points à retenir de cette déclaration ahurissante : au même moment où les « négociateurs » de Poutine, et Poutine lui-même, présentent comme une exigence cruciale le retrait de l’Ukraine de la partie du Donbass qu’elle contrôle encore (partie stratégique car lourdement fortifiée), il déclare, dans une émission destinée aux Russes, que même si l’Ukraine acceptait cette condition (à laquelle cette dernière s’oppose bec et ongles), cela ne servirait à rien. Il ne ferait pas la paix pour autant.
Le double langage est total. Une chose et son contraire, en même temps et en public, sans la moindre dissimulation.
Notez aussi le vocabulaire scandaleux : l’armée ukrainienne « occupe » l’Ukraine. Si, après ça, on ne comprend pas que le but de la Russie est d’annexer l’ensemble du pays, de droit ou de fait…
« Kyiv a choisi de déclencher la guerre. Nous tentons d’y mettre fin. Pour cela, il est nécessaire que le régime de Kiev se retire du sud-est de l’Ukraine, et alors les hostilités cesseront. »
Ce que cela veut dire, selon Tymofiy Mylovanov : la Russie ne peut pas s’emparer de ces territoires. L’Ukraine doit consentir à les céder si elle veut la paix.
Notez que Poutine, dans cette phrase, dit exactement le contraire de ce qu’il vient de dire dans la phrase précédente. Il y a cinq secondes, la Russie renonçait à exiger le retrait des Ukrainiens, tellement son armée était victorieuse. Cinq secondes plus tard, l’Ukraine doit consentir à se retirer, sinon la guerre continuera.
Nous avons là une stupéfiante démonstration de la nature extraordinairement spécifique et perverse de la désinformation poutiniste. Il s’agit non pas seulement de mentir, mais de détruire la notion même de vérité en disant littéralement n’importe quoi. En disant une chose et son contraire à quelques jours, quelques heures, voire quelques secondes d’intervalle. Comment voulez-vous négocier avec des gens pareils ?
Ce n’est pas seulement Poutine qui est en cause. Peu après 1900, un haut représentant britannique aux Indes disait exactement la même chose des Russes : ils mentent tout le temps. Comment voulez-vous négocier avec eux ?
La vérité est que la Russie est en très mauvaise posture, que ce soit militairement comme économiquement. On avait déjà remarqué que les Russes utilisent maintenant des ânes, pour acheminer vivres et munitions sur la ligne de front. On vient de localiser des éléments de… cavalerie au sein de l’armée russe. Quelques soldats ont été vus en train d’attaquer sur des chevaux (vraisemblablement volés sur place). Les blogueurs militaires russes s’étouffent de rage face à un tel manque de moyens.
Les Ukrainiens se vantent de tuer ces cavaliers d’opérette sans même faire du mal à leurs montures, grâce à leurs drones ultra-précis. Prix Brigitte Bardot de l’armée la plus amoureuse des bêtes.
Deux éléments évoqués, à mon humble avis, sont essentiels à propos du Cinglé et des réunions « pour la paix ».
Tous deux viennent d’un journaliste, ancien de la DGSE, qui disait, pour faire court, que tout cela n’était que des simagrées. Je compléterais en disant qu’il faut bien que les chaînes d’info aient du grain à moudre : alors la moindre réunion est supputée, analysée, désossée, chacun y va de son interprétation, et bien sûr l’autopsie pour finir. Mais cela aussi, ce journaliste le savait.
Le même reprochait à Winston Volodymyr ce côté quelque peu « servile » vis-à-vis de Trump. Je suis en partie d’accord avec lui. Il disait, en substance, qu’il faudrait l’envoyer balader.
Je comprends parfaitement cette position, mais face à une Europe de gazelles, incapable de se défaire de sa dépendance à Trump, Zelensky n’a pas d’autre choix. Il ne peut pas insulter l’avenir. Se mettre à dos Visage orange n’est pas une bonne idée, surtout venant de Winston Volodymyr : Trump ne le percevrait pas comme un acte de courage, mais comme une insulte, et il le ferait savoir à la terre entière — quitte à aller jusqu’à le démolir.
Trump déteste Zelensky. Il déteste tout ce qui ressemble au courage armé dont fait preuve Winston Volodymyr, ainsi que cette reconnaissance mondiale d’un homme qui est allé jusqu’au bout, que rien ne fera changer. Il a craché sur le « taxi » qui devait l’évacuer, et cela, pour l’Histoire, ne s’oubliera plus.
Tout cela aussi, ce journaliste le sait. Mais il le dit surtout pour mettre en miroir la nullité d’une Europe morte de peur, incapable d’assumer un rôle pour lequel elle a non seulement les moyens financiers, mais aussi les moyens humains et matériels.
L’Allemagne, dans son coin, a compris : elle aligne les milliards comme on enfile des perles, pour elle-même, et d’ici peu elle atteindra un niveau que certains jugeraient « inquiétant ».
Là-dessus, je n’y crois pas une seconde.
@ paulux le 26 décembre 2025
Vous devez aimer prendre des baffes : non seulement vous n’êtes pas bon, mais en plus vous êtes d’une inculture crasse sur la Russie. Alors bien sûr, des types comme vous se reniflent à la ronde.
Bien sûr, comme tous les propagandistes du Kremlin, vous pensez que plus c’est gros, mieux ça passera à force.
Tous les arguments dont vous vous servez sont éculés et usés jusqu’à la corde. Seuls des imbéciles peuvent y croire ; au bout du compte, vous ne faites plus qu’un avec eux.
Ainsi, vous entrez sans le vouloir dans ce groupe, et l’on vous reconnaît à l’odeur des mots que vous employez, que vous servez. Et vos mots puent.
@ paulux le 26 décembre 2025
Le mensonge est une affaire de gamins. Commencez par dire que le Cinglé est un criminel de guerre et, surtout, l’agresseur ; on y verra plus clair. Ensuite, vous comptabiliserez les centaines de milliers de morts à son compteur : après tout, le reste, c’est de la brise.
Ah, le grand classique : dès qu’un argument vous échappe, vous dégainez les mots-fétiches — LCI, propagande, russophobie. C’est pratique : cela évite d’avoir à répondre sur le fond.
Vous parlez de « curseur historique », mais vous oubliez que déplacer le curseur n’efface pas les faits. 2004, 2014, 2022 : ce ne sont pas des dates interchangeables, ce sont des événements documentés, analysés, débattus par des historiens — pas par des commentateurs improvisés qui confondent nuance et relativisme.
Quant à l’argument touristique (« combien ont visité la Russie ? »), il est aussi solide qu’un château de cartes sous la pluie. On n’a pas besoin d’aller en Corée du Nord pour comprendre le fonctionnement du régime, ni de visiter Tchernobyl pour connaître la radioactivité. L’histoire, ce n’est pas TripAdvisor.
Vous opposez « Poutine ment » à « Macron ment », comme si tout se valait. C’est une technique bien connue : mettre sur le même plan des systèmes politiques, des niveaux de transparence et des pratiques médiatiques qui n’ont strictement rien de comparable. Dire que « tout le monde ment » n’est pas une analyse, c’est une démission intellectuelle.
Enfin, accuser les autres de « croire les médias » n’est pas un argument non plus. C’est simplement une manière élégante de dire : « Je n’ai pas de sources, mais j’ai des certitudes. »
Bref, si vous voulez discuter d’histoire, de géopolitique ou de propagande, très bien. Mais encore faut-il commencer par autre chose que des slogans recyclés.
Bon courage, en effet, vous allez en avoir besoin.
@ sylvain le 26 décembre 2025
C’est sûr, Jordy Youpala a encore du chemin à faire avant qu’on lui retire les roues de son tricycle.
J’ai entendu dire que le parti aurait acheté deux bouliers en cadeau : un pour Jordy, l’autre pour Marine, sait-on jamais, si c’est elle qui doit aller défendre le programme de dépenses à la présidentielle.
La multiplication des pains, c’est dans la Bible ; les miracles, c’est à Lourdes.
Je connais un formateur au boulier : ça peut aider, parce qu’il y a du boulot.
Ce soir, rituel habituel sur l’Ukraine, sur LCI : les intervenants étaient interrogés à propos de la violence supposée des mots attribués à Volodymyr Zelensky — « qu’il périsse ». J’ai même entendu une traduction édulcorée en « qu’il meure ».
Je n’ai jamais rien entendu d’aussi mou du genou que les propos de ces « analystes », dignes de Munich et de ce que l’on sait aujourd’hui de ses conséquences.
Autour de la table, tous affichaient des pudeurs de gazelle. Et, bien sûr, la diplomate Sylvie Bermann, fidèle à son rôle, expliquait qu’il fallait négocier avec le Cinglé : pour elle, c’était une issue inexorable, la seule envisageable.
Heureusement, il y a toujours quelqu’un qui reste debout, qui résiste, qui croit à la victoire. Heureusement.
Cette jeune Ukrainienne de Stand with Ukraine, leste d’esprit et à la parole affûtée, leur a remis les idées en place en énumérant les crimes, les charniers, les déportations. Et il faudrait « négocier » ? Avec un homme qui a fait tuer des centaines de milliers d’êtres humains ? Un criminel de guerre qui tue chaque jour ?
Il n’y a rien à négocier, a-t-elle affirmé avec vigueur — sous-entendant aussi qu’il en allait de notre propre survie. Car personne ne sauvera sa peau : le colonel Goya le dit et le répète, tant que le Cinglé ne sera pas arrêté, il restera une menace pour tous.
La suite est non seulement écrite dans ses discours, mais il la rappelle à tout bout de champ. Si nous voulons sauver notre peau, oublions les États-Unis et aidons réellement l’Ukraine. Tout le reste n’est que littérature.
@ paulux – le 26 décembre 2025
Tiens, le troll russe revient sous un troisième nom. Avec des « arguments » aussi nuls qu’auparavant.
[À Philippe Bilger] « C’est rafraîchissant de vous lire : vous êtes biberonné aux « informations » de LCI, avec une russophobie primaire qui montre que la propagande officielle a parfaitement rempli son rôle. »
La russophobie, comme vous dites, doit être primaire, secondaire et tertiaire. Il vous incombe de démontrer le contraire. Bon courage…
En réalité, il ne s’agit évidemment pas de russophobie, mot communiste inventé par des professionnels du mensonge. Il s’agit d’anti-russisme, d’hostilité anti-russe parfaitement justifiée, de ferme résolution à se protéger contre la subversion russe internationale, contre le militarisme russe aggressif et génocidaire, et à tout faire pour détruire, à long terme, les bases impérialistes, dictatoriales, totalitaires, anti-occidentales, obscurantistes, nihilistes et anti-chrétiennes de l’idéologie russe.
N’hésitez pas à nous démontrer en quoi la France ne devrait pas faire cela. Nous attendons vos arguments…
LCI est une chaîne d’information plutôt respectable, sans commune mesure avec les poubelles dégorgeant de propagande hystérique et génocidaire dirigées par vos amis russes, comme Rossiya 1, Zvezda ou RT.
Tout juste peut-on lui reprocher un certain tropisme pro-russe, contrairement à vos allégations, comme lorsque son correspondant à interrogé Poutine, le 19 décembre dernier, concernant une libération possible de Laurent Vinatier, Français retenu en otage dans les geôles russes, exactement comme les terroristes musulmans et le gouvernement algérien prennent des otages en vue de s’en servir comme monnaie d’échange.
Poutine ayant prétendu qu’il n’était pas au courant, mais qu’il allait voir, il s’agissait là, de façon manifeste, d’une question téléguidée, préparant le terrain à un enfumage de la part du gouvernement russe dans le cadre d’éventuelles discussions avec Emmanuel Macron. Exactement comme lorsque Poutine a enfumé Donald Trump avec la libération d’otages américains pour faire croire à sa volonté d’oeuvrer à un accord de paix en Ukraine.
On voit aussi à quel point LCI est biaisé en faveur de la Russie, contrairement à vos mensonges, quand on constate la façon dont il donne la parole à Luc Ferry de façon répétée pour déverser, non pas ses « opinions », mais des mensonges ouverts et manifestes : c’est l’Ukraine qui a déclenché la guerre, la Russie l’a déjà gagnée, elle contrôle la totalité des quatre régions revendiquées, c’est pour nous un ennemi imaginaire et l’Ukraine était bien partie pour massacrer 6 millions de Juifs, comme Hitler. Tout cela avec cette charmante agressivité qui se retrouve dans les interventions de Poutine et de ses collaborateurs, et qui fait tant pour susciter la sympathie des peuples.
« Il est intéressant de constater qu’en histoire, tout dépend du moment où l’on place le curseur. Pour l’Ukraine, cela peut être en 2004, en 2014 ou en 2022. Vos lecteurs préfèrent 2022 : c’est plus simple. »
N’hésitez pas à nous expliquer en quoi placer le curseur en 2014 ou en 2004 montrerait que le gouvernement russe n’est pas un ramassis de voyous sanguinaires, dictatoriaux et impérialistes voués à la destruction de l’Ukraine et à l’asservissement de l’Occident. Allez-y. Éblouissez-nous de votre formidable culture historique.
Tant qu’à faire, remontez plus loin. Expliquez-nous en quoi le fait pour Vladimir Poutine d’avoir dit, dès 2001, à George W. Bush, que l’Ukraine était un territoire russe injustement arraché à Moscou, selon la transcription de leur rencontre déclassifiée il y a quatre jours, changerait ce que la seconde invasion de 2022 et la première invasion de 2014 ont montré sans aucun doute possible : que la Russie est un État impérialiste et génocidaire résolu depuis longtemps à appliquer à l’Ukraine (et à l’Europe) les principes de la politique étrangère hitlérienne, ceux que l’ordre international imposé par la France, l’Angleterre et l’Amérique en 1945 avait pour but d’éliminer à jamais. Allez-y. Amusez-nous.
Et remontez plus loin encore. Expliquez-nous en quoi l’Holodomor, en 1932, c’est à dire l’extermination délibérée, par la faim, de 4 millions d’Ukrainiens, ne confirme pas l’ancienneté et la persistance des intentions suprématistes et génocidaires de la Russie envers l’Ukraine, ainsi que la cruauté inhérente à la fameuse « âme russe » dont les méprisables désinformateurs dans votre genre nous ont rebattu les oreilles pendant des années.
Chanson que vous avez mise en sourdine depuis qu’il est devenu manifeste, après 2022, que « l’âme russe » consistait pour beaucoup à violer des petites filles et des petits garçons devant leurs parents, et vice versa, à torturer systématiquement des civils jetés en prison, à exécuter froidement les prisonniers de guerre, à assassiner ses propres soldats qui refusent de monter au front en Ukraine dans des attaques suicidaires, à envoyer se faire tuer sous le feu ukrainien des soldats invalides se déplaçant avec des béquilles voire en fauteuil roulant, à entretenir depuis un siècle, dans son armée, une culture de la torture de ses propres soldats qui, par exemple, fait du viol homosexuel un outil systématique de terreur et d’obéissance, etc, etc.
Expliquez-nous en quoi l’établissement du servage, en 1783, par la « grande » Catherine II, qui a accompagné la conquête de l’Ukraine par la Russie à cette période, servage que nombre de paysans ukrainiens ne connaissaient pas contrairement aux paysans russes (et auquel ces derniers sont toujours soumis, mutatis mutandis, si l’on considère qu’il n’y a jamais eu de liberté réelle dans le pays), expliquez-nous donc en quoi ce merveilleux apport de la « civilisation russe » à l’Occident n’est pas de nature à conforter la constatation que la Russie a, de tout temps, été l’ennemie de la liberté, un empire dont l’expansion a toujours menacé ses voisins, et les menace encore.
J’abrège ici cette liste qui pourrait faire des pages et des pages, et remonter jusqu’à la création de la Russie (bien postérieure à celle de l’Ukraine, contrairement aux mensonges de Vladimir Poutine).
Oui, vraiment, faites comme votre patron, le bandit immoral, criminel de guerre et multi-milliardaire du Kremlin, et tentez de nous dérouler une fois de plus les interminables falsifications historiques qu’il assène sans cesse à ses interlocuteurs étrangers, contraints d’écouter ses salades.
Sachez simplement qu’on n’est pas ici dans les cercles diplomatiques où le secret et le protocole empêchent si souvent la vérité d’émerger. Vous êtes dans un espace de liberté, où les gens connaissent l’histoire de la Russie, et sont en mesure de rendre coup pour coup face aux dérisoires menées subversives des nullités aux ordres dans votre genre.
« Au fait, combien ont visité la Russie, combien ont étudié son histoire ? Là encore, c’est plus simple. »
Hahaha, le fameux argument touristique. Moi chuis allé en Russie, donc j’ai vu de mes yeux vu. Donc j’ai raison. Ben, non seulement on n’en sait rien, si vous êtes « allé en Russie », mais Vladimir Poutine aussi, il est « allé en Russie ». Ça ne l’empêche pas de mentir comme un arracheur de dents. Le traître, l’espion Xavier Moreau aussi, il est « allé en Russie ». Il y est même implanté à demeure, avec la nationalité russe et, sans nul doute, les contreparties financières qui récompensent son infamie.
L’ancien Président du Conseil radical Édouard Herriot, lui aussi, était allé en Ukraine, en 1933, en plein Holodomor, « témoignant », à son retour, qu’il avait vu les Ukrainiens se goberger, et que personne n’y mourait de faim. En un épisode honteux qu’on ne rappelle pas assez aujourd’hui.
Et en Ukraine, gros malin, vous y êtes allé, aussi ? Les prisons russes où l’on torture systématiquement les civils dans les territoires occupés, vous y êtes allé ? Les hôpitaux, les jardins d’enfants, les immeubles d’habitation, les églises orthodoxes, jusqu’à l’emplacement de Babi Yar où la Shoah a débuté, toutes ces prétendues « infrastructures militaires » que les Russes bombardent sans cesse, vous les avez visités, aussi ?
C’est justement parce qu’il y a, ici, des gens qui ont étudié l’histoire russe, contrairement à vous qui n’intervenez ici que pour mentir continuellement à son sujet, que votre propagande grossière est vouée à l’échec.
« Il est facile de dire que Poutine ment, mais pas Macron, n’est-ce pas ? Pour le second, on aurait toutes les preuves ; pour le premier, il suffirait de lire ses discours. Je sais, c’est compliqué : mieux vaut écouter les médias qui disent la vérité. »
Non, c’est très simple, au contraire : il suffit, en effet, d’écouter les discours de Poutine pour s’apercevoir qu’il ment sans cesse. Un seul exemple, mais il y en a des centaines. En 2008, lors d’une interview à la télévision allemande ARD, il avait affirmé que la Russie ne contestait nullement les frontières internationalement reconnues de l’Ukraine, y compris la Crimée dont il reconnaissait l’appartenance à ce pays.
Et il l’avait fait avec le même ton agressif que vous employez ici vous-même, la même arrogance de voyou, le même renversement accusatoire consistant à se plaindre que la question du journaliste était une « provocation » (selon le vocabulaire bien rodé de la propagande communiste).
Je n’ai pas besoin, je crois, d’indiquer les innombrables « discours », comme vous dites, durant lesquels il a dit le contraire par la suite : c’est maintenant inscrit dans la Constitution russe.
J’attire votre attention sur le fait que sept ans auparavant, il avait dit exactement le contraire à George W. Bush en faisant clairement comprendre qu’il revendiquait l’Ukraine dans sa totalité… mais lors d’un entretien resté secret jusqu’à ce jour.
Longtemps avant l’annexion de la Crimée en 2014, il avait dit et répété à différents responsables étrangers que l’Ukraine était un faux pays, que l’Ukraine était russe. Notablement à Mikheil Saakachvili, lorsque ce dernier dirigeait la Géorgie.
Quand il a envahi la Crimée, il a dit qu’il n’avait pas envahi la Crimée. Quelque temps plus tard, il avait dit que bien sûr, il avait envahi la Crimée, et que c’était lui qui avait directement planifié l’opération.
Vous êtes un menteur même pas talentueux. Allez donc exercer votre technique dans des lieux plus adaptés à votre faible quotient intellectuel.
Après de telles castagnes et divisions entre les politiques français, visibles sur ce lien, il ne faut pas s’étonner que Trump et Poutine isolent la France et l’UE du cercle des grands de ce monde. À leurs yeux, on ne pèse rien du tout…
Un pays fauché, sans armes de défense, sans pétrole, sans gaz, sans terres rares, mais avec des GG.
https://www.youtube.com/watch?v=F7A1uEbU7cM
«…les voltes obscènes d’un Trump concédant beaucoup à Poutine, faute d’avoir été capable de le maîtriser et de le faire rentrer dans le rang. » (PB)
Pourquoi « obscènes » ?
Donald Trump présente certes un caractère quelque peu fantasque, mais, en tant qu’homme d’affaires pétri de la maxime « time is money », il prend le taureau par les cornes sans tergiverser lorsqu’il le faut, par exemple face à la question migratoire aux États-Unis.
En d’autres circonstances, il appelle un chat un chat, car il sait aussi juger et jauger les hommes, en recadrant au besoin MM. Zelensky et Macron, qui possèdent le point commun d’invoquer la guerre afin de se maintenir au pouvoir pour l’un, afin de se donner l’impression d’exister pour l’autre, en alimentant sa petite gloriole.
Enfin, au nom de quoi M. Trump, ou quiconque d’autre, devrait-il « faire entrer dans le rang » M. Poutine ?
Ceci s’applique également à tous ces grands donneurs de leçons du paysage politico-médiatique qui, en France — pays failli, plongé dans le désordre, l’anarchie et la corruption, doté d’un millier, voire plus, de « quartiers sensibles » en quasi situation d’occupation étrangère, où la pègre est choyée et les braves gens brimés, pays pourvu d’un droit étrange et particulièrement tordu, source d’innombrables injustices, et où la liberté d’expression est bridée par une interprétation tendancieuse de toute opinion divergente —, ont tendance à jouer aux matamores de la défense de principes sur lesquels ils sont les premiers à s’asseoir, alors qu’ils feraient mieux de balayer devant leur porte, en silence.
C’est rafraîchissant de vous lire : vous êtes biberonné aux « informations » de LCI, avec une russophobie primaire qui montre que la propagande officielle a parfaitement rempli son rôle.
Il est intéressant de constater qu’en histoire, tout dépend du moment où l’on place le curseur. Pour l’Ukraine, cela peut être en 2004, en 2014 ou en 2022. Vos lecteurs préfèrent 2022 : c’est plus simple.
Au fait, combien ont visité la Russie, combien ont étudié son histoire ? Là encore, c’est plus simple.
Il est facile de dire que Poutine ment, mais pas Macron, n’est-ce pas ? Pour le second, on aurait toutes les preuves ; pour le premier, il suffirait de lire ses discours. Je sais, c’est compliqué : mieux vaut écouter les médias qui disent la vérité.
Allez, bon courage à tous.
@ Giuseppe
« En suivant la route des cols… »
Quels cols ? Arrêtez de vous pavaner, surveillez plutôt votre col du fémur : à votre âge, c’est plus prudent — conseil de Jordy, tétine et barboteuse.
Giuseppe, notre Tartarin du blog, qui se prend pour Bahamontes : poilades sur poilades. Merci, Philippe, pour cette recrue de choix.
Merci, Exilé, de nous avoir envoyé votre lien en ce jour du 25 décembre.
J’ai cru, à un moment donné, que Luc Ferry, sorti de ses gonds, allait mettre une droite à Darius Rochebin. Je ne connaissais pas cette chaîne YouTube.
Entre les politiques, les services de renseignement, les experts, les historiens, les généraux, les diplomates, les journalistes et les chroniqueurs, chacun y va de son savoir (vrai ou faux) et, à la fin, on ne sait plus s’il s’agit d’information ou de désinformation. Entre la vérité et la propagande, allez donc savoir ce que Poutine, le discret, a réellement dans la tête.
@ Tipaza, le 25 décembre 2025
C’est peut-être un peu revisité… 🤔
@ Valéry, le 25 décembre 2025
« Ne me prenez pas pour une bille… »
Euh… un tout petit peu quand même.
« Vous mélangez les pommes et les oranges »
Votre gloubi-boulga commence par accuser l’autre de confondre les catégories… pour faire exactement la même chose.
Comparer un régime autoritaire, où l’opposition est empêchée de se présenter, à une démocratie pluraliste où les opposants existent, s’expriment, se présentent et gagnent parfois des élections, ce n’est pas comparer des pommes et des oranges : c’est comparer une pomme et la photo d’une orange.
L’argument s’auto-annule dès la première ligne.
« Les gens ordinaires ont voté pour Poutine, donc il est respecté »
C’est un raisonnement circulaire. On sent bien que vous êtes enfermé comme dans une vis sans fin, et vous ânonnez, forcément, une bêtise crasse :
On affirme que l’opposition est muselée.
On constate ensuite que les gens votent massivement pour le pouvoir.
On en conclut que le pouvoir est légitime.
C’est comme dire :
« Les gens vont au restaurant A parce que le restaurant B est fermé. Donc A est meilleur. »
Le vote n’est pas un indicateur fiable lorsque les candidats alternatifs sont interdits, les médias contrôlés, la répression omniprésente, et que les résultats ne sont même pas vérifiables.
Sauf, bien sûr, pour l’illustre Mariani, dégommé en direct il y a peu par le général Richoux en grande forme.
C’est un sophisme d’apparence démocratique.
« Netanyahou aussi est visé par la CPI, donc relativisons »
C’est un whataboutisme classique :
« X a fait quelque chose de critiquable, donc Y n’est pas si grave. »
Une technique rhétorique destinée à éviter de traiter le sujet principal.
Le fait que plusieurs dirigeants soient visés par la CPI ne dit absolument rien sur la validité des accusations concernant l’un ou l’autre.
Il faut tout décortiquer avec vous… N’ayant pas sur moi l’aérosol KF F2 spécial contacts, je traduis donc :
C’est comme dire : « Plusieurs conducteurs ont été flashés, donc je n’ai pas grillé le feu rouge. »
« Le système entier est corrompu »
C’est une généralisation totale, utilisée pour invalider toute institution d’un seul geste.
Oui, il existe de la corruption en France aussi. C’est rhétoriquement efficace avec des personnes aux contacts oxydés, mais intellectuellement vide — du moins pour moi.
Si tout est corrompu, alors plus aucune critique n’a de valeur, aucune élection n’a de sens, aucune justice n’est légitime, aucune information n’est fiable.
Cet argument détruit même votre propre position sur le Cinglé et son pays de merveilles.
« Macron a été élu grâce au lavage de cerveau médiatique »
C’est un argument impossible à prouver et impossible à réfuter — donc inutile.
C’est aussi une façon de retirer toute responsabilité aux électeurs, ce qui est paradoxal pour quelqu’un qui prétend défendre la souveraineté populaire.
Si les médias suffisaient à « fabriquer » un président, tous les pays auraient les mêmes résultats électoraux, ce qui n’est évidemment pas le cas.
« La Russie et la France utilisent des méthodes différentes mais les résultats sont similaires »
C’est un raccourci spectaculaire.
Comparer un système où les opposants sont emprisonnés, exilés ou interdits, à un système où ils se présentent, débattent, gagnent des villes, des régions et des élections législatives…
Bon, là, je ne vais quand même pas vous faire un dessin.
J’aime bien la métaphore sportive — j’ai eu mon bac en partie grâce au sport :
c’est comme dire qu’un marathon et un kidnapping sont deux façons différentes de se déplacer.
Bon, j’arrête ici.
Je finis bien l’année, je me sens en cannes. Tant que j’y suis, je vous conseille de garder à portée de main l’aérosol prescrit : souvent, il dépanne même le voyant airbag qui fait le plus peur — il est sous le siège.
Ne me remerciez pas : j’ai toujours une trousse de secours avec moi.
@ Ellen
le 25 décembre 2025
« Si Poutine est un ogre, alors Tebboune est une sangsue, un terroriste financier, un braqueur qui a fait voter une loi dénonçant la France pour « criminalisation coloniale française ». »
Luc Ferry explique, en s’appuyant sur Carl Schmitt, que la diabolisation de Vladimir Poutine participe de la construction d’un ennemi, lequel joue alors un rôle fédérateur. Selon lui, le gouvernement algérien procède de manière analogue en faisant de la France le responsable de tous les maux, y compris les plus abracadabrants, afin de disposer d’un bouc émissaire destiné à masquer son incompétence. Cela alors qu’en 1962, la France aurait laissé en héritage un pays moderne, doté d’importantes infrastructures routières, portuaires, socio-éducatives, médicales, énergétiques et hydrauliques, qui suscitaient à l’époque l’admiration de nombreux pays arabes eux-mêmes.
Luc Ferry : « Arrêtez de mentir : Poutine n’est pas l’ennemi, c’est l’Ukraine l’agresseur. »
https://www.youtube.com/watch?v=QhD_qOhosXI
@ Ellen le 25 décembre
N’oublions pas que Barrot, porte-coton du « Talleyrand de la diplomatie », a répondu à l’agression du régime pourri d’Alger, comme de coutume, sur un ton cinglant, exemplaire et réconfortant pour les familles que les fellouzes ont endeuillées, pour les « appelés » qui ont laissé là-bas leur jeunesse, pour les proches des harkis assassinés parce qu’ils avaient servi leur patrie, la France, et pour le million de Pieds-Noirs qui avaient développé et aimé cette terre française d’Afrique.
« Manifestement hostile », a osé le Quai d’Orsay, alors que, face à la gravité inouïe de l’exigence du Parlement algérien — des milliards et des excuses —, les termes qui s’imposaient étaient « parfaitement abject », même en langage diplomatique. On ne fait pas dans la dentelle avec de tels individus.
Mieux — ou plutôt pire —, le ministre, n’écoutant que son légendaire courage, a aussi menacé : « Nous travaillons à la reprise d’un dialogue exigeant avec l’Algérie », a-t-il ajouté… dans un réflexe bienvenu de tendre l’autre joue. Pauvre France… Qu’as-tu fait pour avoir à supporter un tel pleutre ?…
Un pouvoir digne de ce nom aurait déjà expulsé l’ambassadeur et tout le personnel diplomatique, fermé les consulats, rassemblé mille OQTF algériens sur un quai de Marseille pour les mettre au fond de cale d’un cargo en partance pour Alger, supprimé tout transfert de fonds des Algériens présents sur notre territoire vers leurs familles restées au bled, jeté à la poubelle toutes les demandes de visas, détruit les cachets les accordant… et envoyé un commando du GIGN pour récupérer et ramener chez lui Christophe Gleizes.
En réalité, il faut se rendre à l’évidence : celui-ci est davantage victime de la faiblesse coupable de l’Élysée que de la haine pétrie de Tebboune contre la France.
Il faut se rendre à l’évidence : nous sommes ridicules.
@ Ellen 25 décembre 2025
Merci pour votre commentaire complémentaire au mien.
Il est évident que monsieur Macron est un partisan du port permanent du cilice par la France, laquelle devrait se mortifier pour expier ses fautes, nécessairement et à jamais inexcusables, puisqu’elle a osé coloniser l’Algérie en 1830…
L’Algérie, en tant que telle, n’existait pas à cette époque, et son nom comme ses frontières sont le fruit du débarquement à Sidi Ferruch — nom et frontières que le régime algérien refuse d’admettre. Et pourtant, dès 1961, donc bien avant l’indépendance de 1962, le FLN s’était engagé à renégocier ses limites frontalières avec le Maroc, ce que le président Ben Bella s’est refusé à faire une fois l’indépendance acquise, avec à la clé des combats, notamment à Figuig dès juillet 1963 : ce fut ce que l’on a appelé « la guerre des Sables ».
Si les Arabes gouvernent majoritairement ce pays, le fond initial de la population est et reste berbère. Et si l’Algérie est devenue musulmane, c’est bien par une colonisation arabe, dont l’Occident — et encore moins la France — ne saurait être tenu pour responsable. Cependant, cette colonisation-là serait parfaite et idéale, et les dirigeants algériens ne sauraient la mettre en cause ! Mais que le gouvernement algérien demande démocratiquement aux Chaouis, dont les Kabyles sont une composante, ce qu’ils en pensent !
Le site de RFI rapporte les éléments suivants relatifs à la loi votée par le Parlement algérien visant à criminaliser la France :
« Concrètement, le projet de loi réclame des “excuses officielles” de la France pour les actes commis durant la période coloniale qui s’étend de 1830 à 1962. Ces excuses seraient d’ailleurs un préalable à toute “réconciliation mémorielle”. En cinq chapitres, les députés qui ont travaillé sur le document listent les exactions commises : tortures, pillages, exécutions. Ils appellent également la France à remettre les archives, notamment les sites des essais nucléaires et les cartes de lieux minés.
Cette loi criminalise les faits commis durant cette période, notamment les tortures, les pillages et les exécutions. Elle prévoit également “une indemnisation complète et équitable pour tous les dommages matériels et moraux engendrés par la colonisation et la restitution des archives”, notamment les cartes des sites minés et celles des essais nucléaires. L’Algérie demande aussi à la France la décontamination de ces zones. Des peines de prison ferme sont également prévues pour tous les Algériens glorifiant la période coloniale. »
La réaction du ministère des Affaires étrangères de monsieur Barrot, rapportée par France Info, est la suivante :
« La France réagit. L’adoption par l’Algérie d’une loi criminalisant la colonisation française (de 1830 à 1962) est “une initiative manifestement hostile, à la fois à la volonté de reprise du dialogue franco-algérien et à un travail serein sur les enjeux mémoriels”, a réagi le ministère des Affaires étrangères, mercredi 24 décembre. Ce texte, adopté dans l’après-midi par le Parlement algérien, juge imprescriptibles un certain nombre de “crimes de la colonisation française” et demande des “excuses officielles” ainsi que des réparations.
Le porte-parolat du Quai d’Orsay a souligné que la France n’avait “pas vocation à commenter la politique intérieure algérienne”. Toutefois, Paris rappelle “l’ampleur du travail engagé par le président Emmanuel Macron en matière de mémoire de la colonisation au travers d’une commission mixte d’historiens français et algériens”.
“Nous continuons de travailler à la reprise d’un dialogue exigeant avec l’Algérie, qui puisse répondre aux intérêts prioritaires de la France et des Français, en particulier s’agissant des questions sécuritaires et migratoires”, ajoute néanmoins le ministère. »
La dureté de cette réaction française est effectivement de nature à faire trembler monsieur Tebboune et les caciques du régime algérien ! Quant au travail de mémoire confié à monsieur Benjamin Stora, tout historien sérieux connaît son caractère tendancieux et irréaliste. Et, dans cette affaire, le régime algérien oublie un détail d’importance : c’est bien le FLN qui a voulu la guerre le 1er novembre 1954 et en a récolté les fruits amers.
« Courage, fuyons ! » Telle peut être considérée cette réaction débilitante, qui manifeste sans doute un courage intellectuel rare de la part d’une classe politique hors sol !
@ Robert Marchenoir le 24 décembre
Zelensky : Serviteur du peuple ou Serviteur de Dieu ?
Cette dimension religieuse du conflit russo-ukrainien, rarement évoquée mais néanmoins bien réelle, démontre — s’il le fallait encore — qu’il s’agissait avant tout d’une « guerre civile » entre peuples frères et que, la dispute étant essentiellement territoriale, les Occidentaux n’avaient pas à s’en mêler. Mais l’occasion était trop belle pour les « faucons » de Washington et leurs alliés de tenter de porter un nouveau coup à « l’ours ». Ils sont même allés jusqu’à exciter Kiev contre Moscou (cf. la révolution de Maïdan et les sandwichs de Victoria Nuland).
Il est désormais beaucoup trop tard pour qu’ils puissent s’en retirer sur la pointe des pieds, les intérêts stratégiques et économiques des uns et des autres étant engagés au point que le ou les perdants y perdront la face.
Trump l’a bien compris et s’éloigne peu à peu de ce nid de guêpes en modifiant le rôle de Washington. Biden se comportait en « parrain » de Kiev… Donald a endossé le costume d’arbitre… tout en sachant qui doit vaincre pour que les États-Unis renforcent leurs défenses contre la Chine, qu’il considère comme leur seul et véritable adversaire — non pas militaire, mais, bien plus grave, économique.
Il n’attend rien, ou presque rien, de l’Ukraine, alors qu’attirer Poutine dans ses filets pourrait réduire, a minima, le risque de constitution d’un gigantesque axe économique entre Pékin et Moscou, qui serait plus puissant que les États-Unis.
Face à cet enjeu, le sort de l’Ukraine lui importe peu… C’est ce que l’UE — du moins la majorité de ses membres, et en particulier Macron — se refuse à accepter, au nom d’une « morale » que ni Trump ni Poutine ne partagent, s’attirant ainsi la colère du premier et le mépris du second.
Si Macron va à Moscou pour négocier un énième plan de paix, il perdra la partie, d’autant plus qu’il n’a aucune force à opposer au « niet » de Poutine. Mieux vaudrait que l’Europe, elle aussi menacée par la Chine, retrouve un peu de pragmatisme, se souvienne que sa mission est avant tout économique et se rapproche rapidement de l’analyse géostratégique de Trump. Et ce, à plus forte raison qu’elle n’a ni les moyens militaires ni les moyens financiers de soutenir Zelensky, lui-même de plus en plus critiqué par son peuple.
Son numéro de dévot n’est qu’une tentative minable de ramener à lui les brebis qu’il croit égarées, de réunir un peuple dont des centaines de milliers d’enfants sont morts sous les ordres de dirigeants corrompus… À l’époque où il exhibait ses attributs sur un piano, son humour de comédien à la Coluche était plus convaincant…
@ Robert – 24 décembre 2025
« Vu l’état de la France, même un pays comme l’Algérie se permet à présent de s’essuyer les pieds sur elle comme sur une carpette ! Donc, face à monsieur Poutine ou monsieur Trump, il est évident qu’il ne fait pas le poids. »
C’était à prévoir, et le plus grave est arrivé !
Aujourd’hui, l’Algérie de Tebboune se frotte les mains et dit merci à E. Macron d’avoir dégoupillé la grenade contre la France en février 2017, lors de sa visite en Algérie, alors qu’il n’était qu’un candidat — EM (École maternelle) — à la présidentielle. Il s’est ciré les pompes de son futur homologue, tel un traître à la France, alors même qu’il était présumé gouverner son pays, la France, s’il était élu, et a dénoncé en direct à la presse algérienne que « la colonisation est un crime et une barbarie contre l’humanité ».
Et Macron se prend encore pour un diplomate ? Fichtre !
Si Poutine est un ogre, alors Tebboune est une sangsue, un terroriste financier, un braqueur qui a fait voter une loi dénonçant la France pour « criminalisation coloniale française ». Sa culture est celle de l’extorsion de fonds français, du refus de reprendre ses criminels algériens, ses assassins et ses OQTF, ces influenceurs menaçant la France, tous venus illégalement en France se soigner gratis et vider nos caisses, pour encore et toujours nous réclamer, et à vie, nos fonds souverains.
Tebboune oublie les milliers de Français torturés et tués par sa bande du FLN, qui déposait des bombes contre des restaurants, des hôtels et des résidences françaises. Il oublie que la France, dès les premiers jours de l’indépendance, leur a laissé des hôpitaux, des écoles, des universités, des routes toutes neuves, des vignobles, des commerces, etc.
Et l’Algérie ose encore nous réclamer, sous forme de chantage, des centaines de millions, quasiment à vie ?
Il faut en finir avec l’Algérie une fois pour toutes. Le seul moyen de contraindre l’Algérie à reprendre ses criminels algériens serait, selon vous, d’affréter en silence plusieurs avions charter et de tous les débarquer chez Tebboune sans lui annoncer qu’on arrive.
Trump, lui, ne prendrait pas autant de délicatesse que la France, qui se couche et dit encore merci en se prenant des baffes. Poutine non plus : il dit et il fait sans prévenir, envoie sa police d’État et les retient au goulag (travail forcé) ou en prison avant de les expédier d’où ils sont venus. Avec ces deux puissances mondiales, c’est vite réglé !
La honte !
N’oublions jamais les déclarations immondes d’Emmanuel Macron en Algérie, en février 2017 :
https://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/02/15/35003-20170215ARTFIG00260-en-algerie-macron-denonce-la-colonisation-c-est-un-crime-contre-l-humanite.php
En ce jour de Noël, ma gourmandise l’a emporté. En suivant la route des cols, je me suis arrêté à la pâtisserie préférée d’Emmanuel Macron : bûche à l’ancienne, nostalgie, revisitée bien sûr par un artiste, aux trois parfums.
Et puis, en revoyant le discours de Winston Volodymyr en ce jour de Noël, je me suis dit qu’il mérite tout le courage qu’il se donne. Il a beaucoup changé physiquement, vieilli sans aucun doute, lui qui a débuté sa carrière politique avec un visage juvénile. Que la force soit avec lui et avec ses citoyens.
Que l’Europe soit aussi avec lui ; nous le méritons. Bonnes fêtes.
Je ne dérogerai pas : partie de manivelles, juste pour être en cannes pour la nouvelle année.
Magnifique paysage sibérien ce matin, sous la neige. L’espace d’un moment, j’ai cru apercevoir le tsarévitchissime Vladimir, Imperator de toutes les Russies, promenant son chien — un berger russe blanc qu’il aurait ramené d’Ukraine — devant sa datcha, avec ce fameux sourire charismatique qui met en rage rouge l’ONU, la CPI, l’UE et les mafias occidentales.
Mais ce n’était qu’un mirage, une sublime apparition, hélas.
Joyeux Noël, Poupou !
@ Giuseppe
« Donnez-moi un point d’appui et je soulèverai la Terre ! » (Hercule Volodymyr Serviteur du peuple) »
En général, et en particulier, les spécialistes du BTP disent que c’est Archimède qui a tenu ces propos, en parlant du monde plutôt que de la terre.
La force n’y est pour rien ou si peu, c’est la pensée de la mécanique statique qui compte.
Mais bon, peut-être que pour Hercule Volodymyr, l’important c’est d’avoir de gros bras.
———————————–
@ Robert Marchenoir le 24 décembre 2025
« Défense des valeurs chrétiennes traditionnelles »
Ah, mais il n’y a pas que Volodymyr qui pratique les valeurs chrétiennes, Donald Trump également. Lui c’est le pardon généreux qu’il pratique, un peu comme Aliocha.
Il a déclaré à l’occasion de Noël :
«Joyeux Noël à tous, y compris aux pourritures de gauche radicale qui font tout leur possible pour détruire notre pays, mais qui échouent lamentablement», a déclaré le président républicain sur son réseau Truth Social, alors qu’il célèbre les fêtes de Noël à Mar-a-Lago, sa résidence en Floride. (Le Figaro)
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a8/Rembrandt_Harmensz._van_Rijn_012.jpg
25Mais cela est arrivé afin que s’accomplît la parole qui est écrite dans leur loi : ils m’ont haï sans cause.
https://saintebible.com/lsg/john/15.htm
Joyeux Noël aux frères ennemis.
@ Giuseppe
Comme d’habitude, vous mélangez les pommes avec les oranges — tout est bon dans le cochon —, donc il n’y a plus beaucoup de sens à la fin. Bien que l’opposition soit muselée en Russie (de votre perspective), cela n’oblige pas pour autant les gens ordinaires à se rallier à Poutine. À aller voter, or ils l’ont fait, et pour une écrasante majorité. Il y a bien des pays dans le monde où le chef est respecté : faites-vous à cette idée.
Que Poutine ait été condamné par la CPI, je l’entends. Netanyahou aussi, et cela n’a pas empêché la France et ses plateaux de l’accueillir en pompe. Donc faites-vous petits : les leçons à donner commencent par soi-même. Je rappelle aussi que les États-Unis ont lourdement menacé la CPI de sanctions à la suite de cette dernière condamnation. Cela démontre à quel point le système entier est corrompu.
Oui, Macron a été élu au scrutin démocratique. Après un lavage de cerveau constant dans les médias, puis l’invisibilisation et la diabolisation des opposants les plus sérieux, il y a bien des manières d’infléchir et de modifier les résultats des élections. C’est juste que la Russie et la France utilisent des méthodes différentes, avec des résultats similaires.
Maintenant que les Français ont compris qu’ils se sont fait entuber, et que MLP semblait dominer dans les sondages, sans aucune opposition sérieuse, pouf : inéligibilité et condamnation en justice. Le hasard fait bien les choses.
Ne me prenez pas pour une bille. Tous vos arguments, c’est de la soupe.
Défense des valeurs chrétiennes traditionnelles : les employés des ambassades française, britannique et allemande, vêtus de chemises folkloriques ukrainiennes, interprètent, dans le métro de Kiev, le célèbre chant de Noël Sonnent les cloches écrit par le compositeur ukrainien Mykola Léontovytch au début du siècle dernier.
De son côté, Volodymyr Zelensky présente ses voeux de Noël aux Ukrainiens : « En cette veille de Noël, les Russes montrent une fois de plus leur vraie nature : bombardements massifs, drones par centaines, missiles balistiques, missiles Kinzhal – ils ont tout utilisé. C’est ainsi que frappent ceux qui renient Dieu. C’est ainsi qu’agissent ceux qui n’ont rien de commun avec la chrétienté, ceux qui n’ont rien d’humain. »
« Mais nous tenons bon. Nous sommes solidaires entre nous. En ce jour, nous prions pour que tous ceux qui sont sur le front reviennent en vie. […] Aussi longtemps que tout cela vivra dans nos coeurs, aussi longtemps que l’humanité vivra en nous, aussi longtemps que nous préserverons notre foi et cette simple et puissante volonté de vivre, le mal n’aura aucune chance. »
« En voici une preuve de plus : selon la tradition, nos merveilleux enfants se rassemblent, ces jours-ci, vêtus de costumes de toute sorte, et s’en vont par le voisinage annoncer la bonne nouvelle : la naissance du Fils de Dieu. […] Aussi longtemps que nous ferons cela, nous survivrons, la vie prévaudra et l’Ukraine sera préservée. »
Mais Zelensky est un chef d’État, pas un prêtre : « Chers Ukrainiens, depuis la nuit des temps, nous croyons que la nuit de Noël, le Ciel s’ouvre, et qu’il exaucera nos rêves si nous les lui confions. Aujourd’hui, nous partageons tous un rêve […] : ‘Qu’il meure’ […]. »
Pas besoin de préciser de qui il s’agit.
« Mais lorsque nous nous tournons vers Dieu, nous lui demandons quelque chose de plus grand, bien sûr : la paix en Ukraine. Nous nous battons pour elle. Et nous prions pour elle. Nous la méritons. […] »
« Que les yeux de nos enfants, de nos parents, de nos proches et de nos familles cessent enfin de pleurer. Que la bonté et la vérité triomphent. Que la paix remporte la victoire. Que nous vivions. Que l’Ukraine vive. Et que vienne le jour inévitable où tous se réuniront chez eux pour la première année en paix, pour un Noël en paix, où tous se diront : le Christ est né, gloire à Lui. »
Voilà comment le Juif Zelensky annonce la naissance du Juif Jésus à son peuple.
Winston Volodymyr n’acceptera que ce qu’il sait que son peuple acceptera. Et si on lui donne du « carbure », 2026 sera la fin d’un rêve pour cette équipe du Kremlin.
L’Ukraine, par son courage et sa rage de vaincre, va devenir le fossoyeur de la Russie : l’Histoire et ses revirements.
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/other/l-ukraine-frappe-la-flottille-russe-en-crim%C3%A9e-avec-son-nouveau-missile-flamingo/ar-AA1SXER4?
ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=6b7209b16b1340f1991b43e34435f603&ei=22
« Donnez-moi un point d’appui et je soulèverai la Terre ! » (Hercule Volodymyr Serviteur du peuple)
@ Valéry le 23 décembre 2025
« Si c’est pour s’excuser de ses innombrables bourdes et décisions stupides, oui, Emmanuel Macron a intérêt à parler à Vladimir Poutine.
Si c’est pour soi-disant mettre un peu plus de pression, lui qui plafonne à 15 % d’opinions favorables, face à un Poutine qui avoisine les 80 %, il peut toujours courir : les Russes ont bien compris que Macron ne représente que lui-même, et non la France. »
Je me contenterai de cette partie ; je suis abasourdi par tant d’inepties. La suite est pire encore.
Ce que vous appelez « analyse » ressemble surtout à un copier-coller de propagande. Opposer des pourcentages de popularité issus d’un régime où l’opposition est muselée, les médias contrôlés et les sondages verrouillés — sans compter les assassinats —, c’est un peu comme se vanter de gagner une course quand on est le seul autorisé à prendre le départ.
80 % chez le Cinglé, et pour ses homologues dans le monde, c’est du 100 % ! Là, vous citez un score presque anorexique. Pour se la jouer démocrate, il paraît que c’était 110 %… Il n’a pas osé, alors il s’est mis juste au-dessus — pour son peuple servile en majorité — des 50 % de la démocratie. Mais quelle poilade !
Oui, le Cinglé fait bien l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).
Il est présumé responsable de crimes de guerre, notamment la déportation illégale d’enfants ukrainiens vers la Russie.
Ce mandat, émis en mars 2023, est le premier visant un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.
Rappel, pour effacer vos âneries : cela signifie que tout État membre de la CPI a l’obligation légale de l’arrêter s’il entre sur son territoire. Amnesty International rappelle d’ailleurs que, dans un pays membre comme la Mongolie, les autorités seraient tenues de le remettre à la Cour s’il s’y rendait.
Et la suite dont vous nous gratifiez est du même tonneau. Vous réalisez ce que vous écrivez ?
Quant à dire que Macron « ne représente que lui-même », c’est oublier un détail : il a été élu dans un scrutin pluraliste, avec plusieurs candidats, plusieurs partis, plusieurs débats… bref, tout ce qu’un système autoritaire ne permet pas. On peut critiquer ses choix, c’est même sain, mais réduire la France à un chiffre de sondage, c’est surtout révéler une conception très pauvre de la démocratie.
Et si parler à Poutine est nécessaire — c’est selon —, ce n’est pas pour flatter qui que ce soit, mais parce que la diplomatie, la vraie, ne se fait pas à coups de slogans, mais en gardant le sang-froid que les régimes autoritaires, eux, ne peuvent pas se permettre.
@ Tipaza – le 24 décembre 2025
@ Robert Marchenoir
« Et puis le rattachement de Königsberg à la Pologne serait infiniment plus légitime que celui des territoires ukrainiens à la Russie. C’est la ville de Kant, bon sang de bonsoir ! Elle a été peuplée d’Allemands pendant mille ans. »
« Super proposition ! Dans le même ordre d’idée on pourrait rendre l’Alsace-Lorraine à l’Italie, Nice et la Savoie à l’Allemagne, la Bretagne à l’Autriche, etc. »
Non, ça n’a rien à voir. Relisez lentement ce que j’ai écrit, en suivant avec le doigt si nécessaire. Ouvrez un livre d’histoire de l’Europe centrale pour compléter votre culture, si les notions de base vous manquent.
Lisez également l’article d’Orhan Dragas que j’ai indiqué. Je sais, ça prend un peu plus de temps que de faire des blagues à la c…
De ce billet, Monsieur Bilger, je retiens la conclusion :
« Pour la fin de son second mandat, le président Macron pourrait – et devrait – […] non plus nous prévenir contre le danger du Rassemblement national, que sa mansuétude régalienne n’a cessé de faire monter, mais se camper, autant qu’il le peut, en résistant face à un ordre mondial où la violence et la guerre ne seraient plus des problèmes, mais des solutions.
À condition que la France, déjà affaiblie, ait encore son mot à dire. »
Tout le problème pour monsieur Macron est qu’il a détruit l’essentiel de notre diplomatie. Et que, pour discuter sérieusement (au sens d’être pris au sérieux) avec des pays négociant avec des diplomates chevronnés et nécessairement retors, encore faut-il manifester une autorité incontestable tant dans les affaires intérieures qu’extérieures. Vu l’état de la France, même un pays comme l’Algérie se permet à présent de s’essuyer les pieds sur elle comme sur une carpette ! Donc, face à monsieur Poutine ou monsieur Trump, il est évident qu’il ne fait pas le poids.
J’ai apprécié un certain nombre de commentaires, dont ceux de Tipaza des 23 et 24 décembre 2025, ou encore celui d’Ellen du 24 décembre.
Toute la difficulté pour analyser l’affaire ukrainienne vient trop souvent de partis pris idéologiques ou d’une doxa que nos instances politiques, nationales comme européennes, veulent nous imposer sans nous laisser le droit d’exprimer un point de vue différent. Je ne puis que conseiller la lecture du livre d’Alexandre Del Valle Le Nouvel ordre post-occidental, dont le sous-titre donne son vrai sens : Comment la guerre en Ukraine et le retour de Trump accélèrent la grande bascule géopolitique.
D’évidence, monsieur Macron, par sa formation, n’est pas un spécialiste de la géopolitique, pas plus qu’une grande part de notre classe politique. Seules émergent quelques personnalités comme Pierre Lellouche ou Henri Guaino, que la gauche dont est issu le président de la République réduit commodément à l’extrême droite pour les disqualifier.
Il est par ailleurs assez savoureux d’entendre monsieur Trump accuser l’UE et l’OTAN de gêner son processus de paix, alors que l’OTAN est la chose de Washington pour vassaliser ses membres. D’autant plus que l’Ukraine est devenue un grenier à blé des États-Unis. Il faut tout de même savoir que les USA possèdent, via les entreprises Dupont, Continental, Cargill ou Monsanto, 40 % des terres à blé de l’Ukraine, et que les principaux actionnaires de ces sociétés sont BlackRock, Blackstone ou Vanguard.
On comprend mieux pourquoi, sur la base d’intérêts réciproques, les États-Unis et la Russie veulent s’engager dans un processus de paix qui se ferait (ou se fera) nécessairement au détriment de l’Ukraine, utilisée comme proxy dans le bras de fer entre la Russie et les États-Unis, alors même que l’Ukraine fait tout pour saboter ce plan, au risque d’entraîner des effets dévastateurs, voire une guerre nucléaire si ses actions venaient à toucher les centres névralgiques, en particulier nucléaires, de la Russie.
Quant à nos dirigeants européens, ils jouent les apprentis sorciers dans un monde qu’ils ne sont aucunement en mesure d’influencer, après avoir transformé l’Union européenne en un espace exclusivement réservé à la marchandisation généralisée, à la désindustrialisation généralisée et à la transformation de ses habitants, non pas en citoyens éclairés, mais en consommateurs de moins en moins éclairés de produits importés, notamment chinois !
Et comme ce système a voulu faire disparaître les nations et les cultures de chaque pays, sur le fondement — tout particulièrement en France — d’une École incapable, par idéologie, de former des citoyens éclairés, au seul profit des États croupions et du commerce international, toute idée de patriotisme a disparu. Dès lors, les illusions de monsieur Macron sur une citoyenneté européenne liée à un État européen fédéralisé, soumis à une immigration quasiment incontrôlée et ouverte à l’islamisme conquérant, se heurtent au principe de réalité.
D’où le mépris affiché tant par Trump que par Poutine ou Xi Jinping !
Enfin, Ellen, dans son commentaire du 24 décembre, évoque les noms de personnalités sanctionnées par l’Union européenne, dont un citoyen suisse, Jacques Baud. D’évidence, les analyses de ce dernier n’allaient pas dans le sens de la propagande servie à longueur d’antenne sur LCI, d’où cette tentative de le faire taire. Résidant à Bruxelles, il semble que ses biens aient également été saisis et qu’il ne puisse plus résider en Belgique ni dans aucun autre pays de l’UE.
Se pose alors une question fondamentale : dans un État de droit allégué de manière permanente et systématique, il semblerait que cette décision soit exclusivement administrative et ne repose sur aucune décision judiciaire, à l’issue d’un procès dans lequel lui et ses homologues auraient pu exercer leurs moyens de défense. Conclusion évidente : l’UE est-elle encore un espace juridique démocratique ?
Réponse du berger à la bergère : les États-Unis viennent d’interdire à monsieur Breton, illustre ancien commissaire européen, l’accès à leur territoire ! L’UE va-t-elle dénoncer cette injustice non fondée sur le droit ?
Sur ce, et du fond du cœur, joyeux Noël à toutes et à tous.
« L’unique levier réel avec Poutine consiste à être capable de tenir le rapport de force et d’opposer à sa détermination – amplifiée par une mauvaise foi qui, jusqu’à présent, n’a jamais été véritablement battue en brèche – une résolution implacable, fondée sur le bon droit et la justice. » (PB)
Ah ! Côté mauvaise foi, nous avons aussi des champions dans le camp des bons, des gentils, des pas dictateurs pour un sou ; bref, des parangons de vertu, sympathiques grands donneurs de leçons…
Pensons, par exemple, à la façon dont monsieur Hollande et madame Merkel ont trahi leur mission de garants du respect des accords de Minsk, en prévision d’une guerre qu’ils savaient inévitable du fait de leurs accointances avec les fauteurs de guerre d’Europe et d’outre-Atlantique. Et pour cause : il fallait « donner du temps à l’Ukraine ».
Si ce n’était pas un traquenard, cela y ressemblait fortement.
S’agit-il là encore d’une de ces étranges manières démocratiques, « fondées sur le bon droit et la justice », que le monde entier n’est pas forcément enthousiaste à admirer ?
Les choses sont claires : la guerre figurait à l’agenda de ceux qui la désiraient depuis des années et, si la Russie a été obligée, sous leur pression, de réagir en la déclenchant, ce n’est pas elle qui l’a voulue ni planifiée de longue date.
« Le véritable auteur de la guerre n’est pas celui qui la déclare, mais celui qui la rend nécessaire. »
(François-Auguste Mignet)
@ Kardaillac – 24 décembre 2025
« Emmanuel Macron a bloqué les fonds souverains russes… »
Ce n’est pas tout à fait exact. C’est un peu plus compliqué que ça…
Par peur de sévères représailles de Poutine sur la Belgique, qui seule détient les fonds gelés par l’UE, celle-ci a refusé de débloquer, via une banque belge, les 210 milliards d’euros de fonds russes gelés, pourtant destinés à l’Ukraine et à l’UE pour la reconstruction du pays détruit par l’Ogre du Kremlin.
Emmanuel Macron a discrètement suivi cette position et a informé Merz qu’il refusait lui aussi de s’emparer de ce pactole, afin de ne pas enrager davantage le Kremlin avant leur prochain rendez-vous.
L’action se déroule sur la planète Terre, dans un saloon imaginaire où l’on se tutoie par convention, certainement pas par preuve d’amitié. Le décor du fond, vers lequel tous les yeux sont tournés, est bariolé de flèches en tous sens, de taches rouges, de points bleus, de zones hachurées… L’œil exercé reconnaît l’Ukraine… Des armes sont sur les tables, ainsi que, sur deux d’entre elles, de mystérieux paquets qui, dit-on, contiennent des « sanctions » : un explosif soi-disant létal, mais qui ne fait mourir qu’à petit feu et dont le maniement se révèle délicat, la « sanction » ayant tendance à se comporter comme un boomerang.
Deux groupes de cow-boys sont au bar, chacun occupant une extrémité. À droite, une « grande gueule » à la tignasse orangée, que nous appellerons « T », se montre tantôt agressive, tantôt conciliante… Depuis longtemps — en fait dès son arrivée sur scène voici un an — il maintient à ses côtés, d’une main ferme, un personnage qu’il admoneste de temps à autre, tout en affirmant que c’est pour son bien et qu’il le défend de l’appétit de « l’ours » qui campe à l’autre bout. Chacun aura reconnu « Z »… T, ces jours-ci, en a un peu marre des caprices de Z… Il lui a déjà coupé en partie les vivres, mais le garnement continue à gesticuler…
Derrière eux, prenant de plus en plus la lumière, R, un grand gaillard parlant un anglais appris à Amsterdam, attire l’attention par ses propos inutilement belliqueux contre « l’ours ». Il lui promet de le tailler en pièces s’il lui prenait l’envie de mettre un orteil sur le territoire d’un « machin » qu’il incarne et qu’il appelle « NATO ». T, qui en est le membre le plus important, ne dit mot — on sait que « qui ne dit mot consent » —, mais rumine aussi un projet de destruction du bazar, dont il estime payer trop cher l’entretien, ceux qui en profitent le plus ayant tendance à oublier d’en régler les factures.
Croyez-le ou non, R se prend pour d’Artagnan… Il dit qu’il est le chef d’un gros bataillon de mousquetaires prêts à se battre tous si l’un d’eux était agressé. Ils ont signé un document — communément appelé « Article 5 » — qui les y oblige… Sauf que rien n’est moins sûr que tous respectent la parole donnée. Même T pourrait se défiler…
À l’autre bout du bar, donc, se tient « l’ours », surnommé aussi « l’ogre ». Nous l’appellerons « P ». L’individu — c’est le moins que l’on puisse dire — n’a pas froid aux yeux. Il est vrai que, comme T, il est protégé par une barrière d’ogives nucléaires qu’il menace régulièrement d’utiliser lorsqu’il est contrarié. Chacun, néanmoins, est persuadé qu’il n’en fera rien, sachant que l’immense contrée qu’il dirige serait anéantie immédiatement. On appelle cela « la dissuasion nucléaire »…
Voici près de quatre ans, P s’est mis dans de mauvais draps en envahissant l’Ukraine, après lui avoir, huit ans plus tôt, piqué la Crimée. Mais cela a été plus fort que lui : des voix célestes lui ont ordonné de reconstituer la Sainte-Russie, celle de Catherine II et des grands tsars. La conquête de la Crimée ne lui avait valu que de minimes ennuis, mais, cette fois, c’est la « cata ». L’Armée rouge s’est montrée incapable d’occuper ne serait-ce que l’ensemble du Donbass, et T et B — le prédécesseur de T, un peu sénile, mais néanmoins belliqueux — ont aussitôt apporté leur soutien à Z… Certains pensent même que B s’est servi du NATO pour provoquer P et l’obliger à la faute… N’a-t-il pas mis dans la tête de Z l’idée d’entrer dans ce truc que P considère comme un épouvantail à éloigner le plus possible de lui ?…
P, lui aussi, a du monde derrière lui et peut compter sur une bande de copains tout aussi prêts que lui à en découdre avec T, qui leur fait des misères : des bombes gigantesques ici, des droits de douane exorbitants là. D’abord, il y a X, qui lui fournit du matériel militaire dernier cri « made in China » et souhaite encore améliorer ses relations avec P, au point qu’il est permis de se demander si son étreinte ne vise pas à l’étouffer… Il y a aussi K, dit « le Boucher », qui lui fabrique des drones estampillés halal, et un autre K, dit « Rocket Man », dont les petits hommes verts l’ont aidé à récupérer un bout de territoire dont Z s’était subrepticement emparé.
Et ce n’est pas tout… P s’est forgé des accointances avec la bande des BRICS, des effrontés qui veulent qu’elle soit plus puissante que celle de T, dénommée « Occident » ou « Monde libre »… et il cherche aussi à faire ami-ami avec M, dit « le Modi »…
Vous suivez ?… Bon, on continue, mais soyez attentifs : ça va devenir plus compliqué… En fait, un troisième groupe de cow-boys fait du bruit dans le saloon. Il est à l’entrée depuis bien longtemps, mais son intention est de s’installer au bar lui aussi et, parce qu’il dit fournir beaucoup d’aide à Z, de prendre part à la conversation que P et T ont entreprise ces dernières semaines sur le ton du « Je t’aime, moi non plus »… sans se préoccuper outre mesure des desiderata de Z, pourtant le principal intéressé… Mais ainsi se comportent depuis toujours les puissants.
Parmi ces cow-boys, qui, tout en vénérant — sauf un ou deux — le même drapeau aux douze étoiles, se disputent sans cesse, l’un d’eux se montre particulièrement décidé à accéder au bar, et même à passer derrière le comptoir pour diriger la manœuvre. C’est un certain EM, dont le comportement commence à agacer tout le monde, y compris U et ses donneurs d’ordre de « Bruxelles ». La semaine dernière, se sentant challengé par ses plus proches amis, K (l’Allemand) et G (l’Italienne), il a décidé — tout seul, comme un grand — de tenter de se rapprocher de P, dont il fut le dernier interlocuteur au début de sa fameuse — et calamiteuse — « opération militaire spéciale ».
L’initiative, mal préparée — ce qui est coutume dans l’action d’EM —, semble faire long feu. T et P poursuivent leur idylle comme si de rien n’était. P, pour paraître poli, n’a pas réitéré son « porcelet » de la semaine dernière, et Z a suivi le mouvement en remerciant pour le don de 90 milliards d’euros accordé par U et ses potes, tout en présentant dans la foulée un plan de paix qui, clairement à son avantage, ne paraît pas faire une grande place aux projets des cow-boys massés dans l’entrée. Ceux-ci, pourtant — ils l’ont fait savoir par leurs chefs d’état-major —, sont prêts à envoyer leurs enfants protéger l’Ukraine dès la paix signée, alors que T a juré à ses électeurs que jamais un GI n’y mettrait les pieds.
Allez comprendre… Même en géopolitique, les voies du cœur sont impénétrables. Quant à la raison… On ne raisonne pas des hommes qui ont soif de pouvoir.
Que se passera-t-il demain… ou plus tard ? Z va-t-il se rendre compte que P gagne du terrain ? P va-t-il « conclure » avec T ? T va-t-il jeter un coup d’œil sur le nouveau plan de Z ?… Et EM va-t-il prendre son bel avion pour faire des pompes au Kremlin… ou dans le Bureau ovale ?
Vous le saurez dans notre prochain épisode… D’ici là, joyeuses fêtes de Noël à tous !… J’ai bien dit « de Noël »… Et pensons à tous ceux qui, russes ou ukrainiens, ne seront pas en famille parce que quatre ou cinq « grands » se disputent la planète et prennent la guerre en Ukraine pour un jeu vidéo…
Dans la vraie vie des tranchées, les morts ne se relèvent pas… Pas plus que ceux — femmes, enfants et vieillards — victimes des drones et des missiles du camp d’en face.
@ Achille – 24 décembre 2025
Moi, j’ai trouvé le sketch de Serge HIREL du 23.12 absolument drôle et talentueux — un petit cadeau pour nous détendre pendant que tout le monde est sur les nerfs et fatigué à cause des médias qui tournent en boucle, nous prennent la tête et voient partout la fin du monde. En fait, ça fait plus de bien que de mal. Alors, pourquoi s’en priver ?
Une diplomatie de boulevard à l’enseigne des Deux Ânes !
M. Emmanuel Macron a bloqué l’engagement des fonds souverains russes demandés par le chancelier Friedrich Merz, au motif de notre incapacité à les rembourser si, d’aventure, la guerre cessait avec la levée du séquestre européen.
Ce qui est à la fois avisé — nous sommes raides aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain — et le signe d’une couardise qui ne dit pas son nom, au moment même où l’on relance la pompe à ridicule dans un rapprochement avec Vladimir Poutine !
La prestation « bienvenue » attirera la lumière sur le rôle principal de la pièce : Moi !
Le majorat français d’une défense européenne vient de se prendre un coup fatal. Il était temps de dénoncer cette supercherie.
Ach, la grost Europe… Frau Faune daire La Hyène, va nous sortir de ses gueux gais pieds.
Elle est un peu comme Adolf pour la construction européenne… sur une base germanique. Das ist sein Kampf.
J’ai quand même une question pour les fins connaisseurs des relations européano-allemandes. Ne sommes-nous pas — ou plutôt les Allemands ne sont-ils pas — dans un autre camp, celui de la Russie ?
Ils avaient tout intérêt à Nord Stream 2, qui leur aurait permis une quasi-hégémonie en matière de gaz européen. Le pays serait devenu le plus grand hub gazier d’Europe.
Le sabotage des tuyaux — que l’on sait désormais ne pas être russe mais bien américano-suédo-norvégien — semble aller dans le sens d’une manipulation américaine, laquelle leur a permis de devenir un fournisseur hors de prix de matières premières qui nous revenaient auparavant bien moins cher.
Juste pour souligner que ceux qui approuvent la politique américaine n’ont pas moins de raisons d’être sanctionnés que ceux qui se tournent vers la Russie. Il y en a pas mal à qui l’on devrait interdire le territoire français, l’ouverture de comptes, etc.
Comme dirait Jean-Claude Convenant, il y a deux fois la mesure.
Alors là, bravo, Monsieur Philippe Bilger.
Rien qu’en mettant Vladimir Poutine dans le titre, vous avez déclenché les feux de l’enfer.
J’espère que les anti-Poutine vont pouvoir trouver une bûche au CBD de Paris : ils sont quand même bien énervés.
Et puis, franchement, pour envahir la France, pas besoin de moyens colossaux.
Il suffit de débarquer par voie aérienne un 15 août à 6 h 00.
Pourquoi par voie aérienne ? Parce que sur les routes, ce sera le chassé-croisé des rentrants et des partants en vacances : embouteillages garantis. Et du côté du ciel, il y a de fortes chances que les aiguilleurs soient en grève, donc espace aérien dégagé. Quant à 6 h 00, c’est l’heure de la relève des postes de surveillance, et tout le monde est à la machine à café.
Donc, si plan A, le sieur Poutine peut atterrir à Aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle à 6 h 00 et déjeuner à 12 h 00 à la Tour d’Argent. Et pendant ce temps-là, il doit bien y avoir un brave mécano en train de chercher la clé pour serrer le boulon de la nouvelle hélice du nouveau porte-avions…
En même temps, puisque Henri III et ses archimignons ont jadis régné sur la France et sur la Pologne, donc indirectement sur l’actuel territoire ukrainien, Emmanuel Macron ne pourrait-il pas prétendre à un mandat présidentiel sur les deux pays, quitte à respecter la tradition royale et à confier la régence à sa douce moitié ?
Si les Ukrainiens rechignaient à reconnaître cette prétention légitime, ils pourraient toujours nommer l’un de nos anciens Premiers ministres comme gouverneur d’Odessa. Après tout, Louis XVIII a bien nommé à la tête de son gouvernement le Duc de Richelieu, qui a créé la ville.
Au vu de la dévaluation actuelle des locataires de l’Hôtel de Matignon, ce serait une promotion remarquable, pour ne pas dire inespérée…
Dans une situation de guerre, on ne discute que dans des conditions bien définies :
– soit l’ennemi est totalement vaincu, et il s’agit alors d’une capitulation sans condition. Ce fut le cas après la Seconde Guerre mondiale pour l’Allemagne et le Japon ;
– soit les forces sont sensiblement équivalentes, et le degré d’épuisement rend les belligérants plus ouverts à des conditions qui sauvent non seulement ce qui reste de leurs forces, mais aussi la face de chacun. Ce fut le cas avec la guerre de Corée, qui s’est achevée par un armistice « éternel », en tout cas toujours en vigueur.
La situation en Ukraine est complexe et n’est pas favorable à des discussions dans lesquelles l’un des partenaires — Macron, et plus largement l’UE — n’a rien à proposer en échange d’une paix.
Je dirais même que les propositions européennes, portées par l’UE via Macron, sont irréalistes : retour aux frontières initiales, dédommagements de guerre par la Russie, gel prolongé des avoirs russes, etc.
En langage populaire, l’UE demande le beurre, l’argent du beurre et la fille de la crémière.
En échange de quoi ? Ce n’est pas précisé, sinon une hypothétique « respectabilité » de la Russie au regard du droit international et la levée de certaines restrictions commerciales.
Franchement, ce n’est pas sérieux comme propositions.
L’UE s’aveugle en pensant que la Russie va s’effondrer. Déjà, il y a quatre ans, l’inénarrable Bruno Le Maire nous expliquait que l’économie russe serait rapidement étranglée par les sanctions.
Pour le moment, c’est l’UE qui s’épuise à financer l’effort de guerre de l’Ukraine, sans espoir sérieux de remboursement.
Du point de vue géopolitique, la Russie tiendra tant que la Chine voudra qu’elle tienne, avec en plus le soutien plus discret de l’Inde et d’autres pays des BRICS.
Et la Chine a intérêt à ce que le conflit dure, car il épuise l’UE à fonds perdus, quoi qu’on en pense.
Il mobilise les États-Unis, qui ne peuvent pas manœuvrer librement dans le Pacifique tant que le fardeau ukrainien ne sera pas résolu.
Il contribue aussi à éloigner l’UE des États-Unis, rendant les deux ensembles plus fragiles dans un futur où Taïwan serait en jeu.
Donald Trump l’a bien compris, et ses mouvements d’humeur ne sont « caractériels » que pour ceux qui n’ont pas compris qu’il souhaite une totale liberté de manœuvre face à la Chine.
Dans ce jeu géopolitique, qu’apporte l’UE en général, et Macron en particulier ?
Rien, désespérément rien, sinon la posture d’être le camp du Bien.
C’est nul, complètement nul. Une Europe qui se veut fédérale et qui ignore la géopolitique à ce point, c’est tout simplement impressionnant.
@ Robert Marchenoir
« Et puis le rattachement de Königsberg à la Pologne serait infiniment plus légitime que celui des territoires ukrainiens à la Russie. C’est la ville de Kant, bon sang de bonsoir ! Elle a été peuplée d’Allemands pendant mille ans. »
Super proposition !
Dans le même ordre d’idée on pourrait rendre l’Alsace-Lorraine à l’Italie, Nice et la Savoie à l’Allemagne, la Bretagne à l’Autriche, etc.
Le Monopoly européen que l’on vous a offert pour Noël n’est pas transposable dans la vraie vie. Je vous suggère de le mettre en vente sur Leboncoin, vous trouverez toujours un amateur d’idées originales.
@ Serge HIREL le 23 décembre 2025
Si maintenant vous vous mettez à nous faire de l’humour à la Charline Vanhoenacker, où va-t-on ?
Il est vrai que CNews s’y est mis dernièrement avec son « rendez-vous humoristique » dans l’émission L’Heure des pros.
Bon, c’est aussi mauvais que l’humour de Charline, mais ça amuse les fans de PP, qui sont accessoirement les contempteurs de Patrick Cohen.
Il est vrai que l’humour est devenu une discipline délicate à manier, vu qu’aujourd’hui les gens ont tendance à tout prendre au premier degré.
Comme disait Pierre Desproges :
« On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. »
PS : J’ai trouvé ce sketch particulièrement mauvais. Mais il ne faut pas trop chercher la subtilité dans L’Heure des pros. 🙂
Il va y avoir de la rumba dans l’air entre Paris et le Kremlin. Poutine ne va pas manquer de rappeler à l’ordre notre chef de guerre, E. Macron, à commencer par lui demander de régler les problèmes en France, tombée en miettes.
Censures et délits d’opinion à la française… L’UE, démembrée et mal construite, a bien des soucis à se faire !
Xavier Moreau, Jacques Baud et dix autres, tous sanctionnés lourdement par l’UE à la demande expresse de Jean-Noël Barrot, le 15 décembre 2025.
Et qu’en est-il de Pierre de Gaulle, le petit-fils du général de Gaulle, favorable à Poutine et pro-russe, qui a demandé le passeport russe à Poutine ?
Dur, dur la politique ! Au risque d’y verser encore plus d’huile sur le feu et de mettre Poutine en colère, la France joue son va-tout !
Faut-il excuser Pierre de Gaulle, exceptionnellement intouchable ?
Voici ses déclarations :
https://www.france24.com/fr/france/20231116-pierre-de-gaulle-petit-fils-du-g%C3%A9n%C3%A9ral-charles-de-gaulle-nationalit%C3%A9-russe-pro-poutiu
@ Xavier NEBOUT – le 23 décembre 2025
J’ai eu tort de vous faire confiance. Après vérification, il s’avère que c’est Pierre de Gaulle, et non Yves, comme vous l’avez affirmé, qui lèche les pompes à Poutine. Il a même déclaré qu’il souhaitait obtenir la nationalité russe !
Si vous croyez que Charles de Gaulle n’aurait pas été horrifié par une telle idée, c’est que vous ne sauriez pas faire la différence entre le Général et une plaque à induction.
Yves de Gaulle, lui, a fait la mise au point suivante :
« L’analyse de mon frère Pierre n’engage personne d’autre que lui-même, c’est-à-dire ni moi, ni notre famille, et encore moins le général de Gaulle. »
Quant à Hervé Gaymard, président de la Fondation Charles de Gaulle, il a lui aussi fustigé la honteuse soumission de Pierre de Gaulle au Kremlin :
« Chacun sait que le général de Gaulle était pour l’Europe des nations, intransigeant sur la souveraineté et opposé aux dictatures. »
Il semble que vous soyez aussi calé en matière de gaullisme qu’en matière d’histoire de l’Ukraine.
@ Xavier NEBOUT – le 23 décembre 2025
« Parce que Odessa n’est pas russe ? »
Non. Elle est française, italienne, grecque, juive… et ukrainienne, bien sûr.
« Parce que les Ukrainiens n’ont pas procédé à une épuration ethnique dans les territoires du Donbass ? »
Non. Ils ont fait la guerre à l’envahisseur. Ce sont les Russes qui ont procédé à une épuration ethnique des Ukrainiens dans les territoires occupés, par les pressions exercées sur eux pour accepter le passeport russe, par l’interdiction de la langue et de la culture ukrainiennes, par l’emprisonnement arbitraire, la torture systématique, les viols, les exécutions, la déportation des enfants en Russie et leur lavage de cerveau en vue de les enrôler dans l’armée russe.
« Parce qu’ils ne bombardaient pas les fermes de ceux qui ne voulaient pas partir ? »
Non.
« Parce que les Ukrainiens n’étaient pas d’accord pour rendre le Donbass… ? »
Non. D’ailleurs personne ne le leur avait demandé avant 2022, pas même les Russes.
« …jusqu’à ce que les Anglais leur fassent le coup du couloir de Dantzig : ne rendez rien de ce que vous avez volé, on est avec vous… ? »
Non. Les Anglais n’ont rien fait de tel. Les Ukrainiens n’ont pas eu besoin d’eux pour décider de se battre contre l’envahisseur. Si les Anglais leur avaient dit de se coucher, ils auraient tout de même résisté. Quant à prétendre que les Ukrainiens auraient volé le Donbass… même Poutine n’ose pas énoncer une telle énormité.
« Alors, la bonne foi ? Elle n’est vraiment pas du côté de Poutine ? »
Non. Pas plus qu’elle n’est de votre côté, d’ailleurs. Poutine est un menteur invétéré. Les dirigeants russes mentent depuis que le pays existe.
« Si l’on avait pris parti pour la Russie, notre pays aurait retrouvé toute sa grandeur. »
Sûrement pas. Il aurait été asservi à Moscou. Le gouvernement russe ne cache pas que telle est sa volonté. Définissez « grandeur », au passage.
« N’est-ce pas ce que de Gaulle aurait fait ? »
Sûrement pas. De Gaulle aurait été aux côtés des Ukrainiens.
« N’est-ce pas l’avis de son petit-fils Yves ? »
Il y a des traîtres partout. Le courage, le patriotisme, la lucidité et l’intelligence ne sont pas héréditaires.
Comment arrivez-vous à mentir à ce point ? Ça ne vous fatigue pas, à force ?
Serge HIREL – 23 décembre 2025
« allo Kremlin – da ! qui appelle – c’est Manu »….
Excellent ! On en ferait presque un film à succès.
Emmanuel Macron pour Louis de Funès, et Vladimir Poutine dans le rôle du braqueur (comme dans Rabbi Jacob — trop drôle).
Il est à craindre que ce soit le dernier rendez-vous entre EM et VP.
@ sylvain
« Bravo Poupou, toujours maillot jaune du Tour de l’Ukraine, battant tous les records de victoire, maître du monde envié même par Trump… »
Vous devriez consulter car, à mon humble avis, vous êtes atteint d’un mélange de tritanopie / tritanomalie et de protanopie / protanomalie.
Votre Poupou affiche surtout le rouge sur son drapeau, et sur l’Ukraine le rouge sang. Vous êtes un sacré comique : un criminel de guerre suffit à vous faire grimper aux rideaux…
Au fait, j’ai aperçu un jouet qui irait bien à Jordy : un abaque, ou boulier, qui permet de compter en déplaçant des perles. Très visuel et parfait dès 2–3 ans.
Mais quelle poilade ! Ma leste coiffeuse, d’esprit et de corps, me désigne ses lunettes : les siennes, c’est pour faire genre ; les vôtres, c’est pour mieux voir.
Le boulier, c’est très bien : il aide aussi à comprendre les dizaines. Marine pourrait en profiter ; c’est sûr qu’avant d’aborder Macron, elle aurait dû faire ses gammes.
Ces conversations ne donneront sans doute rien. Il faudrait surtout s’assurer qu’elles ne fassent pas plus de mal que l’absence de conversations.
On comprend la motivation de Macron : l’Ukraine et l’Europe ne parlent qu’aux États-Unis, et ces derniers sont les seuls à parler avec Moscou. Mais Trump et toute son équipe (Steve Witkoff, Jared Kushner, Tulsi Gabbard…) sont très manifestement des agents russes (*). Donc autant que l’Europe parle directement à Poutine. Mais que signifie « parler » ?
Tout d’abord, il faudrait s’assurer de ne pas prêter le flanc, ainsi, à l’un des objectifs stratégiques de la Russie : diviser l’Europe. Macron ne doit pas y aller seul. Il faut faire front commun avec, au minimum, la Pologne, la Finlande, et bien sûr l’Angleterre et l’Allemagne.
Ensuite, « parler » ne peut vouloir dire qu’une chose : expliquer qu’on ne parlera pas, qu’on ne négociera rien, qu’on prendra un gros bâton pour taper sur la tête à Poutine jusqu’à ce qu’il lâche ses sales mains pleines de sang et qu’il laisse l’Ukraine tranquille. Autrement dit, faire exactement ce que la Russie nous fait, à nous. Dire que ce sont nos lignes rouges qui comptent, pas celles de la Russie ; et qu’elles ne sont pas négociables.
Un « bully », ça ne comprend que la force. Mot anglais sans équivalent français, malheureusement. Mot qui désigne le contraire de tout ce que hait la Russie : le libéralisme, l’Occident, la démocratie, le droit des gens et le christianisme. Mot qu’on pourrait traduire par « harceleur », dans une traduction très atténuée et inadéquate, ou « voyou », dans une acception plus proche.
Évidemment, « parler » ne suffit pas, et c’est d’ailleurs le moins important. Ce qui compte, c’est de faire mal à la Russie.
Les atouts de l’Occident sont immenses en la matière. Tout d’abord, il a la meilleure armée européenne de son côté : l’armée ukrainienne. Songez qu’elle a contraint la Russie à évacuer sa fameuse base navale de Sébastopol, qu’elle a largement neutralisé la marine russe dans la mer Noire, qu’elle a détruit une part significative des fleurons de l’aviation ennemie loin dans la profondeur du territoire russe, qu’elle frappe jusque dans le grand nord et l’extrême-orient russes, qu’elle tue des généraux russes jusque dans Moscou, qu’elle a réduit la capacité de raffinage russe de 25 % grâce à une campagne ininterrompue de bombardement sur toute l’étendue du territoire russe, qu’elle détruit la flotte de pétroliers illégaux de la Russie jusqu’au large de l’Afrique, et qu’elle a même remporté des victoires contre l’armée russe… en Afrique.
Autrement dit, Zelensky fait largement mieux que de Gaulle et la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale. Juste pour fixer les idées.
Ensuite, Zelensky n’est pas seul. Il a, à ses côtés, des géants comme Kyrylo Boudanov, le chef des services secrets militaires, ou Valeri Zaloujny, son rival, ancien chef d’état-major et aujourd’hui ambassadeur en Angleterre. Surtout, les Ukrainiens ne se battent pas pour Zelensky. Ils se battent pour leur pays, une notion difficile à comprendre au sein des cercles soi-disant souverainistes en France, où patriotisme signifie traîtrise, courage signifie soumission à l’ennemi et où la plus grande vertu affichée est de refuser de mourir pour sa patrie.
75 % des Ukrainiens rejetteraient un plan de paix qui obligerait l’armée à se retirer de la partie du Donbass qu’elle contrôle, qui mettrait des restrictions à l’armée ukrainienne et qui ne comporterait pas de garanties de sécurité. 63 % des Ukrainiens sont prêts à supporter la guerre aussi longtemps que nécessaire. 61 % ont confiance en Zelensky, contre 32 % qui ne lui font pas confiance.
La grande inconnue, évidemment, ce sont les forces mobilisables dans le camp du Bien : le nôtre, cela dit sans la moindre ironie. Il est largement temps de retourner contre la cinquième colonne infiltrée en notre sein les falsifications qu’elle emploie pour abattre notre patrie. De même qu’il est hors de question de laisser les gauchistes grimper sur l’escabeau de la supériorité morale au nom de « l’anti-racisme », de même il est hors de question de laisser les rouges-bruns nous faire prendre le mal pour le bien et vice versa.
L’Amérique est largement perdue jusqu’à ce que Trump quitte le pouvoir, et si J.-D. Vance lui succède, cela risque d’être pire. Même si les Démocrates reprennent la présidence, une partie du mal sera fait. La crédibilité de la dissuation de l’OTAN est mise à mal pour longtemps.
Les relations internationales connaissent une mutation historique dont nul ne peut prévoir l’issue, avec l’essor de la Chine et des pays intermédiaires, la guerre de conquête mondiale de l’islam totalitaire et obscurantiste, et l’invasion de l’Occident par les hordes migratoires brûlant de haine à notre égard.
Cela étant, la force économique de l’Europe est sans commune mesure avec celle de la Russie. Son réarmement est en cours. Il est urgent que nous prenions le pouvoir au sein de l’OTAN pour en faire une organisation européenne, capable de fonctionner en l’absence des États-Unis. Il est urgent d’élargir le parapluie nucléaire français et britannique à l’ensemble de l’Europe (**). Il est urgent de tailler dans l’immense part de la dépense publique qui ne sert qu’à alimenter la paresse des peuples – et pas seulement en France : la Grande-Bretagne, pour ne citer qu’elle, a ce même problème.
Et il est urgent de faire preuve d’imagination stratégique, à l’image des Ukrainiens. Par exemple, pourquoi ne déstabilisons-nous pas Kaliningrad, une cible extrêmement vulnérable qui nous tend les bras ? Cette enclave russe en territoire européen est totalement isolée de la mère-patrie, elle est entièrement encerclée par l’OTAN. Organiser son blocus serait un jeu d’enfants. D’ailleurs, il conviendrait de lui redonner son nom d’origine : Königsberg. Suivant en cela les Russes qui ont baptisé Novorossiya les territoires de l’est de l’Ukraine. L’armée ukrainienne a déjà attaqué cette enclave stalinienne en juin dernier. Les fameuses armes nucléaires russes sont restées dans leurs tubes.
Orhan Dragas, le directeur d’un institut serbe de relations internationales, propose une intéressante opération de guerre informationnelle : la population de Kaliningrad est beaucoup moins poutiniste que la Russie métropolitaine, plantée qu’elle est au milieu de l’Europe. Pourquoi ne pas réclamer un référendum, pour que les habitants se prononcent sur leur indépendance, voire sur leur rattachement à la Pologne ? Les Russes se gargarisent bien des pseudo-référendums qu’ils ont organisés en Crimée et dans le Donbass…
Voilà un point intéressant à mettre à l’ordre du jour des « discussions » qu’Emmanuel Macron pourrait avoir avec Vladimir Poutine. Provocation ? Bien sûr ! Quand vous avez un « bully » en face de vous, vous retournez ses armes contre lui. Vous ne sortez pas les peluches et les petites bougies. L’organisation d’un référendum à Königsberg serait beaucoup moins provocatrice que la revendication de Poutine que l’OTAN recule à ses frontières de 1997.
Et puis le rattachement de Königsberg à la Pologne serait infiniment plus légitime que celui des territoires ukrainiens à la Russie. C’est la ville de Kant, bon sang de bonsoir ! Elle a été peuplée d’Allemands pendant mille ans. Rien à voir avec la « culture russe » dont les collabos nous rebattent les oreilles. Son rattachement à la Russie est un héritage de la malfaisance stalinienne.
Il est temps que les véritables Français souverainistes, patriotes, gaullistes, d’extrême droite voire de droite molle entonnent tous en choeur : Königsberg a toujours été européenne, de même que les Russes ont dit : la Crimée a toujours été russe. Au moins, ce serait vrai. La Crimée n’a pratiquement jamais été russe, sauf l’espace de deux siècles.
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(*) Witkoff est carrément… russe lui-même. Oui oui oui, il n’a pas la nationalité russe, me cassez pas les pieds. Ceux qui désignent comme Algériens des gens qui ont une carte d’identité française devraient aisément comprendre l’idée. Quant à Tulsi Gabbard, les Russes l’appellent ouvertement notre copine. Elle est le chef des services secrets américains, et elle dénonce « l’État profond »… ce qui, dans le jargon trumpiste, désigne, entre autres, ces mêmes services secrets américains.
(**) Ce qui ne signifie pas « laisser le bouton nucléaire aux Allemands » (ni aux Moldo-Valaques), contrairement à ce qu’ânonnent les traîtres qui répètent mot pour mot ce que le Kremlin leur a ordonné de dire. Pas plus qu’avant Trump, les Américains n’avaient « laissé leur bouton nucléaire » aux mains des Européens.
Si c’est pour s’excuser de ses innombrables bourdes et décisions stupides, oui, Emmanuel Macron a intérêt à parler à Vladimir Poutine.
Si c’est pour soi-disant mettre un peu plus de pression, lui qui plafonne à 15 % d’opinions favorables, face à un Poutine qui avoisine les 80 %, il peut toujours courir : les Russes ont bien compris que Macron ne représente que lui-même, et non la France.
Le problème majeur de Macron est qu’il a choisi de la jouer pile ou face, tout ou rien, et il a perdu — lui et les autres poulets sans tête, Friedrich Merz, Keir Starmer & company, qui courent en cercles en agitant leurs petits bras.
Lui qui a supprimé le corps diplomatique, et donc l’art des nuances, si nécessaire lors des conflits, en récolte aujourd’hui les fruits amers.
J’entends Philippe Bilger nous assurer que Poutine ne comprend que les rapports de force. Qu’en savez-vous ? Pouvez-vous donner un exemple où Poutine aurait reculé devant la force ?
21 000 sanctions, une aide militaire et financière considérable de 40 pays à l’Ukraine, constituaient précisément une démonstration de force. Non seulement il n’a pas reculé, mais il a sécurisé une victoire indiscutable.
Derrière le langage terne et les clichés des plateaux, il y a une réalité qui revient par la fenêtre quand on essaie de la chasser par la porte.
Ainsi, EM « veut parler à Poutine pour faire entendre la voix de l’Europe ». Je sais bien que nous sommes proches de Noël, mais EM croit-il encore au Père Noël ?
Poutine accepte toujours de parler mais il n’est pas pour autant disposé à entendre de la part de son interlocuteur des propos qui ne sont pas conformes à sa vision des choses. Et encore moins à transiger avec sa ligne de conduite. Poutine et EM, ce sont deux tempéraments, deux logiques de penser, deux interprétations de l’Histoire, deux visions géopolitiques, totalement différents et inconciliables.
Poutine regarde l’Europe en général et la France en particulier avec condescendance et mépris, ces entités ayant jusqu’à présent étalé à ses yeux leurs divisions, leur prudence et donc leurs faiblesses. Il a pu ainsi petit à petit avancer ses pions, imposer sa politique du fait accompli, ne soulevant que protestations verbales et sanctions économiques, dont l’efficacité des premières comme des secondes interpelle. Ajoutons à cela le comportement aberrant de Trump qui fait le jeu de Poutine et ne contribue qu’à conforter ce dernier dans ses positions.
L’espoir nourrit certes l’action mais EM, pour louables que soient ses intentions, devra s’armer d’une très grande force de conviction s’il veut réellement faire entendre la voix de l’Europe à celui qui n’a nulle envie de l’écouter et encore moins de s’y plier ! Mais EM peut toujours rêver.
Et comment que je veux revoir Poutine, le seul qui a bien voulu prêter (ou donner) de l’argent au RN, ce dont nous le remercions énormément et dont nous lui serons redevables le jour « J » venu, celui de la libération de celui qui nous gouverne.
Macron, cabinets noirs et toute la gauche collabo avaient interdit aux banques de prêter de l’argent au RN : bingo, ce sera Poutine, option bras d’honneur à l’appui, ce qui a mis en rage rouge tous ces paltoquets jurant, mais un peu tard, qu’on ne les y prendrait plus. Un contre-pied digne de ceux de Jack Cantoni : tous ces gogols ne s’en sont pas encore remis.
Depuis, ils hurlent, vomissent leurs haines recuites sur leurs claviers, rouges de rage, cheveux ébouriffés, leurs écrans baignés de postillons :
« Tout sauf le RN, ce pelé, ce galeux, ce voleur, ce tricheur… le pire danger facho-nazi-raciste-xénophobe-esseutrêêêêmeuuuh-drouââââte… fermez le ban ! »
Bravo Poupou, toujours maillot jaune du Tour de l’Ukraine, battant tous les records de victoire, maître du monde envié même par Trump, sous le courroux de nos brillantissimes Zexperts de groooosses Nétudes en replis stratégiques, qui avaient prédit, pendant leurs dîners de cons, sa défaite peu de temps après l’invasion de l’Ukraine. Bingo : le syndrome Darmanin — flops et fiascos à répétition, c’est une manie chez cette macronie islamo-gauchiste.
Heureusement, notre cinglé a eu une idée lumineuse : un porte-avions géant, la fierté des mers que le monde entier — hélas, bien plus logique — n’envie pas. Il sortira peut-être au mieux en 2038, promis-juré (pas craché, c’est sale), opérationnel en 2050 après maintes péripéties que seule la France cultive avec un succès indéniable : grèves, retards, manque de fonds, appels aux dons, financements (chut) étrangers, cépobien, etc.
Macron répète l’erreur monumentale du fameux Bismarck, la terreur des mers de la Seconde Guerre mondiale, qui a coulé peu de temps après son lancement sous les coups de boutoir des Alliés. Un gros tas de tôle, comme le sera notre obésissime porte-avions face aux drones du futur, hyperperformants, hypermobiles, bourrés d’électronique, d’informatique, d’IA, hacheurs, pirates, infiltrés dans les circuits de ce grotesque mammouth : un Titanic militaire.
Macron est félicité par tout Saint-Nazaire — ce qui se comprend. Son ego a pris des proportions gigantesques, son crâne ayant les mêmes dimensions que son monument des mers. Pour les élections, c’est tout bénef : il laissera une trace dans l’histoire. Tous les généraux, du même genre de crétins que ceux des années de débâcle, applaudissent tels des grognards incultes en stratégie militaire. Ce qui sera, s’il y a guerre, l’une des pires erreurs de la science militaire française : bottes figées dans la boue face aux vrais génies stratèges étrangers, qui auront franchi le mur du son du vrai progrès — miniaturisation, drones hypermobiles, invisibles, indétectables, bourrés de tout ce qui se fera de mieux en technologies. Seules armes vraiment efficaces dans le futur, qui enverront notre patapouf de la marine servir de nichoir à poissons au fond des mers.
Nous pouvons, avec un plaisir non dissimulé quand on suit un peu les affaires, constater l’ennui de bien des pays d’Europe de l’Est : la Pologne, la Hongrie… qui ont fait allégeance au grand Satan américain et se retrouvent aujourd’hui Gros-Jean comme devant, à la suite de l’entente à peine masquée entre Vladimir Poutine et Donald Trump.
Notre Kadyrov à nous n’a, à leurs yeux, aucune légitimité pour parler en leur nom.
Il ne représente que lui-même, il le sait bien, et cette volonté affichée de dialogue n’est rien d’autre qu’une tentative de mise en scène destinée à reconquérir un peu de considération — ce qui ne fonctionnera pas.
Il y va, on se gausse de son ridicule ; il n’y va pas, on se gausse de sa petitesse. C’est le « en même temps », cher président : en même temps ridicule et impuissant. Il a de petits bras, à moins que Mimi ne les photoshoppe pour des motifs, une fois de plus, narcissiques.
Tiens, pourquoi n’avons-nous pas aidé l’Arménie en son temps, dans le conflit qui l’a opposée à l’Azerbaïdjan ?
Cela ne m’étonnerait que moyennement que les Azéris en profitent pour aller conquérir une petite partie de l’Arménie, leur permettant de faire la jonction avec le Nakhitchevan. Qui y trouvera à redire, compte tenu de tout ce qu’il se passe ?
Tout part à vau-l’eau, ma bonne dame. Il n’y a plus de règles — enfin si, il en reste une : celle du plus fort. Et je ne crois pas que nous en fassions partie.
Notre Kadyrov national pressent-il qu’en diplomatie, quand on n’est pas invité à la table, c’est qu’on est au menu ?
C’est être gentil avec lui que de le supposer clairvoyant à ce point. Mais je le fais. Pour faire plaisir à ce cher Aliocha — et uniquement pour cela.
— Allô, le Kremlin ?…
— Da ! Qui appelle ?
— Comment ! Vous ne reconnaissez pas ma voix ?… Je suis un ami de Vladimir Poutine… Je l’ai reçu avec Bri-Bri à Brégançon… Il lui a offert des fleurs… C’était sympa… On s’est un peu fâchés depuis 2022… Mais il est peut-être temps de nous rabibocher… Merci de me passer Vladimir… Dites-lui que c’est Manu au téléphone… et que je regrette de l’avoir traité d’ogre… Je voudrais lui rendre visite…
— Hum… Manu ?… de Paris ?…
— Oui… Dites-lui que je l’appelle au nom de mes copines et de mes copains… Il les connaît… Ursula, Giorgia, Friedrich, Keir…
— Pas si vite, je note…
— Keir… Viktor…
— … Hum, celui-là, ce n’est pas votre copain… Et il n’a pas besoin de vous pour joindre notre bien-aimé Vladimir Vladimirovitch Poutine, président de la Sainte-Russie… Il a sa ligne directe… comme Monsieur Donald Trump.
— Bon ! On perd du temps… Passez-moi Poutine !
— Holà ! Monsieur le Français, un peu de calme ! Au Kremlin, ça ne se passe pas comme ça… J’ai des ordres… Je dois d’abord appeler le chef du standard, qui appellera le chef de la sécurité, le chef de l’espionnage, celui du contre-espionnage, qui appelleront le vice-ministre des Affaires étrangères, qui préviendra son patron, qui appellera, s’il le juge nécessaire, la secrétaire du directeur de cabinet de notre bien-aimé Vladimir Vladimirovitch Poutine, président de la Sainte-Russie… qui, après consultation de ses collaborateurs… Ah, j’oubliais : je dois aussi appeler le chef du service de santé du Kremlin et celui du Mobilier officiel…
— Et pourquoi tout ce tintouin ?…
— C’est les ordres… On m’a dit : « Quand le Français appelle, vous prévenez immédiatement l’infirmerie pour qu’ils aient le temps de retrouver la boîte d’écouvillons qu’il avait refusé d’utiliser la dernière fois qu’il est venu, et l’équipe des déménageurs pour qu’ils installent la grande table qu’il connaît… » Vous savez, on ne prend jamais assez de précautions…
— Je sais… je sais… Passez-moi Poutine… J’attends…
Une demi-heure plus tard…
— Allô, Monsieur Manu ?…
— Oui… Vous en avez mis, du temps…
— Ce n’est pas ma faute… Notre bien-aimé Vladimir Vladimirovitch Poutine, président de la Sainte-Russie, était au téléphone avec Monsieur Donald… Ça rigolait bien… Il l’a appelé pour savoir s’il devait vous parler ou pas… Je crois qu’ils vous préparent une surprise… Ah, j’oubliais, la secrétaire du directeur de cabinet de notre bien-aimé…
— Oui… oui…
— Elle veut savoir pourquoi vous appelez notre bien-aimé…
— Pourquoi je l’appelle ?… Pauvre conne… Pardon, c’est le langage de Bri-Bri qui déteint sur le mien… Dites-lui que je veux lui proposer un plan de paix en Ukraine…
— Vous arrivez trop tard. Notre bien-aimé — j’abrège — Monsieur Donald lui en a déjà envoyé un… et il est plus malin que vous… Il s’est fait conseiller par des copains de notre… Il tergiverse un peu sur une histoire de frontières… mais je crois que, dans l’ensemble, ça lui plaît assez… Ce qui le réjouit le plus — ce n’est pas écrit, mais c’est sûr —, le pitre de Kiev devra aller voir ailleurs si j’y suis…
— Bon… C’en est assez… Passez-moi Poutine… Au revoir, Monsieur…
(en aparté) Il va falloir que je m’en paie un comme ça… Les casse-pieds de journalistes n’arriveront plus à me joindre… Fini leurs questions idiotes… Et la dette… Et le budget… Et les sans-papiers… Et comment c’est déjà qu’il va s’appeler, mon porte-avions ?…
Une nouvelle demi-heure se passe.
— Allô ?… Allô ?… Bonjour, Monsieur le Président ! Je suis la secrétaire… Je vous passe Vladimir… pardon, le président Poutine… dès qu’il aura terminé sa conversation avec le chef d’état-major de l’opération militaire spéciale. Ils décident où envoyer les drones cette nuit…
Encore dix minutes…
— Allô… Emmanuel… Ça fait plaisir de t’entendre… Depuis le temps… Il faut dire que ton « ogre » m’avait franchement refroidi… « Refroidi », c’est une vieille blague qui traînait dans les goulags soviétiques… Bon, tu veux me parler de quoi ?…
— De paix en Ukraine, cher Vladimir… C’est mes copines et mes copains qui m’envoient…
— Non mais, tu rêves ! Ce genre de truc, ça se règle entre puissants. Même Donald, je lui tiens tête… Alors toi et ton Europe… Tiens… Ça me rappelle un bon mot du camarade Iossif Vissarionovitch Djougachvili — tu sais, Staline. Un jour où le pape Pie XI s’était mis dans la tête de lui faire respecter la liberté religieuse, il lui a répondu : « Le Vatican, combien de divisions ? » Alors dis-moi, l’Europe, combien de divisions ?…
— Nous nous sommes mis d’accord…
— Tss… tss… tss… Ne me raconte pas d’histoires… Tu n’as pas de mandat… Tu veux venir avec tes petits souliers vernis pour faire le beau, te faire aussi gros que le bœuf — pardon, Donald… Tu veux faire la nique à Keir et à Giorgia, qui sont en train de te pousser vers la sortie de ta pseudo-prédominance de l’Union européenne… Même Ursula se marre dans ton dos… Tu sais, elle va le signer, le Mercosur…
— Bon, Vladimir, on n’est peut-être pas partis sur de bons rails…
— Il n’y a pas de rails du tout… Tu viens de faire voter 90 milliards de dons au pitre de Kiev qui, avec ça, va acheter des armes US… Et tes cent Rafale, il te les paiera en monnaie de singe… Un conseil, Emmanuel : occupe-toi des Français. Ils n’en peuvent plus de tes coups de tête et de tes postures… Et n’essaie plus de jouer dans la cour des grands… Salut, Manu… Bon vent…
(en aparté à la secrétaire) Faites ranger la grande table et les écouvillons… Il ne viendra pas… Je l’ai viré… Appelez Donald, qu’on se marre…
@ Olivier Seutet le 23 décembre 2025
Raison de plus pour que l’Europe se prenne en main. Sans doute un vœu pieux : les États-Unis n’ont jamais été nos alliés naturels ; lorsqu’ils le sont, c’est surtout dans leur intérêt propre.
Le pire est qu’en l’état actuel, seul Volodymyr Zelensky porte le fardeau de l’arrogance de Visage orange, alors que, depuis bien longtemps, une Europe qui ne se construira peut-être jamais courbe l’échine, encore et toujours, devant les États-Unis.
N’en ont-ils pas assez de faire saigner leurs genoux, ces dirigeants européens, lorsqu’ils vont à la Maison-Blanche, ou encore discuter de morts et de guerre dans un club de golf avec Donald Trump ?
Ils me font honte, et j’ai honte pour eux.
Je vous invite à revoir la conférence de presse, commune avec le Cinglé, d’Emmanuel Macron, juste avant l’invasion de l’Ukraine, faisant suite à la discussion au bout d’une table qui n’en finissait pas de le mettre à distance ; ce n’est pas à Trump qu’il fait subir ce calvaire.
Il faut être attentif aux mots et aux traits du visage de Macron : il savait, il avait compris que le Cinglé envahirait l’Ukraine, qu’il faisait une démarche humiliante et inutile. La décision était déjà prise au Kremlin, la boucherie était programmée. Le Cinglé la rêvait industrielle et décomplexée, il s’est fourvoyé.
Les Ukrainiens lui font payer le prix du sang qu’il ne pensait jamais verser. Le courage incommensurable d’un peuple qui ne se soumet pas : si l’on en juge aujourd’hui par leur capacité à saigner ces criminels de guerre par des armes de plus en plus puissantes, les deux années à venir vont renverser la situation. Les Ukrainiens dégommant patiemment, rationnellement, cet arsenal russe qui va endurer les pires échecs ; 25 % de leur capacité énergétique est anéantie, et cela va en s’accélérant.
Avec le désespoir d’une cause inutile et perdue d’avance à défendre, il faut écouter Macron, qui n’en finissait pas de se repentir dans cette conférence à deux… Ce n’est pas le bon mot : il cherchait, tout en répondant au criminel de guerre passé et futur, les arguments pour qu’il réfléchisse, pour le faire réfléchir, mais sans espoir. Il savait ce qui allait advenir.
Il est clair comme de l’eau de roche que le criminel de guerre n’a aucune envie de revenir sur quoi que ce soit. Tout ce qu’il dit et raconte est du mensonge pur et dur. La seule arme qui puisse l’arrêter et le renverser, c’est son peuple, ou le ridiculiser par les armes pour que son pays en prenne la mesure, surtout les citoyens gavés de propagande, connue sous un autre régime en Europe.
Avec le locataire des USA, rien n’est plus clair : ils n’en ont rien à fiche de nous et de l’Europe. Finalement, c’est un mal pour un bien. Ils ont été des alliés de fortune ; il ne faut pas s’y tromper pour la WW1 ou la WW2 : Pearl Harbor, avec le Japon, a été la décision qui l’a emporté pour nous aider, mais au fond, c’est la coalition mondiale, et pas comme voudrait le faire croire Visage orange le fait qu’ils étaient incontournables, qui a été décisive.
L’URSS y a été pour beaucoup. Nous n’avons rien à faire avec ces criminels de guerre. À Nuremberg, les punitions ont été exemplaires, et la traque des derniers recherchés par Israël a montré que ces crimes méritent seulement le jugement et la punition. Le dialogue, c’est Munich, quand l’autre cinglé aussi mentait comme un arracheur de dents, et la suite l’a démontré.
La force l’emportera, et seulement la force. Les Ukrainiens ont compris : aide-toi et le ciel t’aidera. Tout le reste est littérature et gesticulations dignes de Don Quichotte. Winston Volodymyr est incontournable, et le sauveur de nos peaux, pourvu qu’on le soutienne.
Notre engagement dans la guerre des Ukrainiens contre les agresseurs russes pose des problèmes de légitimité, de cohérence et de définition des buts de guerre.
Nous n’avons pas déclaré la guerre à la Russie, mais nous envoyons à la mort de jeunes Ukrainiens pour défendre nos « valeurs » : mélange de cynisme et de lâcheté. En réalité, les opinions européennes ne semblent pas disposées à conquérir les régions du Donbass et de la Crimée, et consentent du bout des lèvres à payer des mercenaires au nom de la défense des pays baltes et de la Moldavie, voire de Kiev et d’Odessa. Il ne me paraît pas légitime de déléguer une guerre dite juste.
Nous mourons de trouille, en Europe, à l’idée que les États-Unis ne nous protègent plus. Et nous acceptons, sans envoyer le moindre soldat, la menace impérialiste sur le Groenland qui, quoique ne faisant pas partie de l’Union européenne, est tout de même un territoire de notre allié, le Danemark.
Nous sommes désemparés à l’idée que l’OTAN puisse ne plus exister, alors que notre allié la Turquie continue d’occuper une partie de Chypre et ne se gêne pas pour soutenir des organisations terroristes. Bientôt cinq ans que nous ne bougeons pas — ou quasiment pas — pour sortir des griffes de l’Amérique et de son affidé turc : faut-il tant de temps pour sortir de l’OTAN et commander des armes non américaines ?
Nous n’avons pas conditionné notre aide à l’Ukraine :
– à la lutte contre la corruption qui gangrène ce pays depuis des dizaines d’années et règne jusque dans le cercle le plus proche de Volodymyr Zelensky ;
– à la lutte contre la fuite des hommes en âge de combattre vers l’Union européenne, ou contre l’achat de leur exemption du service militaire ;
– au respect des droits des russophones (première langue pour environ 30 % de la population), ainsi qu’au respect de la liberté de culte, y compris celui de l’Église orthodoxe russe ;
– à l’abandon par l’Ukraine de revendications territoriales sur la Crimée.
Toutes ces conditions ne seraient pas des reculs face à la Russie, mais des éléments nécessaires pour fortifier l’unité interne de l’Ukraine.
Il est nécessaire que nous nous défendions, mais encore faut-il que nous soyons crédibles, tant dans nos convictions que dans notre refus d’alliances trompeuses, et dans les exigences que nous posons vis-à-vis de ceux que nous entendons protéger.
Je l’ai déjà écrit : un célèbre homme, dont je ne me souviens plus du nom, disait que la diplomatie, c’est d’être trois contre deux. C’est exactement ce que montre Vladimir Poutine. Il n’est pas le seul. Donald Trump, Benjamin Netanyahu et tous les « grands diplomates » du XXIᵉ siècle nous le démontrent à grands renforts de bombardements et d’exactions, toutes aussi illégales et illégitimes les unes que les autres.
J’entends peu de voix s’élever contre ce que se permet de faire Trump au Venezuela.
Pour en revenir à notre Poutine, il va une fois de plus ridiculiser EM, dont il se moque comme de sa première chapka. Si la Russie voulait transformer la France en parking, cela ne prendrait pas longtemps. Dans la situation actuelle, on peut tout supposer : un arrangement de longue date entre Trump et Poutine, par exemple. On nous amuse — façon de parler — avec la guerre en Ukraine ; pendant ce temps, Trump lance ses harpons sur les contrées qui l’intéressent. Et personne, dans le camp occidental, n’a les moyens de mettre un stop à ce déferlement de violence accaparatrice.
Israël s’approprie benoîtement la Cisjordanie depuis des dizaines d’années et accélère le processus puisque la période s’y prête. La Chine pourra faire main basse sur Taïwan sans que personne n’y trouve quoi que ce soit à redire. Je nous vois dans un étau que nous ne maîtrisons pas du tout.
Je me lance dans cette digression pour faire plaisir au banquier.
Y a-t-il une grande puissance qui n’entre pas dans les plans ? L’Inde, pour le moment, plutôt discrète. Elle aura bien besoin, avec sa surpopulation, de s’accaparer un jour quelques richesses. Les heurts existent déjà entre la Chine et l’Inde : on n’en parle pas beaucoup, mais la frontière sino-indienne est une région de tension très stratégique, notamment pour l’Inde.
Alors bien sûr, on s’affole de ce qui nous est proche. Mais dans ce monde où tout va vite, les distances s’effacent avec la technologie. On nous amuse avec l’Ukraine ; la volonté d’affaiblir l’Europe est évidente, mais les enjeux sont loin de se limiter à ce territoire.
Il est d’ailleurs assez bizarre, sur ce blog essentiellement suivi par des retraités, de voir à quel point l’Ukraine est défendue, alors qu’une bonne invasion russe sur la totalité du territoire provoquerait immanquablement un exode de jeunes et pulpeuses Ukrainiennes blondes, pour lesquelles d’aucuns pourraient jouer les sugar daddies afin d’égayer leurs vieux jours.
Dans mon commentaire précédent, j’ai parlé de Narcisse à propos d’Emmanuel Macron.
Et voilà que se confirment le désir, le besoin, la nécessité pour lui de se faire voir, de se faire admirer.
Ce faisant, d’ailleurs, il ne se rend pas compte qu’il joue les Les Shadoks. Il pompe pour vivre ou il vit pour pomper ? Qu’importe, pourvu qu’on le voie !
Franchement grotesque.
Au moins Vladimir Poutine faisait du cheval, musculeux, torse nu, dans la taïga sibérienne : ça avait une autre allure. 😉
https://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/actu-tele/on-va-faire-une-petite-serie-de-pompes-accompagne-de-tibo-inshape-emmanuel-macron-partage-sa-seance-de-sport-a-abu-dhabi-20251223
Commençons par le plus facile — mais qui, en réalité, ne sert à rien : le Cinglé est un criminel de guerre, et tous les jours il tue.
La Cour pénale internationale (CPI) a émis en mars 2023 un mandat d’arrêt contre le Cinglé pour crimes de guerre, notamment pour être responsable de la déportation illégale d’enfants ukrainiens et de leur transfert vers la Russie.
C’est documenté par des milliers de relevés, et cela continue chaque jour.
Il ne faut pas oublier non plus les charniers de Boutcha, et d’ailleurs, qui en sont les témoins, documentés par les services français spécialisés.
Un chef d’État sous mandat d’arrêt pour crimes de guerre devrait être traité comme un justiciable, pas comme un partenaire diplomatique « fréquentable ».
Même s’il est encore au pouvoir, sa légalité interne ne lui confère aucune légitimité morale internationale.
On peut le dire clairement : on ne légitime pas, par des poignées de main et des sommets internationaux, quelqu’un que la justice internationale recherche.
« Obligation de coopération avec la CPI
Les États parties au Statut de Rome ont une obligation de coopération avec la Cour. Dialoguer « normalement », l’inviter, lui téléphoner comme à un chef d’État quelconque peut être vu comme contraire à l’esprit même de cette obligation de justice.
Normaliser l’horreur
Quand on dialogue publiquement avec un responsable de crimes de guerre — agression d’un pays souverain, bombardements de civils, déportations d’enfants — on envoie un signal symbolique clair : tout cela n’empêche pas de rester dans le club des puissants.
Accepter ce dialogue, c’est abaisser la barre de ce que le monde considère comme moralement intolérable.
C’est une insulte aux victimes de vouloir dialoguer avec le Cinglé.
Pour les familles des morts, des torturés, des déportés, chaque photo de poignée de main, chaque « discussion constructive » est vécue comme une blessure supplémentaire.
Dialoguer avec lui, c’est demander aux victimes d’avaler que la justice et la dignité passent après la realpolitik.
Si l’on affirme que le droit à la vie, la protection des civils et des enfants sont des valeurs fondamentales, on ne peut pas simultanément dire :
« mais on peut quand même faire comme si de rien n’était autour d’une table ».
Les crimes commis par le Cinglé devraient fermer la porte à toute normalisation diplomatique.
Le dialogue est impossible
Le dialogue est impossible : ce sont des menteurs patentés, en plus d’être des criminels de guerre, toute cette équipe du Kremlin.
La diplomatie repose sur un minimum de fiabilité. Or Vladimir Poutine a violé des accords, nié des évidences, multiplié les mensonges sur la guerre, l’OTAN, la présence de troupes, etc.
Si l’interlocuteur ment systématiquement, le « dialogue » devient un théâtre, pas un outil de paix.
Des observateurs expliquent que ses déclarations sur le fait d’être « prêt à négocier » servent surtout à gagner du temps, à diviser les Occidentaux, ou à se présenter comme « raisonnable ».
Parler avec lui peut servir sa propagande — « c’est l’Occident qui ne veut pas la paix » — plutôt que la paix réelle.
Un camp respecte globalement le droit international ; l’autre l’utilise comme décor de communication.
Dialoguer sur cette base revient à mettre sur le même plan l’agresseur et la victime.
Le seul langage qu’il comprend : le rapport de force
Beaucoup d’analystes estiment qu’il ne recule que face à une contrainte forte : sanctions lourdes, revers militaires, isolement réel.
Tant qu’il gagne sur le terrain, le dialogue sans pression sérieuse renforce sa position.
Si l’on proclame des « lignes rouges » — guerre d’agression, crimes de guerre, déportation d’enfants — mais qu’on continue à traiter le responsable comme un interlocuteur normal, ces lignes rouges deviennent des blagues.
Cela affaiblit la dissuasion pour l’avenir, y compris face à d’autres régimes tentés par la force.
Si un dirigeant constate que massacrer, bombarder des civils, déporter des enfants lui permet ensuite d’être au centre de toutes les négociations, il en tire une leçon simple : la violence paye.
Pour la sécurité à long terme, il faut montrer exactement l’inverse : la violence ferme des portes, elle n’en ouvre pas.
Le crime le plus odieux
La CPI vise spécifiquement l’expulsion et le transfert illégaux d’enfants d’Ukraine vers la Russie, en accusant Poutine d’en être responsable.
Enlever des enfants, les couper de leur culture et de leur famille, est l’un des crimes qui rendent toute « normalisation » moralement intolérable.
Certains juristes parlent d’une tentative d’effacement d’identité nationale, par la « russification » d’enfants ukrainiens.
Dialoguer sans condition préalable — retour des enfants, reconnaissance du crime — revient à entériner cette violence contre un peuple.
Priorité absolue à la justice pour les enfants
Avant toute discussion politique, il devrait y avoir une exigence claire :
restitution des enfants,
coopération avec la CPI.
Sans cela, le dialogue ressemble à un marchandage, où les enfants deviennent une monnaie d’échange.
Ne pas répéter les erreurs du passé
L’histoire a montré que les dictateurs utilisent souvent les négociations pour se renforcer, gagner du temps, se réarmer.
S’il existe un mandat d’arrêt international et des crimes de guerre documentés, on ne peut pas répéter les mêmes erreurs sous couvert de « dialogue ».
À chaque fois qu’on a composé avec un agresseur sans justice, le ressentiment a continué à pourrir la paix.
Une paix sans justice, fondée sur le dialogue avec un criminel impuni, est une paix fragile et toxique.
On ne dialogue pas avec un criminel de guerre présumé. Point.
Le Cinglé le montre tous les jours, et le pire est que cela se déroule sous les yeux d’un de nos alliés historiques, les États-Unis, et de leur dirigeant actuel.
Que se passe-t-il donc avec ce pays ? »
Revoir Poutine, ou se revoir voyant Poutine ?
Narcisse est perdu : il constate qu’il n’est plus le centre rayonnant de l’Europe.
Narcisse qui marchait sur l’eau selon Time — et ses adulateurs — en 2017, ce Narcisse-là coule lentement et sûrement.
Le chancelier allemand lui a volé le leadership européen, ce qui est encore supportable compte tenu du poids économique de l’Allemagne. Mais surtout, la très habile et très intelligente Giorgia Meloni est devenue celle par qui le consensus se fait — sur les avoirs russes, le Mercosur — malgré la faiblesse économique de l’Italie.
Il ne s’agit plus de rapports de force économiques, mais de qualités personnelles qui font la différence.
Narcisse, qui marchait sur l’eau au début, en est réduit à ramer pour ne pas couler. Et quand je dis ramer, je suis aimable, car il godille lamentablement.
Alors revoir Vladimir Poutine, c’est se revoir traitant d’égal à égal avec le seigneur de la guerre ; c’est non seulement se voir son égal, mais aussi se voir l’égal de Donald Trump.
Bref, Narcisse cherche à exister, au moins à ses propres yeux, sachant, au fond de lui, qu’il a cessé d’exister pour tous, par le caprice d’une dissolution.
Les Français se rendront-ils compte que leur pays, ravagé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, doit à celui qui sauva son honneur d’être doté de l’arme fatale et d’un siège au Conseil de sécurité de l’ONU ?
Si elle avait entendu son jeune et audacieux président, elle s’apercevrait que réformer son système social, qui coûte un pognon de dingue pour des résultats minables, était la condition pour tenir son rang d’unique nation indépendante face aux vainqueurs de la dernière guerre mondiale, en assumant le leadership naturel de la seule solution aux conflits qui s’annoncent : la réconciliation européenne d’empires revenus des illusions impériales, erreur fatale imitée désormais par leurs anciennes colonies, qui ne savent que reproduire les causes de la chute de toute civilisation incapable de borner ses désirs de domination.
Il est temps de tirer les enseignements de cette réalité toute humaine pour choisir librement de ne plus admirer la force, de ne plus haïr l’ennemi et de ne plus mépriser les malheureux.
Simone Weil pensait qu’il était douteux que ce fût pour alors, quand elle concluait ainsi son analyse de L’Iliade.
« La force, c’est ce qui fait de quiconque lui est soumis une chose. Quand elle s’exerce jusqu’au bout, elle fait de l’homme une chose au sens le plus littéral, car elle en fait un cadavre. »
— L’Iliade ou le poème de la force
Il est tout à fait certain que c’est pour maintenant, quand les Français sauront tirer enseignement des allégories de leur histoire et de leur littérature, afin d’assumer le rôle moral européen qui leur est dévolu, plutôt que de se vautrer à nouveau dans les fossés confortables de leur lâche aveuglement.
Aux armes de la liberté, citoyens, pour choisir ce qui, sinon, détruira tout ce qui est fondé sur le mensonge de la force qui réifie.
Aux armes de la fraternité, quand ceux qui sont tout et ceux qui ne sont rien sont réunis en toute égalité au pays de la liberté, autour du berceau d’un enfant enfin reconnu pour ce qu’il est : la potentialité d’incarnation humaine de la toute-faiblesse de ce qui, déjà et de toute éternité, a vaincu le monde et toutes ses illusions de puissance — faiblesse qui ne tire sa force de vérité que d’être la vérité.
Joyeux Noël aux bien-aimés.
Vladimir Poutine n’a jamais accepté l’effondrement de l’URSS et, dès sa prise de pouvoir, son obsession a été de reconstruire cet empire qui, au cours du XXᵉ siècle, a tenu la dragée haute aux Américains, et ce quoi qu’il en coûte.
Le dictateur russe est un redoutable joueur d’échecs. Rien à voir, évidemment, avec le joueur de golf Donald Trump, qui n’a aucun plan bien défini et qui, maniant la carotte et le bâton avec Poutine et Volodymyr Zelensky, change d’avis en permanence.
Aussi, même si l’entretien d’Emmanuel Macron avec Vladimir Poutine risque de ne pas modifier réellement sa stratégie guerrière, il a le mérite de clarifier la situation, dans la mesure où le président français — qui s’exprime au nom de l’Union européenne — a déjà clairement expliqué que l’Europe est bien décidée à faire face à toute agression de la Russie. D’ailleurs, elle est en train de s’en donner les moyens en développant son armement.
Cela aura-t-il un impact sur la vision expansionniste de Vladimir Poutine ? Même si cela est peu probable, cela vaut le coup d’essayer.
« Revoir Poutine et mourir » ? Euh, non, évidemment. Aussi, revoir Poutine, pour quoi faire, alors que ce dernier, depuis l’invasion de l’Ukraine, n’a pas bougé d’un iota (PB), quand Macron n’a cessé de faire des « voltes », certes moins « obscènes » que celles de Trump — à supposer que celui-ci n’ait pas seulement bougé en apparence —, mais étant passées, on s’en souvient, de « il ne faut pas humilier la Russie », en se posant en interlocuteur privilégié de Poutine, à une posture plus va-t-en-guerre qu’aucun dirigeant européen, après que Poutine eut humilié Macron en le tenant à distance très respectueuse de l’autre côté de sa table de cinq mètres de large, de peur que Macron ne le contamine d’un Covid qu’il n’avait pas contracté, quand il fit le voyage en Russie pour le ramener à la raison.
Revoir Poutine pour remporter le « rapport de force », après que notre président eut joué les fiers-à-bras en mettant en scène la manière dont il parlait mal à ce sportif qui quittait l’exercice pour le prendre au téléphone, afin de se faire croire à lui-même qu’il était de taille à dompter l’ours russe. Et pour laver une humiliation, sous prétexte de lui faire entendre « la voix de l’Europe », Macron, fruit de la société des individus, croit que l’Europe est blessée quand son narcissisme en a pris un coup. Macron est un dirigeant individualiste à la sauce ukrainienne.
La société ukrainienne est devenue une « société des individus » résiliente, travailleuse, mais sans motif moral, et déserteuse aussi, corrompue, guerrière sans lendemain et profiteuse de guerre, qui met à l’os cette Europe dont Macron veut être la voix, cette Europe bâtie pour la paix que Macron voudrait plonger en économie de guerre, à commencer par son pays, qui n’arrive pas à bâtir un budget pour les dépenses courantes et voudrait se doter d’un porte-avions.
Macron veut laver l’humiliation infligée par Vladimir Poutine. Mais en matière d’humiliation, si la Russie a certes humilié l’Ukraine, elle a aussi subi l’humiliation de l’Europe, et ne l’a pas subie à la manière dont Macron est tout décontenancé de n’avoir pu jouer les gros bras avec le « mage du Kremlin », dont notre inénarrable ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, prétendait mettre l’économie russe à genoux tout en ayant sauvé l’économie française.
À peine les accords de Minsk étaient-ils signés que François Hollande refusa à Poutine d’être invité aux cérémonies du Débarquement parmi les Alliés, manière de le rejeter dans son ancienne tentation du pacte germano-soviétique, alors qu’on avait pardonné aux Allemands d’avoir cédé à ce que Jean-Pierre Chevènement avait osé appeler le « déraillement nazi ». Dès lors, les alliances pouvaient se renverser : les droites nationalistes européennes se laisser envoûter par les manières de tsar du charmeur de serpents russe, et une Amérique retournée avoir les yeux rivés vers la Russie, après s’être posée en championne du monde libre avec sa première des démocraties libérales.
Mais l’humiliation continue. À Maastricht, les présidents Kohl et Mitterrand avaient fait miroiter à Boris Eltsine que la Russie pourrait, directement ou par un accord de coopération, être intégrée à l’Union européenne. Puis ils ont repoussé ce rêve gaullien en préférant à l’Approfondissement un Élargissement tous azimuts, qui contraignait l’OTAN non seulement à ne pas se saborder en même temps que le pacte de Varsovie, mais à repousser constamment vers l’Est sa zone d’influence, en devenant une menace pour la Russie et pour la paix du monde.
Cette OTAN que Trump voulait quitter par avarice, et dont Macron constatait la « mort cérébrale » à défaut d’horizon mental, un peu comme la société ukrainienne. Or non seulement l’OTAN étendait ses tentacules jusqu’aux frontières de la Russie, mais c’était à l’Ukraine que l’Union européenne voulait ouvrir les bras.
Poutine n’a pas « bougé d’un iota » depuis le début de la guerre en Ukraine. Ce qui pourrait plutôt paraître une preuve de force, à l’épreuve de la diplomatie versatile d’un Macron ou de la diplomatie déboussolée d’un « monde libre » qui ne veut plus « toucher les dividendes de la paix », lui est tenu à faiblesse, car bien sûr il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.
La Russie a bradé l’empire russe à la chute de l’Union soviétique. On reproche à Poutine de vouloir le reconstituer. Qu’il proteste qu’il se borne à vouloir préserver son aire de civilisation, on lui fait remarquer qu’il lorgne sur l’Afrique, on l’accuse de vouloir attaquer l’Europe — après tout, beaucoup, dont j’étais, ne pouvaient imaginer qu’il agresserait l’Ukraine —, et on compare cette volonté de maintenir un statut d’hégémon à la manière dont les nazis voulaient reprendre toutes les terres ayant des populations allemandes ou germanophones.
Mais l’Allemagne est un peuple dont l’âme est offensive, et dont l’idéalisme austère est un garde-fou qui ne parvient pas à conférer à sa culture l’universalité qu’elle escompte, là où la manière dont la Russie n’a jamais lésiné à garder sa folie est paradoxalement garante que son universalité respecte mieux la complexité humaine. On dira que cette défense de l’universalité russe est faible ; je conviens qu’elle gagnerait à être davantage argumentée.
Beaucoup — dont j’étais aussi — étaient persuadés que la Russie remporterait cette guerre en quelques jours. Elle a parfois marqué le pas, elle demeure en position de l’emporter militairement, bien que l’Occident remplisse à fonds perdus le tonneau des Danaïdes ukrainien, et pourtant la victoire russe se fait attendre. Qu’est-ce qui l’a bloquée depuis le début ?
Certes, si l’on considère que les BRICS étaient du côté russe, la Russie avait pour la soutenir plus de la moitié du monde, mais elle s’était mise à dos toutes les puissances mondiales, et le monde n’est pas démocratique. Il n’est pas la somme des soutiens, plus ou moins complets et avoués, de la population mondiale. Une guerre n’est gagnable qu’avec l’assentiment des puissances mondiales qui s’appellent elles-mêmes des « démocraties » libérales.
Peut-être jusqu’à ce pari de Poutine, mais l’addition sera salée. Une guerre se paie toujours au prix fort. Celle-ci aurait pu devenir une guerre mondiale, car l’Europe pacifique et la précédente administration américaine n’ont pas eu peur de l’escalade. Elle ne l’est pas devenue, quoi qu’on en dise, parce que Poutine a menacé, mais il n’a pas perdu ses nerfs.
La proposition de dialogue émanant du Kremlin, présentée comme une ouverture magnanime, relève moins de la diplomatie que de l’art éprouvé du leurre. Lorsqu’un pouvoir fondé sur la force brute, l’annexion illégale et le mépris du droit international feint soudain la disponibilité à l’échange, il ne faut pas y voir un infléchissement moral, mais un calcul. L’histoire enseigne que les autocraties ne parlent que lorsqu’elles espèrent gagner autrement ce qu’elles peinent désormais à conquérir par les armes. La parole offerte devient alors une arme supplétive, une manœuvre de contournement, destinée non à conclure la paix, mais à fissurer la résolution de l’adversaire.
Le piège est transparent : il consiste à personnaliser le dialogue, à l’extraire du cadre collectif, à substituer au front occidental une relation bilatérale où la flatterie, l’ambiguïté et l’usure psychologique prennent le pas sur la clarté des principes. En visant Emmanuel Macron, le pouvoir russe ne cherche pas tant un interlocuteur qu’un levier. Un président affaibli politiquement, en fin de cycle, soucieux de laisser un semblant de trace internationale, constitue une cible idéale pour une diplomatie de la séduction toxique. L’objectif n’est pas d’obtenir de lui une capitulation explicite, mais un glissement progressif : un mot de trop, une nuance malheureuse, un appel prématuré au compromis qui suffirait à semer le doute parmi les alliés européens et à accréditer l’idée que le soutien à l’Ukraine n’est plus aussi indéfectible qu’il le fut.
Ce mécanisme est d’autant plus redoutable que la Russie a déjà su exploiter les failles occidentales. Après avoir partiellement neutralisé la fermeté américaine par des jeux d’influence et des convergences opportunistes, le Kremlin s’emploie désormais à ébranler l’Europe de l’intérieur. Diviser pour durer : telle est la constante de cette stratégie. Une Europe qui doute, qui débat de l’opportunité de négocier pendant que les bombes tombent encore, est une Europe affaiblie, donc une Europe utile à Moscou.
Mais cette soudaine ardeur au dialogue trahit aussi une réalité plus sombre : celle d’un régime sous pression. Militairement, la guerre s’enlise ; économiquement, les réserves s’épuisent ; socialement, la fatigue gagne une population confrontée aux pénuries, à l’inflation et au deuil. Derrière la posture martiale, l’intendance souffre, l’armée s’use, la motivation s’effrite. La Russie découvre à son tour ce que l’histoire militaire a maintes fois démontré : on ne gagne pas durablement une guerre sans ressources, sans soutien populaire et sans horizon crédible de victoire.
C’est ici que s’impose l’analogie inverse de Stalingrad. Là où le général Gueorgui Joukov avait étouffé l’armée allemande en coupant ses arrières, la Russie se trouve aujourd’hui progressivement privée de ses propres irrigations vitales. Les sanctions, l’isolement diplomatique, l’assèchement financier et la résistance ukrainienne agissent comme une ischémie stratégique : le corps militaire survit encore, mais au prix d’une nécrose lente et inévitable. Dans ce contexte, le dialogue proposé n’est pas un pont vers la paix, mais une tentative désespérée de desserrer l’étau avant l’asphyxie.
Accepter cette main tendue sans contrepartie réelle reviendrait à offrir une prime au fait accompli, à légitimer le vol sanglant de territoires et à inscrire dans le marbre une dangereuse leçon géopolitique : l’agression paie, pourvu qu’on sache attendre l’essoufflement moral des démocraties. C’est précisément ce que refusent les tenants d’une ligne dure, au premier rang desquels Boris Johnson, pour qui discuter avec un agresseur en position de faiblesse relative n’est pas un acte de réalisme, mais une faute stratégique et morale.
La paix, lorsqu’elle n’est pas fondée sur la justice, n’est qu’une suspension provisoire de la violence. Dialoguer avec un pouvoir qui n’a renoncé ni à ses objectifs territoriaux ni à sa vision impériale du monde, c’est confondre diplomatie et abdication. La véritable responsabilité européenne consiste donc non à multiplier les paroles, mais à maintenir le rapport de force, à soutenir sans ambiguïté l’Ukraine et à laisser le temps jouer contre celui qui a déclenché la guerre. Alors seulement, quand l’agresseur sera contraint par la réalité et non par la ruse, la parole pourra retrouver son sens.
Parce que Odessa n’est pas russe ?
Parce que les Ukrainiens n’ont pas procédé à une épuration ethnique dans les territoires du Donbass ?
Parce qu’ils ne bombardaient pas les fermes de ceux qui ne voulaient pas partir ?
Ça, c’est pour la justice.
Parce que les Ukrainiens n’étaient pas d’accord pour rendre le Donbass jusqu’à ce que les Anglais leur fassent le coup du couloir de Dantzig : ne rendez rien de ce que vous avez volé, on est avec vous… ?
Alors, la bonne foi ? Elle n’est vraiment pas du côté de Poutine ?
Quant à notre psychopathe à sa maman en carton, que vient-il faire là-dedans, si ce n’est tenter de laisser une autre trace dans l’histoire de notre pays que celle de l’avoir ruiné ?
D’autant plus que, bien au contraire, si l’on avait pris parti pour la Russie, notre pays aurait retrouvé toute sa grandeur. N’est-ce pas ce que de Gaulle aurait fait ? N’est-ce pas l’avis de son petit-fils Yves ?
Pour ma part, je m’abstiendrai de prodiguer des conseils en matière de diplomatie au président Macron, laissant cette prérogative aux professionnels du métier. Je me contente de rappeler le diagnostic lucide de François Hollande : Vladimir Poutine ne comprend que les rapports de force. Dans ce contexte, la France isolée pèse bien peu face à lui. Emmanuel Macron ne pourra être entendu que s’il est perçu comme le porte-voix de l’Union européenne, qui dispose d’un atout majeur : les avoirs russes gelés dans ses banques, un levier pour imposer un véritable rapport de force. L’UE est-elle prête à l’utiliser sans concessions ?
—
Les chroniqueurs, espèce en voix d’extension, comme ceux qui les commentent, sont particulièrement exposés à l’ultracrépidarianisme : ce penchant à émettre des avis péremptoires sur des sujets que l’on ne maîtrise pas, en allant « au-delà de la chaussure » (du latin sutor, ne ultra crepidam : « cordonnier, n’allez pas plus haut que la sandale »). Les ultracrépidariens, ces « je-sais-tout » autoproclamés, dissertent avec une assurance inébranlable sur tout et n’importe quoi, souvent sans la moindre compétence réelle.
Michel Onfray en a offert un exemple mémorable dans son émission hebdomadaire sur CNews, en affirmant que le réchauffement climatique résulterait notamment des interactions entre plurivers et multivers, une explication qui, pour être pleinement appréciée, exigerait, selon lui, « de connaître un peu l’astrophysique ». L’hilarité de la communauté scientifique n’a pas tardé à suivre.
Je ne doute pas que ce billet révélera parmi nous (je me mets évidemment dans le lot) des experts fraîchement reconvertis en géopoliticiens et diplomates chevronnés, anciens spécialistes de la vaccination bovine et de la politique agricole européenne, prêts à nous éclairer sur la meilleure façon d’aborder Vladimir Poutine dans une négociation.
Bonjour,
J’apprécie vraiment Philippe Bilger, que j’ai eu le plaisir de croiser sur un plateau de Sud Radio. C’est un homme affable et courtois, qui ne se départ jamais d’un humour toujours élégant.
Qu’il propose un dialogue avec ses concitoyens n’est pas dénué de pertinence, et j’aime à connaître son opinion. Je ne me permets pas de juger l’homme à l’aune de ses propos.
Je ne suis pas d’accord avec lui, et je ne suis pas un expert en géopolitique : ce n’est qu’un passe-temps pour moi. J’enseigne par ailleurs la stratégie d’entreprise.
Vladimir Poutine déroule sa partie en maître absolu : il renverse la table de puissants qui découpaient le monde à leur façon. Le rôle de BlackRock dans ce pays ravagé par la corruption — je ne parle pas de la France mais de l’Ukraine 😉 — illustre, s’il en était besoin, le pillage du continent indo-européen entrepris à la chute du mur de Berlin.
Bref ! Notre Président n’a que peu de poids face à un Poutine qui ne s’est jamais fait gifler par maman à la sortie de l’avion…
Je lis que la France est faible… Oui. Mais elle a une voix : celle de son représentant. Et un Charles de Gaulle ou un Jacques Chirac avaient une prestance que M. Emmanuel Macron n’a pas face à un Poutine qui ne le respecte pas.
Merci, Monsieur Bilger, d’avoir partagé votre point de vue avec nous sur ce nouveau coup de poker de Vladimir Poutine.
Résistants à un ordre mondial ? Mais ils sont les agents de cet ordre mondial, phagocytés par cet ordre mondial !
https://www.youtube.com/watch?v=NQDRgdcRwNk
https://www.youtube.com/watch?v=_HQsKFYQZZo