Ce n’est pas au moment où Bruno Retailleau (BR) a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 que je vais me priver d’écrire un billet sur cette excellente nouvelle, tant attendue.
Je n’ai d’ailleurs pas aimé la manière dont cette information a été accueillie, comme si elle allait de soi et qu’elle ne constituait pas un événement.
Pourtant, il me semble que BR, pour se décider avec l’enthousiasme et l’énergie qu’une telle initiative impose, a dû obtenir l’assentiment familial et cesser d’invoquer « son devoir » comme si se présenter était une corvée.
En revanche, il est beaucoup plus audible et compréhensible lorsqu’il déclare « qu’il ne veut pas être président de la République par obsession du pouvoir mais par sens du devoir » (Le Parisien). Il a pris conscience que les militants de LR n’espéraient qu’avoir l’opportunité de lui renouveler leur confiance après son élection triomphale à la tête du parti.
Ce qui aurait dû faire de lui, tout de suite et sans l’ombre d’une discussion, le candidat naturel pour 2027, si BR, par une sorte de pudeur politique, n’avait pas été effrayé par son succès même et par l’étendue du pouvoir qui en résultait.
Il me paraît donc essentiel, maintenant que cette annonce fondamentale a été faite, que BR fasse valider et confirmer par eux tous sa légitimité à être le candidat de la droite pour 2027 et l’absolue justesse de son ambition.
Il ne se laissera plus entraver dans sa résolution par Laurent Wauquiez, dont certains propos laissent augurer, comme d’habitude, plus d’acidité à son encontre que de soutien ; mais il faudra balayer tout cela par le recours à une démocratie interne dont les décisions devront être respectées à la lettre.
Mon amicale fidélité politique à BR tient, au-delà de ce que les promesses, les engagements et les projets ont parfois de conjoncturel au regard d’une réalité mouvante, à un double constat.

D’abord, il s’agit d’un homme qui n’a jamais flotté au gré des vents mauvais ou opportunistes : l’ensemble de son parcours, avant d’être sénateur puis ministre et président de parti, montre une constance dans ses choix et ses orientations fondamentales, une vision de la personne, de la société et du monde qui a toujours été conforme à ce que je nommerais un humanisme d’autorité et de courage.
Le second constat tient au caractère toujours irréprochable de son éthique personnelle et politique. La droite ne pourra plus être, avec lui, relativiste et complaisante à l’égard des transgressions morales, au prétexte qu’elles ne relèveraient pas de défaillances intimes, conjugales ou familiales, mais qu’elles seraient liées à tout ce qui se rapporte à la vie d’un parti et à la conquête du pouvoir. On ne pourra plus se permettre d’être vertueux à mi-temps et de se féliciter d’être applaudi et célébré malgré des turpitudes alléguées et des condamnations édictées.
Dans un entretien très fouillé que BR a accordé au Figaro Magazine — sans doute par ironie médiatique, l’entretien suit un débat sur Donald Trump entre Éric Zemmour et Aquilino Morelle —, il énonce comme injonction centrale : « Je veux que la France se relève. »
En recommandant la lecture de ces échanges de haute volée, qui définissent un projet présidentiel clair, cohérent et novateur, je renvoie à la parfaite synthèse que la publication a donnée de cet entretien : « Les principaux axes de son projet : recours au référendum, réforme de la Constitution et des retraites, suppression des normes pénalisantes pour les entreprises et suppression du juge d’application des peines, état d’urgence pour les quartiers gangrenés… ».
BR en fera ce qu’il voudra, mais j’ajouterais volontiers le juge des enfants à la volonté de faire disparaître le juge de l’application des peines. Ce n’est pas de la provocation : je suis prêt à soutenir que des magistrats qui participent davantage d’un désarmement pénal que d’une rigueur nécessaire devraient être exclus du processus judiciaire ordinaire. Ils affaiblissent plus qu’ils ne renforcent.
Puisque j’ai évoqué Donald Trump, je ne risquerais pas une comparaison détaillée entre celui-ci et BR. L’un est caractériel, erratique et imprévisible ; l’autre, équilibré, cohérent et stable. Mais si le président américain est perçu aussi comme un homme d’action qui tient ses engagements, je ne doute pas que BR, sur ce plan du caractère et du volontarisme, lui ressemblera en effet.
Dire « Bruno Retailleau, enfin ! » n’est pas un mot vain, ni un titre superficiel.
Mais l’expression d’une espérance incarnée.
Sans vouloir être désobligeant, cher hôte, j’ai la vague impression que la candidature de Bruno Retailleau, tout le monde s’en tape. N’y voyez pas un jugement de valeur, juste une constatation. Son charisme d’huître ne me dérange pas ; je n’ai pas le goût des hommes providentiels. Mais ses idées « neuves », son « je vais renverser la table », c’est une bonne tranche de rire. Qu’est-ce que ce monsieur changerait à quoi que ce soit ? Les immigrés sont vilains, il faut les renvoyer chez eux : tout un programme.
Proposez de virer la moitié de l’Assemblée et du Sénat, de faire payer leurs boutanches au prix fort à ces sangsues, de supprimer le millier de comités Théodule qui ne servent à rien, de fermer soit le conseil général, soit le conseil régional, de baisser les charges des entreprises en contrepartie d’une hausse des salaires, de piocher dans les caisses de la TVA pour compenser, de « frexiter »… et surtout, au moment des élections, d’assurer la distribution gratuite d’au moins un pot de vaseline par habitant. C’est que, depuis quelques décennies, on commence à avoir un peu mal au c…
Monsieur Retailleau a été reçu ce matin par Laurence Ferrari sur Europe 1. Entretien que j’ai trouvé excellent. À écouter ici pour celles et ceux qui seraient intéressés.
https://www.europe1.fr/emissions/la-grande-interview-europe-1-cnews-de-laurence-ferrari/la-grande-interview-de-laurence-ferrari-avec-bruno-retailleau-899523
@ Robert Marchenoir le 17 février 2026
« En une seule phrase, vous réduisez à néant votre argument en faveur de la suppression du Sénat. »
Pour la faire courte :
Eh bien non, la culture, ça évolue. On est bien passé de la IVe à la Ve République et, lorsqu’il y a eu cohabitation, eh bien on s’est adapté — et maintenant encore, et demain plus encore.
Cela renforce l’idée qu’il faut supprimer le Sénat, et le plus vite sera le plus efficace : ils ne servent à rien. Je ne vais pas revenir sur ce que j’ai dit et redit.
Sur le contrôle, je m’en suis expliqué auparavant : pas besoin de cet aéropage de vieux — ou de jeunes d’ailleurs. Les pays déjà cités ont les résultats financiers les plus probants sans cette jambe de bois.
Pour rire un peu : même si les noms des sénateurs sanctionnés ne sont plus systématiquement rendus publics, plusieurs enquêtes indiquent que l’absentéisme reste un sujet récurrent ; les mauvaises habitudes sont anciennes et difficiles à corriger ; les sanctions ont eu un effet, mais pas de disparition totale du phénomène. Un article de 2023 rappelle que le Sénat souffre encore de « décennies de mauvaises habitudes » en matière d’assiduité.
En bon français, la majorité ne secoue pas grand-chose ; alors, au lieu d’en faire une garderie, autant qu’ils restent chez eux : on fera des économies, comme les pays nordiques.
https://www.lejdd.fr/Politique/Absenteisme-des-senateurs-Des-decennies-de-mauvaises-habitudes-786361?utm_source=copilot.com
Eh bien oui, je suis pour la suppression. On pourra se payer un peu plus de crèches, pour l’avenir du pays — ça tombe bien, notre pays a un gros besoin d’une démographie vigoureuse, on l’entend partout —, à la place de vieux ou de jeunes redondants.
Diantre ! Vite, du sang neuf et des crèches, et l’argent sera, dans ce cas, bien investi !
Sur les banderoles : « Des crèches, oui ! Des garderies, non ! »
@ Giuseppe – le 17 février 2026
« La qualité du processus législatif dépend davantage de la culture institutionnelle et des mécanismes de contrôle que du nombre de chambres. »
En une seule phrase, vous réduisez à néant votre argument en faveur de la suppression du Sénat.
« Votre proposition, elle, a le mérite de la cohérence interne : si l’image ne compte pas, supprimons tout ce qui en a une mauvaise. »
Ce n’est pas une proposition : c’est une démonstration par l’absurde.
La suppression du Sénat ne lèverait pas les deux freins principaux qui bloquent le pays : d’abord le choix de l’étatisme et de la dépense publique sans limite, qui est celui de la grande majorité des Français sans parler des institutions qui le garantissent : le statut de la fonction publique, par exemple. C’est lui qu’il conviendrait de supprimer, bien avant de songer à supprimer le Sénat.
Et ensuite le choix de l’immigration de masse et de « l’anti-racisme », garanti par le pouvoir arbitraire et extra-démocratique du Conseil constitutionnel, du Conseil d’État et de la Cour européenne des droits de l’homme. La France doit se retirer de cette dernière et sérieusement limiter les pouvoirs des deux premiers.
La suppression du Sénat est une diversion démagogique et contre-productive. Les commissions d’enquête du Sénat sont parmi les rares contre-pouvoirs qui permettent de lever le voile sur les dysfonctionnements de l’État français.
@ Robert Marchenoir le 17 février 2026
Les systèmes monocaméraux peuvent fonctionner tout aussi bien que des systèmes bicaméraux, ils en font la preuve tous les jours, sans tomber dans la simplification :
Il existe effectivement des démocraties monocamérales qui fonctionnent très bien, et pas seulement « malgré » l’absence de seconde chambre, mais parfois grâce à une architecture institutionnelle plus lisible et plus efficace.
La Suède, le Danemark, la Nouvelle-Zélande ou encore le Portugal ne sont pas des exceptions exotiques : ce sont des démocraties stables, dotées d’États de droit solides, de contre-pouvoirs efficaces et d’une culture politique comparable à celle d’autres pays européens.
En Suède, le Riksdag est monocaméral depuis 1971. Le pays est régulièrement classé parmi les démocraties les plus transparentes et les plus efficaces au monde. Le contrôle parlementaire y est réputé particulièrement rigoureux, notamment grâce à des commissions permanentes puissantes.
Pour le Danemark, c’est du même niveau, et bien plus ancien : le Folketing fonctionne seul depuis 1953. Le pays combine stabilité politique, forte participation citoyenne et un processus législatif fluide, sans que cela n’ait affaibli les contre-pouvoirs institutionnels ou judiciaires. Une référence en la matière.
Pour la Nouvelle-Zélande, la chambre unique a permis des réformes majeures (comme l’adoption du scrutin proportionnel mixte) et une grande réactivité législative. Le pays est souvent cité comme modèle de gouvernance démocratique, c’est le moins que l’on puisse dire.
Le Portugal, nos voisins les plus proches pour nous : l’Assemblée de la République est seule compétente pour légiférer, et cela n’empêche ni l’alternance politique, ni la qualité du débat démocratique, ni la stabilité institutionnelle. Et eux ont procédé récemment à des réformes économiques sur la dette ; pas besoin de deux chambres pour aller vite et fort, ils nous rattrapent rapidement en PIB par habitant.
Sur la question du « mieux fonctionner », comparer l’efficacité des systèmes monocaméraux et bicaméraux n’est pas simple, car tout dépend : de la culture politique, du mode de scrutin, du rôle du chef de l’État, du poids des juridictions constitutionnelles et de la manière dont les contre-pouvoirs sont organisés.
Mais ce qui est clair, c’est que l’existence d’une seconde chambre n’est pas une condition nécessaire au bon fonctionnement d’une démocratie.
Autrement dit : la qualité du processus législatif dépend davantage de la culture institutionnelle et des mécanismes de contrôle que du nombre de chambres. Ceux cités ci-avant montrent qu’ils ont des performances au moins aussi bonnes que les nôtres, pour ne pas dire meilleures, surtout dans l’approche financière. Je souscrirai toujours à la suppression du Sénat : en plus d’un fonctionnement suranné, il est inefficace.
« On s’en tape, de l’image que le Sénat renvoie aujourd’hui. Ce qui compte, c’est la réalité du processus institutionnel. À défaut, je vous propose les réformes suivantes :
La présidence de la République a mauvaise image > suppression de la présidence de la République… »
Ben non, ce pourrait être une vision. Et puis, en suivant votre raisonnement, supprimer les institutions qui ont mauvaise image, ce pourrait être audacieux.
Avec ce principe, on pourrait même envisager de supprimer la politique tout court. C’est vrai que c’est pratique : dès qu’une institution traverse une crise de confiance, hop, on la raye. On va vite manquer de stock, mais l’idée a le mérite de la simplicité.
Votre proposition, elle, a le mérite de la cohérence interne : si l’image ne compte pas, supprimons tout ce qui en a une mauvaise. Le résultat sera radical, mais au moins, on ne risquera plus d’être déçus.
@ Giuseppe – le 16 février 2026
Vous mettez en avant des pays démocratiques mono-caméraux : la Suède, le Danemark, la Nouvelle-Zélande et le Portugal. Ce que vous devriez faire, pour étayer votre revendication de suppression du Sénat, c’est étudier si le processus législatif fonctionne mieux dans ces pays que dans les démocraties bi-camérales, et si c’est dû à l’unicité de l’assemblée législative.
À défaut, dire : y’a des pays où y z’en n’ont qu’une, ce n’est pas un argument pour supprimer le Sénat. Parce qu’on pourrait vous le retourner : y’a des pays où y z’en ont deux (et sauf erreur, ils sont bien plus nombreux).
Quant à vos autres arguments, ils ne sont pas pertinents.
Concernant le mode d’élection des sénateurs, je n’ai pas d’opinion à ce sujet. C’est en effet un point important. Mais un mode de scrutin, cela se change.
De même, concernant le coût de fonctionnement du Sénat que vous estimez trop élevé (et vous avez sans doute raison), un budget excessif, cela se baisse.
Supprimer le Sénat pour la seule raison que son mode d’élection actuel ne serait pas optimal (ce qui reste à démontrer), ou parce que ses membres bénéficient de trop d’avantages, c’est une demande parfaitement démagogique. C’est un peu comme si vous aviez un enfant atteint de la rougeole, et que vous disiez : bon, bah on va l’euthanasier, comme ça le problème sera réglé.
« Le pire est l’image que le Sénat renvoie aujourd’hui : une institution perçue comme éloignée des citoyens, couplée à une faible visibilité publique, peu médiatisée et mal connue du grand public. »
On s’en tape, de l’image que le Sénat renvoie aujourd’hui. Ce qui compte, c’est la réalité du processus institutionnel. À défaut, je vous propose les réformes suivantes :
La présidence de la République a mauvaise image > suppression de la présidence de la République.
La justice a mauvaise image > suppression des tribunaux.
Les hôpitaux ont mauvaise image > suppression des hôpitaux.
Moi aussi, je peux faire l’imbécile.
Les institutions, ce n’est pas un truc avec lequel on joue. Cela ne se modifie qu’avec la plus grande prudence. Cela réclame un examen et un débat autrement plus approfondi que le matraquage de photos d’un Gérard Larcher présumé obèse devant une table de petit-déjeuner parfaitement normale. Je vois là une banane, un yaourt, un verre de jus d’orange… rien que de très frugal. C’est la vaisselle qui est belle. Vous êtes jaloux ?
Si l’on parle de réforme des institutions, il me semble que mettre fin au pouvoir législatif discrétionnaire acquis par le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État est beaucoup plus important qu’une éventuelle suppression du Sénat, qui servirait surtout à assouvir de bas instincts de la populace envieuse et irréfléchie.
Bruno Retailleau, sénateur sans doute au courant, un peu opaque tout ça, on parle de masses d’argent et de ratios, mais il faut le savoir ; par contre l’AN, un peu honteuse, a établi un plafond. Il est vrai qu’elle les gâtait aussi, ses députés :
« Les règlements de l’Assemblée nationale et du Sénat prévoient une “allocation pour frais funéraires” pour les parlementaires qui décéderaient pendant leur mandat, comme pour ceux qui ne sont plus en exercice.
Cette allocation concerne également leur conjoint et leurs enfants toujours à charge. En 2018, l’Assemblée nationale a plafonné l’aide à 2 350 euros (montant calqué sur l’indemnité funéraire versée au Parlement européen) à la place du forfait maximal de 18 255 euros.
Pour nos députés, un montant total de 573 412 euros a été versé en 2017, soit en moyenne 8 200 euros par disparu. Rien ne bouge, en revanche, au Sénat, où 967 000 euros ont été déboursés en 2016 pour 53 funérailles, soit 18 245 euros par élu. »
https://contribuablesassocies.org/2020/03/25/les-frais-d-obseques-des-parlementaires/?utm_source=copilot.com
Nos vaillants et dégourdis sénateurs renâclent comme de vieux chevaux devant l’obstacle, des coqs en pâte, que ça fait du bien de le dire, comme titrait un article d’un blog de Mediapart.
Et puis allez, tant que l’on y est, récemment, après intervention de Lecornu, l’inénarrable Daniel Vaillant, ancien ministre socialiste de l’Intérieur (2000–2002), a réagi après la décision de supprimer les chauffeurs et protections accordés à vie aux anciens Premiers ministres et anciens ministres de l’Intérieur.
Il déclarait notamment : « Comment je fais, moi ? Je n’ai pas conduit depuis 25 ans. »
Ce personnage n’était plus rien depuis 2002, mais il passait à la caisse goulûment. Comment font les gens pour aller au boulot tous les matins ? Lui, en plus, a les moyens de ses ambitions : mettre la main à la poche et se payer un taxi. Socialiste un jour, socialiste toujours, une branche dorée qu’on a connue au pouvoir ; d’ailleurs ils se sont tellement occupés de ceux qu’ils étaient censés protéger que le plus illustre d’entre eux, François Hollande, s’est dégonflé comme une vieille chambre à air rapiécée de partout. Tristes politiciens, triste politique.
Et de donner des leçons à longueur d’antenne, Dominique de Villepin, qui ne ménageait pas ses efforts : il faisait partie du peloton de tête pour consommer cette manne. Ah, de grandes idées il en a… mais surtout à appliquer aux autres. Tous pareils, tous… Pas quand même.
—
Fillon enfin !
La justice, c’est quand même un peu long quand on a les moyens de continuer ; bon, il lui a été retiré un an de prison ferme et un peu moins d’inéligibilité. Au fond — je ne suis pas juriste — mais quand on se rappelle les faits, ce n’est pas glorieux pour sa famille. Je ne sais même pas si ça les touche, ces personnages ; je reste persuadée qu’ils pensent toujours qu’ils étaient dans leur bon droit, le droit d’un ministre à avoir le pouvoir de tout se permettre. Bien sûr il est innocent, il nous le dira, lui ou son conseil.
@ PAUL le 16 février 2026
Vous avez parfaitement raison dans votre analyse. Le projet dont est chargé le président de la République est bien l’effacement de la nation française dans un système informe et a-démocratique, pour ne pas dire antidémocratique (pour ces politiciens dont le logiciel reste la mondialisation, le peuple historique n’existe pas, ce n’est qu’une collection d’individus que seule « l’élite » est à même de diriger en décidant ce qui doit être, sans leur avis), qu’est l’UE.
@ Exilé 15/02/2026
Au regard des candidates et candidats actuellement déjà en place sur la ligne de départ ou prêts à s’y aligner, je n’ai pas le sentiment que le juke-box m’offre pour l’instant un répertoire de chansons bien différentes de celles déjà entendues lors de précédentes élections et dont les paroles seraient adaptées à la situation réelle du pays !
Mais qui sait, de nouveaux chanteurs ou chanteuses peuvent encore être ajoutés au juke-box avec un répertoire inédit. Le problème, c’est que l’électeur est un public parfois très difficile et exigeant et qu’il n’est satisfait que si l’artiste lui propose la musique et les paroles qu’il veut entendre.
@ Exilé le 15 février 2026
Effectivement, ça en devient désespérant. Ces électeurs-là, de cette droite-là, sont cocufiés depuis des décennies, d’élection en élection, et ils en redemandent. Au final, le seul suspense pour le candidat LR sera de savoir s’il va faire plus de 5 % et s’il va finir devant ou derrière Reconquête!. Au train où vont les choses, j’ai déjà ma petite idée.
Le silence médiatique qui entoure certaines grandes manœuvres européennes est souvent le signe que l’histoire, la vraie, est en train de s’écrire loin des passions éphémères des réseaux sociaux. Aujourd’hui, ce ne sont pas les frontières qui tremblent, mais l’idée même de nation qui s’efface. En observant les orientations nées de réflexions comme celles du séminaire d’Alden Biesen, on ne peut qu’être saisi d’une mélancolie profonde : celle de voir la France, cette construction millénaire, se dissoudre doucement dans le grand bain du fédéralisme intégral.
Plus on est nombreux, meilleure sera la chance de remporter le ticket gagnant en 2027.
Bruno Retailleau a tout intérêt à faire alliance avec ses semblables, dont les idées se rejoignent avec celles de Jordan Bardella, Marine Le Pen, Éric Ciotti et d’autres de même tendance éthique.
Que le meilleur gagne. La décision finale revient aux électeurs lucides et intelligents qui veulent que la France se réveille et redevienne la vraie France d’autrefois, où il faisait bon vivre. Aujourd’hui, notre pays est devenu une insupportable déchèterie installée sur tout le territoire.
Sur le débat relatif au Sénat
Nous avons le pouvoir présidentiel, l’Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil constitutionnel, le pouvoir occulte des loges maçonniques, quelque deux millions de fonctionnaires en trop et une infinité d’associations subventionnées, le tout pour que le peuple qui fut le phare du monde il y a deux cents ans se trouve surendetté, dominé par le Parlement européen et doté d’un niveau de vie inférieur à celui des Italiens.
Nos élus, hauts fonctionnaires et magistrats sont en fait solidaires, comme le sont toutes les pègres, pour empêcher les Français de songer à faire le ménage. Subconsciemment, ils voudraient un Franco et tous les mettre en taule.
Alors, le Sénat ? Il ne sert à quelque chose que parce que la moitié des députés ne savent rien faire d’autre que se faire élire. On ne devrait en effet pouvoir être élu que passé cinquante ans, être père de famille, Français de souche sur au moins trois générations, avoir une licence en droit pour avoir la prétention de faire le droit, certifier ne faire partie d’aucune association occulte comme les franc-maçonneries et, avant tout, être initié, au sens d’avoir connu une expérience extatique pour que la spiritualité préside à toutes les décisions, comme il en a été ainsi du temps des civilisations.
Bruno Retailleau a été ministre de Macron ! Comment a-t-il pu accepter de suivre Philippe, Attal et tous les autres ?
Macron, l’homme qui a serré la main à Mélenchon !
Donc je ne voterai pas pour Bruno, il s’est grillé tout seul.
@ Robert Marchenoir le 15 février 2026
Je maintiens mon aversion pour cette institution qu’est le Sénat, chambre haute du Parlement français, régulièrement critiquée. Certains acteurs politiques, universitaires ou citoyens estiment qu’il n’est plus adapté aux exigences démocratiques contemporaines. L’idée de le supprimer revient donc régulièrement dans le débat public, et j’y souscris.
Je l’ai déjà énoncé : son mode d’élection est trop peu représentatif ; les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect, par un collège d’élus locaux. Ce système favorise les zones rurales, surreprésentées dans le collège électoral, alors que la population française est majoritairement urbaine.
La conséquence est que la composition du Sénat ne reflète pas fidèlement la sociologie politique du pays. Il n’en est pour preuve que de la mettre en miroir avec celle de l’Assemblée : il suffit de comparer les sièges en pourcentage.
Une chambre souvent en décalage avec les choix électoraux nationaux. Le Sénat se renouvelle lentement (tous les trois ans pour moitié), ce qui peut créer un décalage durable avec les majorités issues des élections nationales. Surtout en période comme maintenant : il suffit de voir ce qu’est désormais la représentativité nationale. Certains y voient un frein à la volonté populaire exprimée lors des élections législatives et présidentielle. Plus que jamais vrai.
Un coût excessif… Je ne balaierai jamais d’un revers de main tout ce qui peut être économisé : l’éditorial du patron d’une des plus belles majors françaises débutait par « Nous sommes des épiciers ! ». Pour être passé avant par d’autres sociétés et s’être toujours battu pour gagner la plus petite économie, rien n’était négligé ni négligeable. Quand on sait que la frontière entre un résultat à +1 % change le visage d’une entreprise, alors oui, tout est bon à prendre : nous étions des épiciers.
Appel d’offres, étude préalable, étude d’exécution avec résultat approché : tout y passait, et en cours de route tout était ajusté, redéployé pour un gain aussi minime soit-il. La rigueur dans toute sa splendeur, pour basculer dans le positif. Les petits ruisseaux font les grandes rivières, paraît-il ; j’en suis persuadé et le resterai toujours. Chaque mois, les flashs d’exploitation étaient là pour en témoigner.
Le Sénat, c’est un budget important de 370 000 000 €, une paille ! Le Sénat dispose d’un budget annuel de plusieurs centaines de millions d’euros (salaires, fonctionnement, entretien du Palais du Luxembourg). Je suis partisan de la suppression : cet argent pourrait être réaffecté à des politiques publiques prioritaires.
Sur le train de vie, pas besoin d’un dessin : ce sont quand même les choyés sur tranche dorée de la République. Des indemnités et avantages critiqués, c’est un fait : des gâtés de nos institutions. Les sénateurs bénéficient d’indemnités, de moyens matériels et d’un régime de retraite spécifiques. Tout cela n’est pas rien. On tutoie le demi-milliard, quand même, alors qu’aujourd’hui, pour boucler un budget, on est bien loin de cette ambition.
Dans un contexte de défiance envers les institutions, ces avantages sont perçus comme déconnectés des réalités sociales. Bon, c’est un peu populiste, mais c’est la vérité : même le cercueil est remboursé.
Et puis, au fond, c’est un rôle institutionnel redondant, une duplication du travail législatif. Vous connaissez aussi bien que moi le fonctionnement : l’Assemblée nationale et le Sénat examinent les mêmes textes. Cela ralentit inutilement le processus législatif sans apporter de réelle valeur ajoutée, pour finir par être adoptés par l’Assemblée.
D’une utilité discutable à l’ère de la transparence et de la rapidité, on peut estimer que les missions de contrôle et d’expertise du Sénat pourraient être assurées par des commissions indépendantes, la Cour des comptes, des organismes citoyens ou une Assemblée nationale renforcée.
Le Sénat, il faut bien se le dire, est un frein potentiel aux réformes. Chambre souvent conservatrice par excellence, il est historiquement dominé par des forces politiques modérées ou conservatrices : il bloque ou ralentit des réformes pourtant votées par l’Assemblée nationale, elle, représentative. Sans compter sur un pouvoir de blocage dans certaines procédures. Même si l’Assemblée a le dernier mot, le Sénat peut retarder les textes, multiplier les navettes ou influencer fortement les compromis.
Des modèles étrangers, parmi les plus performants, sont sans chambre haute. Il en existe, et pas des moindres : des démocraties fonctionnant avec un Parlement monocaméral existent bel et bien. La Suède, le Danemark, la Nouvelle-Zélande ou le Portugal fonctionnent avec une seule chambre. Ces pays montrent qu’un système monocaméral peut être efficace, stable et démocratique.
Quelle belle simplification institutionnelle cela permettrait : une meilleure lisibilité du système politique, une réduction des délais législatifs, une responsabilisation accrue de l’Assemblée nationale.
Le pire est l’image que le Sénat renvoie aujourd’hui : une institution perçue comme éloignée des citoyens, couplée à une faible visibilité publique, peu médiatisée et mal connue du grand public. Beaucoup de citoyens ne savent pas comment il fonctionne ni à quoi il sert ; il suffit de lire quelques études.
Le fait qu’il ne soit pas élu directement contribue à une impression d’opacité et de méconnaissance. Certains y voient une institution « hors-sol », éloignée des préoccupations quotidiennes.
Bon, bon… les pays nordiques cités ci-avant ne sont pas plus bêtes que nous, ni des fous furieux, et leurs économies se portent bien mieux que la nôtre. Bien sûr, leur serrer le kiki peut paraître dérisoire, mais j’accueillerais avec joie ce dérisoire sur mes comptes, comme je le faisais quand on se battait comme des chiens pour boucler une affaire avec un solde positif, même le plus petit qui soit : cela avait une autre allure en réunion de comptes que de voir ses chiffres d’exploitation en rouge.
@ Marc Ghinsberg le 15 février 2026
À quel titre un furieusement degauche tel que vous aurait autorité pour distribuer les bons ou les mauvais points à un candidat de droite, au prétexte que ce dernier aurait « des convictions solides et honorables, notamment sur les questions sociétales, mais ne mobiliserait, dites-vous, qu’une frange très étroite de l’électorat, à peu près celle qui, aux européennes, a voté massivement pour François-Xavier Bellamy (par ailleurs personnalité respectable) » ?
Tiens, tiens, une marge étroite qui vote massivement, je voudrais qu’on m’explique ?
Autrement dit, les électeurs de droite seraient, d’après vous (massivement), bien trop aveugles ou trop pourris pour se trouver, reconnaître ou choisir un candidat loyal, honnête et respectable à la présidentielle (en l’occurrence un Retailleau) et se verraient donc condamnés, ad vitam aeternam, à s’acoquiner avec le premier aventurier venu, vainqueur des sondages ; et, au final, se rallier à la gogauche pour échapper à un RN diabolisé de toute éternité*.
Ce que vous appelez vote républicain n’est en fait qu’un leurre grossier hérité de la mitterrandie, où la droite s’est laissée prendre et culpabiliser grossièrement d’élection en élection depuis plus de quarante ans ; au point qu’elle s’est vue réduite comme peau de chagrin et ne sait plus où elle habite. À part quelques-uns qui « résistent » et ne veulent pas renoncer comme en quarante. Eh bien moi je leur dis bravo et je me sens à leurs côtés.
* un RN qui n’est en fait qu’une forme de parti politique remise au goût du jour de ce que fut le RPR.
@ Exilé – le 15 février 2026
« Attention aux jugements hâtifs sur Donald Trump, c’est un personnage complexe, un peu déroutant par sa manière de chercher à résoudre les problèmes en fonçant et en les prenant de front, mais qui, bien que critiquable, est loin d’être un imbécile. »
Ben voyons… Les poutinistes dans votre genre ont passé beaucoup de temps à nous expliquer que leur idole était un joueur d’échecs génial qui avait vingt coups d’avance.
Maintenant que la conquête de Kiev en trois jours s’est transformée en une campagne désastreuse qui a fait 177 000 morts nommément identifiés dans les rangs russes (ce qui veut dire que le chiffre réel est bien supérieur), tout en se montrant impuissante à avancer au-delà de 20 % du territoire ukrainien après plus de temps qu’il n’en a fallu à l’URSS pour repousser l’invasion nazie jusqu’à Berlin, vous nous refaites le coup avec Donald Trump : son agitation incessante cacherait un génie secret que seuls les esprits supérieurs comme le vôtre seraient à même de déceler. Il y aurait un plan à long terme et une partie d’échecs en cinq dimensions derrière son incohérence et son insistance à semer le désordre.
Et vous prétendez qu’il serait loin d’être un imbécile. Ce qui est, au contraire, frappant, c’est à quel point Donald Trump est un authentique imbécile. Non pas dans le sens souvent affecté à ce mot, à savoir personne qu’on n’aime vraiment pas, mais un authentique abruti, dont les capacités cognitives seraient spectaculairement insuffisantes pour gérer une PME, ne parlons pas de diriger la première puissance mondiale.
Les preuves en sont innombrables. De son incapacité à lire un document de plus de quelques dizaines de lignes, à son insistance à prétendre qu’il a mis fin à une guerre entre l’Arménie et « l’Aberbaïdjan » (quand ce n’est pas une guerre entre l’Azerbaïdjan et l’Albanie, qui n’a jamais eu lieu), en passant par sa réplique à la reine d’Angleterre, lors de son premier mandat : « Ah bon, vous avez la bombe atomique ? ». En pleine visite officielle à Londres, il ignorait que l’Angleterre était une puissance nucléaire…
« Par exemple, l’agitation qu’il semble déployer à travers le monde est motivée par sa volonté sincère de rétablir la paix en danger dans diverses parties du monde (…) »
Hahaha, vous êtes impayable ! Il est surtout obsédé par l’idée qu’il mérite le prix Nobel de la paix, alors qu’il a passé son temps à « déclencher des guerres » : soit exactement le contraire de ce que les gens comme vous nous aviez promis, s’il arrivait au pouvoir. Il a été suffisamment infantile, narcissique et cynique pour écrire au Premier ministre norvégien qu’il voulait s’emparer du Groenland, y compris par la force militaire, parce qu’il n’avait pas eu le prix Nobel de la paix. Par conséquent, il ne « se sentait plus obligé de penser uniquement à la paix ». Quelle sincérité pacifiste, en effet… et quelle intelligence !
« Son côté un peu brutal serait en partie imputable au fait que ses parents l’avaient placé dans une école militaire où il a été élevé à la dure, ce qui l’a marqué. »
Mais bien sûr… pauvre bichon… Un chef d’État qui a été élevé à la dure, c’est le roi Charles III d’Angleterre. Dans son internat, célèbre pour sa sévérité, les fenêtres des dortoirs étaient ouvertes la nuit, et il neigeait sur les lits des enfants. Il était cruellement bizuté, tout prince qu’il fût, ce dont il s’est beaucoup plaint. Pourtant, Charles III n’a jamais fait preuve du centième de la chiennerie de Donald Trump. C’est tout le contraire : il tire plutôt vers le bisounours.
Quant aux effets positifs de la brève éducation militaire de Donald Trump (qui a triché pour éviter la conscription), on les cherche en vain. Durant toute sa carrière politique, il s’est au contraire distingué par sa totale incompréhension de l’éthique militaire, faite de dévouement, de loyauté et de sacrifice. Des vertus dont il est totalement dépourvu.
À d’innombrables reprises, il a fait preuve d’un mépris ahurissant pour les soldats américains, qu’il est censé diriger. Il s’est souvent montré carrément insultant à leur égard. En visite officielle en France, il a refusé de se rendre dans un cimetière militaire américain, au motif que ceux qui s’y trouvaient étaient des « losers », puisqu’ils avaient trouvé la mort au combat.
Le problème, ce n’est pas l’environnement auquel a été soumis Trump dans son enfance : c’est bien son détestable caractère, qui le rend inapte à sa fonction.
@ Michel Deluré le 15 février 2026
« Nous en sommes très loin et j’en arrive à considérer que l’option G. Darmanin, suggérée par Marc Ghinsberg, serait finalement, en l’état, le meilleur choix pour contrer l’éventualité d’un déplorable duel RN/LFI au second tour de la prochaine présidentielle. »
Bref, on ressort le disque rayé des gens qui nous ont mis dans le pétrin et on remet une pièce dans le juke-box, en espérant qu’une chanson différente en sortira…
@ Giuseppe – le 15 février 2026
« Chacun aura pu noter mon aversion pour le Sénat : ce machin ne sert à rien. »
Oui, on a remarqué. Vous êtes singulièrement dans l’erreur sur ce point. Toutes les démocraties (et même certaines dictatures qui en singent les formes) ont une chambre basse et une chambre haute. C’est vrai en Europe comme en Amérique ou en Asie.
La chambre haute est là pour exercer un salutaire contrepoids aux dérives possibles de la chambre basse. Elle a moins de pouvoir, mais plus de sagesse. Elle examine les choses avec un certain recul dont peut manquer la chambre basse, plus orientée vers le court terme et la sanction électorale.
D’ailleurs si l’on examine le rôle du Sénat en France, c’est souvent lui qui met en évidence des dysfonctionnements du pouvoir que le reste de l’État tolère ou dissimule.
Lors des décisions les plus cruciales (modification de la Constitution en France, destitution du Président aux États-Unis…), les deux chambres doivent se prononcer de concert, afin de limiter les risques d’erreur.
Si ce schéma institutionnel est si répandu à travers le monde, au sein de cultures tellement différentes, c’est probablement qu’il correspond à une nécessité.
Il se peut que le Sénat français présente quelques défauts. Vous tirez prétexte de ces défauts pour réclamer sa suppression. C’est démagogique et insensé. Les avantages de son existence dépassent de loin les inconvénients anecdotiques de sa mise en oeuvre.
Vous dénoncez sans cesse les avantages matériels dont bénéficieraient les sénateurs, et plus particulièrement leur président. Il est un fait qu’en France, les membres du Sénat, pas seulement les élus mais aussi les simples employés, jouissent de conditions de rémunération et de travail supérieures à celles des membres de l’Assemblée nationale, et très confortables si on les compare à celles du commun des mortels.
Cependant, le coût de ces avantages est infinitésimal par rapport aux dépenses de l’État. La suppression du Sénat n’apporterait rien à cet égard. De plus, on peut bien évidemment décider, par exemple, que les jardiniers du Sénat n’aient plus droit à l’emploi à vie, à une rémunération exagérée ou je ne sais quoi d’autre. On pourrait même, voyez-vous, confier les jardins du Sénat au privé…
Quant à Gérard Larcher, excusez-moi, mais on s’en tape. Il n’est pas immortel. Quelles que soient ses frasques réelles ou supposées, il est insensé de réclamer la suppression du Sénat simplement parce que son président actuel vous déplaît. De plus, il semble que ce que vous lui reprochiez, c’est d’être comme vous : il aimerait la bonne bouffe.
Cela semble essentiellement basé sur une photographie, toujours la même, qui montre une table qui aurait le tort d’être bien dressée. Cette table n’est pas celle d’un banquet. C’est une table normale d’une maison bourgeoise qui ne roule pas sur l’or, mais où l’on sait vivre. Heureusement que le président du Sénat ne se nourrit pas de kebabs et de pizzas, vautré dans un canapé devant la télévision. Vous préféreriez qu’il fasse comme Donald Trump avec ses McDo ?
« Puisque j’ai évoqué Donald Trump, je ne risquerais pas une comparaison détaillée entre celui-ci et BR. L’un est caractériel, erratique et imprévisible ; l’autre, équilibré, cohérent et stable. » (PB)
Attention aux jugements hâtifs sur Donald Trump, c’est un personnage complexe, un peu déroutant par sa manière de chercher à résoudre les problèmes en fonçant et en les prenant de front, mais qui, bien que critiquable, est loin d’être un imbécile.
Par exemple, l’agitation qu’il semble déployer à travers le monde est motivée par sa volonté sincère de rétablir la paix en danger dans diverses parties du monde, quitte à forcer parfois le destin et à tordre quelques bras aux grands de ce monde pour atteindre ses objectifs avant les élections de « midterms », y compris dans des régions où il faudrait aussi savoir donner du temps au temps et palabrer.
Son côté un peu brutal serait en partie imputable au fait que ses parents l’avaient placé dans une école militaire où il a été élevé à la dure, ce qui l’a marqué.
« Mais si le président américain est perçu aussi comme un homme d’action qui tient ses engagements, je ne doute pas que BR, sur ce plan du caractère et du volontarisme, lui ressemblera en effet. » (PB)
Vous avez parfaitement mis le doigt sur ce qui manque à BR, et même si nous ne pouvons que vous approuver sur ses qualités morales et humaines, nous ne pouvons cependant que constater qu’à son poste, ses résultats n’ont pas été à la hauteur de ce qu’ils auraient dû être.
Mais malheureusement, du côté de LR et consorts, élection après élection, programme (sur papier glacé) après programme, discours (rédigé par les meilleures plumes) après discours, nous retombons à chaque fois, dès le soir des élections, pour cinq ans, dans les mêmes désillusions désespérantes face aux mêmes inactions, au même mépris de la volonté populaire, au même alignement sur la ligne panurgiste visant le mur du chaos final, ce qui nous force à vouloir « changer de boutique ».
Alors pourquoi, alors que nous commençons à connaître sur le bout des doigts la petite musique de la trahison de la France et des Français par ce parti, qui ne semble pas avoir encore compris que les élections n’avaient pas pour but d’assurer une sinécure à chaque élu, devrions-nous lui faire confiance, avec monsieur Retailleau ou un autre ?
Et quand nous voyons comment LR magouille actuellement à l’Assemblée avec la faune de ces messieurs de la Sociale pour ne pas voter les motions d’intérêt général émises de son côté droit, que les Français attendent pourtant, nous comprenons que ce parti au comportement suicidaire n’a pas changé, n’a pas l’intention de changer et ne changera jamais, quoi qu’il puisse promettre.
Trop de chefs en cuisine à droite : c’est le syndrome français du « président de club de boules ». Si Bardella ne ruine pas ses chances — le mieux n’est-il pas, pour lui, de ne rien faire ? — la pièce est écrite jusqu’au baisser de rideau.
Suivra immanquablement l’insurrection des masses laborieuses et démocratiques, alliées à la lie insoumise, mécontente d’avoir été battue si près du but.
La dispersion à droite est, à la limite, criminelle. Mais quand on voit le niveau, qui s’en étonne encore ?
Malgré ses qualités indéniables et sa large élection à la présidence de LR, Bruno Retailleau n’a toujours pas réussi à imposer un leadership incontesté sur ce parti, en ramenant au bercail tous ceux qui, depuis 2017, s’en étaient éloignés, en étouffant les ambitions personnelles de certains et en les convainquant de se mettre au seul service d’un projet réaliste de redressement du pays.
Comment, dans les conditions actuelles, avec de multiples oppositions au sein même du parti fracturé qu’il dirige, mais aussi dans la sphère politique plus large susceptible de le soutenir, espérer jouer, dès le premier tour de l’élection présidentielle à venir, un rôle déterminant et se qualifier ainsi pour le duel final ?
Certes, les conditions peuvent évoluer avec le temps, mais, pour l’heure, BR me paraît beaucoup trop isolé et insuffisamment soutenu par un appareil qui devrait être entièrement, et sans la moindre arrière-pensée, mis au service de son leader et du programme qu’il incarne.
Nous en sommes très loin et j’en arrive à considérer que l’option G. Darmanin, suggérée par Marc Ghinsberg, serait finalement, en l’état, le meilleur choix pour contrer l’éventualité d’un déplorable duel RN/LFI au second tour de la prochaine présidentielle.
Le programme électoral de Monsieur Retailleau et l’orientation des mesures à prendre semblent tout à fait adaptés à la situation dramatique de notre pays. L’intégrité et le courage sont là. Si le peuple le plus intelligent de la terre n’est pas complètement idiot, il faut voter pour Retailleau.
Hélas ! Ce dernier propose des efforts, des mesures contraignantes, des choses comme travailler plus. Tiens, une « mesure d’âge » allant au-delà des 64 ans. C’est foutu !
@ Florestan68 le 15 février 2026
Avec toutes mes excuses je me suis effectivement trompé. Même aux meilleurs cela arrive aussi.
Je taquine bien sûr, la personne qui m’a interpellé est souvent la même acariâtre au ton péremptoire qui l’habille habituellement.
Bon, apparemment elle me lit, elle saura au moins que j’ai corrigé le tir, pour un ancien brigadier pointeur-tireur c’est la moindre des choses.
Ce n’était pas le sable chaud, mais les tristes plaines de Verdun. Je taquine, elle va m’incendier, cela me mettra en canne pour le match de tout à l’heure. Vous avez bien fait de relever.
Retailleau… hélas!
Quel est le cauchemar commun à beaucoup d’électeurs, qu’ils soient de droite ou de gauche ? Devoir arbitrer, au second tour de la présidentielle, entre Jean-Luc Mélenchon d’un côté et Marine Le Pen ou Jordan Bardella de l’autre.
Le seul moyen d’échapper à ce duel des extrêmes serait qu’un candidat crédible se dégage nettement dès le premier tour et parvienne à se qualifier, autrement dit, qu’il devance Jean-Luc Mélenchon au premier tour, les sondages plaçant presque unanimement le candidat RN (Le Pen ou Bardella) en tête.
Or Bruno Retailleau n’est pas cet homme-là.
Il a des convictions solides, et c’est tout à son honneur. Mais ces convictions, notamment sur les questions sociétales, ne mobilisent qu’une frange très étroite de l’électorat, à peu près celle qui, aux européennes, a voté massivement pour François-Xavier Bellamy (par ailleurs personnalité tout à fait respectable).
Alors qui reste-t-il ?
À gauche, pour l’instant, aucun nom ne s’impose avec suffisamment de force. À droite, en revanche, une figure trace sa route avec méthode, sans précipitation ni effets de manche : Gérald Darmanin.
Son bilan gouvernemental est globalement apprécié. Il cumule une expérience ministérielle riche, variée, réussie. Issu du terrain, il a été maire de Tourcoing, il parle le langage des préoccupations quotidiennes. Surtout, sur les sujets de société comme sur la sécurité, il se situe dans une position qui lui permet de parler à la fois aux électeurs de droite traditionnelle, aux sociaux-démocrates modérés et aux centristes.
À ce stade, il apparaît comme le plus à même de créer une dynamique suffisante pour dépasser Mélenchon au premier tour et, surtout, pour l’emporter au second face à n’importe quel adversaire du RN.
Ce n’est pas gagné, mais parmi les options réalistes du camp républicain et réformiste, il est aujourd’hui, me semble-il, le plus sérieux candidat à la qualification et à la victoire.
@ Giuseppe
Vous faites erreur sur la personne. Ce n’est pas moi qui vous ai interpellé sur le Sénat. Confusion due au mauvais fonctionnement de la fonction « répondre ».
Villepin candidat, c’est une galéjade. Si tous les candidats en dessous de 5 % devaient rembourser du pognon à l’État, cela ferait le plus grand bien, lui qui se goinfrait — un de plus — de la manne de Premier ministre versée pendant des années :
2024 : 207 072 €
2023 : mentionné comme faisant partie du « trio de tête » des plus coûteux, mais sans montant chiffré.
Alors on peut extrapoler : il a coûté les yeux de la tête au contribuable alors qu’il n’était plus rien et ne représentait plus personne que lui-même. Il parle, parle, parle avec l’emphase creuse des baudruches, pensant que cela créditerait ses discours, mais le vent se dissipe toujours. Quelle poilade ! Dominique, on a changé d’époque ! Le dernier sondage montre à plus de 70 % que vous n’étiez que des bonimenteurs.
Retailleau semble posséder le plumage qui se rapporte à son ramage ; on verra, mais il lui faut des soldats, des soldats et encore des soldats.
Il semblerait que quelques personnes, bien qu’étant de droite, émettent des doutes sur les chances d’élection de Bruno Retailleau en 2027.
Notamment Roselyne Bachelot. Pour elle c’est carrément « zéro ». 😊
Chacun aura pu noter mon aversion pour le Sénat : ce machin ne sert à rien, ce truc ne fait que ralentir un processus démocratique d’une assemblée élue. Les couches s’empilent en France comme un millefeuille. Je ne reviendrai pas sur ce que voulait en faire le Général.
Les sénateurs ne sont pas des élus directs de la nation, et en plus le Conseil constitutionnel est là pour, au fond, servir de garde-fou. Il faut arrêter cette machine à perdre, elle n’est plus adaptée à la pauvreté économique et culturelle des nouveaux dirigeants.
Je suis contre ces élus (presque) à vie : à la fin, il se passe un engourdissement de leurs cerveaux, et un tel bien-être les envahit que toute cette léthargie nous porte vers une dette colossale.
Tous les mandats redoublés des présidents s’essoufflent au bout de sept ans, ils finissent tous par être détestés ; Pépère est le cas extrême qui a compris plus vite que les autres.
Gégé, sans vergogne, vit dans un palais indigne d’une République efficiente : c’est d’un autre monde, d’une autre époque.
Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : les pays nordiques ont appris à vivre plus efficacement sans se goinfrer de mandats et de tout un décorum superfétatoire. Il est fait croire aux couillons que cette vie digne de l’Ancien Régime participe à l’image ; je regarde la vie politique allemande, rien de tout cela, mais ils vont investir 500 milliards nouveaux, paraît-il ; je ne parle pas de leur commerce extérieur excédentaire.
Le Dodu et sa Chambre n’apportent strictement rien, et en plus vous le voyez traverser un couloir, lancer un appel aux citoyens pour qu’ils montent à l’assaut de la frugalité, de la combativité ? Devant son assiette dorée de sa cantine adorée, devant laquelle, sans vergogne, il se met parfois en scène.
Les générations de maintenant vont vite. Sarah Knafo, qu’on aime ou pas, l’a compris. Je n’ai rien contre Bruno Retailleau, son problème est qu’il n’a pas de divisions et que, depuis les 5 % anorexiques de la Grande Bourgeoise, rien ne s’est amélioré, et ce n’est pas l’image d’un Gégé confit dans son royaume qui va attirer les électeurs, surtout les plus dynamiques.
Chaban-Delmas, que j’ai vu jouer, gamin, au tennis, est comme Bruno, mais il avait le don d’occuper l’espace. Certes, on peut être bon cavalier, mais encore faut-il savoir, comme Pierre Jonquères d’Oriola, porter une casaque flamboyante. Je peux en parler aussi : dans la même ville que Chaban, gamin, je l’ai rencontré ; il m’a fait cadeau d’une cocarde en papier, alors qu’il était en discussion, pendant que je regardais sa monture avec laquelle il venait de gagner.
Bruno Retailleau a bien des avantages sur Bardella et Le Pen, dont celui de ne pas devoir éliminer d’entrée toute la pègre des Conseils constitutionnel et d’État pour faire quoi que ce soit, mais Les LR sont beaucoup plus vérolés de l’intérieur que le RN.
Les magouilles de gauche, ce sont les associations avec les maçons de gauche ; celles de droite, les marchés de travaux publics avec les maçons de droite, alors que le RN se fait taper sur les doigts pour seulement faire travailler ses députés européens pour le parti.
Si les Français savaient tout, Robespierre ferait figure d’enfant de chœur.
Il faut soumettre à BR la question : connaît-il le prix du Pass Navigo ? C’est d’une importance capitale pour tester le niveau des candidats.
M. Retailleau est à l’image d’une France hélas en voie de disparition : un peuple blanc de souche catho, fier de son passé et de son histoire, de sa culture, de ses racines chrétiennes, la belle France des cathédrales et de son patrimoine exceptionnel, enviée et admirée par le monde entier ; bémol : jusqu’à hier encore, depuis notre pays est détesté, ridiculisé, rétrogradé au rang des pays du tiers-monde immonde.
BR est vendéen, une belle race, les derniers vrais Français qui respectent encore leur pays, l’autorité, le civisme, la morale, la vraie famille père-mère-enfants naturels.
La gauche le harcèle, l’insulte, le caricature, le calomnie, le menace, c’est donc la preuve qu’il est sur le bon chemin, le bon droit de dire haut et fort des vérités gênantes pour ces funestes prêtres gauchislamistes soumis collabos aux envahisseurs qui font exploser tous les compteurs d’insécurité, de vols, de viols en toute impunité, la justice gauchiste et ses yeux doux les protégeant en créant ce fameux État de droit criminel en leur faveur et gare aux Blancs réfractaires, tous les feux de l’enfer leur tomberont dessus.
La gauche, en choisissant le déshonneur, la déchéance, la collaboration avec l’ennemi islamiste, terrassera ce malheureux Retailleau seul au monde face à ce nouveau fascisme islamiste qui se répand comme une traînée de poudre avec la collaboration de l’UE, von der Leyen, Macron, Starmer, Merz, dirigeants couchés soumis collabos (y a bon le Qatar et ses banques).
J’ai fait un dessin sur mon blog le représentant, larme à l’œil, seul avec un tract à la main face à une armada de chars lourds islamistes morts de rire.
Tant que la droite ne sera pas désarkozysée radicalement, le candidat n’aura aucune chance, quelle que puisse être sa volonté ou sa bonne volonté.
Pécresse faisant sa première visite à Sarkozy, le lendemain de sa victoire à la primaire, était pathétique, et l’on a vu le résultat que cela a donné.
Aux questions qui pourraient être posées à Bruno Retailleau sur Sarkozy, un « lui, c’est lui ; moi, c’est moi » me semble assez recommandé.
Hortefeux, c’est autre chose. Philippe Bilger, qui l’avait soumis à la question, m’avait fait découvrir — ô surprise et révélation — un homme très intéressant qu’il conviendrait de remettre dans le circuit du redressement du pays.
@ Mary Preud’homme
Pardon de ne pas avoir été assez clair.
Les propos entre guillemets sont ceux de Philippe Bilger et non les miens. Je considère que le score de 75 % dispense BR de tout autre scrutin interne à LR.
Quant aux autres leaders mentionnés, je posais simplement la question de savoir si Philippe Bilger les incluait à droite ou non. Pour moi, ils n’en font pas partie.
@ Florestan68
« Il me paraît essentiel que BR fasse confirmer par eux tous (les militants LR) sa légitimité à être le candidat de la droite. » Il faudrait définir avec clarté quelle est cette droite dont vous parlez. E. Philippe, G Darmanin, G. Attal en font-ils partie ?
S’agissant d’une élection où chaque citoyen a le droit de se présenter, conformément à la Constitution, à quel titre BR devrait-il se plier à ce genre de rite de passage ? Difficile de comprendre en effet où vous voulez en venir avec ce type de propos, sachant en outre que les précités Philippe et Darmanin sont des transfuges qui ont créé leur propre parti. Quant au jeune Attal, socialiste de chez socialistes, l’on se demande ce qu’il vient faire dans votre démonstration.
@ Giuseppe
Depuis le temps que vous postez sur ce blog, chacun avait pu remarquer votre aversion pour les enrobés se gavant sans vergogne, dont le malheureux Gégé a si souvent fait les frais…
Mais aujourd’hui vous vous en prenez (paradoxalement) à un trop maigre, et un trop sobre qui selon vous n’aurait pas l’étoffe d’un leader ou d’un champion, ignorant sans doute que BR est dans sa discipline sportive un excellent cavalier. Ce qui augure assez bien de sa capacité à garder son sang-froid et à maîtriser fermement une monture même rebelle !
Quant à savoir s’il tiendra la distance et ne se dérobera pas, confronté aux multiples sauts d’obstacles du parcours tortueux vers la présidentielle, cela constitue bien sûr un grand point d’interrogation.
Nous lui souhaitons néanmoins, ainsi qu’à tous les droitiers prêts à le rejoindre et à s’engager pour la patrie, bonne chance et tout le succès qu’ils méritent !
Au rythme des candidatures, le second qualifié pour la présidentielle pourrait avoir un score avoisinant les 12 %, loin derrière le RN et son candidat unique.
Je mets une pièce sur Hollande.
Édouard Philippe ira forcément aussi. Xavier Bertrand est abonné. Attal en rêve. Villepin a déjà sa permanence de campagne. Wauquiez s’y prépare. Asselineau parle de son programme.
J’en oublie.
Autrement dit : c’est plié. On aura un second tour Mélenchon vs RN. Et le RN arrivera au pouvoir. Je prends les paris.
Cher Philippe Bilger,
Quelques remarques sur votre texte.
1) On ne voit guère la différence entre « invoquer son devoir » et « être président par sens du devoir ».
2) « Il me paraît essentiel que BR fasse confirmer par eux tous (les militants LR) sa légitimité à être le candidat de la droite. » Il faudrait définir avec clarté quelle est cette droite dont vous parlez. E. Philippe, G Darmanin, G. Attal en font-ils partie ?
3) « Il ne se laissera plus entraver dans sa résolution par Laurent Wauquiez… ». Au vu du passé récent, il est fort à craindre que cela ne ressemble à un vœu pieux. On voit mal B. Retailleau se faire violence pour faire preuve d’une autorité qu’il répugne à utiliser. Et c’est justement cette faiblesse qui alimente les ambitions, alors que son élection de maréchal aurait dû éteindre toute velléité de concurrence à LR.
4) Sur la fidélité à ses principes et sur son éthique irréprochable, on ne peut qu’abonder dans votre sens.
5) Pour faire bonne mesure, on ajoutera que BR (ou David Lisnard) est le seul de tous les candidats à être libéral sur l’économie, conservateur sur le sociétal et intransigeant sur le régalien. C’est le nouveau Fillon dont la France avait urgemment besoin en 2017.
Pourquoi alors, et même s’il finit par être le candidat LR, a-t-il, lui ou un autre candidat LR, si peu de chances d’être élu ?
C’est tout simplement parce que la droite a TOUJOURS présenté un candidat qui affirmait vouloir renverser la table (V. Giscard d’Estaing, mais surtout J. Chirac et N. Sarkozy) pour mener une vraie politique de droite, mais une fois au pouvoir, a TOUJOURS peu ou prou mené une politique de gauche.
Voilà pourquoi la majorité des électeurs de droite ne fait plus confiance à leurs dirigeants et préfère s’orienter à reculons vers le RN, en espérant qu’une fois au pouvoir le réalisme économique lui fera entendre raison. L’urgence civilisationnelle absolue dictera sa loi.
On souhaite à Bruno Retailleau de trouver les mots justes pour convaincre, mais ce serait un miracle s’il y parvenait.
« Les principaux axes de son projet : recours au référendum, réforme de la Constitution et des retraites, suppression des normes pénalisantes pour les entreprises et suppression du juge d’application des peines, état d’urgence pour les quartiers gangrenés… » (PB)
Pourquoi pas, maintenant il reste à voir comment tout cela serait accueilli sur le terrain par « l’État profond », qui n’existe pas comme chacun sait, par les médias, par la dictature de l’UE, sans oublier non plus les caciques de LR, peut-être parmi les pires de tous les crocodiles que M. Retailleau risquerait alors d’avoir à ses basques…
L’espoir fait vivre, Monsieur Bilger : espérons que, cette fois, vous ne serez pas déçu dans vos attentes.
Effectivement, monsieur Retailleau a un discours gaullien qui fait plaisir à entendre. Il va cependant se heurter à quelques obstacles.
– D’abord en interne : Xavier Bertrand ne sera pas un concurrent réel, mais, associé à Laurent Wauquiez, il pourra compter sur leur capacité de nuisance. D’autant qu’il devra faire de David Lisnard, lui aussi tenté par la présidence de la République, un allié plutôt qu’un ennemi.
– Ensuite, ses projets de référendums et de limitation des compétences du Conseil constitutionnel, avec un retour aux origines gaulliennes de la Ve République, constituent un excellent programme de départ. Mais comme monsieur Macron a verrouillé ce dernier, tout comme le Conseil d’État et la Cour des comptes ainsi que de multiples autres instances publiques, il pourra compter sur une multitude de peaux de banane sous ses pas.
– Par ailleurs, au plan européen, il devra rapidement pratiquer une politique gaulliste, depuis la « chaise vide » du Général jusqu’à une réduction de l’abondement de la France au budget de l’UE, ou soumettre ce dernier au respect de la souveraineté française — ce à quoi l’Allemagne veille également pour elle-même, tout en cherchant à vassaliser la France à ses vues, notamment en matière énergétique.
– En outre, les États-Unis, notamment sous Barack Obama, auraient créé une forme de cinquième colonne du wokisme et du racialisme pour fragiliser les fondements de la République française, tandis que certains organismes, tels que la French-American Foundation et d’autres, ont converti nombre d’élites françaises — notamment parmi celles qui nous gouvernent (à commencer par monsieur Macron promo 2012 ou madame Amélie de Montchalin, promo 2018 – https://www.french-american.org/programmes-et-evenements/young-leaders/les-promotions/) — à une forme de vassalisation intellectuelle et politique.
– Enfin, ayant piloté la campagne électorale de monsieur Fillon, monsieur Retailleau sera nécessairement placé sous le regard attentif, sinon hostile, du Parquet national financier et, peut-être, d’un certain nombre de magistrats qu’on dit inféodés à la gauche, en particulier à sa frange la plus radicale. Il risque fort de voir la période présidentielle et sa propre campagne parasitées par de multiples mises en doute de son intégrité, voire de sa probité.
On ne peut donc que souhaiter bonne chance à monsieur Retailleau pour surmonter tous les obstacles que ses ennemis, et surtout ses prétendus amis, ne manqueront pas de semer sur son parcours.
« Bruno Retailleau, enfin ! » (PB)
J’ai entendu deux personnes louer sa cohérence et, immanquablement, le qualifier extérieurement de « notaire de province ».
Cet aspect désuet, qui sent le parquet ciré et le livre ancien sur les étagères d’une bibliothèque, lui colle à la peau. Il va avoir un mal fou à s’en défaire.
Un autre, parlant de Sarah Knafo, expliquait ses bons sondages à Paris par le fait qu’elle est jeune et neuve dans le milieu politique : elle incarnerait le changement. Elle a quand même l’esprit leste et vif.
Ce n’est pas une bombe non plus, mais elle casse une image et fait preuve d’ingéniosité dans sa présentation ; elle y met beaucoup de couleur. Elle va être coriace à battre, occupant la scène avec beaucoup de volume, comme sa chevelure peut l’être.
Bruno, allez, costume bleu Lazio, cravate qui montre la route !
J’ai aussi entendu qu’il était un Fillon sans ses costumes. Ma maman adorait les costumes de Fillon : ils avaient cette discrétion flamboyante qui ne s’oublie pas. Sans se les faire offrir par des Bourgi ou autres, on en trouve chez les plus « in » à des prix très doux.
Bruno doit changer sans que cela se remarque, comme on règle la lumière au théâtre. Knafo a revêtu une robe jaune vaporeuse ; sans aller jusque-là, des lunettes un peu plus sexy lui feraient le plus grand bien. Sans changer la forme qu’il a l’air d’affectionner : la couleur est un élément essentiel.
N’y a-t-il personne dans son entourage pour le lui dire ? Pas la peine de maigrir comme Pépère : il a la ligne, comme Chaban-Delmas, tout dans le mouvement ! Quand tu parles, Bruno, on dirait que tu es penché sur un écritoire ou, au mieux, posé au bord d’un bureau lourd et lustré d’une époque passée ; on y apercevrait un sous-main en cuir rouge bien tanné.
Et puis tes troupes, il va falloir les muscler, Bruno. Wauquiez est un inconnu dans le Sud ; le champ est libre. Aliot au trapèze, Ménard bien en place : c’est maintenant ou jamais.
Notre hôte y croit. Bruno, tu as gagné chez LR, alors fonce !
Le costume, Bruno, le costume… et la cravate. Tu t’habilles comme un serveur de brasserie pour notables parisiens. Tu souris juste ce qu’il faut, le sérieux qui va avec ; il ne manque plus que la couleur — cela ne doit pas être si difficile à trouver.
Chouans, en avant !
https://youtu.be/bIsQL5t24E4?si=a9aKjX7DA6g68_4S
Conseil pour Retailleau s’il veut récupérer les teucis racailles narcos, faut le faire kiffer au langage des djeuns richesses importées, y a pitète un futur prix Nobel artificier dans la zone.
Vous allez dans les banlieues ; vous demandez aux jeunes « ce qu’ils veulent faire plus tard » selon la formule consacrée : les trois quarts vous répondront : « Heu !! Moi ? Ce que je veux faire plus tard ?… footballeur hé… pour avoir de la thune… des zésgons… une Ferrari… eh ouais… z’y va mon frère » !
Le quart restant :
« Heu !! Moi ? Ce que je veux faire plus tard ?… avec des frères et des cousins on va monter un groupe de rap… eh ouais… !!! pour avoir de la thune… des zésgons… une Ferrari… eh ouais… z’y va mon frère » !!
Et tous en chœur : « Eh… ouais… !!! La France, c’est de la balle… comment que je vais la niquer !! »
M. Retailleau, un conseil : ne prononcez jamais le mot « travail »… Pour eux c’est une insulte grave, une atteinte à leur dignité… vous risqueriez de gros ennuis passibles des tribunaux de l’inquisition des LDH SOS Ouacisme HALDE et de mettre le feu aux banlieues.
Vantez-leur plutôt les mérites du Pôle emploi narcotrafic que ceux de leur père : assis à l’entrée des cités sur une chaise longue : 100 euros par jour ; « ouah le relou à l’uzizine au smigue ». Chomdu ? Ouah la lose…
La seule question est : avec qui va-t-il gouverner ?
Le RN, j’en doute. Les socialistes, il l’a déjà fait ; avec Macron également. LFI ? Ce serait fait avec Wauquiez ? Préparer le retour de Macron en 2032 ? Même involontairement ?
L’élection présidentielle de 2027 s’annonce particulièrement agitée.
Les candidats se bousculent au portillon. Il y a ceux qui veulent passer par une primaire et ceux qui veulent faire cavalier seul.
À gauche, Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Verts, et les députés ex-insoumis Clémentine Autain (l’Après) et François Ruffin (Debout !) ont déjà officialisé leur participation.
Dernièrement Jérôme Guedj a décidé de ne pas passer par la case primaire du PS.
Hier, Bruno Retailleau a, lui aussi, annoncé sa candidature, coupant ainsi l’herbe sous les pieds à Laurent Wauquiez qui y « pense, pas seulement en se rasant » comme aurait dit quelqu’un.
Mais d’autres prétendants ne se sont pas encore prononcés : Fabien Roussel (PCF), J-L Mélenchon (LFI), le ou la candidat(e) du RN, Éric Zemmour (à moins que ce ne soit Sarah Knafo, qui a le vent en poupe).
Au PS on ne sait pas trop si c’est Raphaël Glucksmann ou Olivier Faure qui sera le candidat officiel du PS.
N’oublions pas François Hollande qui semble vouloir retenter sa chance, voire aussi Ségolène Royal qui se croit toujours investie d’une mission divine.
Dominique de Villepin refait son apparition dans les médias.
Xavier Bertrand, Michel Barnier, Gérald Darmanin, Gabriel Attal et David Lisnard semblent, eux aussi, vouloir être de la partie.
Il y a les incontournables de la droite souverainiste : Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau, Florian Philippot et, de la gauche trotskiste, Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière).
Ça commence à faire du monde .
Bruno Retailleau va avoir vraiment du mal à se frayer un chemin parmi la trentaine de ses concurrents potentiels.
Certes, certains ne dépasseront pas les 2 à 3 % d’intentions de vote, mais il y a quand même quelques belles pointures dans le tas qui risquent de lui faire quelques misères…
Sur le nuancier électoral, la carte RPR-1978 est déjà prise par le RN et Reconquête!.
Et de vous à moi, M. Retailleau dans l’emploi de ministre de l’Intérieur ne m’a pas impressionné, même avec une prestation micro-caméra quotidienne. Je pense qu’il est surfait en réputation.
Après, les déclarations viriles restent des déclarations, jusqu’à la débandaison. On se souvient de Sarkozy qui a viré « apache des fortifs » après son accession, mais n’a rien fait de durable.
Il nous faut des polices « ICE », des juges DREDD, des Robocop, rentrer dans le lard des racailles sans modération, parquer tous les mineurs délinquants dans une île, fermer l’ENM gauchiste et nommer des juges « Roy Bean » qui appliquent la loi la vraie, une police impitoyable, virer à coups de pied aux fesses toutes ces LDH, défenseurs des droits, État de droit, Conseil d’État, tous ces pourris gauchiasses complices des criminels, et réprimer toutes manifs interdites sans faiblesse, sortir les squatteurs le jour même comme aux USA, renvoyer les OQTF, etc. etc.
Retailleau voudrait bien, mais ne pourra point, ce pays est infesté de gauchiasses, de droits-de-l’hommistes socialos cocos escrolos LFI HamaSS.
Un conseil à Retailleau : retournez dans votre Vendée une région encore pure et propre où la religion catho est respectée, laissez ce pays crever à petits et même à grands feux.
Vous n’aurez rien de tout ça. J’espère me tromper. Fort avec les faibles, faible avec les forts.
Lundi, dans les Hautes-Pyrénées, sur ordre du préfet, fidèle serviteur, les forces de l’ordre accompagneront un vétérinaire venu vacciner un troupeau contre la dermatose, alors que l’agriculteur refuse, dans la mesure où la maladie n’a aucune incidence sur la santé humaine, est très peu contagieuse et se soigne.
Et accroche-toi, Jeannot ! Pardon, sylvain : si, à la suite de cette vaccination — qui fatigue énormément les bêtes — certaines présentent des symptômes, elles seront abattues après contrôle par test PCR. Oui, encore cette escroquerie !
C’est le « plan » demandé, entre autres, par la Cour des comptes, avec le prétexte fallacieux de vouloir sauver la planète. Cette Cour des comptes, constituée de personnes gavées comme des oies, préconise une consommation maximale de 200 g de viande par jour, première étape avant de descendre à 70 g…
Alors vos hommes politiques, quelle que soit leur étiquette, sans date de péremption, ayant été contraints de passer sous les fourches caudines d’un pouvoir supérieur dont on commence à entrevoir les travers — à travers l’affaire Epstein…
¡Afuera !…
Si c’est pour bader chez Sarkozy, rue de Miromesnil, il ferait mieux de ne pas être candidat.
Je trouve qu’avoir quitté le gouvernement parce que celui qui faisait des chèques sans provision (Bruno Le Maire) en était membre est une raison valable. Je n’ai pas compris qu’il soit critiqué là-dessus. Si c’est juste un alibi, c’est dommage, mais une conviction profonde de ne pas travailler avec ce personnage, BLM, c’est respectable. On aurait aimé que les socialistes fissent de même avec d’autres ministres (Lang, par exemple).
Il ne semble pas animé d’un arrivisme chiraquien, mais dans l’adversité, on verra.
Je demeure gêné par un point. Ce qu’il ne sera pas n’a pas d’importance ; c’est ce qu’il sera qui compte et ce qu’il est.
Qui va disparaître de la circulation ? Peut-être Édouard Philippe, qui, à mon avis, se positionne pour 2032, car il sait qu’il n’a aucune chance.
Avec cette droite à la ramasse, on pourrait finalement bien avoir Hollande-Bardella au second tour. Ce serait assez drôle, surtout pour ceux qui considèrent que Hollande est une nullité. On reproche à ce dernier son manque de lucidité ; c’est oublier celle dont il a fait preuve en ne se représentant pas.
Quand on en arrive à souhaiter un « Hollande », la pire nullité que la France aura connue, c’est que vraiment nous sommes un peuple d’attardés mentaux, incultes, ignares, trépanés du bulbe rachidien.