Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Sous Neymar, le Brésil

Sous Neymar, le Brésil. Quelle France sous l’histoire et les affrontements de tous les jours ? Une espérance ou une menace ?

Sarkozy : la démocratie énervée

Nicolas Sarkozy se vante, paraît-il, de n’être pas un homme à faire des réussites comme de Gaulle. Dommage. Pour la démocratie énervée d’hier. Et pour prévenir celle de demain.

Le FN pour les nuls !

Une autre grille de lecture est nécessaire. Pour les Nuls hier, elle sera contrainte, par aujourd’hui et pour demain, à ne plus prendre les citoyens pour des idiots mais à offrir de bonnes réponses aux interrogations que le FN a fait surgir dans une société française troublée, déboussolée et prête à s’accrocher au premier « il n’y a qu’à » venu.

Jamel Debbouze a-t-il eu tort ?

Nicolas Sarkozy n’est pas Joe Dalton car il est bien réel. Jamel Debbouze n’a pas eu totalement tort et si, en effet, il n’y avait pas de quoi, pour lui, à être « super fier », il peut au moins se targuer d’une lucidité pour hier et utile pour demain.

C’est Montebourg qui a raison !

Arnaud Montebourg, après avoir été « recadré », a soutenu pour la façade qu’il avait été mal compris mais en petit comité il aurait lâché : « Je m’en fous ». Je l’approuve parce qu’il a raison.

Fillon a une bonne droite

Tous ceux qui ont été des téléspectateurs attentifs de Des paroles et Des actes, partisans de Fillon, indécis ou adversaires, ont unanimement salué la mue qui s’était opérée sous nos yeux. François Fillon, solidaire mais pas enfermé, a pris ses distances avec Nicolas Sarkozy et s’est enfin découvert, détaché de la part dépendante et frileuse de lui-même. Le collaborateur se vengera.

Les doux de l’extrême gauche ?

J’avais l’intention de poursuivre ce billet par l’analyse d’un événement enfin positif pour la droite que beaucoup espèrent : l’intervention de François Fillon sur France 2. Puis, en cours de rédaction, j’ai compris que je devais garder ce projet sous l’esprit et ne pas le mêler à cette tragédie qui est la conséquence de la lutte permanente entre des factions violences et haineuses dont l’une, à cause de l’un de ses membres, est impliquée dans un crime.

Le court d’amour

Mais le déclic, quand le hasard vous confronte à l’inconnu et que sur un mode fulgurant tout s’écrit et que c’est doux ou amer, est ce qui ne cesse pas de m’agiter. Nos amitiés tiennent donc à si peu qu’elles sont d’abord dépendantes de nos subjectivités fragiles et de l’arbitraire de notre regard. Je comprends Gilles Simon qui s’est plaint d’avoir été moins encouragé et applaudi que Federer.