Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

La désunion nationale

Devant un tel constat, on admet que certains – ceux qui n’ont pas à s’affronter à la dureté de la vie – éprouvent le besoin d’organiser, entre eux, de bonnes petites manifestations sur des thèmes récusés par personne et dans une France qui a d’autres priorités à fouetter, d’autres maux à endurer. L’accueil triomphal à Christiane Taubira va certainement lui faire du bien, la consoler !

Sale Boche !

Sale Boche résonne encore dans mes oreilles. C’est un racisme qui en vaut bien d’autres et je n’ai pas sur ce plan de leçons à recevoir. Je n’en suis pas mort.

Les grands hommes sont derrière nous !

Même en nous retournant, on n’en trouve pas. Ou alors en acceptant qu’ils aient été aussi des hommes en même temps qu’ils furent grands.

Une victoire, c’est tout !

Pour finir, une note non pas rabat-joie mais rétablissant les perspectives. Une victoire certes, mais le destin de la France ne doit pas être seulement accroché aux crampons de nos champions d’un soir. Quel que soit leur avenir au Brésil. La politique de la France ne se joue pas au stade de France ; pas plus, je l’espère, qu’à la corbeille.

Pourquoi se gêner ?

Pourquoi, en effet, puisque l’Etat laisse faire et ne cesse pas, par socialisme, de théoriser ses insuffisances et ses impuissances ?

Pour la pénalisation de cette putain de vie ?

En effet, pour notre monde malade de l’aspiration à une béate santé, comment ne pas pénaliser ce risque infini porté par le souffle de l’existence, comment ne pas pénaliser cette putain de vie ?

Alain Finkielkraut tête de série !

D’autres suivront que j’ai sollicités et qui m’accorderont, s’ils le veulent bien, leur confiance. Au moins, ma tête de série ne les dissuadera pas de me suivre.

Tu veux ou tu veux pas ?

Tu veux ou tu veux pas ? Même si pour longtemps encore il ne peut pas vouloir, que le président nous laisse espérer. Le pays en a besoin. Ce serait mieux que rien.

Une seule Ségolène vous manque…

Avec Ségolène Royal, en dépit de sa beauté, le gouvernement serait « assez laid ». Une seule Ségolène vous manque, et le pouvoir est dépeuplé.