Hervé Temime est même bon après !
Pourquoi suis-je ces derniers mois si sensible au talent et à la personnalité de quelques avocats qui peuvent être par ailleurs des amis ? Je songe notamment à Jean-Yves Le Borgne, Pierre Haïk et Jacqueline Laffont, Frank Berton et aujourd’hui Hervé Temime. Parce qu’ils se distinguent à tous points de vue de la masse du barreau et qu’ayant quitté la magistrature, je connais moins bien celle-ci.
Si je tente de la défendre autant qu’elle le mérite, il est clair cependant qu’elle m’offre moins d’opportunités de billets élogieux.
Le président doit-il encore ouvrir la bouche ?
Et le syndicalisme ? Le droit de grève ? Celui-ci est une conquête sociale et même si nous sommes dans un pays où il faut toujours donner l’impression qu’on a arraché à l’Etat ce que ce dernier vous aurait octroyé tôt ou tard, il serait abusif de mettre en cause cette épée de Damoclès qui menace et parfois convainc. Mais ne pourrait-on pas purger ces luttes de ce qui les rend intolérables : elles sont subies par des usagers pour lesquels on prétend combattre.
Par des lycéens pour lesquels on affirme lutter mais qui sont les premières victimes.
A constater le degré de mauvaise foi de notre République, on a le droit de s’interroger : le président doit-il encore ouvrir la bouche ?
Féminicides : il n’y a pas qu’à !
Féminicides, une horreur criminelle glissée trop souvent dans la familiarité d’une existence commune, soit.
Mais il n’y a pas qu’à !
Peut-on encore sauver certains métiers du naufrage ?
Privés de l’estime publique pour toujours alors, sans rémission ?
Pour remonter la pente, une oeuvre de longue haleine en tout cas qui exigera d’abord de ces métiers, pour les sauver du naufrage, un sursaut commun.
Général de Villiers : une redite
Certes le général de Villiers campe sur la même ligne mais une redite n’est pas grave si elle enfonce dans la tête d’un pays ce qui lui manque. Ce dont il aurait besoin.
Jean-Claude Romand : un je possible…
Je ne me pardonne rien. Je vais pactiser avec mon mystère. Je vais me taire. Je vais mourir un jour.
Je ne suis déjà plus rien.
Des ex qui sont in !
Qu’attend donc notre président pour vite se muer en ex ?
Contre un sexisme de velours : les Françaises ont perdu !
Un mépris délicat et soyeux comme si, pour ce qui les concerne, on n’avait pas à leur offrir l’honneur d’une vérité, la dignité d’une authentique égalité.