Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Charles de Gaulle, Philippe de Gaulle : tel père, tel fils ?

De ces échanges, avec le général mis en lumière par l’amiral, se dégage encore plus la certitude que le premier était unique, pour les quelques ombres comme pour les multiples lumières, et qu’il ne sert à rien aux politiques d’aujourd’hui de se dire « gaullistes » quand l’Histoire a fait le général et qu’ils ne font plus l’Histoire. Philippe de Gaulle annonce que cet entretien sera le dernier. Espérons que non. Une voix comme la sienne, portée par ce dont elle hérite et qu’elle porte, peut et doit encore se faire entendre.

Emmanuel Macron ou comment avoir tort quand on a raison !

Le président avait raison de mettre en cause ceux qui refusent, au péril de leur vie et de celle des autres, de se faire vacciner. Il l’a fait en clivant et je ne suis pas persuadé que cela lui apportera un bénéfice politique.

Pourquoi tant de violence politique ?

La violence politique n’est pas née avec Emmanuel Macron mais ce président singulier, pour le pire et pour le meilleur, lui a donné une couleur, une odeur, une intensité, une tonalité sans commune mesure avec les précédents républicains. Il y a des brutalités de velours, des autocraties soyeuses, des indifférences qui font mal.

Le féminisme au détail comme le masculinisme !

Il y a eu une évolution insupportable entre la période où une femme qui réussissait voulait être jugée sur sa seule compétence, et la période actuelle où dans beaucoup de métiers on n’est pas loin de nous faire accroire, au nom d’un féminisme qui se parerait magiquement de toutes les vertus, qu’être femme suffirait pour avoir du talent. On voulait faire oublier qu’on était une femme, maintenant on l’invoque telle une preuve. Je ne suis pas sûr que ce soit un progrès.

Voeux

Bonheur que cette tradition qui me fait répondre à vos voeux si aimables et chaleureux et vous adresser…

Valérie Pécresse sinon Emmanuel Macron…

Le grand avantage d’un quinquennat très imparfait – à cause des crises mais cherchant aussi à se dédouaner de tout grâce aux crises – est qu’il laisse un immense espace d’action et de transformation pour le suivant. Mais que personne ne se fasse d’illusion : ce sera seulement Valérie Pécresse ou sinon encore Emmanuel Macron.

Quand de vrais artistes nous font des cadeaux…

Le point commun de ces deux beaux livres et de cette série est de nous faire don de l’inestimable cadeau de vrais, d’immenses artistes ne se campant plus dans la solitude de la fulgurance qui a engendré, mais nous prenant à témoin du développement qui l’a suivie et nous menant pas à pas de l’inconnu de la création vers la transparence de l’oeuvre d’art.

Services publics, « sévice » public ?

C’est cette perverse incongruité entre des services publics respectés quoique parfois imparfaits et un service public – nominalement entendu – de l’audiovisuel aux antipodes de l’exemplarité qu’il devrait impliquer qui explique, par comparaison, son discrédit fondamental. Quand on constate les dégâts pour la démocratie d’une telle distorsion, parler de « sévice » public n’est pas seulement drôle mais cruellement pertinent.