Avec Vincent Bolloré (VB), mon seul contact a été une aimable réponse manuscrite à la suite de l’envoi de mon livre MeTooMuch ? publié chez Héliopoles.
À plusieurs reprises sur mon blog, j’ai mentionné son nom et exprimé mon estime pour un milliardaire qui, pendant longtemps, a fait preuve d’un courage intellectuel et d’une liberté qui ne pouvaient que me plaire dans sa résistance au médiatiquement correct. Je ne voyais pas au nom de quoi ce qui était permis à Matthieu Pigasse, parce qu’il était de gauche, aurait dû être interdit à VB parce qu’il était conservateur.
Quand Arnaud Lagardère a demandé qu’on me prive d’un plateau sur deux avec Pascal Praud en raison de mon peu d’enthousiasme pour le parcours judiciaire de Nicolas Sarkozy, VB n’a pas réagi. D’ailleurs, je n’avais pas la prétention de l’intéresser suffisamment pour qu’il se souciât de moi. Pas davantage, au demeurant, que lors de mon exclusion de CNews, le 20 janvier, peu de temps après lui avoir adressé un long message demeuré sans réponse, dans lequel je faisais valoir que mes réserves de magistrat honoraire à l’égard du prévenu Sarkozy n’altéraient en rien mon adhésion, pour l’essentiel, au corpus développé par CNews.
J’ai eu envie d’écrire ce billet non seulement à cause d’un certain nombre de péripéties et de controverses qui ont surpris sur CNews et notamment de la part de VB — s’agissant notamment de Jean-Marc Morandini, de Sonia Mabrouk ou d’Élisabeth Lévy —, mais aussi en raison de ma totale liberté d’aujourd’hui, qui me permet de sortir de mon champ personnel pour analyser, à ma manière, la psychologie et la personnalité de VB. Celui-ci ne cesse, et de plus en plus, de susciter tour à tour l’étonnement, l’admiration ou l’indignation par certains de ses comportements et par telle ou telle de ses relations.
À la réflexion, face à l’inconsistance des attaques dirigées contre lui et à leur absence totale d’impact, on ne peut que s’interroger sur la méthode de ses adversaires et sur leur médiocre compréhension de la singularité de VB.
Il a déclaré il y a quelques jours qu’à 74 ans, il n’avait pas l’intention de « se laisser emmerder ». Aussi brutal soit-il, cet aveu constitue sans doute la clé du mur d’airain qu’il oppose à toutes les sollicitations, et à toutes les intimidations, de ceux qui s’imaginent pouvoir le convaincre ou le faire fléchir.

Plus VB sera attaqué pour sa proximité avec Xenia Fedorova, pour l’influence qu’elle exercerait sur lui et pour les positions pro-russes et favorables à Vladimir Poutine de cette dernière, plus, j’en suis persuadé, il assumera ce lien. Il manifestera alors la même constance et la même fidélité que celles dont il a fait preuve à l’égard de Morandini et qu’il témoigne aujourd’hui à cette femme dont le pouvoir au sein de CNews serait, paraît-il, considérable.
Cette volonté de ne se laisser enfermer par rien ni par personne conduit VB à ne se faire aucune illusion sur la nature humaine, ni sur la qualité ou le courage de ceux qui le servent. Sa lucidité, son pessimisme, son ironie doivent trouver de quoi se satisfaire dans ce monde qu’il domine, avec ses « chaouchs » aux ordres.
Cette pente de son caractère explique sans doute aussi sa prédilection pour des compagnonnages qui jurent parfois avec l’intégrité et la morale qu’on lui prête. En réalité, il semble raffoler des atypiques, des sulfureux, des transgressifs et des cyniques parce que, vraisemblablement — et c’est peut-être là qu’il trompe son monde —, derrière son conservatisme, ses valeurs et ses principes affichés, il est habité, dans ses tréfonds, par un désir de rupture, une envie sourde ou explicite de faire la nique à la société officielle.
Comme une sorte de corsaire évoluant dans l’univers de la mondanité, il cultive une liberté allant jusqu’à la provocation, et presque une royale indifférence à l’égard de ce qui est convenu et convenable.
On passe à côté de VB si l’on n’appréhende pas la plénitude contrastée de ce qu’il est : à la fois le dispensateur cohérent et sincère d’un message politique et médiatique — surestimant ici, sous-estimant là ! — et la personne désinvolte et moqueuse qui envoie paître tous les conseilleurs, d’autant plus insupportables et importuns qu’au bout du compte c’est lui qui paie.
Moi-même, j’ai cru à une forme de logique, de politesse classique, d’attention à autrui. J’ai été désillusionné et j’ai eu un peu de mal à m’habituer non seulement à CNews donnant des leçons à l’extérieur tout en étouffant à l’intérieur, mais aussi à un VB habité par ses convictions, sa foi et ses ambitions pour l’avenir de la France, tout en manifestant, par ailleurs, un étonnant détachement et un goût affirmé pour les chemins de traverse.
On fera fausse route tant qu’on conservera l’espérance d’avoir barre et influence sur lui. L’unique chance est de laisser le réel s’imprimer suffisamment en lui pour que Bolloré l’emporte sur Vincent.
@ Robert Marchenoir le 23 juin
Creusez, creusez… Les Shadocks, eux pompaient, pompaient… avec pour devise : « plus ça rate, plus on a des chances que ça marche »… Inutile d’être long comme un jour sans pain… Six mots suffisent : Vous êtes un drôle de… coco ! Creusez, creusez ! La vérité est au fond du puits…
@ Patrice Charoulet
Vous n’y pensez pas !!!
Je ne fournis pas d’explication de texte, pour la raison simple que mes commentaires sont destinés à ceux qui les comprennent…
Vous pouvez faire un effort de déduction…
Vous n’avez pas fait la demande pour M, vous savez donc déduire…
Je suis trop craintive pour écrire le mot en entier ; les espions de tous bords pourraient vouloir me faire mûrir… ou pire…
Pour toutes ces raisons raisonnables, vous comprendrez que les chocottes m’empêchent d’écrire Zelensky, intermittent du spectacle, homoncule, tragédien et comédien, à ses heures perdues stratège décérébré jouant à crédit…
Non, non, non, je ne peux satisfaire votre demande…
« Moi-même, j’ai cru à une forme de logique, de politesse classique, d’attention à autrui. J’ai été désillusionné et j’ai eu un peu de mal à m’habituer non seulement à CNews donnant des leçons à l’extérieur tout en étouffant à l’intérieur » (PB)
Beaucoup d’individus et d’institutions sont ainsi…. Outre le dégoût qu’ils peuvent inspirer, ils sont dangereux à de nombreux égards. Je n’en évoquerai qu’un.
Il est dans la nature des choses que la fausse vertu aille au secours de ce qui est comme elle et accable la véritable vertu. Ne nous étonnons pas qu’on soutienne la Russie et dénigre l’Ukraine, dans ce cas.
J’imagine qu’on peut dire à beaucoup d’égards que tout ange est terrible, mais j’en vois un ici : le vrai tranche sur le faux, dans un monde où on préfère souvent les simulacres, soit calibrés pour plaire, soit plus basiquement imités du passé.
Or la vertu a toujours quelque chose de nouveau, aube du monde.
J’ai creusé encore un peu plus cette histoire d’article de Forward dans Tribune Juive, destinée à calomnier l’Ukraine. Il se confirme que c’est une opération de mesures actives russes. Comme souvent, la fraude est imbriquée dans la fraude : un mensonge cache l’autre.
Le site Web Tribune Juive, donc, a publié un article, que le poutino-lécheur Exilé a répercuté ici pour discréditer l’Ukraine, avant d’être repris par cet autre poutino-lécheur qu’est Serge Hirel.
Cet article de 2023 a pour titre : « Lev Golinkin. Monuments aux collaborateurs nazis en Ukraine. 27 Janvier 2021 ».
On notera, tout d’abord, la forme très étrange de ce titre. Il est tout à fait inhabituel, et inapproprié, d’inclure dans le titre le nom de l’auteur et la date de l’article.
Visiblement, il s’agit d’insister sur une crédibilité supposée de cet article : il a une source et une date, donc son contenu est vrai. L’auteur n’a rien à voir avec Tribune Juive : il est donc censé être « indépendant ». Cette méthode est typique des efforts excessifs des opérations de désinformation pour accréditer l’authenticité de leurs assertions.
Mais, surtout, cet article est tronqué. Il fait partie, en effet, d’un long projet éditorial mené par le journaliste Lev Golinkin dans le journal juif Forward, qui consiste à répertorier, à travers le monde entier, tous les monuments, plaques commémoratives, noms de rues ou d’établissements rendant hommage à ceux qui ont « collaboré avec le nazisme » ou ont « participé à la Shoah ».
À cette date, 34 pays sont ainsi répertoriés. Mais curieusement, l’article de Tribune Juive publie uniquement la fiche relative à l’Ukraine…
Il ne reproduit ni l’article initial du 27 janvier 2021 présentant le projet, ni sa mise à jour du 27 janvier 2022, ni la page synthétique donnant accès à l’ensemble du projet.
Non. Seulement la page consacrée à l’Ukraine, avec cette introduction de Tribune Juive, qui ne figure pas dans les écrits de Forward, et qui est signée par un mystérieux « XP », lequel reste anonyme :
« Forward est un site d’obédience juive. Dans le cadre d’une série consacrée à travers le monde aux monuments à la mémoire de collaborateurs nazis, ils se sont arrêtés en Ukraine. On peut dire qu’ils ont été servis. Cet article est paru au mois de janvier 2021, soit plus d’un an avant l’Opération Militaire Spéciale russe. Un voyage dans l’Ukraine néo-nazie… Mieux vaut prévenir de suite : ça donne le tournis. »
Or, pas plus Lev Golinkin que qui que ce soit d’autre, dans les pages de Forward auxquelles il est fait référence, n’accuse l’Ukraine contemporaine d’être « néo-nazie ». Nous avons là une trace concrète de l’opération de mesures actives poutiniste.
De même, à la fin de l’article de Tribune Juive, se trouve une longue conclusion qui prend violemment parti en faveur en la Russie et en défaveur de l’Ukraine dans la guerre en cours.
Ce texte, qui commence par « Ce point me remet en mémoire le texte que j’avais écrit sur le romancier Jonathan Littell », se termine sur ces mots :
« Les deux arguments récurrents de ceux qui s’opposent fermement à l’intervention russe en Ukraine, voire qui conduisent ou approuvent une politique de collaboration militaire avec l’Ukraine et l’OTAN, c’est que le néo-nazisme y est anecdotique et qu’avec un juif au pouvoir, c’est tout bonnement impossible. Cet inventaire des monuments à la gloire de la collaboration avec les nazis prouve le contraire et balaie ces deux arguments. »
« Le culte du nazisme est plus que rampant en Ukraine, il se manifeste au grand jour. »
« Alors doit se poser la question centrale : quelle nation peut exister, quel peuple peut vivre en toute quiétude dans le voisinage direct d’un pays dans lequel la nostalgie pour l’extermination des Juifs et la haine des Russes sont si vivaces ? »
Prétendre qu’aujourd’hui, en Ukraine, règne « une nostalgie vivace pour l’extermination des Juifs », c’est évidemment grotesque. Aucun journaliste ou historien sérieux n’a rapporté de tels sentiments. L’équivalence tracée entre cette prétendue « nostalgie » et « la haine des Russes » signe la propagande poutiniste : évidemment que les Ukrainiens haïssent les Russes, et ils ont bien raison, vu ce que ces derniers leur ont infligé.
Mais bien loin que les Russes soient les défenseurs des Juifs, l’antisémitisme d’État a connu, dans ce pays, une forte résurgence suite à l’invasion de l’Ukraine.
Tout de suite après les mots que j’ai cités, se trouve la mention suivante : « copyright Lev Golinkin ». Laissant entendre que ce texte a été écrit par lui et fait partie de l’opinion du journal Forward.
C’est faux. C’est une manipulation. C’est un ajout et une déformation du texte original qui prouve l’opération de désinformation poutiniste.
Le projet de Forward consiste en un recensement pur et simple. Il a uniquement pour but de constituer une base de données des monuments, noms de rue et autres consacrés à des hommes qui ont collaboré avec les nazis. À aucun moment, il n’est allégué que les pays concernés sont néo-nazis sous prétexte qu’ils tolèrent de tels monuments.
Par exemple, Lev Golinkin dénonce le fait qu’il y ait des plaques en l’honneur de Pétain et Laval à New York, ainsi que 11 rues Pétain à travers le pays… À aucun moment, il ne suggère que les États-Unis eux-mêmes sont néo-nazis de ce fait.
Même si le projet s’inscrit dans une orientation politique que nous appellerions, en France, gauchiste, où les opposants américains de droite à l’immigration de masse sont qualifiés de « suprématistes blancs », où Marine Le Pen est placée à « l’extrême droite », et où elle est accusée de complicité avec la Shoah sous prétexte qu’elle a énoncé, une fois, son accord avec la position traditionnelle du général de Gaulle, selon laquelle ce ne serait pas « la France » qui aurait collaboré et livré des Juifs, mais le gouvernement de Pétain.
Le projet, il faut le noter, a été lancé suite au mouvement international de destruction de statues de prétendus colonisateurs racistes occidentaux, par des gauchistes, des membres de races allogènes et des immigrés. Lev Golinkin a écrit : comment se fait-il qu’on s’attaque à ces personnalités-là, mais que des monuments à des hommes qui ont collaboré avec les nazis restent intacts ?
En d’autres termes, il s’agit d’un projet strictement informationnel, factuel, objectif, avec un but politique non dissimulé : défendre au maximum les intérêts juifs, même si c’est au prix d’une ignorance délibérée des complexités de l’histoire.
À aucun moment, Lev Golinkin n’accuse les nations concernées d’être elles-mêmes néo-nazies. Et d’un autre côté, il n’entreprend pas d’expliquer les raisons qui peuvent avoir rendu parfaitement explicables, voire légitimes, les actions de tel ou tel de ces collaborateurs, dans le cadre d’un conflit militaire complexe, comme le fait n’importe quel livre d’historien compétent et honnête écrivant sur la Seconde Guerre mondiale, l’histoire de la France ou de l’Ukraine, celle de la Russie et ainsi de suite : ce n’est tout simplement pas son propos.
Dernière preuve de l’opération de mesures actives russes, les premiers commentaires au texte de Tribune Juive :
« C’est impressionnant et hallucinant ! Les héros ukrainiens sont-ils tous des nazis massacreurs de juifs ? Poutine n’a pas tout à fait tort ? Cela interroge fortement nos certitudes. »
« En effet, cela donne le tournis…A partager ! D’autant plus frappant quand on sait que des atrocités similaires ont été commises par les Allemands contre les Russes dans les territoires soviétiques qu’ils avaient conquis. Et d’autant plus éclairant quand on sait que la plupart des États occidentaux soutenant Zelensky (USA et France en tête) sont aux mains de racialistes et antisémites avérés. Mais allez montrer cet article aux électeurs de Macron : la plupart vous qualifieront d’ »agent du Kremlin » ou d’ »agent de Poutine ». »
Les agents d’influence russe étaient en embuscade. (Au passage, on notera l’affirmation délirante selon laquelle Macron serait un « racialiste », assertion qu’aucun Français, aussi décérébré qu’il soit, n’a jamais défendue…)
Tribune Juive est un site de qualité, disons, moyenne, où à peu près n’importe qui peut écrire, et où tout suggère que les collaborateurs extérieurs ne sont pas payés. Le premier branlotin venu peut s’y faire admettre : la preuve, cela m’est arrivé, suite à un coup tordu de l’honorable Patrice Charoulet, qui a soumis à ce site, à mon insu, un commentaire que j’avais écrit ici (proposition à laquelle je n’ai pas donné suite, vu son origine).
Un « journal » idéal pour servir de support, volontaire ou involontaire, à une opération de mesures actives poutinistes.
Maintenant, vous en savez un peu plus sur la façon dont fonctionnent les services secrets russes.
@ duvent
Chère Madame,
Vous m’obligeriez sensiblement en voulant bien me dire qui est ce « Z » dont vous parlez.
Mes respectueux hommages.
@ Serge HIREL – le 23 juin 2026
« Eh bien parce que [Robert Marchenoir] éprouve la même haine viscérale des communistes que ces « héros » aujourd’hui à nouveau fleuris dans maintes villes et villages d’Ukraine. »
Eh bien voilà ! Serge Hirel avoue, enfin, que ses préférences vont au communisme…
Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, depuis bien longtemps : réactions haineuses, violentes et irrationnelles à la moindre mise en cause de l’Union soviétique ou de la Russie poutiniste ; même intolérance à la critique en ce qui concerne le gaullisme, ce cache-sexe du communisme ; même agressivité instinctive envers le libéralisme, cet ennemi mortel du communisme ; et bien sûr, ce mode d’interaction avec autrui, si délicieux et si caractéristique de l’idéologie la plus nocive inventée depuis le XIXe siècle : déni du réel, refus de reconnaître les faits face aux preuves les plus évidentes, inaptitude au débat rationnel et démocratique, autoritarisme, haine du talent, mauvaise foi, terrorisme intellectuel, intimidation, pratique de l’insulte et victimisation à outrance comme méthode rhétorique.
Il est un parfait spécimen du communiste dissimulé sous une défroque de droite. Une espèce, hélas, fort répandue en France…
Quant à moi, en effet, j’éprouve une haine viscérale du communisme. C’est bien le moins, vu l’ampleur de ses crimes et la catastrophe sociale qu’il a représentée partout où il s’est installé.
Je passe mon temps à l’expliquer ; et comme, évidemment, personne n’est capable de présenter des arguments en sens contraire, ce sont les coups les plus tordus qui me sont opposés.
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Note : le journal Forward est ici présenté par Serge Hirel (et Exilé, qui le reprend de Tribune Juive) comme la preuve indubitable de la malignité de l’Ukraine. La seule mention de son nom serait censée régler le débat, sans qu’aucun argument ne soit nécessaire.
Mais Forward n’est pas seulement un journal historique du judaïsme américain ; c’est aussi un journal juif fondé par des socialistes. Sur la façade de son majestueux siège new-yorkais construit en 1912, ornée de marbre et de vitraux, se trouvent des bas-reliefs représentant… Karl Marx et Friedrich Engels. Aujourd’hui, s’il ne soutient pas le communisme, il reste de gauche.
Il est cependant un fait historique établi qu’une partie du mouvement juif international a eu un rôle moteur dans l’établissement du communisme. À commencer par Karl Marx lui-même, petit-fils de rabbin même s’il est né dans une famille convertie au christianisme, et s’il est le créateur de l’antisémitisme communiste (voir son livre La Question juive) : cette force politique majeure qui fleurit jusqu’à nos jours du côté de Jean-Luc Mélenchon, qui a produit l’islamo-gauchisme et qui trouve sa source dans la haine de l’argent.
Marx représente cette figure si connue du Juif antisémite (même si son antisémitisme était plus bienveillant que celui de certains de ses successeurs).
Toujours est-il que les Juifs ont eu, en effet, un rôle décisif dans l’essor du mouvement communiste international et les débuts de l’Union soviétique. Outre les chefs bien connus (Léon Trotski, Grigori Zinoviev, Lev Kamenev…), ils furent massivement sur-représentés aux échelons intermédiaires de la machine bolchevique à ses débuts, comme l’a prouvé l’historien juif d’origine russe Yuri Slezkine, dans son ouvrage de référence Le Siècle juif, où il démontre que le XXe siècle a été, aussi bien celui de la persécution la plus abominable du peuple juif, que celui de sa libération et de son triomphe social, en Europe, aux États-Unis et bien sûr en Israël.
Ce n’est pas parce qu’Hitler en a fait un argument de sa politique qu’il faut négliger ce fait : après et avant d’être sévèrement réprimés par le célèbre antisémitisme russe – une autre force politique constante -, les Juifs ont joué un rôle moteur dans l’établissement du communisme international et en particulier, dans la révolution bolchevique.
L’URSS bolchevique a été un instrument d’ascension sociale pour les Juifs russes, si longtemps ostracisés par l’antisémitisme ancestral de leur pays.
Il est par conséquent de la dernière malhonnêteté de se contenter de faire appel au nom du journal Forward pour condamner l’Ukraine face à la Russie, sans autre argument. L’Ukraine contemporaine est, explicitement et fort justement, anti-communiste. Les symboles communistes y sont interdits, tout comme les symboles nazis.
Contrairement à un petit pays en plein déclin qui s’appelle la France, où fleurissent les drapeaux rouges, les avenues Lénine et les communistes ouverts ou dissimulés, comme Serge Hirel. Un pays qui n’arrive pas à se défaire de son étatisme délirant et de son communisme de fait, ancré dans une dépense publique et une bureaucratie hors de contrôle.
Et contrairement à la Russie de Poutine, qui revendique explicitement, non seulement son héritage communiste, mais son héritage stalinien et kaguébiste, où Poutine lui-même se revendique tchékiste d’honneur (du nom de la sinistre Tchéka, ancêtre de toutes les polices politiques soviétiques puis poutinistes), où fleurissent les nouveaux bustes de Staline et où ce dernier vient en tête dans les sondages de popularité des personnalités historiques.
Il est d’autant plus malhonnête de tenter de calomnier l’Ukraine contemporaine en me jetant le journal Forward à la figure, que celui-ci, en réalité, est un fervent défenseur de l’Ukraine dans ce conflit, qu’il souligne les réserves des Juifs de Russie à l’égard de l’invasion, , déplore la résurgence de l’antisémitisme dans ce pays à cette occasion, et démolit les accusations ridicules de nazisme portées envers l’Ukraine, dénonçant les mensonges historiques de Sergueï Lavrov à cet égard, expliquant que s’il y a un dirigeant qui se comporte comme Hitler, dans ce conflit, c’est bien Poutine, tandis que parmi les prétendus groupes « nationalistes », « extrémistes » et « néo-nazis » dénoncés par Poutine en Ukraine, combattent des… Juifs.
En somme, Exilé comme Serge Hirel, dans leurs commentaires, se sont faits ici les relais serviles d’une classique opération de mesures actives russes, exploitant un article de Forward (relayé par Tribune Juive) pour faire dire à ce journal le contraire de ce qu’il dit.
Je leur suggère de cesser de s’informer auprès de leurs poubelles de désinformation habituelles, et d’exercer un peu plus d’esprit critique… s’ils en sont capables, ce qui n’est pas gagné.
@ Michel Deluré
« Il me semble que la mère nourricière des plus hautes opinions, publiques et particulières, c’est la trop bonne opinion que l’homme a de soi. »
Oui !
Et si j’avais été Montaigne, ce qu’apparemment je ne suis pas, je n’aurais pas écrit cette phrase comme ça…
Il devait avoir une très haute opinion de lui-même…
Je trouve, car moi aussi je me tiens en haute estime, je trouve donc qu’écrire « la mère nourricière des plus hautes opinions » est vraiment, mais vraiment, une tournure indigeste.
Je pense que vous êtes plus d’accord avec moi qu’avec Montaigne, mais vous ne le savez pas encore…
@ Robert Marchenoir le 23 juin
« Ce n’est pas un hasard si le poutinisme ressemble si souvent à l’islamisme. »
L’argumentation en béton qui précède cette affirmation, frappée, bien sûr, au coin du bon sens, est imparable. Il faut donc supposer que les islamistes qui, le 22 mars 2024, ont massacré 800 personnes au Crocus City Hall de Moscou étaient venus — en bons camarades — donner gentiment une leçon de terrorisme à Poutine. Apparemment, celui-ci ne l’a pas goûtée.
Au fait, vous qui détestez le Général, êtes-vous sûr que le gaullisme n’est pas un islamisme qui s’ignore ?
Allez ! Rions de bon cœur… et buvons frais… Évitez la vodka ! C’est communiste.
Il semblerait que toute une faune plus ou moins infectée de gauchisme n’ait de cesse de vouloir abattre VB et les entreprises qu’il dirige.
Mais de quoi l’accuse-t-on au juste ? De ne pas reprendre la ligne idéologique conformiste imposée de fait par des médias d’État dont la Commission Alloncle a pourtant dénoncé les méthodes discutables en divers points ?
Et quand ces derniers occultent parfois certains sujets « sensibles », n’est-ce pas à porter au crédit des médias alternatifs, dont ceux du groupe VB, de les traiter ?
Enfin, que ceux qui critiquent les médias VB se souviennent qu’ils ne sont pas financés (à l’exception de subventions de presse éventuelles) par l’impôt, imposé à tous, y compris à ceux qui ne partagent en rien leur parti-pris, voire parfois leur désinformation.
Et allez ! Comme d’hab’ : un drame meurtrier… « Trois mesures »… La même routine qui tue, qui perdure… Tout ça est du vent, de la brise, de l’inutile. Nous sommes bien un pays émergent : tous les signaux sont au vert.
« Sébastien Lecornu a reçu le prérapport administratif sur l’affaire Lyhanna et annonce trois mesures »
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/sebastien-lecornu-a-recu-le-pre-rapport-administratif-sur-l-affaire-lyhanna-et-annonce-trois-mesures_274925.html
À la prochaine ! Comme au bistrot : « La même pour moi et ce qu’ils veulent pour les autres ! »
Sidérant. Et c’est reparti pour un tour. Pourquoi pas quatre ? Pourquoi pas dix mesures ? Et les chaînes d’information vont en faire de la mayonnaise.
Et puis il existe celui-ci ! Un champion dans son genre, qui donnerait des leçons de maintien à la Terre entière ; vaut pas plus que toutes les canailles qui franchissent les transgressions – c’est sans doute légal – mais au fond il pue lui aussi la gangrène.
Ils sont nombreux, si les médias les placardaient comme les commerçants le font avec les voleurs d’oranges, alors peut-être auraient-ils la honte, la même que celle des voleurs de bicyclettes.
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=995803673297952&set=a.130931006451894&type=3
Il m’a toujours fait rire ce type, je ne le connaissais pas avant qu’il soit nommé au gouvernement ; il ne mérite pas le chanvre dont on fait les cordes. Lui président !? C’est de la rigolade, ça vaut pas un clou, heureusement il ne sera pas candidat ; il est un grand bourgeois socialiste de la gauche pâtes aux truffes qu’affectionnait DSK ; ce dernier plus courageux ? lui ne s’en cachait pas.
Une drôle d’équipe sous Pépère, souvent énarques et pensant toujours à leur peau. Ils n’existent plus, les citoyens ont compris qu’il fallait les fuir, Méluche et Marine ont ouvert leurs bras. Eux aussi n’en demandaient pas tant. À fuir sans se retourner.
@ Serge HIREL le 23 juin 2026
Cette querelle de voisinage à l’échelle planétaire dépasse les bornes et va se terminer très mal. Et Marchenoir, réfugié dans sa cave au fin fond de la Creuse, de déclarer au micro de Radio Nostalgie :
« Ah ! Vous voyez ! Je vous l’avais bien dit qu’il était très méchant, mon voisin ! »
À mon avis, il a fait du bois, lui aussi.
@ Robert Marchenoir
« Ce sont cinq siècles d’un prodigieux mensonge historique qui s’effondrent sous nos yeux. L’histoire de l’Ukraine commence enfin, et nous n’avons pas fini d’être étonnés. »
Ah, ouais !
Cinq siècles, ouais, c’est long, cinq siècles, et donc à partir de combien de siècles le mensonge devient-il une vérité ?
Ça m’a toujours intriguée, ce truc de vérité et de mensonges, même avec les Pyrénées…
Je dirai même mieux : je m’en suis toujours tamponnée mollement le coquillard…
Mais depuis que j’ai lu votre commentaire, j’ai changé. Et oui, c’est ici que réside toute la beauté de la vie : le changement, la transformation, la mutation…
Et voilà, désormais, je m’en tamponne joyeusement le coquillard !
C’est incroyablement beau !
C’est follement étonnant !
C’est éblouissant de nouveauté !
Quelle métamorphose !
Quelle grandeur !
N’ayons pas peur des mots !
Je n’ai pas peur des mots !
Et donc cette poop country, après cinq siècles de mensonges durant lesquels elle a déployé une expertise incomparable en matière de prédations, de corruption et de vices, va en étonner plus d’un !
Non, et vous allez voir comment et pourquoi. Non ! Ça va vous faire rire…
Oups ! J’ai failli oublier : ce qui menace le monde, c’est la conne*ie, mon brave !
Oups ! J’ai failli oublier l’essentiel : j’emme*de Z !!!
@ duvent 20/06/2026
Votre réaction aux commentaires de Serge HIREL, Exilé et Robert Marchenoir, outre son côté humoristique, me rappelle ce propos de Montaigne dans ses Essais, s’agissant de l’homme :
« La philosophie ne me semble avoir jamais si beau jeu que quand elle combat notre présomption et notre vanité, quand elle reconnaît de bonne foi son irrésolution, sa faiblesse et son ignorance. Il me semble que la mère nourricière des plus hautes opinions, publiques et particulières, c’est la trop bonne opinion que l’homme a de soi. »
Que vaut l’enquête fouillée, minutieuse et rigoureuse du site Forward qu’Exilé a jointe à son commentaire face à l’Himalaya de connaissances historiques de l’illustre R6M ? Comparée à ce monument de vérités assénées faute d’être vérifiées, ce n’est que roupie de sansonnet. Faire remarquer au brillantissime R6M que certains Ukrainiens, dont Zelensky, ont une fâcheuse tendance à honorer des personnages qui prônaient la dictature et le fascisme, des individus qui ont aidé les nazis à exterminer 1,5 million de Juifs qui vivaient en Ukraine, c’est perdre son temps. R6M sait… et n’en démordra pas.
Et pourquoi donc me direz-vous ? Eh bien parce qu’il éprouve la même haine viscérale des communistes que ces « héros » aujourd’hui à nouveau fleuris dans maintes villes et villages d’Ukraine. À croire que, s’il avait vécu sous l’Occupation, il aurait… au moins applaudi les collaborateurs chargés de la chasse aux « cocos »…
@ Giuseppe – le 22 juin 2026
Écoutez, les choses sont simples : les Ukrainiens, ce sont les bons Russes. Depuis les débuts de la la principauté de Moscovie, en passant par la Russie tsariste et l’URSS jusqu’à nos jours, les Ukrainiens ont toujours été les plus intelligents, les plus ingénieux, les plus créatifs, les plus cultivés, les plus entreprenants, les plus pieux, les plus moraux, les plus démocrates, les plus proches de la civilisation européenne.
Or, pendant tous ces siècles, les Russes ont usurpé le pouvoir au sein de l’empire. Ils ont exploité toutes ces qualités des Ukrainiens en les présentant comme les leurs. De nombreuses célébrités « russes » sont, en réalité, ukrainiennes. En particulier dans le domaine de la fameuse « culture russe », dont les poutinophiles nous rebattent les oreilles.
Simultanément, les Russes traitaient, et traitent encore les Ukrainiens comme des dégénérés, des sous-hommes, en niant leur identité nationale.
La Russie, en fait, c’était, dans une large mesure, l’Ukraine, sauf que c’étaient les Russes qui tenaient le haut du pavé et qui traitaient les autres comme les musulmans, au Moyen-Orient et autour du bassin méditerranéen, ont traité les Juifs et les chrétiens. La « science musulmane », c’est, dans une large mesure, la science juive et chrétienne sous le statut de la dhimmitude.
Les Ukrainiens étaient les dhimmis des Russes. Ce n’est pas un hasard si le poutinisme ressemble si souvent à l’islamisme.
C’est donc une prodigieuse arnaque intellectuelle, politique, morale – et religieuse ! – qui se cache derrière l’histoire de la Russie.
Vladimir Poutine est l’homme qui aurait pu présider à une solution harmonieuse et pacifique au problème, en permettant aux deux peuples de sortir la tête haute de cette malédiction pluriséculaire. Il a été, au contraire, celui qui a scellé pour toujours la séparation explosive de l’Ukraine, par son ingérence coloniale insistante après l’indépendance, puis par ses guerres stupides de 2014 et 2022.
Ce sont cinq siècles d’un prodigieux mensonge historique qui s’effondrent sous nos yeux. L’histoire de l’Ukraine commence enfin, et nous n’avons pas fini d’être étonnés.
Quant à la Russie, le mieux qui pourrait lui arriver, à l’issue de cette guerre, c’est de s’effondrer une deuxième fois, après la fameuse chute de l’URSS. C’est en cessant, enfin, d’être un empire, en redonnant leur liberté à ses différents peuples, qu’elle pourra, il faut l’espérer, sortir de sa longue nuit de tyrannie, de cruauté, de nihilisme et de servitude. Tout en cessant d’être une menace pour le monde entier.
Winston Volodymyr a dû, sans aucun doute, alerter son ami Emmanuel de la toxicité de XF.
Ce qui faisait la force de la Russie était sa profondeur stratégique, tant que les gazelles de l’Europe se déballonnaient à fournir en armes de longue portée à l’Ukraine.
On voit bien aujourd’hui que même Trump et sa toute-puissance ne peuvent pas protéger les alliés du détroit d’Ormuz. Alors le Cinglé et ses fuseaux horaires sont du pain bénit pour Zelensky. Et encore, ils ne disent pas tout, paraît-il ; ils amputent tous les jours un peu plus ce grand corps dégingandé qu’est la Russie du Cinglé.
Avec application et méthode, ils produisent tout ce dont ils ont besoin et détruisent tout ce qu’il faut pour avancer, gardant juste pour leur business les entreprises de démolition les plus spectaculaires.
Les mouches ont changé d’âne. Il a réclamé à l’Allemagne des Taurus, pas spécialement parce que les Ukrainiens en ont besoin, mais plus pour tester l’engagement du servile dirigeant de Trump.
Alors aujourd’hui, ils envoient la sauce, font reluire les cuirs. Bien sûr, les Ukrainiens sont fatigués, mais en face, chez le Cinglé, il a mis le doute, le pire des poisons.
Il aime bien Macron, Zelensky, alors il lui a parlé à l’oreille, même si VB n’est pas sa tasse de thé… Personne n’insulte l’avenir.
@ Robert Marchenoir le 22 juin 2026
@ Exilé – le 22 juin 2022
@ Serge HIREL – le 21 juin 2026
La vache !!!
Est-ce que vous avez réussi à vous convaincre ?
J’espère que oui, hein !
Parce que sinon, ce serait dommage, non ?
Tous ces mots, tout ça, tout ça, faut que ça serve à quelque chose, sinon, ben, sinon rien ! Et voilà !
Y a un tas de mots qui servent à rien…
Hier, alors que j’étais attablée paisiblement, un gentil garçon m’a posé des questions :
Tout se passe bien ?
Bof ! Je cherche ce qui pourrait se passer mal, mais je ne suis pas en train de me taper le K2, non, je me sustente…
Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?
Ben, la paix par exemple…
Voulez-vous plus…
Non, je voudrais moins…
Il fait chaud non ?
Chaud, oui !
Les mots qui ne servent à rien dérangent l’ordre du monde.
Les hommes qui se servent de mots pour déranger le monde, ne sont rien…
Un jour ils sauront qu’ils ne servent à rien…
Tout se passera mal…
Et plus rien ne fera plaisir…
En attendant, moi, par exemple j’emme*de Z, le héros de M, et c’est plaisant…
@ Exilé – le 22 juin 2026
@ Serge HIREL – le 21 juin 2026
« Le 27 mai dernier, Zelensky a rendu hommage à Andriy Melnyk, l’un des chefs de l’Organisation des nationalistes ukrainiens qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, a combattu aux côtés des nazis. »
C’est une excellente chose. Je ne vois pas en quoi cela devrait gêner qui que ce soit en France. L’Ukraine célèbre son histoire, ses héros. Les nationalistes ukrainiens ont, surtout, combattu contre les Soviétiques. C’est bien ça qui vous gêne… et qui gêne Poutine, surtout.
Chez plusieurs peuples de l’URSS, des éléments ont, de façon passagère, combattu aux côtés des nazis lorsqu’ils ont été envahis par Hitler. Ils cherchaient ainsi à abattre le régime communiste qui les opprimait, ce qui était une bonne chose, et non une mauvaise.
Cela n’a pas duré. Les nationalistes ukrainiens se sont vite retrouvés opposés aux Allemands. Plusieurs de leurs dirigeants ont été enfermés dans les camps de concentration nazis, voire ont été exécutés par eux.
Mais pourquoi des personnes qui ignorent tout de l’histoire, et qui souhaitent la victoire de la Russie (comme l’avait dit Emmanuel Todd pour son compte), répercutent-ils ce morceau de propagande poutiniste juste maintenant sur le blog de Philippe Bilger, au moment où la présence de l’agent russe Xenia Fedorova sur les médias Bolloré se fait de plus en plus compromettante ?
Pour détourner l’attention. Pour faire oublier que l’Ukraine est en train de gagner la guerre. Pour faire oublier qu’elle bombarde les raffineries de Moscou et de Saint-Pétersbourg face à une défense anti-aérienne impuissante, qu’elle détruit méthodiquement les infrastructures pétrolières, les usines d’armement et les bases militaires d’un bout à l’autre de la Russie, et qu’elle s’apprête à reconquérir la Crimée.
Bombardement des ponts, bombardement de l’unique liaison terrestre entre la Russie et la Crimée, affaiblissement durable du viaduc de Kertch dont la capacité de transport est sérieusement dégradée… Résultat ? La vente d’essence vient d’être interdite aux particuliers sur la presqu’île. Des milliers de touristes se demandent comment ils vont regagner la Russie.
Et Zelensky se permet de donner un ultimatum à la Biélorussie : désactivez les antennes proches de la frontière qui permettent le guidage des missiles russes, sinon nous viendrons les détruire nous-mêmes. Il semble que ce soit de plus en plus Zelensky qui ait des « cartes dans son jeu », comme disait ce gros malin de Donald Trump…
À Paris, au salon international d’armement Eurosatory, l’entreprise ukrainienne Fire Point, née après l’invasion de 2022, exhibe son célèbre missile Flamingo peint en rose, qui porte la mort et la destruction aux barbares russes, et supplée avantageusement aux armes américaines dont la source s’est tarie.
Sur son stand, un gigantesque écran vidéo, qui montre en boucle de bien belles images : Moscou en feu, attaqué quelques heures auparavant par les missiles de l’exposant… Circuit court, du producteur au consommateur, démonstration en quasi-temps réel de l’efficacité des marchandises de la boîte.
En même temps, Fire Point procède à un troll magistral, en projetant son nom (avec un petit coeur au milieu) sur la façade de l’ambassade de Russie à Paris, boulevard Lannes…
Voilà tout ce que nos poutino-lécheurs locaux ont pour mission de vous faire oublier, tout occupés qu’ils sont à suivre les ordres de leurs tireurs de ficelles moscovites, essayant de salir une fois de plus l’héroïque peuple ukrainien avec la fable idiote d’un pays résistant à une invasion, dirigé par un Juif… mais qui serait nazi.
Le talent n’est pas héréditaire. Arnaud Lagardère, fils unique de Jean-Luc Lagardère, fondateur de ses entreprises, n’a pas su égaler les compétences de son père, décédé à 75 ans des suites d’une opération de la hanche. Le fiston Arnaud a confondu le chiffre d’affaires et les bénéfices des entreprises Lagardère avec la caisse familiale : des centaines de millions ont été détournés pour ses dépenses personnelles somptueuses, puisés dans les caisses de ses entreprises, qui sont depuis placées sous le contrôle du groupe Bolloré, lequel surveille à la loupe activités et trésorerie.
Depuis 2023, Arnaud Lagardère a de gros problèmes avec la justice, et notamment avec le PNF.
La chute financière est vertigineuse.
@ Serge HIREL le 21 juin 2026
« Le 27 mai dernier, Zelensky a rendu hommage à Andriy Melnyk, l’un des chefs de l’Organisation des nationalistes ukrainiens qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, a combattu aux côtés des nazis. »
Melnyk et ses homologues font encore de nos jours l’objet d’hommages réguliers, de nombreuses statues à leur effigie sont régulièrement et pieusement entretenues, fleuries et décorées de drapeaux ukrainiens.
https://www.tribunejuive.info/2023/02/23/lev-golinkin-monuments-aux-collaborateurs-nazis-en-ukraine-27-janvier-2021/
Vincent Bolloré est très intelligent. Rien de mieux que de s’entourer de personnalités serviables à souhait pour rapporter gros. En affaires, seuls comptent l’argent et la notoriété.
Ne pas sous-estimer les milliardaires restés en France. Sans ces grands industriels, nous serions proches, depuis longtemps, des pays du tiers monde.
Les seuls qui n’ont toujours rien compris sont Mélenchon et sa bande d’extrême gauche reposant sur une idéologie stalinienne, au point de pouvoir devenir l’un des plus grands malheurs de la France.
Quand on lit c’qu’on lit… ce serait la première fois qu’un empire médiatique s’assignerait explicitement une voie idéologique, sic. Hersant, bien sûr, faisait dans la dentelle. Pauwels, Griotteray et consorts maniaient la nuance, c’est bien connu. L’Humanité, si ce n’était pas un empire, au contraire de celui d’Hersant à son époque, n’avait pas une voie idéologique ?
Et, s’ils n’en possèdent pas autant, les Niel, Pigasse, Drahi… rachètent titres de presse et chaînes de télé, et autres, en y mettant leur patte idéologique, le centralo-mondialisme macronien, auquel on doit se plier sous peine de…
Quant à interdire à une Russe de prendre position, dans la situation actuelle, c’est d’un crétinisme sans nom. Une habitude, sur tellement de sujets, que d’affirmer wikipédiquement… La rhétorique pratiquée : raccourcir, extraire les propos, pour au final se donner une apparence de contradicteur pertinent à l’encontre de ceux qui ne les ont pas tenus. Un peu maternelle mais tellement usuelle. C’est çuikidikiyé. Du soviétisme pur jus. Ou du crétinisme alpien.
Nous ne sommes pas en guerre. C’est ainsi. Les positions de Mme Fedorova, aussi contestables puissent-elles être pour ceux qui ne les partagent pas, n’ont rien d’illégal. C’est la marque des faibles de vouloir interdire quand on n’a pas d’autres arguments que des affirmations péremptoires. De l’anti-libéralisme crasse.
Si cette dame devait être considérée comme un agent au service de la Russie contre les intérêts français, c’est Vincent Bolloré qu’il faudrait alors juger pour haute trahison, lui qui l’emploie. Elle ne fait qu’exprimer un point de vue favorable à la Russie. Et, jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas interdit.
Rien à voir avec un Fillon, Français, ancien Premier ministre, qui a été se vendre aux amis de Poutine.
Après, VB, un petit potentat, oligarque comme beaucoup, fait d’argent public. Libéral comme Kadyrov est démocrate.
@ Robert Marchenoir le 22 jui(…° »
« Desk Russie vient de publier une importante enquête sur Xenia Fedorova (…) »
Vous avez oublié un « détail », comme dirait JMLP… Desk Russie est un site créé par Galia Ackerman, une opposante forcenée à Poutine. Les textes y sont bien rédigés, mais systématiquement critiques… comme les vôtres.
Donc cette « enquête » ne présente aucun intérêt, d’autant plus que, dès le premier paragraphe, vous indiquez que le pamphlétaire de service emploie le conditionnel. Quant au dernier coup de pied de l’âne, il est un modèle d’amalgame plus que douteux.
Par ailleurs, dans votre précédent message, que vous tentez d’infliger une nouvelle fois, vous faites peu de cas de la liberté d’opinion. Seriez-vous totalitaire ?
Desk Russie vient de publier une importante enquête sur Xenia Fedorova, qui révèle trois points cruciaux : 1) de nombreux membres de sa famille sont imbriqués avec les médias et l’État russes, 2) elle percevait encore, semble-t-il, une rémunération de la maison-mère de RT (Russia Today), chaîne interdite en France, lorsque le groupe Bolloré a commencé à négocier son arrivée, 3) elle pourrait être liée à l’économie mafieuse de Saint-Pétersbourg des années 2000, qui a servi de tremplin à la carrière politique de Vladimir Poutine.
Cette enquête a été réalisée par Iouri Izotov, journaliste russe ayant obtenu l’asile politique en France. En voici quelques extraits.
« Xenia Fedorova a continué à figurer dans les effectifs de l’organisation non commerciale autonome de droit russe TV-Novosti, la maison mère de RT, jusqu’au 31 août 2024, soit plus de deux ans et demi après l’interdiction des médias RT dans l’Union européenne. »
« Selon Le Monde, des discussions concernant son arrivée dans l’écosystème Bolloré auraient été engagées dès l’été 2023. Si tel est le cas, Xenia Fedorova négociait son repositionnement dans le paysage médiatique français alors qu’elle était toujours salariée de la structure centrale du groupe RT. »
« Les mêmes données permettent d’identifier plusieurs versements effectués par TV-Novosti à Xenia Fedorova entre juillet 2023 et juillet 2024. Sur cette seule période, les rémunérations connues atteignent environ 24,5 millions de roubles. […] »
« RT a employé bien d’autres membres de l’entourage familial de Xenia Fedorova : son frère Maxime Bortchik (né en 1975), sa sœur Ioulia Bortchik (née en 1986), sa sœur par alliance Elizaveta Demianova (née en 1990), ainsi que l’ancien mari de cette dernière, Andreï Demianov, ont également occupé des fonctions au sein du groupe. »
« Elizaveta Demianova occupait une position particulièrement importante puisqu’elle dirigeait encore, jusqu’en octobre 2024, le service de diffusion francophone de RT. Selon les données consultées par Desk Russie, elle a continué à percevoir des rémunérations de la maison mère du groupe jusqu’en novembre 2024. »
« Elizaveta Demianova semble aujourd’hui elle aussi établie en France. […] »
« Les liens de la famille de Xenia Fedorova avec les structures de l’État russe ne se limitent pas au groupe RT. Son frère Igor Bortchik (né en 1967) a travaillé jusqu’en 2024 pour le réseau russe des communications spéciales (Spetzsviaz), organisme chargé notamment du transport sécurisé de documents sensibles, de cargaisons stratégiques, de fonds et d’autres biens pour les administrations publiques et les grandes entreprises d’État. […] »
« Un autre détail du parcours de Xenia Fedorova, passé sous silence dans Bannie [son pamphlet publié chez Fayard, du groupe Bolloré], mérite d’être relevé. Bien avant son arrivée à RT, au début des années 2000, son frère Maxime et elle ont travaillé pour la filiale russe du groupe danois Maersk, l’un des géants mondiaux du transport maritime. [c’est moi qui souligne] »
« Cette étape professionnelle intrigue à plus d’un titre. D’une part, les secteurs du transport maritime et de la logistique ont joué un rôle majeur dans la constitution des élites économiques russes de l’après‑URSS, en particulier à Saint‑Pétersbourg, où l’économie portuaire a servi de laboratoire à la fusion entre cadres issus du KGB, milieux d’affaires et organisations criminelles. D’autre part, ce secteur n’était pas non plus étranger à Vincent Bolloré avant son expansion dans les médias.[…] »
Voilà qui tend à accréditer l’hypothèse que j’ai émise il y a quelques heures.
@ Rablet le 21 juin
Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour que R6M apporte une nouvelle fois la preuve de ce que j’écrivais voici peu : on ne sait rien de lui sauf qu’il sait tout. Et le voici lancé dans une grande leçon de journalisme alors que, d’évidence, il n’a jamais mis les pieds dans une salle de rédaction, ni ouvert le code de déontologie de cette profession. Sinon, il n’aurait pas laissé passer dans son propos une diffamation en bonne et due forme qui pourrait permettre à Vincent Bolloré de le traîner en justice. R6M peut-il apporter la preuve qu’« avec ses télévisions et ses journaux », VB « se [fait] le complice délibéré d’une opération d’espionnage, de mesures actives et de déstabilisation russe » ? Bien sûr que non… En revanche, l’atteinte à l’honneur de VB et la volonté de lui nuire sont clairement établies…
R6M peut tempêter tant qu’il veut, mais le groupe Bolloré est parfaitement en droit d’employer Xenia Fedorova, qui, jusqu’à nouvel ordre, possède un titre de séjour qui lui permet de travailler. Qu’elle soit titulaire ou pas d’une carte de presse – R6M a lu la fiche Wikipédia de XF rédigée à charge… -, n’a pas d’importance. En France, le journalisme peut être exercé librement par n’importe quelle personne, sans que celle-ci ait besoin d’être « encartée » ou dispose d’un diplôme spécifique.
Qu’elle défende un point de vue sur la guerre en Ukraine et sur tout autre dossier proche de celui du Kremlin peut-il être considéré comme une atteinte à la sécurité nationale ? Bien sûr que non ! Notre État de droit ordonne la liberté d’expression de quiconque et tant que XF se contente de proclamer son désaccord avec la politique française et son soutien à celle de Poutine, elle reste totalement dans le cadre de la loi.
D’autant plus que CNews, qui respecte ainsi son obligation de diversité politique de ses invités, reçoit aussi sur ses plateaux des personnalités qui s’opposent fermement aux arguments développés par sa chroniqueuse. Si l’Arcom et d’autres instances de l’État considèrent qu’elle est dangereuse, il faudra aussi qu’ils s’en prennent à tous ceux – dont deux anciens ministres français, Philippe de Villiers et Pierre Lellouche – qui partagent peu ou prou l’opinion de XF sur cette guerre qui n’est pas la nôtre. Leur clouer le bec ferait peut-être un peu désordre, n’est-ce pas ?
Que, d’évidence, le régime russe ne permette pas la réciprocité de cette liberté d’expression accordée à l’ancienne dirigeante de RT-France n’est pas une raison suffisante pour l’expulser. Une telle décision serait aisément présentée comme une censure et mettrait la France dans la même situation que celle que l’on reproche à Moscou. Parce que notre République défend la liberté d’expression, elle se doit de rester exemplaire même lorsque celle-ci permet des oppositions interdites ailleurs.
Reste le terme « devoir » que vous avez employé à propos du rôle de la presse et qui a déclenché l’ire de R6M. Il a raison sur ce point. Les médias n’ont pas le « devoir » d’accueillir XF, ni aucun autre débatteur. Parce qu’ils sont libres, parce que cette liberté leur permet de définir une ligne éditoriale, ils ont même le droit de les ignorer. Le contraire conduirait à des médias tous identiques… et à La Pravda, qui, en URSS, « informait » les citoyens…
@ Rablet le 21 juin 2026
Bien sûr, au pays des criminels de guerre… On devrait même l’inviter à débattre sur nos chaînes. Comme vous le suggérez, c’est une personne ordinaire qui représente des gens ordinaires.
C’est terrible, et tous ces champions du vide au G7 pendant ce temps-là…
Tout le reste est du vent, et Visage orange qui ne sait plus où il habite.
Quel monde pourri ! Tu parles d’un accord…
VB, c’est de l’insignifiant en comparaison, de l’anecdotique. On n’a rien d’autre à fiche que ces débats à la gomme, pusillanimes ; on en crève la bouche ouverte et la canicule, c’est épisodique, nous et nos normes à n’en plus finir, alors que les Chinois brûlent du charbon à en vomir…
Nous sommes fous !
https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/actualite/la-chanteuse-iranienne-parastoo-ahmadi-condamn%C3%A9e-%C3%A0-74-coups-de-fouet/ar-AA26cX19?ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=6a38337ce73a4f2688960bbc0b044d77&ei=7
@ Rablet – le 21 juin 2026
La mauvaise foi poutiniste dans toute sa splendeur.
« Si Mme Fedorova pose un problème de sécurité nationale, que les « services » la traînent en justice ; jusque-là, elle a le droit de faire valoir sa position et n’importe quel média a le droit, voire le devoir, de lui permettre de s’exprimer. »
Sûrement pas. Prenons un exemple : je n’ai, moi, pas le « droit » de faire valoir ma position sur CNews ou le JDD, pas plus que ces derniers n’ont le « devoir » de me le permettre. Si, demain, je prenais mes petits pieds pour aller frapper à la porte de l’un ou de l’autre en bramant : « J’ai des choses à dire », on me la claquerait dans la tronche en éclatant de rire.
Mais ce serait pareil dans n’importe quel média.
Pour prendre un autre exemple, il ne vous a pas échappé que Philippe Bilger n’a pas le « droit » de s’exprimer sur CNews, bien qu’il l’ait fait par le passé, pas plus que ce dernier n’a le « devoir » de le lui permettre.
De plus, Xenia Fedorova n’est pas seulement une personne interviewée qui « fait valoir sa position ». C’est une employée de premier plan des médias Bolloré, une éditorialiste rémunérée, suffisamment puissante pour faire renvoyer d’autres salariés.
Vous êtes donc en train de nous dire que n’importe quel média a le devoir d’embaucher n’importe quelle personne qui a envie de causer à la télé. C’est évidemment malhonnête.
« Je suis toujours étonné de la position de la plupart de mes compatriotes par rapport à la liberté de la presse, quelle que soit sa forme. »
Non : c’est votre conception de la liberté de la presse qui est, non pas étonnante, mais malhonnête.
Tous les médias doivent soigneusement sélectionner, d’une part, les sources auxquelles ils donnent la parole, et d’autre part (n’en parlons même pas), leurs journalistes, chroniqueurs ou autres salariés (Fedorova n’est pas une journaliste).
Il existe une infinité de personnes et d’organisations qui sont susceptibles de servir de sources d’information ou d’opinion. Il est évidemment malhonnête de prétendre que quiconque souhaite jouer ce rôle y a « drouâ ».
Et il y a, aussi, des personnes et des organisations qui ne devraient pas être interrogées en tant que sources. Un agent russe de subversion et de désinformation parfaitement connu et revendiqué tel que Xenia Fedorova en fait partie.
Sauf, bien sûr, s’il s’agissait de l’interroger sur ses liens avec le pouvoir russe, avec le FSB, le SVR ou le GRU, sur ses rapports avec Margarita Simonyan, la fondatrice de RT, sur les passages obscurs de sa carrière, etc. N’hésitez pas à nous dire quand Pascal Praud l’aurait fait, ou quand Fedorova aurait accepté !
De même, Radio Courtoisie invitait régulièrement, il y a quelques années, je ne sais quel diplomate de haut rang de l’ambassade russe à Paris, pour « donner son point de vue » sur la Russie, l’Ukraine et ainsi de suite.
Évidemment, c’était strictement inutile. Un diplomate russe n’a rien à dire sur la situation. Il n’a rien d’utile à nous apporter que nous ne sachions déjà. On peut écrire d’avance, à sa place, les tombereaux de mensonges et de propagande qu’il va nous déverser. Ce n’est donc pas une « source ». On n’a ni le « devoir », ni le « droit » de lui ouvrir le micro une fois par semaine. Si on le fait, c’est qu’on n’est pas un média, mais un canal de propagande et de désinformation.
D’autre part, les médias aussi sont soumis à la loi. Toute la loi. En particulier celles qui concernent l’espionnage, l’atteinte à la sûreté de l’État, etc. Se faire le complice délibéré d’une opération d’espionnage, de mesures actives et de déstabilisation russe est un délit. C’est ce que fait Vincent Bolloré avec ses télévisions et ses journaux.
Enfin, vous vous livrez à l’imbécile et pervers tripotage de whataboutisme tellement aimé des poutinistes :
« Qui peut s’étonner que, dans ce pays, L’Humanité, qui a soutenu des régimes ayant des millions de morts à leur bilan, soit subventionné par nos impôts, tandis qu’on refuse à Mme Fedorova (qui ne coûte rien aux contribuables) d’exprimer son opinion ? » (*)
Puisqu’il y a tel truc qui va pas et qui me chiffonne, alors tel autre truc qui va pas mais qui m’arrange prodigieusement doit être toléré.
Puisque Machin Chose a volé à l’étalage de Madame Michu, alors moi j’ai bien le droit de partir sans payer chez Trucmolle Incorporated.
Justifier un mal par un autre mal qui n’a rien à voir.
Raisonnement de bandit, mentalité de voleur.
Raisonnement typiquement communiste, typiquement russe. Raison pour laquelle le monde civilisé ne peut avoir aucun rapport de confiance avec la Russie avant que l’empire moscovite ne s’effondre, ne se repente pour ses crimes historiques et ne répare ses fautes envers le monde.
______
(*) Votre justification de Fedorova par L’Humanité est d’autant plus scandaleuse que ce journal a été l’instrument de la Russie communiste, et que la Russie contemporaine revendique explicitement l’héritage communiste, stalinien et kaguébiste comme le sien.
Si vous étiez honnête, vous attaqueriez aussi bien L’Humanité que la Russie de Poutine. L’Humanité et l’agent poutinien Xenia Fedorova. Mais vous êtes malhonnête. Vous êtes un agent de fait de Moscou.
@ Achille, le 21 juin
« Philippe de Villiers (…) manifeste clairement son aversion pour l’Ukraine, (…) n’hésitant pas à accuser le peuple ukrainien de nazisme. C’était peut-être le cas il y a quatre-vingts ans, mais aujourd’hui la situation a changé (…).
Vous avez, comme d’habitude, une lecture tout à fait particulière de l’actualité… Le 27 mai dernier, Zelensky a rendu hommage à Andriy Melnyk, l’un des chefs de l’Organisation des nationalistes ukrainiens qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, a combattu aux côtés des nazis. Il se dit qu’il cherche aussi à rapatrier les cendres d’un autre criminel de guerre, Stepan Bandera, enterré à Munich et promu « Héros de l’Ukraine », alors que le mouvement qu’il dirigeait, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, a participé à la « Shoah par balles ».
Quant au régiment Azov, il est de retour en grâce après que ses cadres, plus ou moins néo-nazis et fiers de l’être, ont été officiellement limogés. Et des bannières militaires au design douteux sont saluées tous les matins dans les casernes et sur le front.
À part cela, le nazisme a disparu d’Ukraine…
N’importe qui peut parfaitement ne pas partager les mêmes valeurs, les mêmes convictions, que celles de Vincent Bolloré, mais tant que celles-ci sont l’expression personnelle, intime, de sa conscience morale, religieuse et politique, on se doit de les respecter et lui reconnaître le droit de les exprimer. Cette liberté de conscience est indissociable de l’homme car elle est en fait le premier signe qui différencie l’humanité du monde animal.
Là où il peut, en revanche, y avoir problème, c’est lorsque les conditions de l’expression publique de cette conscience dans une société donnée, en raison notamment des moyens mis en oeuvre pour répandre ces convictions morales, religieuses, politiques, sont de nature, non plus à permettre au citoyen d’exercer son libre arbitre, mais au contraire à biaiser et conditionner son jugement.
« On passe à côté de VB si l’on n’appréhende pas la plénitude contrastée de ce qu’il est : à la fois le dispensateur cohérent et sincère d’un message politique et médiatique — surestimant ici, sous-estimant là ! — et la personne désinvolte et moqueuse qui envoie paître tous les conseilleurs, d’autant plus insupportables et importuns qu’au bout du compte c’est lui qui paie. » (PB)
« Celui qui commande paie ! » Le numéro un que j’ai côtoyé pendant de longues années citait souvent cette phrase : celui « qui paie commande ! ».
C’est une évidence, tous ces conseillers n’étaient pas les payeurs ; d’entrée, il nous a responsabilisés en nous laissant la commande. Au début, il était vigilant ; ensuite, c’était la confiance profonde et le courage qui va avec.
Signer des paiements dans un chantier au budget de 33 millions d’euros sur un an, c’est une incroyable matière de crédibilité et de confiance à acquérir : la fiabilité. Mais, avec le recul, vous devenez encore plus lucide quand c’est le pognon engagé des salariés, de vos salaires et de tout ce qui y est attaché.
Je cite parfois Nanard en plein boum, quand Francis Bouygues a voulu acquérir TF1 ; il a fait appel à lui sur la meilleure manière de conquérir le domaine de la communication et d’en devenir le numéro un.
Pas fou, Francis. Il n’a pas nommé Nanard patron ; c’était bon pour les politiques, pas pour lui. Il a choisi un des meilleurs : « ingénieur des travaux publics, Patrick Le Lay passe par plusieurs sociétés de construction. Il est secrétaire général d’Oger SA, directeur administratif et financier puis directeur général adjoint de l’entreprise Dodin avant d’intégrer le groupe Bouygues ». Un bosseur, pas une gazelle.
Il les connaissait, les gonfle-figues comme Minc et tous les autres qui n’ont jamais planté un clou. « Nous sommes des épiciers ! » avait relevé un homologue. Tous ces courtisans opportunistes ne passaient pas la rampe dans ce milieu de bâtisseurs ; ils étaient bons à passer de la crème solaire, rien de plus.
Les politiques adorent ces types. Ils les fascinent sans doute par leur courtisanerie qui les fait paraître plus puissants qu’ils ne sont en réalité. Le pouvoir de régner sur ces serviles. Une reconnaissance de leur ascension politique. Un baromètre, en quelque sorte.
VB est dans la lignée des créateurs, rien de nouveau, et, en plus, ce sont de fins connaisseurs de ce qui évolue dans le monde moderne. Celui qui nous a embauchés, une génération entière, avait déjà la vision de l’avenir. Un des pionniers, client de chez Nixdorf ; il nous a fait aménager une salle entière pour caser ce qui rentre aujourd’hui dans un PC performant.
Il ne faut pas se tromper, ils ont tous le petit plus qui manque aux autres et, en plus, c’est leur pognon… Leur pognon qu’ils mettent en jeu tous les jours, alors ça aiguise les sens. Tout le reste est littérature.
Qu’on les aime ou pas, ils sont toujours à la pointe, pas dans la dentelle, mais c’est le prix d’une certaine liberté que l’on n’imagine pas quand on n’a jamais travaillé dans la production lourde.
Allez, bon brumisateur ! Les banches métalliques, c’est à partir de 7 heures du matin dès que les températures étaient élevées, et dire que l’on discute pendant des mois pour une retraite… La France, pays émergent, mais heureusement numéro un dans le mur en béton qui nous permet de garder et d’entretenir quelques fondamentaux.
« Comme une sorte de corsaire évoluant dans l’univers de la mondanité, il cultive une liberté allant jusqu’à la provocation, et presque une royale indifférence à l’égard de ce qui est convenu et convenable. » (PB)
Plus qu’un corsaire irrespectueux des bonnes manières, Vincent Bolloré, sur le tard, n’est-il pas le même conquistador qui, plus jeune, sans beaucoup d’états d’âme, mais avec une remarquable prescience des bons coups, a construit un groupe de taille mondiale en partant d’une modeste fabrique de papier à cigarettes ?
Qu’à la soixantaine, devenu milliardaire, il ait découvert que l’argent permet tout, en particulier de peser sur le débat politique, ne lui est pas particulier. Bien d’autres s’y sont essayés, sans connaître, il est vrai, la même réussite. Une différence avec eux cependant : avant d’attaquer ce marché, homme d’affaires, VB avait compris – comme Francis Bouygues – que, pour s’installer dans le secteur des médias, mieux vaut racheter une entreprise que la créer avec l’espoir de développer un titre nouveau. Il est bien plus simple de modifier une ligne éditoriale, même au forceps.
L’analyse était d’autant plus judicieuse que l’époque était propice aux bonnes affaires et que l’espace médiatique était déséquilibré, penchant franchement à gauche. Hormis Le Figaro – soutien trop souvent trop timide – et quelques magazines dont la diffusion était quasi confidentielle, la droite était privée de ces armes essentielles dans la conquête de l’opinion que sont les grands médias, pas nécessairement « politiques ».
Quant aux titres de gauche qui s’essoufflaient en tournant en rond dans la même cage, ils subissaient déjà les effets néfastes de la médiocrité et des désaccords entre eux des politiciens qu’ils épaulaient. Leurs rédactions, quasiment univoques, ne parvenaient plus à donner de la vigueur aux maigres projets progressistes de l’ère Hollande et ne retrouvaient du tonus qu’en tirant sur ceux du camp adverse. La dénonciation de scandales supposés était leur mets favori.
En dix ans, VB a raflé presque tout ce qui était en vente et « vendable » dans l’univers des médias et du livre, du groupe Hachette à Prisma, de Canal Plus à Gallimard. Et ce malgré les multiples tentatives, souvent grossières, d’une gauche qui ne supportait pas – et ne supporte toujours pas – de perdre sa mainmise sur le monde culturel en général et celui de la presse en particulier.
Eh bien oui, Bolloré a rétabli la liberté d’expression, comme le martèle CNews… et il reste un dernier obstacle à faire disparaître : l’interdiction, par la loi obsolète de 1986, des chaînes TV d’opinion. Est-il normal, en 2026, dans une « grande » démocratie, dans un pays où les supports de communication se comptent par centaines, que l’État se permette de maintenir une telle situation ?
Que VB, pour parvenir à ses fins, n’ait pas toujours fait dans la dentelle, c’est un fait. Il a cassé les « emmerdeurs », il a promu ses « gens », il a soutenu l’un, licencié l’autre… Il préfère telle conseillère à tel autre… Et alors ? VB est un entrepreneur, pas un bisounours, et le monde des médias est particulièrement féroce.
N’en déplaise à la plupart des journalistes d’aujourd’hui qui se croient propriétaires, sinon du média auquel ils collaborent, du moins de sa ligne éditoriale – certains vont jusqu’à refuser à l’actionnaire de s’exprimer dans « leurs » colonnes -, le patron du groupe Bolloré, c’est VB et, comme tout autre chef d’entreprise, il est en droit d’imposer ses desiderata sur la production de celle-ci, sur le contenu des médias qu’il possède. C’est d’ailleurs pour cette raison, pour ne pas obliger un journaliste à penser comme son patron, pour préserver la liberté de l’un et de l’autre, qu’existent la clause de conscience et la clause de cession.
Bien sûr, une telle situation conflictuelle peut provoquer des dégâts collatéraux. Il arrive que ledit patron – donc VB – se laisse emporter ou, pire, se désintéresse du sort d’un chroniqueur qu’un de ses barons a congédié sans prendre de gants. C’est le cas de Philippe et, semble-t-il, de quelques autres qui, ces dernières semaines, ont disparu des plateaux de CNews. On ne peut que le regretter. Non seulement parce que la chaîne s’est privée d’une voix de poids, mais aussi parce que celle-ci, sans cris, l’a alerté sur le climat étouffant qui règne dans la rédaction de sa chaîne.
Ne pas tenir compte de cet avertissement, l’ignorer, est une erreur. Une erreur qu’un grand patron ne commet pas… À moins que VB, en restant silencieux et inactif dans un premier temps, ne veuille pas donner du grain à moudre à ceux qui haïssent CNews, ou ne pas déplaire à son ami Lagardère qui l’a beaucoup aidé dans sa conquête du pouvoir médiatique.
PS : N’ayant aucune compétence en matière de psychologie des grands patrons, je ne sais si VB, en choisissant ses « amis », fait montre d’un goût prononcé pour la disruption. Il est vrai qu’Hanouna et lui forment un drôle de couple… comparé à celui qu’il entretient avec le très distingué et élégant Arnaud de Puyfontaine, directeur général de Vivendi, au CV d’homme de presse impressionnant.
Quant à la « proximité » du Breton de 74 ans avec Xenia Fedorova… Il ne saurait être question pour moi d’aller au-delà du constat. Certains détracteurs du propriétaire de CNews supputent des causes tout autres qu’une simple entente entre eux sur la politique à mener vis-à-vis de Poutine et de la Russie… La vie privée de VB ne regarde personne et toute intrusion dans ce domaine relève, non de l’analyse politique, mais du voyeurisme.
@ Marc Ghinsberg le 21 juin 2026
« Alain Minc, qui a travaillé vingt ans auprès de lui en lui prodiguant ses conseils, a récemment accordé une longue interview à France Culture dans laquelle il exprime un profond regret face à son évolution. Il déclare notamment : « Je regrette une évolution qui reste pour moi un mystère ». Selon lui, Bolloré est passé d’un entrepreneur pragmatique et empirique à un « croisé » idéologique dans le domaine des médias. »
Il n’existe pas d’évolution chez VB. S’ils utilisent les Minc, Jacques Attali et consorts, c’est simplement le miroir qui les rassure sur leurs choix, comme dans Blanche-Neige : « Miroir, mon beau miroir… »
Minc est un gonfleur d’hélices. Il ne vous aura pas échappé, sans doute, le rapport Nora-Minc et l’impasse du Minitel, qui a contribué au retard français dans Internet.
« Ses revirements politiques, notamment son soutien puis son retournement contre Emmanuel Macron, sont perçus comme des erreurs d’analyse ou de l’opportunisme. Ses prises de position économiques sont parfois jugées dogmatiques ou déconnectées, notamment autour de la mondialisation.
Des prédictions ou conseils politiques ont été contestés, comme son soutien à la dissolution de 2024, qu’il qualifie lui-même ensuite d’« erreur historique ». »
C’est un nul, un loser, qui servait de tremplin à tous ceux qu’il était censé conseiller, dont les commanditaires se servaient et prenaient systématiquement les voies opposées.
En France, nous avons tendance à surestimer le diplôme ; il est loin de faire tout. Il en ressort quelques brillants et une foule de nuls opportunistes qui se pensent califes à la place du calife.
Quand le pognon de l’entreprise est en jeu, les décideurs qui emploient ces types, les meilleurs, s’en servent comme d’un résumé de ce qu’il ne faut surtout pas faire.
Nono, le fils d’Arnaud Lagardère, en a fait les frais. Peu connu, il fut l’un des plus puissants du CAC 40, la discrétion même ; certes, pas parmi les emblématiques du luxe, mais avec la même puissance.
Je suis obligé d’abréger : nous allons boire un Picpoul de derrière les fagots en l’honneur du modeste mais non moins stratosphérique Antoine Dupont, qui, lui, pour le coup, aurait plu au numéro 1 que j’ai côtoyé.
Vu de l’extérieur, Vincent Bolloré me semble moins dissimulé que nombre de patrons de presse qui impriment leur ligne sans avoir l’air d’y toucher.
Le moment est particulier, avec la déconsidération générale de la politique israélienne qui, jusqu’ici, avait l’oreille des chroniqueurs, au nom du totem d’immunité.
Comment s’adaptent les rédactions ?
Vont-elles suivre la pente de l’audience ?
Auquel cas, le lobby de la communauté aura de quoi se plaindre.
Alain Minc ? Comment dire en restant correct…
https://www.youtube.com/watch?v=7RHM0hWY2JQ
Macron étant usé jusqu’à la corde pour avoir fait le travail auquel on le destinait, est maintenant lâché par ses « amis ». Passé un certain âge, le métier de péripatéticienne n’est plus rentable. Il faut en renouveler le catalogue.
Et Jacques Attali ne va pas dire le contraire. Pourtant, Macron a moins de 60 ans…
Un bal de faux-culs.
Je suis toujours étonné de la position de la plupart de mes compatriotes par rapport à la liberté de la presse, quelle que soit sa forme.
Si Mme Fedorova pose un problème de sécurité nationale, que les « services » la traînent en justice ; jusque-là, elle a le droit de faire valoir sa position et n’importe quel média a le droit, voire le devoir, de lui permettre de s’exprimer.
Sur un autre plan, comment accepter que le pire des assassins ne risque pas la peine de mort et, par conséquent, vive le reste de ses jours, voire soit même libéré, et refuser à Morandini de continuer à gagner sa vie ? Il a été jugé, il est censé avoir payé sa faute, alors de quel droit le condamner une seconde fois ?
Mme Mabrouk est habile, qui masque son besoin de carrière et… de salaire sous un voile de vertu !
Enfin, qui peut s’étonner que, dans ce pays, L’Humanité, qui a soutenu des régimes ayant des millions de morts à leur bilan, soit subventionné par nos impôts, tandis qu’on refuse à Mme Fedorova (qui ne coûte rien aux contribuables) d’exprimer son opinion ?
Vincent Bolloré me fait un peu penser à un marionnettiste. On ne le voit pas, on ne l’entend pas. Il manipule ses figurines – les animateurs et chroniqueurs de CNews – avec des ficelles plus ou moins grosses selon les besoins, celles de Pascal Praud et d’Eliot Deval étant parmi les plus épaisses.
Quand une marionnette pose problème (*), il la range sur le rayon des accessoires et s’en procure une autre.
Sa marionnette préférée est, à n’en pas douter, Philippe de Villiers, qui bénéficie d’une émission spécialement consacrée à sa personne tous les vendredis soir sur CNews, dans laquelle il manifeste clairement son aversion pour l’Ukraine – sans oublier, bien sûr, Emmanuel Macron –, n’hésitant pas à accuser le peuple ukrainien de nazisme. C’était peut-être le cas il y a quatre-vingts ans, mais aujourd’hui la situation a changé et il est difficile de revenir à une époque qui n’existe plus.
Mais les points Godwin sont devenus des arguments très prisés dans cette période préélectorale où tous les coups bas sont permis.
(*) Ex. : Sonia Mabrouk, qui a osé critiquer son ami J.-M. Morandini, ou encore Philippe Bilger, qui insistait un peu trop sur les procès de Nicolas Sarkozy. Il semble que, dernièrement, Élisabeth Lévy ait également été remerciée.
L’Église, mais sans le Christ, affirme Zemmour, entraînant les catholiques identitaires à voter pour lui, pourtant le plus poutiniste des candidats.
Qui divisera perdra, et Sarkozy, pour sa défense, a accablé Guéant.
Les dossiers Epstein lèvent le voile sur la collusion érotique des oligarchies économiques.
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises et le ressort des tabloïds, qui permirent à la démocratie la plus puissante du monde de se vautrer dans le populisme le plus démagogue, est en train de démontrer qu’en usant des méthodes de l’ennemi, on finit à genoux aux pieds de sa couche à supplier un accord de paix sans lequel on ne sera pas réélu.
La faute morale précède toujours la défaite politique, et elle l’entraîne ; la méthode Buisson a valu à Sarkozy sa défaite comme son hypocrisie lui vaut la prison.
Bolloré sera-t-il vaincu par Vincent ?
Sans doute sera-t-il mort avant, et cela est sans importance.
Tant qu’il y aura des hommes comme notre hôte pour opposer au mensonge la grâce de l’incorruptible honnêteté, la patience nécessaire, incompréhensible pour les humains, permettra aux justes d’attendre la victoire totale de la justice et de la vérité.
Ceux qui ainsi avaient voulu user de l’Évangile pour dominer se retrouveront alors vaincus par la réalité, celle qui ne tient sa toute-puissance que d’être la réalité.
En attendant, Poutine continuera à envoyer sa jeunesse à la boucherie au nom de l’amour du prochain, Netanyahou mimera le Hamas au nom de la Shoah, les hypocrites continueront à détruire les montagnes et à remplir les vallées, mais rien n’empêchera le soleil amoureux d’éclairer ce désastre avec la plus précise acuité.
Quand bien même les humains refuseraient la liberté offerte de savoir discerner le mal du bien, ils auront eu l’occasion d’éprouver la mirifique potentialité, le privilège ineffable de refuser d’être l’incarnation du Verbe divin, pour mieux s’offrir à l’illusion, pauvres mortels, de penser qu’ils pourraient à nouveau crucifier leur créateur et le remplacer par la minable église de leur vanité, alors irrémédiablement remplacée, laissant la voie libre et glorieuse à tous ceux qui ont su renoncer aux prébendes misérables pour « suivre, dans la campagne, entre les piliers trapus que surmontent des chapiteaux de fleurs et de fruits, ces chemins dont on peut dire, comme le Prophète disait du Seigneur : “Tous ses sentiers sont la paix”. »
On mesurerait alors réellement ce que c’est d’être français et Européens, après toutes les errances des désastres orgueilleux.
On continuerait, vaillamment, à choisir le bien souverain, invitant Bolloré à entendre le Dieu vivant lui indiquer sa défaite, pour mieux offrir à Vincent de retrouver la raison de la cause, sans laquelle il n’y a que la haine, alors que notre destin n’est que d’être les enfants de l’amour :
« 22 Si je n’étais pas venu et que je ne leur eusse point parlé, ils n’auraient pas de péché ; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché. 23 Celui qui me hait hait aussi mon Père. 24 Si je n’avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché ; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père. 25 Mais cela est arrivé afin que s’accomplît la parole qui est écrite dans leur loi : Ils m’ont haï sans cause.
26 Quand sera venu le Consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ; 27 et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement. »
https://saintebible.com/lsg/john/15.htm
Philippe Bilger n’est pas le seul à relever une dualité chez Vincent Bolloré. Alain Minc, qui a travaillé vingt ans auprès de lui en lui prodiguant ses conseils, a récemment accordé une longue interview à France Culture dans laquelle il exprime un profond regret face à son évolution. Il déclare notamment : « Je regrette une évolution qui reste pour moi un mystère ». Selon lui, Bolloré est passé d’un entrepreneur pragmatique et empirique à un « croisé » idéologique dans le domaine des médias.
Minc évoque une dualité ancienne chez Bolloré : « À certaines heures un catholique fervent et à d’autres heures un entrepreneur empirique, voire cynique », mais il estime que cette dualité a basculé ces dernières années vers une radicalisation idéologique marquée.
Le rachat du JDD en constitue un moment révélateur : Bolloré y manifesterait « sa conception, à certains égards, totalitaire des médias ». Minc souligne qu’il s’agit de la première fois qu’un propriétaire de médias assigne explicitement à son groupe une fonction idéologique visant à peser sur une élection. Il considère que cette « croisade » porte atteinte au fonctionnement démocratique français. Il dénonce une volonté de façonner l’opinion publique via un empire médiatique – entre autres CNews, JDD, Fayard, Canal Plus – en y promouvant des propagandistes de son idéologie.
Érik Orsenna a consacré un livre à cette figure sans jamais la nommer explicitement : « Histoire d’un ogre ».
Le fait que l’on trouve à gauche, en la personne de Matthieu Pigasse, une sorte d’équivalent ne justifie en rien l’indulgence que certains accordent à Vincent Bolloré. La réalité est que ces milliardaires qui utilisent leur richesse pour imposer leurs convictions constituent un danger pour la démocratie.
S’il était si transgressif que vous le dites, s’il était à ce point gouverné par le goût de la provocation, il n’aurait pas choisi cette posture si conventionnelle et si banale au sein de son camp politique : le soutien à la Russie.
Xenia Fedorova devrait être au minimum déchue de son permis de séjour et expulsée vers Moscou. Ou, mieux, il faudrait la juger, lui infliger une lourde peine de prison de 10 à 20 ans, et la garder au frais en vue d’un échange ultérieur avec le Kremlin. Il s’agit d’un agent russe manifeste, de très haut niveau, qui a occupé d’importantes responsabilités à RT, le principal média de déstabilisation russe en direction de l’étranger. Celui qui a été conçu, de l’aveu même de sa créatrice, Margarita Simonyan, comme une branche du ministère de la Défense.
C’est pourquoi l’attitude de Vincent Bolloré à son égard est inadmissible. D’ailleurs Bolloré lui-même aurait des comptes à rendre à la justice de ce fait.
Comment comprendre son revirement ? Au lendemain de la seconde invasion de l’Ukraine, il prêtait son bureau personnel, avec vue sur l’Arc de triomphe, dans le but de tourner une vidéo de soutien à Kiev.
Faut-il croire les allusions à demi-mot de récentes enquêtes journalistiques, selon lesquelles il entretiendrait une liaison avec Fedorova ? Ce serait tout à fait vraisemblable côté russe. Cette vieille méthode du KGB n’a jamais été abandonnée, et la biographie de l’impétrante est tout à fait compatible avec ce genre de mission.
C’est plus difficile à comprendre du côté de Bolloré. Faut-il vraiment croire à une lubie de vieillard, envoyant tout bouler pour une dernière aventure érotique ? Y a-t-il des intérêts économiques plus impérieux derrière ? Et comment expliquer l’apparent échec de nos services de renseignement à plaider une cause que l’on suppose la leur, consistant à empêcher Fedorova de nuire ?
On sait les nombreuses compromissions financières qui ont attiré les milieux politiques et d’affaires dans l’orbite de Poutine. Vincent Bolloré, après tout, est au premier chef un dirigeant d’entreprise.