Emmanuel Macron : une rage suave…

Avant qu’Emmanuel Macron (EM) soit élu en 2017, j’avais eu la légère impudence d’écrire un livre, Moi, Emmanuel Macron, je me dis que… où je le faisais monologuer sur son parcours, son avenir et même sa relation amoureuse avec son épouse Brigitte. J’avais éprouvé un vif plaisir intellectuel à me mettre « dans sa peau », mais le livre, pour lequel l’éditeur, tactiquement, avait refusé la moindre promotion ou annonce avant sa publication, a été un fiasco.

Ce n’est pas pour tenter une impossible compensation que j’écris ce billet qui va, d’une certaine manière, m’offrir l’opportunité d’imaginer les songes, les humeurs et les états d’âme du président dont le successeur sera connu le 2 mai 2027.

Il y a du pari dans cette idée présomptueuse que l’on pourrait ainsi, à son gré, se prendre pour EM et s’efforcer, sur bien des plans, de rendre vraisemblables les analyses et les dénonciations qu’on lui prête.

Qu’il ait l’obsession de finir « en beauté » ce second quinquennat, notamment en empruntant encore des pistes qui lui tiennent à cœur – amplifier son rôle international, défendre et mettre à l’honneur l’Ukraine, tenir face à l’imprévisible et erratique Donald Trump, se soucier de la fin de vie et quadriller soigneusement, par des nominations ciblées, l’État de demain – est une évidence. Rien ne lui serait plus insupportable que le constat, partagé depuis longtemps par trop de citoyens, de son inutilité !

Cette volonté de poursuivre son œuvre jusqu’au bout n’est pas contradictoire, bien au contraire, avec, probablement, une lucidité nostalgique sur les résolutions sans effet, les desseins avortés, les actes inachevés, les décisions catastrophiques, les retards scandaleux et la multitude de ces barrages entre les décrets présidentiels et leur application.

Peut-être même regrette-t-il, lui qui a été, comme tous les êtres conscients de leur importance, un mauvais directeur des relations humaines, – en effet, qu’importent les autres par rapport à lui ! -, les lamentables sélections qu’il a opérées de ministres, de conseillers ou de proches collaborateurs à tout faire ; peut-être lui vient-il à l’esprit que, dans l’univers du pouvoir, tout le monde n’est pas interchangeable et qu’il ne suffit pas de courtiser le président et d’être apprécié de lui, souvent pour de mauvaises raisons, pour être décrété remarquable.

Derrière la suavité, l’apparente sérénité, comme il doit bouillir ! Ses hostilités demeurent tenaces, confortées par le mépris que certains lui inspirent et la certitude, d’une arrogance absolue, que non seulement ils prétendent lui succéder, mais qu’en plus, à pas feutrés ou ostensibles, ils touchent à son bilan, qui a été aussi le leur, avec des pincettes !

Il est probable que, dans la multitude des candidats réels et virtuels qui ont leur ambition fixée sur 2027, il n’en est pas un qui trouve grâce à ses yeux. Ne parlons pas d’Édouard Philippe, qu’il a sorti de l’ombre et qui le lui rend mal ; de Gabriel Attal, une étoile filante qui s’éteindra au feu du réel ; de François Hollande, qui a été dupé par lui et qui espère une candidature de rattrapage ; de Bruno Retailleau, qui a cru qu’il avait le droit d’être vraiment ministre et de s’opposer à lui ; de Marine Le Pen : il ne sera plus là pour la battre à coup sûr ; ou de Jordan Bardella : être une star n’interdit pas d’être compétent ! de Jean-Luc Mélenchon, un gourou hier hystérique cherchant aujourd’hui à se muer en agneau ; de François Ruffin, jouant sur leur proximité d’hier parce qu’il n’a rien d’autre à proposer ; de tous ces autres jouteurs persuadés que la République est un champ de foire et que la démocratie, ce n’est pas d’être plausible dans son ambition, mais d’être libre de la manifester !

Il y a une personnalité qui lui aurait bien plu : il en garde un excellent souvenir. Aimable, travailleur, rocailleux, habile, demeurant à sa place, complaisant mais pas trop, apprécié des Français mais sans lui faire de l’ombre, un Premier ministre qui ne lui a pas donné de maux de tête ni créé de conflits de susceptibilité ; il ne détesterait pas la marche suprême mais, comme sa réputation s’est faite sur le besoin de faire croire que ce qu’on lui offre lui suffit, il est un peu tenu par son propre rôle ! Jean Castex rôde dans la tête d’EM comme une divine éventualité, et quel pied de nez ce serait à ceux qui l’ont servi pour l’abandonner ensuite ! « Jeannot » aurait sa récompense…

EM pense-t-il à demain, à la période, à la vie d’après le 3 mai 2027 ? Pas encore même si Xavier Niel s’intéresse à lui : pour l’instant, il est entièrement préoccupé par son image, le récit que des historiens pas trop sourcilleux extrairont de ses mandats et, il l’espère, par la légende qui surgira quand la réalité décevante ne sera plus là pour l’entraver.

Il connaît trop bien l’Histoire de France pour ignorer que, le moment venu, l’inaction politique est un piédestal.

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Voir les Commentaires (17)
  1. Kadyrov est un rageux, comme disent les jeunes. Un petit personnage capricieux qui n’aime que lui-même. Sa préoccupation ? Son image. Le reste lui importe peu.
    Il laissera derrière lui la gestion calamiteuse du Covid, la volonté d’abréger la vie, l’indifférence à la pédophilie, les conflits d’intérêts, la nomination de voyous, l’incompétence économique…
    Il a la rage suave, dites-vous ; bien des simples citoyens l’éprouvent, tout court, envers ce malfaisant.
    Il pourra toujours aller se faire remercier chez Pfizer, MSC, General Electric…

  2. Michel Deluré

    « EM pense-t-il à demain, à la vie d’après le 3 mai 2027 ? » (PB)

    À en juger d’après la photo illustrant ce billet, avec ce visage émacié, tendu et ce regard sombre, cette échéance du 3 mai 2027 le préoccupe assurément au plus haut point !

    Mais, plus que l’après-3 mai 2027, ne serait-ce point le bilan des deux quinquennats qu’il va nous laisser en héritage qui le préoccupe plutôt ? Bilan bien loin de l’espérance du « Nouveau Monde » qu’il nous avait vanté en 2017 et qui atteste de l’incapacité dans laquelle s’est trouvé cet exécutif, tout au long de cette dernière décennie, d’imposer une indispensable discipline budgétaire et de créer les conditions nécessaires pour engager les réformes structurelles de fond qui s’imposaient.

    Difficile de penser sereinement à demain lorsque hier et aujourd’hui vous demandent des comptes.

  3. https://www.facebook.com/Anticor.officiel/posts/transparence-le-chauffeur-de-jean-pierre-raffarin-a-percut%C3%A9-le-11-juin-un-homme-/1323918523141620/

    J’attends de voir l’enquête sur cette affaire, car le pékin du coin serait en taule ou certainement en garde à vue…
    Ce qui est rassurant, c’est que le chauffeur, s’il se sent dans ce cas, la pastille de dessablage, dira lui aussi sa vérité.
    Dans le cas du Mandarin Raffarin, il bénéficie des largesses de son ancien poste… Mais…

    @ Alberto le 6 juillet 2026

    Le livre est d’une cruelle vérité, mais pas… comment dire… d’une grande révélation. La Constitution était pensée pour des exceptionnels suffisamment rigoureux pour animer la force de la fonction et drainer derrière une Assemblée majoritaire pour la puissance à révéler d’un pays : le nucléaire fut sans aucun doute la médaille ultime d’une autre époque. Depuis, que des savates, pas un pour relever l’autre. Et dire que certains feraient croire encore à la candidature de Pépère, un canasson qui a refusé l’obstacle, la pire des défaites, et qui s’est déballonné.

  4. Pourquoi donc s’occuper de l’avenir de Macron quand c’est de celui du pays dont il est question ?
    Cela permettrait de mettre en évidence les raisons de l’échec du président, qui ne dut son élection qu’à la corruption généralisée d’un État préempté par des partis dont le score cumulé aux dernières présidentielles fut inférieur à celui de Zemmour ?
    Va-t-on encore assister aux éternels recommencements sectaires, quand la parole des édiles locaux, de Lisnard à Castex en passant par Bouamrane, Bayrou ou Ménard, décrit précisément que l’État doit entendre ses maires, ceux qui savent quel est le travail nécessaire, merci Giuseppe, à accomplir localement, donc individuellement, pour redresser la nation ?
    On cesserait alors de sacrifier aux démagogies faciles qui désignent des coupables, alors que c’est à chacun de prendre sa part de l’effort immense à accomplir pour être à la hauteur de notre héritage salvateur, celui qui sait tirer enseignement de nos erreurs passées, cet exact diagnostic macronien qui n’a pas suffi à en incarner paisiblement les voies du redressement.

    Reste au peuple révolutionnaire à prendre conscience de son destin universel, quand chacun aurait reconnu personnellement sa part de responsabilité en l’échec collectif, évitant de guillotiner le messager Macron pour accéder à l’effort individuel indispensable à l’exercice de la liberté qu’il a essayé en vain de susciter, incarnation de la parole salvifique qui continuera à inspirer l’avenir européen du pays, celui qui sait dire non, et en a les moyens à sa main, aux destructeurs de démocratie.

    1. hameau dans les nuages

      Je reprendrais bien à mon compte votre commentaire sauf bien sûr le dernier paragraphe car Manu est bien la cerise sur le gâteau. Compromission et lâcheté sont devenues les deux mamelles de la France.
      Nos coeurs sont secs, même mes amies messagères, mes hirondelles, sont en train de mourir.
      Notre chute va être terrible.
      https://www.youtube.com/watch?v=q2oIhpA2ae8

  5. La France est en danger de mort. Résistons à la régularisation généralisée des sans-papiers et à l’immigration clandestine.
    La France est devenue une poubelle.
    E. Macron a fait naître un monstre tentaculaire, LFI et sa contrebande d’extrême gauche veulent faire disparaître notre pays

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/bally-bagayoko-souhaite-la-r%C3%A9gularisation-de-tous-les-sans-papiers-et-voit-dans-l-immigration-un-levier-d%C3%A9mographique/ar-AA27jZlu

  6. Un livre qui a bénéficié de peu de publicité (et pour cause…), mais ô combien instructif et éclairant :
    Le Président toxique. Enquête sur le véritable Emmanuel Macron, d’Étienne Campion, Robert Laffont.

  7. Et c’est ainsi que l’on s’aperçoit, et ce n’est pas nouveau, que deux quinquennats, c’est la misère pour tous ceux qui ont fait le doublé.
    Usure prématurée dès le premier mandat, cohabitation sans relief et insipide pour tous, et l’avenir qui se projette en plus triste encore.
    Et dire que certains souhaitent le retour du septennat !
    Au bout de cinq longues années, le Président sort rincé, après il ne reste plus que les soubresauts d’un corps et d’un esprit décharnés, dénervés, démusclés, dépulpés, comme écrivait Ronsard.

    Tout s’est accéléré depuis Pompidou, forcément on trouvera toujours quelques raisons pour ne pas gratifier le mandat d’E. Macron d’un zéro pointé, ce serait injuste. Mais la dette et les restructurations annoncées sont d’un tel poids que le compte n’y est pas, si l’on veut être lucide. Manque de chance pour lui, la dette avait un gros coefficient pour la note finale. Le millefeuille toujours plus épais n’a pas arrangé l’affaire, et cette année encore, 5 % de plus au pot… Ce ne sont plus nos enfants qui la porteront, ce sont les grands-parents de ces derniers qui seront encore à rembourser.

    En fait, à chaque élection, on nous embarque dans une croisière, la même que tous ces retraités qui vivent à l’année sur ces paquebots qui ne les mènent nulle part, si ce n’est à leur faire oublier qu’ils n’ont rien d’autre à espérer que l’attente vide.

    Refaire le monde depuis une cabine, mais derrière un hublot, et un commandant de bord qui raconte toujours la même histoire.

    Et celui-ci, que fiche-t-il dans les arcanes du pouvoir ? On n’a personne à mettre à sa place ? Pour quelles raisons obscures ?
    Cette gérontocratie décriée par Marc Bloch, qui écrivait, à propos de ces types, qu’ils faisaient, au début de la WW2, la guerre de 14-18.

    Raffarin, qui doit sans aucun doute parler un excellent mandarin… Ils doivent bien se marrer, les Chinois, de voir débarquer encore ces sangsues qui nous ont coulés, car lui aussi, à nous donner des leçons de maintien, il y est dans les 3 600 milliards de dette qui nous contemplent.

    Entre-soi vivace et détestable, nominations incongrues, comme le soulignait Tanguy à propos de Vallaud-Belkacem à la Cour des comptes… « On est morts ! » disait le défunt Cruchade en voyant tous ces nuls qui n’ont servi à rien. 3 600 MILLIARDS ! Et ils sont encore là !? Nous sommes fous.

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/enqu%C3%AAte-ouverte-apr%C3%A8s-l-accident-impliquant-jean-pierre-raffarin-%C3%A0-paris/ar-AA27j1uB?ocid=msedgntp&pc=ACTS&cvid=6a4be8064dff4ad4a989f7a4d9b9d26d&ei=11

  8. « Qu’il ait l’obsession de finir « en beauté » ce second quinquennat, notamment en empruntant encore des pistes qui lui tiennent à cœur – amplifier son rôle international, défendre et mettre à l’honneur l’Ukraine, tenir face à l’imprévisible et erratique Donald Trump, se soucier de la fin de vie et quadriller soigneusement, par des nominations ciblées, l’État de demain – est une évidence. » (PB)

    En beauté, vraiment ?
    Y compris à partir de questions qui ne le regardent pas ?

    Normalement son rôle devrait par exemple être principalement de s’occuper de la France, oui, avant tout et en priorité de la France et non pas du Monomotapa !

    Par ailleurs, pourquoi reprendre ici une expression tirée du dialecte franc-maçon comme « fin de vie » pour berner les Français afin de leur imposer, derrière des euphémismes trompeurs, une prise en main par un État de plus en plus totalitaire de questions graves qui ne relèvent normalement pas de sa compétence mais plutôt, dans un État normal, de prérogatives relevant de ce qui touche au domaine du divin ?

    M. Macron, fidèle à lui-même, continue de se comporter dans une rage pas très suave selon l’esprit de nuisance qui l’habite contre la France et contre les Français, y compris en ce qui concerne les « nominations ciblées » dont nous avons déjà quelques tristes échantillons avec des gens dangereux susceptibles de bien nous pourrir la vie.

    Voir également au passage un exemple loin d’être innocent concernant le choix de la date du second tour des élections présidentielles, au moins contraire aux usages si ce n’est à la légalité :

    https://www.lefigaro.fr/politique/le-choix-du-gouvernement-ca-a-ete-le-choix-de-la-gauche-bruno-retailleau-denonce-les-dates-de-la-presidentielle-2027-20260701

    Enfin, en ce qui concerne « le récit que des historiens pas trop sourcilleux extrairont de ses mandats », il n’est pas nécessaire de faire appel à des « historiens peu sourcilleux » (en français des historiographes) pour tracer de la calamité qu’a été son mandat une image fidèle. 

  9. La macronie devrait être classée comme une catastrophe naturelle.
    Il ne faut jamais oublier que Macron a été ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.
    Le FMI a publié une étude sur la tenue des finances publiques qui montre que les nôtres sont les plus dégradées de la zone euro.
    La dette, record : 3 600 milliards ; l’insécurité, record ; une justice coupable de complicité avec les délinquants et les criminels ; un pays plaque tournante du narcotrafic : le paradis macronien.

    Mais tout va bien : notre président est si intelligent !
    On ne sait pas où on va, mais on y va à grands pas ! Un conseil : mettez des bottes et portez des masques anti-odeurs.

    1. Michel Deluré

      Si nous vous suivons, les sociétés d’assurance ont donc du souci à se faire et peuvent commencer à provisionner leurs pertes à venir. Mais du coup, c’est encore nous qui allons, au bout de compte, trinquer avec la hausse des primes d’assurance !

  10. Une fois n’est pas coutume, je ne suis pas d’accord avec la photo illustrant le billet.

    En général, je trouve qu’elle exprime, aussi bien et parfois mieux – ben si ! – ce que le texte veut dire.

    Photographe et dessinateur à mes heures perdues – et Dieu sait combien j’en ai perdues –, l’image me parle souvent plus qu’un texte que j’ai le tort, souvent, de diagonaliser.

    Or donc, la photo n’est pas en situation.

    Pour un texte parlant de la fin de vie politique – que l’on souhaite définitive – de ce président, j’aurais préféré la photo de ces derniers jours avec les emblématiques lunettes de soleil aux verres bleus.

    J’explique, soyez attentif.

    Emmanuel Macron porte ces lunettes parce que ses yeux sont sous l’effet d’une inflammation, avec quelques petites veines qui ont éclaté.

    Il y a dans la médecine moderne une composante qui est la médecine psychosomatique, qui relie les maladies physiques aux troubles psychiques.

    Rien de neuf sous le soleil, la médecine chamanique en faisait autant, il n’y a que le vocabulaire qui a changé.
    Là où l’on parlait autrefois d’âme et d’esprit, on parle maintenant de psychisme ou d’inconscient.

    Les yeux sont des organes particuliers en ce qu’ils sont directement reliés aux profondeurs de l’individu, et qu’ils peuvent exprimer directement ses plus intimes sentiments.
    Ils sont, dans notre culture, l’organe qui ne triche pas en exprimant la vérité de l’individu.

    En médecine traditionnelle chinoise, les yeux sont directement reliés à l’énergie intérieure. Lorsqu’il y a de l’inflammation, de la rougeur ou une sensation de brûlure, c’est souvent le signe d’une colère refoulée ou d’une frustration accumulée.

    Dans la médecine sanskrite, les yeux sont étroitement reliés au chakra du troisième œil, centre énergétique de la perception, de l’intuition et de la clairvoyance.

    Bon, vous avez compris que, dans toutes les cultures, les yeux sont, symboliquement, le miroir de l’âme, que l’on croie à l’âme ou pas.

    Cette maladie qui affecte E.M. est le signe de son désarroi intérieur, de sa perte de vision des événements et de son aveuglement devant un présent dont il n’est plus maître, malgré sa fonction, mais surtout de son aveuglement devant un avenir qu’il ne perçoit pas.

    Voilà pourquoi j’aurais souhaité une photo avec ses lunettes aux verres bleus, des verres qui dissimulent mal son désarroi.

    Et c’est là, dans cet effet de dissimulation de son mal-être, que le personnage se révèle dans ses profondeurs.

    Des verres bleus pour une vision d’un avenir en rose !

    Franchement, vous ne croyez pas que le « en même temps » a ses limites… chromatiques ? 😉

  11. Ben oui, la macronie, c’est bientôt fini. Par quoi va-t-elle être remplacée ? Là est la question.

    Personnellement, je crains le pire quand je vois les sondages qui nous annoncent une confrontation entre J.-L. Mélenchon et Marine Le Pen (ou Jordan Bardella), qui déjà font comme s’ils étaient déjà au second tour, ignorant superbement les autres candidats.

    Jamais une élection présidentielle n’a vu autant de postulants qui, tous, se croient investis d’une mission divine. Certes, beaucoup d’entre eux ne parviendront pas à avoir les fameuses cinq cents signatures permettant d’entrer en compétition, mais qu’importe.

    Quand on voit la vie d’un président de la République qui est en permanence, 24 h/24, 7 j/7, sous le feu de la critique, de ses opposants, bien sûr, mais aussi parfois de ses amis de circonstance qui veulent prendre sa place, sans parler des officines étrangères de plus en plus intrusives et pernicieuses, il faut quand même être un brin masochiste pour se lancer dans cette aventure, même en admettant que l’on ait les épaules pour tenir face à une adversité incessante et sans vergogne.

    Je souhaite sincèrement que le prochain président (ou présidente) soit à la hauteur de la fonction prestigieuse que lui ont confiée les Français. Vu l’hystérie collective qui règne en ce moment dans le pays, je crains le pire, mais la France a montré qu’elle parvenait toujours à se sortir des pires situations. Ayons confiance !

  12. Marc Ghinsberg

    Le billet est éminemment subjectif. Cette « rage suave » que Philippe Bilger prête à Emmanuel Macron ne serait-elle pas plutôt la sienne ? Toujours prompt à s’enthousiasmer pour un nouveau président – Nicolas Sarkozy, François Hollande, puis Emmanuel Macron –, il se montre chaque fois aussi vite déçu lorsque le réel, mis entre parenthèses pendant les campagnes, reprend ses droits. Surviennent alors des crises souvent imprévisibles : la crise financière de 2008, les attentats terroristes ou la pandémie de Covid-19. Chaque quinquennat en a eu sa part.
    Dans le même temps, d’éminents commentateurs nous expliquent doctement ce qu’il faudrait faire, persuadés de savoir à chaque instant exactement quelle décision prendre. Dommage qu’ils soient retenus par les tables rondes permanentes des chaînes d’information. Ils seraient pourtant si utiles pour conduire les affaires du pays.

  13. Aucun président français n’a repris un emploi salarié après son mandat ou ses mandats ! Jamais comme employé !

    Xavier Niel, c’est du pipeau. Il acceptera peut-être son pognon pour des conférences à la mode ou pour financer une campagne électorale supposée, mais quand on a été le président de tous les Français, on ne va plus travailler pour quelque personnage que ce soit.

    Quant à son supposé retour en politique pour un troisième mandat, même pas en rêve ! C’est comme Pépère : il nous la joue « Retenez-moi ou je fais un malheur ! ».

    Des conférences lucratives, consultant de la pluie et du beau temps, peut-être, mais une fiche de paie chez un employeur, c’est du vent ; et un éventuel retour relèverait de la chiromancie, juste de quoi faire vivre ces cohortes de médias qui vivent de l’info.

    Pépère, retour vers le futur ; Emmanuel, pour nous raconter comment il a empilé de la dette comme personne.

    Allez, il faut arrêter de se moquer !

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