Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

La droite se décongèle

François Hollande est trop fin pour ne pas sentir ce qui survient et qui le menace. La droite se décongèle.

Jacques Séguéla a une Rolex dans la tête

On admire l’artiste Tapie mais il peine. Il a trop à remonter. Jacques Séguéla, avec sa Rolex dans la tête, ne nous aide pas à comprendre. Pourquoi lui demander son avis ?

Ce n’est pas moi, c’est Guéant !

Je ne désespère pas, je m’en pourlèche l’esprit par avance. On aura atteint le comble de l’indécence et du ridicule – on n’en est plus très loin – quand Nicolas Sarkozy viendra nous déclarer, avec la sincérité qui le caractérise – pourquoi pas à la télévision ? – : ce n’est pas moi, c’est Guéant. Décidément Claude Guéant aura eu tous les pouvoirs, même celui d’être responsable et coupable du mal des autres.

Un président cerné et content

Moi, comme un obstiné, un naïf, je continue à croire qu’il y a encore, entre le socialisme essoufflé avant même le feu de l’action et la nostalgie d’une droite qui a trouvé le moyen de perdre son âme et l’élection présidentielle, un espace à inventer, à construire pour une vision et une pratique honorables. Une droite d’efficacité et d’humanisme. Avec de la tenue et de la probité. Ce serait à désespérer des Français si un jour ils ne lui permettaient pas d’exister.

Règlement de comptes en Sarkozie

Le déni démocratique et le coup de tonnerre politique se rejoignent. L’un et l’autre portent en creux, par une similitude profonde, la leçon qu’on ne gagne rien à faire fi de la morale. Dans le secret d’un univers ou dans la vive lumière de l’espace public.

Marine Le Pen n’est pas occupée

Il n’ y a rien qui ne puisse être nommé, qualifié, dénoncé. La réalité a besoin des mots pour qu’identifiée après avoir été subie, elle fasse l’objet du traitement politique ou social qu’elle appelle. Mais ces mots doivent être justes. Accordés à leur objet. Discutés mais compris. Plausibles. Pour tous. Non, Marine Le Pen n’est pas occupée.

Un arrêt à la loupe

Qu’auraient plaidé, à la fin de ces débats, Me Henri Leclerc hier, Me Temime et Me Dupond-Moretti aujourd’hui ? Je les imagine, je les entends, à la fois décisifs mais tentant d’exprimer l’inconciliable : le discours au nom de la tragédie, la plaidoirie pour comprendre le crime. Modeste autopsie d’un arrêt qui aura un avenir.

Il n’y a pas de justice people, Jean-Pierre Raffarin !

Il avait déjà, à propos de Nicolas Sarkozy, souligné qu’il fallait « arrêter la chasse ». C’était la même idée et la même erreur. La justice n’invente pas le gibier. Elle s’occupe de lui, éventuellement le poursuit quand il s’est égaré ou qu’on l’a traîné sur ses terres.

La fièvre de vendredi

Question centrale : le premier univers ayant imposé l’arbitrage contre le cours judiciaire aspirait-il forcément au second, maître d’oeuvre de la fraude et de la déloyauté dans le processus arbitral ? Une bande organisée certes, mais peut-être divisée et avec des objectifs différents ? Que de chemins, que de pistes ! Quel vendredi !

Les retards socialistes sont des chances

Pour lutter contre les aberrations programmées par Christiane Taubira ministre socialiste, pas d’autre choix que d’approuver les obstacles mis sur son chemin par d’autres socialistes plus lucides. On en est là. Les retards socialistes sont des chances.