Un billet, en attendant…

Déjà, c’est un grand bonheur d’écrire un billet sur CNews ou de tweeter à son sujet en sachant que je ne serais pas, de leur part, soumis à une inquisition sourcilleuse.

Je ne pouvais passer sous silence le fait que, dans la soirée du 23 janvier, j’ai appris que je ne serais plus présent sur CNews, sur les deux plateaux qui me restaient : le mercredi de midi à 14 heures, habituellement avec Sonia Mabrouk, et le jeudi matin de 9 heures à 10 heures 35, dans l’émission animée par Pascal Praud (PP).

Après un tweet annonçant cette nouvelle, j’ai été touché par la multitude de soutiens venus de toutes parts, et pas seulement de complices politiques.

Un premier plateau avec PP m’avait déjà été supprimé, il y a quelque temps, sans la moindre explication. J’avais alors analysé cette éviction comme la conséquence d’un supposé manque de révérence à l’égard de Nicolas Sarkozy, et ce malgré sa condamnation, alors que, dans mes joutes avec Pascal Praud, je me contentais de répliquer lorsque la magistrature, prise globalement, était traînée dans la boue, et que l’ignorance comme la partialité judiciaires dominaient les échanges.

Mon exclusion, à ce que je crois — puisque personne, évidemment, n’a pris la peine de me la notifier sans détour, ce qui m’aurait au moins permis une défense, voire une contradiction — résulterait d’un tweet dans lequel j’énonçais cette évidence : sur CNews, une double inconditionnalité est requise, l’une à l’égard de Nicolas Sarkozy, l’autre à l’égard d’Israël après l’ignoble barbarie du 7 octobre 2023.

Et sans doute aussi, et surtout, de certains de mes propos tenus dans le cadre d’un portrait consacré à Pascal Praud dans Le Monde, sous les signatures de Gérard Davet et de Fabrice Lhomme.

J’avais naturellement accepté leur sollicitation en me souvenant de ce que m’avait dit Pascal Praud à propos d’un autre portrait prévu dans Le Nouvel Obs : qu’il s’en « fichait » et que l’on pouvait dire ce que l’on voulait !

Je n’aurai pas l’inélégance de renier toutes mes affirmations mais dans la forme et le fond, j’ai des réserves.

Dans le cadre d’échanges familiers et spontanés, une tonalité grossière, voire vulgaire – aux antipodes de ce que je suis – a été conservée, alors qu’elle aurait été supprimée si j’avais pu relire. De leur part, il y a eu là pour le moins une indélicatesse.

Quant à la nature même du propos, les rédacteurs ont interprété négativement ce qui, dans ma bouche, était positif. Ainsi, lorsque je cite Serge Nedjar définissant CNews comme une chaîne d’opinionS, je l’approuve pleinement et j’indique que j’aime être, sans la moindre présomption, le « S » de CNews. Ils me font proférer, au contraire, une appréciation critique.

Ce sont des détails, mais qui ont pesé lourd.

Ce billet a seulement pour objet de préciser certains points. Le succès de CNews, ses pratiques, son climat, sa conception de la liberté d’expression, la qualité de quelques animateurs et journalistes, sa pensée, tout compte fait, « unique », méritent bien davantage qu’un simple post. Je vais donc m’efforcer d’en tirer un petit livre, qui aura au moins l’avantage d’être écrit par un conservateur plutôt que par un adversaire compulsif.

Ni honneur ni indignité dans cette exclusion radicale. Mais, d’une certaine manière, un soulagement : l’écartèlement a des limites.

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Voir les Commentaires (69)
  1. Vous n’êtes pas seul, Philippe Bilger, à quitter « la première chaîne d’info de France ».

    C’est pourtant bien CNews qui se targue d’avoir pour slogan : « La liberté d’expression n’a jamais fait autant parler ». Et, en effet, on en parle beaucoup en ce moment sur les réseaux sociaux.
    Pour avoir osé exprimer son désaccord sur le maintien de J.-M. Morandini à l’antenne suite à sa condamnation par le tribunal,
    Sonia Mabrouk est sur le point d’être débarquée.

    Mais que l’on se rassure : je pense que la talentueuse Sonia Mabrouk n’aura pas de mal à retrouver un autre employeur, plus respectueux des principes moraux que, pourtant, CNews nous assène doctement tous les jours.

    La chaîne ira-t-elle jusqu’à se séparer de Pascal Praud, qui a soutenu « la rebelle », allant jusqu’à dire qu’il aurait pu utiliser les mêmes mots qu’elle ?
    Ce serait quand même très risqué, car c’est PP qui permet à CNews d’être « la première chaîne d’info de France », avec, bien sûr, J.-M. Morandini.

    Affaire à suivre ! 😊

  2. Robert Marchenoir

    @ Garcimora – le 30 janvier 2026 (@ Robert Marchenoir 29 janvier 2026)
    « Votre fiel n’a d’égal que votre mauvaise foi. Je ne cherchais nullement à vous rabaisser, ainsi que vos invectives totalement gratuites le font avec moi. Vous m’avez fait éclater de rire : merci. »

    Eh bien voilà au moins une personne que j’aurai fait rire. C’était donc vous qui étiez de mauvaise foi lorsque vous m’accusiez de manquer d’humour, tout comme Tipaza.

    Après le prétendu « humour », vous utilisez maintenant cet autre outil de démolition de la raison sans cesse brandi par le prêt-à-penser gauchiste : je l’ai dit, mais je l’ai pas dit. Intervenir dans le seul but de me demander : « Ainsi, cher Monsieur, vous auriez de l’humour : si vous descendiez de vos grands chevaux afin de nous en faire profiter ? », c’est évidemment chercher à me rabaisser.

    J’ai fait deux interventions sur ce fil de discussion, dont le sujet, il faut le rappeler, est l’éviction de Philippe Bilger par CNews. Un sujet important, pour son auteur comme pour la vie politique française, et qui n’a rien à voir avec le sens de l’humour dont je pourrais être doté ou non, ni avec la taille des grands chevaux du haut desquels je pourrais être amené à réagir à cet événement, ou des petits poneys, ou de mes simples chaussures bêtement posées au sol.

    J’ai publié deux réactions à cet événement. La première pour affirmer que l’éviction de Philippe Bilger, aussi pénible puisse-t-elle lui être personnellement sur l’instant, était une bonne chose, aussi bien pour lui que pour la clarté du débat politique français. En effet, il est flagrant depuis longtemps, et nous sommes nombreux à l’avoir publiquement déploré, que CNews n’utilisait Philippe Bilger que comme alibi à son sectarisme croissant, et le lui faisait chèrement payer en, comment dites-vous… le rabaissant sans cesse en public et en l’empêchant de s’exprimer.

    La seconde pour analyser les réactions suscitées sur X-Twitter aux déclarations de Philippe Bilger à ce sujet, où j’évoquais l’imbécillité tendanciellement croissante d’internautes qui reprochaient à ce dernier un prétendu débit vocal insuffisamment rapide, alors qu’en réalité c’est eux qui sont incapables de comprendre sa pensée parfaitement agile et claire, mais trop indépendante et trop nuancée pour eux, impuissants qu’ils sont à comprendre une réflexion qui ne soit ni violemment caricaturale ni déjà entendue partout.

    J’ai aussi relevé la fréquence avec laquelle ses adversaires anonymes du réseau X le qualifiaient de « vieux », ce en quoi ils faisaient simplement la preuve, en croyant lui adresser un qualificatif méprisant, que l’intelligence collective a singulièrement décru entre l’époque où Philippe Bilger était jeune et la nôtre.

    Parce qu’à l’époque, des gens de son niveau, la télévision et la radio en étaient bourrées, comme n’importe quelle émission d’archives diffusée sur France Culture la nuit ou pendant les vacances pourra le confirmer. Et qu’aucun de leurs auditeurs moins doués par la nature n’aurait songé à le leur reprocher, bien au contraire.

    Ce à quoi nous assistons, c’est le règne de l’idiocratie, brillamment prédit par un film américain prophétique sorti en 2006 et largement ignoré à l’époque. Aujourd’hui, non seulement les abrutis le sont, mais ils se vantent de leur bêtise.

    À ces deux interventions de ma part, discutables comme n’importe quelle intervention, ni Tipaza, qui a été le premier à tenter de faire dérailler la discussion en m’invectivant, ni vous-même, n’avez jugé utile d’apporter le moindre argument sur le fond.

    Non : vos seules interventions ont consisté, pour Tipaza, d’abord à me reprocher je ne sais quelle « inélégance de style » imaginaire, par un commentaire incompréhensible, puis à préciser sa pensée en suggérant que j’aurais subrepticement traité Philippe Bilger de « vieux con », alors que c’était précisément l’inverse. Méthode particulièrement vicieuse mais, hélas, si fréquente, de la part de gens qui manifestent des complaisances pour l’abominable régime russe dont l’inversion accusatoire est l’un des procédés favoris depuis un siècle.

    Et en me reprochant d’être incapable de sourire et donc de manquer d’humour (en fait : de ne pas rire à ses blagues idiotes), autre instrument malhonnête du gauchisme d’ambiance. La gauche est non seulement propriétaire de l’intelligence et de la culture, mais elle est seule à détenir le droit à l’humour.

    Au demeurant, je ne vois pas ce que le « sourire » et « l’humour » viendraient faire dans la discussion d’un article où l’hôte de ces lieux déplore son éviction d’une chaîne de télévision. Je ne trouve pas ça particulièrement drôle, et ceux qui sont d’un avis contraire pourraient réserver leurs ricanements improductifs à un autre temps ou un autre lieu. Question de décence, je suppose.

    Après quoi, il a fallu que vous veniez appliquer la troisième couche, avec un commentaire tout aussi dépourvu d’arguments sur le fond, mais d’où il ressortait que non seulement je manquais d’humour, mais encore que j’avais tort de défendre mes convictions de façon énergique, voire, sait-on jamais, convaincante. J’avais le tort de « monter sur mes grands chevaux ». La futilité et la désinvolture seraient donc une vertu.

    Enfin, vous nous avez gratifiés d’une seconde intervention aussi superflue que la première, où vous reconnaissiez avoir menti (ma réponse vous aurait « fait éclater de rire »), mais où vous détourniez une fois de plus la conversation en portant une nouvelle accusation personnelle : je serais « de mauvaise foi ». Et un nouveau mensonge : vous n’auriez pas « cherché à me rabaisser ». C’est sûr qu’accuser les gens de mauvaise foi n’est pas de nature à les rabaisser. C’est, à l’évidence, vous qui êtes de mauvaise foi. À nouveau, l’inversion accusatoire, truc paresseux des trolls du monde entier.

    Et bien sûr, vous réclamez l’impunité en me reprochant « mes invectives totalement gratuites ». Elles ne sont pas gratuites, elles sont la juste rétribution de vos bêtises et de votre insolence. Mais les gauchistes (et les rouges-bruns) ont le droit de casser les pieds au monde entier sans jamais se prendre une mandale en retour : ils font partie du camp du Bien.

    Autrement dit, cet échange illustre à merveille les méthodes de sabotage du débat public perfectionnées depuis des décennies par la gauche, reprises par la droite, et, il faut bien le dire, à la portée de n’importe quel imbécile avec un minimum d’efforts.

    Quand vous n’avez rien à dire, quand vous avez tort, sabotez à tout prix les efforts de ceux qui cherchent à construire quelque chose. Il ferait beau voir que vous vous sentiez dévalorisés par leur présence.

    C’est exactement le sens de cette autre intervention récente de ma part, dans laquelle je rappelais l’impitoyable diagnostic fait en 1976 par Alain Peyrefitte dans son livre Le Mal français : avec une lucidité qui n’a pas pris une ride, il voyait dans la mentalité française multi-séculaire la cause des maux dont les Français se plaignent eux-mêmes.

  3. @ Robert Marchenoir 29 janvier 2026

    Votre fiel n’a d’égal que votre mauvaise foi. Je ne cherchais nullement à vous rabaisser, ainsi que vos invectives totalement gratuites le font avec moi. Vous m’avez fait éclater de rire : merci.

  4. Robert Marchenoir

    @ Garcimora – le 29 janvier 2026
    @ Robert Marchenoir 27 janvier 2026
    « Ainsi, cher Monsieur, vous auriez de l’humour : si vous descendiez de vos grands chevaux afin de nous en faire profiter ? »

    Je vous dispense de vos « cher Monsieur » et autres minauderies en vigueur dans votre milieu. Je ne suis pas à votre service et je ne suis pas là pour vous faire profiter de quoi que ce soit.

    Mon humour est amplement visible à quiconque est intéressé, sait à peu près lire et n’a pas la comprenette bouchée par la partisanerie politique à la franchouille. Ça restreint l’échantillon, visiblement.

    Et puis l’humour, c’est très surfait, vous savez. Nous sommes noyés sous l’humour pas drôle et à sens unique de certains, qui leur sert surtout à ricaner bêtement face à toute discussion sérieuse qui bouscule leurs préjugés, à détourner la conversation et à tenter de faire taire les réflexions qui les dérangent.

    Quant à descendre de mes grands chevaux, je me demande bien pour qui vous vous prenez. Vous êtes le roi de France ? Le secrétaire général du parti communiste ? Le directeur du haut commissariat à la grosse commission ? C’est fou, le nombre de petits chefs qui grouillent dans ce pays.

    Je monte sur ce que je veux, quand je veux, à la hauteur que je veux et je vous emmerde. Plus grande est la distance qui me sépare des cancrelats qui s’agitent au ras du sol, et mieux je me porte.

    Nous vivons à une époque où des hordes de médiocres tentent de rabaisser les autres à la seule altitude qui leur convienne : le caniveau, au-dessus duquel leur paresse ne leur permet jamais de s’élever.

  5. @ Robert Marchenoir 27 janvier 2026

    Ainsi, cher Monsieur, vous auriez de l’humour : si vous descendiez de vos grands chevaux afin de nous en faire profiter ?

  6. calamity jane

    Bienvenue au club @calamity jane ! Pascal Praud a du mal avec les « juridiques » ! Ils ne font pas dans la compét’… Attention aux chevilles, PP, qui peuvent devenir la cause d’une pensée restreinte, en lieu et place de la « LIBERTÉ D’EXPRESSION ».

  7. Je suivais régulièrement cette chaîne, mais ai décroché depuis quelque temps, ce que devraient faire ceux qui critiquent mais regardent.
    Je suis d’autant plus satisfait en constatant que CNews, qui prône matin, midi et soir le fait que cette chaîne lave plus blanc que blanc, conserve Morandini !!
    Pas d’importance : l’audimat, rien que l’audimat, pas une pensée pour les victimes de ce mec, par la direction !! C’est insupportable. Ces pauvres jeunes ne comptent pas, en fait.

    Et puis, comme beaucoup, j’ai constaté que de plus en plus il ne fallait surtout pas avoir une autre opinion que Pascal Praud notamment, sinon gare, alors que ce dernier ne cesse de balancer à longueur de temps que cette chaîne est pour la liberté d’OPINIONS ; oui, peut-être, tant que c’est SON opinion !

    Bref, à force de donner des leçons sans arrêt, notamment au service public, se vantant d’être première chaîne d’infos en 2025, le retour de bâton va être cinglant.

    Quant à M. Bilger, crachant dans la soupe comme il l’a fait auprès d’un journal hostile à CNews, il devait bien se douter qu’il y aurait sanction. Et puis ses jérémiades – si ce que rapporte Le Monde est exact – sur le fait qu’il avait besoin de ses rémunérations en tant que chroniqueur, qu’elles étaient quasi indispensables à sa survie, c’est juste indécent. Tant de personnes vivent au SMIC, Monsieur Bilger. Réfléchissez un peu avant de sortir de telles énormités. Restez chez vous maintenant, à votre âge, vous le méritez bien.

    Pour terminer, que les rageux qui critiquent cette chaîne fassent comme moi : ils zappent pour voir si ailleurs c’est mieux pour eux.

  8. @ Achille le 27 janvier

    1-
    La direction du groupe Canal a changé d’avis… Et alors ? Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. Il n’a pas donné d’explication… Et alors ? Vous en doit-il ? Si vous êtes mécontent, changez de chaîne ! Il est vrai que vous prétendez ne pas regarder CNews, mais tout indique, dans votre commentaire, que vous y êtes accroc… Ah, le besoin de critiquer les médias, ça ne se commande pas, n’est-ce pas ?

    2-
    D’évidence, vous n’avez jamais dirigé une entreprise. Pour préserver son autorité, n’importe quel patron ne prendra jamais une mesure concernant un seul salarié sous la pression des collègues de celui-ci. D’autant plus que, dans le cas présent, si Canal virait Jean-Marc Morandini, celui-ci pourrait le poursuivre devant les prud’hommes… et la facture serait salée. La condamnation pour licenciement abusif ne fait quasiment pas de doute, puisque, juridiquement, rien ne relie les délits que la justice a retenus contre l’animateur à ses activités au sein du groupe. Plaider l’atteinte à l’image de l’entreprise est tout aussi risqué pécuniairement, puisque, pendant toute la procédure, Canal a employé J.-M. Morandini sans l’écarter de l’antenne…

    3-
    Le RN est parfaitement libre de boycotter J.-M. Morandini et de se priver ainsi d’une audience qui, en grande partie, partage ses convictions. À mes yeux, il fait une erreur… Si j’étais un de ses adversaires, j’insisterais sur le fait qu’en se comportant ainsi, non seulement il nuit à la liberté d’expression de ses propres militants, mais empêche le respect du pluralisme par une chaîne qui y est tenue par son cahier des charges.

    4-
    J.-M. Morandini, maintenant qu’il est innocent, je ne vois pas bien en quoi il ferait preuve d’indignité en restant à l’antenne de CNews. Démissionner serait ipso facto reconnaître sa culpabilité. En fait, vous ne connaissez quasiment rien de lui et, surtout, rien de ses rapports avec Vincent Bolloré. Il a participé à l’aventure Direct 8 et a été un acteur essentiel dans le long conflit qui a opposé VB à la rédaction (gauchiste) d’i-Télé (devenue CNews)… Et, chez les « catho-réacs » — mon Dieu, quelle mesquinerie ! — on n’a pas pour habitude de lâcher ses amis en pleine tempête… surtout quand celle-ci est provoquée par la « bien-pensance ».

    5-
    Il est vrai que comparer le changement de pied de Canal avec la montagne de promesses non tenues du Prince peut paraître osé… Mais, que voulez-vous… je ne résiste pas à la métaphore du pâté mi-alouette, mi-éléphant… surtout quand celui-ci trompe énormément.

  9. Je ne sais pas si Robert Marchenoir rit, quoique je ne vois pas pourquoi il ne rirait pas.
    Mais ce qui est certain, c’est que souvent il nous fait rire, parfois jaune à nos dépens et rouge aux siens.
    Vive nos hôtes et la démocratie, la pompe à lavement et les courants d’air tipaziens !

  10. Cette éviction n’est pas étonnante. Les nuances ne les intéressent pas, d’autant moins si elles viennent altérer le propos attendu par PP. La dictature dans laquelle glisse et s’affranchit chaque jour davantage ce journaliste ne laisse aucune chance à votre pensée. Justice au singulier ne signifie pas pour lui ce qui nous fait attendre un autre point de vue, qui pourra nous éclairer par sa pertinence. Cette émission devient exactement ce qu’elle dénonce du service public.
    La pensée, non pas singulière, mais unique.
    Forza !

  11. L’impératif numéro 1 étant nécessairement pour une chaîne de faire de l’audience, CNews se doit de renouveler l’offre constamment ; c’est ainsi que je m’explique l’éviction d’untel ou d’untel. PP lui-même connaîtra le même sort, si malin soit-il. Je ne regarde pas la télévision, mais sur Internet je le vois de temps en temps, se retenant avec peine par moments de s’enfoncer plus avant les doigts dans le nez. Intellectuellement, il n’est pas trop raffiné non plus, mais c’est sans doute un avantage dans son rôle. Du moins temporairement.
    Au contraire de Philippe Bilger, qui ne doit pas sa carrière à la télévision, que lui restera-t-il quand son personnage sera usé ?

  12. Robert Marchenoir

    @ Tipaza – le 27 janvier 2026
    « Souvent, ils accusent aussi Philippe Bilger d’être vieux con… firmant… »
    « Souriez, Marchenoir, vous n’êtes pas filmé, personne ne saura qu’il vous arrive de sourire. »

    Cela m’arrive au contraire souvent, ce que vous sauriez si vous me lisiez avec une once d’honnêteté.

    Mais là, non, désolé, votre humour ne me fait pas rire, du tout. C’est plat. C’est nul. C’est mesquin. C’est Tipaza.

  13. @ Robert Marchenoir le 27 janvier 2026
    « Souvent, ils accusent aussi Philippe Bilger d’être « vieux », confirmant… »

    Dans une lecture syllabique et ânonnante, on peut lire :
    « Souvent, ils accusent aussi Philippe Bilger d’être vieux con… firmant… »

    Ne me dites pas que c’est idiot, je le sais, mais ça me détend.
    Après tout, les sportifs font des étirements musculaires ; moi, je fais des étirements cérébraux.

    La formule pourrait être de Michel Audiard, mais non : elle est mienne.

    Souriez, Marchenoir, vous n’êtes pas filmé, personne ne saura qu’il vous arrive de sourire. 😉

  14. @ Serge HIREL le 26 janvier 2026

    Je me permets de vous rappeler « quelques points de détail » qui semblent vous avoir échappé :

    1 – La direction de Canal+ France s’était engagée à se séparer de J.-M. Morandini si celui-ci était définitivement condamné par la justice pour les faits qui lui sont reprochés. Elle se permet aujourd’hui de renier cet engagement sans plus d’explications. Ce n’est pas très glorieux !

    2 – Trois des animateurs de CNews ont clairement exprimé leur désaccord avec leur direction sur le maintien de l’animateur pédophile à l’antenne : Sonia Mabrouk, Pascal Praud et, dernièrement, Laurence Ferrari.
    Je pense qu’ils ne sont pas les seuls parmi le personnel de CNews à désapprouver leur direction. Mais évidemment, leurs voix n’ont pas le même impact que celles des trois animateurs vedettes.

    3 – Jordan Bardella interdit le plateau de Morandini aux élus du Rassemblement national. Ça fait un peu désordre dans les rangs de la droite radicale…

    Bref, ça commence à faire beaucoup ! Surtout de la part d’une chaîne qui ne cesse de donner des leçons de morale aux Français, consacrant même deux émissions de débats catho-réacs le samedi et le dimanche matin, avec des prélats qui se présentent à l’antenne en soutane.

    Je ne pense pas que J.-M. Morandini pourra supporter cette pression bien longtemps. S’il avait un minimum de dignité, il quitterait la chaîne de lui-même.

    P.-S. : Pour oser comparer les promesses d’Emmanuel Macron à celles de la direction de CNews reniant ses engagements, il faut que vous soyez vraiment à bout d’arguments.
    Encore faut-il comparer ce qui est comparable !

  15. Robert Marchenoir

    @ Tipaza – le 26 janvier 2026

    Rien compris à votre interpellation. S’il vous faut absolument pinailler, essayez au moins d’être clair.

  16. @ Achille le 25 janvier

    Morandini… La vérité judiciaire est établie… La justice l’a condamné à une peine précise… De quel droit ses détracteurs disposent-ils pour aggraver cette dette qu’il doit à la société ? Quel texte de loi les autorise-t-il à prononcer sa mort sociale en le privant d’antenne ? Sont-ils les dirigeants de la société qui l’emploie, seuls habilités à le virer s’ils l’estiment nécessaire ?

    Par ailleurs, nombre de ces juges sans mandat admettent que l’on peut détester l’artiste délinquant et admirer son œuvre. Les tableaux de Gauguin, dont on sait qu’il ne s’est pas contenté de faire poser des nymphettes tahitiennes, n’ont pas été mis au rebut, que je sache… Et les films d’un célèbre acteur français contemporain — encore présumé innocent, il est vrai — ont-ils disparu des programmes TV ? Non, pas plus que ceux d’un excellent metteur en scène franco-polonais, lui aussi accusé de viols.

    Pour quels motifs Jean-Marc Morandini aurait-il à subir un sort différent que ceux-là ? Ses juges — les vrais, pas ceux des blogs et des réseaux dits « sociaux », qu’il faudra un jour condamner pour usurpation de fonction — se sont-ils montrés laxistes en ne lui infligeant pas l’exclusion totale de la société ?

    C’est probablement, en partie, pour ne pas sembler hurler avec ces loups que les patrons du groupe Canal, qui, dans un premier temps — au tout début de l’enquête —, pour calmer les premières clameurs, avaient annoncé qu’ils s’en sépareraient en cas de condamnation, ont préféré changer d’avis. Si les téléspectateurs boudent ses émissions, si ses plateaux se vident, il y a fort à parier qu’ils le pousseront, avec plus ou moins de ménagement, vers la sortie… Pour l’heure, rien ne dit que son taux d’audience va s’écrouler.

    Quant à vous, Achille, qui participez à la curée avec allégresse, vous en êtes à imaginer une sordide histoire de chantage exercé par Jean-Marc Morandini sur les dirigeants du groupe Canal en raison de la présence de cadavres dans leurs placards. Ce genre de suppositions a un nom : le complotisme.

    Et vous vous rendez bien compte que vous êtes le plus mal placé parmi les commentateurs de JaS pour défourailler contre ceux-ci, parce qu’ils avaient indiqué que l’animateur serait licencié s’il était condamné et qu’aujourd’hui, ils ont décidé de le maintenir en fonction. Quand on soutient bec et ongles un président de la République qui n’a tenu qu’une minorité de ses promesses électorales, on doit, pour le moins, se faire silencieux quant à ce changement de pied, qui, lui, ne coûte rien aux Français.

  17. @ Robert Marchenoir le 26 janvier 2026
    « Souvent, ils accusent aussi Philippe Bilger d’être « vieux », confirmant… »

    Liaison mal-t-a- propos ou inélégance de style.
    Relisez-vous, allons voyons !

  18. Michel Deluré

    @ lotomobile 24/01/26

    Diderot écrivait dans son Supplément au voyage de Bougainville : « Il existait un homme naturel : on a introduit au-dedans de cet homme un homme artificiel ; et il s’est élevé dans la caverne une guerre continuelle qui dure toute la vie. »

    À lire le jugement que vous portez sur notre hôte, il faut en déduire que cette guerre est loin d’être aujourd’hui achevée et que, malgré l’introduction de l’homme artificiel dont parle Diderot, bien peu d’individus ont encore rejoint le camp des « personnes cultivées » dont vous avez apparemment l’honneur de faire partie !

  19. Robert Marchenoir

    @ lotomobile – le 24 janvier 2026
    « Votre lenteur de débit et vos analyses erronées ne manquent pas à toute personne cultivée. »

    Je reviens sur ce commentaire, car un grand nombre d’internautes ont adressé un reproche similaire à Philippe Bilger sur X, exprimant leur satisfaction de le voir évincé de CNews. Ce qui est à première vue absurde, car son débit à l’antenne n’est affecté d’aucune lenteur particulière.

    En réalité, ce sont eux qui sont lents à la détente. Nous assistons à l’émergence d’une nouvelle classe d’analphabètes, qui sont tout simplement incapables de comprendre ce que dit Philippe Bilger, parce que c’est intelligent, rigoureux, exprimé dans un français soigné et représentatif d’une pensée personnelle.

    Ces gens-là sont tout tourneboulés, car la seule chose qu’ils sont capables de comprendre, c’est « Machin est un gros c… » ou « Chuis d’accord avec le RN » (ou avec Zemmour, ou avec de Villiers…). Le tout servi en petites bouchées qui s’avalent comme des chips ou du pop-corn. D’où l’impression d’un débit plus rapide.

    Si vous émettez une idée qui prend plus de temps à exposer que la demi-seconde suffisant à balayer l’écran du portable pour afficher le post suivant, alors vous êtes coupable de « lenteur de débit ».

    Addiction aux écrans, incapacité à ouvrir un livre et passage prolongé par la déséducation nazionale : voilà le résultat.

    Bien sûr, comme d’habitude, ce sont les plus abrutis qui se vantent d’être les plus « cultivés » (et réalisent l’exploit, comme ici, de l’affirmer dans un français de cochon). Souvent, ils accusent aussi Philippe Bilger d’être « vieux », confirmant ainsi, sans s’en rendre compte, l’effroyable baisse du niveau.

  20. @ Ellen le 25 janvier 2026
    « Qui peut imaginer Sylvain chroniqueur chez Pascal Praud ? À la moindre contradiction, il répondrait avec un bazooka. »

    Bravo Ellen, dans ma section j’étais chargé du bazooka qui s’appelait LRAC : lance-roquettes antichar. J’adorais cette arme, position du tireur couché peinard dans l’herbe à attendre le véhicule sur lequel je balançais la purée, projectile fictif bien entendu.
    Mais comment vous avez deviné ?

  21. Gloire à CNews, la seule chaîne de la liberté, la vraie… Seule à résister à toutes les autres chaînes islamogauchiasses collabos pétainislamistes ramassis de demeurés inintéressants, monomaniaques, incultes.

  22. Il faut que CNews — ou plutôt son actionnaire majoritaire — choisisse.
    Soit on brandit la liberté d’expression et l’information, soit on est une couveuse de polémiques et un abri pour abuseurs d’enfants. Parce que le signal est clair : si l’on garde un condamné pour corruption de mineurs, on les appelle tous.

    Dans le cas le plus prévisible, il serait plus honnête de s’appeler Ciel et clash : oui, parce que je pense que la religion et la spiritualité attirent les gens en quête identitaire, et que ce qui prétend élever vers le ciel sert opportunément à détourner de ce que l’on fait sur la terre, par exemple contre la liberté et au détriment des enfants.
    Soit on flatte les bas instincts en emportant ce qui tient lieu de conscience aux gens en prétendant être « en quête de sens », soit on opère un choix vertueux — il est encore temps — et il est amusant de voir comment le choix entre deux intervenants et l’agenda de CNews dans le paysage médiatique sont à l’unisson. Un romancier n’aurait pas fait mieux…
    Bref, c’est l’heure du choix, comme sur l’audiovisuel public : savoir si l’on va enfin être pluraliste plutôt que de sous-traiter cette obligation à la concurrence tout en l’accusant de tous les maux. Vraiment… Autrefois, on traitait la télévision d’« étrange lucarne », car on y voyait le monde dans un quadrilatère ; à présent, c’est le spectacle de son personnel qui vaut son pesant de cacahuètes !

    Je me mets à la place de l’actionnaire majoritaire. Bien sûr, je suis un dominant ; cette réalité transcende la droite et la gauche, et peut-être même le profit, qui pourtant assure ladite dominance. On n’a pas à me marcher sur les pieds !
    Mais, d’un autre côté… reprendre et augmenter monsieur Bilger donnerait quelque crédit à mes prétentions à faire une chaîne d’information pluraliste de qualité. Et puis, on pourrait prétendre garder Morandini et notre hermine, par-delà le bien et le mal, pour ce qu’ils apportent de saveur à la chaîne. On pourrait même augmenter notre contestataire, en disant ne pas être insensible à ses arguments, remercier ceux qui n’en voulaient plus pour leur conception de la loyauté à la chaîne, comme ceux qui lui restaient fidèles, en affirmant que tout cela prouve que la chaîne est pluraliste et loyale, et offrir un happy end au public.

    Et les enfants, me direz-vous ? Il sera toujours temps de critiquer les réseaux sociaux et les jeux vidéo : on n’a rien à perdre, on n’est pas dans ces médias. Et il ne faut pas oublier que les gens sont friands de censure, d’autant plus que la France n’est pas la patrie des GAFAM ; la vanité nationale peut ainsi prendre une revanche.

    Et puis, grand secret : les enfants, les gens s’en fichent. Même si moins qu’avant… Mais, en somme, outre ceux qui abusent d’eux, il faut compter sur le fait que beaucoup n’aiment pas qu’ils les dérangent, quand bien même ils incitent les autres à se reproduire. Moi, pas spécialement, vu que je crains que bien des incapables ne se muent en irresponsables — et plaignons le résultat, les pauvres gosses.
    Mais enfin, les enfants existent, et on ne peut pas à la fois critiquer qu’ils se collent aux écrans et vouloir leur interdire tel ou tel espace public. Il faut que les enfants puissent vivre quelque chose pour ne pas les condamner à s’enfermer dans des simulacres, et qu’il y ait d’autres adultes accueillants que ceux qui attendent pour les cueillir, sinon…

  23. Qui peut imaginer Sylvain chroniqueur chez Pascal Praud ? À la moindre contradiction, il répondrait avec un bazooka.

  24. @ lotomobile
    « Votre lenteur de débit et vos analyses erronées ne manquent pas à toute personne cultivée. »

    On peut vous remercier pour cette remarque, qui illustre à merveille ce que devient la critique lorsqu’elle se dispense de réflexion.
    Vous devez être phénoménalement cultivé pour ainsi parler de celle des autres en miroir de la vôtre, d’ailleurs, dont on ne connaît pas le référentiel.

    Vous évoquez la culture comme on secoue un grelot, espérant sans doute qu’il fasse savant.
    Hélas, le bruit ne remplace jamais la pensée.

    La lenteur n’est un défaut que pour ceux qui confondent vitesse et pensée.
    Ici, il m’arrive de cracher sur la plupart des présentateurs, souvent journalistes, au débit de mitraillette, qui, sans attendre la fin d’une réponse, ont déjà posé la suivante : Léa Salamé en est une ; l’autre, qui présente toujours une émission un stylo à la main comme pour imprimer un pas cadencé ; ou encore Anne Nivat, qui sans arrêt ponctue, commente ou coupe un interlocuteur. Il suffit de regarder les interlocuteurs et leur frustration de ne jamais aller au bout, sans compter celui qui écoute.

    Combien il est reposant et instructif d’écouter le Majordome, qui laisse la parole libre et, d’un ton toujours posé et urbain, arrive à extraire l’essentiel d’une intervention.
    D’ailleurs, il interroge toujours les plus brillants, avec force et nuance, sans précipitation, ce qui permet à la fois de pousser l’interlocuteur dans ses derniers retranchements et au téléspectateur d’en apprécier la musique, d’être audible et, qui sait, de s’instruire et de se cultiver à la fois.

    Vous pensez peut-être qu’être au pas de tir est lié à la culture ; vous devez vivre dans la mitraille, peut-être ?

    Quant à vos « analyses erronées », il serait déjà remarquable que vous puissiez en citer au moins une — mais j’imagine que l’exercice demanderait un minimum de rigueur, ce qui explique votre prudente abstention.

    Difficile de faire pire pour une appréciation : votre formule n’est qu’un slogan, sonore mais vide.
    La critique n’est pas un geste de la main, c’est un travail de pensée. Manifestement, vous avez choisi la solution de facilité.

    Vous parlez « d’analyses erronées » avec une assurance qui force presque l’admiration.
    On attend donc la démonstration, les faits, les exemples… et puis rien.
    C’est toute la différence entre quelqu’un qui analyse et quelqu’un qui commente : le premier argumente, le second se contente d’affirmer.
    Devinez dans quelle catégorie vous venez de vous ranger.

    Votre invocation de « la culture » est touchante : on sent l’effort désespéré de celui qui brandit un mot qu’il n’a manifestement jamais fréquenté autrement que de loin.
    La culture, la vraie, ne s’exprime ni dans la hâte ni dans le mépris, mais dans la nuance, l’argument et la précision.
    Autant dire que votre remarque, elle, relève davantage du réflexe que de la réflexion.

    Mais rassurez-vous : même les jugements creux ont leur utilité. Ils permettent d’apprécier, par contraste, ceux qui prennent encore le temps de penser.

    La lenteur n’est gênante que pour ceux qui n’ont jamais appris à suivre une idée jusqu’au bout.
    Vos accusations d’erreur sont touchantes : on sent l’effort, mais pas la démonstration.

    Quant à votre référence à la culture — j’y reviens, car elle me touche —, elle sonne comme un mot que vous avez croisé par hasard et que vous essayez encore de prononcer correctement.
    Je suis en canne en ce moment : la phrase que vous avez lâchée est un peu courte pour gagner un sprint ; quant à une étape de montagne, il ne s’agit même pas de l’envisager, même en rêve.

  25. @ Florestan68 le 24 janvier
    « Il aurait fallu, à l’avance, exiger comme condition de relire l’article avant publication, dans la mesure où vos propos, souvent subtils à l’extrême, peuvent être mal interprétés. »

    Si vous voulez vraiment vous fâcher avec un journaliste, demandez-lui de relire son papier avant publication. Si vous voulez en faire un ennemi, prenez-le pour un imbécile incapable de comprendre ce que vous lui avez dit…

    Demanderiez-vous à un médecin son diagnostic en lui disant que vous allez l’examiner en le comparant à celui que vous avez établi grâce à un ou deux sites internet ? S’il ne vous vire pas de son cabinet, méfiez-vous : il n’est pas médecin. Montrez-vous à votre plombier comment il doit serrer un joint ? Il se barrera en vous laissant vous débrouiller avec votre fuite d’eau…

    Pourquoi, dès lors, estimez-vous normal qu’un journaliste ait à obtenir de vous un imprimatur ? Ayant le statut de cadre, le journaliste, en publiant un article, engage sa responsabilité personnelle et peut faire l’objet de poursuites pénales. Cela ne vous suffit pas ? Et son journal a même l’obligation de publier votre droit de réponse si vous êtes mécontent… ou, plus exactement, si vous avez des raisons réelles de vous plaindre.

    Dans la presse écrite, la seule dérogation acceptable — et acceptée — à cette règle est la relecture de la version écrite d’un entretien avec un membre de l’exécutif (président, Premier ministre ou ministre interrogé dans le cadre de ses fonctions), afin d’éviter qu’un propos mal interprété lors de sa transcription ne conduise à une désinformation du lecteur, mais aussi ne fragilise la parole de l’État aux yeux des citoyens et dans le cadre des relations internationales.

    Mais ceci ne veut pas dire que le personnage interviewé peut réécrire des propos qui, soudainement, lui paraissent malvenus, alors qu’il les a tenus pendant l’entretien. J’ai moi-même, pendant ma carrière, mis à la poubelle plusieurs textes revenus avec des corrections que je qualifierais « de confort » et que mes interlocuteurs voulaient à tout prix maintenir.

    Bien sûr, le danger existe de tomber sur des « tontons flingueurs »… Mais une solution imparable existe : ne pas accepter d’être interviewé par eux…

    P.-S. : Il va de soi que le journaliste, avant publication, peut demander des précisions sur telle ou telle réponse à la personne qu’il a interviewée. Il arrive aussi que lui-même fasse valider une partie de son papier. Cela est vrai notamment dans la rubrique « Médecine », la déontologie professionnelle exigeant naturellement d’éviter tout faux espoir parmi les patients et leur entourage susceptibles de lire l’article.

  26. Plus que la décision elle-même, c’est la violence avec laquelle elle a été prise qui inquiète. En virant Philippe sans aucun ménagement, sans aucune explication, sans le moindre dialogue, la direction de CNews ne viole pas les lois régissant le droit du travail. Elle fait pire : elle ne respecte pas humainement son chroniqueur et se contrefiche de ses téléspectateurs auxquels il apportait son expertise professionnelle, mais surtout son point de vue personnel sur l’actualité, leur offrant ainsi un regard sur celle-ci différent et plus mesuré que ceux des collaborateurs salariés de la chaîne et de la plupart de ses collègues, « chroniqueurs invités », qui observent strictement sa ligne éditoriale. En un mot, Philippe pratiquait la liberté d’expression… et lui couper la parole revient pour CNews à prendre le risque de contredire son slogan favori : « La liberté d’expression n’a jamais fait autant parler ! ».

    Soutenir sans l’ombre d’une réserve notre hôte est un devoir pour quiconque partage son engagement en faveur du respect de celle-ci, que l’on épouse ou non ses choix politiques, ses admirations et ses détestations, celles-ci étant toujours exprimées avec courtoisie… Et les messages qui s’accumulent ici sous son billet, émanant de notre petite communauté disparate à tous points de vue — sauf peut-être l’âge — mais unie autour de lui et de Pascale, sont la réponse qu’il fallait apporter à ce coup de poignard.

    Cependant, il me semble qu’il faut aller plus loin et rechercher, d’une part, les causes de l’attitude de la direction de CNews et les conséquences de sa décision, pour elle-même et pour l’audiovisuel français en général.

    Je ne m’étendrai pas sur le piège tendu à Philippe par les « tontons flingueurs » du Monde. Ils sont connus, ont déjà sévi… et même inscrit à leur tableau de chasse un président de la République. Ce qui me conduit à me demander pourquoi notre hôte a accepté une conversation — à bâtons rompus, semble-t-il — avec eux. La réponse est évidente : sa volonté de dialoguer, son horreur de fermer la porte à un opposant…

    Les deux lascars en ont profité et ont radicalisé ses propos en choisissant astucieusement ceux qui pouvaient l’être. Mais ils ont su aussi se protéger d’un droit de réponse en rendant public un élément qui relève de la vie privée de notre hôte. Si Philippe réplique pour faire respecter ce qu’il a réellement déclaré, beaucoup y verront avant tout une réaction liée au montant des piges perdues…

    Il sera intéressant de voir comment, dans sa prochaine édition, le quotidien du soir traitera le départ de notre hôte des plateaux de CNews. Pour ma part, je parie sur un article factuel, sans commentaire malveillant, afin de faire oublier les responsabilités de ses salariés dans ce mauvais coup contre la liberté d’expression. Les propos nauséabonds attendus seront publiés dans quelques semaines, quelques mois, lorsque la rédaction du Monde estimera le moment venu d’en remettre une couche sur « le fascisme de la sphère Bolloré ».

    Côté CNews, Serge Nedjar n’est pas exempt de reproches. Son caractère autoritaire et bouillant est connu, a déjà sévi… Mais c’est, semble-t-il, la première fois qu’il s’en prend de cette façon expéditive à un invité régulier dont la renommée n’est plus à faire. Il sera difficile de savoir s’il a reçu des ordres spécifiques de l’actionnaire pour gérer le cas de ce chroniqueur qui ose toucher à Saint-Nicolas et permet au Monde d’égratigner Pascal Praud, sa pierre précieuse. Pour ma part, je penche plutôt vers l’option « plus royaliste que le roi »…

    Mais cette réaction épidermique du patron de CNews met en pleine lumière un problème aujourd’hui récurrent : l’indépendance des rédactions. La situation de CNews est rare — si elle n’est pas unique — dans l’audiovisuel : son directeur général est aussi le directeur de la rédaction. Ce qui, nécessairement, est une source permanente de conflit d’intérêts… et pas seulement en matière de relations entre la rédaction et le service publicité.

    Que les choses soient claires, loin de moi la conception gauchiste de l’indépendance des rédactions vis-à-vis de l’actionnaire, qui va même jusqu’à l’interdiction faite à celui-ci de s’exprimer dans le journal dont il est propriétaire. L’actionnaire doit pouvoir définir une ligne éditoriale, que les journalistes salariés de l’entreprise — CDI, CDD et pigistes permanents — doivent faire leur, tout en conservant une totale indépendance sur leur production, soumise uniquement à la hiérarchie de la rédaction.

    Voilà où le bât blesse quand le directeur de celle-ci est aussi le DG, nommé par l’actionnaire et surtout à ses ordres… L’ARCOM, qui, en s’appuyant sur les dispositions obsolètes — voir supra — de la loi actuelle sur l’audiovisuel, cherche constamment des noises à CNews, possède là un point de friction un peu moins critiquable que ses remontrances perpétuelles sur le contenu des émissions.

    On notera d’ailleurs que les journalistes bénéficient de l’avantageuse « clause de cession », qui, en cas de changement d’actionnaires, leur permet de quitter l’entreprise dans les conditions d’un licenciement… mais aussi que, dans son article 3, la convention collective nationale des journalistes précise que « les organisations contractantes rappellent le droit pour les journalistes d’avoir leur liberté d’opinion, l’expression publique de cette opinion ne devant en aucun cas porter atteinte aux intérêts de l’entreprise de presse dans laquelle ils travaillent ».

    L’autre problème de CNews est — disons-le tout net — la fragilité de sa rédaction. Celle-ci ne comprend qu’un nombre limité de professionnels ayant de « la bouteille » et manque de bras pour couvrir avec l’expérience nécessaire une actualité foisonnante et souvent capricieuse. Il faut bien reconnaître que certains débats manquent de fond et que certains dossiers souffrent de la méconnaissance flagrante de leurs détails de la part de quelques animateurs qui, pour leur défense, peuvent indiquer qu’il leur est demandé une polyvalence XXL… Il est aussi regrettable que certains journalistes et invités, par l’expression répétée de leurs obsessions personnelles, noircissent le tableau.

    Quant à Pascal Praud, qui est au cœur de « l’affaire Bilger », il a été un excellent journaliste sportif… mais l’est un peu resté alors qu’il anime des émissions un tantinet plus sérieuses que celles où l’on se dispute, en parlant haut, à propos de l’arbitrage d’un match de foot. Il n’y a rien à redire sur ses éditos, ses prises de position — que ceux qui ne sont pas d’accord avec lui changent de chaîne —, mais L’Heure des Pros, dont le concept est copié sur celui de On refait le match, est aujourd’hui trop… pugilistique… au point que les algarades sur le plateau, qui devraient rester courtoises, du moins demeurer des discussions entre gens bien élevés, paraissent parfois opposer des personnalités sectaires et irréconciliables. Le ton de PP et ses « punchlines » y sont pour beaucoup. Peut-être faudrait-il que ce départ précipité de Philippe lui ouvre les yeux et le conduise à se remettre en question… avant que ce ne soit l’audience qui le ramène à un comportement plus amène, moins « j’ai raison… vous avez tort ». En fait, pour l’instant, seul Gilles-William Goldnadel s’en sort avec brio… en jouant malicieusement sur les excès d’hubris de PP.

    Les conséquences de cette dérive vers le combat de boxe, qui plaît à un certain public, peuvent en revanche être dangereuses pour la chaîne. L’Heure des Pros a perdu la quasi-totalité de ses chroniqueurs invités de gauche… et se place ainsi dans le collimateur de l’ARCOM, qui agitera son cahier des charges, lequel oblige CNews à respecter le pluralisme des opinions. Dire que les invités de gauche refusent de venir ne sera pas suffisant pour calmer l’instance, bien décidée à se faire la première chaîne info après avoir fermé la première chaîne de la TNT. L’absence de Philippe à l’antenne, la polémique qui grossit autour du maintien de Jean-Marc Morandini, les doutes clairement exprimés par Sonia Mabrouk, qui est, de loin, la meilleure journaliste de la chaîne, vont alimenter son dossier à charge…

    Mais, comme toujours, à quelque chose malheur est bon… Ce coup de foudre dont est victime Philippe et le départ progressif de tous les chroniqueurs de gauche mettent en évidence que CNews, comme le dit notre hôte, aura désormais du mal à se prétendre « une chaîne d’opinionS » (avec un « S » majuscule) et devient peu à peu une « chaîne d’opinion », statut que la loi de 1986 interdit. Une loi qui, cette année, fêtera ses quarante ans… Une éternité en matière de technologies de l’information.

    À l’époque, le nec plus ultra était « le câble », les réseaux câblés… Puis vinrent le numérique terrestre, la diffusion satellitaire multicanaux et l’internet, qui, lui, comme l’imprimerie de Gutenberg, a bouleversé la donne, notamment en associant téléviseur, ordinateur et téléphone, devenu smartphone. Là où nous avions des « bouquets » d’une vingtaine de chaînes, nous disposons aujourd’hui de plates-formes qui accueillent des centaines de services offrant de l’information.

    Notre loi, c’est clair, date du Moyen Âge ! En 1986, compte tenu des capacités techniques encore très faibles, l’obligation de pluralisme faite à chacune des offres se justifiait. Ce n’est plus le cas aujourd’hui… et la France rejoindrait le XXIᵉ siècle en matière de diffusion de l’information audiovisuelle si une nouvelle loi permettait la création de chaînes d’opinion, n’ayant plus à se soumettre qu’à la loi commune (règles contre l’injure publique, la diffamation, le racisme, l’antisémitisme, la haine religieuse…) et à ne satisfaire les exigences de l’État qu’en matière technique.

    Par ailleurs, la profusion de canaux d’information offrant à chacun la possibilité de trouver la chaîne observant une ligne éditoriale qui satisfait ses attentes en matière d’opinions politiques fait que le service public — en tout cas ses chaînes TV et ses stations de radio qui concurrencent le privé — n’a plus de raison d’être… D’autant plus que, depuis quelque temps, ledit service public a jeté au feu ses obligations de neutralité et de mesure pour revêtir un habit rose, rouge ou vert…

    Bref, en s’en prenant à Pascal Praud, à CNews et, en quelque sorte, à Philippe Bilger, Le Monde n’a-t-il pas tiré une puissante rafale contre son camp ? En tout cas, il a réveillé un volcan qui n’est pas près de s’éteindre.

  27. Bande de Caliméro, arrêtez de pleurnicher comme des lopettes sur le sort de M. Bilger ; il est assez grand pour se défendre lui-même et mépriser d’un revers de main cette éviction.

    M.Bilger est une icône, un intouchable, une étoile qui méprise vos bans de crapauds insignifiants et qui ne dévie jamais de sa ligne de conduite ; rayon magistrature, un par siècle, un modèle incorruptible dans son milieu de soumis couchés vendus collabos ensoutanés.

    Praud, que dire ? Un blablateur qui a cédé aux sirènes des mollahs islamogauchistes macroniens pour discréditer CNews, moyennant certaines « gâteries » sonnantes et trébuchantes, et un bon poste bien plus accommodant avec le pouvoir macronien.

    Méthode vieille comme l’immonde, faut tout vous expliquer ; vous êtes vraiment en pénurie de neuneurônes.

  28. @ WATRIN le 25 janvier 2026
    « J’observe aussi que la plupart des invités de PP sont soumis à un traitement semblable à celui que vous avez subi sans broncher, à l’exception de GWG que, bizarrement, PP paraît craindre et dont il n’ose presque jamais contester les analyses. »

    Il est vrai que lorsque GWG se met en colère, même le maître des lieux fait profil bas. 😊
    P.-S. : Le sujet portait sur la pédophilie, mais c’était en 2021, et donc J.-M. Morandini n’était pas encore concerné…

  29. Mary Preud'homme

    Comme dans les couples mal assortis, il arrive qu’une personne qui ne vous méritait pas se trouve dépassée et, faute de l’admettre, prenne l’initiative de vous rejeter la première, par crainte d’être démasquée et de perdre la face.
    Ce qui s’est passé avec PP, les doigts dans le nez !
    Pas de quoi en faire un roman, ce qui ne pourrait que donner au gougnafier en question une nouvelle visibilité, ainsi que l’a suggéré un contributeur de ce blog !

  30. @ WATRIN le 25 janvier 2026

    Sincèrement, vous avez fait un très bel exposé et je vous rejoins sur toute la ligne.

  31. Cher Monsieur,

    Lecteur assidu de vos billets, je comprends votre amertume d’avoir été écarté des plateaux de CNews. Je ne veux pas croire que votre opinion sur Nicolas Sarkozy soit à l’origine de cette décision de la chaîne, car celle-ci aurait alors mis un terme à votre collaboration depuis belle lurette. L’interview que vous avez donnée au Monde y est sans doute pour quelque chose : on ne critique pas son employeur sans risquer des conséquences désagréables. Il me semble que vous avez fait preuve d’imprudence, ou même de naïveté, en vous confiant à deux journalistes hostiles. Un peu de retenue est parfois nécessaire.

    Permettez-moi toutefois d’estimer que la mesure prise à votre encontre est, en fin de compte, une bonne nouvelle pour vous. Vous n’étiez pas à votre place dans l’émission de Pascal Praud. Comment avez-vous pu supporter pendant tant d’années ses rebuffades constantes lors de vos très rares interventions ? À peine preniez-vous difficilement la parole qu’il vous interrompait et vous contredisait grossièrement. Et vous, qui lui adressiez régulièrement des témoignages d’affection, vous encaissiez benoîtement, sans avoir le courage de quitter le plateau, ce que la simple dignité aurait dû vous conseiller.

    Votre éloquence, ornée de circonlocutions et de parenthèses afin d’exprimer une pensée nuancée, n’était pas à sa place là où la parole doit être directe, simpliste, car ces émissions sont avant tout un spectacle et non une démonstration de rhétorique.

    Je vous estime trop pour ne pas regretter votre assuétude à ces programmes où vous serviez, au mieux, de caution morale et intellectuelle, au pis de faire-valoir. J’observe aussi que la plupart des invités de PP sont soumis à un traitement semblable à celui que vous avez subi sans broncher, à l’exception de GWG que, bizarrement, PP paraît craindre et dont il n’ose presque jamais contester les analyses.

    Pour terminer, je ne crois pas que publier un petit livre là-dessus soit une bonne idée. On vous reprocherait sûrement de, peut-être, cracher dans une soupe que vous avez dégustée sans sourciller pendant trop longtemps.

    Mais continuez à nous régaler de vos billets subtils, si bien écrits et si rigoureusement argumentés.

  32. Il est étrange de tant conchier CNews, de la part de certains de vos blogueurs, et de si bien connaître ce qui s’y passe.

    J’arrivais à zapper dessus tous les quinze jours, puis tous les deux mois — après tout, il faut bien écouter ceux avec qui on est en désaccord — puis plus du tout. La fake news, la bêtise, l’inculture se disputent le leadership.

    Il y a sur YouTube nombre de podcasts, de toutes obédiences, qui permettent de réfléchir, de s’instruire à l’écoute d’interviewés. Comme le vôtre, cher hôte. On prend le temps. On écoute. Ça ne vaut ni approbation ni désapprobation. On met ses biais de côté. On accepte d’être dérangé dans ses convictions, agacé parfois, mais on écoute ; on peut mettre à jour, modifier sa pensée, ses convictions, s’inviter à méditer sur ce qui fonde un désaccord, en évitant les absurdités idéologiques énoncées par bien trop de bien(ou mal)-pensants, les deux termes relevant du godwinesque.

    Mais CNews… je vous le dis comme je le ressens, cher hôte : un ramassis de demeurés inintéressants, monomaniaques, incultes.

  33. Mais qu’est-ce qu’il fait encore là, celui-là ? Il confond la porcherie avec une chaîne TV.
    Morandini, définitivement condamné à deux reprises pour des actes sexuels sur des enfants, se maintient toujours sur CNews, avec la bénédiction de sa direction. C’est le monde à l’envers !
    Il est temps de faire un grand nettoyage. Si cette chaîne veut être respectée, il faut qu’elle commence par être respectable.
    Félicitations et merci à Sonia Mabrouk, femme extraordinaire et juste, d’avoir exprimé sa pensée avec beaucoup de bon sens. La liberté ne s’achète pas !

  34. @ lotomobile
    « Votre lenteur de débit et vos analyses erronées ne manquent pas à toute personne cultivée. »

    C’est justement cette « lenteur de débit » qui permet de trouver le mot juste au service d’une idée souvent complexe. Cette « lenteur » est partagée par GWG, ce qui lui permet des fantaisies de langage qui ne seraient pas possibles autrement. Enfin, il faut aussi penser à ceux qui n’ont plus forcément l’oreille « jeune » et qui ne comprennent qu’à demi-mot (au mieux) ce que débitent tous ces mitrailleurs du langage, comme par exemple le bien nommé Geoffroy Lejeune, dont je ne saisis des bribes de pensée que grâce aux sous-titres.

    Quant aux analyses erronées, il s’agit d’un point de vue qui n’est guère partagé ici.

  35. « J’avais naturellement accepté leur sollicitation en me souvenant de ce que m’avait dit Pascal Praud à propos d’un autre portrait prévu dans Le Nouvel Obs : qu’il s’en « fichait » et que l’on pouvait dire ce que l’on voulait ! » (PB)

    M’enfin, Philippe, CNews vous a littéralement siphonné le cerveau au cours de toutes ces années !

    1/ Vous avez cru Praud alors que les auteurs du sketch excellentissime L’Heure des pronos (https://www.dailymotion.com/video/x7xmeta) se sont fait jeter.
    2/ Vous accordez une interview à Davet et Lhomme, et vous vous lâchez.

    Quelle question poserait l’avocat général à l’accusé que vous êtes ?

    Je comprendrais votre déception par rapport à CNews ; je comprenais moins votre aptitude à qualifier Pascal Praud d’ami, comme ce fut le cas. Ce qui est rassurant dans cette histoire, c’est que, aussi averti que l’on soit, on se fait encore rouler dans la farine — c’est aussi inquiétant, également…

    Si votre divorce médiatique est lié à une prise de parole trop libre, c’est bien, mais peut-être avez-vous froissé des susceptibilités en parallèle en vous exprimant par tweet ou dans Le Monde, et cette séparation n’a-t-elle rien à voir avec vos prises de position (quand elles n’étaient pas interrompues).

    Vous avez, dans un billet récent par exemple, parlé de Retailleau comme d’un ami, puis, par la suite, fait un billet exceptionnel. Peut-être avez-vous déçu du monde, et dans ce cas-là la réponse à d’éventuels questionnements se trouve dans votre excellent billet « Amis, oui, mais comment ? ». Ce dernier m’ayant éclairé sur bien des interrogations en suspens.

    « Parce que c’était eux, parce que c’était vous » n’est-il tout simplement pas une raison suffisante, et dont il faudra hélas vous contenter ?

  36. hameau dans les nuages

    @ lotomobile le 24 janvier 2026

    Vous ne manquez pas d’air. Il y a surtout que la parole lui est coupée systématiquement, car « l’animateur » anime à un point que plus rien n’est compréhensible, chacun cherchant à terminer ses propos, et même sa phrase. Alors développer et argumenter… Je soupçonne chez certains quelques effets de substances pour tenir le rythme entre deux pages de publicité. Praud devient très mauvais. L’affaire Sarkozy en a été, pour moi, le révélateur… Too much, le Praud. Il a une ligne à respecter et des comptes à rendre…

  37. Xavier NEBOUT

    CNews subsiste dans notre République totalitaire parce qu’elle est Radio Netanyahou. Alors, si l’on s’avise de rappeler les traces archéologiques des massacres ayant eu lieu en pays de Canaan par la bande d’exclus d’Égypte après l’avoir été de Babylone, et plus tard de partout, sachant que Moïse n’a jamais existé et qu’il n’y a jamais eu d’esclaves en Égypte, on prend des risques.

    D’autre part, étant surtout connu pour avoir fait carrière comme procureur en portant la couleur des rois mérovingiens, et non comme juge, votre acharnement à défendre une magistrature indéfendable, du fait de l’idéologie des uns et de la lâcheté des autres, le tout sous la robe de prêtre de l’ancienne justice ecclésiastique, est incompréhensible.
    De ces juges, à l’échelle de mon infime expérience, j’en connais quelques-uns dont la place est en prison pour les décisions qu’ils ont rendues, et les magistrats dénonçant ces voyous en robe brillent par leur effacement.

  38. Un billet en attendant… quoi, au fait ? Un petit bouquin pour décrire les mœurs d’une chaîne que vous avez eu tout le temps de découvrir — et de subir — tout au long des années passées ? Si cela peut soulager, pourquoi pas, mais il est permis de penser qu’il n’intéressera que ceux qui espéreront vérifier ce qu’ils croient savoir sur cette chaîne honnie (qu’ils ne regardent d’ailleurs pas). Il y a fort à parier que les fidèles de Praud et consorts n’attachent aucune importance à vos désagréments, qui ont tout du non-événement, à en juger par l’absence d’écho médiatique, mais aussi qu’il s’agit d’un sort assez communément fait ailleurs à nombre de journalistes, commentateurs ou « humoristes ».
    Il vaut mieux être éjecté de France Inter que de CNews : ça crée plus de débouchés.

  39. Michel Deluré

    Connaissant votre attachement à l’univers médiatique, j’imagine aisément combien un tel épilogue fut douloureux pour vous.
    Vous faites à votre tour l’expérience de la méthode « trumpienne », méthode expéditive, brutale, où l’humain importe peu, l’être n’étant rien d’autre qu’un vulgaire pion que le maître manipule à sa guise, sans la moindre considération, dès lors qu’il se sert plus ses intérêts.
    En se séparant de vous, Philippe, CNews perd certainement plus que vous ne perdez.

  40. @ Ellen le 25 janvier 2026
    « Pascal Praud ne se rend même plus compte à quel point, parfois, il dérape… »

    Voilà la phrase que je cherchais pour illustrer la naïveté indécrottable des blogueurs.
    Il ne se rend pas compte ? Ben si, justement : c’est calculé, bien maîtrisé, c’est voulu ; les dérapages sont prévus. Praud veut rendre sa chaîne impopulaire ; observez bien ses yeux, ses fausses indignations, ses provocations calculées : c’est par lui que le pouvoir aura un bon alibi pour détruire CNews. C’est encore pire que je pensais : une belle manœuvre diabolique, orchestrée par celui-là même qui aura fait le succès de cette chaîne. Bravo l’artiste !

  41. Si j’en crois un article du Figaro, au moment de sa mise en examen, le groupe Canal+, qui possède la chaîne d’information, avait affirmé dans un communiqué qu’il licencierait Jean-Marc Morandini en cas de condamnation. Pourtant, il est toujours à l’antenne.

    « On assume complètement », a déclaré Gérald-Brice Viret, le directeur général de Canal+ France, au lendemain du jugement.

    Autrement dit, ce monsieur assume avoir menti sans vergogne et n’en éprouve aucune gêne.
    On peut quand même s’interroger sur le pouvoir de J.-M. Morandini sur les instances dirigeantes de Canal+ France. Disposerait-il de dossiers compromettants ?
    Une chose est sûre : il est bien parti pour rester…

    Pourtant, il est à noter que sur CNews, il y a un turn-over assez impressionnant.
    Dernièrement, Nathan Nevers et Paul Melun ont choisi de quitter CNews pour aller offrir leurs services à France Info, le concurrent direct de CNews.
    Olivier Dartigolles est allé rejoindre Hanouna sur C8, sans doute lassé par les petites perfidies de PP.
    Karim Zéribi a été viré avec la même délicatesse que celle qu’a connue Philippe Bilger.
    Céline Pina a également été mise sur la touche sans qu’on lui donne d’explication.
    On ne voit plus Kevin Bossuet, qui pourtant était bien dans la ligne éditoriale de CNews. Bizarre !

    Pas à dire : sur « la première chaîne d’info de France », la liberté d’expression s’arrête là où commencent les consignes données chaque matin par la rédaction. Pas question d’y déroger ! 🙂

  42. Eh bien, cher hôte, puisqu’il est impossible aux chercheurs de vérité de cautionner les mensonges grégaires, bienvenue sur le chemin de votre réalité, quand, dans la foule des Wanderer, chacun assume sa solitude pour, ensemble, servir les devoirs qu’exige l’exercice de la liberté.

    Votre éviction est un signe, non seulement de votre sincérité, mais du courage nécessaire à ceux à qui il reste encore un peu d’honneur pour revendiquer leur honnêteté, condition suffisante qui, d’une foule, fait un peuple éclairé, face à ceux qui cèdent à la démagogie et ne répondent aux inquisitions que par réflexe symétrique, ne savent alors entraîner la démocratie qu’aux retours tyranniques et, plutôt que de résister aux violences de la meute, pensent pouvoir la maîtriser en l’excitant : ils seront dévorés.

  43. Julien WEINZAEPFLEN

    Cher Philippe,

    Je ne saurais être plus concis que Robert Marchenoir : « c’est mieux ainsi ».

    Les vrais droitards parlaient autrefois de « fausse droite » pour toute droite qui n’était pas xénophobe ou asociale. CNews, qui est l’une et l’autre, est une fausse droite dans un autre sens : elle a forgé l’adjectif « islamo-gauchiste » pour désigner Jean-Luc Mélenchon et la caution outrancière, et parfois indigne, qu’il apporte quand il appuie les émeutiers nahéliens, parfois justifiée quand il s’en prend, avec Rima Hassan, aux massacres de Gaza qu’il dénonce auprès des populations d’outre-Méditerranée dans leurs combats identitaires. Mais la droite CNews est elle-même israélo-droitiste. Elle voudrait faire passer le zemmourisme pour un aristocratisme qui pourrait pénétrer dans les châteaux, selon le mouvement montré par Emmanuel Beau de Loménie sur la transformation des dynasties bourgeoises par l’alliance entre les Israélites et l’aristocratie dans le Bottin mondain. Mais cette substitution de tranchée n’aura pas lieu, et l’anti-banlieusardisme de la droite Zemmour, qui n’a rien à envier au tropisme pro-émeutier de J.-L. Mélenchon, est trop vulgaire pour avoir l’élégance des châtelains et ne mérite pas de trouver place à leur table.

    Cet israélo-droitisme est commun à Causeur et au nouveau Sud Radio. Vous avez une trop grande appétence pour les débats, qui vous fait instinctivement penser qu’avoir votre rond de serviette dans tous les cercles conservateurs est tout naturel.

    Méfiez-vous de passer pour vous être laissé guider par le ressentiment si vous écrivez un livre sur CNews, comme c’est une tentation d’amertume assez commune à des journalistes ou à des chroniqueurs qui se voient contraints de ranger la plume ou d’être privés de plateau. Ce livre intéresserait sans doute, car CNews est un phénomène qui mériterait d’être décrit de l’intérieur, mais cette revanche du pluralisme unilatéral contre le pluralisme de France Inter n’a rien à lui envier.

    Autrefois, Daniel Carton disait du Nouvel Observateur que, par opposition au Monde, qui se voulait un « journal de référence », l’Obs était « un journal de révérence » à Jean Daniel, qui avait une autre altitude intellectuelle que Serge Nedjar. CNews pratique un sous-journalisme de révérence au trio infernal (j’exclus le patron de cet enfer, car il assume) constitué par Vincent Bolloré, qui ne se défend pas de penser que « qui paie commande » — et c’est son droit —, Serge Nedjar, incarnation caricaturale de cet israélo-droitisme de surveillance à l’égard de tous ses journalistes, et le sous-cultivé Pascal Praud, qu’on prend sans cesse en flagrant délit non seulement d’asséner ses opinions sans jamais se remettre en question, mais d’affirmer sans preuve et de ne pas vérifier ses sources, le tout mené tambour battant au rythme d’une antenne qui ne se renouvelle ni dans ses animateurs ni dans ses sujets de prédilection (trois ou quatre obsessions par jour) et d’un journalisme fait-diversier qui fait comme si les faits divers dont il traite avaient valeur de faits de société.

    Vous n’êtes plus enchaîné à cette galère : bon vent de liberté, et prenez la vexation provisoire en bonne part, même si aucun revers n’est jamais facile à supporter.

  44. Pascal Praud ne se rend même plus compte à quel point, parfois, il dérape. Il n’est pas journaliste, mais un simple animateur qui ne cherche qu’à faire du buzz.
    Bientôt, il va être remplacé par Thierry Cabannes, une personnalité honorable, respectueuse, empreinte d’une grande élégance, et ne coupant jamais la parole à ses chroniqueurs. Voilà l’homme qu’il nous faut sur CNews.

    1. Bonjour lotomobile,
      Pourriez-vous éclairer une personne qui n’a pas votre culture sur les « analyses erronées » de notre hôte ? Un exemple ? Soutenez votre thèse ! Merci.
      Pour moi, la « lenteur de débit » est une qualité rare.

  45. Philippe Dupuy

    Cher Philippe,
    Je crois voir, dans le psychodrame de votre éviction et le maintien à l’antenne d’un délinquant sexuel, les prémices d’une chute des audiences du rendez-vous que nous avions avec CNews. En outre, l’approche des prochaines municipales va augmenter le tir de barrage de tous les médias bien-pensants. La gauche n’en demandait pas tant !

  46. Robert Marchenoir

    C’est mieux ainsi. Votre départ était inscrit dans les astres depuis bien longtemps.

    Il y avait incompatibilité entre vous et cette chaîne de plus en plus militante et sectaire, qui n’admet une minorité de dissidents qu’à condition qu’ils acceptent de servir de souffre-douleur. L’indépendance d’esprit, l’honnêteté intellectuelle et le sens de la nuance n’y ont pas leur place.

    Et puis, disons-le, le niveau d’intelligence n’y est pas fameux. Ça vole assez bas. Les gens y exhibent d’autant plus leur culture qu’ils en sont dépourvus. L’émission de Philippe de Villiers, c’est quelque chose. Le grand homme face à un « journaliste » qui n’est là que pour lui passer la brosse à reluire, le politicien raté qui enfile des formules ronflantes impuissantes à masquer une vacuité sidérante…

    Le pompon, c’est la présence régulière de Xenia Fedorova, présentée comme journaliste alors qu’elle est tout à fait ouvertement un agent russe d’influence et de désinformation, ancienne directrice de la chaîne du Kremlin RT France, désormais interdite pour d’excellentes raisons. Même Fox News, aux États-Unis, ne va pas aussi loin et a renvoyé Tucker Carlson, son ancien animateur poutiniste enragé, qui essaie maintenant de trouver des excuses à Hitler sur sa chaîne vidéo personnelle.

  47. Il me semble nécessaire de replacer la situation de Sonia Mabrouk dans un contexte de droit du travail. Enceinte et ayant informé son employeur, elle est invirable. Ce qui n’était pas le cas de Philippe Bilger, ayant vraisemblablement un type de contrat différent, ni de Christine Kelly.

    Admiration renouvelée à Philippe de ne pas en avoir retourné une à Pascal Praud.
    Un licenciement pour violence sur le plateau m’aurait réjoui, et CNews aurait alors été une chaîne à l’image du pays.

    Une question demeure : CNews mérite-t-elle un ouvrage ou doit-elle tomber aux oubliettes ?

    Attendons les commentaires de ceux qui savent le mieux ce qui se passait à l’antenne ; je veux parler des intervenants de ce blog qui se vantaient de ne pas regarder la chaîne.

  48. Vous êtes tous bien naïfs et facilement manipulables ici ; vous n’avez pas compris que la roue tourne pour CNews. Les cabinets noirs ont intimé secrètement à Pascal Praud de changer de méthodes avec ses invités afin de s’auto-discréditer et de faire plaisir à la macronie, et surtout à l’ARCOM.

    Déjà, beaucoup de blogueurs ici sont tombés très naïvement dans le panneau. C’est une méthode trop grosse à avaler pour les gens comme moi, sauf pour nos rétrécis du bulbe aux QI de bulot, qui ont gobé cette manœuvre machiavélique.

    Praud aura un remerciement en bonne et due forme dans un cabinet ministériel pour services rendus à la macronie.

    Personne n’a flairé cette entourloupe, sauf moi ; vous ne m’arrivez pas à la cheville, désolé de vous le dire.

  49. Vous n’aviez plus rien à faire avec ces gens-là, cher Philippe Bilger, d’autant plus qu’ils trahissent leurs promesses et déroulent le tapis rouge à un délinquant sexuel. Vous trouverez, j’en suis certain, des tribunes plus dignes de vous.

    1. LOL ! Des délinquants sexuels, il y en a plein les rues, les HLM, les teucies, les quartiers chics et craignos, les écoles, les prisons, partout où l’on peut jouer à touche-touche.
      Fastoche d’accuser les autres quand on en est un soi-même.
      Même phénomène que pour les collabos résistants de dernière minute :
      « C’est pas moi, c’est lui, missiou l’jouge, ji li joure ! »

  50. Cher Philippe,

    C’est une sorte de ruban façon Légion d’honneur de se faire évincer par ce machin.
    Entre P. Praud, sinistricule imbécile, Morandini le pédophile définitivement condamné et les bafouilleurs compulsifs, Usai… se faire virer vous confère une aura d’honnête homme.
    Vous défendez l’acceptation du désaccord, CNews le conchie.
    Morandini qui a demandé à un garçon de faire une fellation à son frère de 14 ans et de se filmer. Soyez heureux de ne plus côtoyer cet individu.
    Bolloré est un bon catho, digne de Bétharram, incontestablement.

  51. Je me suis longtemps demandé, Monsieur Bilger, combien de temps vous supporteriez les agressions de Pascal Praud à votre endroit. Pour moi, votre éviction signe une sortie qui ne saurait atteindre votre dignité, et sans doute un retour sur d’autres plateaux, avec des pratiques moins agressives de vos contradicteurs.

    Ce que je comprends moins est votre confiance accordée au duo du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Vous avez, à mon sens, manqué de clairvoyance en confiant à ce journal des appréciations sur le représentant de votre employeur qui, comme trop souvent, sont retranscrites de manière biaisée, avec un désir de nuire à l’interlocuteur. Ils ont ainsi fait d’une pierre deux coups !

    Votre confiance a été profondément trahie, et l’on peut aussi comprendre que le duo Praud–Nedjar se soit senti trahi par la transcription faussée de vos propos dans Le Monde.
    Ce qui ne leur interdisait pas, pour autant, de vous informer de leur intention de vous « éjecter » de leurs studios.

    Lorsqu’il m’arrive de regarder, sur LCI, les attitudes d’Éric Brunet, il me semble qu’il se comporte de manière quasi identique à celle de Praud, du fait d’un ego surdimensionné chez ces deux journalistes, trop sûrs de détenir la vérité et supportant mal la contradiction…

    Malgré ce désagréable contretemps, j’espère que d’autres rédactions continueront de vous faire confiance et vous offriront toujours la possibilité de vous exprimer en toute liberté.

  52. Eh bien, eh bien, j’avais appris la triste nouvelle de l’éviction de Philippe Bilger par Achille, et voici qu’ici il rebondit. Je gage que son livre sur CNews sera passionnant !

    En attendant, et en hommage : C’est la liberté qu’il faut que l’on aime, de Jean-Philippe Rameau :

    https://www.youtube.com/watch?v=zL9PLh7E_Dg

  53. L’affaire Morandini semble provoquer bien des remous au sein de la « première chaîne d’info de France ». Et je doute que le maintien de cet animateur à l’antenne soit favorable à son taux d’audience. On ne tardera pas à le savoir…

    Sonia Mabrouk a eu le courage d’avouer que le maintien de cet animateur, condamné définitivement par la Justice, la perturbait. Ce qui ne semble pas être le cas de Christine Kelly, qui est allée jusqu’à s’inviter sur son plateau. Ce qui m’a énormément déçu, car j’avais beaucoup d’estime pour elle.

    Quant à Pascal Praud, sa petite phrase « si tu n’es pas content, tu t’en vas ! », il semble qu’elle n’était pas directement destinée à Sonia Mabrouk, dans la mesure où il aurait écrit « si tu n’es pas contente, tu t’en vas ! ».

    Dans un post sur X, PP a même exprimé sa solidarité envers elle, ce qui est en contradiction avec les propos tenus par Gérard Davet et Fabrice Lhomme, toujours prompts à semer la zizanie dans le landerneau médiatique, ainsi qu’ils l’avaient déjà fait avec François Hollande.

    Comme tous les lecteurs de votre blog, je suis sincèrement désolé de votre éviction des plateaux télé de CNews.

    Bien amicalement.

  54. Il y a des médailles en chocolat, celle que Trump a soutiré à Madame Machado en lui faisant miroiter un poste de présidente du Venezuela. Et puis il y a les vraies médailles, dont celle que vous venez d’acquérir en gagnant votre indépendance. En un mot comme en cent, CNews ne vous mérite pas.

    1. Allô, ici l’abbé Résina, vous êtes nouveau ? Savez-vous qu’il existe une charte qui stipule que :
      « le mieux, c’est de ne pas lui répondre » ?
      Je vous pardonne pour cette fois, mais ne recommencez pas, sinon le macronien fayot, collabo, lèche-babouches du blog va se fâcher.

  55. CNews, la chaîne de la résistance aux mollahs de l’ARCOM et à leur pensée unique — sa mère.
    Excellent Pascal Praud, le seul et unique héros du petit écran qui ne baisse pas les bras face aux menaces, chantages, insultes, calomnies, caricatures et à l’inquisition des fachos islamo-gauchistes macroniens.
    De rage et de haine, ses adversaires auront sa peau : c’est inscrit au programme du fascisme islamo-gauchiste macronien ; leur haine, inscrite dans leurs gènes et leur ADN, vaincra ces vaillants guerriers de la liberté d’expression.

  56. Cher Philippe Bilger,

    Si je regrette profondément votre éviction, elle n’est que logique.

    Il y a des règles qu’il faut respecter lorsqu’on est employé, et, en premier lieu, éviter de critiquer son employeur ou ses collaborateurs sur la place publique.

    Pour le reste, je ne pense pas que ce soient vos prises de position, notamment celles sur Nicolas Sarkozy, qui soient à l’origine de cette décision, car CNews, qui souffre terriblement d’un manque de contradicteurs, ne peut que se tirer une balle dans le pied en évinçant un rare esprit libre comme le vôtre.

    Il faut dire que ces courageux contradicteurs — qui finissent tous par partir — ont beaucoup de mérite, tant ils sont confrontés, comme en ce moment André Vallini, à une forme de condescendance, de mépris, voire d’agressivité de la part de l’animateur ou des autres intervenants.

    On en a encore eu un exemple ce jeudi 22, avec les réactions étonnantes à l’opinion parfaitement sensée, mais politiquement incorrecte, de Joseph Macé-Scaron sur les espaces « no kids ». Qu’est-ce que la natalité vient faire dans un sujet qui, comme le souligne Caroline Goldman dans Le Figaro, relève exclusivement du laxisme éducatif que l’on subit depuis cinquante ans ?

    Depuis le départ du Z, je ne regarde plus que l’HDP 2, à la fois pour les sujets abordés, mais aussi pour les interventions sans fard de GWG. J’appréciais bien sûr les vôtres, car elles rompaient avec l’unanimisme qui y est trop souvent la règle.

    Il est vrai que les autres chaînes publiques et privées — ainsi que l’ensemble de la presse nationale et régionale — exsudent le politiquement correct au point que cela en devient insupportable, surtout concernant l’immigration et la délinquance, où CNews est le seul média qui dit ce qui est.

    En fait, vous avez été piégé par vous-même, c’est-à-dire par le souci constant, cher à Alain Finkielkraut, d’aller « là où on ne vous attend pas ».

    Un dernier mot sur le duo de journalistes qui a déformé l’esprit de vos propos : vous avez été d’une candeur inexcusable, car ils sont connus comme le loup blanc — et un certain François Hollande ne me contredira pas — pour piéger les gens et faire du sensationnalisme. Il aurait fallu, à l’avance, exiger comme condition de relire l’article avant publication, dans la mesure où vos propos, souvent subtils à l’extrême, peuvent être mal interprétés.

    Puisse Causeur, dont la devise « Surtout si vous n’êtes pas d’accord » épouse parfaitement votre tour d’esprit, vous offrir encore longtemps une ultime exposition médiatique !

    Et j’ajouterais que, plutôt que de ruminer votre éviction, vous devriez vous réjouir d’avoir bénéficié, durant toutes ces années, d’une exposition médiatique que beaucoup d’autres, qui s’estiment plus méritants, vous envient. L’antenne n’appartient à personne ; on n’y est que de passage, et je suis toujours scandalisé par les réactions outrées de ceux qui en sont évincés, comme ce fut le cas de Patrick Poivre d’Arvor, Julien Lepers et de Patrick Sébastien.
    Qu’ils remercient ceux qui leur ont offert une exposition médiatique aussi exceptionnelle plutôt que de les dénigrer lorsqu’ils en sont finalement privés !

  57. Davet et Lhomme ont réussi à démolir François Hollande (« Un président ne devrait pas dire ça… ») ; vont-ils réussir à semer la zizanie à CNews ? C’est le but recherché par tous ces gens qui voient des fascistes s’exprimer sur cette chaîne, mais ce n’est pas certain !

    Reste que l’affaire Morandini, pédophile maintenu à l’antenne, plombe l’image d’un média qui reste pourtant attaché à la dénonciation de ce type d’horreurs.
    La réaction de Sonia Mabrouk a été, de ce point de vue, tout à fait exemplaire et place Serge Nedjar en porte-à-faux.

    Sur la trame éditoriale de la chaîne bolloréenne (je parle le gauchiste couramment !), Philippe Bilger a raison : autant LCI est la chaîne caricaturalement ukrainienne, avec ces généraux qui ont combattu les mouches plutôt que d’avoir affronté l’ennemi, autant CNews défend inconditionnellement Israël, quitte à monter en épingle le moindre incident affectant les Juifs.

    Et puis Nicolas Sarkozy, dont Pascal Praud et d’autres avec lui imaginent qu’il est de droite, alors qu’il a sabordé sans élégance son camp d’origine ! Un prétexte pour le défendre mordicus, au détriment d’une analyse à la fois politique et juridique.
    Je ne sais pas si notre hôte paie sa franchise en déployant les bons éléments juridiques contre Sarkozy, ou s’il est puni pour s’être livré à un journal « ennemi ».

    Sur ce dernier élément, on peut estimer que son employeur n’a pas eu tort de lui montrer la porte.
    Dommage pour l’animation des plateaux et pour la perte d’expertise d’un grand magistrat !

  58. Cher Philippe,

    Je me suis réjoui de votre lucidité sur Nicolas Sarkozy, puis ai regretté un relâchement et le fait que vous sembliez, enfin, rentrer dans le rang.
    Notre dernier échange datait du 25 septembre, où votre combativité m’avait rassurée.

    Cette mise à l’écart de CNews vaut tous les rubans rouges.

    Mais vous le savez, il fallait vous faire taire ; de plus en plus sur le plateau, votre bonne éducation vous interdisait de vous lever et, comme on dit, « de lui en mettre une » (à Pascal Praud).

    Respect à vous pour ce licenciement, qui est une reconnaissance.

    Vous aviez qualifié Praud d’ami.
    Disons que ce dernier vous rend service en vous rendant la liberté d’expression que vous tendiez à perdre.
    Telle une grenouille dans une casserole qui chauffe, il arrive un moment où l’on ne peut plus sortir.
    Il est parfois salvateur que d’autres décident à notre place.

    Et j’ajoute que je suis assez surpris que vous, Philippe Bilger, vous ayez rejoint François Hollande dans une forme de naïveté à papoter à bâtons rompus avec Fabrice Lhomme et Gérard Davet.

    Un intervenant de CNews ne devrait pas dire cela pourrait être un titre à l’ouvrage que vous projetez d’écrire.

    Cela ressemble à un acte manqué, car quand on ne peut plus tenir, que la soupe a comme un goût d’imbuvable (comme l’est Pascal Praud), que l’on n’a pas le cran de se barrer et de passer à côté d’un cacheton récurrent, alors on est soulagé que quelqu’un d’autre fasse le sale boulot. Je soupçonne toutefois Praud d’en avoir éprouvé une certaine satisfaction.

    On ne connaît vraiment ses amis que lorsqu’ils nous trahissent.

  59. La « chaîne maudite » va monter le son après les Municipales pour faire prendre la mayonnaise autour de Jordan Bardella. Je crois que notre hôte devrait accepter la décision d’éloignement comme une bénédiction. On ne se remet pas de l’outrance explosive que tout le monde attend. D’autres plateformes vont s’établir à cette occasion, qui pourraient l’y inscrire dans son rôle d’avocat des juges.

  60. Marc Ghinsberg

    Cher Philippe,

    Je vous renouvelle ma profonde désolation pour ce qui vous arrive chez CNews. Je sais à quel point vous attachez de l’importance à faire entendre votre voix dans la sphère médiatique. Se faire entendre, c’est une manière d’exister. Mais cet évincement brutal signifié par la direction ne me surprend guère. Vous avez vous-même analysé les raisons qui en sont à l’origine ; j’en ajouterais une autre : l’hommage que vous avez rendu à Sonia Mabrouk pour sa prise de position dans l’affaire Morandini.

    Non, CNews n’est pas une chaîne d’opinions au pluriel, mais bien d’opinion au singulier. Vous en faites, malgré vous, la démonstration.

    Je fais partie des détracteurs compulsifs de CNews. Cette chaîne ne supporte pas la contradiction, pratique systématiquement le dénigrement, et certains de ses animateurs, dont Pascal Praud et ceux que l’on appelle les « mini-Praud » (ses suppléants du week-end), surjouent l’indignation. Les bonnes nouvelles concernant la France ou son président y sont accueillies avec consternation et immédiatement minimisées.

    Finalement, à l’analyse, votre départ de cette chaîne, aussi douloureux soit-il, est à mettre à votre crédit.

    La direction vire Bilger, mais conserve Morandini : la messe est dite.

    P.-S. : peut-être pas. Pascal Praud vient de publier un post dans lequel il déclare (tardivement) sa pleine solidarité avec Sonia Mabrouk. À suivre.

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