Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Le mercato politique bat son plein !

Ces migrations doivent nous faire réfléchir sur la notion de traîtrise en nous contraignant sans doute à des nuances auxquelles l’esprit partisan répugne.

La terrifiante chance du candidat Macron…

Il serait étonnant qu’en raison de cette part obscure, cette terrifiante chance du candidat Macron, celui-ci, au bout de sa campagne éclair, ne soit pas réélu. Mais il faut se battre comme si une campagne classique, nourrie par des controverses légitimes, était possible et capable de déjouer les pronostics engendrés par la pesanteur du sombre national et international.

Poutine : une brute face aux douceurs diplomatiques…

Avec Poutine, on peut craindre le pire parce que le pire est l’extrémisme dont il raffole. Intimider, faire peur, gagner, dominer tous ces pleutres, jouir de sa virilité politique et internationale, mépriser cet Occident affaibli, tant d’opportunités sont données aujourd’hui à Poutine pour se croire la maître de tout !

Trop d’honneur pour les intolérants ?

Surtout, point trop d’honneur pour les intolérants, les donneurs de leçons mais au contraire toute la lumière sur ceux qui résistent, sur ceux qui n’aspirent pas à confisquer la parole mais à la libérer.

Tous derrière, lui devant…

Lui devant certes pour l’instant, tous derrière soit, mais pas si loin : le rêve d’une réélection est encore un rêve et le cauchemar qui en résulterait pas encore fatal.

Autour de Vincent Bolloré…

Partant de Vincent Bolloré, j’ai voulu montrer combien des êtres de caractère comme lui étaient nécessaires dans un monde qui, de l’infime au grandiose, est prêt à gravir tous les degrés de l’ineptie et du ridicule, à atteindre le comble de ce qui pourrait, devrait nous faire rire si la liberté n’était pas un enjeu trop capital pour en plaisanter.

Richard Ferrand et Véronique Malbec : un choix étrange

Quand le procureur de la République de Brest avait classé l’affaire concernant Richard Ferrand, comme il s’agissait d’un dossier ultra-signalé en raison de la personnalité et du rôle du mis en cause, cette décision n’avait pas pu être prise sans l’aval du procureur général de Rennes, supérieur hiérarchique du procureur de Brest. RF ne peut ignorer cette obligatoire implication de Véronique Malbec dans le classement dont il a bénéficié. Pourquoi, dans ces conditions, a-t-il pris le risque, contre toutes les précautions, de choisir une personnalité judiciaire dont il savait qu’elle serait contestée ?

Valérie Pécresse n’est pas coupable…

Il est essentiel de ne demander à Valérie Pécresse que ce qu’elle peut donner. Elle a des qualités, des faiblesses émouvantes qui sont des chances. Ceux qui la méprisent, la traitent de haut ont bien tort. Il faut vite qu’elle retrouve son second souffle. En tirant les leçons de ce qu’elle ne sait pas faire ni être.

Mélanie Thierry remplie d’incertitudes !

Que d’incertitudes irriguant avec tant de classe ses réponses, sans la moindre affectation ni coquetterie. J’aime qu’en dehors du cadre des échanges Mélanie Thierry n’ait pas éprouvé comme tant d’autres, pour se faire valoir, le besoin d’un engagement, d’un militantisme à la mode.