Jean-Luc Mélenchon non, un autre non plus…
Alors reste la brillante, insupportable, clivante et dangereuse personnalité de Jean-Luc Mélenchon. On a tellement dit qu’il était éloquent, qu’il avait une immense culture historique, qu’on a fini par oublier qu’il relevait d’un ancien monde. Son hystérie révolutionnaire n’est destinée qu’à donner le change : elle marche puisqu’elle est prise au sérieux et que ses injonctions enflammées et ses délires parfois si peu républicains font de l’effet sur des esprits déjà convaincus et chauffés à blanc.
Si l’un des quatre que j’ai mentionnés plus haut lui damait le pion, le détrônait à gauche, je serais évidemment heureux de constater la mise à bas de son impérieux narcissisme mais j’avoue mon inquiétude car il est précisément protégé par la relative faiblesse, tactiquement et stratégiquement, de ses concurrents. Son bouclier est son arrogance d’autant plus exprimée qu’il n’est plus en terrain conquis et muet.