D’abord, bien nommer l’adversaire. Marion Maréchal a dénoncé « l’alliance inédite entre l’extrême gauche et les banlieues à forte population d’origine immigrée ». Elle a raison et c’est la stratégie à la fois cynique et, je l’espère, suicidaire d’un Jean-Luc Mélenchon.
Ensuite, ne pas répondre à des bouleversements exceptionnels (violences, vols, pillages, dégradations, incendies, volonté profonde de subversion) par des discours, notamment celui du 18 octobre d’Emmanuel Macron (soutien, réunions, éloge du gouvernement, comités de crise et affichage d’une rigueur extrême), totalement en décalage avec la réalité catastrophique et les annonces fortes, vigoureuses et immédiatement opératoires qu’elle appellerait.
Par ailleurs, dans une société à l’irresponsabilité illimitée, ne pas refuser la démission d’un ou de plusieurs ministres qui reconnaissent avoir commis des fautes, notamment Laurent Nuñez en matière d’anticipation et de renseignement. Le président de la République a eu tort de s’opposer à son départ, sans doute par crainte d’une contagion du sens de la responsabilité au plus haut niveau de l’État et du gouvernement. Nous avons besoin d’un grand ministre de l’Intérieur, n’ayant pas peur de son ombre et ne multipliant pas les injonctions contradictoires : rigueur mais empathie, se défendre et protéger, mais pas trop !
De plus, en matière de maintien de l’ordre, inutile de réclamer de nouvelles méthodes si l’on refuse aux forces engagées sur le terrain le plein usage des moyens que la loi leur octroie pour se défendre et protéger les personnes et les biens. En face, il y a des manifestants qui ne se donnent aucune limite puisqu’ils se savent largement à l’abri des poursuites, dissimulés derrière leurs masques et protégés par l’anonymat du groupe. Trop souvent, c’est la police, contrainte de se retenir, qui sera présumée coupable.
Il n’est pas normal que, face aux voyous, pilleurs et incendiaires, la police doive se contenter au mieux d’interpeller, au lieu de pouvoir mener des actions de dissuasion radicale. Il ne s’agit pas de tuer, mais de combattre ce terrifiant paradoxe de voyous livrés à une frénésie absolue et de forces de l’ordre contraintes à une retenue telle qu’elles deviennent elles-mêmes des victimes et ne peuvent plus remplir leur mission.

Comment ne pas envisager également, dans notre droit républicain, une responsabilité collective adaptée à ces violences de groupe, permettant de poursuivre l’ensemble des participants aux dévastations et aux violences sans avoir à prouver, ce qui serait impossible, la participation active de chacun ?
Cette conception de bon sens trouverait son plein effet en matière pénale. À quoi rime cette multitude d’interpellations dont on semble se féliciter alors que, dans le système actuel, elles vont aboutir le plus souvent à des condamnations avec sursis, au prétexte que la plupart des majeurs auraient un casier judiciaire vierge ?
Il convient de substituer à la personnalisation des peines l’objectivation des infractions. Si les faits sont gravissimes (pillages, destruction de bâtiments officiels et emblématiques : mairies, préfectures…), une peine d’emprisonnement ferme doit être prononcée, quel que soit le passé du mis en cause. D’autant plus qu’à supposer qu’un sursis soit prononcé, celui-ci ne sera pas révoqué, compte tenu de notre système défaillant d’exécution des peines. Le citoyen n’aura plus ainsi le sentiment décourageant qu’on est impitoyable avec lui pour des infractions minimes, mais désarmé devant les violences, les pillages et les exactions.
Comment susciter l’indignation sans réserve que devraient provoquer ces violences et ces dévastations si certains médias se montrent plus prompts à dénoncer la prétendue violence de l’État qu’à condamner les transgressions multiples, bien réelles, de ces derniers jours ?
L’ensemble de ces dispositions implique évidemment que nous ayons un président enfin détaché du « en même temps » – l’efficacité ne se divise pas, elle n’est pas un équilibre, mais un choix – et un gouvernement à la hauteur, ce qui n’est pas le cas, à une ou deux exceptions près.
Ces mesures nous obligent aussi et surtout à réfléchir sur notre conception de la démocratie et de la République. Les aime-t-on profondément parce qu’elles sont impuissantes, nous garantissent des droits, mais n’édictent aucun devoir ? Au contraire, sera-t-il un jour possible de persuader la majorité des honnêtes gens que la paix publique peut être rétablie et que la tranquillité de chacun ne sera plus un vœu pieux, mais une certitude ?
Acceptera-t-on, face à ces désastres, un nouveau mode d’emploi ?
Et surtout, une démocratie qui, convaincue de ne pas se renier en usant de sa force légitime, sache venir, sans honte ni sauvagerie, au secours de sa communauté nationale.
Cher Philippe Bilger,
Vous avez tout à fait raison de citer le constat de bon sens de Marion Maréchal. Vous avez aussi raison de prôner la responsabilité collective dans certains cas.
Pour être honnête, il faudrait aussi rappeler que Jean-Marie Le Pen avait, il y a cinquante ans déjà, annoncé les ravages que causerait l’immigration arabe.
Et puis il y a Éric Zemmour, qui lui aussi avait vu juste, et qui est le seul à oser évoquer « des hordes de barbares arabo-musulmanes qui perpétuent la tradition de razzia de leurs ancêtres ».
Il est aussi le seul à proposer la seule solution qui permettra de régler le problème en profondeur : la remigration de tous ceux qui s’attaquent à notre pays.
J’ajoute que la fin immédiate du droit du sol, avec effet rétroactif sur cinquante ans, devrait fortement contribuer à purger le pays de toute cette racaille qui pourrit notre quotidien.
On finira par Jean-Luc Mélenchon, dont la place est en prison car il a démontré que c’était un vrai fasciste, et qui vient de gagner son pari : semer le chaos quand il veut, où il veut et comme il veut.
On notera que la bonne presse est totalement incapable de l’incriminer à la hauteur de sa responsabilité, car ce serait « faire le jeu du Front national », la bête immonde qui monte, qui monte.
Avis aux irresponsables qui oseraient encore voter Marine Le Pen : le chaos qui s’ensuivrait leur en incomberait directement.
Enfin, croire que cette stratégie du chaos serait suicidaire participe de l’angélisme. La jeunesse décérébrée en quête de table rase jubile, et les sauvages des banlieues y voient l’occasion de poursuivre leur destruction de la France, avec les félicitations de la justice progressiste.
Et on ajoutera pour la première fois le vote massif des musulmans adultes des banlieues, naïvement qualifiés de modérés, qui ne voient en Mélenchon qu’un cheval de Troie idéal pour instaurer le califat et la charia en France.
Voilà pourquoi il sera, non en dépit, mais en partie grâce à son action séditieuse, au second tour.
Et toute la gauche, pour éviter « le retour des heures sombres », votera pour lui comme un seul homme, au risque d’élire un dictateur sanguinaire.
Et peut-être même dès le premier tour, s’il apparaît être le mieux placé à gauche.
Ce lundi matin, morne plaine, quel ennui ! Vivement le week-end prochain ! Tous les blablateurs politiques nous annoncent une nouvelle cata. Encore cinq jours, c’est long ! Ils « bossent » pas beaucoup, nos chers casseurs. RTT ? 35 heures ? Encore des feignants à entretenir avec nos impôts ! Bon sang, mais c’est bien sûr ! Ils ne brûlent pas les centres des impôts, voilà pourquoi ! Tout notre pognon qu’on leur offre généreusement s’y trouve bien au chaud ; en même temps, ils « luttent » pour offrir, tenez-vous bien, un avenir meilleur à nos enfants, nos enseignants, nos services de santé, nos services publics. Ce sont des héros, ben voyons, n’est-ce paaaaaaaas ?
Toute peine mérite salaire. MDR LOL !
La pierre est dans le jardin de la justice. Elle est grosse, c’est un rocher !
Il faut réfléchir à carrément supprimer le sursis du Code pénal.
On peut réduire les peines pour les primo-accédants au tribunal, mais le sursis en soi est d’un ridicule achevé.
Dissclaimeur obligatoire : je ne suis ni spécialiste du maintien de l’ordre, ni de la justice. M’enfin, les fonctionnaires qui le sont sont mes serviteurs, puisque c’est moi qui les paye. Donc il me semble utile de préciser qu’il manque quelques briques à ce catalogue de mesures.
Marion Maréchal a certes dénoncé l’alliance inédite entre l’extrême gauche et les banlieues à forte population d’origine immigrée, et il fallait le faire. Cependant, elle a ajouté autre chose : il s’agit « d’émeutes ethniques ».
Éric Zemmour a été plus précis : « Ce que nous avons vu hier, c’est le véritable visage du grand remplacement. Il a une apparence : une horde de barbares maghrébins et africains qui entrent dans les villes ».
Donc il s’agit d’une guerre raciale. Raciale, ethnique et religieuse, je veux dire attisée par cette fausse religion, cette anti-religion, cette idéologie du diable qu’est l’islam.
Tous ces points sont indispensables pour comprendre ce qui nous arrive : ce ne sont pas des « protestations » de « jeunes en colère » qui « réclament leurs droits », c’est une guerre. Ce n’est pas une guerre civile, car ces gens ne sont pas français même s’ils ont les papiers : c’est une guerre qui nous est menée par une cinquième colonne implantée de longue date en notre sein, avec le concours d’une large classe de collaborateurs autochtones, les gauchistes (et aussi un nombre non négligeable de gens de « droite »).
Ces gens n’ont aucune revendication, il n’y a rien à négocier avec eux, il est impossible de leur donner satisfaction. Leur seul objectif est la prise du pouvoir par la force, pour les plus évolués d’entre eux, et le pillage, la destruction, l’agression, le viol et le meurtre pour la masse la plus abrutie.
Cette mentalité s’ancre à la fois dans une réalité raciale (l’incapacité génétique d’un grand nombre de Noirs, d’Arabes et d’autres à fonctionner dans une société blanche évoluée), culturelle (le ressentiment inextinguible qui en découle, la propension à l’assouvir par la violence, les réflexes tribaux qui gouvernent leur comportement) et religieuse, pour ceux d’entre eux qui sont de culture musulmane (l’effroyable mécanisme du dogme musulman, qui n’est autre qu’une légitimation des instincts les plus bas de l’homme : la délinquance, le brigandage, le pillage, le viol, l’esclavage, le meurtre et le génocide).
À moins de commencer par faire ce constat, aucun remède n’est possible.
Les médias, hélas, se contentent de parler de « racailles » – c’est le pire qu’ils s’autorisent. C’est déjà bien, car la plupart des gens comprennent de qui il s’agit même s’ils n’osent pas l’avouer, mais il demeure nécessaire d’énoncer les choses noir sur blanc (si j’ose dire). Après tout, racailles ne veut dire que voyous, délinquants, à proprement parler, et cela ne suffit pas à décrire la réalité.
Heureusement, désormais, les chiens sont lâchés, les Marion Maréchal et autres Éric Zemmour ont le droit de parole à la télé, donc les terrorisés à carte de presse ont ouvert la bonde. De plus, il est très rigolo de les voir rapporter la réalité indicible en citant les étrangers, les gouvernements américain ou polonais, par exemple, qui expliquent l’évidence : tout cela est dû à l’immigration de masse.
Une fois ce constat fait, il faut certes instaurer, par exemple, la responsabilité collective, avec le retour à une loi anti-casseurs. Certes, il faut donner à la police l’autorisation d’employer tous les moyens que lui donnent la loi et les techniques disponibles de maintien de l’ordre. Certes, il faut prononcer des peines d’emprisonnement ferme, ce qui implique probablement d’instaurer des condamnations minimum.
Mais ça ne va pas suffire. D’abord, il faut construire des camps de concentration en grand nombre. Okay, okay, on peut leur donner un autre nom, si ça vous dérange. On peut dire prisons de masse de haute sécurité, si vous voulez. Toujours est-il qu’il faut construire très vite des centres d’incarcération de très grande taille dotés d’un régime très rigoureux. Faute de quoi, la police et même la justice pourraient appliquer les mesures les plus sévères, qu’aucune répression ne serait efficace.
Tant qu’on y est, Emmanuel Macron aurait dû annoncer l’envoi immédiat d’une mission d’information au Salvador, pour étudier les mesures de répression qui y ont si bien réussi. Le président Nayib Bukele a clairement fait comprendre qu’il y était disposé. Il a déclaré sur X, en français : « J’ai entendu dire que la France était finie, qu’il était trop tard pour la sauver. Mais la France est toujours aussi belle, enviable même. Sa grandeur n’a pas disparu, elle ne demande qu’à renaître. Nous avons surmonté en un an un problème cent fois plus grave, sans avoir les moyens dont dispose la France. La France pourrait y arriver en une semaine. »
Il faut savoir saisir les mains qui se tendent.
Et puis, il va falloir pousser à son terme la constatation qui s’impose : nous n’avons pas à lutter contre un phénomène de délinquance, nous avons à lutter contre une guerre qui nous est menée.
Ce qui a deux conséquences : l’approche individuelle, caractéristique de la pratique judiciaire ordinaire, doit être remplacée par une approche collective ; et les règles du combat doivent être bouleversées : ce sont celles de la guerre qui doivent s’appliquer.
Ce qui entraîne, parmi d’autres choses, la possibilité, voire la nécessité du recours à l’armée. Avec des règles d’engagement différentes. Contrairement à ce que vous dites, il faut se donner la possibilité de tuer dans certaines circonstances. Pour ne donner que cet exemple, j’estime qu’un émeutier qui met le feu à un bâtiment occupé prend le risque délibéré d’un meurtre de masse. L’emploi de la force mortelle à son encontre est donc justifié.
Il faut envisager le déclenchement des régimes spéciaux prévus par la Constitution : pouvoirs exceptionnels du Président (article 16), état de siège (article 36) ou état d’urgence (loi de 1955).
Bien entendu, tout l’éventail possible de la remigration doit être étudié et appliqué. Il est parfaitement possible d’expulser des étrangers délinquants, de déchoir les binationaux de leur nationalité et de renvoyer les titulaires de titres de séjour qui vivent d’allocations.
De même, il faut mettre fin au droit d’asile. C’est parfaitement possible. D’autres pays l’ont déjà fait, de façon plus ou moins complète. Et je ne parle pas de la Russie, de la Chine ou de l’Iran. Je parle du Danemark, de l’Italie, de la Suède, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Grèce, de la Finlande…
Pour finir, il faut évidemment interdire l’islam. Sans cela, on ne s’en sortira pas. Pour ceux que je vois déjà grimper aux rideaux : il ne s’agit pas d’édicter une loi en ce sens. On ne peut pas régimenter les consciences. On peut, en revanche, prendre de nombreuses mesures ciblées. Il faut taper là où ça fait mal. Il faut décourager.
Par exemple, interdire l’abattage halal. C’est le cas depuis un siècle en Suisse. Interdire les mosquées. Interdire le foulard. Interdire la pratique du ramadan dans les entreprises, au motif inattaquable que c’est dangereux. Interdire, évidemment, une série d’organisations musulmanes qu’on qualifiera officiellement de « terroristes ». Etc., etc.
Et pour tous les gros malins qui nous répètent, depuis des décennies : si vous faites ça, ce sera la guerre civile, eh bien ! c’est déjà la guerre civile. Les émeutiers raciaux s’emparent déjà des résidences officielles de préfets, ils mettent déjà le feu aux mairies et aux commissariats, ils pénètrent déjà dans les immeubles d’habitation pour y perpétrer des violences. Vous voulez que les Blancs attendent jusqu’à ce que la situation devienne aussi désespérée, pour eux, qu’en Afrique du Sud ?
Je cite pour mémoire l’arrêt, ou la diminution radicale de l’immigration légale, cela va de soi.
Il serait temps de faire comme les Ukrainiens, et de comprendre que lorsqu’un ennemi implacable est voué à votre perte, seuls la force, la persévérance, l’inventivité et le courage sont à même de vous sauver.
En bon « comploto-platiste », il me paraît évident que tout cela est voulu. La violence qu’ont exercée les FDO sur des enfants, le laisser-faire volontaire de ce week-end… Le but : créer un état de psychose, de peur, autorisant n’importe quoi, afin de masquer la corruption ambiante, l’accaparement de milliards d’euros issus de nos poches par des oligarques et ceux qui les servent et se servent au passage, faire oublier la gestion calamiteuse de notre pays.
Votre billet, cher hôte, vos revendications martiales me le confirment. La stratégie du chaos fonctionne merveilleusement bien. J’espère que ce chaos désiré se retournera contre ceux qui le manipulent, la macronie et l’extrême centre.
Quant aux stupides accusations contre LFI, autant de bêtise ou d’ingénuité de la part de ceux qui les montrent du doigt me stupéfie. Ce n’est pas la REM, mais la DEM, Dictature En Marche.
@ Michel Deluré le 19 octobre 2026
« Alors que le service d’ordre est apparu à l’évidence sous-dimensionné en nombre de lieux et qu’il y a donc eu, à ce niveau, une défaillance flagrante de l’exécutif, qui a failli dans sa tâche d’assurer la sécurité des personnes et des biens, comment EM a-t-il pu refuser la démission, qui s’imposait pourtant naturellement pour faute grave, de son ministre de l’Intérieur ? »
Cher Michel, vous savez bien que depuis M. Jospin et ses acolytes de « La Sociale », dont le fond est trotskyste, l’insécurité n’est qu’un sentiment.
Mais alors, il faudra tout de même un jour que tous ces gauchistes, souvent sans foi ni loi, de fait déguisés en gens respectables, y compris ceux qui se battent au couteau pour 2027, nous expliquent comment tant de « grands sentimentaux » ont pu faire pour se retrouver à l’hôpital, dans un fauteuil roulant, voire au cimetière, dans ce merveilleux paradis sur Terre qu’ils nous ont bidouillé à grands coups de recettes marxistes-léninistes, trotskystes, maoïstes, lambertistes, anarchistes, woke, libertaires et tutti quanti, accompagnées de quelques remugles maçonniques dont nous nous serions bien passés…
Je partage l’analyse – mesurée, ce qui est rare – de Philippe Bilger. L’ordre public protège les libertés. Une haine d’un niveau inégalé et une violence sans limites ne sont plus supportables et vont conduire les citoyens à se défendre eux-mêmes face à la faillite de l’État. Il faut l’éviter et être ferme contre tous les casseurs. En démocratie, rien ne justifie la violence. Être humaniste ne veut pas dire être faible.
Christian FREMAUX, avocat honoraire.
Est-ce que quelqu’un connaît l’adresse du hangar où ont été stockés les fameux « Kärcher » ? J’demande ça, c’est simplement histoire de ne pas laisser la garantie se périmer, vu que ça commence à dater.
@ Olivier Seutet
Tous les lycéens qui manifestent ne sont pas des « feignasses », même si certains le sont. Les revendications populaires concernant le pouvoir d’achat et le combat contre la hausse du prix des carburants (et du reste) sont légitimes.
La répression ne doit s’exercer que contre les éléments perturbateurs du bon déroulement de la manifestation.
Cher Monsieur Bilger, vous signez ici un appel objectif au retour de la loi anticasseurs, dans laquelle la participation de groupes à des actes violents vaut responsabilité personnelle, même s’il est impossible d’attribuer à un individu la commission d’actes particuliers.
D’évidence, ce type de dispositions légales devient un impératif très urgent dans la situation que connaît notre pays, où les gens de l’ultragauche deviennent de plus en plus entreprenants et agglomèrent autour d’eux la racaille destinée à commettre des pillages organisés. Mais les modes opératoires que nous observons ne sont pas une nouveauté : ils visent à déstabiliser nos institutions pour changer notre régime politique.
En octobre 2005, nous avons connu des émeutes essentiellement localisées en Seine-Saint-Denis, d’une durée de près de trois semaines.
En juin 2023, à la suite de la mort du jeune Nahel, les émeutes ont certes duré une huitaine de jours, mais se sont étendues à quasiment l’ensemble du territoire métropolitain.
Trois ans plus tard, nous assistons à de nouvelles émeutes, principalement urbaines, dans un nombre important de villes. À l’analyse, il apparaît que l’exploitation du malaise lycéen par l’extrême gauche et l’ultragauche débouche sur des émeutes, non plus spontanées, mais bel et bien organisées par des groupes qui s’y sont préparés et auxquels s’agrègent des pillards. Ce terme générique est bien plus adapté que celui de « pilleurs » que nous serinent la plupart des médias. Le mode opératoire a évolué puisque les émeutes sont lancées en amont de manifestations autorisées et non au moment de ces dernières, comme cela avait été le cas lors des manifestations des Gilets jaunes en novembre 2018.
Il est à noter que ces émeutes ont principalement eu lieu à l’automne.
L’on peut alléguer le fait que le renseignement, pour disposer de manière efficace les forces de maintien de l’ordre, s’est révélé insuffisant. Il ne faut cependant pas oublier que les gouvernements de M. Macron n’ont jamais été performants dans la manière de traiter ce type de problème d’ordre public, que ce soit en 2018 sous M. Édouard Philippe (ministre de l’Intérieur : M. Christophe Castaner), en 2023 sous Mme Élisabeth Borne (ministre de l’Intérieur : M. Gérald Darmanin), ou à présent sous M. Sébastien Lecornu, assisté à l’Intérieur par M. Laurent Nuñez.
D’évidence, le pilotage direct depuis le palais présidentiel ne laisse que peu de liberté d’action aux Premiers ministres et encore moins aux ministres de l’Intérieur. Autant, en 2018, l’usage de la force contre les Gilets jaunes a été très brutal, autant, en 2023 comme aujourd’hui, il est particulièrement limité pour des forces de l’ordre suremployées depuis de nombreuses semaines, quasiment sans désemparer. Avec toujours à l’esprit le « syndrome Malik Oussekine » de 1986 ou celui de Rémi Fraisse en 2014, qui paralyse notre classe politique et l’empêche d’utiliser la force parce que celle-ci comporte toujours des risques de blessures graves pour les manifestants, émeutiers ou pillards. Alors, l’on préfère laisser faire tout en prononçant des paroles définitives, comme hier soir le président Macron, mais sans aucun effet sur la situation du pays…
Qui plus est, M. Mélenchon semble se prendre pour Lénine pour lancer sa révolution par un pourrissement de la situation et par l’agitation des groupes d’ultragauche qu’il exploite à des fins de déstabilisation de nos institutions : la politique du fruit mûr, si chère à ses penseurs politiques, de Robespierre à Trotski, en passant peut-être par Mao Tsé-toung !
Dans la situation de chienlit dans laquelle se vautre notre pays, sans doute serait-il nécessaire que le président de la République remette son mandat en jeu en avançant la date de l’élection présidentielle au début de 2027. Mais M. Macron est trop imbu de sa personne pour faire passer les intérêts supérieurs de la France et du peuple français avant ce qu’il estime être les siens propres. De fait, il aurait dû démissionner en 2024 au lieu de dissoudre l’Assemblée nationale. Mais l’on sait qu’il est incapable de se remettre en question et qu’il poursuivra son mandat, quels que soient les risques courus par notre pays.
J’ai déjà donné ce mode d’emploi contre les désastres passés, présents et à venir. Ne vous inquiétez pas, il va y en avoir de plus en plus, et de plus en plus pires ! Les nouilles de ce gouvernement-Pampers ont juré, croix de bois, croix de fer, qu’on ne les y reprendrait plus, na ! « Nous serons intraitaaaaaables ! »
Devant une telle menace, les casseurs à l’écoute sont encore morts de trouille. LOL !
Je ne veux pas passer pour un perroquet, je vous livre quelques indices : ça parlait de chars, de mitrailleuses, en bref, quelques joyeusetés dont les Chinois sont très friands.
Alors, ça vous revient ? N’abusez pas de ma patience, je dois me rendre à mon cours sur le thème extrême : « Le petit facho pour les nuls ».
Il faudrait se souvenir de grands ancêtres, même un peu socialistes, comme Clemenceau ou Jules Moch. Ils auraient trouvé un moyen de ne pas se laisser déborder par la convergence de lycéens feignasses, de racailles consuméristes et d’hypocrites défenseurs des droits, bien au chaud dans leur centre-ville.
Samedi, il n’y a pas eu une mobilisation mais trois, et leur ampleur a surpris tout le monde. La première était sociale et massive. La deuxième était radicale : des groupes très probablement issus de l’ultragauche y ont fait preuve d’une violence inédite. La troisième était crapuleuse : en fin de journée, les pilleurs ont pris le relais.
Le dispositif était sous-dimensionné, non par manque de moyens juridiques mais par défaillance du renseignement : on ne mobilise pas les effectifs qu’exige une menace que l’on n’a pas vue venir. S’y est ajoutée une prudence handicapante, imposée par la forte présence de mineurs parmi les manifestants.
Cette journée éclaire deux attitudes. LFI entretient sur la violence une ambiguïté qui n’est plus une maladresse mais une méthode : elle condamne du bout des lèvres et explique abondamment. Le RN, lui, récupère la mise en se posant comme le seul parti de l’ordre.
Le RN devrait pourtant regarder du côté de Milan. Le même jour, une manifestation contre la vie chère, d’abord pacifique, y a été débordée par des groupes masqués qui ont attaqué les forces de l’ordre et incendié des barricades, et l’on comptait de nombreux mineurs parmi les interpellés. L’Italie est gouvernée par Giorgia Meloni, c’est-à-dire par ce que le RN promet à la France. Elle en a été réduite à convoquer une réunion de sécurité. Le parti de l’ordre au pouvoir n’a pas empêché le désordre, il l’a constaté.
Reste le paradoxe le plus cruel. En entretenant le flou sur la violence, Jean-Luc Mélenchon offre au RN la démonstration que le désordre a un camp. Il est aujourd’hui le meilleur agent électoral de Marine Le Pen.
Évidemment, et comme de bien entendu, un petit coup d’anti-RN en passant, c’est toujours ça de gagné, n’est-ce paaaaaas ? Jeanne, au secours !
Résider dans une des villes qui porte les cicatrices profondes et douloureuses de ce samedi apocalyptique et entendre hier soir le discours du Président, d’une banalité confondante au regard des circonstances, m’a profondément exaspéré. Je me suis ainsi demandé si EM avait seulement réalisé ce qui s’était réellement passé samedi. Peut-être était-il encore sous le charme de Céline Dion, au concert de laquelle il avait assisté la semaine dernière.
Alors que le service d’ordre est apparu à l’évidence sous-dimensionné en nombre de lieux et qu’il y a donc eu, à ce niveau, une défaillance flagrante de l’exécutif, qui a failli dans sa tâche d’assurer la sécurité des personnes et des biens, comment EM a-t-il pu refuser la démission, qui s’imposait pourtant naturellement pour faute grave, de son ministre de l’Intérieur ?
EM est assurément un beau parleur, mais ceux qui ont été meurtris par cette journée cauchemardesque de samedi n’attendent plus rien de ses belles paroles et veulent des actes pour que l’on puisse dire « plus jamais ça » !
« Et surtout, une démocratie qui, convaincue de ne pas se renier en usant de sa force légitime, sache venir, sans honte ni sauvagerie, au secours de sa communauté nationale. » (PB)
En toute rigueur, vous avez raison, mais le problème est que la « démocratie » française a été la première à légitimer le recours à la sauvagerie, au nom de principes philosophiques fumeux…
Il m’eût étonné que les violences de ce week-end n’eussent point déclenché un billet de notre hôte !
Contrairement à vous, cher Philippe, je ne pense pas que la démission de Nuñez soit opportune, du moins pas maintenant. Changer de général en pleine bataille (car on va remettre ça samedi prochain) ne me paraît pas opportun.
Sidération, colère, tristesse, écœurement, nous sommes tous passés par ces sentiments.
Petit espoir : que Mélenchon et ses affidés, qui ont soufflé sur les braises, en recueillent un peu plus de discrédit.
Maintenant, après la bataille, les yakas, les faut-qu’on (et aussi les vrais !), les ilauraifallus sont légion ! Pas plus tard que Glucksmann ce matin. Là, il a causé comme un stagiaire !
S’il vous plaît, mesdames et messieurs les politiques, un peu de décence, un peu de modestie. Certes, l’État et son gouvernement ont merdé (dixit Lecornu), mais face à ces petits groupes très mobiles, très rapides, utilisant les réseaux sociaux, vous me paraissez bien présomptueux de penser que vous auriez fait mieux.
Et ce n’est pas l’inutile déclaration de Macron hier soir qui peut nous rassurer… Il est trop tard pour les coups de menton.
Et je ne compte pas non plus sur la fermeté de la justice.
Flippant, tout ça !
« Marion Maréchal a dénoncé « l’alliance inédite entre l’extrême gauche et les banlieues à forte population d’origine immigrée ». » (PB)
Pitié, pas Marion Maréchal comme référence ! Qu’elle reste dans sa poubelle.
On ne résoudra pas les problèmes sans aborder toutes les causes, dont certaines très politiquement incorrectes et d’autres triviales (le pouvoir d’achat, la hausse générale des prix).
Marion Maréchal cherche désespérément une poubelle. Hélas, elles ont été cramées par vos amis.
Je disais l’autre jour que Nunez était mauvais en tout, samedi dernier en est la démonstration.
En outre, lui et le foutriquet se moquent de nous ouvertement : « Fais semblant de démissionner et je ferai semblant de refuser ! »