Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Blog recherche désespérément sujet !

J’étais prêt, pour m’en sortir, à me demander pourquoi la joie de vivre m’agaçait parfois comme si je n’étais à l’aise, et bizarrement heureux, que dans le sombre. Mais j’ai arrêté net. Trop intime. Ce n’aurait plus été un blog mais une analyse !

Pourquoi si tard, monsieur le président ?

Il ne sera pas moins détesté par ses adversaires irréductibles mais, selon l’adage qui donne toujours matière à se réjouir, mieux vaut tard que jamais.

Le jeunisme : une force ou une déroute ?

Les jeunes, la jeunesse et sa caricature : le jeunisme, sont évidemment une déroute. Le prétendu élan d’un univers qui tourne sur lui-même et tente désespérément d’échapper à ses devoirs. La France a un goût de camomille.

Zineb et Steve : deux fautes du pouvoir ?

On a des ministres qui tels des perroquets zélés jouent les donneurs de leçons auprès de Nadine Morano et reçoivent en retour ce qu’ils méritent mais pas un seul – et je n’évoque pas seulement Christophe Castaner – ne lève le petit doigt éthique et politique pour rappeler que l’état de droit n’est pas un pur formalisme qui consacre l’impuissance mais se devrait d’être une honorable machine de guerre au service de la vérité, quelle qu’elle soit.

Encore Nadine Morano : c’est vrai ou c’est raciste ?

Cette polémique à la fois dérisoire mais éclairante, bien significative de notre actualité où des imparfaits prétendent s’ériger en juges et en censeurs d’une imparfaite, m’apparaît centrale en raison de la question suivante : ce avec quoi on n’est pas d’accord et qui demeure encore dans une conception heureusement extensive de la liberté doit-il être forcément vilipendé, voire, demain, condamné ?

Le président Macron devrait lire l’écrivain Mari !

Le président Macron aurait dû lire l’écrivain Mari. Peut-être le fera-t-il ? Il n’est jamais trop tard pour que la voix d’une formidable et libre irresponsabilité – tenue par rien, elle voit juste et loin – donne des leçons à un pouvoir qui en aurait eu bien besoin et devrait s’en inspirer pour son avenir de trois ans.

Ai-je été un lyncheur ?

Aussi je ne crois pas avoir été un lyncheur. Mais je ne voudrais pas hurler avec les loups, n’être pas capable d’attendre, ne pas plonger avec volupté dans la présomption de culpabilité des politiques. Je voudrais ne pas appeler à des démissions contrairement à ce dont je rêve : être un citoyen qui ne soit ni un Fouquier Tinville ni un juge. Mais un honnête homme capable de comprendre et de blâmer. Mais sans tomber alors dans un sale lynchage.