Qu’allez-vous faire si… ?

Ma question s’adresse à Gabriel Attal et à Bruno Retailleau. Elle concerne aussi Édouard Philippe. La droite et le centre, pour l’instant, sont emplis seulement de la volupté de l’autonomie et de l’indépendance.

Édouard Philippe décline, mais reste aujourd’hui celui qui a les meilleures chances d’être au second tour.

Gabriel Attal est talentueux et déploie avec beaucoup d’énergie ce que d’aucuns qualifient de simple sens de la communication, condamné à la superficialité.

Bruno Retailleau a fait la démonstration du caractère irremplaçable de sa personnalité politique et humaine, mais sur le fond, actuellement, sa radicalité de gouvernement laisse encore l’électeur sur sa faim.

On pourrait me reprocher de m’attacher à ce trio alors que, par exemple, nous avons eu droit, le 15 septembre sur BFM, à une prestation de François Hollande qui, sur le plan international, a développé une vision et une analyse impeccables, crédibles et convaincantes. D’autant plus que, ce même soir, sur La Chaîne parlementaire, une émission et un débat ont montré que, président, il avait sans doute eu, par sa psychologie, son pragmatisme et son refus du moindre affect dans les relations internationales, l’approche la plus efficace pour notre politique étrangère. Et il n’avait pas tremblé face à Poutine !

Malgré l’importance que vont naturellement prendre la vie internationale et ses dangers lors de la campagne de 2027, François Hollande reste, sur beaucoup de sujets essentiels, socialiste, et sa rigueur à l’égard de Jean-Luc Mélenchon ne peut pas tout lui faire pardonner…

Revenons à notre trio, que j’aimerais qualifier de magique.

Alors que la gauche va donner le bel exemple d’une primaire – ils seront cinq à se battre pour être le candidat socialiste en 2027, Philippe Brun ayant été exclu au nom de la défense des droits des femmes -, la droite, entendue au sens large, en sera privée à cause d’Édouard Philippe. On peut regretter le manque de courage de ce dernier : s’il avait remporté cette joute collective, il en aurait tiré une formidable légitimité, qui lui manque aujourd’hui.

Exit donc la primaire.

Sans contester la possibilité de bouleversements — sondages et argumentations compris —, François Hollande imagine une décantation en décembre, et plus encore en février 2027. Il est possible qu’alors Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne soient pas forcément plus avancés dans leur campagne et qu’à un certain moment ils soient contraints de s’interroger.

L’électeur désireux de voter pour la droite ou le centre, obsédé par la hantise d’un Jean-Luc Mélenchon au second tour et doutant fortement de la fiabilité du couple politique Le Pen-Bardella pour diriger la France et lui garantir une place respectable dans le monde, quel choix pourra-t-il faire si la configuration actuelle demeure la même ?

Face à ce constat, Bruno Retailleau et Gabriel Attal — et je pourrais y inclure tous les candidats appartenant globalement à cette mouvance politique et persuadés de pouvoir faire cavalier seul — pourront-ils faire autrement que d’appeler à voter, par responsabilité et souci de sauvegarde démocratique, pour Édouard Philippe si celui-ci est toujours, au moment clé, en meilleure position que les autres ?

Sans enthousiasme, mais par devoir républicain.

C’est pourquoi je leur pose cette question : qu’allez-vous faire si… ?

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Voir les Commentaires (55)
  1. Elle a un culot d’enfer, Ségolène Royal, devant des journalistes qui lui servent la soupe. Sur Glucksmann : « On ne met pas un stagiaire à la tête de l’État ». Ouais ouais… Allez, pour se la faire courte et pour bien rigoler de cette fossoyeuse des finances publiques et dépensière jusqu’à en vomir. Incompétente, le plus mauvais rapport qualité/prix de toutes les taouailles qui se sont succédé au Château.

    La légitimité et le bilan catastrophique de l’inutile Ségolène Royal ? Juste un aperçu célèbre :

    « Les rapports de la Cour des comptes dénoncent des décisions qui ont lourdement pesé sur les finances publiques et l’économie du pays.

    – Le naufrage financier de la région Poitou-Charentes face à son « commandement démocratique local » repose sur sa gestion de la région Poitou-Charentes (2004-2014). Une gabegie sans nom.
    Lors de la fusion des régions en 2016, la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes a commandé un audit financier qui a révélé une situation critique : des impayés massifs. L’audit a mis au jour 132 millions d’euros de factures non payées et de retards de paiement accumulés sous sa présidence.
    La région avait souscrit auprès de banques des emprunts structurés dits « toxiques » (indexés sur des monnaies étrangères comme le franc suisse), générant des surcoûts considérables pour les contribuables lors de leur renégociation.

    – La faillite de la MIP : la région avait massivement soutenu la Mutuelle Poitou-Charentes, qui a fait faillite, engloutissant des millions d’euros de subventions publiques. La Cour des comptes a sévèrement pointé du doigt cette gestion dans plusieurs rapports, qualifiant la situation de « dérive financière ».

    – L’écotaxe et le coût du « virage écologique ». Sur le plan national, l’action de Ségolène Royal en tant que ministre de l’Écologie (2014-2017) est régulièrement ciblée pour son coût budgétaire direct : le fiasco de l’écotaxe.
    Suite à la fronde des « Bonnets rouges », Ségolène Royal a défendu et acté la suspension, puis l’abandon définitif de l’écotaxe poids lourds. Cette décision a obligé l’État à verser une indemnité de résiliation d’environ 1 milliard d’euros à la société Ecomouv’, chargée de collecter la taxe. De plus, cela a privé la France de près de 1 milliard d’euros de recettes annuelles qui devaient financer les infrastructures de transport.

    – La transition énergétique contestée : la loi de transition énergétique qu’elle a portée a instauré des mécanismes de soutien aux énergies renouvelables (notamment l’éolien et le solaire) via des contrats d’obligation d’achat à des tarifs très avantageux. La Cour des comptes a par la suite alerté sur les engagements financiers à long terme de l’État (plusieurs dizaines de milliards d’euros) liés à ces dispositifs, jugés peu efficients par rapport à leur coût.

    – Enfin, son rôle international en tant qu’ambassadrice des pôles (2017-2020) a fait l’objet d’une vive polémique politique et parlementaire.
    Fin 2019, une enquête de l’Assemblée nationale et des révélations médiatiques ont mis en cause son absentéisme aux réunions officielles du Conseil de l’Arctique.
    Ses détracteurs ont dénoncé l’utilisation des moyens de sa fonction (conseillers, déplacements) pour assurer sa propre promotion médiatique plutôt que pour servir la diplomatie française.
    Le coût pour le contribuable : bien que sa fonction d’ambassadrice ne soit pas rémunérée en soi, l’enveloppe budgétaire allouée à son secrétariat et à ses frais de mission a été qualifiée par l’opposition d’emploi fictif ou de « rente de situation » aux frais de l’État, menant à son limogeage en janvier 2020. »

    Une vraie championne de la nullité, qui a eu la chance d’appartenir à l’époque d’un PS qui existait. Son bilan retrace pour elle son efficience, elle aurait été virée comme une malpropre dans n’importe quelle entreprise. Elle s’accroche à une image d’elle qu’elle pense dorée sur tranche, quelle poilade ! Des médias s’en servent aujourd’hui pour faire passer certaines pilules car, pour beaucoup, la mémoire est volatile.

    Il ne manquait plus que sa personne, elle voudrait tant exister, être un recours pour tout et n’importe quoi, elle fait rire la France entière de ses saillies, elle s’affiche partout où elle peut pourvu qu’on parle d’elle, elle est restée une stagiaire politique toute sa vie, elle s’en tamponne le coquillard de ce que l’on peut penser d’elle, le mensonge et l’oubli sont ses deux mamelles, sauf pour les contribuables qui savent aujourd’hui tous les drapeaux qu’elle a pu laisser.

  2. Le gasoil à 1,70 € en Espagne hier… Ça ne s’invente pas. Et pendant ce temps, en France, où la croissance est nulle, la dette stratosphérique, plus une brindille pour faire bouillir la marmite.
    Tous les machins de bazar ont été éliminés, même s’il en reste beaucoup. Au FN/RN, on dénonce 1 200 agences Théodule…
    https://www.youtube.com/watch?v=vysyyueXGQA

    « Comment l’Espagne est devenue le moteur de la croissance européenne
    Le taux de croissance dans la zone euro a dépassé les attentes en 2025. Si la France et l’Allemagne font certes un peu mieux que prévu, le bon élève est l’Espagne qui jouit d’une hausse de 2,8 %. »
    https://www.dna.fr/economie/2026/02/03/comment-l-espagne-est-devenue-le-moteur-de-la-croissance-europeenne

    Et c’est là qu’on s’aperçoit, mais un peu tard, qu’il n’existe plus de marge de manœuvre : une façade lézardée, des impôts et toujours des impôts à aller chercher chez les plus nombreux, toujours plus de dépenses. J’avais ici annoncé un déficit pour 2026 de 5 % ! Et toujours les mêmes rengaines tristes.

    En Allemagne, un plan massif de relance de plusieurs dizaines de milliards. Là aussi, cela ne s’invente pas : la rigueur financière et un peu bosser aussi à côté, ça donne confiance au prêteur. La fourmi, pour nous, n’est plus prêteuse, il faut passer à la caisse, et toujours cette satanée charge de la dette qui pourrait permettre de doubler le budget de l’Éducation nationale.

    Qui pour dire en France que la fête est finie ?! On nous parle de produire plus, c’est beau comme l’antique. Des politiques se sont déplacés en Espagne pour regarder comment ils ont réalisé, depuis des années, l’adaptation à la chaleur.

    Dès 5 heures du matin, la ville s’agite, le bancheur, à 7 h, est au pied de la banche et envoie du béton… Cela depuis belle lurette. Ce n’est pas l’esclavage non plus : du côté d’Alcossebre, les gens vont à la plage après le boulot. Et puis la santé, ils ne sont pas mal non plus. Ils ne s’occupent plus que du régalien, les corridas, c’est un peu passé de mode. Il faut aller à Valence, Barcelone et ailleurs : on vous accueille le sourire aux lèvres et le service au bout de la main.

    Quand je vois où on en est aujourd’hui, je ne vois pas comment revenir en arrière, pas pour régresser, mais pour prendre suffisamment d’élan pour sauter plus loin. Quand les murs sont affaissés, il faut les reprendre en sous-œuvre. C’est contraignant, mais c’est la solution. Mais pour cela, le bâtisseur, il faut qu’il ait du courage, le courage d’imposer et de faire… « Vaste programme », aurait dit le Général, mais nous n’y couperons pas. Ce n’est pas en tapant sur des retraités que l’on va remplir la gamelle. Pour le PIB, le seul remède, c’est travailler et moins gaspiller. C’est facile, le Portugal l’a fait aussi, et comme on dit, quand le bâtiment va, tout va ! En France, il va très mal et coûte trop cher. De normes en règlements empilés, c’est de la folie. Les alternatives, c’est pour des « bobitos », comme on les appelle chez nous.

    Le meilleur thermostat, c’est le porte-monnaie, pas besoin de ces règlements superfétatoires qui freinent ce que les citoyens réalisaient il y a peu : construire leur maison avec ce qui tenait souvent du bon sens, et le moindre ouvrier possédait sa maison. Nous sommes devenus fous ! Le bon sens n’y est plus, dirigés que nous sommes par des gonfleurs d’hélices, énarques de nos vies qu’ils ont empêchées. Arrêtons ce massacre, il va falloir clouter la paroi. Il en est encore temps, mais avec des valeureux… Si cela existe…

  3. @ Serge HIREL
    « Non, vous n’y avez aucune autorité, encore moins que les autres commentateurs puisque, n’y affichant que vos certitudes de gauchiste mal élevé, vous n’y apportez aucune valeur ajoutée. »

    Donc si je comprends bien, tous ceux qui s’opposent au RN et à sa minable cheffe sont des gauchistes. Intéressant. Les gauchistes sont donc majoritaires en France ; la victoire du NPA est donc prochaine.
    Diffamation, le fait de dire que Marine Le Pen (ou plutôt Marion Anne Perrine Le Pen) a été condamnée en appel ? Non mais vous délirez ?
    Si, j’apporte une valeur ajoutée en démontant cette arnaque vieille de plus de cinquante ans qui s’appelle Le Pen et que je connais pour l’avoir moi-même fréquentée certainement mieux que vous.

  4. @ sylvain

    Vous vous ridiculisez vous-même, je n’ai même pas besoin de vous répondre. Enfin, si vous voulez faire de l’esprit, vous avez encore beaucoup de progrès à faire.

  5. @ Giuseppe le 19 septembre 2026 (@ Serge HIREL)
    « Celle-là, il fallait la tenter ! Mais vous tombez mal : vous êtes au pays d’Antoine Dupont et de la beuchigue ovale avec ses rebonds capricieux »

    Antoine Dupont, la belle affaire, un arriviste opportuniste. J’aurais honte d’être du même pays que ce collabo soumis et ses trente crétins sportifs qui avaient entamé une inquisition débile contre le RN sur ordre de la cruche macronienne Oudéa-Castéra ; on a les héros qu’on mérite, quelle bassesse !

  6. @ sylvain le 20 septembre 2026

    Là, on vous sent en difficulté. Il est vrai qu’avec une entreprise de ce type, il faut un moral de fer pour penser qu’elle pourra redresser le pays.

    Et là, on découvre que les marchés surfent sur la misère, les taux d’intérêt flambent et MLP en rajoutera une couche. Faut pas imaginer une seconde que le bouclard du FN/RN va s’atteler à quoi que ce soit : c’est pas leur pognon, il n’y en a plus et ils n’ont aucun intérêt à se serrer la ceinture… Enfin, plutôt celle des couillons qui pensent qu’elle va les guérir des écrouelles.

    Les miracles sont à Lourdes… Vous devriez y faire des ablutions, car à force de vous tordre l’estomac, vous allez avoir des problèmes gastriques.

  7. @ RR le 19 septembre
    « Tout d’abord, merci d’éviter de dire « Marine », on n’est pas au RN ici. »

    Cette leçon de maintien serait presque à négliger si vous n’aviez pas récidivé dans un autre commentaire adressé à sylvain. Alors, comme vous avez l’air de ne comprendre que ce qui n’est pas simplement suggéré, je vais être très clair : depuis votre arrivée sur JaS, vous vous comportez comme un ours mal léché visitant un magasin de porcelaine.
    Non, ce blog n’est pas « notre blog », il est la propriété de Philippe Bilger qui est un amoureux fou de la liberté d’expression. Non, vous n’y avez aucune autorité, encore moins que les autres commentateurs puisque, n’y affichant que vos certitudes de gauchiste mal élevé, vous n’y apportez aucune valeur ajoutée. Non, vous n’y imposerez pas votre volonté d’en faire un repaire anti-Marine. JaS est un blog où chacun s’exprime comme il l’entend, sous la seule condition d’en respecter la charte… Apparemment, vous n’en connaissez même pas l’existence.

    En fait, pour tout vous dire, dès la lecture de votre premier commentaire, vous m’avez rappelé une vieille cousine dont mes parents appréhendaient la visite. Une ou deux fois par an, elle s’invitait pour huit jours… Aussitôt arrivée, elle critiquait sans prendre de gants l’aménagement de la maison, la disposition des couverts sur la table, quand ce n’était pas la façon de m’élever… elle qui n’avait pas d’enfants. Elle ne s’arrêtait pas là. Joignant le geste à la parole, elle entreprenait de décrocher les rideaux, de déplacer des meubles, de mettre son nez dans les armoires, bref, de tout chambouler pour se sentir chez elle… en tout cas, pour dominer ses hôtes.
    Inutile de vous dire que mes parents préféraient voir ses talons que ses pointes… Une expression employée dans le Nord et en Belgique pour dire qu’on souhaite être débarrassé d’une personne un peu… disons encombrante, pour ne pas être désagréable et la qualifier d’em*erdeuse.
    Ceci est une anecdote… Pas nécessairement une suggestion. Peut-être un souhait…

    P.-S. : Le « détail »… l’erreur d’inattention impardonnable qui vous permet de triompher sans combattre. Exact : Marine – ou « Le Pen fille », comme la nomme notre professeur dieppois, qui, lui, n’est pas gauchiste – attend l’arrêt de la Cour de cassation. Faux : elle n’est pas condamnée définitivement et bénéficie actuellement de la suspension de la peine d’emprisonnement – le bracelet électronique, dans son cas – jusqu’au rendu de cet arrêt. Si, juridiquement, il est possible de dire qu’elle n’est plus, pour l’instant, « présumée innocente », il n’est pas très prudent d’affirmer qu’elle est « condamnée », le risque de diffamation étant bien présent. En effet. Marine conteste le fait que, pour caractériser le détournement de fonds qui lui est reproché, la cour d’appel a utilisé l’art. 432-15, qui figure dans une partie du code pénal consacrée aux « crimes et délits contre la nation ». Or, le préjudice de ce délit supposé concerne une institution internationale…
    Si la Cour de cassation retenait cet argument, Marine serait lavée de toute faute… elle serait innocente ! J’imagine votre rage si tel était le cas… et m’en fais d’avance une joie.

  8. @ sylvain le 20 septembre 2026

    Ce qui est terrifiant avec le FN/RN, c’est qu’ils prospèrent sur la nullité profonde de tous ceux qui se sont avancés depuis des décennies. Là, je suis dans le truisme.
    Ce dont je suis sûr est qu’elle ne sera jamais présidente, l’isoloir est le meilleur des confessionnaux et la peur de ces aventureux fera le reste.
    Bien sûr, ils vont aller crescendo, surfer sur la misère et sur tout ce qui ne va pas, c’est tellement facile après Sarko et Hollande et Cie. Aujourd’hui, je vous conseille la marque Pampers, parce que Jordy Barboteuse n’a pas fini de vous tordre l’estomac.

    De fil en aiguille, comme dit ma couturière, ou au fil de l’eau, la vacuité de Jordy et de ses bras cassés, tellement obnubilés par ce pouvoir, les empêche de voir la poutre qu’ils ont dans les yeux.

    Bien sûr qu’ils n’ont rien à proposer, même le maire de Béziers ne leur fait pas crédit. Qui peut faire crédit à un bouclard dont la transparence est celle d’un pare-brise sans essuie-glaces ? Qui !?

    Alors ils lâcheront un peu d’artiche peu avant les présidentielles, le pognon cher à Nanard qui courait après, mais aucune colonne vertébrale. Il est vrai que tous les prédécesseurs ont été lamentables. Ils feront mieux mais en pire, Méluche pour la gagne au poteau.

    L’isoloir est un juge de paix, et la crainte d’une équipe de bras cassés dont il ne manque plus que la plus grande enfumeuse du moment. Ségo et ses portiques, qui, si on le lui proposait, rejoindrait sans état d’âme ce patchwork de politiques, reconnaissables juste au bruit de toutes les casseroles qui traînent à leurs basques.

  9. @ RR le 19 septembre 2026
    « Antoine Pinay n’avait rien à voir avec Bardella »

    Je confirme vos dires, Pinay savait avant ce cancre de Bardella que Ceuta n’était pas une île, si ça, ce n’est pas une preuve d’intelligence supérieure… On l’a échappé belle, n’est-ce paaaaas ???

    « …un tapin qui, dans la rue, doit faire dans son froc dès qu’il croise un gosse turbulent ou un gauchiste… »

    Exact, encore une fois, mais par précaution je porte des couches, comment avez-vous deviné ?

    « …les fafs, eux, en avaient dans le pantalon ; vous et vos amis, non… »

    Alors là, vous m’épatâtes, je suis tout ébaubi, avez-vous cons-taté de visu ou digitalement si mon matos était bien à la (Allah) place prévue à cet effet ? Ça alors, j’ai rien senti, c’est bel et bien la preuve que vous avez raison, encore une fois. Vous êtes un génie !

    Au fait, Pinay connaissait-il le prix du pass Navigo ? Question piège, LOL !

  10. @ Giuseppe le 19 septembre 2026
    « Jordy, on ne lui fera pas confiance : il prend Ceuta pour une île. »

    Ben si, justement, il a raison : Ceuta est bien une île, une île aux « trésors ». Faut savoir lire entre les lignes : 80 000 « trésors », des vrais, purs et durs, futures richesses, prix Nobel bientôt chez nous, le grand remplacement ayant passé la surmultipliée. La reproduction de ces espèces très jeunes en rut se fait déjà sur cette « île » : viols quotidiens, des kilomètres de bouchons de landaus à la (Allah) frontière dans neuf mois, ça vous en babouche un coin, « n’est-ce paaaaaaaaas », comme disait Jean-Marie Le Pen.

    Faudra bien accueillir toute cette misère du monde, selon nos humanislamistes des salons de thé parigots têtes de veaux ; Cimade, SOS et ONG mafias veillent au déroulement exceptionnel de perfection de cette grande invasion programmée par notre UE ; quelques milliers d’euros de subventions par envahisseur, payés par vouzémoi, faites le compte : bingo, carton plein. On adore quand un plan se déroule sans accroc, selon Hannibal, qui a bien franchi les Pyrénées-passoire lui aussi, et avec des éléphants de surcroît qui seraient, selon les dires des merdias, « passés par un trou de souris », malgré leurs grosses noreilles, sous les applaudissements des gauchislamistes macroniens de l’époque, et les « doua-niais », l’arme au pied et la larme à l’œil.

    Mais tout ce spectacle dantesque n’est que de la roupie de sansonnet, y a bien plus grave et dangereux pour l’avenir du pays : confier les gens du pouvoir à quelqu’un qui a pris Ceuta pour une île, voilà le vrai danger !

    Au fait, est-ce que notre Giuseppinocchio possède assez de palombières pour accueillir tous ces « îliens » ??

    LOOOOL, j’ai de l’arthrose aux abdos à force de me tordre de rire, aucun toubib n’a encore réussi à me déplier. On va se régaler dans les mois et années à venir, surtout quand toute l’Europe sera devenue… une ÎLE ! Re-LOOOL !

  11. @ Exilé

    Bien sûr qu’il existe des non-diplômés qui sont des personnes de grande valeur. De fait, vous citez Antoine Pinay ; mais si ce dernier n’a validé aucun diplôme, il s’est rapidement distingué sur le plan professionnel (juste après son retour du front). Ce n’est nullement le cas de Jordan Bardella !

    ——————————–

    @ sylvain

    Vous auriez dû remarquer que ce blog est de « bonne tenue » et que nous ne sommes pas sur un de ces blogs orduriers qui pullulent sur le Net. De fait, lorsque vous répondez à un intervenant avec qui vous êtes en désaccord, vous devez rester poli. Vous êtes un de ces « guerriers du Net » qui, dans la rue, tremblent dès qu’ils croisent un gosse un peu indiscipliné ou un gauchiste, donc vous vous rattrapez à distance avec vos Allah (?), les « vos amis islamo-fachos-gauchiasses macroniens », etc. C’est typique des « gars de la Marine » qui n’ont rien à voir, cela va sans dire, avec les vrais gars de la marine. Les premiers n’en ont pas, les seconds si.

    « Votre ami Giuseppinocchio, avec lequel vous feriez un couple merveilleux » : risible de la part d’un RN !

    J’observe enfin que la panique, la crise paranoïaque, schizophrénique, c’est plutôt dans votre message qu’elles apparaissent, vu le ton que vous employez, pas dans le mien.

  12. Juste avant le match du Stade toulousain et, pour me faire plaisir évidemment, j’ai entendu Jordy Financier qui reprenait les 125 milliards d’économies de sa patronne du bouclard.

    Pourquoi pas !? Mais là aussi, c’est toujours le même flou — le flou, on le sait depuis Martine Aubry : c’est qu’il y a un loup.
    Donc, 125 milliards, pourquoi pas 100 ou 200 ? Et puis, étalés sur combien de temps et qui va passer à la toise ?

    Bref, comme à l’accoutumée, c’est toujours du gloubi-boulga politique improvisé et sans support. La trouille de se faire démonter alors qu’elle a une assise certaine.

    Jordy, on ne lui fera pas confiance : il prend Ceuta pour une île. On ne lui en tiendra pas trop rigueur, Michel Onfray avait relevé la même idiotie chez notre BHL national, qui n’aurait même pas pu situer sur une carte le pays dont il se faisait le défenseur.

    Bon… Achille, j’espère que, pour cette nouvelle saison sportive, il aura chaussé les bons crampons. Les présidentielles approchant, je lui suggère des longs à visser : les terrains risquent parfois d’être un peu boueux, et cela ne fait que commencer. Mais je lui fais confiance : je l’ai comparé à Bonhoure, arbitre aujourd’hui de qualité et défenseur de l’orthodoxie du numéro 15 de l’époque de Raoul Barrière.

  13. @ Serge HIREL
    « Désolé, Giuseppe, mais je crois bien que votre démonstration est mal… échafaudée. »

    Bon, pour rire un peu. Un de mes jeunes collègues, qui venait de faire une formation, me rapporte que l’OPPBTP avait montré en exemple l’étaiement d’une coupole de ce qui était le chantier le plus grand du Sud-Ouest et celui qui était réalisé dans le délai le plus court. Plus important que la médiathèque de Toulouse à la même époque.

    Quelle poilade ! Ce qui est sûr, et sans condescendance aucune, je ne le répéterai jamais assez, c’est que le BTP est l’un des métiers parmi les plus complets de la panoplie de la production : je vous invite, lors des journées portes ouvertes, à visiter un hôpital en cours de construction.

    Bien sûr, avec un stylo, on ne supportera pas une coupole, ni ne sciera des poutres dont les moments fléchissants vont changer, la continuité étant coupée… Vous m’avez bien fait rire : l’exemple de Francis Bouygues comparé à un bouclard familial des Le Pen, où tout se décide par une poignée cachée, ainsi qu’au bouclard de Méluche, qui est du même acabit, est une comparaison qui n’honore pas la lucidité.

    Les écoles de TP, c’est pas l’ENA. Je n’y ai jamais rencontré de gonfle-figues. Le problème est que les acteurs ont très peu de temps pour expliquer comment on étanche un tonneau des Danaïdes et ce qu’il faut faire pour gagner du pognon cher à Nanard.
    Francis Bouygues vous expliquerait comment on devient le leader de l’info et comment on vend des smartphones dans un pays dirigé par des gazelles et avec une dette stratosphérique.

    Pour gagner de l’argent, la seule règle d’or — MLP parle ici encore de déficit ! —, c’est de traquer toutes les fuites, comme disait Juvin, toutes, SANS EXCEPTION ! Ensuite, comme le disait le numéro 2 dans un éditorial chapeauté par l’un des emblématiques des majors françaises : « Nous sommes des épiciers ! »

    Gagner du pognon, c’est pas compliqué : il faut bosser et, surtout, avoir le courage de faire. Chaque opération était son propre entrepreneur, et c’est à la fin du bal qu’on payait les musiciens. Et puis, chaque mois, une évaluation et des corrections, pas comme ces gouvernants qui n’effectuent JAMAIS d’évaluations, ou toujours trop tard, pour dire qu’en fait la vache était un taureau.

    Pour les stylos, je vous conseille Mills. Je n’y ai aucune action, mais Bic, c’est bien… pour écrire.

  14. @ RR le 18 septembre 2026
    « Jordan Bardella : aucun diplôme autre qu’un bac (…) »

    Antoine Pinay, qui était un autodidacte sans diplômes, a pourtant été un excellent ministre des Finances.
    Avec Jacques Rueff, il a lancé le « nouveau franc » et il est surtout connu pour avoir rétabli la confiance.
    Oui, une confiance que nous ne pouvons pas accorder aux dirigeants actuels, qui nous mènent en bateau.

    « Ses deux débats lors des précédentes présidentielles face à M. Macron ont montré aux yeux de tous son incompétence. »

    Je n’ai pas suivi ces débats qui, d’après ce que j’ai compris, tenaient plus de l’entretien d’embauche d’un chef de bureau à Bercy que d’un débat de fond autour d’une vision élevée de la fonction présidentielle.
    Et question incompétence, c’est pourtant M. Macron qui, en dépit de la claque qui a martelé sa prétendue compétence, a démontré, au contraire, sa nullité de façon terriblement concrète et indiscutable, après avoir conduit la France quasiment au bord de la cessation de paiement.

  15. @ Serge HIREL le 18 septembre 2026

    Celle-là, il fallait la tenter ! Mais vous tombez mal : vous êtes au pays d’Antoine Dupont et de la beuchigue ovale avec ses rebonds capricieux — nous avions appris à les maîtriser.

    Alors, un peu de lucidité :

    « La dilution de la propriété et le rôle de la Bourse pour une entreprise familiale se définissent historiquement par un contrôle majoritaire du capital. Or, le groupe Bouygues est une société anonyme cotée sur les marchés financiers.
    La famille Bouygues (via sa holding SCDM) ne détient pas la majorité absolue des actions. La majorité du capital est détenue par des investisseurs institutionnels internationaux, des fonds de pension et le grand public (le flottant).
    Le poids crucial de l’actionnariat salarié : avec environ 20 % du capital, les salariés forment le deuxième bloc d’actionnaires. Sans l’alliance stratégique constante avec l’actionnariat salarié, la famille ne pourrait pas gouverner seule face au marché. Depuis 2021, la direction générale du groupe est confiée à un dirigeant non familial, Olivier.
    Le conseil d’administration comprend une forte proportion de membres indépendants et de représentants des salariés. Les décisions stratégiques ne se prennent pas dans le cadre d’un conseil de famille secret, mais devant un organe de gouvernance strict, soumis au code Afep-Medef. »

    Je ne vais pas vous faire un cours magistral, mais, ayant fait partie d’un de ses concurrents, major aussi, je sais un petit peu à quoi ressemble une entreprise familiale.

    La conquête de TF1 aussi s’est faite par un certain Le Lay, ingénieur du BTP si mes souvenirs sont bons. Je ne pense pas qu’il appartienne à la famille.
    Et, pour l’anecdote, vous regarderez les images quand Francis Bouygues fait appel… à Bernard Tapie… Oui, Nanard ! pour coacher ses troupes et monter à l’assaut de l’audiovisuel.

    Bon, il y a eu les fils, mais ils étaient aussi compétents, la preuve ! La boutique est toujours là, mais avec toujours ce détachement éloigné de la famille : les meilleurs au pouvoir.

    Comparer une entreprise telle que celle de MLP, c’est faire offense à la raison de la gestion. D’ailleurs, elle ne pipe toujours pas grand-chose en économie. Elle est toujours à tirer du pognon de partout.

    Votre comparaison avec le bouclard des Le Pen est une pure plaisanterie : opacité, budget toujours déficitaire et une équipe de bras cassés qui ne connaissent aucune des opérations de base.

    Je pourrais continuer ainsi à volonté, mais il est temps pour ma partie de manivelles, qui fait un bien fou à ma santé intellectuelle. Faut pas prendre les gens du BTP en France pour des rustres sans formation ; il suffit de compter les fleurons français dans ce milieu, et surtout pas ces gazelles qui gouvernent.

    Quand nous embauchions quelqu’un — bien sûr, je n’étais plus un gaffet —, nous nous posions la question de savoir si on pourrait traverser le désert avec ce futur professionnel. Pas comme au FN/RN : il faut écouter Jordy Mathématiques. D’ailleurs, il a dû être comptabilisé au classement PISA sans le vouloir, et on lui doit sans doute un peu du classement.

  16. @ RR le 19 septembre 2026

    RR est en pleine panique, la victoire du RN étant proche. Le voilà en pleine crise paranoïaque, schizophrénique, ce dont je me délecte (Allah) dans l’attente de ce jour « J » tant attendu, qui met en rage rouge toutes les racailleries macroniennes gauchiasses, tellement plus compétentes. La preuve, nous sommes devenus en quelques années le pays qui bat tous les records de ruine — bientôt 4 000 milliards —, de faillites, d’exils économiques, de dictature fiscale, de criminalité record grâce à cette justice gauchiste complice, de narcos-mafias qui terrorisent le pays, d’OQTF, de squatteurs, d’ONG, d’associations-mafias gauchistes. La Cimade, parmi toutes, en est l’exemple le mieux choisi pour racketter les citoyens et vivre aux crochets de cet État complice de leurs malversations immondes en faveur de l’islamisme programmé pour la (Allah) destruction de la France.

    C’est évident que le RN ne pourra jamais faire mieux que vos amis islamo-fachos-gauchiasses macroniens. Je compte sur vous pour faire barrage à ces fachos nazis racistes incompétents : veautez bien, votez anti-RN, tous nos espoirs sont en vous.

    Je vous laisse : votre ami Giuseppinocchio, avec lequel vous feriez un couple merveilleux, vous attend dans sa palombière, haut lieu de la résistance anti-RN. LOL !

  17. @ Serge HIREL

    Tout d’abord, merci d’éviter de dire « Marine », on n’est pas au RN ici.

    Ne me prenez pas pour ce que je ne suis pas, à savoir un de ces « antifascistes » débiloïdes avec vos « Elle ne sait que compter… les croix gammées. ». Sûrement pas en effet, elle ne doit même pas savoir la différence entre la swastika nazie et celle qui figurait accompagnée d’une tête d’Indien sur les ailes de certains avions américains pendant la guerre. Cette femme est d’une incompétence crasse (de même que son larbin Bardella), le monde entier le sait.

    « Étant en attente du jugement d’appel, elle est présumée innocente… » Sauf que le jugement a déjà eu lieu en appel et qu’elle a été condamnée (à une peine plus légère, je vous l’accorde). Elle s’est pourvue en cassation (si vous aviez des rudiments en droit, vous sauriez que la cassation ne casse le jugement que pour vice de forme). Jusqu’à nouvel ordre, elle est jugée coupable.

    Quant au budget, une grenouille n’a pas à se faire plus grosse qu’un boeuf, quand on est incapable de gérer le budget de son propre parti, on sera encore davantage incapable de gérer le budget de la France.

    Et ne me parlez pas de sa « règle d’or » en matière budgétaire, elle est dans la position d’une élève de 6e qui se croit en terminale. Ce n’est pas à moi que vous allez donner des leçons en finance.

    Vous osez comparer la famille Le Pen à des familles de constructeurs, il faut le faire ! Je vous signale que ça fait plus de cinquante ans que cette famille prétend être un recours, sauf qu’à part s’enrichir de nos impôts et d’héritages, elle n’a encore rien apporté.

    Et de grâce, ne faites pas l’apologie de Napoléon Bonaparte qui a saigné l’Europe et en particulier la France. Je vous rappelle à ce propos qu’il a rendu une France plus petite que celle qu’il a prise.

  18. @ RR, le 18 septembre
    « Alors, le budget ? L’ennui, c’est que Marine Le Pen ne sait probablement même pas lire un bilan ou un compte de résultat. »

    Non, non, RR, inutile d’être aussi long… Marine ne sait même pas lire… Elle ne sait que compter… les croix gammées.
    Avec des opposants tels que vous, développant des critiques aussi pertinentes, la voici tranquille…

    Un « détail »… si je puis dire… Dans l’une de vos interventions musclées, vous indiquez que MLP a été condamnée. Étant en attente du jugement d’appel, elle est présumée innocente…

    « Parce qu’un budget, ça s’équilibre (…) »

    Vous a-t-on dit que le budget de l’État n’a jamais été présenté ni réalisé en équilibre depuis 1974… et que MLP souhaite constitutionnaliser une « règle d’or » interdisant un déficit de celui-ci de plus de 3 % du PIB et, surtout, exigeant que son volet « fonctionnement » soit en équilibre à l’euro près ?

    ————————-

    @ Giuseppe, le 18 septembre
    « Mais de là à construire un pays à partir d’une entreprise familiale, il faut être un peu secoué pour le penser. »

    Le 1er janvier 1952, un p’tit gars de Paris, dénommé Francis Bouygues, a créé une entreprise familiale de BTP qui, en 1986, toujours contrôlée par ses fondateurs, est devenue le premier groupe mondial de ce secteur industriel…

    J’ai aussi en mémoire l’histoire d’un vieux Breton un peu têtu qui, propriétaire d’une fabrique familiale de papier à cigarettes, a développé un groupe qui emploie aujourd’hui 80 000 personnes, dont quelques journalistes réputés. Aux dernières nouvelles, il possède encore 71 % du capital… et, dit-on, fait la pluie et le beau temps sur notre paysage politique…

    Il y a aussi un certain Napoléon qui, parti de rien et s’entourant de sa famille et de quelques amis de rencontre, a bâti un Empire…

    Désolé, Giuseppe, mais je crois bien que votre démonstration est mal… échafaudée.

  19. Macron n’a acheté ni téléviseur grand écran ni smartphone dernier cri. Mais la cessation de paiement et la visite des huissiers, comme le FMI, sont proches.

    La France est en effet dans une situation financière pire que ce que vous imaginez tous.
    La durée résiduelle moyenne de la dette française doit être de 5 ans, puisque les OAT sont émises sur 10 ans en général.
    Il y a eu de grosses émissions à des taux très bas.
    La charge d’intérêts est de 76 Mds d’euros pour une dette de 3 550 milliards, soit un taux moyen de la dette de 2,14 %.

    Actuellement, les OAT sont émises au taux de 4,55 %, taux qui ne fait que monter depuis 2022, avec une amplification ces derniers mois.

    Il y a remboursement de la dette actuelle avec la création d’une nouvelle dette.
    À endettement croissant, cela suppose, si la trajectoire reste la même, un taux moyen de la dette française de 5 % minimum d’ici à la fin du prochain quinquennat.

    On arriverait donc vers les 4 500 Mds financés à 5 % en moyenne, ce qui ferait une charge de la dette de 225 Mds, contre 76 Mds aujourd’hui.

    Emprunter pour financer ce surplus de charge augmentera la dette et le taux.
    Comment financer 225 à 300 Mds de charge de la dette en 2032 ? Il sera aisé de dire que c’est la faute de Marine Le Pen si cette dernière est élue, mais ça ne réglera pas le problème.

    Une solution consisterait en un grand emprunt national pour racheter une grande partie de la dette du pays.
    Cet emprunt pourrait avoir un support fiscal de type plan de retraite individuel, mais avec fiscalisation des intérêts.
    Les Français deviendraient créanciers de leur État à la place des étrangers et de la BCE.

    La forte décote actuelle de la dette française rendrait son rachat attractif. En effet, ce qui a été émis à 100 euros en 2021 en vaudrait aujourd’hui 40 à 50, selon la durée résiduelle.

    En ce sens, en endettant massivement le pays à taux bas, Macron et Le Maire ont emprunté le double de ce que ça vaut actuellement. Sur les 500 milliards empruntés à l’époque du Covid, la valeur de marché serait passée à 250 milliards. Belle opération si on n’attend pas l’échéance.

    Les 3 600 Mds de dette nominale seraient valorisés 2 500 Mds par les marchés, et la valeur de marché baisserait de plus en plus.

    Pourquoi donc ne pas faire appel aux épargnants français pour racheter cette dette au rabais, ce qui leur permettrait de capitaliser pour leur retraite et de se débarrasser de créanciers encombrants ?
    L’Europe le permet-elle ?

  20. Michel Deluré

    En regard de la situation critique du pays, il est à la fois navrant et inquiétant que l’on en soit réduit, au sein de ce qui est censé constituer un même courant de pensée, à se poser la question : « Qu’allez-vous faire si… ? »

    Face aux défis que le pays va devoir relever, et qui sont énormes, ceux qui ont la prétention de mener cette tâche affichent-ils un esprit de responsabilité quand ils jouent personnel, pour le compte exclusif de chapelles qui n’attirent plus que quelques fidèles, et affichent leurs divisions ?

    D’une union a posteriori qui ne serait que contrainte, imposée par les circonstances, il n’y aurait rien à attendre de bon pour la suite, alors que le destin de la France est en jeu.

  21. Bientôt 2027, enfin la libération et la venue du RN au pouvoir tel le Messie, mais si, mais si !
    Marine Le Pen fera une « apparition » à la (Allah) grotte de Lourdes et Jordy portera la Croix pour expier tous les péchés de la macronie.
    En bon faux cul, le procureur Ponce, après sa séance de Pilates, s’étant lavé les mains dans son lavabo spécial « hypocrite », plus rien n’empêche la déferlante RN, pour le bonheur du peuple enfin libéré.

  22. @ Giuseppe

    Vous avez tout à fait raison concernant le duo Marine Le Pen-Jordan Bardella. J’ajouterai qu’il y a un point commun entre Marine Le Pen et son père : outre une arrogance insupportable, ils ont toujours veillé à ne s’entourer que de médiocres, et ce pour la bonne raison que c’était, et que c’est toujours, une assurance de ne pas se faire, disons, « voler la vedette », voire d’être remplacé à la tête du parti. Tous ceux qui ont essayé d’apporter leur plus-value ont été écartés.

    Autre chose : on nous dit qu’« ils n’ont aucune responsabilité dans la situation présente ».

    Mais c’est faux ! Outre le fait que, par leur présence et du fait de la « castorisation » (faire barrage aux Le Pen), c’est par leur faute que sont élus les pires candidats, beaucoup semblent surtout oublier que, depuis déjà pas mal d’années, ils ont un nombre non négligeable de députés et de maires. Et que constate-t-on ? Ils votent les lois les plus contestables (exemple : loi Yadan), favorisent des nominations telles que celle de M. Ferrand au Conseil constitutionnel, refusent de proposer et/ou de voter des motions de censure, etc.

    Quant aux villes, dans beaucoup d’entre elles, la justice a dû être saisie pour des malversations (à Fréjus notamment). Avec, de plus, la condamnation de Marine Le Pen elle-même et de beaucoup de ses proches, ce n’est pas demain la veille que seront réimprimés les affiches et les autocollants « Mains propres et tête haute » !

  23. Est-ce qu’un seul peut penser que l’équipage MLP et Jordy Youpala va redresser quoi que ce soit ? Il est vrai que tous ceux qui se sont succédé ont été des fossoyeurs… Mais de là à construire un pays à partir d’une entreprise familiale, il faut être un peu secoué pour le penser.

    Il s’était fait débaucher d’une belle société à l’étoile magique de constructeur, justement pour une entreprise familiale. Je l’ai mis en garde, nous nous connaissions très bien. Il est donc parti, le temps que la fifille s’installe et acquière les bases, pendant que lui tenait la baraque : il fallait assurer la succession de parents qui partaient.

    Et bien sûr, il a été remercié. Les profits ne se partagent pas, les promesses, oui, et puis la famille, c’est aussi le cercle de l’opacité. J’en ai rencontré, de ces petites entreprises familiales : elles se ressemblent toutes.

    Demain, peut-être, MLP sera au pouvoir. Les dégâts seront immenses : il suffit de lire son programme — qu’elle n’a pas, d’ailleurs. Alors Jordy se fera laminer, il disparaîtra ; personne ne peut penser, à l’écouter, qu’il est capable de peser.

    Alors, ce qui est ancré, c’est : « On ne les a pas essayés ! » Ce n’est pas faux, tant les autres avant ont été lamentables, le courage faisant défaut. Pour MLP et sa famille, ce sera la dégringolade du pays. Il n’y a plus un rond ; ce ne sont pas les leurs, alors un peu plus dans le tonneau des Danaïdes n’y paraîtra guère. MLP et Jordy… On n’a pas fini de rire : son incompétence notoire révélée, et encore devant un jeune banquier qui n’avait pas les dents longues, mais qui l’a retournée comme une crêpe.

    MLP et Jordy pour le pire. Elle s’est défilée sur son projet : « en octobre », paraît-il… Les faux-fuyants d’une entreprise d’héritiers, un héritage familial, mais surtout pas des entrepreneurs de nos vies. Nous allons pleurer.

    Il a donc quitté cette entreprise familiale, poussé dehors. Il avait compris ce que nous avions évoqué. Heureusement, il a vite retrouvé du travail. Ils sont des champions du pare-brise : c’est mieux que de s’enrhumer avec une dynastie qui ne vous acceptera jamais.

  24. « ..une prestation de François Hollande qui, sur le plan international, a développé une vision et une analyse impeccables, crédibles et convaincantes. » (PB)

    On ne peut vraiment pas dire que François Hollande, toutou de Washington cherchant à contrecarrer, par une politique d’endiguement (containment), les efforts d’une Russie pourtant désireuse d’intégrer pacifiquement le concert des nations après la chute de l’URSS, en l’encerclant de façon hostile de bases de l’OTAN et en suscitant des mouvements révolutionnaires sur son glacis, se comportait en homme de paix.

    Il agissait, en fait, à l’opposé de ce que l’on pouvait traditionnellement attendre, sur le plan international, de quelqu’un supposé représenter la France et qui aurait dû proposer ses bons offices au lieu de se comporter quasiment en fauteur de guerre.

    Mais M. Macron ne fait pas mieux.

  25. Il est bien gentil, notre nouvel ami RR, et ses messages anti-RN. Malheureusement, toute cette anarchie économique, sociale et sociétale n’est pas de la faute du RN, mais de cette macronie qui en a fait son programme : ruine économique, 3 600 milliards de dette, invasion-immigration, insécurité record, narcos surpuissants, OQTF, squatteurs impunis, protégés, relaxés, relâchés par les juges rouges sur ordre (secrètement) du pouvoir, qui a pour but de faire de la France une vaste zone de jungle criminelle invivable, un asile de fous, de pervers dégénérés.

    Macron a réussi au-delà de toutes les espérances : son programme de destruction de la France fonctionne à merveille. Donc on peut dire que c’est… « un bon président ».

    Par contre, si le RN arrive au pouvoir, il ne pourra jamais appliquer son programme, auquel lui-même ne croit pas : autorité, morale, civisme, patriotisme, c’est fini, ringard, relou, has been ; stopper l’immigration-tsunami qui submerge le pays, autant combattre cet incendie gigantesque avec un tuyau d’arrosage de jardinet.

    En outre, il aura en face de lui toute cette terrible armada de racailles gauchiasses, complices de cette catastrophe organisée par l’UE et tous les toutous, sous-fifres obéissants, collabos, traîtres à leur pays, Macron y participant avec un zèle et une jouissance diaboliques admirables : LDH, Conseil prostitutionnel, Défenseur des droits, ONU, Conseil d’État, ONG, mafias de passeurs, SOS gauchisme, racisme anti-Blancs, toute la gauchiasserie des merdias collabos, sans oublier nos « élites, sportifs, comédiens, chanteurs », un poids chiche leur servant de cerveau, dont on peut entendre le bruit quand ils secouent la tête : « drelin-drelin ».

    Bémol pour Teddy Riner : vu sa masse et sa hauteur, le sang a du mal à monter irriguer ses neurones.

    Peine perdue pour tout le monde : le RN n’est qu’un fétu de paille, un épouvantail à moineaux morts de rire. Rassurez-vous, cette campagne aux slogans tous aussi débiles contre le RN — les heures sombres, le pire danger qui nous menace, le retour des nazis, etc. — ne fait que ridiculiser tous ces abrutis aux QI d’asticots.

    Je le redis : tout pays qui veut s’autodétruire doit impérativement embaucher Macron. C’est un as, un champion, le meilleur au monde.

    Nous avons connu les célèbres films d’épouvante des années 70 : Le Retour des morts-vivants, La Nuit des morts-vivants, La Révolte des morts-vivants, etc. Les aficionados de ces films d’horreur ont de la chance : en ce moment, on diffuse des remakes avec des comédiens fantômes : E. Philippe, Attal, Hollande, Royal, Mélenchon, etc., dans le rôle des revenants.

  26. Hier, j’ai assisté, enfin, au plus efficace questionnement d’un politique.

    Il s’est célèbrement trompé, mais cette fois il a ciblé Villepin avec tout le brio de Cyrano de Bergerac. Jean-Michel Aphatie a épinglé le premier avec des touches simples, répétées, et la baudruche gonflée d’elle-même s’est dégonflée.

    L’emphase creuse et vide de l’ancien Premier ministre froidement mise au jour, les estocades dans une suite de questions étaient terribles, et Villepin ne savait plus par quel bout il pouvait répondre, lui qui ne propose jamais rien, si ce n’est du vent et des paroles.

    C’est sûr, Aphatie ne porte pas dans son cœur ce personnage : il perçait et enfonçait ses aiguilles bien préparées au bon endroit ; l’autre ne pouvait plus s’échapper.

    Grand moment de malaise et de solitude de Villepin. Je pense aussi à l’épisode du cannabis, qu’Aphatie a retourné adroitement d’un jab de boxeur aguerri : il n’a rien vu venir, le bouffi d’air et le ventilateur de médias condescendants.

    Oh, qu’il a été bon, Aphatie ! Darius le mage buvait du petit-lait. Enfin, ce grand donneur de leçons devant l’Éternel était pelé comme une vulgaire banane.

    Je ne connaissais pas spécialement Aphatie. Ce qui est sûr, c’est qu’il est sans aucun doute un bosseur : pour construire, il faut avoir préparé son chantier. Avec un hâbleur comme Villepin, il faut aller chercher des faits, rien que des faits, et le mettre en face de toutes ses carences.

    Le verbe est de la brise, et quand le journaliste lui a rappelé un parcours politique étoffé qui a amené le pays à sa misère actuelle, ce fut un grand moment de vérité, parce que lui, comme les autres, en faisait partie. La souricière s’était refermée sur un tigre de papier, la vessie était à plat, et Aphatie s’était fait un plaisir de gourmet de laminer une emphase d’opérette. Le miroir qu’avait en face de lui le journaliste était brisé en mille morceaux.

  27. Robert Marchenoir

    @ RR

    Bonjour et bienvenue. Vous m’apprenez la mort de Jean-Gilles Malliarakis. Vous m’en voyez navré.

  28. Je lis dans les commentaires :

    « Budget de l’État : Marine Le Pen assure qu’“on peut faire 125 milliards d’économies en tapant dans le gras des dépenses publiques”. (…) Après tout, MLP peut dire n’importe quoi, elle est dans l’opposition. Elle improvise, profitant de sa puissante et soudaine assise depuis son retour. Il ne faut pas se tromper : elle n’est plus portée par un électorat de rejet, elle possède un véritable socle. »

    Favorisée par les médias mainstream, on ne le dira jamais assez (fabrique d’une fausse opposition, comme c’était le cas en Russie soviétique).

    Alors, le budget ? L’ennui, c’est que Marine Le Pen ne sait probablement même pas lire un bilan ou un compte de résultat. Son propre parti, malgré des subventions outrancières (c’est nous qui payons), est dans une situation financière toujours dans le rouge. Alors, pour ce qui est de la gestion du budget de la France, non merci !

    Comment compte-t-elle l’équilibrer ? Parce qu’un budget, ça s’équilibre et tout doit être précisé, les recettes comme les dépenses !

  29. Bonjour à tous, bonjour Robert Marchenoir (je suis RR qui, sur le blog de mon regretté camarade Malliarakis, vous portait quelquefois la contradiction, mais ça ne sera, je pense, pas le cas ici, car je n’aborderai pas certains sujets).

    Je lis dans ce billet : « L’électeur désireux de voter pour la droite ou le centre, obsédé par la hantise d’un Jean-Luc Mélenchon au second tour et doutant fortement de la fiabilité du couple politique Le Pen-Bardella pour diriger la France et lui garantir une place respectable dans le monde ».

    Et comment ! Je rappelle :

    Marine Le Pen : a travaillé quelques mois chez un avocat sans particulièrement s’être montrée brillante, a ensuite, via son père, intégré le pôle juridique de son parti. Ses deux débats lors des précédentes présidentielles face à M. Macron ont montré aux yeux de tous son incompétence. Cerise sur le gâteau : elle a été condamnée par la justice pour détournement de fonds publics.

    Jordan Bardella : aucun diplôme autre qu’un bac obtenu par 95 % des postulants, aucun certificat professionnel. N’a encore jamais travaillé, sauf comme apparatchik du parti de sa cheffe. A prouvé sa nullité à maintes reprises, situant par exemple n’importe où sur la carte des pays pourtant connus. Aucune notion d’économie. Vie familiale instable (comme Marine Le Pen du reste).

    Confier la destinée de la France à un tel duo qu’aucun chef d’entreprise ou professionnel indépendant n’embaucherait serait de la folie pure.

  30. « Face à ce constat, Bruno Retailleau et Gabriel Attal — et je pourrais y inclure tous les candidats appartenant globalement à cette mouvance politique et persuadés de pouvoir faire cavalier seul — pourront-ils faire autrement que d’appeler à voter, par responsabilité et souci de sauvegarde démocratique, pour Édouard Philippe si celui-ci est toujours, au moment clé, en meilleure position que les autres ?
    Sans enthousiasme, mais par devoir républicain. » (PB)

    Ben oui, par responsabilité, par souci de sauvegarde démocratique et, pour finir, par devoir républicain, s’il faut voter pour Édouard Philippe, il faut l’accepter, même si ce n’est pas de gaieté de cœur.

    Souvenons-nous de l’élection présidentielle de 2002, où Lionel Jospin avait pratiquement la victoire acquise. Mais J.-P. Chevènement et Christiane Taubira s’étaient présentés en candidats libres, grappillant ainsi les quelques voix précieuses qui auraient permis à celui-ci d’accéder au second tour et, très probablement, de battre Jacques Chirac.

    Commettre la même bourde, ce ne serait plus une erreur, mais une faute.

    Il faut savoir parfois mettre son ego de côté et accepter de céder la place à celui qui est le mieux placé.

    Il sera toujours temps, ensuite, de revenir sur le devant de la scène. Surtout pour Gabriel Attal, qui a toute la vie devant lui. Son tour viendra un jour. Pas de doute là-dessus !

    Pour Bruno Retailleau, par contre, c’est moins sûr…

  31. « Et il (F. Hollande) n’avait pas tremblé face à Poutine ! » (PB)

    Incroyable !
    Alors même qu’il aurait pu être dévoré tout cru ?

  32. Avec toutes mes excuses. Je déborde un peu sur le billet proposé, mais il faut voir ce lien. Ces jeunes adolescents immatures n’en font qu’à leur tête jusqu’à déclencher la guerre avec les parents. Un drame peut vite arriver si on les laisse faire n’importe quoi…

    Certains pays de l’UE sont beaucoup plus stricts que la France concernant la protection des mineurs, où l’interdiction des réseaux sociaux et celle des smartphones à l’école pendant les cours sont déjà en place depuis des années. Sauf chez nous, où ces politiques préfèrent palabrer pendant des années au lieu de mettre rapidement en place les clés de sécurité qui s’imposent pour protéger les mineurs écervelés s’exposant dangereusement sur les écrans publics.
    Ceci concerne les mineurs, les parents et nos politiques.
    « Un inconnu piège des adolescentes en ligne »
    https://youtu.be/LsEZO36S3VE?t=30

  33. PB a écrit : « Revenons à notre trio, que j’aimerais qualifier de magique. »

    J’aurais plutôt écrit : Revenons à notre trio, que j’aimerais qualifier de tocards.
    C’est plus en phase avec le réel, non ?

  34. C’est sûr qu’un Argentin peut difficilement se prendre pour la France, ou qu’un envieux puisse être satisfait.
    Fltich et Reflitch, nos deux compères, n’ont que l’acide frustration de leurs contradictions à partager.
    Papa n’est pas revenu et maman perd les pédales.

  35. La lecture du billet, comme celle de nombre de commentaires, montre que beaucoup sont biberonnés aux sondages, qui sont une forme de manipulation de l’opinion. Mais tant que les candidats sont putatifs, il n’y aura pas de cristallisation sur quelques-uns d’entre eux. Ce sont donc des plans sur la comète qui sont actuellement tirés et, pour moi, cela n’offre pas d’intérêt.

    En revanche, il faudrait plutôt se pencher sur l’évolution des différents électorats que sur les candidats potentiels.

    À titre d’exemple, il se dit que ce seraient les électeurs âgés, et donc retraités, qui auraient massivement voté pour monsieur Macron. Compte tenu de ce que préparent le Premier ministre et le ministre de l’Économie et des Finances (ou plutôt, selon son titre complet et pompeux, « ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique »), qui ne va pas manquer de « taper », si ce n’est sur l’ensemble des retraités, au minimum sur ceux touchant des pensions de plus de 2 000 €, la question se pose de savoir s’ils seront assez masochistes pour voter pour un candidat ancien macronien (E. Philippe, Attal et d’autres, comme les socialistes qui ont voté l’actuel budget avec les déficits qu’ils ont générés).

    Le vrai problème reste l’influence que monsieur Macron entend continuer à avoir sur le cours de l’élection. J’ai retrouvé sur le site de l’Élysée son discours du 17 août 2026, toujours accompagné de la mention : « Seul le prononcé fait foi. » (https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/08/17/ceremonie-du-82eme-anniversaire-de-la-liberation-de-la-ville-de-bormes-les-mimosas). Je me rappelle l’avoir entendu dire en fin de discours : « Nous serons là », signifiant qu’il pèserait jusqu’au dernier jour de son mandat, voire au-delà. J’en ai compris et conclu que le « système » et les intérêts qui ont aidé à son élection, notamment en 2017, continueraient d’agir pour que les extrêmes (LFI, mais surtout le RN) ne puissent accéder à la fonction suprême. Chose étrange : ce « prononcé » ne figure pas dans le discours affiché sur le site officiel de l’Élysée…

    En conclusion, il me semble prudent d’éviter de jouer les pronostiqueurs, notamment tant que la liste officielle des candidats ne sera pas définitivement arrêtée.

  36. « Sans enthousiasme, mais par devoir républicain. » (PB)

    Même si ce « devoir républicain » est la cause de la décrépitude de la France et de sa descente aux Enfers ?

  37. Robert Marchenoir

    Je suis étonné que la droite ne fasse pas davantage de bruit sur ce tournant politique majeur de l’opinion publique française : 1) après des décennies, pour ne pas dire des siècles d’opprobre, le libéralisme redevient populaire, 2) les nouveaux libéraux sont farouchement opposés à l’immigration, contrairement aux anciens.

    Sarah Knafo a vendu 63 000 exemplaires de son livre Le Casse du siècle la première semaine, 120 000 au bout de quinze jours. À comparer avec les livres de politiciens bien plus connus comme Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, François Fillon et d’autres, dont beaucoup ont des scores de vente, pour la première semaine, allant de… quelques centaines à quelques milliers. Tandis que de rares exceptions arrivent, au bout de leur période de commercialisation seulement, à 250 000 (Sarkozy, Témoignage), 350 000 (Chirac, Chaque pas doit être un but) ou 500 000 (mais c’est Zemmour, avec Le Suicide français).

    D’autre part, le parti de Sarah Knafo et Éric Zemmour revendique vigoureusement le libéralisme économique conjugué à l’hostilité radicale envers l’immigration et la délinquance.

    Tout comme Nouvelle Énergie de David Lisnard, homme politique traditionnel pour ne pas dire issu de la vieille caste politicienne, puisqu’il préside l’Association des maires de France : on ne fait pas plus consensuel. Il est totalement vierge de l’étiquette de « raciste », de « nazi » et de « facho » si généreusement attribuée aux autres personnalités anti-immigrationnistes.

    Curieusement, il est boycotté par les instituts de sondage, mais Toluna-Harris Interactive le donnait tout de même à 13 % de « potentiel électoral » en avril dernier (possibilité de voter pour une personnalité), contre 14 % pour Jean-Luc Mélenchon, 15 % pour Olivier Faure, 24 % pour Bruno Retailleau et 41 % pour Jordan Bardella (le score le plus élevé).

    N’oublions pas le président argentin Javier Milei, le dieu vivant des libéraux économiques et politiques, qui est, en même temps, fortement opposé à la délinquance et à toute immigration hostile et inassimilable (il a obtenu des résultats notables sur ce front).
    ______

    Il y a du beau monde, ici. Nous avons, par Minou, je veux dire parmi nous, un commentateur (Aliocha, le 17 septembre 2026) qui a une ligne directe avec le bon Dieu (« Seigneur, profitons de l’instant où la snipeuse a changé de cible pour faire un bilan d’étape ») et qui se prend carrément pour la France (« Nous sommes la France »). Tout de suite, on se sent petit.

  38. @ Aliocha
    « Investissons les champs du réel, labourés par tous les Marchenoir et fumés par toutes les duvent, très certains qu’après l’hiver vient le printemps, occasion renouvelée pour les graines qui ont accepté de mourir d’être, en devenir, les fleurs de joie de la vie éternelle et durable, définitivement protégés de nous-mêmes, Seigneur, en votre saint giron.
    Amen, alléluia ! »

    Totalement incapable de réfléchir sans béquilles, toujours accroché aux basques de qui lui semble en vue, indéfiniment parasite, intégralement fourbe, lamentablement discrédité, viscéralement envieux, profondément borné et parfaitement satisfait, tel est l’ignare qui voulait enseigner son mantra à la Sorbonne !

    Ratio et oratio inter se homines conciliant !

  39. Budget de l’État : Marine Le Pen assure qu’« on peut faire 125 milliards d’économies en tapant dans le gras des dépenses publiques ».

    Bon, elle nous expliquera cela plus tard… On se tâte depuis des mois et des mois pour allonger la durée du travail, le sacristain Lecornu se demande où trouver quelques miettes… Si l’on parcourt son programme économique, ce serait plutôt le contraire.

    Philippe Juvin dit fermement, et il est bien placé pour le savoir, que le pays fuit de partout. Je penche pour des voies d’eau un peu partout, plus ou moins importantes, mais les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, je reste persuadé que les futurs plombiers de l’Élysée vont devoir s’y atteler.

    La spéculation sur la misère est déjà là, l’inflation a repris, tout le monde veut passer à la caisse avant fermeture définitive.

    125 milliards, comme on jette une balle en l’air… Après tout, MLP peut dire n’importe quoi, elle est dans l’opposition. Elle improvise, profitant de sa puissante et soudaine assise depuis son retour. Il ne faut pas se tromper : elle n’est plus portée par un électorat de rejet, elle possède un véritable socle, comme Méluche, disait un sondeur. Qui pour renverser la vapeur ?!

  40. J’ai suivi un débat homérique entre citoyens comme vouzémoi, pendant lequel ils ont houspillé les candidats, accusés de passer leur temps à se chicailler entre eux, tout en passant la soirée à se chicailler entre eux aussi : haine, violence des propos, ricanements, sarcasmes, intolérance… « Tous des cons sauf moi », titre de la soirée.

    Les prétendants au trône ne sont que le reflet de vouzénous. Inutile d’espérer en tirer une conclusion positive, réaliste, concrète ; ce peuple mérite son sort funeste.

    « Qu’allez-vous faire si… ? » Eh bien, depuis mon canapé, les doigts de pied en éventail, bibine à la (Allah) main, j’assisterai à la (Allah) descente aux enfers définitive de ce pays de tocards, losers, assistés, parasites sociaux, gâtés, gavés, avec une jouissivité extrême.

  41. Pfiou, Seigneur, profitons de l’instant où la snipeuse a changé de cible pour faire un bilan d’étape, conscient de ne jamais être à l’abri d’un jet de frustration acide et concentrée, hélas pris pour votre verbe saint, encore enfoui sous le fatras des mots injustes.

    Aussi, protégeons-nous et sortons du temple après avoir exprimé un peu de votre vérité, pour partager avec vous la surprise de constater que vous n’êtes encore pas entendu et qu’encore les pharisiens prennent des pierres pour nous les jeter, pleins de leur certitude d’évacuer les médiocrités.

    Ayez donc la bonté de constater que la gauche, après avoir promis toutes les solidarités, n’a su, avec Hollande, qu’exacerber la foule conservatrice pour tenter de faire majorité en défendant une minorité, effort louable mais vain à masquer que, sans la finance, les gens ont faim, les pauvres restent dans la rue et les retraites se paient avec les dettes offertes en héritage, au minimum, à ses arrière-petits-enfants, avec tout l’anticléricalisme qui nie votre divin jugement.

    Macron, si pauvre Jupiter, s’est vu très vite mené à l’horloge dont il se croyait le maître, cloué aux portes des granges superstitieuses de toutes les jacqueries, de droite comme de gauche, qui n’ont pas encore reconnu que la seule révolution, c’est vous, le seul chemin de la parole juste qui ôte tout privilège et toute domination, quand enfin nous vous aurions identifié comme le seul maître, quand enfin on cesserait de vous mettre là-haut pour vous placer ici-bas, à votre juste place : le cœur des humains.

    Las !

    La minorité en question, poursuivie par la foule des poussettes menées par les sylvain visés par les duvent, se prend pour le Hamas, pauvres gens, habitués qu’ils sont à défendre les victimes pour justifier votre expulsion et continuer à légitimer Dostoïevski, sombre génie qui, il y a bien longtemps, avait pourtant tout à fait bien identifié la peur que la liberté que vous proposez les angoisse au-delà de toutes les limites, qu’ils préfèrent retourner à la reproduction, mais sans Dieu, de l’Inquisition cléricale : woke, quand tu nous tiens par la supériorité des clercs anticléricaux, au service du même temple au voile pourtant par vous déchiré.

    Les femmes, immense majorité mais aussi séparées de vous, n’ont plus qu’à suivre les régressions qui ne savent qu’imiter, ou les mimes évangélistes ou catholiques identitaires qui les renvoient à la maison, ou les Sandrine Rousseau et les Lucie Castets qui ne savent, elles aussi, que mimer les machos pour se prendre, au titre des salières dans l’œil, pour tous ceux qui ne sont pas vous, comme les précédents.

    Cependant, ne croyez pas que nous perdons courage sur ce chemin de liberté, puisque nous sommes la France, seule fille aînée de vos révélations, qu’ici le Juif comme le musulman, le chrétien, le bouddhiste ou l’athée ont l’occasion de se tendre la main, qu’ils soient homosexuels ou non, et qu’il est très certain que tous les poètes et tous les romanciers n’ont plus qu’à prononcer le nom juste de votre seule divinité véritable, l’amour, quand enfin le père rentré au foyer apaisera la mère qui, protégée de toutes les dévorations, cessera d’imiter les Pietà devenues inutiles, les snipers désespérés retournés aux enfers de toutes les régressions, oublieux que nous sommes des corps mortels : la si vieille tentation du vice ancestral de se prendre pour l’esprit, alors que l’on ne peut être que possédé par lui.

    Flitch !

    Aïe, mince, elle n’a pas encore compris, nous voilà à nouveau tout salis !

    Ce n’est pas grave après tout, cachons-nous et sortons du temple avec la sainte procession, sur les chemins très certains du Verbe juste et saint de toutes les réconciliations, au service du souverain bien exactement formulé, prêts à emprunter, le pied posé sur les pierres rejetées de toutes les lapidations, le chemin de celle qui a renoncé à pécher et s’en va accomplir sa mission, libérée de toutes les admonestations, pour enfin soigner les munificences du jardin offert à notre contemplation.

    Investissons les champs du réel, labourés par tous les Marchenoir et fumés par toutes les duvent, très certains qu’après l’hiver vient le printemps, occasion renouvelée pour les graines qui ont accepté de mourir d’être, en devenir, les fleurs de joie de la vie éternelle et durable, définitivement protégés de nous-mêmes, Seigneur, en votre saint giron.

    Amen, alléluia !

  42. Cette analyse repose entièrement sur la météo des sondages : observer les intentions de vote à un instant T pour imaginer des retraits tactiques, réduire le débat démocratique à des calculs d’appareil et, in fine, amener l’électeur à un vote par défaut « sans enthousiasme, mais par devoir ».

    ​C’est précisément cette obsession du « vote utile » et des projections sondagières qui étouffe la vie politique française et contraint le citoyen à voter par crainte d’un second tour indésirable plutôt que par réelle adhésion.
    ​Il existe pourtant une alternative institutionnelle capable de dépasser ce dilemme : le jugement majoritaire.
    ​Dans ce mode de scrutin, l’électeur ne choisit pas un nom unique, il évalue chaque candidat selon une échelle de mentions (Excellent, Très bien, Bien, Assez bien, Passable, Insuffisant, À rejeter).

    ​Ce mécanisme changerait la dynamique des campagnes :
    ​La fin des retraits forcés : plusieurs candidats d’une même sensibilité peuvent concourir sans risquer d’éparpiller les voix ni de s’éliminer mutuellement.
    ​Une expression libre et sincère : l’électeur n’est plus enfermé dans le choix du « moins pire » ou du candidat désigné par les sondages. Il peut soutenir son candidat de cœur tout en mesurant la valeur des autres.
    ​Le choix du consensus : le vainqueur est celui qui obtient la meilleure mention médiane auprès de l’ensemble du corps électoral, favorisant les personnalités de rassemblement plutôt que les candidats qui clivent ou profitent de la dispersion des voix.

    ​Plutôt que d’attendre une décantation dictée par les sondages, la rénovation de notre vie politique passe par un mode de scrutin qui donne la priorité aux convictions sur les calculs d’appareil.

  43. La France en crise historique. Une quarantaine de candidats se bousculent pour squatter le palais présidentiel. La bataille des tranchées est lancée. Seuls les agrégés des 500 signatures nécessaires pour débroussailler le champ auront droit à la parole pour convaincre.

    Courage à celle ou celui qui fera renaître la vraie France. Nous demandons à ces brigands de grand chemin de rendre aux Français l’argent qu’ils nous ont volé sous couvert de lois-subterfuges, déguisées et votées, en l’espèce, par les mêmes.

    Je ne donne pas de noms, mais vous savez de qui je parle.

    Donc, tous ceux et celles qui étaient au pouvoir dans les gouvernements successifs et qui ont participé à la ruine de la France et à l’immigration massive et invasive n’ont pas droit au chapitre. Ils doivent se retirer de la campagne et des urnes. LFI, ces révolutionnaires d’extrême gauche, sont les premiers à être exclus pour les empêcher définitivement de poursuivre la casse de la France et la clochardisation générale à venir s’ils devaient prendre le pouvoir.

  44. Julien WEINZAEPFLEN

    Jusqu’à plus ample informé, face au vide politique de l’heure et sauf résorption de celui-ci, je vois trois issues possibles à la décadence ouverte, et non pas comme une parenthèse, par les deux quinquennats macroniens :

    — La première serait un retour à l’original brut de ce qui a engendré Macron, François Hollande, qui croit que la décantation aura lieu en décembre pour fêter triomphalement l’anniversaire de sa résignation par un tonitruant retour ; qui se laisse un répit jusqu’en février en cas de sursis de la décantation ; et dont, s’il était au pouvoir, vous nous promettez, cher hôte, qu’il rétablirait « l’approche » « efficace » et « dépourvue du moindre affect » dans les relations internationales. Traduire : le retour du néoconservatisme à la française, belliqueux, belligène, que son successeur a à peine tempéré par une apologie du multilatéralisme dont l’efficacité s’est bornée au discours. Car, heureusement, la main d’Emmanuel Macron a tremblé devant Vladimir Poutine.

    — La rastignaquisation portée à son comble par un Gabriel Attal, hubris de l’arrivisme le plus débridé, mais brillant, à ma grande surprise, dynamique, pouvant presque donner l’illusion de l’empathie ; mais l’illusion retombe lorsque nous nous souvenons que Gabriel Attal, assis sur sa botte de paille en pleine jacquerie, prenait tout simplement les agriculteurs pour des imbéciles et le démontrait puissamment en les essentialisant comme des pouilleux ou des paillassons.

    Il a des qualités qui le distinguent : avec sa petite voix, il est flambeur et doté d’une répartie flamboyante, gage de superficialité ? Ce serait trop vite dit.

    Mais de quelle droite l’attalisme est-il le nom ? De la droite invertie ou, pour user d’un mot moins polémique, de la droite GPA : vous reprenez tous les codes de la droite, mais finalement vous les subvertissez pour exprimer ce que la droite est le moins et ce qu’elle hait le plus : le démantèlement de la famille, qui est la cellule de base de la société et donc la dernière force à conserver. L’attalisme, c’est la droite de la suppression de l’atavisme.

    — Entre les deux, Doudou est tout doux. Il « décline », convenez-vous, autre manière de dire qu’il se chiraquise. Il a compris que, si la France se gouverne au centre, elle se conquiert sur le néant des promesses d’« une autre politique » pour refermer « la fracture sociale ». Seulement, cette chiraquisation nihiliste a chez lui des conséquences physiques qui n’apparaissaient nullement chez le pétulant Chirac : sa barbe blanchit et Doudou n’a plus un poil sur le caillou.

    Une rumeur court à l’envi sur la reddition, avant le premier tour, de tout ou partie de ce bloc central au profit de la personnalité la mieux à même de remporter le second tour. Je n’y crois guère. Ces politiciens ont trop d’ego, un ego inversement proportionnel à leur sentiment de la France et à leurs propositions pour rebâtir la France. Ils sont tous des Hollande sans le savoir. Ils disent : « Moi, président de la République. »

    L’histoire pourrait bien se faire sans eux, dans l’affrontement attendu depuis vingt-cinq ans et mis en scène dès le lendemain du 21 avril 2002, entre Le Pen et Mélenchon. Les deux rêvent d’en découdre, pour se départager bien sûr et pour se partager les breloques de la France en lambeaux, mais ils veulent en découdre avec la politesse, la gentillesse française et ce minimum de décence commune qui impose de faire croire qu’un politique se doit d’aimer les gens, comme le déclarait François Hollande dans son discours, décidément fondateur, du Bourget.

    MLP aime les siens, vêtue en peau de lionne tribale, et, pour leur assurer la primauté, la priorité et la propriété de leur pays, elle dépouillera les autres, enfoncera les immigrés dans une plus grande pauvreté, les plongera dans l’économie informelle et les inclinera à plus de délinquance, peut-être pour vider les prisons de leurs délinquants étrangers ou peut-être pour n’en rien faire. Quant à Mélenchon, il continuera de cracher, comme un lama qui n’aime pas le Tibet, son humanisme caractériel qui préfère « tout conflictualiser » pour pouvoir envoyer tous ces lépreux à la niche, car le grand Chavez aime bien dîner tranquille. MLP a une voix de tigresse et JLM une voix d’ogre.

  45. Beaucoup d’observateurs s’accordent à dire que l’élection à venir est la plus importante depuis que l’élection du président de la République est soumise au suffrage universel (1962).

    Jamais, dans les partis, n’a régné une telle confusion entre les courants de pensée.

    Que ce soit :

    – au RN, où il est clair que Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas sur la même ligne politique ;
    – au PS, où Raphaël Glucksmann et Olivier Faure sont en concurrence directe, avec Ségolène Royal et François Hollande qui jouent les trouble-fête ;
    – dans la majorité présidentielle, avec Édouard Philippe et Gabriel Attal. Aucun des deux ne veut céder la place ;
    – à LR, où Bruno Retailleau a bien du mal à prendre le dessus sur David Lisnard.

    Ajoutons à cela les instituts de sondage qui, depuis avril dernier, soit un an avant le premier tour, ne cessent de nous bombarder de chiffres sur les intentions de vote des uns et des autres.

    Selon eux, Marine Le Pen caracole en tête, avec J.-L. Mélenchon en embuscade ; ensuite vient le gruppetto des personnalités qui ont occupé des postes importants au gouvernement ou dans l’opposition et qui n’arrivent même pas à atteindre les 20 %.

    Que va-t-il sortir de cette course à l’échalote en avril prochain ?

    Quel spectacle affligeant nous offrent nos élus, plus motivés par la satisfaction de leur ego que par la situation de la France.

    L’année 2027 s’annonce sous de bien sombres auspices, quel que soit le président (ou la présidente) à venir.

  46. E. Philippe l’ahuri inhibé ne fera pas toute la course, et Retailleau n’imprime toujours pas, un profil de boutiquier.
    On voit de ce bord Sarah Knafo et David Lisnard, c’est tout et c’est diablement mieux.

    Attal est brillant mais il rappelle quelqu’un qui le fut en son temps et rapidement déçut. Il est plombé. De toute façon l’électeur attend autre chose que le yuppie vibrionnant.

    Pour le moment le combo Le Pen-Bardella n’est pas menacé.

  47. Ce sont les coursiers aujourd’hui échappés d’un peloton où ne figurent même pas David Lisnard ni Sarah Knafo.

    Tant mieux pour eux, car le désir s’accroît… (Polyeucte pour les Nuls).

    1. Juste une petite précision, si vous le permettez. Attal, E. Philippe et Retailleau ne sont pas les échappés du jour. Ceux-ci sont ce que l’on appelle, dans le petit monde du vélo, « en chasse-patate », et ceux qui sont dans cette position sont toujours rejoints par le ventre mou du peloton.

      Les vrais échappés sont Le Pen et Mélenchon et, vu depuis l’hélicoptère, les écarts sont importants. Pour le sprint final, Le Pen peut compter sur Bardella, son poisson-pilote.

  48. Entre Doudou la Frite, Gaby la Bibine et Retailleau qui voudrait bien mais qui peut point, nous sommes partis pour un vrai festival.
    Enfin, il n’y a pas trop de souci à se faire : le freluquet va bien arriver à nous impliquer dans une guerre ; à la clé, article 16, suspension des élections et prolongation du mandat sine die, comme l’a fait son giton, le zigomar.

      1. Euh, non !
        C’est la première ou la seconde phrase qui vous défrise ?
        Pour la première, je confirme : les deux premiers sont méprisables, le troisième fait pitié.
        Pour la seconde, c’est un scénario fort probable : le freluquet haït tellement la France qu’il est capable de n’importe quoi, pourvu que ça nuise à celle-ci et aux citoyens français.

  49. Marc Ghinsberg

    Philippe Bilger fait ici une analyse lucide de la situation. L’analyste l’emporte enfin sur le militant, qui a trop longtemps refusé de voir que Bruno Retailleau n’était pas en position de l’emporter. La logique qu’il déroule est implacable, sa conclusion imparable, toutes choses égales par ailleurs, car la situation peut encore évoluer, notamment sous l’influence de facteurs exogènes.

  50. « François Hollande qui, sur le plan international, a développé une vision et une analyse impeccables, crédibles et convaincantes » (PB)

    Euh… Comme d’hab’, il enfile des perles, et puis je ne pense pas que le citoyen pense beaucoup à sa vision « impeccable »… Des visions impeccables, il en existe plein, et ce n’est pas avec ça que le citoyen va payer ses factures, penser à ses lendemains et remplir son caddie.

    Bref, l’inutile commentateur qui occupe les trous des chaînes d’info en continu. Bon client, bavard à souhait, un enfonceur de portes ouvertes. Il ne se présentera pas, il le sait : il ne pèse rien du tout. BFMTV n’est pas le pays et, au fond, des questionnements tellement convenus que c’en est indécent.

    Il faut le rappeler, François a été au pouvoir. Il n’a pas dû marquer beaucoup les esprits. Il fera au mieux le score d’Hidalgo. Il faut voir l’état de Paris : les images sur les rats ont fait le tour de France.

    Hollande pour un quinquennat de plus !? Quelle poilade ! Même dans son camp, il sent la peinture. Lui-même ne croit pas une seconde à sa candidature ; cela lui permet d’exister un peu plus pendant l’épisode de la présidentielle.

    J’ai apprécié Juvin, méconnu du grand public, un peu plus connu avec la crise du Covid, qui répondait à toutes ces batouilles que le problème, ce ne sont pas spécialement les retraites et le social, mais surtout qu’il y « a des fuites partout ! ». Et bien sûr Tanguy d’en remettre une couche en rappelant General Motors à la rescousse et les 1 000 agences d’État à supprimer, ces « machins inutiles ». Et Juvin de rappeler, à propos du CICE, la folie de balancer par les fenêtres 3 MILLIONS! d’euros pour une « étude sur la dette ».

    Nous sommes devenus un pays un peu secoué, qui n’a plus la notion du pognon cher à Nanard. Il n’y a plus un fifrelin dans les caisses et on va lancer une étude de misère de plus. Et pendant ce temps-là, François Hollande parle, parle, parle… avec le vide abyssal avec lequel il a conduit le pays et le courage de faire et de se présenter à un deuxième quinquennat. Comme les canards, on dit chez nous : « Tout dans le bec ! » Et en plus, il nous coûte les yeux de la tête pour raconter des truismes depuis son fauteuil, qu’il n’a pas osé quitter pour monter au front et livrer une vraie bataille : celle de sa possible réélection, qui serait accessible aujourd’hui !? Quelle poilade !

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