Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Nicolas Sarkozy : quel malaise dans la démocratie ?

Aucun malaise dans la démocratie. Le seul vrai, authentique, désastreux malaise est qu’on puisse sans honte, légitimement, sereinement, poursuivre ou condamner un ancien président de la République pour des agissements que la Justice non seulement n’a pas inventés mais qu’elle a le devoir et l’honneur de prendre en charge.

Le président et les médias devraient s’excuser : affaire Zecler

En préambule, je tiens à préciser qu’on n’a pas à parler des « violences légitimes » de la police mais de l’usage de la force par cette dernière qui en a le monopole, tandis que ceux qui lui résistent et l’agressent commettent eux « des violences illégitimes ». Le « flic » de terrain et responsable syndicaliste policier qui durant quinze minutes s’exprime, dans une vidéo du 25 février, démonte de manière convaincante le travail très orienté du site Loopsider et du journaliste David Perrotin sur l’affaire concernant Michel Zecler, survenue le 26 novembre 2020.

Emmanuel Macron drague-t-il la droite ?

Emmanuel Macron va continuer à draguer la droite. Qu’elle ne succombe pas à sa séduction mais considère son bilan, et la cause sera entendue

Responsabilité des magistrats: le président n’est pas coupable !

Pourtant, j’ai toujours été persuadé que, loin de diminuer la confiance des citoyens à l’égard des magistrats, une responsabilité élargie mettant en cause défaillances professionnelles et faiblesses éthiques serait le meilleur moyen pour restaurer un lien fort entre la société et les juges. Plutôt que de pourfendre en général la Justice sans la connaître, on saurait alors précisément qui, quel magistrat a fauté. La médiocrité ne serait plus noyée dans une masse qui l’occulterait.

Je suis clivé, ai-je tort ?

Je n’ai jamais voté pour le RN et je voterai pas pour lui demain mais si j’en avais la moindre envie, ce gouvernement ne parviendrait pas à m’en détourner. Combattre, oui, mais nous ne combattons, dans tous les cas, que des Français.

L’emprise : tarte à la crème ou vraie dépendance ?

L’emprise authentique, la contrainte véritable, existent et il est hors de question de la rejeter à tout coup. Mais il sera essentiel pour les cours d’assises d’expliquer dans leur motivation comment et pourquoi cette dépendance délétère, imposant un pouvoir irrésistible, a surgi dans des relations qui auraient permis à des adultes se disant victimes de dire non et à ceux se disant innocents de ne pas se méprendre sur le caractère apparent du consentement prodigué.

De Français à Français, Françaises : une démolition…

Derrière cette histoire d’une dérive et d’une démolition se joue quelque chose qui dépasse les mots et renvoie au coeur d’une société se méprenant sur ce qu’est un progrès et préférant tout lâcher plutôt que de se battre pour sauver le meilleur et exclure le pire.

Mbappé-Neymar : un de trop comme en politique !

J’imagine ce qu’un président de la République pourrait mettre en oeuvre pour la France s’il était inspiré par le même esprit et soucieux de la même participation et implication de tous. Cette comparaison a des limites, j’en ai évidemment conscience, mais comme Neymar est de trop quand on a un Mbappé, il y a probablement, dans notre vie politique, de trop rares Mbappé et des prétendus Neymar superfétatoires.

Police : les tables rondes ne servent à rien !

Si j’avais approuvé le principe initial du Beauvau de la sécurité, ce n’était pas pour qu’il s’enlise dans des débats vains. Le réel, le vrai, l’éprouvant, la terrifiante et effective hostilité à l’encontre de la police n’ont pas été invités. Pendant les tables rondes, il y a eu Poissy, en France, en République.

Autopsie d’un concentré d’aujourd’hui qui pourrait être français…

Cette analyse de ce concentré qui pourrait être français n’occulte pas, si j’ai fait un sort à ces adolescents, les moins jeunes. La multitude des personnalités, des citoyens, des épris de la lumière, tous adultes et donc n’ayant aucune excuse pour leurs dérives d’ignorance, d’intolérance et de vulgarité, qui au quotidien s’abandonnent à un totalitarisme et à un simplisme nous interpellant sur les bienfaits de l’âge ! Le temps ne fait rien à l’affaire… comme aurait chanté Georges Brassens.