Depuis 2017, le bilan politique, économique, social et régalien d’Emmanuel Macron n’est pas éblouissant. Pas plus que ne l’est la place de la France sur la scène internationale.
Et la situation s’est encore dégradée après sa réélection et la dissolution calamiteuse.
Ce billet n’aura pas pour objet de défendre le président, mais d’expliquer brièvement les raisons d’un désamour d’une telle ampleur qu’il dépasse même la dénonciation politique la plus sévère. On en est à se féliciter, dans le dernier sondage (Ifop), d’une minime élévation à 20 % !
Rien de ce qu’il fait ni de ce qu’il est ne trouve grâce aux yeux d’une majorité de concitoyens. Il est tourné en dérision, humilié, parfois par ceux-là mêmes qui lui doivent tout.
Bien sûr, son destin présidentiel s’achevant en 2027, on agit depuis longtemps comme s’il n’était déjà plus là. On conteste, dans sa personnalité, jusqu’aux qualités éclatantes et réelles qu’elle comporte, même si l’on peut, à juste titre, regretter qu’il n’ait pas eu la volonté de son intelligence, le courage de sa volupté à manier les concepts, la détermination opératoire d’un esprit noyé dans – et par – les « en même temps ».
Mais trop, c’est trop. C’est comme s’il était jugé en faisant l’impasse sur son environnement national, sur le bruit et la fureur du monde. Comme s’il était forcément coupable de chacune de ses réactions, sans qu’on tienne jamais compte des attaques, agressions, initiatives ou humiliations de ses prétendus partenaires, de ses authentiques ennemis. Lorsqu’un Poutine ne le respecte pas, c’est ce tyran que j’estime non respectable.

Dans cette descente fatale, tristement irréversible, en attendant un miraculeux redressement en 2027, le pire est ce sadisme – je crains par moments de l’avoir moi-même applaudi – avec lequel beaucoup de Français de tous bords jouissent littéralement de la manière dont leur président est ridiculisé, selon eux, sur la scène internationale.
J’ai honte de cette indécence qui conduit certains médias et une part des citoyens à multiplier les hyperboles à l’égard d’un Donald Trump caractériel, fluctuant et erratique, simplement parce qu’il vient, indirectement, avec ses plaisanteries et sa dérision, amplifier et satisfaire l’hostilité majoritaire à l’encontre d’Emmanuel Macron ; lui qui se cogne, telle une abeille, à la vitre de la démocratie, et ne sait comment se sortir d’une nasse implacable.
Il résiste à Trump : on l’accable.
Il cherche à stimuler l’Europe : on ridiculise ses efforts.
C’est lui qu’on taxe d’impuissance quand nombre de ses partenaires sont moins allants que lui.
Et pourtant, auprès de Volodymyr Zelensky, il demeure l’incarnation d’une certaine idée de l’honneur.
Parce que la France est aujourd’hui une puissance moyenne, on en vient à dénigrer la parole du président. Pourtant, il fait avec ce dont il dispose et ne saurait être moqué parce que sa résistance s’ajuste aux forces réelles – et aux limites – de notre nation, sur tous les registres. Il pâtit de faiblesses dont il porte certes une part de responsabilité, mais il ne peut, à lui seul, endosser tout le poids d’un passé français défaillant.
Lorsqu’il partira en 2027, je ne le regretterai pas. Mais je n’ai jamais supporté l’injustice.
Qu’on le traite dignement, sans haine, jusqu’au bout. Il est encore, pour quelque temps, notre président et la voix de la France.
@ Serge HIREL
Le texte que vous pensez être de Védrine est celui de Barrot, dans le même exposé.
Votre détestation des personnes ne devrait pas vous empêcher de les entendre.
Sans dénigrer Sansal, vous ne pouvez comparer une petite vidéo promotionnelle avec un exposé de quarante minutes : le ministre — vous vous en seriez aperçu si vous l’aviez lu ou écouté — cite lui aussi Camus :
« Esprit de résistance de L’Homme révolté de Camus, qui nous rappelle qu’“aussitôt que la révolte, oublieuse de ses généreuses origines, se laisse contaminer par le ressentiment, elle nie la vie, court à la destruction et fait se lever la cohorte ricanante de ces petits rebelles, graines d’esclaves, qui finissent par s’offrir sur tous les marchés d’Europe à n’importe quelle servitude. Elle n’est plus révolte ni révolution, mais rancune et tyrannie.” »
https://www.youtube.com/watch?v=MIl0G9o4FAc
@ Vamonos le 30 janvier 2026
En même temps ce n’est pas d’hier qu’elle lui a tapé dans l’oeil !
Le Grand Danger qui nous menace, ce sont ces extrêmes fachos gauchistes néonazis, racistes anti-blancs, woke dégénérés, racialistes indigénistes, tribus de racailles de banlieues, d’islamistes qui emplissent les prisons, les autres multirécidivistes multi-relaxés multi-impunis continuant à propager haine, terreur, délits, crimes, agressions, cambriolages avec la bénédiction des islamo-gauchistes, des juges de gauche, du pouvoir lui-même.Les anciens nazis avaient commencé leurs exploits criminels comme toute cette nouvelle race criminelle qui hante le pays soumis, terrorisé, à genoux, pendant que notre paltoquet s’est donné pour mission de prendre la relève de B.B. au Groenland.
Pauvres bébés phoques, ils vont vite en avoir marre de se faire tripoter.
Les lunettes noires cachent peut-être le coquard infligé par la prof de théâtre pendant une querelle conjugale, quelle rigolade !
@ Aliocha le 28 janvier
Pourquoi perdre du temps à lire les propos d’un ministre définitivement disqualifié par sa gestion calamiteuse et indigne de la prise d’otage que le dirigeant algérien, qui hait la France, a fait subir à notre compatriote Boualem Sansal ? Barrot n’est que le fils de son père, européistes forcenés l’un et l’autre. La souveraineté, il ne l’imagine qu’européenne, et la France, dans son rêve, est aux ordres de « Bruxelles ». Barrot ne mérite qu’un large, un très large détour.
Hubert Védrine est d’une tout autre trempe. Bien qu’il ait été très proche de Mitterrand, il a su conserver une réelle ouverture d’esprit et son parcours diplomatique — « mêlant le pragmatisme mitterrandien et l’exigence gaullienne », a dit Jacques Chirac — l’a toujours conduit à promouvoir la souveraineté nationale, sans renier pour autant une évolution de l’Histoire vers une Europe unie. Aujourd’hui encore, ses avis sont écoutés, sauf peut-être à l’Élysée, où l’on préfère l’agressivité verbale avec l’un, la soumission honteuse avec l’autre, à la diplomatie discrète qui apaise en douceur les conflits.
Le texte d’Hubert Védrine que vous citez résume bien à la fois son attachement à la France et sa vision du rôle de l’Europe. Qui pourrait nier que ce point de vue mesuré, bien loin du projet fédéraliste de l’actuelle Commission, est acceptable par quiconque se considère européen — mais pas trop — tout en étant d’abord pleinement citoyen français ? Chacun chez soi, une cour commune, un cadre réglementaire assurant une économie prospère et des frontières ouvertes, mais bien gardées… Hélas, depuis Maastricht, et encore plus aujourd’hui, nous n’en prenons pas le chemin.
PS : Cet extrait du discours que Boualem Sansal a prononcé lundi à l’occasion de la réception organisée en son honneur à la mairie de Strasbourg vaut mille fois celui du ministre qui l’a laissé croupir dans les geôles du FLN. Écoutez-le… Lui est un homme debout… l’autre est à plat ventre…
https://www.dna.fr/videos/boualem-sansal-a-strasbourg-la-paix-va-fleurir-de-partout-35zsxvk?playlist=qlsfp5
@ Serge HIREL le 28 janvier 2026
« Acrimonie »… Moi, jamais ! Ce type me fascine, il me rappelle Joseph Fouché, qui a été un personnage complexe et fascinant.
Ministre de la Police pendant quinze ans, président du Gouvernement provisoire (quinze jours), il a été l’alter ego de Talleyrand.
Fouché a réussi à maintenir une position de proche du pouvoir sans l’exercer, ce qui lui a permis de naviguer à la fois dans la Révolution, l’Empire et la Restauration.
Du Gégé dans le texte, une autre époque, j’adore le Dodu (on m’a reproché « l’Obèse »), pourquoi pas. Un sacré personnage, combien doivent rêver de le remplacer, en silence ; faut pas insulter l’avenir non plus.
Pour la 3e année consécutive, nous régressons : le PIB par tête d’habitant baisse, c’est aussi de leur faute, responsables de rien, eux aussi. Quand le pays va-t-il enfin se débarrasser de ce poids ?
Que soit gardé juste ce qu’il faut, la juste suffisance : un par département, cela donnera du grain à moudre pour exister et justifier la pitance ; pour le reste, on le rangera sur une étagère.
Des consultants consultatifs, le pays en crève.
Je bourre les urnes pour celui qui le fera : en gros, je mettrai mille fois son nom sur mon bulletin de vote ; ma voix ne comptera pas, mais au moins je suis certain des économies fabuleuses pour le pays qui traque le moindre rouble dans le pays.
@ Michel Deluré le 28 janvier 2026
« S’il est une qualité qui fait défaut à DT, la finesse est bien celle-ci, ce dont d’ailleurs DT se moque apparemment éperdument. »
Sauf qu’en tant qu’homme d’affaires, il lui a certainement été nécessaire de faire preuve d’un minimum de finesse pour détecter au moins dans quel sens soufflait le vent, ou simplement pour savoir à qui il pouvait accorder sa confiance ou non, quand des millions de dollars sont en jeu.
Et quand nous voyons de qui il se méfie en politique, nous ne pouvons qu’en conclure que son instinct ne le trompe pas.
@ Serge HIREL le 28 janvier 2026
@ Giuseppe le 27 janvier
« Le Président du Sénat occupe une place unique (…) »
Vrai ! Le présiflan du Sénat, indétrônable, est encore, et pour longtemps, maillot jaune Allah cantoche ; il franchit toujours la ligne d’arrivée avant les autres. Quand ils le voient arriver, suant, soufflant, babines ruisselantes, tous les cuistots paniquent : « Branle-bas de combat ! »
@ Serge HIREL
Lisez ou écoutez attentivement Barrot, plutôt que bredouiller avec tous les nationalistes pathétiquement renvoyés à leur soumission poutino-trumpiste :
« Le président de la République l’avait dit en 2024 à la Sorbonne. Le chancelier allemand l’a répété cette semaine : rien ne garantit aujourd’hui que nous vivrons encore au sein de l’Union européenne dans dix ans. L’Union européenne, notre organisation politique, est en danger. Rien n’est perdu, mais l’Europe ne se relèvera que si elle conclut un pacte nouveau avec les peuples. Des peuples qui aspirent à maîtriser leur avenir. Qui aspirent à la souveraineté.
Non pas une souveraineté illusoire, repliée et solitaire, mais une souveraineté européenne véritable. Des peuples qui n’acceptent ni les capitulations face aux guerres d’invasion, ni les renoncements dans les guerres commerciales. Des peuples qui attendent de l’Europe qu’elle protège, qu’elle défende et qu’elle maîtrise ses frontières. Contre toutes les menaces, qu’elles viennent du Kremlin, du programme nucléaire iranien ou du terrorisme islamiste. Contre toute forme de concurrence déloyale, de coercition économique, de chantage énergétique. Contre toute ingérence étrangère dans les processus électoraux de ses États membres.
Que l’Europe tienne bon. Qu’elle tienne ferme. Qu’elle sache dire non. »
Saurez-vous compter, comme le soulignait Védrine à propos du fou du Puy, plus que jusqu’à un ?
Vous pourriez alors entendre l’appel du pays :
« La répartition des responsabilités ; la justice générationnelle ; le courage civique. C’est au prix de tels efforts, et de bien d’autres encore, que nous parviendrons à donner à la France toute la force et la grandeur dont elle a impérativement besoin pour éviter à l’Europe d’être condamnée au déclin.
Pour permettre à l’Europe de modifier l’équation stratégique mondiale, faire mentir ce qui apparaît aujourd’hui comme une évidence algébrique, et ouvrir une troisième voie. Telle est la responsabilité que nous avons en partage, devant les générations à venir et devant nous-même. Telle est l’épopée qui me paraît non seulement nécessaire mais souhaitable. »
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/les-ministres/jean-noel-barrot/discours/article/discours-de-jean-noel-barrot-ministre-de-l-europe-et-des-affaires-etrangeres-a
@ Exilé 26/01/26
Je ne suis sans doute pas aussi fin psychologue que vous, ce qui explique très certainement la difficulté que j’éprouve, malgré tous mes efforts, à déceler chez Donald Trump la moindre once de finesse. Ou alors, nous n’avons pas de la finesse de caractère la même conception.
Éprouver une profonde antipathie à l’égard d’EM ne saurait pour autant justifier que nous attribuions injustement à DT, par quelque effet de symétrie, des traits de caractère qu’il ne possède manifestement pas, ce que d’ailleurs son comportement depuis son entrée à la Maison Blanche confirme incontestablement.
S’il est une qualité qui fait défaut à DT, la finesse est bien celle-ci, ce dont d’ailleurs DT se moque apparemment éperdument. Il est après tout dans l’ordre des choses que celui qui se veut l’un des maîtres du monde ne s’embarrasse pas de finesse.
@ Giuseppe le 27 janvier
« Le Président du Sénat occupe une place unique (…) »
Vous m’avez fait peur ! En lisant votre commentaire, de ligne en ligne, j’ai été de plus en plus saisi par l’angoisse… Que lui arrive-t-il ? Est-il souffrant ? Atteint d’amnésie ? Aurait-il perdu sa meilleure habitude ? Pas un mot sur la magnificence des agapes, la merveilleuse cave, la cuisine à la fois goûteuse et délicate, bref la cantine du Dodu… Attendre l’avant-dernière paragraphe pour enfin respirer, être sûr que tout allait bien pour vous, que vous n’aviez rien perdu de votre acrimonie contre ce saint homme qui vit de ripailles fut un supplice. Ne refaites plus jamais ça !
@ Aliocha le 27 janvier
« Non, l’Europe n’est pas au bord de l’effacement civilisationnel. »
Non, l’Europe n’est pas au bord de l’effacement civilisationnel… La preuve par l’image…
https://medfeminiswiya.net/wp-content/uploads/2025/03/Femmes-voilees-en-france.jpg
Macron présente, sur le plan psychologique, deux défauts insurmontables : une absence totale d’empathie et un narcissisme hors du commun. Complémentaires l’un de l’autre, ils réduisent fortement ses qualités intellectuelles. Sans ces deux tares, il aurait probablement été un être exceptionnel… et un président de la République dont on aurait regretté le départ forcé.
Mais la nature est ainsi faite, à moins que ce ne soit son enfance et son adolescence un peu particulières, puis le moule rigide de l’ENA, enfin son passage chez Rothschild, qui l’aient ainsi formaté. Son séjour de plus de huit ans dans la tour d’ivoire de l’Élysée, où la vraie vie ne pénètre plus depuis Pompidou, a aggravé son trouble, au point qu’il est permis de se demander s’il a pleinement conscience qu’il ne sera plus bientôt qu’un « ex ».
L’acteur qu’il n’a jamais cessé d’être sera-t-il applaudi à l’instant où, encore théâtral malgré sa chute désormais inéluctable, il quittera le Château, laissant la France se lancer dans une nouvelle aventure qui, espérons-le, sera moins périlleuse ? Tout indique qu’il subira une sortie à la Giscard, sous les quolibets des Français, mais aussi, en ce qui le concerne, sous une pluie de règlements de comptes de ses pairs encore au pouvoir… tant il aura agacé, méprisé, bousculé les uns et les autres sans jamais s’excuser.
Entravé par cette personnalité qui l’éloigne de tout autre, Macron est incapable de vraie spontanéité, de vraie sincérité. Tout est calculé pour servir l’immense admiration qu’il a de lui-même, du selfie accordé à une groupie aux lunettes « Top Gun » de Davis, de son port royal au château de Versailles au bain de foule millimétré de Mayotte, de sa photo de boxeur vitaminé au geste de consolation prodigué à un « footeux » en renom devant les caméras du monde entier… Tout est factice, tout est faux… hormis sa quête de prestige.
Aveuglé par l’ascendant sur quiconque qu’il croit posséder, Macron ne parvient pas à percevoir, à analyser, à comprendre les ressorts psychologiques de ses interlocuteurs, qu’ils soient ses pairs ou de simples citoyens tentant de lui faire part de leurs difficultés, de leurs attentes. Dans le labyrinthe complexe de son cerveau que l’on dit supérieur, tout, jusqu’au moindre détail, se règle à partir de statistiques qui globalisent, de normes qui étranglent et de concepts qui s’imposent au bas peuple sans avoir ni à les expliquer, ni à les argumenter.
Que sont devenus les cahiers de doléances des Gilets jaunes, les rapports des diverses assemblées de citoyens tirés au sort, les conseils plus ou moins éclairés des « visiteurs du soir » ?… Quelques millions, quelques milliards distribués ici et là… et le problème est résolu, pense le chef… qui, en huit ans, n’a réglé définitivement aucun dossier social.
Emporté par le sentiment de toute-puissance forgé par son égocentrisme, Macron n’a aucun scrupule à ne pas respecter l’autre… qu’il s’agisse, en 2017, du chef d’état-major des Armées ou, plus tard, des grands élus territoriaux et des hauts fonctionnaires de nos institutions nationales. L’ENA a disparu, le corps diplomatique a dû faire de la place à des « conseillers de l’ombre »… et supporter tant bien que mal ses sautes d’humeur et sa volonté d’être l’homme-clé qui révolutionnera l’art de la négociation. On sait où cela nous a conduits…
Ajouté à l’hubris surdimensionné du Président et à sa méconnaissance des rouages de nos relations internationales lors de sa prise de fonction, cet effacement du Quai d’Orsay, en moins de cinq ans, a mis celles-ci sens dessus dessous. On ne compte plus les impairs qui laissent des traces, les coups de menton sans lendemain, les tirades qui ne conduisent à rien… et on se souvient particulièrement de cette engueulade quasiment publique administrée à cinq ou six dirigeants francophones africains qui, selon Macron, n’en faisaient pas assez pour combattre les terroristes islamistes. Le résultat ne s’est pas fait attendre : nos soldats ont été expulsés du Sahel… et la Francophonie est à l’agonie…
En Europe, bien qu’il soit le pire européiste des 27, Macron détient un bilan qui ne vaut guère mieux. Le couple franco-allemand est de l’histoire ancienne, Ursula von der Leyen règne en maître sur nos agriculteurs, les chamailleries sont légion, provoquées pour la plupart par Paris — notamment autour des questions de défense — et les incessantes interventions du président français pour que « Bruxelles » aide l’Ukraine provoquent des tensions qui retardent des projets autrement plus importants en matière de développement économique dans un monde où tout retard peut provoquer l’effondrement de la puissance du Vieux Continent.
La bonne nouvelle est qu’il est assez peu probable que le plan de carrière que s’était imaginé Macron se réalise… Exit l’espoir de la présidence d’une Europe en marche vers le fédéralisme… Qui, parmi les Européens, est prêt à confier le manche à un tel pilote, qui tentera de ne prendre ses ordres que de lui-même ?
Je pourrais bien sûr continuer à égrener le long chapelet des méfaits et des ratés de Macron dont le monde entier se délecte. Mais je préfère cependant achever mon propos sur un point positif… pour la France, pour les Français. Je crois — je suis même sûr — que ceux qui se moquent de notre encore président, qu’ils soient les plus puissants de ce monde ou des citoyens ordinaires qui ne supportent plus le bonhomme, n’ont pour cible que le locataire actuel de l’Élysée et que la France et les Français, à condition que son successeur ne lui ressemble pas — ce qui paraît peu probable — retrouveront assez vite leur place éminente dans le concert des nations.
L’espoir est de mise, mais il ne faut pas cependant oublier que Macron nous laissera un héritage plus que lourd… Actuellement, il pèse 3 500 milliards d’euros, mais notre Mozart de la finance a promis de le faire encore fructifier : le budget 2026 prévoit quelque 310 milliards d’euros d’emprunts… Près d’un milliard par jour !
« Emmanuel Macron : une descente fatale… » (PB)
Par contre pas un pour relever le poste le beau du pays, le plus enviable, le plus couru et le plus grassouillet. Celui où l’on brille le plus, sans risque ni misère. Jamais au trapèze, tout dans le siège, remplacé récemment pour une petite fortune. Pourquoi en plus se faire du mal quand tout est offert.
« Le Président du Sénat occupe une place unique : il est le deuxième personnage de l’État, assure l’intérim de la Présidence de la République en cas de vacance du pouvoir, il doit prier pour que ça n’arrive jamais.
Il bénéficie d’un prestige institutionnel rare, hérité de la tradition parlementaire française. Ce rang élevé fait de cette fonction l’une des plus enviées de la vie politique. Contrairement à d’autres fonctions politiques exposées aux crises, aux déplacements permanents ou aux tensions du pouvoir exécutif, Macron en sait quelque chose lui.
Le Président du Sénat évolue dans un cadre extrêmement sécurisé (Palais du Luxembourg, services de sécurité dédiés). Institutionnellement stable (mandat interne, rythme régulier, peu de pression médiatique directe). Moins soumis aux urgences nationales que le président de la République ou le Premier ministre. C’est l’un des postes les plus paisibles et maîtrisés du sommet de l’État. Une vraie sinécure par les temps qui courent.
Un rôle influent mais sans surexposition comme le Président. Que du bonheur ! Il n’est pas en première ligne des conflits politiques quotidiens. C’est un pouvoir discret, ce qui le rend particulièrement confortable. Eh oui ! Un cadre de travail prestigieux et cossu, le Palais du Luxembourg est l’un des plus beaux bâtiments de France, salons historiques, œuvres d’art, jardins du Luxembourg, équipes administratives nombreuses et expérimentées ».
Elle est pas belle la vie ! Indéboulonnable le Dodu, il passe à travers la mitraille depuis des décennies et c’est avec ces personnages que la France devrait se reconstruire ? Jamais mis en cause dans la dette colossale du pays, comme s’il n’y était pour rien… Nous sommes fous de garder de telles institutions, on peut diviser par trois leur nombre et revendre leur bâti pour renflouer les caisses, ils y sont eux aussi pour quelque chose. Ils ont participé à la faillite, on a bien le devoir de vendre les meubles, on trouvera toujours quelques chaises dans les réserves.
Sans oublier son fleuron, j’allais passer à travers, le service et la cantine, une des plus belles du royaume, qui peut espérer mieux ?
J’ai une pensée émue pour Emmanuel Macron qui gagne un peu sa place au paradis, lui au front, les autres à examiner les cartes. Le pays est exsangue mais malgré tout il existe encore un coin de paradis, un coin de parapluie comme dirait la chansonnette.
« J’ai honte de cette indécence qui conduit certains médias et une part des citoyens à multiplier les hyperboles à l’égard d’un Donald Trump caractériel, fluctuant et erratique, simplement parce qu’il vient, indirectement, avec ses plaisanteries et sa dérision, amplifier et satisfaire l’hostilité majoritaire à l’encontre d’Emmanuel Macron… » (PB)
En fait, il y a peut-être une explication à cela, à savoir que Donald Trump s’est démené afin de tenter de ramener la paix en Ukraine, certes parfois maladroitement, pourra-t-on dire, mais tout porte à croire qu’il était sincère dans son activisme, qui n’était pas nécessairement « brutal ».
Et pour tout remerciement, il se trouve en butte à MM. Macron et Zelensky, qui font obstruction à ses initiatives ou se comportent de fait en soufflant sur le feu, comme s’ils souhaitaient que la guerre continue, ce qui n’est pas très intelligent.
De toute manière, Vladimir Vladimirovitch a prévenu : si personne ne veut négocier sérieusement, il reprendra les territoires disputés par la force ; il a le temps pour lui.
Et ce n’est pas dans l’intérêt du régime de Kiev.
@ Exilé le 27 janvier 2026
Je me mets à la portée des remarques de Trumpoline… Oui je sais…
Encore une belle réussite macronienne :
https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/les-francais-desormais-moins-riches-que-la-moyenne-europeenne-2211955?Reseaux+sociaux+=CM_News_Twitter
Les Echos, hein, pas l’agence Xinhua !
On pourra au moins revendiquer le titre de champions d’Europe de la dégringolade !
@ Jocelyne TARTARIN
Nous ne sommes pas bien nombreux, au club des incorrects.
xnebout@gmail.com
Pascal Praud critique ouvertement et grossièrement Emmanuel Macron et, en même temps, dresse la couronne à Nicolas Sarkozy, condamné en octobre 2025. Il y a un mois, l’animateur de CNews est sorti de ses gonds en s’énervant : « Nicolas Sarkozy a fait trois semaines de prison pour rien ».
Comment, pour rien ? Quelle indignité ! Pascal Praud aurait dû remercier les juges d’avoir mis NS en congés de trois semaines à la Santé pour se refaire une santé. La preuve : son livre, écrit en trois semaines à l’isolement, lui a permis, à la sortie, d’écouler 200 000 exemplaires vendus à 29,90 €, avec un chiffre d’affaires de 5 980 000 €. Beau stratagème !
À ce régime, NS va demander de retourner en prison après l’appel pour écrire le second mini-tome. Voilà un bon tuyau pour devenir riche en trois semaines et s’offrir des vacances à Noël en Guadeloupe, dans un hôtel cinq étoiles, alors qu’il était assigné à résidence chez lui, à Paris. Au fond, ils sont quand même sympas, ses juges.
Qui a parlé de haine ?
« Et pourtant, auprès de Volodymyr Zelensky, il demeure l’incarnation d’une certaine idée de l’honneur. » (PB)
Où l’honneur ne va-t-il pas se nicher, quand nous nous trouvons en présence de deux compères, également comédiens, et jouant chacun un rôle pour se donner l’impression d’exister au détriment des peuples qu’ils sont supposés représenter : l’un en envoyant se faire tuer inutilement de pauvres gens « raflés » dans les rues par les nervis de son régime pour jouer au héros ; l’autre en forçant les Français, victimes d’un État failli, à financer à fonds perdus, dans le trou noir de la corruption ukrainienne, une guerre irrationnelle qui, de plus, n’est même pas la leur, afin de faire parler de lui.
Et tout cela au lieu de faire leur travail, qui serait normalement d’œuvrer à la cause de la paix.
@ Exilé le 26 janvier 2026
Tout à fait ! Dans le monde paysan, on connaît bien ce genre de personnages. C’est le maquignon… laissant sa Mercedes dans la rue et rentrant en pleurant dans la cour de la ferme pour venir acheter du bétail, en annonçant que les cours de la viande se sont effondrés dans la nuit.
Ah, les gens de la ville ! 🙂
@ Giuseppe le 26 janvier 2026
« Quant à ses lunettes, c’est la classe, et ça aussi, ça l’emm*. D’ailleurs, ce ne sont pas de vulgaires RB que portent tous les blaireaux. »
Merci pour ce petit cours du genre « Le snobisme pour les nuls », mais quand le locataire de l’Élysée est plus un mannequin de magazines de mode pétri de futilité qu’un chef d’État responsable, c’est tout de même inquiétant.
@ Aliocha le 26 janvier 2026
« …les plus fins analystes comptent sur l’Allemagne pour réarmer l’Europe… »
Mais ne nous berçons pas d’illusions, les Allemands ne servent que leur industrie, en profitant des avancées techniques françaises, voire parfois en faisant des croche-pieds à la France.
Contrairement à ce que pensent les benêts européistes, nous sommes toujours en guerre, mais sous une autre forme.
Le discours de Jean-Noël Barrot à l’Académie des sciences morales et politiques est exceptionnel, ouvrant la voie et donnant les moyens pour que les Français retrouvent la vocation de la France, cette variable inconnue de l’équation européenne, quand l’Europe est la grande inconnue de l’équation mondiale et, à bien des égards, une variable, au sens algébrique du terme, que certains préféreraient voir disparaître. Une variable que l’on cherche à effacer :
« De fait, on vit mieux en Europe qu’aux États-Unis ou en Chine. On y vit plus libre. On y vit plus longtemps, et en meilleure santé. Notre espérance de vie est plus longue. La mortalité infantile est plus faible, deux fois plus faible. Les inégalités aussi. Ceux qui annoncent l’effacement de la civilisation européenne devraient donc commencer par s’interroger sur leurs propres faiblesses, leurs propres fragilités, le risque de leur propre effacement.
Et se souvenir que les logiques de domination, si fascinantes soient-elles pour les observateurs, sont vaines et vouées à l’échec. Parce que les nouveaux empires portent, nous le voyons bien, en eux-mêmes les conditions de leurs propres faiblesses. Non seulement les grandes puissances ont leurs fragilités internes, qui sont largement documentées — et je n’y reviens pas —, mais l’Histoire nous instruit que chaque fois qu’une nation a cherché à étendre démesurément son influence, son empreinte économique ou son territoire au détriment des autres, elle a fini par tout perdre, aveuglée par son hubris. Le néo-colonialisme, la pulsion de recolonisation, est un aveu de faiblesse. Chaque nation du monde est confrontée à sa propre finitude. La mesure est la condition de l’équilibre ; c’est cet équilibre qu’il faut chercher avec ardeur.
Non, l’Europe n’est pas au bord de l’effacement civilisationnel. Mais oui, l’esprit européen est travaillé par un doute profond. Un doute qui interroge sa capacité à peser dans l’équation stratégique mondiale que j’ai décrite. Sa capacité à ne pas se laisser entraîner dans un camp auquel elle serait assujettie, ou dans une confrontation qu’elle n’aurait ni voulue ni choisie. Ce doute est d’abord de nature spirituelle et morale. Il tient à une lente corrosion de l’esprit européen par la rouille de l’individualisme et l’opium du matérialisme.
À l’exigence de solidarité se substituent des modes de vie qui poussent chacun à s’intéresser à soi plutôt qu’aux autres et à la vie de la Cité. Des modes de vie dont découle l’épidémie de solitude qui submerge nos sociétés contemporaines.
Au sens du devoir se substitue une course effrénée à l’accumulation de droits individuels, au mépris de la nature profondément spirituelle et collective de la personne humaine, qui n’accède à l’émancipation véritable que par l’exercice de la conscience et de la responsabilité.
Au goût de l’effort et du travail se substitue celui du plaisir matériel et du divertissement. “J’ai vu toute mon enfance rempailler des chaises exactement du même esprit et du même cœur, et de la même main, que ce même peuple avait taillé ses cathédrales. Le travail était une prière. L’atelier, un oratoire”, écrivait Charles Péguy, qui concluait que “la bourgeoisie capitaliste a infecté le peuple”. »
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/les-ministres/jean-noel-barrot/discours/article/discours-de-jean-noel-barrot-ministre-de-l-europe-et-des-affaires-etrangeres-a
Les questions des académiciens le soulignent, là est le programme visionnaire de la prochaine présidentielle :
https://youtu.be/MIl0G9o4FAc?t=2842
Il est intéressant d’observer que les plus fins analystes comptent sur l’Allemagne pour réarmer l’Europe car, si on devait compter sur les Français, pari perdu de Macron, on noierait l’andouillette dans le Brouilly avec les esclaves du triple A !
Macron a été élu un peu comme la France s’était qualifiée pour la Coupe du monde de foot de 2010 : une faute grossière qui n’a pas été sanctionnée et a occasionné but et qualification.
La suite est à peu près la même, avec une équipe de bras cassés. Manque juste le bus. On a même eu droit à Bachelot.
Les choses mal acquises reposent sur des bases instables, qui ne permettent pas de construire.
« …Donald Trump caractériel, fluctuant et erratique, simplement parce qu’il vient, indirectement, avec ses plaisanteries et sa dérision, amplifier et satisfaire l’hostilité majoritaire à l’encontre d’Emmanuel Macron… »
Cher monsieur Bilger, vous qui avez un jour rendu hommage à John Wayne, bien connu pour sa façon d’interpréter les rôles de cow-boy — pardon, de vacher —, vous ne pouvez pas reprocher à Donald Trump d’en avoir la mentalité, même si elle heurte un tantinet notre ego franchouillard (*).
En effet, il a cette qualité qui a été reconnue à nos paysans dits matois qui, sous des dehors rustiques, sont capables de finesse.
Or le Donald, en dépit des défauts que vous avez listés, sait caractériser les gens au premier coup d’œil, à commencer par M. Macron, qu’il commence à bien connaître.
Par exemple, il a déclaré : « Volontairement ou pas, Emmanuel ne comprend jamais rien. » (Sommet du G7)
Il a aussi cité, sous une forme triviale que nous ne citerons pas ici, la façon qu’a M. Macron de transformer tout ce qu’il touche de façon dégradée.
C’est généralement bien vu, et correspond assez bien à la façon qu’a M. Macron de sauter sur tous les événements médiatiques qui passent à sa portée pour les exploiter à son seul profit, sans rien y comprendre sur le fond, avec les conséquences dramatiques qui peuvent en découler pour la France et le monde.
Ce fut le cas quand il s’est emparé du conflit ukrainien, étranger à notre sphère culturelle, mais correspondant à celle appelée Mitteleuropa sous les Habsbourg, et seulement comprise par eux, alors que, parmi les dizaines du genre qui endeuillent la Terre, d’autres auraient davantage mérité l’attention de la France pour des raisons historiques ou de proximité culturelle.
(*) Je ne suis généralement pas un adepte enthousiaste de ce néologisme, mais parfois, il est parlant.
Emmanuel Macron n’a plus un rond, mais il a dû lire les Mémoires du Général : il a l’arme absolue et il est le seul à pouvoir commander d’appuyer sur le bouton. Et ça, Trumpoutine, ça l’agace énormément : il n’a aucune prise, le chien est libre, il n’a plus la laisse.
Alors Trump est comme le facteur qui entend le chien aboyer derrière la grille : avant de rentrer, il attend qu’on lui annonce : « Il est attaché ! »
Alors il nous parle de lunettes de soleil, il se fait plaisir, mais on sent la rage sourde devant ce Macron toujours jeune et fringant. Quant à ses lunettes, c’est la classe, et ça aussi, ça l’emm*. D’ailleurs, ce ne sont pas de vulgaires RB que portent tous les blaireaux.
Mes yeux sont fragiles aussi : c’est Persol, Steve McQueen, la finition à l’italienne, les charnières dans les branches. D’ailleurs, celles du Président aussi sont désormais italiennes.
Alors il essaie de railler Macron et la France, Trumpoutine : c’est à ces détails qu’on voit qu’il est furax. Eh oui, le charme, c’est l’Italie ; la classe sans le moindre sou vaillant, c’est la France, et ça lui résiste. L’UE ne veut pas de ses horribles bagnoles américaines, et ça aussi, bien qu’il fasse le VRP de Musk pour des fers à repasser, il le sait.
C’est bien ce qu’a fait Macron pour le Groenland : il n’a pas de troupes, mais il a agi en lanceur d’alerte. Il ne reste plus qu’à Emmanuel de faire descendre, un 14 juillet, les Champs-Élysées avec une superbe Alpine assortie à ses verres, bleue France, et là ce sera une magnifique chistera du Président.
https://carfans.fr/la-nouvelle-alpine-a110-r-ultime-ose-le-prix-fort/
« Des fers à friser de Musk, on n’en veut pas ! » La foule qui scande… Ce qui est aujourd’hui vrai.
Comment se soucier des moqueries du Néron américain ou des jugements du tyran russe ?
Je continue de soutenir le président français. Quand son successeur aura pour prénom Jordan, que nul ici n’hésite à faire des comparaisons. Elles seront faciles à faire.
D’évidence, Monsieur Bilger, certains raillent actuellement monsieur Macron pour ses lunettes, qu’on croirait sorties de Top Gun. Au-delà de la nécessité oculaire, il est évident que ce choix n’a pas été exempt d’une préoccupation de communication. C’est sans doute l’origine des moqueries de monsieur Trump.
Tout le problème de monsieur Macron résulte, à mon sens, de quelques grands défauts : l’idéologie qui sous-tend la plupart de ses politiques ; l’absence de culture stratégique autre que principalement financière, avec, enfin, au quasi terme de son mandat, un changement d’attitude plutôt salutaire dans sa « coalition des volontaires » ; la versatilité et l’inconstance de ses choix politiques (le fameux « en même temps ») ; enfin, à l’instar de Trump, un narcissisme et une absence de modestie qui se sont traduits par des propos à l’emporte-pièce (« qu’ils viennent me chercher », « il suffit de traverser la rue », etc.).
Au plan international, le combat entre narcissiques lui est défavorable, parce que monsieur Trump dispose d’un plus gros bâton que la France, elle-même rendue de plus en plus impuissante par le jeu des choix de monsieur Macron en faveur d’une Europe fédérale, d’un soutien permanent à madame von der Leyen, et donc du maintien de la mainmise allemande sur ce qui se décide à Bruxelles et qui, depuis plusieurs décennies, va à l’encontre des intérêts de la France et de son peuple.
C’est en ce sens que je considère que monsieur Macron est mal fondé à utiliser les termes de Nation ou de Patrie dans ses discours, car sa crédibilité en cette matière est devenue quasiment nulle. Il suffit d’analyser, sur ces points, sa politique immigrationniste largement conforme aux choix de l’UE, ou encore sa politique « algérienne », par exemple, ou enfin sa politique intérieure.
Mais, de fait, pour l’image et la crédibilité de la France, il n’est pas acceptable de subir les moqueries de monsieur Trump, notamment sur le déficit budgétaire, les États-Unis étant largement plus mal placés, vu l’immensité du leur. Et il a suffi, entre autres, que le Danemark menace de vendre ce qu’il détient de fonds de pension américains, avec ses effets potentiels sur la Bourse new-yorkaise, pour que monsieur Trump se ravise sur son projet d’occupation militaire du Groenland.
D’évidence, l’appui militaire apporté par monsieur Macron a été lui aussi très efficace, dans la mesure où le Pentagone, militairement soucieux de ne pas tirer sur ses alliés — français en particulier — n’a aucun intérêt à voir, dans le contexte mondial actuel, l’OTAN éclater et donc se constituer une opposition anti-américaine en Europe occidentale.
Par ailleurs, monsieur Macron est quasiment l’un des seuls dirigeants européens et otaniens à ne pas pratiquer l’à-plat-ventrisme « daddiesque » du secrétaire général de cette organisation, du chancelier Merz pour l’Allemagne, ou de madame Meloni, présidente du Conseil des ministres italien…
Enfin, monsieur Macron, qui reste idéologiquement l’un des acteurs du nouvel ordre post-occidental traité dans son livre par Alexandre Del Valle, aurait gagné à écouter le général Pierre de Villiers en 2017 au lieu de l’amener à démissionner, du fait d’une attitude alors plus imbue de sa propre personne que soucieuse des intérêts fondamentaux de la France. Il aurait alors été bien mieux placé, depuis 2022, pour soutenir militairement l’Ukraine ou pour imposer la primauté de la France en matière de défense en Europe.
For sure
« le pire est ce sadisme – je crains par moments de l’avoir moi-même applaudi – avec lequel beaucoup de Français de tous bords jouissent littéralement de la manière dont leur président est ridiculisé, selon eux, sur la scène internationale. » (PB)
Peut-être faut-il se souvenir que c’est lui qui a ouvert les hostilités sur ce sujet.
Dès son premier voyage à l’étranger, il a pris un malin plaisir, avec une jouissance sadique, à dire du mal des Français, avec l’air et la chanson consistant à dire : « regardez-moi, je suis le brillant et jeune président d’un vieux peuple de ringards remplis de défauts. La seule qualité de ces gens-là, c’est Moi. »
Un moi sans surmoi, qui lui aurait évité ces bavures à répétition.
« Mais je n’ai jamais supporté l’injustice. » (PB)
C’est bien, c’est même très bien : nous sommes nombreux à partager ce sentiment.
Mais, pour parler en scientifique, quel est le référentiel de votre, de notre justice ?
Un référentiel de court terme ou de long terme ? Car ces deux référentiels ne produisent pas la même justice et ne s’appliquent pas aux mêmes individus, citoyens ou consommateurs.
Exemple d’aujourd’hui : le budget.
La soumission aux volontés du Parti socialiste fait de ce budget un budget socialiste, qui peut réjouir beaucoup de consommateurs, à commencer par ceux qui sont sur le point de partir à la retraite, ou les étudiants avec le repas à 1 euro, et tant d’autres.
Mais le citoyen, qui voit que le déficit et la dette se creusent sur le long terme, ne peut que déplorer la nullité d’un comportement présidentiel et gouvernemental dont la seule finalité est de durer jusqu’en 2027, en espérant bien qu’à cette date le schmilblick sera transmis à d’autres.
Alors, qui est juste : le consommateur qui le félicite de recevoir encore plus d’argent, ou le citoyen qui lui reproche de sacrifier le long terme en le payant en monnaie de singe ?
Quant à saint Zelensky, faut-il rappeler que, depuis trois ans, il est obligé d’épurer régulièrement son ministère pour cause de corruption ?
Le dernier exemple en date est celui de son plus proche collaborateur, surnommé le président bis, ainsi que celui d’un ministre qui s’est enfui en Israël, d’où il ne peut être extradé.
Nicolas Sarkozy a été condamné à de la prison ferme, avec le motif officiel qu’il ne pouvait pas ignorer les faits et gestes de ses proches collaborateurs.
Et on nous fera croire que Zelensky ignorait tout de ce que faisaient les siens ?
Si c’est vrai, alors c’est un benêt.
Pas si benêt, puisqu’à l’été 2025 il a essayé de placer l’organe anticorruption, qui était indépendant, sous le contrôle de la présidence.
Il a fallu des manifestations assez importantes pour qu’il renonce à ce projet.
Et, comme par hasard, à l’automne 2025, la corruption dont je viens de parler a éclaté au grand jour.
Il est de ces hasards, mon bon monsieur, dont on se demande comment ils se produisent…
Le billet met en lumière un point souvent négligé dans le débat public : la disproportion entre les critiques adressées à Emmanuel Macron et la réalité des contraintes auxquelles il fait face. Défendre cette position, ce n’est pas nier les erreurs ou les insuffisances de son action, mais rappeler que le jugement politique doit rester équitable.
Macron, avec courage, dans l’adversité internationale, agit dans un contexte où la France n’est plus une puissance dominante, mais une puissance moyenne. Malgré cela, il continue de défendre une ligne indépendante, parfois au prix de critiques virulentes.
Face à Donald Trump, il ne cède pas, même lorsque cela lui vaut moqueries ou attaques ; il est le seul à l’avoir secoué, avec le Groenland, et à avoir mobilisé… Un vrai silex dans la grosse godasse de Trump.
Face à Vladimir Poutine, il maintient une position ferme, refusant de confondre diplomatie et complaisance. Cette attitude relève d’un courage politique réel, car elle consiste à tenir une position même lorsqu’elle n’est pas populaire. Ici aussi, il nage à contre-courant de Trump et de ses affidés. Un assassin, criminel de guerre : c’est de cela dont on parle.
L’honneur, dans la relation avec l’Europe et l’Ukraine, qu’Emmanuel Macron, auprès de Volodymyr Zelensky, incarne : une certaine idée de l’honneur français. Il soutient l’Ukraine malgré les risques diplomatiques. L’Histoire retiendra ce soutien au plus courageux d’entre tous, Winston Volodymyr, qui le prouve à chaque heure, chaque jour, et un discours qui fera date à Davos. Le courage ne s’invente pas : c’est la constance et l’abnégation qui font les plus remarquables, les plus récents, du Général à Winston, en passant par Volodymyr. Macron sera associé au dernier, car il ne fait aucun doute que l’Ukraine vaincra.
Il tente de stimuler l’Europe, même si ses efforts sont souvent tournés en dérision. L’honneur, ici, n’est pas un mot abstrait : il renvoie à la fidélité à des principes — souveraineté, démocratie, solidarité — même lorsque la récompense politique est inexistante.
La critique est devenue disproportionnée, c’est un fait ; quand le vent est mauvais, les rats sortent en nombre. Il faut saluer Darmanin, qui, hier, a été exceptionnel et fidèle au Président. Courageux Darmanin. Plus j’écoute Jordy, plus il sonne creux ; MLP a passé son tour : le FN/RN ne sera pas au pouvoir, Darmanin lui mangera la soupe sur la tête à la petite cuillère.
Une forme de sadisme collectif, une jubilation malsaine devant chaque difficulté rencontrée par le président. On lui reproche tout, même ce qui ne dépend pas de lui. On oublie les contraintes structurelles, les partenaires internationaux peu coopératifs, et les crises successives.
Si la critique est légitime, elle met aussi en miroir ce qui est positif, ou en creux, c’est selon. Les Français ne sont pas idiots.
Emmanuel Macron doit être traité dignement jusqu’au terme de son mandat, non par adhésion politique, mais par respect des institutions et du rôle qu’il occupe.
Il est encore la voix de la France. Et les moqueries de Trump sur ses lunettes ne font que transpirer les touches de Macron à son endroit : il est vexé comme un pou que le petit Emmanuel, « qu’il aime beaucoup », lui ait collé quelques jabs bien placés.
L’honneur national exige que l’on ne se réjouisse pas de son affaiblissement.
Cette idée repose sur un principe simple : on peut ne pas aimer un président, mais on ne doit pas souhaiter l’humilier, car c’est la France que l’on atteint. Le soldat Macron n’a pas besoin d’être sauvé ; il suffit d’écouter tous ses détracteurs — tu parles d’un champion… Jordy Barbotteuse pour sauver le pays. Il suffit de le croire, dirait le Volatile cher au Général Motor.
« Rien dans la vie n’est plus réjouissant que de se faire tirer dessus sans résultat. » (Winston — et Macron aussi)
Je vous rejoins, cher hôte. Quoi que fasse notre Kadyrov national, il est soit vilipendé, soit moqué. Vous oubliez quand même — il en reste — ceux qui sont des « thuriféraires ».
Tout ce qu’il fait n’a pour objet que de se faire admirer ; c’est ce qui engendre le désamour dont il fait l’objet.
C’est évidemment bien de ne céder ni à Poutine ni à Trump, mais en ce qui le concerne, c’est plutôt l’attitude d’un amoureux déçu que l’expression d’une conviction. Il les a flattés, « flagornés », et ne se retrouve dans l’opposition que parce que ces deux gougnafiers l’ont moqué, méprisé, et que, pour lui, c’est insupportable.
Cela le jette dans ce que vous considérez — moi itou — comme le bon camp. Mais c’est par déception, et loin d’être par adhésion.
Il n’est jamais responsable de rien : Alstom, ce n’est pas lui ; Alcatel, non plus ; Uramin, n’en parlons pas… Le « quoi qu’il vous en coûte » est une stupidité de plus dont je suppose qu’il ne se sent pas responsable. Un gouffre financier qui fut non seulement inefficace, mais met maintenant bien des entreprises sur la paille avec — rigolez pas — votre pognon de dingue.
Parlons de ses élans guerriers. Il a tourné casaque, mais si mes souvenirs sont bons, il a viré le général de Villiers, qui avait eu le tort d’alerter sur les guerres montantes, pour maintenant se proclamer visionnaire dans le domaine. C’est une plaisanterie de plus.
Il adore ficher les gens, sorte de nazification des esprits : nous ne serons bientôt plus que des mis en fiche de toute sorte ; il sera facile d’oublier que, derrière la fiche, se trouve un être humain. Les nazis avaient bien compris cette mécanique, eux qui ont réduit juifs, tziganes et autres peuples méprisés à des numéros. Réifier les individus revient à s’autoriser à tout et n’importe quoi à leur encontre.
Il est de cette trempe. Il a d’ailleurs collaboré avec Lallement : c’est un signe.
Nos données de santé sont dans un cloud Microsoft ; il est décoré par BlackRock : cherchez la connivence quand il s’agira de parler du financement de la santé et des retraites…
Je m’arrête, cher hôte : rien, chez ce personnage, ne trouve grâce à mes yeux. Je me moque de ne pas partager les avis et les choix d’un dirigeant, pour peu que je ressente chez lui des prises de décision corrélées à une idée de ce que l’on pense bon pour le pays. Ce n’est jamais son cas. Le sien est psychiatrique, relève de la paranoïa, dont l’un des symptômes classiques est un narcissisme suraigu, la détestation de ceux qui ne l’admirent pas — en gros, tout le monde, à part deux ou trois neuneus.
Vous le dites supérieurement intelligent ; je le trouve banal. C’est une sorte de Mbappé de la politique : surcoté, loin, très loin d’un Lionel Messi.
« Il cherche à stimuler l’Europe : on ridiculise ses efforts. » (PB)
Mais pourquoi devrions-nous « stimuler l’Europe », ou plutôt l’infect machin qu’est l’UE mondialiste et inhumaine, cause en grande partie de nos malheurs ?
« Lorsqu’un Poutine ne le respecte pas, c’est ce tyran que j’estime non respectable. » (PB)
Peut-être que comme nous, Vladimir Vladimirovitch ne respecte que ce qui est respectable.
Et où avez-vous vu qu’il serait un tyran ? Dans la presse de grands chemins ?
Vous avez raison, il n’est pas le seul responsable, certains que vous soutenez ne feraient pas mieux. « Nous n’avons plus de grands hommes, mais des petits qui grenouillent et sautillent de droite et de gauche avec une sérénité dans l’incompétence qui force le respect ».
Merci Pierre Desproges.
Ben voyons, cher maître, que de louanges envers ce personnage diabolique, j’en suis tout ébaubi.
Mon sous-billet dans votre billet :
3 500 milliards de dette
Invasion tsunami de toutes les racailles de la planète.
Records toutes catégories de crimes atroces, vols cruels et viols allah chaîne.
Justice rouge complice des criminels.
Préfets complices de squatteurs, des OQTF impunis multirécidivistes encouragés par le pouvoir.
Faillites et fermetures d’entreprises allah chaîne. France ridiculisée dans le monde entier.
Y en a d’autres, mais le devoir m’appelle, à plus.
À partir de quel niveau doit-on considérer l’aveuglement comme pathologique ?
Ne faut-il pas avoir un grelot à la place du cerveau pour ne pas savoir qu’un homme qui se marie avec une femme de vingt-cinq ans plus âgée que lui est tout simplement un pauvre type, et qu’il sera obnubilé par le besoin de le masquer ?
Il aura massacré le pays comme aucun autre n’y était parvenu, et même pire que Mitterrand, qui avait commencé à creuser notre tombe.
Non contents d’être le dernier pays socialiste de la planète, avec sa pléthore de fonctionnaires et de parasites divers et avariés qui haïssent le chef d’entreprise et le « propriétaire », faute de se haïr eux-mêmes, nous tombons dans le totalitarisme, et même dans la folie.
Sur le plan spirituel, au degré de nullité auquel le pays des veaux, avec son Église des cancres, en est rendu, on peut se demander si l’islam n’est pas sa planche de salut.
« on peut se demander si l’islam n’est pas sa planche de salut »
Effectivement, c’est pour ça que je vais régulièrement à Barbès acheter des babouches, djellabas et turbans afin de m’y adapter.
Il y a quelques années, vous m’aviez remerciée pour un commentaire, quand d’autres me ridiculisaient lamentablement (Tartarin, Daudet).
Si vous acceptez de me communiquer une adresse mail, je vous adresserai une analyse psychologique et prévisionnelle pointue d’Emmanuel Macron, que j’avais réalisée à l’occasion de la pandémie, en 2020, avec le confinement irresponsable et inconscient de ceux qui gouvernent et prennent des décisions « rationnelles », sans réfléchir un instant aux conséquences pour la population.
« Il résiste à Trump : on l’accable.
Il cherche à stimuler l’Europe : on ridiculise ses efforts.
C’est lui qu’on taxe d’impuissance quand nombre de ses partenaires sont moins allants que lui.
Et pourtant, auprès de Volodymyr Zelensky, il demeure l’incarnation d’une certaine idée de l’honneur. » (PB)
C’est le sort de tous les présidents de la République d’être la cible de propos malveillants et de moqueries.
Le Général n’a pas échappé à ce harcèlement de la part de ses détracteurs, pas plus d’ailleurs que tous ceux qui lui ont succédé.
Ceci n’empêche pas, au demeurant, de voir les postulants à l’Élysée se bousculer, y compris les plus farfelus, qu’ils soient de gauche ou de droite.
Les grandes puissances (*), elles, sont bien décidées à imposer leurs exigences quoi qu’il en coûte.
Aussi ne sauraient-elles tolérer que le président de la République française — quel que soit son nom et son appartenance politique — vienne empiéter sur leurs plates-bandes. Quand bien même la France fut, en son temps, une grande puissance crainte et respectée. Mais les temps ont changé.
Et puis n’oublions pas les sociétés politico-religieuses, comme les Frères musulmans, dont l’objectif est clairement de pénétrer nos institutions et de permettre ainsi « le grand remplacement » souhaité par J.-L. Mélenchon et ses séides.
Il convient donc que les citoyens français ne se laissent pas abuser par la propagande et les fake news qui envahissent les réseaux sociaux à des fins pernicieuses.
Ainsi que le fait remarquer notre hôte, Emmanuel Macron est la voix de la France à l’étranger, et à ce titre il doit être respecté afin de ne pas l’affaiblir.
(*) Etats-Unis, Russie, Chine
« Le pire est ce sadisme – je crains par moments de l’avoir moi-même applaudi – avec lequel beaucoup de Français de tous bords jouissent littéralement de la manière dont leur président est ridiculisé, selon eux, sur la scène internationale. » (PB)
Il y a deux fautes dans cette attitude : l’une intellectuelle, l’autre morale. La première consiste à s’imaginer que lorsque des dirigeants étrangers s’attaquent au président de la République, ils ne s’attaquent pas simultanément à la France tout entière. La seconde consiste à soutenir des puissances étrangères hostiles aux intérêts français dans l’unique but d’une satisfaction psychologique personnelle, celle qui consiste à savourer le mal qui se dit d’un adversaire politique national.
Le tout est d’autant plus fautif, que bien souvent, le prétendu mépris dont ferait l’objet Emmanuel Macron de la part de tel ou tel dirigeant étranger est totalement imaginaire. En fait, c’est bien souvent le contraire. De nombreuses nations soutiennent le président français dans ses actions de politique étrangère.
Les personnes qui réagissent de la sorte ne connaissent en général pas grand’chose à ce qui se passe au-delà des frontières. Le provincialisme français n’est pas une légende. On se moque beaucoup des Américains qui ne connaîtraient rien au reste du monde, mais le chauvinisme hexagonal n’est pas mal non plus.
Le pire, dans cette posture, est évidemment la soif de trahison. On rêve qu’un autocrate étranger vienne renverser le politicien national que l’on hait, et qu’on est incapable de combattre à la loyale, par ses propres moyens.
Plus grotesque encore, on imagine que l’autocrate en question se préoccupe des intérêts de la France, alors que c’est exactement le contraire. Soutenir son action, réelle ou supposée, c’est l’appeler à nuire à ses propres intérêts. Mais certains sont prêts à détruire la maison tout entière pour le plaisir de voir le plafond s’écrouler sur ceux de leurs compatriotes qu’ils détestent, quitte à perdre la vie avec eux.
Une attitude qui n’est pas très différente du nihilisme apocalyptique d’Alexandre Douguine et de Vladimir Poutine : comme dit ce dernier, faisant mine d’appeler de ses voeux la catastrophe nucléaire, eux ils crèveront, et nous nous irons au paradis, désignant ainsi l’ennemi juré, le diable personnifié : l’Occident.
Un nihilisme, une politique du pire qui est aussi celle de Donald Trump, appliquant les principes du poutinisme non seulement à l’étranger mais aussi à domicile.
En fait, la réalité est à l’opposé de la fiction que nous peignent ces Doriot, ces Thorez, ces Jean-Paul Sartre de droite ou de gauche. Dans le dernier épisode en date, celui de Donald Trump se déballonnant piteusement (pour le moment) après ses menaces d’invasion du Groenland, c’est bien l’opposition résolue d’Emmanuel Macron, jointe aux menaces de représailles douanières de l’Union européenne (et, il faut bien le dire, à la réaction des marchés menaçant l’abyssale dette américaine) qui ont fait reculer le Poutine de la Maison Blanche.
Une preuve de plus que de Washington à Moscou en passant par Téhéran et Pékin, c’est en employant la force qu’on dissuade les agresseurs et qu’on obtient leur respect, pas en mendiant leurs compliments, comme voudraient nous le faire croire ceux qui s’abreuvent à la propagande de l’adversaire – quand ce n’est pas celle de l’ennemi.
« Lorsqu’il partira en 2027, je ne le regretterai pas. » (PB)
Je vous propose d’en reparler en 2028.