La lecture n’est pas un vice mais un bonheur.
Publié récemment, le livre de Clément Lacombe et Camille Vigogne Le Coat sur Vincent Bolloré (VB), La droite de Dieu. Vincent Bolloré, un milliardaire en mission, est le meilleur qui ait été écrit sur cette personnalité, sa psychologie, son emprise, son parcours. Et sur les raisons de sa domination sur un espace politique et médiatique qui, à quelques exceptions près, flatte, tremble et obtempère.
Non pas que tout, dans cet ouvrage, soit convaincant, même pour quelqu’un qui n’a jamais rencontré physiquement VB. À la fois orienté et intelligemment engagé, il a cette qualité fondamentale de ne jamais faire preuve de dérision ni de moquerie : il prend totalement et toujours au sérieux VB.
Ce qui est le moins acceptable est la description fouillée et précise de sa foi religieuse, des modalités qu’il affectionne et qui sont traditionnelles, conservatrices, ainsi que de ses choix politiques et de sa volonté de les voir incarnés par une personnalité conforme à ses désirs. Même sans discuter l’objectivité de la narration, on a envie de répondre : et alors ?
Ce glissement permanent d’idées – qui sont ce qu’elles sont, mais qui ont le droit d’exister dans la pluralité intellectuelle française – vers un opprobre subtilement évoqué est, à la longue, choquant. Comme si l’on passait sans cesse d’une liberté pleinement exercée par VB à une indécence dont il devrait avoir honte. Il semble que ce basculement, jamais maîtrisé par les deux auteurs, soit leur point faible.

En revanche – et c’est un apport fondamental -, on comprend bien mieux les motifs des comportements de VB dans certaines circonstances médiatiques, politiques et judiciaires ! Des clés nous sont proposées qui expliquent pourquoi, après des événements intimes aussi bien que professionnels, la personnalité de VB, certes toujours singulière, a pris un tour que beaucoup de ses soutiens, de ses fidèles, de ses admirateurs – j’en étais – n’ont plus approuvé. Officiellement, certes, il convenait de ne dire mot, mais, dans le secret, la lâcheté s’est lâchée !
Le livre montre que VB a poussé au paroxysme sa passion et son désir de liberté, mais pour lui seul, sans considération pour les télescopages que sa personnalité puissante, autarcique, dominatrice pouvait engendrer entre l’image noble et honorable qu’on lui prêtait, ses étranges complaisances à l’égard d’autres attitudes et son indulgence envers les transgressions, probablement parce qu’il n’était pas homme à les juger et que, pour certaines d’entre elles, il n’était pas sans avoir envie de les accomplir.
Ce qui est venu faire contrepoids à cet univers ô combien profane, c’est la religion selon VB. Il serait médiocre de se moquer de cet investissement sincère, authentique, dans le sacré, avec les personnalités, sulfureuses ou non, dont il a besoin, qui le rassurent et le conseillent, avec le souci et le respect de rites et d’ancrages que je peux comprendre mais qui ne sont sans doute pas suffisants pour chasser l’angoisse du futur, le mystère de la mort et de l’après, la conscience des fautes…
La personnalité de VB — homme de plaisir, homme de pouvoir, père aimant, écartelé entre la volupté d’une puissance jamais vraiment entravée et la hantise de n’être pas à la hauteur du seul jugement qui lui importera vraiment — exerce une fascination tout à fait compréhensible.
Il mène son existence, sur tous les plans, comme il l’entend, mais il devrait réfléchir à ce paradoxe qui tranche avec la vision qu’il aurait voulu donner de lui et qu’on aurait aimé pouvoir conserver : celle d’un homme libre, courageux, juste, capable d’apprécier autrui au-delà de ses préjugés, singulier au sein même des privilégiés de la vie et de la fortune.
Mais n’est-il pas devenu – le livre le met en évidence – un membre de la caste des puissants, quelle que soit leur moralité ?
Si seulement les lumières de toutes sortes pouvaient, de grâce, l’éclairer…
@ sylvain
Eh non Monsieur le dindon qui glougloute sottement, contrairement à vous je ne me cache pas sous un pseudo pour énoncer haut et fort certaines vérités… Et quand j’écris notamment en conclusion de mon post : « La priorité ne serait-elle pas, au contraire de ce que font la France et d’autres pays voisins, de mener une lutte sans merci contre cette nouvelle forme de traite humaine qui n’engendre que du malheur de part et d’autre ? », qui croyez-vous que j’interpelle (et par conséquent mets en cause) en parlant de la sorte, sinon les responsables qui détiennent les rênes du pouvoir au plus haut niveau ?
@ Mary Preud’homme le 13 septembre 2026
Passeurs, négriers, ONG, seuls responsables ??? Et Macron, et les juges gauchistes, et l’UE de La Hyène, et Bruxelles, et la gauche tout entière, qui se frottent tous les mains au spectacle de désolation, de ruine économique, d’invasion migratoire criminelle record, et ces trafics de narcos et de sang qui coulent dans nos rues en toute impunité et sous la protection de ces chefs d’État européens qui sont responsables de ce climat de haine, de crime, de terreur ?
Réveillez-vous, arrêtez de faire l’autruche !
@ Exilé le 12 septembre 2026
Tout à fait d’accord.
Il s’agit bien, dans l’Évangile, d’un étranger de passage et non d’une cohorte d’envahisseurs venus avec la complicité de passeurs négriers sans scrupules qui, après avoir pris toutes les économies de ces miséreux, leur faisant miroiter une vie idyllique en Occident, les ont lâchés sur nos côtes. Sans parler du rôle trouble des ONG qui, a minima, ne font qu’encourager ces dérives quand elles ne sont pas de mèche avec les passeurs.
La priorité ne serait-elle pas, au contraire de ce que font la France et d’autres pays voisins, de mener une lutte sans merci contre cette nouvelle forme de traite humaine qui n’engendre que du malheur de part et d’autre ?
Bolloré a les opinions qu’il a, c’est profond ça, il est contestable que ce soit un grand entrepreneur. C’est un oligarque, comme tous les grands patrons actuels, qui ne doit sa réussite qu’à notre pognon. Quant à ses opinions politiques, il professe ce qu’il veut, comme bien d’autres. Ce ne sont pas les miennes et contrairement à de pseudo-gauchistes qui se délectent des âneries de cette chaîne quotidiennement, il me semble, si on trouve les discours inconséquents, qu’il suffit de se servir d’un truc qui s’appelle la zapette, voire le bouton On/Off.
Il est croquignolet, Robert Marchenoir, quand il tente de remplacer l’Église catholique romaine en ses interprétations.
Puisqu’il tente de faire du peuple juif des défonceurs de tête à l’image du Premier ministre actuel en Israël, il démontre comme lui que l’extrême droite, prétendant protéger les populations, ne sait que les exposer aux extrêmes de la violence.
Il serait donc temps de tirer les enseignements anthropologiques du texte judéo-chrétien, évitant de les soumettre à ses obsessions de domination pour en comprendre l’évolution, évitant de prendre la partie pour le tout, définition exacte de l’hérésie que notre camarade ne cesse d’illustrer, pour justifier son suprémacisme pourtant parfaitement irrecevable au nom du texte judéo-chrétien.
Je tenterai donc de ne pas répondre aux éternelles invectives de ceux qui ne savent résister à leur pulsion destructrice et insultante, aux diffamations incessantes dont je fais l’objet, pour à nouveau indiquer ce que le texte nous indique et dont je ne suis manifestement que le si faible instrument, en conseillant de s’intéresser aux références croisées que la Bible, où je puise mes sources, conseille.
Là est le trésor qui permet de comprendre l’évolution proposée par la parole, qu’on la considère divine ou non, et qui décrit le phénomène religieux, connaissance de nous-mêmes qui évite de définir un dieu à notre image, pour lui substituer la réalité de notre condition d’avoir été créés à l’image d’un modèle qu’il nous est proposé d’imiter.
Chacun ici est libre de faire face comme il l’entend à cette réalité et de choisir son modèle, évitant de se prendre pour ce qu’il n’est pas pour toujours finir par servir le modèle menteur et meurtrier qui se permet de juger les personnes, pour asseoir une domination aussi illusoire que de se croire tout-puissant.
On comprend ici quel est l’objet et quel est le projet de substituer l’amour à la violence.
L’amour détruit tout mensonge et permet de faire face à notre réalité de persécuteur.
Il est le chemin de la seule protection à même de nous garder de nos désirs destructeurs, cette main tendue qu’un athée ici a si bien formulée comme seule à même de nous sortir du néant de la mort, pour accepter d’être, pour ce tout petit temps qu’est notre vie personnelle, des serviteurs de la vie alors potentiellement envisagée, au-delà de nos minuscules personnes, comme éternelle.
@ Exilé le 12 septembre 2026
Cela s’appelle le syndrome de Noé. le « trop d’amour à donner » ne s’applique pas qu’aux chats hélas, avec des conséquences autrement plus graves.
@ Aliocha – le 12 septembre 2026
« Le Nouveau Testament accomplit l’Ancien.
« 34 Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l’aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu. »
https://saintebible.com/leviticus/19-34.htm »
« Dont acte, Robert Marchenoir : une seule fois, accordez vos actes à vos paroles ! »
Sur ce coup, je vous réponds, non pas parce que cela aurait le moindre sens de s’adresser à un malade mental dénué de raison, rongé par la haine et inaccessible à toute discussion, mais parce que votre argument, hélas, est universellement répandu à gauche.
Exilé vient d’expliquer très précisément pourquoi votre propos est malhonnête, et moi-même je l’ai fait à de nombreuses reprises ici – sans bien sûr que vous n’en teniez le moindre compte, avec l’étanchéité totale à l’Autre qui vous caractérise. Cela vaut malgré tout la peine de répéter l’explication à l’intention des lecteurs de ce blog doués de raison, car hélas, même l’Église diffuse ce répugnant tripotage.
Le verset biblique que vous citez, ainsi que de nombreux autres enseignements de l’Écriture et des Pères, portent évidemment sur l’étranger de passage, et non sur des populations entières se livrant à une invasion de fait d’une nation non consentante.
Cette prescription n’est d’ailleurs pas spécifique au christianisme. Elle correspond tout simplement à la loi d’hospitalité en vigueur dans d’innombrables sociétés traditionnelles.
Celle-ci s’énonce simplement : l’honneur oblige à recevoir l’étranger de passage en lui offrant le gîte et le couvert, et à le traiter mieux qu’on ne se traiterait soi-même.
Figurez-vous qu’il y a encore des gens qui pratiquent cela. Mais vous n’en entendez jamais parler, car ce n’est pas dans « les médias ». Comme je vous l’ai expliqué il y a peu, la charité se fait en silence.
La gauche – et vous-même ici – pervertissez cette admirable tradition en prétendant qu’elle impose d’accepter l’immigration de masse, et de surcroît de lui assurer l’assistanat socialiste. C’est évidemment un grossier mensonge de propagande.
Il y a une bonne raison pour laquelle l’Église de jadis était réticente à ce que la multitude ait librement accès à la Bible, sans l’intermédiaire des autorités ecclésiastiques : en saisir le sens exige un minimum d’intelligence et de connaissances. Il faut être capable de la replacer dans son contexte historique et religieux. C’est incompatible avec le copié-collé frénétique d’Internet.
L’étranger auquel fait allusion la tradition chrétienne est évidemment :
– Un étranger présent légalement sur le territoire. Si le Roi, le Grand Prêtre ou le président de la République lui a interdit l’accès du pays, il a tout juste le droit d’être pendu par les pieds jusqu’à ce que mort s’ensuive.
– Il est tout seul. Il ne vient pas avec sa smala.
– Il est de passage. On l’accueille pour une nuit et pas davantage. Après ça, il prend ses petites affaires et il se casse. L’hospitalité est destinée aux voyageurs (aujourd’hui, on les appellerait des touristes) : elle ne s’adresse pas à des immigrants.
– Il est pacifique, gentil, loyal et soumis. Il dit bonjour à la dame, il s’essuie les pieds sur le paillasson et il se répand en remerciements. Il ne met pas son rap de m… à fond sur son téléphone portable, il ne tripote pas la fille de la famille et il ne fait pas de réflexions sur la bouffe qui n’est pas assez halal ou la salle de bains qui n’est pas assez spacieuse.
– Il passe un étranger à chaque fois qu’il pleut des pierres plates. En l’an moins 25 000 et des brouettes où la Bible fut écrite, le billet d’avion à 25 euros n’existait pas. On parle d’une époque où l’arrivée d’un étranger était un événement exceptionnel. Il n’est évidemment pas question d’ouvrir sa masure à un gazier de passage soir après soir. Sinon, on fait Airbnb.
– On a les moyens de nourrir l’étranger en question. L’hospitalité implique certes de traiter l’invité au moins aussi bien que soi-même et idéalement mieux, mais cela ne doit pas conduire à mettre en péril sa famille et soi-même. À l’impossible nul n’est tenu.
Je n’ai pas besoin de m’étaler sur la perversité qu’il y a à exploiter cette tradition ancestrale, ancrée ou non dans la religion, pour imposer l’installation définitive et subventionnée, tous les ans, de centaines de milliers d’indésirables haineux, hostiles et violents.
De plus, les Juifs installés en Égypte selon la Bible ne faisaient pas sauter les pyramides, n’exigeaient pas le RSA et ne décapitaient pas les scribes locaux. Ils étaient esclaves.
Et ça les contrariait profondément. Ils ont fait des pieds et des mains pour se barrer. Ça aussi, c’est dans la Bible, mais vous avez omis de nous citer ce passage. En d’autres termes, ils se sont remigrés tout seuls. Si vous voyez ce que je veux dire. Et puis deux ou trois ans après, ils ont fondé une nation qui s’appelle Israël et qui défonce la tête des ordures qui prétendent à nouveau les réduire en esclavage. Okay ?
Une fois de plus, on voit à quel point le mensonge est le pilier du communisme, à quel point c’est une disposition d’esprit qui structure toute la mentalité de gauche. Il ne faut pas hésiter à réfuter encore et encore les mensonges de ces gens-là, tellement des personnes de bonne foi les ont assimilés instinctivement à force de siècles de propagande.
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Note : rien que pour rigoler, il convient de citer le verset qui précède directement celui cité par le tripoteur Aliocha. Le Lévitique dit certes : « L’étranger qui réside avec vous sera comme un compatriote et tu l’aimeras comme toi-même », mais il dit juste avant : « Si un étranger réside avec vous dans votre pays, vous ne le molesterez pas. » Il va sans dire que si lui commence par vous molester – ce qui est le cas avec l’immigration qui nous afflige -, la prescription tombe, et le gus se prend une mandale dans la figure avant d’être raccompagné à la frontière avec perte et fracas – s’il a la chance de survivre à la fureur populaire.
Confirmation que les procédés de manipulation de la gauche sont d’une incroyable grossièreté. Non seulement ces gens oeuvrent à notre perte, mais en plus ils se moquent de nous.
@ Marc Ghisnsberg
La tentative des identitaires américains, notamment catholiques, dont Bolloré est la déclinaison française, est considérée comme hérésie par l’Église catholique romaine, alliée à la République en cette circonstance.
Il est indispensable, pour mieux lutter ensemble contre ces archaïsmes barbares et surpuissants, d’être renseigné sur ces sujets qui menacent sérieusement nos démocraties, continuant à défendre cette liberté indispensable qui permet de croire ou non dans l’écoute mutuelle et le respect de chacun.
@ caroff
le 12 septembre 2026
Super bien analysé et tellement vrai ! Je kiffe à donf ce que vous écrivez bien mieux que moi. Pov’ gauchiasses, ils en prennent plein leur calbut ! Après l’AfD, ils n’ont plus que Carcassonne à se mettre sous la dent : pas très glorieux comme programme. De profundis, bien profond !
@ Exilé
Vous ne devriez pas vous faire manipuler par la propagande marchenoirienne, application des méthodes trumpiennes que par ailleurs il dénonce, de répondre par la diffamation quand il est mis face à sa contradiction.
Je ne suis pas contre le contrôle migratoire, mais simplement pas au nom de la supériorité d’une race sur l’autre, que notre ami a voulu ici justifier par une différence supposée entre Ancien et Nouveau Testament, alors que l’autre accomplit l’un.
La citation servait donc à démontrer que sa référence est fausse, comme hélas si souvent chez notre camarade, qui détruit sa propre pensée mieux que personne.
J’ai une idée de génie (que je suis) : dans les programmes LFI-EELV, je leur propose une loi interdisant le prénom JEAN-MARIE à tous les nouveaux bébés et obligeant ceux qui le portent déjà à en changer. Ça devrait plaire à Sandrine Rousseau, Panot, Obono, des génies elles aussi.
JEAN-MARIE ? Quelle horreur ! Ça nous rappelle ce JEAN-MARIE LE PEN de sinistre mémoire, ce facho, ce nazi, ce raciste, ce xénophobe, ce Blanc de souche catho ! Et, de plus, ça heurte les nouveaux arrivants qu’on se doit de bien accueillir : Ali, Momo, Ahmed, des prénoms plus « nouvelle Frôôônce », plus colorés, plus exotiques que ce prénom maudit et honni des Zeures SSombres du FN/RN, avec ses bruits de bottes au pas de l’oie à 6 heures du mat’ dans la cage d’escalier, ses bras tendus, ses poustaches karrées sous le nez…
Au fait, qui connaît le prénom du policier RN de Carcassonne ? Ne serait-ce pas JEAN-MARIE ?? Je l’savais : un génie, j’vous dis !
@ Aliocha le 12 septembre 2026
« 34Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous (…) »
Oui, mais UN étranger et UN indigène et non pas un million débarqués du jour au lendemain, car alors il s’agit d’une invasion et l’amour, même le plus élevé et le plus sublime, atteint vite ses limites pratiques…
@ Exilé
Oui, la même méfiance vaudrait pour un républicanisme, mais le mot d’Alain Bauer vise une sacralisation, pas une théologie constituée.
Mais précisément, ce n’est pas la religion que je visais, c’est la structure du mandat. Ce que je redoute, ce n’est pas de croire en Dieu, en la République ou en l’Histoire, c’est de se croire investi par eux, au point que la contradiction devienne un blasphème et l’adversaire un hérétique. Un républicain qui se pense simple citoyen parmi d’autres, révocable, discutable, minoritaire un jour, majoritaire le lendemain, ne pose aucun problème. Un républicain qui se pense dépositaire d’une vérité qui le dispense de l’urne et du débat en pose un, de la Terreur de Robespierre aux avant-gardes éclairées de tous les totalitarismes du XXᵉ siècle, la République a produit ses propres croisés.
Le républicanisme institutionnel a d’ailleurs ceci de salutaire qu’il s’organise contre lui-même : élections, alternance, séparation des pouvoirs, contre-pouvoirs. Il institutionnalise le doute. C’est exactement ce que ne fait jamais une mission divine.
Donc non, je n’exempte personne par principe, ni le religieux, ni le laïc, ni le maçon. Je me méfie de la certitude d’avoir raison contre le monde. Peu importe le nom qu’elle se donne.
@ Marc Ghinsberg le 11 septembre 2026
« Je me méfie, par principe, de ceux qui se réclament avec insistance d’une religion, quelle qu’elle soit »
Même s’il s’agit de la religion – ou anti-religion – qu’est de fait le « républicanisme » ?
« La franc-maçonnerie est la religion de la République » (Alain Bauer)
Le Nouveau Testament accomplit l’Ancien.
« 34Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l’aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu. »
https://saintebible.com/leviticus/19-34.htm
Dont acte, Robert Marchenoir : une seule fois, accordez vos actes à vos paroles !
Grâce à la recension par Philippe Bilger de ce livre écrit par deux journalistes inscrits franchement à gauche, donc dans un camp qui honnit l’ignoble Bolloré, je vais économiser une vingtaine d’euros.
Bolloré est un visionnaire, un grand entrepreneur, un grand chrétien qui a décidé de mettre une partie de sa fortune au soutien du conservatisme, vous savez, ces choses si belles qu’on éprouve l’envie de ne pas les perdre…
Il est donc logique qu’il déchaîne autant d’attaques de la meute progressiste dont il se moque comme d’une guigne :
https://www.youtube.com/watch?v=Y0rJ_SUAEGg
Auditionné par la commission d’enquête parlementaire, il eut l’occasion d’expliquer sa stratégie à Canal Plus et d’indiquer quel était le moteur de son action avec brio et décontraction.
On peut ajouter que grâce à lui, les Français peuvent avoir accès à une information constamment maquillée par le camp du bien…
Ce n’est pas parce que de plus en plus de Français écoutent et lisent CNews, Europe 1 et le JDD qu’ils sont devenus « fachos », c’est parce que ce sont les seuls médias qui osent évoquer les énormes failles de sécurité affectant notre pays.
Exemple : pendant que des citoyens se font trucider par des migrants, la majorité des chaînes de télévision ont fait leurs choux gras des commentaires stupides et racistes d’un flic de Carcassonne pendant plusieurs jours.
Personne n’est dupe et tout le monde sait…
Bravo à Philippe, Bolloré est bien un homme libre, courageux et juste.
La preuve ? C’est le harcèlement, l’inquisition permanente, les caricatures, les calomnies, les insultes, les menaces qu’il subit de la part de cette gauche bourrée de haine, odieuse, infecte, ignoble racaille facho-gauchiste nazislamiste, jalouse de son succès. Pas la peine de disserter des heures, tout ce que je dis suffit à cerner cette gauche envieuse des riches.
Dans notre pays encore très soviétisé, les riches gênent, la gauche a pour mission de paupériser un max une population de loqueteux dans le but d’en faire un électorat de losers ringards, relous, has-been, révolutionnaires d’opérette, électeurs moutons soumis, cocufiés par leurs gourous gauchistes, une vraie secte diabolique de zombis décervelés.
Exemple de très riches de gauche qui clament haut et fort : « Je n’aime pas les riches », dixit Hollande…
Voilà le portrait de cette gauche machiavélique, diabolique, qui manipule les pauvres, les migrants, les SDF, complice des délinquants, de la ruine économique, du climat d’insécurité record, une gauche monstrueuse qui va réussir à acheter définitivement notre pays en phase terminale, à moins que des winners comme Bolloré réussissent à ramener à la raison cette population anesthésiée, droguée par cette idéologie crasseuse gauchiste.
@ Patrice Charoulet – le 11 septembre 2026
« Qu’il soit catholique est son droit le plus strict. Il a mal lu le Nouveau Testament. Où est-il écrit dans le message évangélique qu’il faut favoriser le racisme, la xénophobie et les tenants de l’extrême droite ? »
Votre fausse candeur est lassante. Vous avez tenu à nous déclarer votre désintérêt pour la religion et votre insistance à ce qu’elle se tienne hors de l’espace public. Et maintenant, vous venez nous donner des leçons de Nouveau Testament ?
Si vous commencez à faire votre Aliocha, il va falloir vous informer que le Nouveau Testament ne constitue qu’une toute petite partie de la Bible. Et que c’est l’ensemble qui compte. La Bible, ce n’est pas le Coran. Les versets les plus récents n’abrogent pas les plus anciens.
Le Nouveau Testament ne dit pas qu’il faut favoriser le racisme et l’extrême droite (ni l’inverse, d’ailleurs), parce que ces concepts étaient inconnus à l’époque. La notion de droite et de gauche n’a émergé qu’à la fin du XVIIIe siècle. Quant au mot racisme, que vous aimez tant, il n’a été inventé qu’au début du XXe. Vous n’avez pas un dictionnaire sous la main pour vous apprendre tout ça ?
Enfin, Vincent Bolloré n’est pas « xénophobe ». La xénophobie consiste en une aversion de principe envers tous les étrangers quels qu’ils soient. Les opposants à l’immigration peuvent avoir d’excellents amis juifs, je veux dire qu’ils n’ont aucune aversion de principe envers tel ou tel étranger pris individuellement. Ils s’opposent à l’immigration de masse, ce qui est une tout autre affaire. L’anti-immigrationnisme est une position politique rationnelle et argumentée, la xénophobie est un sentiment individuel instinctif. L’anti-immigrationniste combat l’invasion de cultures inassimilables et hostiles, le xénophobe tord le nez même face à un Américain descendant de Washington. Absolument rien à voir.
Bolloré dirige des entreprises qui ont une forte implantation internationale, il a donc sans cesse des rapports avec des étrangers, ce qu’il ne ferait pas s’il était xénophobe. Le qualifier ainsi est stupide et calomnieux.
Le principal inventeur du mot racisme est Magnus Hirschfeld. Ce fut l’un des premiers à l’employer et c’est certainement celui qui l’a popularisé. Juif allemand homosexuel, il a écrit un livre portant ce titre en 1933, l’année où Hitler est arrivé au pouvoir. Connaître Magnus Hirschfeld est fondamental pour comprendre la nature et la nocivité de l’idéologie « anti-raciste ».
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Hirschfeld n’est pas seulement un Juif qui n’était pas tout à fait d’accord pour qu’Hitler le pousse dans un four. Il fut surtout le précurseur de l’idéologie « woke ». Son livre Rassismus, qui n’a été publié qu’après sa mort, et en anglais, n’a rien à voir avec une simple critique de l’antisémitisme nazi. Il y énonçait, dès 1933, la position extrémiste et proprement délirante qui n’est devenue dominante que de nos jours, selon laquelle les races n’existent pas (*). Il faudrait d’ailleurs éradiquer le mot, écrivait-il dans Rassismus, en même temps qu’il citait Mussolini (eh oui…) : « La race est un sentiment, pas une réalité ». (**)
Outre qu’on reconnaît là le célèbre « sentiment d’insécurité » contemporain, fortement lié à une réalité bien concrète, à savoir la race, Rassismus comporte aussi un chapitre étrangement consacré à l’homosexualité. Quel rapport ?
Magnus Hirschfeld était, avant tout, un homosexuel militant. À lire ses positions extrêmes, on le qualifierait rétrospectivement de LGBT. Sexologue de métier, il avait fondé à Berlin, en 1919, un Institut pour la recherche sexuelle, et, deux ans plus tard, une Ligue mondiale pour la réforme sexuelle. La plupart de ses ouvrages sont consacrés à la sexualité, et notamment à l’homosexualité. Une chaîne de journaux américaine lui donna le sobriquet « d’Einstein du sexe ».
Là encore, il ne se contenta pas de militer pour l’abolition de la loi qui criminalisait l’homosexualité en Allemagne. Il révéla, contre leur gré, l’homosexualité de telle ou telle personnalité. « L’outing » avec quatre-vingts ans d’avance… Un général avait intenté un procès en diffamation à un journaliste qui l’avait accusé d’une relation homosexuelle avec un haut diplomate : il a témoigné, au procès, que l’officier était homosexuel.
Il se fit le promoteur actif des… « transgenres », déjà. Il a inventé les mots « travesti » et « transsexuel ». Démodant avec un siècle d’avance le sigle LGBTQIA+, il a prétendu identifier… 64 types différents d’orientation sexuelle, sur une échelle continue allant du masculin au féminin.
Son obsession sexuelle virait au malsain : il a visité les « zoos humains » de son époque pour s’enquérir des pratiques sexuelles des races étrangères… qui n’existaient pas, bien entendu.
Son livre Rassismus comporte non seulement un chapitre entier cherchant à banaliser l’homosexualité, mais un plaidoyer en faveur du métissage. Entre races qui n’existent pas, donc. Une guerre raciale mondiale se profile, énonçait-il déjà avec une stupéfiante capacité d’anticipation (il ne parlait pas de l’antisémitisme nazi, mais de la révolte de ce qu’on appellerait aujourd’hui le Sud). La solution ? Le « pan-humanisme », ce qu’on appellerait le mondialisme de nos jours : nier l’existence des races, tout en s’efforçant de les éradiquer par le métissage généralisé.
Même son préfacier le reconnaît. Après avoir indiqué que l’auteur était incontestablement « de gauche », il conclut ainsi : « L’objectif le plus important de Magnus Hirschfeld était de remédier à l’inutile misère sexuelle d’une grande part de l’humanité. Il a compris que la réforme sexuelle était impossible sans une révolution économique et politique préalable. »
Cela pour présenter un livre intitulé Racisme…
On mesure l’ampleur de l’arnaque. L’inventeur même du mot était un déséquilibré mental, qui souffrait tellement de son homosexualité qu’il a consacré sa vie à nier les réalités biologiques de la race et du sexe, tout en militant pour un nazisme inversé consistant à métisser le monde le plus vite possible. Reflet de sa mythomanie concernant une continuité imaginaire entre le masculin et le féminin. On retrouve là la rage des LGBT contemporains à prétendre que la totalité de l’humanité est à leur image.
Et les « racistes » d’origine contrôlée, alors ? Eh bien, dans le fameux Essai sur l’inégalité des races humaines d’Arthur de Gobineau, le mot racisme… est introuvable.
Qu’en est-il des véritables anti-racistes ? Les Blancs qui ont aboli l’esclavage aux États-Unis, en Angleterre, en France, qui sont allés jusqu’à risquer leur vie par l’intervention militaire dans ce but ? Eh bien, ils ignoraient, eux aussi, l’usage du mot racisme.
On voit donc bien que « l’anti-racisme » actuel n’est nullement une tentative d’empêcher l’extermination pour des motifs raciaux, ni même pour empêcher la discrimination à l’entrée des discothèques et encore moins pour établir l’égalité des « droits civiques ». Institué pour empêcher la répétition du génocide racial nazi, il s’est transformé en entreprise gauchiste révolutionnaire visant à éradiquer la nature humaine. Et le ver était dans le fruit avant même la catastrophe nazie, réellement raciste, elle.
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(*) Avant, bien sûr, que les races allogènes ne soient devenues si présentes, sur le sol français, que des députés noirs genre Bally Bagayoko, Aly Diouara ou Carlos Martens Bilongo commencent à dire ouvertement que leur but est de mettre leur race au pouvoir – point à partir duquel les races commencent curieusement à redevenir réelles dans la bouche des « anti-racistes ».
(**) N’oublions pas les racines gauchistes du fascisme. Mussolini a commencé par diriger un journal marxiste.
Bolloré, un homme libre, courageux et juste ?
Philippe Bilger aurait-il perdu la raison ?
N’enviez pas les riches….
Être riche : quelle misère…
Quand t’es riche, dans ta belle villa au bord de ta grande piscine, tu t’em*erdes grassement tout en te demandant comment tu vas faire pour garder tout ça….
Le riche a toujours dans son environnement quelqu’un de plus riche que lui qui veut le bouffer tout cru…..
Tandis qu’être pauvre… c’est le pied…!!
Suffit de trouver une bonne vieille barre HLM avec vue sur voitures calcinées et seringues de shit.
Il est indispensable de s’élever contre les mouvements identitaires qui instrumentalisent le texte judéo-chrétien, qu’ils soient évangélistes, orthodoxes ou catholiques.
Tous tentent de dissimuler la révélation propitiatoire incluse dans le texte.
Or, celle-ci dénonce l’utilisation qu’ils font de la religion, qui voudrait s’approprier la définition d’un dieu pour justifier leur domination.
Le texte nous apprend que cette définition est fausse pour y substituer celle d’un Dieu d’amour, qui offre son fils à la violence des humains pour leur signifier leur méprise.
Les athées sont plus proches de la réalité que ceux qui en sont encore à la définition humaine de dieu. Il leur reste à ne plus expulser le texte qui enseigne la réalité de notre fonctionnement religieux, c’est-à-dire relationnel, pour éviter de retomber, par méconnaissance, dans la violence fondatrice des sociétés humaines, complices alors des chrétiens identitaires en l’occultation de ce qui n’est qu’une connaissance de notre fonctionnement humain.
C’est exactement le point où nous en sommes en Occident, celui où il devient possible, dans le cœur des individus, de séparer le poison du remède. Quand l’ordre ancien fondé sur le mensonge meurtrier du sacrifice n’est plus envisageable, il ne reste aux individus que le choix de maîtriser personnellement leur violence.
Là est l’objet de la démocratie, qu’il s’agit de défendre aujourd’hui plus que jamais, forts de la connaissance historique éclairée par le texte, qu’on le considère d’origine humaine ou non, face à ceux qui voudraient en refaire la justification de leur violence.
« En nous ôtant nos béquilles sacrificielles, le Christ nous met face à un choix terrible : ou croire en la violence, ou ne plus y croire.
Le christianisme, c’est l’incroyance. » (R. Girard, Achever Clausewitz)
Dont acte !
Qu’il soit catholique est son droit le plus strict. Il a mal lu le Nouveau Testament. Où est-il écrit dans le message évangélique qu’il faut favoriser le racisme, la xénophobie et les tenants de l’extrême droite ? C’est le seul milliardaire français qui a fait ce choix surprenant.
Personnellement, la vie et les convictions de Vincent Bolloré ne m’intéressent pas. Il vit dans un monde qui n’est pas le mien. D’ailleurs, il s’exprime très peu dans les médias (les siens, bien sûr). Depuis sa tour d’argent, il préfère laisser cette besogne à ses employés zélotes, qui ne ménagent pas leur peine pour défendre ses thèses clairement réactionnaires.
Pourtant, parmi les chroniqueurs et éditorialistes de CNews, je reconnais que certains sont plutôt bons. Je pense à Mathieu Bock-Côté et Charlotte d’Ornellas, dont les éditos sont à mille lieues de ceux de Pascal Praud et Eliot Deval, qui ne brillent pas par leur subtilité.
Les émissions que j’apprécie sur CNews sont le débat entre G.-W. Goldnadel et Julien Dray le dimanche soir et l’émission consacrée à Philippe de Villiers le vendredi soir, même si je ne partage pas ses idées quelque peu surannées.
Mais il faut savoir écouter les opinions différentes des siennes quand elles sont bien exprimées : on y apprend toujours quelque chose. Rien n’est pire que de se laisser enfermer dans ses convictions.
J’aime bien l’esprit constructif et d’entreprise des commentateurs, basé sur la haine recuite et la jalousie :
Vivement que, pour eux, le pognon pousse comme une tomate dans un bac à légumes.
On sort le sécateur à pognon et on coupe un bout de billet de 100 euros.
La vie, comme dans Plus belle la vie.
Il n’y a rien de fascinant ni de tragique dans le parcours de Vincent Bolloré : seulement l’exercice brut et décomplexé de la puissance financière. Se retrancher derrière la sincérité d’un engagement religieux ou la quête de repères spirituels constitue une posture commode. Les rites et la dévotion ne lavent ni la brutalité des méthodes d’affaires, ni la mise au pas systémique des médias tombés sous son contrôle.
Prétendre voir en lui un « homme libre » et singulier relève de la cécité volontaire. Sa liberté s’arrête là où commence le dogmatisme d’un empire qui instrumentalise la culture et l’information pour imposer son agenda idéologique. En étouffant la contradiction et en s’entourant d’influences réactionnaires, il n’a rien d’un esprit éclairé ; il incarne la dérive d’un oligarque qui confond ses hantises personnelles avec la marche du monde.
Soyez pas jaloux de ce héros de la réussite, calmez-vous ça va bien se passer !
Et alors ?
Personne n’oblige Vincent Bolloré à porter sa foi en bandoulière. Nul ne lui conteste le droit d’être catholique, d’assister à la messe, de fréquenter tel ou tel milieu religieux, ni même d’avoir des convictions conservatrices. La liberté de conscience n’est pas en cause. Ce qui l’est, c’est le passage de la conviction intime à l’usage public et stratégique de cette conviction. Dès lors qu’un homme d’une telle puissance fait de sa foi un élément central de son action, qu’il met ses médias, son think tank, ses relais politiques et son capital au service d’une « mission » de rechristianisation, on ne peut plus s’abriter derrière un simple « et alors ? ». Une foi devenue programme, levier et justification cesse d’être une affaire privée. Elle entre dans le débat public et, à ce titre, elle prête au commentaire.
Elle peut aussi légitimement susciter des inquiétudes.La différence avec Bruno Retailleau est éclairante. Celui-ci ne dissimule pas ses convictions religieuses. Il les assume, parfois ostensiblement. Mais il ne se présente pas comme l’instrument d’un dessein surnaturel. Il ne dit pas, et ne semble pas croire, qu’il lui faudrait gagner le paradis en reconquérant la France. Il reste dans le registre du politique, avec ses limites, ses compromis et sa responsabilité devant les citoyens, non devant le Jugement dernier. Entre un croyant qui agit dans la cité et un homme persuadé d’avoir reçu une mission divine, il y a plus qu’une nuance de style. Il y a un changement de nature.
Je me méfie, par principe, de ceux qui se réclament avec insistance d’une religion, quelle qu’elle soit, dès lors que cette référence cesse d’être une boussole intérieure pour devenir un mandat. Rien n’est plus dangereux que l’homme convaincu d’agir pour son salut, certain d’avoir Dieu à ses côtés, persuadé d’accomplir une mission qui le dépasse et le justifie. Chez celui-là, la fin tend toujours à absoudre les moyens. La contradiction, la critique, le droit des autres, la prudence démocratique deviennent secondaires. Ce qui compte, c’est l’œuvre à accomplir.
Alors, on peut respecter la foi de Vincent Bolloré. On n’est pas tenu de s’incliner devant sa théologie du pouvoir.