Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Plus qu’un changement politique : une révolution intellectuelle et morale…

Que dire de plus à JLB qu’on a changé de registre et qu’on n’attend plus une mesure à la place d’une autre mais une humanité exemplaire de combat et de courage, de liberté et de sincérité. Il nous faut un OPNI : un objet présidentiel non identifiable. Pour une fois, un vrai changement de monde.

De Gaulle : trois petitesses d’un grand…

Pour ma part, j’avoue ma préférence pour les économes, les chiches du sang des autres. Pour ce grand, qu’était de Gaulle, c’était petit. Pour ce héros, c’était laid. Pour cet homme d’Etat, c’était trop peu d’homme !

Pour une Justice de rupture…

Je songe à une table démocratique renversée, attentive à une justice paisible, ordonnée et prenant son temps quand elle est possible mais aussi réactive, pugnace, décisive et sans mauvaise conscience quand le mal courant au sein de la France la sollicitera.

Garçon, une plaidoirie et un croquis, s’il vous plaît…

Il y a, pour l’ancien avocat général que je suis et le passionné de l’Histoire judiciaire et de l’Histoire tout court, une émotion toute particulière à trouver en ce livre les ressorts et les trésors d’une intelligence, d’une dialectique et d’une éloquence uniques et, à la fois, la désinvolture brillante et ironique d’un oeil moqueur et d’une main talentueuse.

Zemmour-Onfray, même combat ?

Michel Onfray n’a pas peur de la vérité, ni des idées et des mots même les plus décapants, mais il y a chez Eric Zemmour – qui ne ressemble à personne d’autre qu’à lui-même – une sorte d’audace suicidaire à faire advenir dans l’espace public et médiatique ce qu’on n’a jamais entendu, ce qu’on n’a jamais osé dire et dont il espère que cela fera de lui le porte-voix d’une majorité de citoyens.

Des médias à gauche toute ? c’est plus grave que ça !

Je suis sans doute naïf mais ces exigences de liberté, de vérité, de pluralisme, d’une richesse née de la contradiction, d’honnêteté intellectuelle, de respect de l’autre quelle que soit son idée me paraissent se rapporter à des attitudes humaines bien plus qu’à des options idéologiques.

Un président de la République peut-il s’amuser ?

J’ai écrit que je comprenais les réactions de ces puritains d’une présidence toujours austère. Mais je m’en veux parce que je crains, tombant dans cet absolutisme de la rigueur permanente, de priver le président d’une disposition capitale : son humanité.

Assez des pages sombres de notre Histoire !

Demain aura-t-on encore le droit de se rassembler autour d’une personnalité, d’une victoire ou d’une fierté, emblématiques de notre pays, ou serons-nous condamnés à continuer d’excuser la France ?

Le délire antipolice est criminogène !

Quand on ne sait plus défendre la société dans les mille circonstances où ses citoyens sont agressés, volés, violés ou tués, si on ne juge pas vite et avec rigueur quand les causes le méritent, on est coupable.