Toute honte bue…
La démonstration est faite qu’à côté des motifs de classement légitimes, il y a dorénavant une entreprise validée de déni et d’effacement qui va léser un nombre considérable de plaignants et aggraver l’image négative des Parquets soumis à cette scandaleuse injonction. Qu’on ait même osé la formuler et l’écrire est hallucinant.
Le XV de France : seul consensus, lien ultime ?
Plus rien qui rassemble sous l’égide d’un pouvoir irréprochable, en dépit des écumes partisanes.
Où pourrait-on aller chercher alors, citoyens de bonne foi, de quoi satisfaire un besoin d’union, le bonheur d’une entente durable, une fraternité qui ne soit pas illusoire, sinon dans ces moments magiques où un peuple de spectateurs et de téléspectateurs se sent dans les mêmes dispositions, investi par le même élan fier, admiratif et également partagé ?
Pourquoi Jean-Louis Pelletier n’était pas seulement un très grand avocat …
Jean-Louis Pelletier était la parfaite incarnation de l’avocat-citoyen, de l’avocat pour qui la morale était consubstantielle à son art et à sa volonté acharnée d’être celui sur lequel l’être dont il avait la charge pouvait compter.
Assemblée nationale : une incompréhension si opportune…
Dans ce monde où il est constant que l’esprit partisan a éradiqué la volonté de justice, je suis prêt à tout concéder de la part de Carlos Martens Bilongo, en revanche j’accable ceux qui se sont rués dans la brèche sans attendre la moindre explication, la plus petite contradiction, avec une partialité trop pressée de stigmatiser cette maladresse, parce qu’elle émanait du RN.
Elisabeth Borne : entre voeux pieux et vaillance…
Et peut-être se trouve-t-il là le motif essentiel de mon empathie pour elle : elle est vaillante, elle avale des couleuvres, elle tient apparemment le choc, elle a le désastre serein et le pessimisme retenu. Elle ne se répand pas, elle fait front. Chargée de mettre en oeuvre une politique ô combien critiquable, elle ne déshonore pas ni la fonction de Première ministre ni la condition de la femme. Ce n’est pas rien.
Cyril Hanouna : comprendre, contredire sans mépriser !
Derrière la compréhension nécessaire et la contradiction utile, il convient en revanche de répudier tout mépris à l’égard de CH. Je suis convaincu qu’il est si rétif, si susceptible face à certaines mises en cause parce qu’il ne supporte pas – comme je le rejoins ! – le mépris dont trop volontiers les belles âmes l’accablent.
Pourquoi les entretiens présidentiels sont-ils si peu regardés ?
Il serait malhonnête d’embellir le passé et de ne pas voir que, derrière une curiosité plus vive à l’égard des hommes politiques passés, il y avait déjà un lent mouvement de déclin médiatique et démocratique qui n’a fait que s’aggraver avec Emmanuel Macron. Pour des raisons qui tiennent à la personnalité de celui-ci, à son empathie surjouée et à l’amplification de travers qui ne lui étaient pas spécifiques mais qu’il a poussés à l’extrême.
Confessions intimes, pour quoi faire ?
Il n’est pas élégant de souligner comme, derrière l’humanisme abstrait qui se plaît à ne distinguer personne, il y a d’incontestables hiérarchies, des supériorités et des infériorités, que tout ne se vaut pas, que les confessions intimes des uns auraient dû demeurer secrètes, dans le for intérieur, alors que d’autres trop rares ont cet immense avantage de nous parler de nous au travers d’elles.
Qu’attend donc David Lisnard ?
Parce qu’il y a péril en la demeure française, David Lisnard nous fera-t-il la grâce de sortir de son bois personnel, détrompant ainsi ceux qui ne voient en lui qu’un éternel espoir, un homme d’action municipale, une personnalité si éprise de la pensée politique et sociale qu’elle répugne à l’incarner sans être assurée de tous ses arrières, d’un avenir taillé sur mesure pour elle ?
Le présent attend David Lisnard, qui pourtant ne vient pas. Clairement.