Lui et… Elle…
On pourrait même, derrière l’exigence morale qu’il énonce et qui se fonde sur une approche relativement positive des pères, dont il souhaite qu’ils assument leurs responsabilités (à l’exception des géniteurs violents), relever l’ambition présidentielle de réparer l’immoralité, la médiocrité, les imperfections d’univers familiaux où la plupart du temps une mère seule avec des enfants est amenée à se battre dans la quotidienneté en l’absence d’un père indifférent ou irresponsable.
Je mesure à quel point le président va être contesté, voire moqué pour cette réponse qui résulte à l’évidence d’une réflexion structurée : « Je suis pour que l’on revienne à une logique de droits et de devoirs, y compris pour les pères ». Qu’il inscrit dans le cadre plus général de l’égalité entre les hommes et les femmes.
Si le président parle sans cesse et sur tout, il lui arrive de ne pas nous le faire regretter.