Et si les avocats parisiens se renouvelaient un peu ?
Même si je perçois la différence de position et de comportement entre le magistrat et l’avocat, la distinction de leur statut, on pourrait finir cependant par être lassé de la sempiternelle mise en cause de la magistrature lors des cérémonies solennelles de rentrée du barreau alors que dans les grandes messes où la hiérarchie judiciaire officie et s’exprime, jamais l’ombre de la moindre méfiance à l’égard des avocats ne se profile, en vertu de cette évidence que décideurs et auxiliaires de justice, barreau et magistrature sont embarqués dans le même bateau et, s’il y a naufrage, qu’ils devront l’assumer ensemble.
Pourquoi cet opprobre ici et ce consensus là ?
Ce serait bien si les avocats parisiens – je suis certain qu’il y a là une spécificité touchant moins la province – se renouvelaient un peu. On a envie de leur dire, selon une formule célèbre : étonnez-nous !