Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Un président de la République peut-il s’amuser ?

J’ai écrit que je comprenais les réactions de ces puritains d’une présidence toujours austère. Mais je m’en veux parce que je crains, tombant dans cet absolutisme de la rigueur permanente, de priver le président d’une disposition capitale : son humanité.

Assez des pages sombres de notre Histoire !

Demain aura-t-on encore le droit de se rassembler autour d’une personnalité, d’une victoire ou d’une fierté, emblématiques de notre pays, ou serons-nous condamnés à continuer d’excuser la France ?

Le délire antipolice est criminogène !

Quand on ne sait plus défendre la société dans les mille circonstances où ses citoyens sont agressés, volés, violés ou tués, si on ne juge pas vite et avec rigueur quand les causes le méritent, on est coupable.

La résilience de LR doit être récompensée !

Le 20 novembre tous les candidats interviendront dans le cadre d’un bureau national avec une prise de parole pour chacun et questions-réponses avec la salle puis le 4 décembre LR auront un candidat. Enfin ! La résilience de ce parti a été exceptionnelle et ce n’est offenser personne que d’aspirer, après toutes ces épreuves, qu’il sache sortir des préjugés pour privilégier avec objectivité qui en 2022 sera le plus à même de nous débarrasser d’une présidence verbeuse et narcissique au profit non pas d’un « nouveau monde » mais d’un pouvoir moralement impeccable, efficace et respectueux des citoyens. Si mon choix personnel peut être discuté, la finalité est partagée par tous.

Faut-il porter aux nues (au nu ?) l’ancien président séducteur François Mitterrand ?

Il me plaît de finir ce billet par un propos de Bernard Tapie auquel – ombres et lumières confondues – on a rendu deux magnifiques hommages. En substance, il a dit que pour lui, « la virilité c’était la fidélité » (Le Point). Si nos présidents, pour eux-mêmes, pour la France et les Français, pouvaient s’en inspirer, ce serait bien.

On n’est jamais aussi libre qu’on le voudrait !

Je vais tenter de me débarrasser, une bonne fois, de ces subtiles et impalpables lâcheté pour n’être pas obligé de me répéter tristement : on n’est jamais aussi libre qu’on le voudrait !

Eric Dupond-Moretti, le meilleur ennemi d’Eric Zemmour…

Comme EZ, contrairement à ce qu’il croit, va avoir du mal à passer de la promotion médiatique à la confrontation politique, EDM est sans arrêt rappelé à ce constat que l’aura judiciaire ne fait pas miraculeusement la réputation et la mesure politiques.

Qu’aurions-nous fait ?

Autant pour la délinquance et la criminalité ordinaires il est possible, sans trop se tromper, de se dire qu’on ne serait jamais pris dans leur étau, autant, pour ces condamnations historiques, en se plaçant au niveau du citoyen de base, il faut toujours, si longtemps après, se questionner : moi, qu’aurais-je été, qu’aurais-je accompli, qu’aurais-je refusé ?